Cellou prévient Alpha Condé sur le 3ème mandat : « tant qu’il n’a pas compris, on va continuer… »

30 novembre 2019 à 19 07 05 110511

La sortie de prison des leaders du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) n’entame pas la détermination des opposants au 3ème mandat pour Alpha Condé. Le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, appelle ses militants et sympathisants à resserrer les rangs dans la lutte engagée par le FNDC, dont son parti est membre. Pour lui, les manifestations se poursuivront jusqu’à ce qu’Alpha Condé renonce au projet de nouvelle constitution. Il l’a dit à l’occasion de l’assemblée générale du parti, tenue ce samedi 30 novembre 2019, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

A l’entame de son discours, Cellou Dalein Diallo a félicité ses partisans pour la mobilisation dont ils ont fait preuve lors de la marche précédente avant de les inviter à ne pas lâcher prise. « J’ai été fier de votre participation remarquée à la marche pacifique du FNDC le 26 novembre dernier. Vous étiez sortis massivement répondre à l’appel du FNDC. Je vous félicite. Cette marche a eu lieu dans des conditions particulièrement éprouvantes en raison de la chaleur et de la longueur du parcours… Vous n’avez reçu aucun sou, on n’a pas envoyé vous cherchez, on ne vous a même pas rappelé que le matin on avait une marche. Vous le saviez parce que vous êtes des patriotes, vous voulez la paix, vous voulez la démocratie, vous voulez la justice pour votre pays et vous avez tout abandonné pour consacrer votre journée à cette marche malgré les conditions particulièrement éprouvantes qui prévalaient ce jour-là. Soyons prêts pour la prochaine marche du FNDC. Il faut qu’Alpha Condé comprenne, tant qu’il n’a pas compris, on va continuer. On ne va pas laisser monsieur Alpha Condé s’offrir une présidence à vie. Ce n’est pas possible. Il a déjà suffisamment démontré son incapacité à diriger notre pays. Il a malmené l’unité nationale, il a dévoyé la démocratie, sacrifié les acquis, violé les droits humains. On ne veut pas de lui, il n’a qu’à partir au terme de son second et dernier mandat », a-t-il dit avec insistance.

Parlant du processus électoral, le chef de file de l’opposition a fustigé le « sabotage » de cette opération dans les fiefs de l’opposition par la CENI, qu’il dit être aidé par le gouvernement. « Cette révision se fait dans des conditions chaotiques parce qu’il n’y a aucune organisation. Il y a un sabotage par l’institution chargée d’organiser les élections, la CENI et le gouvernement de la République qui devait veiller à ce que tous les guinéens puissent s’enrôler et voter. Mais, malheureusement, nous constatons qu’il y a une sainte pagaille partout dans le pays. On empêche les gens de s’enrôler dans les fiefs de l’opposition en disant qu’il n’y a pas de consommables, il n’y a pas de récépissés, la machine est en panne, l’agent est malade. On invente mille difficultés pour empêcher l’opposition de s’enrôler… Malgré ces difficultés, malgré ces conditions difficiles, faites tout pour vous enrôler. Je sais que vous allez vous battre pour vous faire enrôler. Je sais que nous sommes des combattants, l’opposition guinéenne, nous sommes des combattants, on ne va jamais démissionner. Il faut que vous continuiez à vous organiser partout à l’intérieur et à l’extérieur pour vous faire enrôler», a-t-il martelé.

En outre, sur le choix des candidats au primaire en prélude aux élections législatives, le président de l’UFDG a reconnu tacitement que son parti est confronté à des difficultés, notamment sur le choix des candidats. Pour lui, le parti regorge tellement de cadres compétents et engagés qu’on a du mal à faire un choix judicieux sans frustré. « Vous savez que pour participer aux élections législatives, il faut qu’on ait des candidats au niveau de la liste uninominale et au niveau de la liste nationale. Vous savez que l’UFDG compte près de 5 millions de militants. Si j’ai sollicité votre assistance dans une circonscription comme la plus grande, comme la plus petite, il faudrait qu’on trouve un candidat au poste de député uninominal. Il y a beaucoup qui le mérite. Mais vous savez, dans toutes les circonscriptions, vous avez parfois 10, 20 et parfois 100 candidats ; et tous veulent être députés de l’UFDG. Mais, on ne peut pas désigner tout le monde en même temps. Les gens veulent être députés pour continuer le combat à l’Assemblée nationale. C’est légitime. Comment choisir un lorsqu’il y a deux trois jusqu’à 100 qui le méritent ? C’est sûr que certains seront brimés, mais je demande votre indulgence », a-t-il conseillé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Enrôlement des électeurs : « la CENI obéit à une planification politique », selon Aliou Bah

30 novembre 2019 à 18 06 58 115811

Lancée le 30 novembre 2019, l’opération d’enrôlement des électeurs et de révision des listes électorales fait objet de beaucoup de critiques. Le sujet a été évoqué à l’assemblée générale du MoDeL de ce samedi, 30 novembre 2019.

Aliou Bah, le président de la formation politique, a dénoncé la préparation et la gestion de ce processus par la CENI, accusant l’institution électorale de s’être détournée de sa mission, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

« Les agents qui ont été formés et préparés pour ces opérations de révision du fichier électoral ont été mis à l’écart et envoyés dans les zones dites favorables ou supposées favorables au pouvoir et ils ont recruté des gens qui n’ont aucune connaissance de l’utilisation des machines pour les poster dans les fiefs où ils estiment qu’ils n’ont pas le potentiel. Alors, ces facteurs dénotent que la CENI est sortie de sa vocation normale de faire un travail technique correct.

Mais elle obéit à une planification politique en termes d’agenda stratégique pour sous-évaluer le potentiel qu’ils estiment être favorable à l’opposition et surévaluer dans les zones localisées où ils estiment qu’ils ont plus de chance de faire enrôler le maximum de guinéens possibles même n’ayant pas l’âge de voter afin de gonfler le fichier, et que cela serve de base pour tripatouiller toutes les prochaines consultations électorales », a indiqué l’opposant.

Selon lui, c’est l’une des raisons qui ont amené les partis politiques d’opposition à se retrouver cette semaine au QG de l’UFDG pour se concerter et prendre des dispositions. « Les concertations qui ont été menées et qui ont conduit à la réunion d’avant-hier étaient de dire que les acteurs de l’opposition doivent recréer une plateforme d’échange d’informations et une plateforme de mutualisation des efforts face aux fondamentaux. Quels sont les fondamentaux actuels ? C’est la menace qui pèse sur notre démocratie, c’est la participation de l’opposition politique dans la lutte du FNDC, la problématique du processus électoral et en l’occurrence la question de la révision.

Ce sont des choses essentielles qui imposent à l’opposition une certaine unité d’action. Au-delà de toutes nos divergences, des querelles et mesquineries, les uns et les autres ont décidé de taire et de mettre de côté toutes ces subjectivités et ensemble se focaliser sur l’essentiel afin que toute l’opposition politique parle d’une seule voix autour de ces questions essentielles. Au cours de cette réunion, nous avons examiné ensemble à travers les comptes rendus des uns et des autres, les questions qui sont en rapport avec le processus électoral dans son ensemble et en particulier la question de la révision actuelle du fichier électoral », a-t-il annoncé.

En ce qui concerne la révision du fichier électoral, le président du MoDeL estime que c’est « un échec, une catastrophe parce que la loi a été d’abord violée. Au lieu de trois mois prévus par la loi en termes de révision ordinaire, la CENI a imposé un calendrier de révision extraordinaire de 25 jours », a fustigé Aliou Bah, avant d’annoncer que l’opposition a rédigé un mémorandum adressé à tous ceux qui sont impliqués dans le processus électoral qui sont les partenaires techniques et financiers, les institutions républicaines, les acteurs politiques, pour que tout le monde soit au même niveau d’information. « Je vous apprends que ce mémo a été rédigé, transmis. Et en début de semaine, il y a des rendez-vous qui sont prévus auxquels nous prendront part pour essayer d’expliciter à ces partenaires et à tout le monde la catastrophe qui est en cours ».

