Guineematin sacré meilleur site de la Guinée en 2019 : ce qu’en disent des citoyens de Kindia

8 décembre 2019 à 12 12 19 121912

Le Think Thank guinéen, COPE–Guinée ( Consortium des organisations non gouvernementales pour la promotion de l’excellence) et ses partenaires, dont le cabinet Promo Marketing Consulting, ont procédé à la remise officielle des prix aux 50 entreprises les plus performantes de la Guinée en 2019. Parmi ces entreprises, figure votre site d’informations Guineematin.com, désigné meilleur média en ligne du pays. La cérémonie a été organisée dans la soirée du samedi 30 novembre 2019, au Primus Hôtel Kaloum de Conakry, en présence de nombreuses personnalités.

Ce prix attribué à un organe de presse qui n’a que 5 ans d’existence a été salué par de nombreux lecteurs. Dans la commune urbaine de Kindia, certains lecteurs de Guineematin.com ont clamé leur joie en nous demandant de persévérer pour continuer à les informer comme nous le faisons depuis cinq ans.

La cérémonie de remise des distinctions, dénommée Guinea Best Company Awards, a eu lieu dans la nuit du samedi 30 novembre 2019 à Conakry. Pour cette dixième édition, les organisateurs ont sélectionné 600 entreprises évoluant dans différents domaines. Après l’évaluation de ces entreprises, ils ont retenu les 50 les plus performantes, dont votre site d’informations en ligne Guineematin.com

Dans la ville de Kindia, des lecteurs ont dit leur joie face à cette consécration décernée à Guineematin, qui n’a que 5 ans d’existence dans le paysage médiatique de notre cher pays.

Dr Mamadou Dindé Diallo, maitre de conférence vice doyen chargé des études facultés des sciences sociales à l’Université de Kindia

Selon Dr Mamadou Dindé Diallo, Maître de Conférences et Vice doyen chargé des Etudes à la Faculté des Sciences Sociales de l’Université de Kindia, c’est un prix tout à fait mérité. « C’est un prix mérité, car pour moi, c’est incontestablement ma source d’informations sur la Guinée. Je lis ce site au moins cinq fois par jour, parce que c’est l’un des plus crédibles. Bravo au jeune frère Nouhou Baldé, son administrateur, et à toute son équipe », a dit Dr Dindé, auteur de la thèse « un siècle de journaux en Guinée 1925 -2010 ».

Kemo Mali Fofana, lecteur de Guineematin

Pour Kémo Mali Fofana, c’est un mérite puisque Guineematin.com fait des efforts en donnant des informations crédibles. « C’est un mérite puisqu’à chaque instant qui passe, je suis de près l’actualité. Je vois le plus souvent le professionnalisme et surtout, j’authentifie les infos de Kindia. Je vois aussi l’objectivité et la neutralité dans le travail. Ce qui est normal. Et, je ne crois pas si un reporter de ce site peut avoir le courage de faire un article en étant sur son lit. Alors, moi, je crois que c’est le fruit d’un dur labeur. Alors, maintenez le cap », a-t-il lancé.

Amadou Oury Barry, membre de la société civile Kindia

Même son de cloche chez Amadou Oury Barry, acteur de la société civile de Kindia, qui félicite le site pour le boulot qu’il ne cesse d’abattre. « Personnellement, je pense que là, c’est la méritocratie qui a prévalu dans cette élection. Eu égard à la présence sur les réseaux sociaux, le site a été présent sur tous les fronts. Toutes mes félicitations et bon courage dans le traitement professionnel des informations ».

De Kindia, Mohamed M’Bemba Condé pour Guineematin.com

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Délestages électriques : plusieurs activités économiques perturbées à Conakry

8 décembre 2019 à 11 11 32 123212

Depuis quelques semaines, la fourniture du courant électrique a connu un net recul dans la capitale guinéenne. L’Electricité de Guinée (EDG) procède quotidiennement à des délestages, et la quasi-totalité de la banlieue de Conakry n’est plus desservie en courant la journée. Ce qui impacte sérieusement de nombreuses activités économiques. Un reporter de Guineematin.com est allé à la rencontré de certains hommes de métiers qui sont profondément préoccupés par cette situation.

