Protection des enfants : 87 femmes et jeunes filles outillées par l’ONG WAFRICA

10 novembre 2019 à 16 04 09 110911

L’ONG Woman of Africa (WAFRICA) vient de former 87 femmes et jeunes filles venues de Conakry et Coyah sur la lutte contre l’exploitation et la maltraitance des enfants dans les foyers. A l’issue des travaux, la structure a remis des certificats aux bénéficiaires. La cérémonie de remise a eu lieu hier, samedi 09 novembre 2019, à la maison des jeunes de Ratoma, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Les 87 bénéficiaires, dont 42 jeunes filles, ont reçu leurs certificats de fin de formation. Une formation organisée dans le cadre du projet de WAFRICA dénommé « Connecté à mes droits ». « Le but du projet, c’est de protéger les enfants, les jeune filles et les femmes vulnérables. Notre mission c’est d’améliorer le statut socioprofessionnel des jeunes filles. C’est de voir une Guinée prospère dans laquelle toutes les femmes et les hommes vivent le même droit y compris les enfants », explique madame Habibatou Diallo, la coordinatrice de ce projet.

Selon elle, la formation de ces dames et jeunes filles a duré quatre semaines. Elles ont été outillées sur les violences basées sur le genre et la maltraitance des enfants en particulier. « On les a formées sur la lutte contre la maltraitance des enfants. On a fait des vidéos ici par rapport à la sensibilisation. C’est une manière pour nous de sensibiliser les communautés pour qu’elles cessent vraiment ces fléaux-là. On a formé deux groupes de jeunes filles et deux groupes de femmes, que ça soit à Conakry et à Coyah », a souligné Habibatou Diallo.

La coordinatrice du projet « Connecté à mes droits » de WAFRICA se dit satisfaite du déroulement de la formation. « Je suis très ravie que le projet se soit vraiment bien passé. Et j’ai vu un peu l’engagement des femmes et des jeunes filles. Il suffit seulement de les booster et de leur apporter un plus pour qu’elles puissent se manifester elles-mêmes. Durant cette formation et la mise en œuvre de ce projet, on a compris que les femmes ont vraiment une capacité. Donc, il faut vraiment que ça soit l’État ou les autres ONG, il faut qu’on essaye de mettre en valeur les jeunes filles et les femmes », a-t-elle souhaité.

De leur côté, les bénéficiaires expriment également une grande satisfaction. C’est le cas d’Aïcha Sylla, qui en profite pour lancer un appel à l’endroit des femmes dans les foyers. « Je suis vraiment contente. J’ai appris des choses que je ne connaissais pas. Et, je vais dire aux mamans de bien suivre leurs enfants, de les emmener à l’école et de ne pas frapper les enfants. Il faut éduquer les enfants. Comme en Guinée il y a la pauvreté, c’est pourquoi beaucoup d’enfants sont exposés dans la rue. Je demande vraiment à nos mamans de ne pas donner des objets aux enfants pour vendre », conseille-t-elle.

Créée en 2006 aux Etats-Unis, l’ONG WAFRICA organise ce genre de formations en Guinée une ou deux fois par an en fonction des projets.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel: +224 622 07 93 59

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Campagne pour un 3ème mandat d’Alpha Condé : déception à Gueckédou

10 novembre 2019 à 15 03 46 114611

Le président Alpha Condé était attendu dans l’après-midi de ce dimanche, 10 novembre 2019, dans la ville de Gueckédou dans le cadre de sa campagne pour une nouvelle constitution qui lui permettrait de faire un troisième mandat après 2020.

Mais après de longues heures d’attente, les populations locales ont été déçues de voir, comme hier à Kissidougou, de constater que le chef de l’Etat a boudé leur manifestation, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com dans la préfecture.

Depuis le matin, les promoteurs d’une nouvelle constitution ont été mobilisés pour accueillir le président Alpha Condé au stade préfectoral de Gueckédou. Mais, finalement, c’est Elhadj Ahmed Tidjane Traoré qui a conduit la délégation, comme hier à Guékédou.

A noter qu’il y a trop de rumeurs qui circulent sur l’absence du président Alpha Condé dans ces manifestations organisées en sa faveur et son refus de prononcer un discours au palais du peuple, à Conakry, le 31 octobre dernier, à l’occasion de son accueil…

Nous y reviendrons !