Par ailleurs, Aliou Bah a salué vivement la libération des leaders du Front National pour la Défense de la Constitution, qui apporte « joie et satisfaction » aux responsables et militants du MoDeL. « C’est une occasion pour moi, au nom du parti et de la représentativité que nous avons dans les organes de décision et d’opération du FNDC, de remercier chacun de vous pour les efforts qui ont été fournis », a lancé l’opposant.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Élimination prématurée du Syli Junior : la grande déception des citoyens de Conakry

30 novembre 2019 à 17 05 36 113611

Depuis le dimanche 24 novembre dernier, Conakry abrite la deuxième édition de la coupe de l’Union des Fédérations Ouest-Africaines (UFOA) de football des moins de 20 ans de la zone A. Cette compétition qui regroupe 7 pays au lieu de 8 (désistement de la CEDEAO) a été fatale à l’équipe Junior de Guinée, éliminée dès le premier tour hier vendredi, 29 novembre 2019, avec la fin du premier tour dans la poule A. La déception st grande ce samedi à Conakry, au lendemain de cette contre-performance, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après avoir battu la Mauritanie en ouverture (2-0) et concédé le nul (0-0) face Sénégal, les jeunots Guinéens se devaient au moins de faire partager les points avec la Sierra Léone pour passer en demi-finales. Malheureusement, les poulains de Djan Bobo Baldé ont été défaits par la Sierra Léone 3 à 2 au stade du 28 septembre de Conakry. Le Syli U20 a été ainsi éliminé de la compétition au premier tour, au grand dam des mordus du football.

Quelques citoyens de Conakry, interrogés ce samedi, 30 novembre 2019 par un de nos reporters, ont dit leur déception face à cette élimination prématurée de notre onze national.

Oura Moussa

Oura Moussa : « franchement, au commencement j’avais un espoir pour gagner le match et malheureusement c’est le contraire qui s’est produit. Quand même, les joueurs doivent redoubler d’effort pour les prochains matchs, mais aussi d’être très actif sur le terrain pour donner le courage aux supporteurs ».

Ibrahima Deen Sankhon : « c’est devenu une habitude pour nous, chaque fois le Syli rencontre les mêmes situations dans les tournois. C’est déplorable pour cette équipe guinéenne. Le Syli ne part jamais en finale et c’est pourquoi les gens n’ont plus le courage de les supporter. Egalement, le sélectionneur doit revoir sa manière de sélectionner les joueur ».

Jacob

JACOB : « moi, je suis déçu de cette élimination. Mais, comme c’est notre fierté nationale, nous leur demandons de fournir un effort de plus, pour ne plus apporter ce résultat décevant à la population Guinéenne et surtout nous les jeunes qui voulons voir l’équipe nationale comme le Hafia 77 ».

Sadjo Diakhaby

Sadio Diakhaby : « je me disais que le Syli U20 allait éliminer la Sierra Léone hier et après tout, ils sont sortis vaincus. Je demande à Dian Bobo de sensibiliser les joueurs, comme c’est lui qui les sélectionne, pour ne pas qu’ils soient comme leurs grand-frères du Sily National ».

Propos recueillis par Foko Millimouno pour Guineematin.com

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Bill de Sam rassure : « le problème de troisième mandat est enterré en Guinée »

30 novembre 2019 à 17 05 19 111911

L’assemblée générale de l’UFR de ce samedi, 30 novembre 2019, a été consacrée en partie à la célébration de la libération des leaders du FNDC. Ces acteurs politiques et de la société civile ont été remis en liberté jeudi dernier par la Cour d’appel de Conakry après un mois et deux semaines de détention.

Parmi eux, figurait et Alpha Soumah, alias Bill de Sam, un des responsables du parti de Sidya Touré. Il a pris la parole à l’occasion de cette rencontre hebdomadaire pour remercier tous ceux qui les ont soutenus pendant leur détention, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Pour cet ancien rappeur, le pouvoir a tenté de casser le mouvement du FNDC en arrêtant ses leaders, mais cette tentative s’est soldée par un échec. « Ils ont essayé de nous briser, ils ont essayé de nous effrayer brusquement, ils ont essayé de freiner l’élan patriotique des Guinéens… mais ils ont échoué. Ils ont échoué dans la mesure où ils nous ont permis de découvrir l’hôtel 5 Etoiles de Kaloum (la maison centrale, ndlr). Ils ont échoué dans la mesure où toute la Guinée sait désormais que c’est un coup d’Etat constitutionnel qui consistait à décapiter le mouvement du FNDC. Ils ont essayé mais ils n’ont pas réussi.

C’est nous qui avons aujourd’hui la victoire. Je peux vous rassurer que le problème de troisième mandat est enterré en Guinée. Je peux aussi vous rassurer que tripatouillage constitutionnel est en cours mais c’est aussi un échec de leur part. Ce que je peux vous dire aussi, c’est qu’en 2020, le président Sidya Touré sera à Sékoutouréyah. Au niveau du parti nous sommes prêts, nous allons demander l’adhésion massive de tous les indécis, nous allons demander l’adhésion de tout le peuple de Guinée aux idéaux de Sidya Touré, parce qu’ici à l’UFR, c’est la nation, la vraie », a dit Bill de Sam sous les ovations de l’assistance.

Propos recueillis par Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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« Peur zéro » Badra Koné au siège de l’UFR après sa sortie de prison

30 novembre 2019 à 16 04 44 114411
Après sa sortie de prison, Badra Koné au siège de l’UFR

Deux jours après sa remise en liberté, Badra Koné, responsable de la jeunesse de l’UFR et l’un des leaders du FNDC qui étaient détenus à Conakry, a pris part à l’assemblée générale hebdomadaire de sa formation politique de ce samedi, 30 novembre 2019. Le deuxième vice maire de Matam a pris la parole à cette occasion pour remercier tous ceux qui les ont soutenus pendant qu’ils étaient en prison. Il a remercié également ceux qui les ont emprisonnés qui, selon lui, les ont rendus service.

« Nous disons merci aux Guinéens, merci aux personnes qui nous ont soutenus et on remercie aussi les personnes qui nous ont emmenés en prison. La tolérance est la clé de la paix. Nous, nous acceptons ce qu’ils ont fait, ce n’est pas un problème. Ils ont agi ainsi pour nous intimider, pour qu’on ait peur, mais n’aura pas peur… Même si on avait tous vendu les concessions de nos parents, on n’aurait pas le prix de la publicité qu’ils nous ont faite », a indiqué l’opposant.

Badra Koné a rappelé qu’ils n’étaient pas des prisonniers, mais des personnes kidnappées et séquestrées dans le seul but de les intimider et les amener à renoncer au combat contre un troisième mandat en Guinée. Mais, il prévient que c’est peine perdue et annonce même un nouveau surnom qu’il s’est donné pour montrer sa détermination à poursuivre ce combat porté par le Front National pour la Défense de la Constitution. « Mon nom à l’état civil c’est Badra Koné. Mais à partir d’aujourd’hui, je vous demande d’ajouter un autre nom là-dessus. Ce nom, c’est « Peur zéro ».