Mamadou Aliou Baldé est vitrier au quartier Kobaya

Mamadou Aliou Baldé est vitrier au quartier Kobaya, dans la commune de Ratoma. Il explique que son travail est ralenti actuellement en raison du manque de courant, la journée. « Le manque de courant électrique, qui a recommencé il y a maintenant un mois, a un impact sur notre activité ici. Parce que s’il n’y a pas de courant, on ne peut pas fonctionner, on ne peut pas travailler à moins que ceux qui ont les groupes les allument. Moi, j’ai un groupe mais qui est en panne, je suis obligé donc d’attendre la nuit quand le courant revient pour travailler un peu », a-t-il indiqué.

Michel Lamah, soudeur à Kaporo

Michel Lamah, soudeur à Kaporo, vit la même situation. Une situation qu’il déplore profondément. Parce que non seulement elle perturbe son activité et lui crée aussi des problèmes avec ses clients. « Actuellement, nous souffrons beaucoup ici à cause des délestages du courant électrique. Le problème a commencé il y a quatre semaines. Nous avons assez de choses à faire mais on ne peut pas travailler pendant toute la journée parce qu’il n’y a pas de courant. On est obligés d’attendre la nuit pour travailler. Chose qui est très compliquée. C’est ce qui fait qu’on a souvent des problèmes avec nos clients. Les gens viennent se plaindre du retard de leurs commandes, ils ne comprennent pas que c’est indépendant de notre volonté. Donc c’est très compliqué pour nous s’il n’y a pas de courant », souligne Michel.

Mamadou Barry, gérant de 2 ateliers de menuiserie et de soudure à Nongo

Les mêmes plaintes se font entendre chez Mamadou Barry, gérant de deux ateliers de menuiserie et de soudure à l’établissement Soiréba Diaby, sis au quartier Nongo. « Le courant électrique, c’est l’une des bases du développement parce que beaucoup d’activités se font avec le courant électrique. Nous, nous avons ici des machines de menuiserie et de soudure qui ne peuvent fonctionner qu’avec le courant. Donc on utilise forcément le courant. Mais, on a constaté ces derniers temps un délestage accru du courant électrique. Cela a des impacts négatifs sur nos activités parce qu’on a des commandes pour lesquelles il y a des délais d’exécution indiqués. Vous-mêmes vous avez constaté tout de suite qu’il y a un client qui vient de quitter, il tient à ce que son délai soit respecté. Donc il y a toujours ce problème de délai qui se pose à cause du manque de courant. Donc s’il n’y a pas de courant, on a des problèmes », a-t-il dit.

Pourtant, contrairement à ses prédécesseurs, Mamadou Barry, lui, a un groupe électrogène qu’il allume en l’absence du courant électrique. Mais, il trouve qu’il ne peut pas s’en sortir avec le groupe, en raison du coût élevé que cela implique. « Nous avons ici un groupe électrogène de 45 KVA avec lequel on fonctionne. Ça nous permet d’atténuer un peu l’impact. Mais en termes de coût, c’est très élevé parce que nous pouvons consommer ici jusqu’à 30 litres de carburant par jour. C’est pourquoi hier, j’avais décidé que si aujourd’hui il n’y a pas de courant, on ne va pas travailler avec le groupe électrogène parce que c’est coûteux », souligne monsieur Barry.

EDG explique ces délestages constatés dans la fourniture du courant électrique par la baisse du niveau des eaux dans les barrages hydroélectriques et l’indisponibilité de certains groupes des centrales thermiques.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 00224 622919225 / 666919225

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Découverte du 100ème nom de Dieu : Oustaz Saliou à Guineematin (vidéo)

8 décembre 2019 à 11 11 16 121612

Oustaz Mamadou Saliou Baldé, professeur d’Anglais au collège de Lâfou, dans la préfecture de Lélouma et chercheur islamologue déclare avoir découvert le 100ème nom de Dieu après plus de 20 ans de recherches, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers l’entretien vidéo ci-dessous.