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Accident de circulation : un homme tué par un camion-citerne à Kankan

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Un accident de la circulation a coûté la vie à un homme d’une soixantaine hier, samedi 09 novembre 2019, dans la commune urbaine de Kankan. La victime a été fauchée par un camion-citerne dans le quartier Aéroport, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

Famoro Dansoko conduisait une moto de marque KTM, lorsqu’il a brusquement rencontré le camion-citerne transportant du carburant. Le véhicule l’a violemment heurté et il a trouvé la mort. La scène s’est produite devant Aly Touré, le procureur de Kankan, qui a accepté de nous expliquer ce qu’il s’est passé. « Ce matin, j’étais en promenade à travers la ville, lorsque malheureusement je suis tombé sur cet accident mortel qui a mis en évidence un camion-citerne transportant du carburant et un vieux habillé en blanc qui était sur une moto KTM.

Le vieux sortait et le camion venait à toute allure. Malheureusement, il l’a cogné. Il est tombé et il en est mort. Il a perdu énormément de sang, vous-même vous avez vu jusqu’où se trouvait le sang. Après, on a pris des dispositions avec la protection civile qui était à côté également. Nous avons appelé les officiers de constat », a témoigné le magistrat.

Après le constat, le corps de la victime a été transporté à la morgue de l’hôpital régional de Kankan. Ses biens ont été également mis en sécurité en attendant de retrouver sa famille. « Pour le moment, on n’a pas assez de renseignements sur l’identité de la victime, mais on a utilisé le dernier appel qui était dans son téléphone. Il a été fouillé et une somme de 718 000 francs a été trouvée dans sa poche. Sa moto est également là. Et au moment venu, on va les restituer à sa famille », a dit Aly Touré.

Quant au chauffeur du camion-citerne, il a été arrêté et conduit dans les locaux du commissariat de la police routière. Le procureur de Kankan annonce l’ouverture d’une procédure judiciaire sur cette affaire.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Dalaba : inauguration de la mosquée de Diaguissa

10 novembre 2019 à 13 01 51 115111

Vieille de 300 ans, la mosquée centrale de Diaguissa, relevant de la commune urbaine de Dalaba, a été rouverte aux fidèles musulmans hier, samedi 09 novembre 2019, après sa reconstruction. Réalisés pendant 18 mois (depuis le mois de mars 2018), les travaux de reconstruction de cette grande mosquée centrale de Diaguissa ont coûté environ 250 mille dollars à Elhadj Tahirou Sow (fils de la localité), aux ressortissants et amis de Diaguissa.

La cérémonie d’inauguration de cette maison de Dieu a enregistré la présence des autorités régionales de Mamou, des représentants du Secrétariat Général aux Affaires religieuses, des autorités préfectorales, religieuses et administratives de Dalaba, des députés, de l’ancien Premier ministre, Kabiné Komara et de plusieurs fidèles, a constaté Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

Désormais cette mosquée dispose de quatre grands minarets, environ 400 places, des toilettes, une place aménagée pour les ablutions, des tapis de prière et autres matériels importés de Turquie. Ce qui a émerveillé tous les visiteurs et fidèles fortement mobilisés ce samedi à Diaguissa.

Elhadj Saïdou Sow, président du district de Diaguissa et 1er vice-maire de la CU de Dalaba

Dans son discours de bienvenue, Elhadj Saïdou Sow, président du district de Diaguissa et premier vice-maire de la commune urbaine de Dalaba a dit sa joie de recevoir tous ceux qui ont assisté à la cérémonie. L’élu local a magnifié et encouragé les liens de solidarité entre les fils de Diaguissa avant de remonter l’histoire de cette grande mosquée. « La mosquée centrale de Diaguissa a été construite vers les années 1 700 et a connu sa cinquième rénovation. Cette rénovation a été entièrement financée par les ressortissants, résidants et amis. Cette mosquée a les dimensions suivantes : 15 mètres de long sur 11 mètres de large. Notre communauté de Diaguissa a toujours œuvré pour l’unité et la paix dans le respect de la dignité humaine. Soyez rassurés que nous ne ménagerons aucun effort pour que le développement et la paix profitent à nous tous dans la fraternité », a promis Elhadj Saïdou Sow.