Rien ne peut m’effrayer si ce n’est pas Dieu. On est en train de défendre ce sur quoi Alpha Condé a juré, donc c’est nous qui avons raison. Si nous n’avons pas raison, on le saura à la fin. Vous savez que dans un film, la fin est toujours la plus intéressante que tout le reste. Donc, tout le monde verra la fin de cette situation. Mais d’ores et déjà, nous disons qu’on le veuille ou pas, le troisième mandat ne marchera pas. Qu’on le veuille ou non, l’intimidation ne marchera pas. Qu’on le veuille ou non, le président Alpha Condé va plier bagages en 2020 », a laissé entendre ce responsable du parti de Sidya Touré.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Macenta : les communautés appellent à la pérennisation de la biosphère de Ziama

30 novembre 2019 à 16 04 03 110311

Comme annoncé précédemment, la structure Fauna and Flora International (FFI) a célébré le dixième anniversaire de sa création hier vendredi, 29 novembre 2019, à Sérédou, situé à une trentaine de kilomètres dans la préfecture de Macenta. Au cours de cette célébration, plusieurs activités étaient au menu. Les communautés de Sérédou ont mis l’occasion à profit pour demander la pérennisation de la biosphère de Ziama au regard de son importance, a constaté sur place Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

De nombreuses activités ont ponctué la célébration des 10 ans de Fauna and FIora International : les poèmes sur l’environnement, le témoignage des communautés riveraines de Ziama, des scénettes théâtrales sur l’environnement, une conférence sur la transformation des produits locaux en lien avec la conservation de la biosphère de Ziama…

Plusieurs citoyens de Ziama ont exprimé leurs sentiments devant la présence de l’ONG et ses activités sur les lieux.

Sévhé Péma Koïvogui, président de l’Union Ziama (UGZAPEH) : « notre partenariat avec la FFI a commencé depuis 2010. Nous avons eu des projets avec la FFI tel que : FEREPPAH-GF, appui en graines pré-germées palme, des voyages d’études à Moata et Diécké, des appuis en plants d’hévéas et de palmiers dans les 4 groupements, des appuis de 2 porcheries à Sibata2 et Maléwoita. Aussi par cette structuration USA/DF nous a octroyés 5 unités de production d’huile rouge ; des motos, presse à huile, concasseuse pour ne citer que cela ».

Victorine Ossou Onivogui, élève en Terminale SE au lycée de Sérédou et lauréate

Victorine Ossou Onivogui, élève en Terminale Sciences Expérimentales au lycée de Sérédou et lauréate : « j’ai eu un prix de la part de Fauna et Flora international (FFI) de Sérédou. Aujourd’hui, c’est leur dixième anniversaire. Je suis très contente parce que je fais partie désormais de l’une des encadreuses de la forêt de Ziama. J’ai présenté un poème qui portait sur l’importance de la forêt et les animaux. Dorénavant, je vais sensibiliser les personnes qui n’ont pas eu l’occasion de venir assister à l’anniversaire et qui n’ont jamais entendu parler de la FFI, ainsi que les parents qui détruisent les forêts avec les herbicides et toutes les composantes qui détruisent aussi la faune et la flore ».

Emmanuel Loua, élève en terminale SS

Classé premier, Emmanuel Loua, élève en terminale SS dit ses satisfaction « je suis très content dans la mesure où après avoir présenté mon poème, je me vois classer premier sur le rang des poètes. Parce que le poème que j’ai présenté était sur les causes et conséquences du changement climatique. Et, je tiens beaucoup à remercier l’ONG Fauna and Flora international. C’est une ONG qui tente de partir dans le sens de la protection des animaux et des végétaux. Et moi je dois beaucoup contribuer, parce que le poème que j’ai présenté, j’ai pris un bon temps en train de préparer ce poèmes. Et je dois tout fais que ça puisse continuer dans l’avenir étant jeune. Il faut que je puisse faire que l’environnement soit meilleur et merveilleux. Alors j’interpelle les parents et les communautés riveraines à la sauvegarde, à la conservation de la seule identité qui nous reste et qui fait qu’on nous appelle les forestiers ».

De Sérédou, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : +224620166816/666890877

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Retard du bitumage des routes à Siguiri : des jeunes en colère barricadent la chaussée

30 novembre 2019 à 15 03 52 115211

La ville de Siguiri était en ébullition ce samedi, 30 novembre 2019. Des jeunes du quartier Fodéba Kéita, dans la commune urbaine, mécontents du retard des travaux de bitumage de leur route, y ont perturbé la circulation. Ils ont érigé des barricades sur la route de la rentrée principale la ville en venant de Kankan et qui mène au centre ville, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le retard des travaux sur la route au quartier Fodéba Kéita est à l’origine de cette grogne des jeunes. A travers leur manifestation de ce samedi, ils ont demandé avec insistance le démarrage des travaux de la part de la société GUITER S.A, sans délai.

Interrogé par notre reporter, le président des jeunes du quartier, répondant au nom de Bakary Kéita, est revenu en détails sur les raisons de leur colère. « Nous sommes sortis aujourd’hui pour barricader la route du camp carrefour. C’est cette route que la société GUITER S.A a la charge de goudronner. C’est la quatrième fois en une année que nous sortons pour barricader. Mais cette fois-ci, avant que nous sortions, nous avons informé les autorités de notre colère. Ce jour-là, devant le vice-maire, la société nous a donnés jusqu’au 30 novembre 2019. Cette date butoir, c’est aujourd’hui et rien n’est fait. Aujourd’hui, nous voulons une chose, c’est la vérité. Qu’on nous dise si c’est l’État qui retarde, ou si c’est GUITER S.A qui ne veut pas travailler. Sans quoi, nous n’allons pas libérer la route », a-t-il laissé entendre.

Pour le moment (midi GMT), les véhicules qui arrivent à Siguiri en provenance de Kankan sont obligés de contourner en prenant la corniche.

Une délégation de la mairie a rencontré les jeunes manifestants pour tenter de désamorcer la situation. Malheureusement, la rencontre n’a rien donné.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Enrôlement des électeurs : le constat alarmant du responsable de l’UFR à N’Zérékoré

30 novembre 2019 à 15 03 00 110011

Cécé Loua, le coordinateur régional de l’UFR à N’Zérékoré, a fait un tour dans plusieurs CAERLE de la ville pour s’enquérir de l’évolution des travaux d’enrôlement des électeurs et de révision des listes électorales. A l’issue de sa tournée, l’ancien maire de la commune urbaine a fait le point de son constat au micro du correspondant de Guineematin.com sur place. Avec des propos à caractère communautariste, l’opposant déplore une situation alarmante. Cécé Loua regrette la faible mobilisation des membres de la communauté Kpèlè à laquelle il appartient.

« Ce que nous avons vu sur le terrain, c’est alarmant. Partout où nous sommes passés, nos parents Kpèlè ne se recensent pas alors que d’autres communautés sont massivement mobilisées pour se faire enrôler. Même des mineurs sont enrôlés. C’est un défaut que nous avons dans notre communauté et il faut qu’on le corrige dès maintenant. Sinon, trop tard va jouer sur nous et nous allons le regretter. Parce que même si ton candidat est le meilleur, si tu n’es pas recensé, tu ne peux pas voter pour lui. Donc, j’invite tous les citoyens et citoyennes de N’Zérékoré à se faire recenser, surtout nos parents de la communauté Kpèlè qui sont en train de traîner les pas », a-t-il lancé.

Le coordinateur régional de l’UFR à N’Zérékoré ajoute que « la politique, si tu ne la fais pas, elle va te faire. Et là où nous sommes aujourd’hui, la politique est en train de nous faire. Parce que lors des élections passées, on n’a pas pu élire comme députés, des personnes capables de nous défendre. Voilà pourquoi aujourd’hui on n’a pas de routes, on n’a pas d’écoles, voilà pourquoi rien ne va dans notre région. Nous allons encore vers de nouvelles élections législatives, donc c’est le bon moment de vous mobiliser pour que demain, vous puissiez voter valablement pour les candidats de votre choix ».