Ce jeune enseignant et maître coranique est venu spécialement de son village natal de Diountou, dans la préfecture de Lélouma, pour partager avec Guineematin.com son expérience et le résultat de ses recherches.
« Vous savez que chaque être n’obtient que la formation de base chez son maître ; le reste, c’est lui qui doit le rechercher. Nous le répétons souvent à nos élèves à l’école. En ce qui me concerne, mes recherches portent essentiellement sur les œuvres qui nous ont été léguées par nos parents et nos ancêtres. J’ai appris aussi l’alphabet arabe que les générations montantes doivent maîtriser pour pouvoir se prendre en charge. Actuellement, nous ne faisons rien, parce que nous n’avons pas la connaissance que nous devrions apprendre sans attendre les importations diverses. Nous avons des connaissances pouvant nous permettre de fabriquer des avions, des téléphones et tout ce que nous voulons. Des connaissances consignées dans les livres de nos ancêtres. Moi, c’est dans ce domaine que je suis en train de travailler », a-t-il entamé notre entretien vidéo.

Parlant de « sa découverte », Thierno Mamadou Saliou Baldé explique que le Tout Puissant Allah a un 100ème nom. Il s’agit de ALLAHOU MOUHAMMADOU.

« Tout ce qui a été créé, l’a été au nom de ALLAHOU MOUHAMMADOU. Même ceux qui fabriquent les machines se servent de ce nom. C’est en déchiffrant ce nom qu’on retrouve le nom du Monde. On savait que Dieu a 99 noms qui commencent par ALLAHOU. Mais, le 100ème nom, c’est la synthèse des 99 premiers noms. Notre mission, c’est de retrouver le 100ème nom et en faire un bon usage », a-t-il ajouté.

Pour convaincre de la pertinence de sa démarche, notre interlocuteur rappelle que la base de toute évaluation, c’est 100% : « On dit souvent qu’il respire à 100%. Il a chargé à 100% ».

Pour plus d’information, Guineematin.com vous invite à suivre l’exposé du maître coranique dans la vidéo ci-dessous :

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Enrôlent des électeurs à Conakry : Simbaya Gare manque cruellement de récépissés

8 décembre 2019 à 11 11 10 121012

De nombreux dysfonctionnements entourent la révision des listes électorales, lancée depuis deux semaines. Des couacs sont signalés aussi bien en Guinée qu’à l’étranger et font redouter des élections bâclées. L’un des problèmes signalés est le manque de récépissés dans de nombreuses Commissions Administratives d’Etablissement et de Révision des Listes Électorales (CAERLE). C’est le cas au secteur Poudrière du quartier Simbaya Gare, dans la commune de Ratoma, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les dysfonctionnements se multiplient depuis le lancement de la révision des listes électorales, le 21 novembre 2019. Si en Haute Guinée on dénonce des cas présumés d’enrôlement de mineurs, ailleurs c’est le matériel électoral qui tombe en panne ou qui se trouve être insuffisant.

Au secteur Poudrière, dans le quartier Simbaya Gare, il y a un manque notoire de récépissés. Toute chose qui agace les présidents des bureaux d’enrôlement. Abdoulaye Sall, président des bureaux 1041 et 1042 du secteur Poudrière, se plaint de nombreuses difficultés. « On a d’énormes difficultés ici. Ça fait une semaine maintenant et quelques jours, on n’a pas les récépissés, et pourtant l’information a été transmise à nos supérieurs pour nous aider à trouver une solution à ce problème. Mais, il n y a toujours pas de réponse. Donc, à chaque fois qu’on enrôle les gens, on leur dit de venir demain ou après-demain. Tout ça, pour éviter des échauffourées comme ont fait nos frères au Sénégal à l’ambassade ».

D’ailleurs, Abdoulaye Sall et son équipe, qui redoutent le pire, ont été obligés d’arrêter le processus pour quelques jours. « Ces deux derniers jours, on était obligé d’arrêter les enrôlements parce que les gens avaient déjà commencé à se mobiliser massivement et on risquait d’être menacé pour quelque chose qu’on n’a pas commis. Donc, on a décidé de faire une pause et voir la suite ».