Alpha Aboubacar Kaala Bah, préfet de Dalaba

De son côté, le préfet de Dalaba, Alpha Aboubacar Kaala Bah, a salué cet engagement des ressortissants d’investir autant d’argent pour le rayonnement de chez eux. « Cette mosquée a été construite dans ma localité, à Dalaba. C’est une maison de Dieu où tout le monde vient prier. J’encourage les fils et ressortissants de faire autant dans tout le pays. C’est ce que le président de la République, le professeur Alpha Condé, a recommandé, que chacun travaille dans sa localité. Ça prouve que la décentralisation existe bien à Dalaba », a indiqué la première autorité de la préfecture.

Kabiné Komara, ancien Premier ministre

Présent à la cérémonie, en compagnie de ses enfants, l’ancien Premier ministre, Kabiné Komara, a dit avoir tiré trois enseignements à travers la reconstruction de cette mosquée. « Mes enfants et moi-même avons été invités par notre ami Thaïrou Sow pour participer à ce magnifique évènement qui concerne l’inauguration de la grande mosquée de Diaguissa. Je dois dire que j’ai été impressionné par trois éléments. D’abord, autour de cet évènement, il y a un rassemblement de toutes les catégories de personnes, des citoyens Guinéens, de toutes les religions mêmes parce qu’il y a d’autres confessions qui sont là, de toutes les régions. Et, ce sentiment de voir tous les Guinéens communier comme ça, c’est extrêmement réjouissant. Deuxièmement sentiment, c’est la qualité du travail qui a été fait, que d’investir comme ça dans son terroir donne à réfléchir et inciter d’autres à faire mieux. Et, le troisième sentiment, c’est l’exemple que ça donne aux Guinéens de se donner la main pour se réunir et bâtir les choses dans la paix dans la concorde. Je souhaite que ça inspire tout le monde pour que notre pays puisse aller de l’avant », a-t-il souhaité.

Ibrahima Ousmane Bah, imam de la mosquée turque de Bambéto

Au nom du secrétariat aux Affaires religieuse, l’imam de la mosquée turque de Bambéto (Conakry), Ibrahima Ousmane Bah, a dit avoir été impressionné par la qualité du matériel qui a été utilisé pour construire cette mosquée. « C’est un sentiment de satisfaction totale qui m’anime. Cela par rapport à ce que nous venons de voir, par rapport à l’organisation, par rapport à la construction de cette très belle mosquée. La construction de cette belle mosquée va en droite ligne avec la politique du gouvernement en matière de gestion des activités religieuses confiées au Secrétariat aux Affaires religieuses. Nous voyons une très belle mosquée qui va non seulement servir de lieu de rassemblement pour magnifier la grandeur d’Allah à travers les 5 prières. Ensuite, un lieu où on va prêcher l’islam, où on va enseigner l’islam, un lieu aussi où on va consolider la paix, la quiétude sociale, choses qui sont vivement recommandées à travers les enseignements du saint Coran et la traduction du prophète (paix et salut de Dieu sur lui). Nous avons vu que lorsque les citoyens s’unissent, ils peuvent mieux faire. Vous voyez l’esthétique de la mosquée qui n’a rien à envier à la mosquée turque de Conakry que j’ai l’honneur de présider. Quand je suis rentrée, on dirait que j’étais dans cette mosquée (…). C’est un exemple à suivre pour les autres ressortissants des autres localités de notre pays. Ensemble, nous pouvons beaucoup faire sans nous attendre à l’aide extérieure ; car, nous avons des gens qui non seulement ont les moyens, mais qui ont aussi la volonté de bien faire pour leur communauté ».

De Diaguissa, Dalaba, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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« Malick Sankhon assassin ! » : les Guinéens de France devant le domicile français du DG de la CNSS

10 novembre 2019 à 11 11 13 111311

Malick Sankhon, Baïdy Aribot, Colonel Ansoumane Bafoé camara, Colonel Balla Samoura… Les promoteurs de la nouvelle constitution pour un troisième mandat du président Alpha Condé et qui ont des maisons et leurs familles en France sont visés aujourd’hui par nos compatriotes vivants dans ce pays et qui défendent la Constitution guinéenne.

Lancé hier, ce vaste mouvement pourrait s’étendre dans d’autres pays occidentaux et même africains (Maroc, Sénégal, Côte d’Ivoire, Mali, etc.) pour toucher le maximum de prédateurs de l’économie guinéenne et promoteurs du 3ème mandat pour leur prouver qu’ils ne réussiront pas à tuer les enfants des autres en Guinée, détourner nos richesses et entretenir tranquillement leurs enfants ailleurs. Ce temps est révolu !

