Foniké Mangué : « Alpha Condé a peur… »

26 novembre 2019 à 21 09 24 112411

Comme annoncé précédemment, à l’appel du front national pour la défense de la constitution (FNDC) une marée humaine, teintée de rouge, a déferlé ce mardi, 26 novembre 2019, dans les rue de Conakry. Avec des slogans et des pancartes hostiles au régime en place, cette population compacte a parcouru la distance qui sépare le rond-point de la Tannerie à l’esplanade du stade du 28 septembre (en passant par Gbéssia-Kondébounyi, carrefour concasseur, rond-point de Hamdallaye et rond-point de Belle vue) pour protester contre tout projet de nouvelle constitution qui permettrait au président Alpha Condé de s’adjuger un troisième mandat à la tête de la Guinée.

Très satisfait de la mobilisation des Guinéens de la capitale pour « défendre la République », le coordinateur national par intérim du FNDC, Oumar Sylla, dit Fniké Mangué, s’est adressé à la foule en demandant à l’actuel chef de l’Etat de renoncer à son projet de troisième mandat, de libérer les responsables du FNDC qui croupissent en prison et de faire la justice pour toutes les victimes des exactions des forces de défense et sécurité.

« Troisième mandat, Amoulanfé ! Moutan-mou-migui sarama, mou hongny nan béra ! Moutan mou migui faghama, mou hongny nan béra (le 3ème mandat ne passera pas ! Nous, on ne paye pas les gens, c’est chez nous ici ! Nous, on ne tue pas les gens, c’est chez nous ici ; en langue soussou) », a dit Foniké Mangué pour introduire son discours.

Dans une esplanade noire de monde, le coordinateur national par intérim du FNDC a fait observer une minute de silence « pour nos camarades et compagnons de lutte citoyenne qui sont tombés sous les balles des ennemis de la République, notamment les forces de défense et de sécurité ».

Foniké Mangué a ensuite, devant cette foule qui venait d’entonner l’hymne du FNDC et l’hymne national de Guinée, salué le peuple de Guinée qui défend sa patrie.

« Peuple de dignité, de liberté, de fidélité ! Peuple de Guinée ! À travers cette grandiose mobilisation, tu viens, à nouveau, de montrer à la face du monde, ta farouche opposition à ce projet antidémocratique, liberticide, démocraticide…de troisième mandat. Et, cela, malgré l’assassinat et l’emprisonnement programmés de tes défenseurs. Peuple souverain de Guinée, contre vents et marées, contre les arrestations arbitraires, contre les assassinats programmés, restons débout, comme toujours, pour défendre ce que nous avons de plus précieux, la patrie », dit Oumar Sylla.

Sous les ovations nourries des défenseurs de la constitution de Mai 2010, le coordinateur national par intérim du FNDC a demandé la libération des responsables du FNDC actuellement en prison à Conakry et à l’intérieur du pays.

« Aujourd’hui, nous n’allons pas faire beaucoup de discours. Car, nous avons à demander à monsieur Alpha Condé gouvernance, de libérer tous nos camarades en détention. Nous demandons à monsieur Alpha Condé gouvernance de libérer le coordinateur national du FNDC, en la personne de Abdourahamane Sanoh. Nous lui demandons également de libérer nos camarades Ibrahima Diallo, Sékou Koundouno, Bill de Sam, Badra Koné, Baïlo Destin En Main, Kawou Loppet, Elie Kamano, sans oublier notre camarade arrêté à Kindia », a demandé Foniké Mangué.

Convaincu de la noblesse du combat contre le troisième mandat et visiblement satisfait de la qualité de la mobilisation du FNDC, Oumar Sylla a laissé entendre que le président Alpha Condé a actuellement peur.

« Peuple de Guinée ! Peuple de fidélité et de liberté ! Avant de vous annoncer la prochaine date de notre manifestations, je vais vous dire ceci : là où nous sommes actuellement, monsieur Alpha Condé a peur… Il est paniqué. Il ne se retrouve plus. Depuis qu’il a vu la première manifestation du FNDC, il faut dire qu’il est paniqué. Pour nous contrer, il a dit qu’il va partir à N’Zérékoré. Et, quand il est allé à N’Zérékoré, le FNDC de N’Zérékoré lui a montré qu’il n’est pas écouté à N’Zérékoré… Après, il est allé à Kankan. Le FNDC-Kankan a déposé combien de fois des lettres d’informations pour une marche pacifique à Kankan ? Mais, Alpha Condé a dit aux préfets que cette question de démocratie n’a pas sa place à Kankan. Il a dit aussi que cette question de démocratie n’a pas sa place à Siguiri. Par peur, il a dit qu’il peut accepter que le FNDC manifeste partout sauf à Kankan. Mais, ce qui est sûr, le FNDC-Kankan est en train de se préparer pour une manifestation sans précédent, pour montrer que la population de Kankan est contre le troisième mandat », a indiqué Foniké Mangué.