En outre, monsieur Sall dénonce les difficultés rencontrées sur le terrain par les agents enrôleurs. « La CENI ne donne absolument rien aux membres des CAERLE et aux opérateurs de saisie comme dépenses. Mais, avec l’aide des voisins, on mange bien chaque jour. On a usé de toutes nos forces pour faire recenser les citoyens, mais jusqu’à présent ça ne marche pas. Notre équipe est au nombre de sept personnes, et trois machines qui peuvent recenser chacune 70 à 80 personnes par jour. Chaque personne qui se fait enrôler prend 4 à 5 minutes. Donc, par jour on enrôle jusqu’à 200 personnes à Simbaya Gare, secteur poudrière, sans leurs récépissés. Concernant la CECI (Commission Electorale Communale Indépendante), on nous a parlés aujourd’hui d’un salaire de 200 mille FG. Cela veut dire que nous recevons 8000 mille FG par jour du 21 novembre au 16 décembre 2019 », a-t-il révélé.

A leur tour, les opérateurs de saisie ont également expliqué leur galère par rapport à ce processus. C’est le cas de Boubacar Biro Baldé du même secteur. « Le problème de récépissés nous présente comme des ennemis face à cette population du secteur Poudrière, par ce qu’ils décident même de se révolter contre nous. Et pourtant, l’affaire des récépissés, on a remonté l’information depuis qu’on a entamé le travail. Mais toujours, il n’y a pas de solution, même au niveau de l’autorité compétente… Il y a même une dame qui nous a mal parlé ce matin par ce que pour elle, c’est nous qui sommes sur les lieux, qui ne fournissons pas d’efforts pour envoyer les récépissés ».

De son côté, Camara Ibn Younoussa, opérateur de saisie du secteur poudrière, craint la colère des citoyens. « Actuellement; c’est le manque de récépissés qui est notre problème fondamental. Nos machines fonctionnent bien et les gens viennent beaucoup pour se faire enrôler. Mais, nous risquons d’avoir des coups de fouets ici », a-t-il lancé.

Amadou Mouctar Baldé pour Guineematin.com

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Affaire Kaporo-Rails : report de l’audience à la Cour de la CEDEAO

8 décembre 2019 à 11 11 04 120412

C’est finalement au 24 mars 2020 que la première audience de l’affaire Kaporo Rails est fixée à la Cour de justice de la CEDEAO, à Abuja, au Nigeria. L’annonce a été faite aux familles des victimes à travers une lettre du Greffier en chef de la Cour, en date du 06 de ce mois, a appris Guineematin.com à Conakry.

Comme on le sait, le régime Alpha Condé a injustement démoli par la force plusieurs domiciles privés dans la commune de Ratoma, précisément à Kaporo Rails, Kipé et Dimesse. Cette démolition d’un total de 1 769 bâtiments dont 1 299 villas- qui a commencé le 25 février 2019- a concerné 1 204 familles avec 19 219 personnes. Les Bulldozers du régime ont également raclé 13 écoles (avec 3 641 élèves), 12 mosquée, une église et 13 fabriques de glaces, au moment où un procès était d’ailleurs ouvert au tribunal de première instance de Dixinn.

N’ayant aucun espoir de se faire rétablir dans leurs droits en Guinée, les victimes ont alors porté l’affaire à la Cour de justice de la CEDEAO.

A suivre !

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Communiqué : nos sincères excuses suite aux dysfonctionnements sur le site Guineetime.com (IIIIDAYS GROUP)

8 décembre 2019 à 10 10 34 123412

Depuis le Mardi 03 décembre 2019 vous avez sans doute eu du mal à accéder au site https://guineetime.com. Dans un premier temps, je voudrais présenter mes sincères excuses aux fondateurs et aux lecteurs du site Guineetime.com pour les désagréments subis durant cette période, cela était indépendant de notre volonté. Nous prendrons toutes les précautions nécessaires pour éviter de tels incidents à l’avenir.