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Coopération Guinée -Turquie : plusieurs accords signés

30 novembre 2019 à 14 02 48 114811

La 3ème session de la commission mixte de commerce de coopération
économique et technique entre la République de Guinée et la République
de Turquie s’est tenue les 26 et 27 novembre 2019, à Conakry. Les travaux ont débouché sur la signature de plusieurs accords de coopération entre les deux pays, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

A l’issue des travaux, madame Savané Aïssatou Doukouré, directrice générale adjointe de la coopération bilatérale, a indiqué que les échanges ont porté sur des questions de coopération économiques, commerciales, scientifiques, techniques, culturelle et sociales. Et ils ont été suivis de plusieurs recommandations.

« S’agissant de la coopération économique et commerciale, les deux parties se sont engagées à dynamiser davantage leurs échanges commerciaux, à encourager les opérateurs économiques des deux pays, à promouvoir les relations d’affaires. Tenant compte de l’importance du commerce entre les deux pays et constatant la faiblesse du volume des échanges commerciaux, les deux parties ont convenu de développer la coopération afin d’accroître le commerce et les investissements bilatéraux à travers l’organisation et la participation des secteurs privés, les foires, salons et expositions… ».

En ce qui concerne les questions des transports maritimes, aériens, et la construction navale, les deux parties ont rappelé la signature de l’accord aérien et ont recommandé à cet effet sa mise en œuvre dans son volet formation du personnel évoluant dans le transport aérien, aux métiers de l’aviation, l’assistance dans le domaine de la construction, ainsi que l’acquisition d’équipements aéroportuaire…».

Pour ce qui est des mines et de l’énergie, ajoute la directrice, « les deux parties ont exprimé leur volonté de dynamiser davantage leurs relations bilatérales dans ces secteurs, à travers l’actualisation de leur cadres juridiques relatifs, à l’exploration de la bauxite, du fer, de l’or, du diamant, des métaux, notamment le nickel, le cobalt, les terres rares, etc. ».

De son côté, la ministre guinéenne de la coopération internationale et de l’intégration africaine, Dr Diéné Keïta, a fait savoir que cette rencontre a eu le mérite de conclure des accords de coopération dans divers domaines stratégiques pour les deux pays. « Il s’agit des accords de développement rural, de l’éducation, de l’emploi, de la formation professionnelle, les échanges commerciaux, l’industrie, la communication, les mines et la culture », a-t-elle énuméré.

Elle ajoute que cette rencontre aura permis d’établir un agenda cohérent de mise en œuvre des projets obtenus et abouti à la définition de mécanismes de suivi-évaluation de l’ensemble des actions envisagées. « Les engagements que nous avons pris en commun au cours des présents travaux, nous confortent dans notre conviction que nous sommes parvenus à un stade supérieur dans nos relations. Des relations au bénéfice des deux pays, mais aussi au bénéfice de l’entreprise de développement et d’intégration entre nos deux Etats », a dit Dr Diéné Keïta.

Les deux parties ont convenu de tenir la 4ème session de la grande commission mixte de coopération en 2021, à Ankara, la capitale de la Turquie. La date de la rencontre sera fixée par voie diplomatique.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620 589 527

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Fourniture d’électricité : voici un communiqué d’EDG

30 novembre 2019 à 14 02 34 113411

En raison des travaux d’installation d’une nouvelle cellule dans la centrale Kaloum 2 et compte tenu de l’indisponibilité de la centrale de Donkéyah et de la consignation du groupe G2 de Kaleta pour défaut, quelques départs électriques ont été isolés pour dépannage.

Electricité de Guinée (EDG) informe son aimable clientèle que certains quartiers de Conakry, la banlieue et les villes ne seront pas fournis en électricité dans la journée du dimanche 1er décembre 2019 de 8 heures à 18 heures : Lanséboundji, Coléah, Mafanco, Madina, Boussoura, Matam, Carrière, Hèrèmakönö, Bonfi, Hafia, Kénien, Tannerie, Yimbayah, Simbayah 1, Simbayah Gare, Petit-Simbayah, Nongo Taady, Lambagny, Kissosso, Enta, Sangoyah, Matoto, Concasseur, Hamdallaye, Ratoma, Yattayah, Yattayah Foulamadina, Kobayah, Wanindara, Cimenterie, Samatran, Sonfonia, Kagbélen, Km36, Sanoyah, Kansonyah, Souguéta, Tobolon, Dubréka, Coyah, Forécariah.

Elle rassure que toutes les dispositions seront prises pour une reprise à la normale de la desserte en électricité dans les meilleures conditions possibles.

EDG regrette les désagréments causés à sa clientèle par cette situation indépendante de sa volonté et sait compter sur la bonne compréhension de tous.

Conakry, le 30 novembre 2019

Le Département Communication

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Macenta : Fauna & Flora International fête ses 10 ans sur fond de promotion du développement durable

30 novembre 2019 à 14 02 07 110711

Fauna et Flora International (FFI) a célébré son dixième anniversaire dans la ferveur hier, vendredi 29 novembre 2019, à Ziama, dans la sous-préfecture de Sérédou, relevant de Macenta. La cérémonie a été marquée un carnaval géant suivi de la replantation de certains planting des arbres fruitiers et la remise et l’installation de poubelles dans certains établissements scolaires, rapporte Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

Le manager du projet FFI, Koighae TOUPOU, est revenu sur les péripéties que la forêt de Ziama a connues.). « La réserve de la biosphère du Ziama, site de notre intervention, est probablement le seul site restant en Guinée où une population viable d’éléphants a survécu du commerce de l’ivoire au cours de ce dernier siècle. Cette population d’éléphants était surveillée et sécurisée par une unité de surveillance anti braconnage originellement appelé surveillants. Cette unité avait été établie par le centre forestier de N’Zérékoré avec un soutien financier de la KFW Allemande. Malgré leur importante mission dans la réduction du taux de déforestation et braconnage, ces agents ont suspendu leurs opérations en 2007 à cause du retrait du bailleur, la KFW allemande. Ainsi, avec cette suspension des activités de surveillance et l’instabilité politique récurrente en Guinée, cette période avait conduit à une intensification de l’attaque de la forêt de Ziama, de la chasse abusive et un abattage massif des éléphants en 2008. Cette période à Ziama pourrait être décrite comme la période de crise des éléphants de la forêt du Ziama ».

Devant cet état de fait, l’ONG s’est engagée à reprendre en main les choses. « FFI, avec ses expertises en matière de conservation des espèces menacées et des zones critiques dans le monde entier, a été sollicitée par le gouvernement à travers le centre forestier pour son appui technique et financier à la préservation de ce patrimoine mondial. Ainsi, en 2009, avec un soutien initial de US Fish and Service, FFI a accepté un partenariat avec le (CFZ) à travers le projet d’Appui à la conservation des éléphants de la forêt de Ziama dans le but de rétablir une présence des surveillants, de protection et de suivi des éléphants de foret dans la réserve de la biosphère du Ziama. Cette initiative a été lancée officiellement à l’école d’administration de Sérédou en présence des autorités, des élus locaux et des représentants des communautés. Et il a été sanctionné par la mise en place d’une équipe de protection et de suivi très forte et motivée. Cette équipe était composée que de 21 Eco gardes », a précisé Koighae TOUPOU.

Pour sa part, Ouo-Ouo Koïvogui, maire de la commune rurale de Sérédou, a cité quelque acquis de la FFI dans sa zone. « L’ONG Fauna et Flora Internationale respecte les valeurs socioculturelles du terroir, elle assiste les communautés à se développer de façon durable, elle veille à la conservation, à la protection de la biosphère de façon durable aussi, sans pour autant contrarier les mœurs locales. Ma communauté et moi-même nous nous flattons de leur présence chez nous car l’ONG partage nos difficultés tel que la salubrité publique à travers les dons de poubelle ainsi que son implication dans l’agriculture durable et produire suffisamment, qualitativement sur le même terrain est désormais le slogan à vulgariser pour une meilleure protection de l’environnement et surtout de la biosphère du Ziama ».