Ainsi, hier, samedi 09 novembre 2019, les Guinéens de France ont manifesté devant la maison achetée en France (Le Mans) par Malick Sankhon, Directeur Général de la Caisse nationale de la sécurité sociale, où vivent actuellement les membres de sa famille. « Malick Sankhon assassin ! Malick Sankhon criminel ! », ont-ils scandé avec des amplificateurs pour indiquer aux voisins français que le propriétaire de cette maison est impliqué dans des crimes humains en République de Guinée.

Montrant les images de quelques victimes (déjà 17 en Guinée : 15 à Conakry et 2 à Mamou) des manifestations contre le troisième mandat du président Alpha Condé, les manifestants ont dénoncé l’implication dans ces crimes du patron de la CNSS, qui disposerait une milice, soupçonnée de commettre des exactions lors des manifestations à Conakry.

Selon Ibrahima Sory Makanéra, Secrétaire fédéral de l’UFR-France et porte-parole du FNDC-France, une procédure judiciaire sera également engagée en France contre les promoteurs du 3ème mandat dont les familles résident en Europe.

En plus de Malick Sankhon, plusieurs autres familles des hauts cadres du pays sont visées par les défenseurs de la Constitution guinéenne en France. Ce sont, entre autres les familles de Baïdy Aribot (vice-gouverneur de la Banque centrale), Colonel Ansoumane Bafoé Camara (Directeur Général de la police nationale), Colonel Balla Samoura (Directeur de la gendarmerie régionale de Conakry)…

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, une vidéo de nos compatriotes défenseurs de la Constitution :

A suivre !

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Thierno Nouhou vs Oustaz Taïbou : « le combat est très loin de finir… »

10 novembre 2019 à 10 10 05 110511

Le différend qui oppose le cambiste Thierno Nouhou Diallo au prêcheur islamique Mamadou Taïbou Bah et sa femme continue de faire jaser en Guinée. Le premier, qui réclame plus de huit milliards de francs guinéens (8 000 000 000 GNF) au couple pour escroquerie, avait porté l’affaire au tribunal de première instance de Mafanco où il a obtenu gain de cause. Mais, la condamnation du prêcheur Oustaze Taïbou et de sa femme avait été infirmée à la Cour d’Appel, qui a estimé que la procédure était mal engagée. Le dossier, porté à la Cour Suprême, a tourné en faveur du prêcheur. Mais, Thierno Nouhou Diallo reste droit dans ses bottes et tient à aller jusqu’au bout pour récupérer son argent et celui de ses créanciers.

Le mardi dernier, 05 novembre 2019, la Chambre Pénale de la Cour Suprême a déclaré Thierno Nouhou « déchu de son pourvoi pour violation des articles 127, 131 de la loi L2017/003/An du 23 février 2017 ». On a coutume de dire qu’en Droit, la forme commande le fond. Ainsi, pour vice de forme, la Cour Suprême a pris cette décision qui déchoit la partie civile de son pourvoi en cassation. Une victoire pour le couple. Mais, le cambiste ne baisse pas les bras…

Le cambiste Thierno Nouhou Diallo réclame plus de 8 milliards à Oustaz Taïbou

Dans une interview accordée à Guineematin.com hier, samedi 09 novembre 2019, Thierno Nouhou Diallo a dit sa détermination à aller jusqu’au bout de cette affaire. « C’est un procès qui est à sa quatrième année. Au niveau du tribunal de première instance de Mafanco, la juge avait condamné le couple au payement de l’argent. Il leur avait infligé des peines d’emprisonnement pour escroquerie et des amendes. Ils ont interjeté appel au niveau de la Cour d’Appel. Là, le juge de fond a infirmé la décision prise en première instance. Son argument était que ce n’est pas une escroquerie. Dans son arrêt, le juge a dit que c’est une affaire commerciale. C’est ainsi que nous avons décidé de continuer au niveau de la Cour Suprême pour avoir un sursis d’exécution de cet arrêt. Parce que dans cet arrêt, la Cour d’Appel demandait à ce que je sois condamné au payement de la somme de 100 millions de francs guinéens à titre de dommages et intérêts. Arrivé à la Cour Suprême, nous avons dans un premier temps obtenu le sursis à l’exécution de cet arrêt. Pour le fond, les juges ont trouvé qu’il y a eu des erreurs de procédure, en tout cas par rapport à l’arrêt que nous avons reçu, qu’il y a eu des manquements », a expliqué notre interlocuteur.