Comme vous le savez, votre Agence IIIIDAYS GROUP est toujours soucieuse d’offrir à ses clients et partenaires le meilleur service possible.

En vous remerciant de votre compréhension, nous vous prions d’agréer, chers collaborateurs nos salutations les meilleures.

Fodé Condé

Solutions Web

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Saïkou Yaya sur le « paradoxe » Alpha Condé qui gouverne la Guinée avec les plus mauvais du système Conté

8 décembre 2019 à 10 10 26 122612

C’est un secrétaire exécutif très remonté qui a pris part hier, samedi 07 décembre 2019, à l’assemblée générale de l’union des forces républicaines (UFR) à Matam. Avec véhémence, Saïkou Yaya Barry a relevé un paradoxe entre le milieu social dans lequel l’actuel président guinéen, Alpha Condé a fait pratiquement toute sa vie (la France) et la façon dont ce monsieur dirige actuellement la Guinée. Ce cadre du bureau politique national de l’UFR, avec des mots à peine voilés, accuse le président Alpha Condé de faire la promotion de la médiocrité dans le pays, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a suivi cette rencontre politique hebdomadaire de l’UFR.

« Le cas de Alpha Condé est vraiment paradoxal. Ce gars a vécu plus de 50 ans en France, un pays réputé être la terre de la liberté et de la démocratie. Cet homme qui a vécu dans ce pays, qui a mangé l’impôt des contribuables blancs, qui a eu un logement des blancs, on espérait qu’il allait au moins copier ces blancs pour respecter les lois », a entamé Saïkou Yaya Barry, encouragé par les haussements approbateurs de têtes dans l’auditoire.

Pour le secrétaire exécutif de l’UFR, « c’est un peu paradoxal que ce monsieur ne fasse que faire rêver les Guinéens sur des projets qu’on ne voit jamais ». Mais, ajoute Saïkou Yaya Barry, « ce qui est surtout paradoxal avec Alpha Condé, c’est qu’il a passé tout le temps à attaquer Lansana Conté (Président de la République de Guinée entre 1984 et 2008) et les gens qui ont gouverné avec lui. Mais, il prend les pires de ceux que Lansana Conté a laissés pour les mettre à côté de lui pour gouverner ».

Parmi les pires administrateurs du régime Conté qui ont été approchés par le président Alpha Conté, le secrétaire exécutif de l’UFR cite Ibrahima Barboza Soumah, l’actuel préfet de Coyah.

« Quand tu prends Barboza, il a été préfet au temps de Lansana Conté. Et, il a été l’un des plus négatifs au temps de Conté. Il (Barboza Soumah) a été préfet à Faranah. Et, je sais ce qu’il a fait aux gens du RPG à Faranah. C’est ce gars qui est aujourd’hui à Coyah, où il est en train de prendre et d’arrêter les gens de l’opposition comme des poussins. Il viole de manière flagrante la loi. Et, ça aussi, c’est paradoxal », a dit Saïkou Yaya Barry.

Mais, poursuit le secrétaire exécutif de l’UFR, « ce qui est encore plus paradoxal, c’est qu’il (Alpha Condé) prend un sous-préfet (Général Boureima Condé) et le met ministre de l’administration du territoire. Celui-ci, aujourd’hui, à l’image de sa qualité et du niveau de ce qu’il a pu gérer, est en train de gérer le pays sens dessus-dessous ».

Saïkou Yaya Barry trouve également paradoxal que les guinéens acceptent cette façon de faire, sans pour autant réagir pour y mettre fin. C’est pourquoi, il demande aux Guinéens de se réveiller de leur profond sommeil.