Pour clôture la marche de ce lundi, la coordination nationale par intérim du FNDC a réaffirmé la détermination du Front à continuer le combat jusqu’à la satisfaction de ses revendications. Il a aussi annoncé une nouvelle marche qui se tiendra du rond-point de l’aéroport au Stade de la Mission (dans la commune de Kaloum).

« Nous allons continuer jusqu’à la satisfaction de nos trois points de revendications, à savoir : la libération immédiate de tous les camarades en détention, le renoncement à ce projet de troisième mandat par monsieur Alpha Condé et la justice pour toutes les victimes des exactions des forces de défense et sécurité. Pour montrer qu’on est résolu, pour montrer qu’on est droit dans nos bottes, nous projetons une grandiose manifestation qui partira du rond-point de l’aéroport jusqu’au stade de la Mission. Le mardi, 03 Décembre 2019, tous et toutes mobilisés au rond-point de l’aéroport pour le stade de la Mission », a conclu Foniké Mangué.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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5ème marche contre le Pr. Alpha Condé : voici le communiqué du FNDC

26 novembre 2019 à 20 08 57 115711

L’appel à manifester du FNDC, ce mardi 26 novembre 2019, a été largement entendu à Conakry et dans plusieurs villes de l’intérieur du pays, dans un climat de civisme et de sérénité.

Avec plus de deux millions de manifestants, ce cinquième acte de la mobilisation du FNDC traduit de manière éloquente la volonté du peuple de Guinée, dont le temps n’entame nullement la détermination, d’en finir avec ce régime liberticide et son projet illégal et anti-démocratique de nouvelle Constitution.

L’unité et la solidarité affichées par les guinéens en cette autre journée décisive pour l’histoire de notre jeune démocratie ont mis en échec les nombreuses tentatives de division par le pouvoir.

Le FNDC félicite chaleureusement le peuple de Guinée pour sa constance et sa persévérance dans le combat qu’il mène en faveur de l’alternance démocratique, de l’État de droit, du respect des droits et libertés fondamentaux. Ce combat se poursuivra jusqu’au renoncement officiel par le pouvoir à ce projet dangereux pour la paix et la stabilité du pays, et au-delà, de la sous-région.

Le FNDC réitère par ailleurs sa solidarité totale à ses leaders ainsi qu’à tous les autres défenseurs de la Constitution arrêtés à travers le pays et soumis à une justice sommaire et arbitraire. Nous exigeons la libération immédiate et inconditionnelle de ces compatriotes dont la détention illégale n’a que trop duré. Nous exprimons notre entière compassion aux familles concernées.

Le FNDC réclame également que justice soit rendue aux familles des 22 victimes, âgées entre 14 et 32 ans, toutes tombées sous les balles des forces de l’ordre et de sécurité, lors ou en marge de ses manifestations pacifiques. Le FNDC se tient résolument aux côtés de ces familles dont la douleur est inextinguible et la soif de justice inaltérable.

Pour mettre fin à l’impunité généralisée et systématique qui s’est imposée en règle, le FNDC se réserve le droit de saisir la Cour pénale internationale et d’appeler à la mise sur pied d’une Commission d’enquête internationale chargée de faire la lumière sur les crimes et exactions perpétrés par les forces de défense et de sécurité contre de jeunes guinéens.

Le FNDC, profondément convaincu que le combat qu’il mène pour la démocratie et l’État de droit est un combat noble qui mérite tous les sacrifices, invite le peuple de Guinée à rester mobilisé pour barrer la route aux promoteurs du troisième mandat.

Les manifestations de la semaine prochaine sont prévues pour le mardi 03 décembre sur toute l’étendue du territoire national.

Conakry, le 26 novembre 2019

Ensemble unis et solidaires, nous vaincrons !

La Coordination nationale du FNDC

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Mains sales ou propres ? Cellou Dalein répond à Alpha Condé

26 novembre 2019 à 20 08 22 112211

Comme annoncé précédemment, la marche organisée par le FNDC, ce mardi 26 novembre 2019, à Conakry, a été clôturée par un meeting tenu sur l’esplanade du stade du 28 septembre, à Dixinn. A cette occasion, l’opposant Cellou Dalein Diallo a fustigé les propos tenus récemment par le président Alpha Condé à l’intérieur pays, invitant les Guinéens à poursuivre le combat pour empêcher l’actuel chef de l’Etat de s’octroyer un troisième mandat.