Le sous-préfet de Sérédou, Akoï Zoumanigui, représentant du préfet de Macenta, a invité les populations à la sauvegarde de ce patrimoine de Ziama, la réserve de la biosphère. « Il y a des milliers d’années, le rôle de la réserve de biosphère de Ziama dans nos vies était clair. La nourriture, l’eau, l’habitat, les médicaments, la culture : tout était directement issu de cette forêt et de notre environnement immédiat. Le Ziama était le cœur, l’infrastructure essentielle, l’essence profonde de nos vies. Aujourd’hui, cette réserve subie de multiples menaces de la part de la population riveraine qui l’entoure et qui risque de compromettre ces services éco-systémiques. Conscient des menaces que subissent nos forêts et nos animaux, je voudrais interpeler l’ensemble des acteurs, car c’est ensemble que nous devons affronter le défi qui est devant nous, celui de la conservation de nos ressources naturelles, y compris celle de la forêt de Ziama pour nos enfants. »

La cérémonie a été clôturée par la présentation de sketchs, de déclamation de poèmes, de témoignages ainsi que des questions-réponses sur l’environnement. Ces questions-réponses se sont soldées par la remise de prix aux différents récipiendaires. Pour joindre l’utile à l’agréable, un match de gala a opposé les conservateurs de la nature et les enseignants de Sérédou, suivi d’une soirée dansante à la maison des jeunes de Sérédou et la coupe du gâteau d’anniversaire.

De Sérédou, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : +224620166816/666890877

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Tournoi UFOA U20 : la Guinée éliminée par la Sierra Leone

30 novembre 2019 à 13 01 45 114511

La Guinée ne disputera pas les demi-finales du tournoi UFOA des moins de 20 ans qu’elle organise. Le Syli junior a été éliminé de la compétition après sa défaite (2-3) face à la Sierra Leone, ce vendredi 29 novembre 2019.

Après sa victoire (2-0) devant la Mauritanie et son nul (0-0) face au Sénégal, la Guinée n’avait besoin que d’un nul pour se qualifier. Et pour cette troisième rencontre de son équipe, Dian Bobo Baldé, le sélectionneur du Syli junior a remanié son onze de départ. Il a mis plusieurs joueurs titulaires sur le banc. Et, c’est un habituel remplaçant, Djibril Sylla, qui a ouvert le score pour la Guinée (16’). Un avantage que les Guinéens ne réussiront pas à conserver pour longtemps. Ils se sont fait rattraper à la 19ème minute grâce à un but de Darany Sesay.

Quelques minutes plus tard, la Sierra Leone, plus entreprenante dans le jeu, prend l’avantage. Sur une erreur défensive du latéral guinéen, Naby Youssouf Oularé, Suffian Kalooh inscrit le deuxième but de son équipe (23’). A ce moment du match, la Guinée est éliminée de la compétition. Les hommes de Dian Bobo reviennent au score à la 66ème minute grâce à une réalisation de Cissoko Ibrahima Sory, mais ils n’ont parviendront pas à conserver ce nul synonyme de qualification pour eux. Suffian Kalooh s’offre un doublé et punit la Guinée à la 82ème minute.

Avec cette victoire, la Sierra Leone prend la deuxième place du groupe A avec 6 points juste derrière le Sénégal (7 points). Avec 4 points, la Guinée quitte cette compétition qui se joue sur son sol dès le premier tour.

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Affaire d’exportation de 550 kg d’or au Vénézuéla : des travailleurs de la Banque centrale attendus au tribunal

30 novembre 2019 à 9 09 22 112211

Âgé de 56 ans, marié à 4 femmes et père de 16 enfants, Elhadj Boubacar Diallo croupit en prison depuis 14 mois. Avec huit autres personnes, il est accusé « d’association de malfaiteurs et d’escroquerie en bande » portant sur la somme de deux millions cent quatre-vingt mille dollars (2 180 000 USD), au préjudice des sociétés « Inversonnes DD&C SA » et « VP7 USA CORP », représentées par Denis Rafael Perez Perozo, et Carlos Vegas Parada. Et, sans une grande avancée, son procès (ouvert il y a près de six mois maintenant) s’est poursuivi le mercredi dernier, 27 novembre 2019, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était au tribunal correctionnel de Dixinn.

Dans cette affaire, Elhadj Boubacar Diallo est poursuivi à cause d’un contrat mal exécuté entre lui et ses partenaires vénézuéliens. Un contrat de vente et d’exportation de 550 kilogrammes d’or qui se chiffre à près de 17 millions de dollars. Son exécution a souffert de manquements de la part des contractants qui ne se sont pas acquittés de leurs obligations contractuelles. Les vénézuéliens accusent notre compatriote de ne leur avoir pas livré l’or comme prévu et Elhadj Boubacar Diallo reproche à ses partenaires de n’avoir pas viré l’argent comme promis dans le contrat.

Selon Elhadj Boubacar Diallo, ses partenaires devaient virer le prix des 550 kilogrammes d’or (16 millions 960 mille dollars) à un compte qui leur avait été indiqué en Guinée par les fournisseurs (la société SOKAMI). Et, ceci, dans un délai de 12 à 15 jours après la signature du contrat. Seulement, au bout de 5 mois de contrat, ses partenaires d’affaires n’ont pas envoyé plus d’un million huit cent mille (1 800 000) dollars. « C’est par tranche qu’ils ont envoyé ça aussi. Et, comme mes fournisseurs d’or (des orpailleurs qui sont un peu partout en Guinée) me harcelaient pour entrer en possession de leur argent, j’ai décaissé le montant que la société (Inversonnes DD&C SA) avait viré à un compte domicilié à la banque centrale. Un compte qui appartient à Mohamed Lamine, avec qui je collaborais », avait expliqué Elhadj Boubacar Diallo à l’audience du 12 juin dernier, tout en précisant qu’il n’a jamais fourni la quantité d’or qui équivaut au montant qui lui a été viré et qu’il a décaissé.

Pour sa défense, le prévenu avait alors expliqué que le montant qui a été viré par « Inversonnes DD&C SA » était un début de payement. « J’attendais le virement total des 16 millions 960 mille dollars pour livrer les 550 kilogrammes d’or. Parce que, dans le contrat, c’est ce qui était prévu. Si mon partenaire avait rencontré des difficultés de payement, il pouvait me le dire. Et, peut-être solliciter qu’on fasse les choses progressivement. Mais, il n’a rien dit. Et, dans le contrat que nous avons signé, il est dit que c’est après le virement de l’argent que je dois livrer la commande. Donc, un million huit cent mille dollars était un début de payement. J’attendais la suite ; et, c’est dans ça qu’on m’a arrêté », avait précisé Elhadj Boubacar Diallo.

A l’audience de ce mercredi, Elhadj Boubacar Diallo est resté fidèle à sa logique, tout en déclarant avoir reçu un million sept cent mille dollars (1 700 000 USD) de la part de la société Inversiones DD&C (appartenant à Denis Raphaël Perrozo) et quatre cent quatre-vingt mille dollars de la part de la société VP7 USA CORP (appartenant à Carlos Vegas Parada). Mais, il admet sans détour qu’il n’a pas livré la quantité d’or correspondant aux montants qu’il a reçus de ses partenaires.