« La morale d’Etat a déjà foutu le camp. Et, nous ne devons pas accepter que des gens qui n’ont même pas géré une famille viennent nous mélanger entre nous. C’est incroyable qu’on accepte qu’un petit lobby, le plus négatif de tout le système, soit sur nous ; et, nous piétine, nous empêche de vivre et mange notre argent. Nous devons tous nous lever, parce que personne ne tire profit de ça. Il faut que les Guinéens se réveillent », a-t-il insisté.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Tél. : 622 97 27 22

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Aboubacar Soumah au gouvernement : « aucune intimidation ne va nous effrayer »

8 décembre 2019 à 9 09 24 122412
Aboubacar Soumah, Secrétaire Général du SLECG

Depuis son rejet du rapport final des opérations d’assainissement du fichier des enseignants et sa menace d’aller à nouveau en grève, le SLECG dirigé par Aboubacar Soumah multiplie les rencontres visant à mobiliser les troupes. C’est dans ce cadre que l’organisation syndicale a tenu une nouvelle assemblée générale des enseignants le samedi, 07 décembre 2019, à son siège national, sis au quartier Donka (Conakry). A cette occasion, Aboubacar Soumah, le secrétaire général du SLECG, a annoncé que son organisation pourrait déposer un préavis de grève dans les jours à venir, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

« Nous nous sommes retirés de cette commission de recensement parce que Dr Bano (le président de la commission, ndlr) pense pouvoir nous tromper avec ces statistiques qui ont été inventées de toutes pièces. C’est pourquoi, nous avons transmis une correspondance le mardi dernier au gouvernement, dans laquelle nous avons signalé nos préoccupations majeures suite au mauvais travail de ladite commission dirigée par Bano. Si le gouvernement ne répond pas à notre correspondance concernant le faux rapport final de ce recensement dans les jours qui suivent, nous allons déposer un préavis de grève », a déclaré le syndicaliste.

Aboubacar Soumah, Secrétaire Général du SLECG

Le leader du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée a invité aussi ses camarades à sensibiliser les enseignants et les préparer à la grève que son organisation compte déclencher si sa revendication relative à l’obtention d’un salaire mensuel de 8 millions de francs par enseignant n’est pas satisfaite. Il en a profité pour prévenir le gouvernement, qui aurait entamé des manœuvres visant à intimider les enseignants et les dissuader à partir en grève. « Le gouvernement a commencé à prendre des dispositions, de menaces contre nous, en envoyant des circulaires au niveau de leurs structures déconcentrées dans le but de nous affaiblir.

Donc, pour cela, je vous demande d’être mobilisés et unis pour pouvoir vaincre tous ces obstacles que ce gouvernement tente de lancer sous nos pieds. Voyez-vous que ce gouvernement ne se soucie même pas des préoccupations majeures des enseignants, qui ne sont autre que l’amélioration de leurs conditions de vie. Mais, je vous assure que nous irons jusqu’au bout dans notre combat que nous avons déclenché depuis longtemps. Aucune de leurs intimidations ne va nous effrayer. Ce rapport final fabriqué par Bano ne sera jamais admis chez nous parce qu’il est truffé de faux cas », a laissé entendre Aboubacar Soumah.

A rappeler que l’opération de recensement des enseignants a été initiée suite à la dernière grève organisée par le SLECG au début de la dernière année scolaire. Elle devait permettre de rayer du fichier, tous les enseignants décédés ou qui ont abandonné le service et reverser leurs salaires aux enseignants qui donnent cours. Mais le camp Aboubacar Soumah, qui a pris part aux travaux, estime que les autorités qui ont piloté l’opération ont masqué de nombreux cas de décès et d’abondons. D’où son rejet du rapport et son retrait de la commission d’assainissement du fichier des enseignants.

Léon Kolié pour Guineematin.com

Tél. : 667 74 99 64

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Hon. Bangoura s’énerve : contre « ceux qui tuent nos enfants, parce qu’ils veulent s’éterniser au pouvoir »

8 décembre 2019 à 9 09 15 121512
Honorable Ibrahima Bangoura, vice-président de l’UFR

A l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire de l’union des forces républicaines tenue hier, samedi 07 décembre 2019, l’honorable Ibrahima Bangoura a exprimé son indignation face aux tueries sans cesse croissante lors des manifestations sociopolitique en Guinée. Ce vice-président du parti dirigé par Sidya Touré, dit être surpris de voir que c’est sous la gouvernance d’Alpha Condé (opposant historique) que ces « horreurs » se passent, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était au siège de l’UFR.