Dans son discours, le président de l’UFDG a commencé par féliciter les militants du Front National pour la Défense de la Constitution pour le courage dont ils font preuve depuis le début de ce combat. « Nous venons de faire une démonstration de force. L’itinéraire était long, 13 kilomètres, la chaleur était terrible, le soleil de plomb. Mais, les gens ont marché sur les 13 kilomètres, ils ne se sont pas fatigués. Ils étaient déshydratés, ils venaient montrer à Alpha Condé à quel point ils étaient déterminés à dire non au 3ème mandat. (…) Vous savez que ce vieux (Alpha Condé, ndlr) ne veut pas quitter le pouvoir. Mais, il trouvera des Guinéens plus déterminés en face. Il va quitter le pouvoir », a-t-il dit avec fermeté.

Réagissant aux propos tenus récemment par le président de la République à l’intérieur du pays, dans lesquels Alpha Condé dit qu’il ne laissera pas la Guinée dans les mains des « bandits » (ses principaux opposants, ndlr), Cellou Dalein a indiqué que cela prouve encore une fois que le chef de l’Etat actuel est un dictateur. « Je vous ai toujours dit que Alpha Condé est un dictateur. Au lieu de laisser le peuple de Guinée choisir librement son président comme le prévoient notre constitution et les lois de la République, lui, il pense qu’il va laisser le pays dans les mains propres. Mais, s’il y a bandit dans ce pays-là, tout le monde connait les bandits.

La rébellion de l’an 2000, tout le monde sait qui a organisé, l’attentat contre le président Lansana Conté en 2005, tout le monde sait, qui a fait assassiné Panival Bangoura ? Donc écoutez, les Premiers ministres dont il parle : Sidya Touré, Kouyaté, et moi, lorsque les élections étaient transparentes en 2010, nous avions totalisé 65% des suffrages exprimés. Sur quoi peut-il se fonder pour dire que les Guinéens ne veulent pas de nous ? Mais, il prend toujours ses désirs pour de la réalité. Mais, ça ne passera », a assuré le chef de file de l’opposition guinéenne, invitant les Guinéens à se préparer pour la marche du 03 décembre prochain.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Sidya Touré demande à Alpha Condé : « d’entendre la voix du peuple »

26 novembre 2019 à 19 07 54 115411

Comme annoncé précédemment, des milliers de guinéens ont manifesté ce mardi, 26 novembre 2019, à l’appel du Front National pour la Défense de la Constitution. A Conakry, la marche est partie du rond-point de la Tannerie, dans le quartier Yimbaya, pour s’achever sur l’esplanade du stade du 28 septembre 2019 (Dixinn). Comme d’habitude, un meeting a été organisé à cet endroit, et les différents leaders du FNDC ont pris la parole pour s’adresser à leurs militants. C’est le cas de l’opposant Sidya Touré, qui en a profité pour répondre aux propos que le président Alpha Condé a tenus récemment à l’intérieur du pays, dans lesquels il a traité ses opposants de « bandits ».

Selon le président de l’UFR, la première revendication du FNDC aujourd’hui, c’est « de demander la libération des détenus politiques. La libération de tous nos camarades. Libérez les détenus politiques », a-t-il lancé. « Nous venons de faire la démonstration une fois encore, que l’écrasante majorité des Guinéens se trouvent du côté du refus d’un 3ème mandat. Alpha Condé se promène entre la forêt, Kankan, Siguiri, en donnant des poings à gauche, à droite, en traitant les gens de bandits. Quand vous dépensez trois milliards de francs dans l’électricité et qu’il n’y a pas une seule ville de la République où il y a le courant, quand vous avez dépensé deux milliards de dollars dans les infrastructures routières et que vous ne pouvez pas montrer cinq (5) kilomètres de route que vous avez fait, alors où sont les bandits ?

Alors, je ne parle même pas des mines. Nous avons trop de choses de ce genre. Nous demandons à Alpha Condé d’entendre la voix du peuple, de se retirer et de permettre qu’en juin 2020, parce que c’est au mois de juin en réalité que les élections doivent se tenir. Parce que le premier tour des élections de 2010 avait eu lieu le 27 juin. Il faut que l’alternance se fasse dans notre pays. C’est notre créneau. Vous êtes sortis massivement malgré la révision du fichier électoral en cours. Certains d’entre vous sont restés (pour se faire recenser). Mais vous, vous êtes sortis pour montrer à la face du monde que notre créneau c’est le FNDC. C’est-à-dire on ne touche pas à notre constitution. A bas le 3ème mandat, Amoulanfé, Gassata, Attebena », a scandé Sidya Touré.

