Aboubacar Soumah, Secrétaire Général du SLECG

Depuis son rejet du rapport final des opérations d’assainissement du fichier des enseignants et sa menace d’aller à nouveau en grève, le SLECG dirigé par Aboubacar Soumah multiplie les rencontres visant à mobiliser les troupes. C’est dans ce cadre que l’organisation syndicale a tenu une nouvelle assemblée générale des enseignants le samedi, 07 décembre 2019, à son siège national, sis au quartier Donka (Conakry). A cette occasion, Aboubacar Soumah, le secrétaire général du SLECG, a annoncé que son organisation pourrait déposer un préavis de grève dans les jours à venir, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

« Nous nous sommes retirés de cette commission de recensement parce que Dr Bano (le président de la commission, ndlr) pense pouvoir nous tromper avec ces statistiques qui ont été inventées de toutes pièces. C’est pourquoi, nous avons transmis une correspondance le mardi dernier au gouvernement, dans laquelle nous avons signalé nos préoccupations majeures suite au mauvais travail de ladite commission dirigée par Bano. Si le gouvernement ne répond pas à notre correspondance concernant le faux rapport final de ce recensement dans les jours qui suivent, nous allons déposer un préavis de grève », a déclaré le syndicaliste.

Aboubacar Soumah, Secrétaire Général du SLECG

Le leader du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée a invité aussi ses camarades à sensibiliser les enseignants et les préparer à la grève que son organisation compte déclencher si sa revendication relative à l’obtention d’un salaire mensuel de 8 millions de francs par enseignant n’est pas satisfaite. Il en a profité pour prévenir le gouvernement, qui aurait entamé des manœuvres visant à intimider les enseignants et les dissuader à partir en grève. « Le gouvernement a commencé à prendre des dispositions, de menaces contre nous, en envoyant des circulaires au niveau de leurs structures déconcentrées dans le but de nous affaiblir.

Donc, pour cela, je vous demande d’être mobilisés et unis pour pouvoir vaincre tous ces obstacles que ce gouvernement tente de lancer sous nos pieds. Voyez-vous que ce gouvernement ne se soucie même pas des préoccupations majeures des enseignants, qui ne sont autre que l’amélioration de leurs conditions de vie. Mais, je vous assure que nous irons jusqu’au bout dans notre combat que nous avons déclenché depuis longtemps. Aucune de leurs intimidations ne va nous effrayer. Ce rapport final fabriqué par Bano ne sera jamais admis chez nous parce qu’il est truffé de faux cas », a laissé entendre Aboubacar Soumah.

A rappeler que l’opération de recensement des enseignants a été initiée suite à la dernière grève organisée par le SLECG au début de la dernière année scolaire. Elle devait permettre de rayer du fichier, tous les enseignants décédés ou qui ont abandonné le service et reverser leurs salaires aux enseignants qui donnent cours. Mais le camp Aboubacar Soumah, qui a pris part aux travaux, estime que les autorités qui ont piloté l’opération ont masqué de nombreux cas de décès et d’abondons. D’où son rejet du rapport et son retrait de la commission d’assainissement du fichier des enseignants.

Léon Kolié pour Guineematin.com

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