Depuis le début des manifestions du FNDC (front national pour la défense de la constitution) en Guinée, plus de vingt personnes ont été tuées (dont certaines par balles) à Conakry et à l’intérieur du pays. Mais, pour l’honorable Ibrahima Bangoura, la mort des dernières victimes (au nombre de huit) qui ont été enterrées cette semaine est la pire tragédie jamais enregistrée dans l’histoire de la Guinée.

« Ce que nous avons vu hier (vendredi 06 décembre 2019), dépasse tous les horreurs que nous avons déjà vus dans ce pays. Je ne pensais pas qu’on allait avoir à faire à des enfants. Ce sont des enfants qu’on a tués. Ce sont des enfants qu’on a enterrés hier. Nous ne pouvons pas continuer dans ce pays avec de tels agissements. Il faudrait que les gens se ressaisissent », a dit ce vice-président de l’UFR et député à l’Assemblée nationale.

Dénonçant la manière horrible dont ces jeunes ont été tuées, l’honorable Ibrahima Bangoura rappelle que les Guinéens n’ont pas voté pour Alpha Condé pour que nous soyons à ce niveau de cruauté et de bassesse.

« Les enfants qui sont morts sont des enfants de la Guinée. Ce sont des enfants qui étaient porteurs d’espoir pour eux-mêmes, pour leurs familles, leurs amis et pour notre pays. Pourquoi on tire sur des enfants ? Ces huit (8) gosses sur lesquels on a tiré, certains passaient simplement dans la rue. D’autres étaient assis tranquillement chez eux. On vient derrière eux et on leur tire dessus. On ne peut pas continuer avec de tels agissements dans un pays. Il faut dénoncer cela, parce qu’il faut que cela s’arrête. Nous n’avons pas voté pour Alpha Condé pour que nous soyons à ce niveau…», a-t-il indiqué.

Ce vice-président de l’UFR affirme qu’en 2010, tous les Guinéens, quelques soient leurs bords politiques, avaient pensé qu’avec le président Alpha Condé, le pays allait changer. Mais, aujourd’hui, les Guinéens sont déçus et désemparés. « Aujourd’hui, nous sommes vraiment surpris… Mais, trop c’est trop ! Il faut qu’on arrête de tuer nos enfants, parce que tout simplement on veut s’éterniser au pouvoir. Nous ne voulons pas que ce pays s’embrase… Notre pays vient de se doter d’un code qui consigne les droits des enfants. On a voté une loi qui protège les enfants ; mais, parallèlement, on continue à tuer nos propres enfants. Il faudrait qu’on prenne conscience du fait que nous sommes sur une pente très glissante. Donc, il faut qu’on arrête cela », a prévenu honorable Ibrahima Bangoura.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Tél. : 622 97 27 22

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Candidature uninominale de l’UFDG à Labé : l’arbitrage de Cellou Dalein incontournable

8 décembre 2019 à 8 08 52 125212

Face à la candidature de l’honorable Mamadou Cellou Baldé pour un second mandat de député uninominal de Labé, les ambitions effrénées de Mamadou Aliou Sampiring Diallo (vice-maire de Labé), l’ombre de Younoussa Baldé (se disant candidat de la jeunesse) et l’option de madame Yacine Diallo, revendiquant l’équité et le genre, l’arbitrage du président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), Elhadj Mamadou Cellou Dalein Diallo, apparaît nécessaire, indispensable et même incontournable pour sauver le parti, rapporte un observateur de Guineematin.com dans cette correspondance particulière.

En termes de rang et de qualité dans le plus grand parti de l’opposition guinéenne, l’honorable Mamadou Cellou Baldé, actuel député uninominal de Labé, pèse plus lourd. Il totalise plus de 5 ans d’expérience parlementaire. Il est aussi membre du bureau exécutif national de l’UFDG et coordonnateur des fédérations du parti à l’intérieur du pays.

Dans le cadre des primaires en perspectives pour les prochaines élections législatives du 16 février 2020, il multiplie les contacts à Conakry où il est permanent en activité parlementaire et missions du parti au sein du cadre du dialogue inter guinéen. Il demande à être reconduit à son poste de député uninominal de Labé, parce qu’il estime avoir bien rempli sa mission lors de sa première législature.