Après plusieurs heures de débat autour de cette affaire, l’avocat de la défense, Me Dina Sampil, a demandé au tribunal d’accorder une liberté provisoire à son client. « Monsieur le président, mon client est en prison depuis un peu plus d’un ans. Là où il est aujourd’hui, il a 4 femmes. Chacune est dans une concession à elle. Il a 16 enfants, il a du travail. Je ne pense pas que Elhadj Boubacar Diallo puisse retourner aujourd’hui à son âge à des comportements lui permettant de fuir sa famille et son boulot pour disparaître. En plus de ça, monsieur Saloum Cissé s’est porté garant pour mon client. Je pense que tout cela peut constituer une garantie pouvant lui permettre de bénéficier d’une liberté provisoire, puisque c’est un droit pour lui. Monsieur le président, je plaide auprès de votre auguste tribunal, qu’il vous plaise d’ordonner la libéré provisoire de mon client », a indiqué Me Dina Sampil.

Une demande qui a été rejetée par le conseil de la partie civile. Me Pépé Koulemou soutient que le prévenu ne présente aucune garantie. « Monsieur le président, le prévenu a reconnu devant votre tribunal avoir reçu d’une part : un million sept cent mille dollars ; et, d’autre part : quatre cent quatre-vingt mille dollars. Ces montants ont été reçus de la part de mes clients et cela à travers une société qui a son compte à la Banque Centrale. Elhadj Boubacar Diallo, cerveau de cette affaire, n’a pas voulu donner la quantité d’or qui correspond aux montants. Elhadj Boubacar Diallo, ne présente aucune garantie qui assure qu’il ne va pas fuir et vous laisser ce problème dans les mains. Donc, nous vous demandons de maintenir Elhadj Boubacar Diallo en détention ; et, décerner un mandat de comparution contre les autres prévenus non détenus, dont certains sont des travailleurs de la Banque Centrale, afin que cette affaire soit plus claire », a dit Me Pépé Koulemou.

Comme la partie civile, le ministère public s’est aussi opposé à la demande de liberté provisoire formulée par la défense. « Le ministère public rejette la demande de l’avocat de la défense. Et, si nous allons accéder à cette demande, il faudra que le prévenu dépose une caution équivalente à la valeur des biens incriminés. Puisque rien ne nous assure qu’à la sortie d’ici il ne va pas fuir. En payant l’intégralité des montants incriminés, il aura sa liberté provisoire. Monsieur le président, le ministère public demande qu’il vous plaise de décerner un mandat de comparution contre les autres coaccusés de Elhadj Boubacar Diallo, dont les travailleurs de la Banque Centrale impliqués dans cette opération de vente et d’exportation de l’or », a déclaré le procureur audiencier, Daouda Djomandé.

Finalement, le tribunal a rejeté la demande de la défense avant de renvoyer le dossier pour la comparution des autres prévenus dans cette affaire.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 00224 622919225 / 666919225

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Guinea Best Company Awards : Guineematin.com désigné meilleur site d’informations en Guinée

30 novembre 2019 à 8 08 25 112511

Une nouvelle distinction pour votre quotidien en ligne ! Guineematin.com vient de remporter le prix Award de l’entreprise de médias en ligne la plus performante de l’année 2019 en République de Guinée. Ce prix est remis chaque année par la COPE-Guinée Think Thank et le cabinet Promo Marketing Consulting, dans le cadre des Guinea Best Company Awards.

Selon les organisateurs, 600 entreprises évoluant dans différents domaines ont été sélectionnées cette année à l’occasion de la 10ème édition des Guinea Best Company Awards (le Gala des 50 entreprises les plus dynamiques de la Guinée et les champions d’or de l’économie guinéenne). La Coordination des Organisations Non Gouvernementales pour la Promotion de l’Excellence (COPE-Guinée Think Thank), dirigée par Monsieur Paul KAMANO, et ses partenaires, ont évalué ces entreprises sur la base de 6 critères, en ce qui concerne le domaine des médias en ligne.

Il s’agit de l’expertise de l’entreprise, la capacité d’innovation, le volume des correspondants sur tout le territoire national, le nombre d’emplois ou de stages pour les jeunes, la qualité du traitement de l’information et le respect de la déontologie. Ils ont mené des études quantitatives et qualitatives en se servant notamment d’informations reçues auprès de certains organismes étatiques, institutionnels et privés ; procédé à des sondages d’opinions et des enquêtes auprès de plusieurs acteurs évoluant dans le domaine des médias en ligne, de la communication digitale et de certains cadres du ministère de l’information et de la communication et de la Haute Autorité de la Communication.

Ces différents travaux ont conclu que le site d’informations Guineematin.com est le meilleur médium en ligne de Guinée en 2019. La remise officielle de ce prix aura lieu ce samedi, 30 novembre 2019, au Primus Hôtel Kaloum de Conakry, à partir de 20 heures. Cette cérémonie est placée sous le haut patronage du Professeur Alpha Condé, président de la République. Elle devrait connaître la présence du Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, le corps diplomatique et plusieurs présidents d’institutions financières nationales, africaines et internationales.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628124362

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Musique : l’album « Wonah Samakala » de Dardja Barki dédicacé à Conakry

30 novembre 2019 à 7 07 22 112211

« Wonah Samakala », le premier album de l’artiste Abdourahmane Bah, plus connu sous le nom de Dardja Barki, est désormais dans les bacs. Le concert-dédicace de cette œuvre musicale a eu lieu le vendredi, 29 novembre 2019, à Conakry. Il a connu la présence de quelques personnalités, d’artistes invités et de plusieurs fans, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Composé de 8 titres, cet album a été produit par Hadja Halimatou Dalein Diallo, épouse du président de l’UFDG. Dans ce projet, l’artiste aborde plusieurs sujets, dont la politique, l’amour, la richesse, le pouvoir… Il a invité plusieurs autres musiciens au concert-dédicace, parrainé par Chérif Bah, vice-président de l’UFDG. Bafodé bouger-bouger, Amadou Baro Sow, Bah Oury, Oury Diallo, Pathé Moloko, le groupe « Les intelligents » dirigés par Amadou Kanté entre autres, se sont succédé sur la scène avant la sortie de la vedette du jour.

Vêtue d’une veste de couleur blanche, Dardja Barki, d’une voix suave, a émerveillé le public. Il a chanté les éloges de Cellou Dalein Diallo, son épouse Halimatou Dalein, et madame Doukouré Asmaou Bah, ancienne directrice du GHI Novotel et marraine de cet événement. Dans un de ses sons dédié à Cellou Dalein, l’artiste a laissé entendre que l’actuel chef de file de l’opposition remportera haut les mains la présidentielle de 2020. Le concert s’est déroulé dans une ambiance de grande joie et très festive.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Mode et humanitaire : Guinée Fashion Fest 4 lancée à Conakry

29 novembre 2019 à 20 08 51 115111

La 4ème édition de l’événement culturel Guinée Fashion Fest a été lancée officiellement hier, jeudi 28 novembre 2019, à Conakry. Organisé par Binta Diallo et Minafoundationguinea, l’événement s’étendra jusqu’au 1er décembre prochain, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette quatrième édition connaît la participation de plusieurs acteurs de la mode évoluant en Guinée et des invités de marque en provenance du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Nigeria, d’Italie et des Etats-Unis. Entamés depuis le 26 novembre, les activités se poursuivront jusqu’au 1er décembre. Il est prévu notamment un défilé de jeunes créateurs qui aura lieu dans la soirée de ce vendredi, 29 novembre, au Prima Center ; un dîner gala le 30 novembre, à l’hôtel Noom ; une exposition-vente de tenues de mannequins le 1er décembre, au siège de l’institut KPAAF sis à Nongo Taady.

Aminata Diallo, fondatrice de Minafoundationguinea et co-fondatrice de Guinée Fashion Fest

Cet événement coïncide quasiment avec l’ouverture de la première école de mode en Guinée, construite par les organisateurs de Guinée Fashion Fest. Une école guinéo-américaine qui va former de stylistes et modélistes professionnels, et dont l’ouverture officielle est prévue le 6 décembre. « On a estimé que pour mieux évoluer dans la mode, il nous faut une école pour pouvoir vraiment représenter la Guinée par rapport aux autres pays. C’est ainsi qu’on a décidé de mettre en place une école de mode », a expliqué Aminata Diallo, fondatrice de Minafoundationguinea et co-fondatrice de Guinée Fashion Fest.