Toutefois, Thierno Nouhou persiste dans sa position que ce dossier est bien du domaine pénal. « Depuis le début de cette affaire, la partie adverse se défend en arguant que c’est une affaire civile, mais pas pénale. Mais, nous sommes convaincus et persistons là-dessus que c’est sûr et certain qu’il y a eu escroquerie parce qu’il y a eu des manœuvres dilatoires, des manœuvres peu orthodoxes en réalité », dénonce-t-il, rappelant tout ce qu’il a subi face à un Oustaz à qui il vouait il confiance aveugle…

Le cambiste Thierno Nouhou Diallo réclame plus de 8 milliards à Oustaz Taïbou

Pour finir, Thierno Nouhou ne s’avoue pas vaincu et promet de se battre jusqu’à la victoire finale. « Malgré cette décision de la Cour Suprême, nous la partie civile dans ce dossier, nous continuerons à nous battre par rapport à nos droits, c’est-à-dire la restitution de nos fonds qui ont été pris de façon mafieuse, de façon bien planifiée. De toutes les façons, nous informons nos créanciers que nous sommes décidés à continuer le combat, parce qu’il y a encore des voies de recours qui restent. Nous apprenons qu’au niveau de la Cour Suprême, nous avons toujours une possibilité de faire un recours en annulation par rapport à ce premier arrêt de la Cour d’Appel. Nous avons aussi la possibilité de revenir dans une procédure civile pour la suite du dossier. Nous avons aussi appris qu’en matière civile, nous pouvons aller jusqu’à 30 ans. Le combat pour la réclamation de nos fonds est très loin de finir, nous sommes engagés et déterminés à faire le maximum pour notre victoire dans ce dossier », a-t-il insisté.

A suivre !

Alpha Diallo pour Guineematin.com

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Nouvelle manifestation du FNDC-Dalaba, le jeudi prochain : « ça sera du jamais vu »

10 novembre 2019 à 8 08 28 112811
Monsieur Alhassane Diallo, chargé à l’organisation du FNDC à Dalaba

Après sa première marche organisée le jeudi, 07 novembre 2019, l’antenne du FNDC à Dalaba projette une nouvelle manifestation pour le jeudi, 14 novembre prochain. Et, la structure se donne pour objectif de mobiliser un plus grand monde dans les rues de la ville pour protester contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé, a appris Guineeamtin.com à travers un de ses journalistes.

Venue un peu en retard dans la mobilisation en cours dans le pays contre le projet de troisième mandat du président Alpha Condé, la ville de Dalaba se fait déjà remarquer. Le jeudi dernier, l’antenne locale du Front National pour la Défense de la Constitution a organisé sa première manifestation de rue. Une première sortie qui fut un succès malgré les tentatives de déstabilisation menées par le préfet, se félicite monsieur Alhassane Diallo, chargé à l’organisation du FNDC à Dalaba.

« Nous à Dalaba, nous disons que nous pouvons échanger sur tout sauf le changement de la constitution. Nous sommes farouchement opposés au changement de la constitution et au 3ème mandat. Le FNDC est présent dans les 10 sous-préfectures de Dalaba. Il n’y a pas et il n’y a aura pas de 3ème mandat en Guinée. Et, c’est pour cette raison que vous avez vu toutes les personnes qui étaient dans les rues le jeudi dernier pour dire non à ce projet des autorités actuelles.

En dépit des intimidations dont certains ont été victimes de la part du préfet, il y a eu plus d’un millier de personnes dans les rues de Dalaba, il y a même des journalistes qui avaient pris part à la marche. Vous savez, le préfet avait voulu intimider les commerçants. Il avait fait décrocher certaines de nos banderoles. Cela nous a beaucoup choqués parce que ce préfet est originaire de Dalaba. Mais, au lieu de penser à développer la préfecture, il se met à menacer et à faire enfermer les gens. Mais ça, ça ne nous fera pas reculer », assure l’activiste anti-troisième mandat.