« Si le parti ne me reproche pas de quelque chose, je souhaite être maintenu à mon poste », lance-t-il régulièrement aux membres du bureau exécutif national et conseil politique de l’UFDG. On rapporte qu’il aurait même rencontré la première Dame de l’UFDG, Hadja Halimatou Dalein Diallo à qui il a demandé d’intervenir pour que le chargé de mobilisation des ressources du parti, Elhadj Mamadou Bhoye Garambé Diallo, retire sa candidature afin de lui offrir un boulevard pour sa propre succession.

Ses soutiens ajoutent que Cellou Baldé maîtrise mieux que ses adversaires les sujets actuels du débat politique national liés au processus électoral. Depuis longtemps, il représente l’UFDG à des rencontres au sommet.

Face à lui, il y a d’abord Mamadou Aliou Sampiring Diallo, premier adjoint au maire de Labé et qui semble avoir le soutien de la base. Il se comprendrait mieux avec les cadres du bureau fédéral et des organismes parallèles. Cette complicité positive aurait même des ramifications jusque dans les différentes sections urbaines et rurales de l’UFDG dans la préfecture de Labé. Comme atout, il brandit l’argument selon lequel le parti et ses amis lui avaient demandé de laisser Mamadou Aliou Laly Diallo prendre la tête de la mairie de Labé au profit du poste de député uninominal.

Seul souci, son groupe de pression se livre actuellement à un chantage inapproprié. Celui de dire à qui veut l’entendre qu’il y a lieu de défier le président du parti, Elhadj Mamadou Cellou Dalein Diallo, soupçonné de vouloir imposer la candidature de l’honorable Mamadou Cellou Baldé.

Une délégation venue de Labé, dans laquelle se trouvait Mamadou Bachir Koula Diallo (probable futur secrétaire fédéral du parti), un des soutiens indéfectibles à Aliou Sampiring Diallo aurait d’ailleurs demandé à Cellou Dalein Diallo de trouver où mettre son protégé, Cellou Baldé. Beaucoup d’observateurs estiment que cet affront risque fort de desservir le dynamique Aliou Sampiring. Mais, pour conforter sa position de candidat favori de la base, le premier vice-maire de Labé se tourne vers les médias locaux et certains correspondants de la presse en ligne. Malheureusement, cette stratégie comporte beaucoup de risque de dérapage à lui préjudiciable encore. Etant entendu qu’en Afrique, les chefs des partis politiques n’aiment pas avoir à côté des responsables et militants enclin à les contester.

Ensuite, il y a la candidature de Younoussa Baldé, premier responsable de la jeunesse du parti, qui semble avoir été inspiré par les adversaires même de l’UFDG sur le terrain. C’est un universitaire qui est spécialiste des questions de développement à la base. Il revendique la part de la jeunesse dans le partage du gâteau commun, même s’il est de la même génération que tous les autres candidats déclarés.

Le groupe qui soutient le candidat Aliou Sampiring misait sur Younoussa Baldé pour la liste nationale de l’UFDG. Mais, ses sorties médiatiques de ses derniers jours ne militent pas en faveur de l’application de ce schéma. Car, on soupçonne même l’honorable Mamadou Cellou Baldé d’avoir inspiré cette candidature de Younoussa Baldé.

Après, comment l’UFDG va-t-elle élire des députés sans les femmes ? C’est bien la réponse à cette question qui a suscité la candidature de madame Yacine Diallo, deuxième vice-maire de la commune urbaine de Labé. Sa ligne de défense n’est pas facile à démonter. Elle revendique tout simplement l’équité et le genre. Va-t-elle accepter le poste de suppléante ? Pas évident. C’est une enseignante qui a la tête sur les épaules.

Toujours est-il que le dernier mot revient au président du parti, selon même les textes de l’UFDG.

A suivre !

Correspondance particulière de Labé, Ousmane Kawou Seydi pour Guineematin.com

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