Nabou Diagne de Platinum Dakar

Venue du Sénégal pour participer à Guinée Fashion Fest 4, Nabou Diagne de Platinum Dakar a salué un événement important qui mérite un grand accompagnement. « C’est un événement très noble. Quand on entend tout ce qui est autour et les motivations qui sont derrière, je pense qu’une personne qui comprend très bien le concept et qui a vraiment la possibilité de les accompagner n’hésitera pas. Parce que c’est pour mettre la Guinée en avant tout d’abord et venir en aide. Parce qu’au-delà de la mode et du stylisme, c’est aussi de l’éducation. Parce que quand on parle d’une école, on fait allusion automatiquement à l’éducation parce qu’on y apprend une manière de vivre, une méthode d’appliquer un savoir », a dit cette dame, partenaire de l’événement.

A noter que plusieurs musiciens guinéens, dont Diani Alfa, Khady Diop et Ashley, prendront aussi part à cet événement culturel.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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Conakry : parents, amis et collaborateurs rendent un dernier hommage à Eugène Camara

29 novembre 2019 à 20 08 31 113111

Un vibrant hommage a été rendu ce vendredi, 29 novembre 2019, à l’ancien Premier ministre, feu Eugène Camara. Né le 23 janvier 1943 à N’zérékoré monsieur Eugène Camara a, après avoir occupé plusieurs postes de responsabilité en Guinée, a tiré sa révérence le 22 novembre dernier en Tunisie des suites d’une longue maladie. A l’occasion du symposium organisé pour lui rendre un dernier hommage ce vendredi 29 novembre au Palais du Peuple, parents, amis et connaissances n’ont pas tari d’éloge à son endroit, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Mansa Bory Camara, fils d’Eugène Camara

Mansa Bory Camara, fils ainé du défunt, a dit que son père était un travailleur incorruptible. « Mon père était un homme intègre, qui aimait beaucoup ce pays, qui a donné à fond son énergie pour travailler dans ce pays. Il était un homme travailleur et incorruptible. La présence des membres du gouvernement, les parents, amis proches et collaborateurs et tout ce monde aujourd’hui, est un signe qui prouve quel genre de personne il était ».

Michel Labila Sonomou, avocat

Pour maître Michel Labila Sonomou, le défunt était un bon cadre, un travailleur assidu qui est à l’écoute de tout le monde. « Eugène Camara a servi cette nation à la mesure de toute sa force, de tout le pouvoir que Dieu lui a donné. J’ai été son avocat, et je puis vous confirmer que chaque fois qu’Eugène me saisissait d’un problème en tant que son avocat, chaque fois que je lui donnais des conseils, il suivait scrupuleusement mes conseils. Eugène n’a jamais fait du mal à quelqu’un. Il est arrivé même à Eugène de prendre la décision de porter plainte contre un citoyen pour une cause qui était largement à sa faveur. Mais, dès que je lui ai donné les conseils pour lui dire que vous avez été un grand commis de l’Etat, il a abandonné la procédure. Donc, je l’ai connu honnête, courageux et travailleur ».

Docteur Edouard Niankoye Lamah, ancien ministre de la santé

De son côté, Docteur Edouard Niankoye Lamah, ancien ministre de la santé, a laissé entendre qu’Eugène Camara a été un rassembleur. « Au tour de lui, il avait beaucoup d’amis. Malheureusement, beaucoup sont décédés et ceux qui sont en vie, la plupart son fatigués. Malgré sa retraite, notre regretté a continué à bénéficier de beaucoup d’emprise sur sa communauté. Il a aimé ce pays et il a servi ce pays avec beaucoup d’amour ».

Pour Elhadj Bah Ousmane ministre d’Etat, ministre conseiller à la présidence et président de l’Union pour le Progrès et le Renouveau (UPR), Eugène Camara fait partie des gens qui l’ont encadré. « C’est toujours difficile de prendre la parole en ces circonstances douloureuses. Monsieur Eugène Camara, je dis un mot en ta qualité de collaborateur, en ta qualité d’amis, mais aussi, en ta qualité de beau frère. Fraîchement sorti de l’université Gamal Abdel de Conakry, moi-même et ma promotion Mao, nous qui avions été affectés au ministère de l’industrie et de l’énergie d’alors, nous avions donc besoin d’un encadrement. Et, cet encadrement, nous l’avons trouvé à travers nos aînés que nous avons trouvés en place, dont Eugène Camara.

Elhadj Bah Ousmane ministre d’Etat, ministre conseiller à la présidence et président de l’UPR

Mes premiers pas au ministère de l’industrie, je les ai faits au bureau d’Etude. Et, après le ministère de l’industrie et de l’énergie, dirigé par feu Mamady Kaba, nous sommes allés aussi au ministère de l’industrie. A ce niveau, j’ai été chargé de la division des industries chimiques et textiles avec comme charge de coordonner les activités des unités industrielles comme l’Entreprise Nationale des Tabacs et Allumettes, la Société Guinéenne des Plastiques, le complexe textile de Sanoyah…

Monsieur Eugène Camara était le directeur financier des projets. A cette période, notre pays a bénéficié de concours financiers importants de la commission des Etats Européens en ce moment. Et monsieur Eugène Camara, moi-même et d’autres anciens du ministère de l’industrie, avions la responsabilité de travailler à la réhabilitation de la Société Guinéenne de Plastique du complexe textile de Sanoyah. C’est dans le cadre de l’exécution de ces missions là que j’ai connu monsieur Eugène Camara, travailleur. Comme on le disait, il arrivait premier au bureau, partant le dernier du bureau. Nous avons gardé ce souvenir, et, jeune que nous étions, nous nous sommes inspirés de son ardeur au travail pour arriver à exécuter les missions qui nous étaient confiées. Je suis resté avec Eugène Camara dans ce département jusqu’en juillet 1986. A cette date, un certains nombre de cadres du ministère de l’industrie, nous avons été injustement mis à la disposition de la fonction publique pour la simple raison que nous avions dit qu’il n’était pas opportun en ce moment de procéder à la privatisation des industries que nous avions mises en place… Nous avons été taxés d’anciens dignitaires et nous avons été mis à la disposition du ministère de la fonction publique. Nous avons continué nos relations dans la vie, et c’est là que Eugène Camara, ancien collaborateur, devient mon ami avec Germain, le Colonel Fassou , le ministre Richard Haba et biens d’autres. Nous avons donc été des grands amis, nous avons fait beaucoup de choses ensemble ; et, par la suite, avec l’évolution des choses, monsieur Eugène Camara a été nommé Premier ministre, certes de courte durée. Il m’a fait la confiance de relire son discours à la nation, de donner mon point de vue sur le gouvernement qui allait être mis en place… Que son âme repose en paix, amine ! ».

A préciser que l’enterrement de monsieur Eugène Camara a eu lieu ce vendredi au cimetière de Cameroun.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Guinée : le FNDC reporte sa marche du 3 décembre

29 novembre 2019 à 20 08 30 113011

Le FNDC n’a finalement pas attendu lundi, comme c’était prévu, pour annoncer sa décision par rapport à la demande du ministère en charge de l’action et de l’association guinéenne des personnes handicapées. Peu après sa rencontre avec une délégation de cette association, le Front National pour la Défense de la Constitution a décidé d’accéder à ces demandes en reportant sa marche pacifique prévue le mardi, 03 décembre 2019.

Les défenseurs de la constitution guinéenne ont fait l’annonce à travers une lettre adressée aux différentes parties concernées.