Monsieur Alhassane Diallo, chargé à l’organisation du FNDC à Dalaba

Après ce premier succès, le FNDC-Dalaba compte récidiver le jeudi, 14 novembre prochain. Et ce jour-là, la structure compte mettre le double de ceux qui ont manifesté cette semaine dans la rue. « La marche que nous prévoyons le jeudi prochain sera du jamais vu. Nous avons mis plus d’un millier de personnes dans les rues le jeudi dernier. La marche prochaine, nous ferons le double. Nous n’avons pas dit que nous ferons comme Conakry, mais nous ferons à peu près comme Conakry le jeudi prochain. Toutes les sous-préfectures se videront ce jour-là et les gens viendront manifester avec nous dans la commune urbaine. La loi fondamentale que nous avons l’une des meilleures lois que la Guinée ait connues. Donc, elle ne sera pas changée », a dit avec insistance Alhassane Diallo.

De Dalaba, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Kissidougou : l’absence du président Alpha Condé fait jaser

10 novembre 2019 à 8 08 19 111911
Alpha Condé veut changer la Constitution pour avoir un mandat à vie à la tête de la Guinée

Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, le président Alpha Condé était attendu hier, samedi 09 novembre 2019, au stade préfectoral de Kissidougou. Au-delà des partisans pour une nouvelle constitution qui étaient mobilisées, les écoles, le marché et l’administration étaient fermés pour la réception du chef de l’Etat.

Mais, à l’atterrissage de l’hélicoptère, le public a été déçu d’apercevoir d’autres personnalités conduites par Ahmed Tidjane Traoré (ancien ministre des Transports), Claude Kory Kondiano (président de l’Assemblée nationale et natif de la ville), Papa Koly Kourouma (ministre de l’hydraulique et de l’assainissement), Jean Marc Telliano (ancien ministre de l’Agriculture), Domani Doré (ancienne ministre des sports), Makanera Kaké (ancien ministre de la Communication)…

De l’aéroport au stade préfectoral, en passant par le grand rond-point, la foule attendait le président Alpha Condé avec des slogans comme « Tu ne veux pas, moi je veux, on fait comment ? Allons au référendum », « la démocratie, ce n’est pas sur Facebook ! Allons au référendum » et « Kissidougou dit oui à la nouvelle constitution ».

Prenant le micro à la tribune du stade préfectoral, le doyen Ahmed Tidiane Traoré a essayé d’expliquer l’absence du Pr. Alpha Condé par la crise politique en Guinée Bissau où il est médiateur de la CEDEAO… « Le chef de l’Etat m’a chargé un message. Il voudrait vous dire que si vous ne l’avez pas vu avec vous ce matin, cela dépend du sérieux problème qui se pose entre les cadres de la Guinée Bissau. Aujourd’hui, vous voyez ce qui se passe en Guinée Bissau, donc, subitement, le président Alpha ne pouvait pas venir puisque comme vous le savez, il est le médiateur pour mettre en accord les responsables de la Guinée Bissau », a notamment dit le chef de la mission, espérant que son patron les rejoindra dès que possible dans cette campagne.

Ahmed Tidiane Traoré, ancien ministre des Transports

Mais, ce discours n’a pas tué les rumeurs sur ce qui aurait « empêché » le président Alpha Condé d’effectuer ce déplacement. Surtout qu’il n’a même pas participé au sommet de la CEDEAO sur cette crise politique à Bissau et qu’il n’avait pas prononcé de discours au palais du peuple, à l’occasion de son accueil à Conakry, le 31 octobre…

Trouvée chez elle, une citoyenne de Kissidougou qui a quitté très tôt la réception pour regagner sa maison a dit toute sa déception aux journalistes : « Pour nous, le meeting est fini parce que le président de la République n’est pas venu. Et si on savait qu’il n’allait pas venir, on n’allait même pas se fatiguer. Regardez le monde qui se retourne à la maison. Nous sommes déçus et nous ne sommes pas contents aujourd’hui parce qu’au départ, on pensait que c’est le président qui était venu dans l’hélicoptère. Mais, nous avons découvert à la fin que ce n’est pas lui, c’est pour cela qu’on s’est retourné à la maison. Ce qui se passe maintenant au stade ne nous intéresse pas. Nos enfants ne sont pas allés à l’école aujourd’hui, même le marché a été fermé par les autorités, aucune activité n’a eu lieu aujourd’hui ».

A noter qu’un autre meeting est prévu ce dimanche, 10 novembre 2019, dans les préfectures voisines, Guéckédou et Macenta.

A suivre !

De Kissidougou, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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