Guineematin.com vous propose ci-dessous ce courrier :

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Kindia : une fille se donne la mort en buvant de la soude caustique

29 novembre 2019 à 19 07 55 115511

Une jeune fille d’une vingtaine d’années a mis fin à ses jours en buvant de la soude caustique à Kindia. L’acte s’est passé le jeudi, 28 novembre 2019, quartier Abattoir 3, dans la commune urbaine. Ténemba Keïta, la défunte, a décidé de se donner la mort parce qu’elle souffrait d’une maladie qu’elle n’arrivait pas à guérir, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Kindia.

Selon Fatoumata Keïta, grande sœur de la défunte, cette dernière traînait un diabète qui l’a beaucoup fatiguée. Après avoir suivi un traitement chez les guérisseurs traditionnels et à l’hôpital, elle a décidé finalement de se donner la mort. « Ma sœur était malade, les médecins ont dit qu’elle souffrait du diabète. C’est cette maladie qui l’a amené d’ailleurs à abandonner l’école au profit du commerce. Elle a tout fait pour recouvrer sa santé, mais impossible. Elle a finalement décidé de mettre fin à sa vie, en buvant de la soude caustique.

Mais bien avant ça, elle ouvert une pile d’une lampe-torche, elle a pris son contenu qu’elle a mélangé avec de l’eau pour boire. Parce que les gens disent que c’est du poison ça. Toute la nuit durant, on n’a pas dormi, elle était décidé à mettre fin à sa vie. On l’a tellement conseillé mais elle ne voulait rien entendre, car selon elle, la maladie l’a trop fatigué et elle n’arrive toujours pas à recouvrer sa santé. Le matin, elle est partie au marché. Peu après, des enfants nous ont dit qu’elle a bu de la soude caustique », a-t-elle expliqué.

Des médecins mis en cause

Informée de l’acte, la famille de Ténemba Keïta et certains jeunes de la localité ont accouru pour tenter de la sauver. Ils se sont débattus pour l’emmener à l’hôpital régional de Kindia. Mais une fois à l’hôpital, une vive polémique s’engage sur les lieux. Accusant les médecins d’avoir refusé de s’occuper d’elle, les proches de la fille ont protesté en criant leur colère. La gendarmerie a dû intervenir pour éviter un affrontement sur les lieux.

« On a d’abord cherché une moto, mais elle ne pouvait pas s’asseoir sur la moto. Entretemps, un simbo (guérisseur traditionnel) est arrivé sur les lieux. Ce dernier l’a embarquée dans sa voiture pour l’emmener à l’hôpital. Mais quand nous sommes arrivés à l’hôpital, les médecins ont refusé de s’occuper d’elle. Ils nous ont fait tourner longtemps sans intervenir. Les jeunes qui nous accompagnaient se sont finalement révoltés en criant contre les médecins. Ils ont aussitôt appelé la gendarmerie qui est venue pour essayer de calmer les gens. C’est dans cette situation que ma sœur est décédée parce que les médecins ne se sont pas occupés d’elle à temps », a indiqué Fatoumata Keïta.

Pour les proches de la défunte, les médecins de l’hôpital régional sont en partie responsables de la mort de Ténemba Keïta. Une accusation que réfutent catégoriquement l’hôpital. Pour Dr Moussa Sayon Mara, surveillant de la médecine générale dans ce centre hospitalier, ce sont les jeunes accompagnateurs de la patiente qui ont provoqué cette situation. « C’est aux environs de 11 heures qu’on a vu une voiture entrer dans la cour de l’hôpital, elle venait à vive allure. De passage, elle a fait tomber plus de trois motos. J’étais arrêté à la porte. J’ai dit à mes agents est-ce que ce n’est pas une urgence qui vient comme ça.

On voulait sortir mais la voiture n’était même pas garée. Comment on peut venir vers une voiture qui n’est pas garée ? Quand le chauffeur s’est garé, on est venus. Alors qu’on cherchait à faire descendre la fille, les jeunes qui étaient à côté ont commencé à insulter. J’ai dit que ce n’est pas comme ça que ça doit se passer. On ne peut pas voir seulement un malade et le prendre pour le rentrer dans un service. Il faut demander d’abord pour savoir dans quel service il doit être admis.

Pour ce cas précis par exemple, ils sont venus au niveau de la médecine générale alors que ce n’est pas ce service qui devait recevoir la patiente. Le directeur même était là, on est venus pour sensibiliser les jeunes, mais il ne fallait pas. On a dû finalement appeler la gendarmerie. Après avoir écouté les explications, la gendarmerie a dit que les jeunes n’ont pas raison et leur a demandé de présenter des excuses, ils l’ont fait. Ainsi, la victime a été transportée à la chirurgie pour des soins, mais elle a rendu l’âme 10 minutes après », a dit le médecin.

Finalement, la famille de Ténemba Keïta a récupéré le corps de la jeune fille pour l’inhumer. Aucune enquête n’a été ouverte pour en savoir davantage sur les circonstances de sa mort.

De Kindia, Mohamed M’Bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. 628 51 88 88

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Tribunal de Coyah : le nouveau président promet « la quiétude dans la cité »

29 novembre 2019 à 19 07 14 111411

Comme annoncé précédemment sur Guineematin.com, l’heure est aux passations de service de service dans les tribunaux du pays, quelques jours après le décret présidentiel qui a consacré un remue-ménage dans l’appareil judiciaire. Dans la journée de ce vendredi 29 novembre 2019, au Tribunal de Première Instance de Coyah, le président Cheikh Ahmed Tidjane N’Diaye a passé le témoin au nouveau président, Sény Camara.

Cheick Ahmed Tidiane N’diaye, président du tribunal sortant

Cheick Ahmed Tidiane N’diaye, président sortant du tribunal de première instance de Coyah, qui a passé 435 jours sur les lieux, a souhaité plein succès à son successeur. « Durant ce laps de temps, nous en avions fait le mieux de ce que nous pouvions faire. Aujourd’hui, nous sommes en fin de mission pour les uns et pour d’autres la continuation de leur mission un peu plus haut. Monsieur le président entrant, aujourd’hui vous allez prendre les rênes du tribunal de première instance de Coyah que vous aviez connu il y a des années de cela. Vu que le monde change et que la perfection est du domaine du divin, je m’en vais vous dire aujourd’hui plus que jamais le magistrat que vous êtes, vous devez être à l’écoute du peuple, plus particulièrement le peuple de Coyah, puisque vous êtes appelés à dire le droit à Coyah. Vous connaissant depuis toujours réunificateur, avant qu’on ne se sépare aujourd’hui, vous avez autour de vous le personnel judiciaire du tribunal de première instance. Je n’ai pas besoin de citer un nom ici mais je vous confie ce personnel que vous aviez trouvé ici. Je vous demande de marquer avec votre empreinte la vie de ce tribunal et de tendre une main franche de collaboration au parquet », a demandé Cheick Ahmed Tidiane N’diaye.

Seny Camara, président entrant du du tribunal de Coyah

Pour sa part, Seny Camara, président entrant du Tribunal de Première Instance de Coyah, a remercié l’équipe sortante pour le travail abattu avant de souhaiter une franche collaboration avec ses nouveaux collègues. « Je souhaite que ce même climat de collaboration et de bonne relation demeure avec la nouvelle équipe. D’abord, ils sont nombreux ceux qui reconnaissent ce visage qui est en face d’eux, parce que j’ai travaillé pendant plus de vingt ans dans le ressort de Coyah, Forécariah, Kindia, Télimélé et Dubréka. Donc, moi je suis déjà familier aux pratiques ou aux comportements des uns et des autres. Ce travail de peaufinage revient maintenant au procureur de la République. Moi, je suis devenu magistrat du siège, mon rôle essentiel, c’est de concilier, aider le procureur de la République à maintenir la quiétude dans la cité », a-t-il laissé entendre.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

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