Cette manifestation, la cinquième depuis le début de la mobilisation amenée par le FNDC contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé, s’est déroulée sans aucun incident.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Kamsar (Boké) : la ville paralysée, malgré l’avortement de la marche du FNDC

26 novembre 2019 à 19 07 37 113711
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Comme annoncé précédemment, la manifestation que l’antenne du FNDC comptait organiser ce mardi, 26 novembre 2019, n’a finalement pas eu lieu. Mais malgré tout, la ville est restée paralysée durant cette journée, selon le constat d’un journaliste de Guineematin.com sur place.

Les activités économiques ont toutes été perturbées ce mardi dans la ville industrielle. En plus des boutiques situées en bordure de route, certains marchés comme celui dénommé « Sahara » sont restés fermés. Des commerçants interrogés par le reporter de Guineematin.com expliquent avoir fermé par peur d’éventuels troubles qui pourraient conduire à des attaques de leurs places. Par contre, l’administration, les écoles et d’autres services ont fonctionné.

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L’antenne sous-préfectorale du FNDC à Kamsar comptait manifester pour la deuxième fois ce mardi pour s’opposer au projet de changement de l’actuelle constitution, qui ouvrirait la voie à un troisième mandat au président Alpha Condé. Mais, cette manifestation a été empêchée par une incompréhension entre les membres de la structure organisatrice.

Alors que le coordinateur de cette antenne avait déjà annoncé que c’est une marche pacifique qui aura lieu, un autre membre de la structure a attendu que les citoyens se mobilisent au stade de Filima pour annoncer un changement de programme. Il a indiqué qu’à la demande des autorités locales, la marche a été annulée au profit d’un meeting.

Cette annoncé a provoqué la colère des citoyens, massivement mobilisés, et qui voulaient plutôt marcher du stade de Filima jusqu’à la devanture du siège de la sous-préfecture. Ils se sont aussitôt dispersés pour rentrer chez eux. Finalement, il n’y a eu ni marche, ni meeting.

De Kamsar, Abdoulaye N’koya Sylla, envoyé spécial de Guineematin.com

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Pas de marche à Kamsar : les militants du FNDC en colère

26 novembre 2019 à 19 07 28 112811
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Comme annoncé précédemment, l’antenne du FNDC à Kamsar prévoyait d’organiser une nouvelle manifestation ce mardi, 26 novembre 2019, pour protester contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé. Mais, en raison d’une incompréhension entre les membres de l’antenne locale du Front National pour la Défense de la Constitution, celle-ci n’a finalement pas eu lieu. Ce qui a mis les militants du front en colère, rapporte un journaliste de Guineematin.com sur place.

Pourtant, tout semblait bien parti pour cette deuxième manifestation de l’antenne du FNDC dans la sous-préfecture de Kamsar. De nombreux citoyens, habillés majoritairement en rouge, ont rallié comme prévu le stade de Filima. Ils sont venus avec l’intention de se rassembler à cet endroit avant de marcher jusqu’à la devanture du siège du siège de la sous-préfecture. Mais, alors que le stade se remplissait, une information de dernière minute est venue tout changer.

Pendant que le coordinateur de l’antenne locale du Front National pour la Défense de la Constitution donnait des consignes aux militants pour la bonne tenue de la marche, Elhadj Tafsir Diallo, un responsable de l’UFDG à Kamsar, a pris le micro pour annoncer qu’il n’y aura pas de marche. Il a indiqué qu’en lieu et place de la marche initialement prévue, c’est plutôt un meeting qui aura lieu, à la demande des autorités locales.

Abidine Baldé, coordinateur sous-préfectoral du FNDC à Kamsar

Abidine Baldé, coordinateur sous-préfectoral du FNDC à Kamsar, explique l’origine de cette situation. « Ce n’était pas un meeting qui était prévu mais plutôt une marche allant du terrain de Filima à la sous-préfecture de Kamsar. La lettre a été envoyée aux autorités qui n’ont pas voulu répondre. Entretemps, je suis parti à Conakry pour des soins, c’est à 2 heures que je suis rentré. Mais une délégation du FNDC composée des responsables des partis politiques est allée rencontrer les autorités. Les autorités ont dit que si c’est meeting, on peut le tenir, mais pas une marche alors que tout Kamsar attendait une marche », a-t-il regretté.

Ce changement de programme annoncé à la dernière minute a provoqué l’ire des militants du FNDC qui étaient déterminés à marcher dans la rue. La plupart d’entre eux ont crié à la trahison et ont quitté immédiatement le stade. Finalement, il n’y a eu ni marche, ni meeting. Certains jeunes, en colère, ont voulu même ériger des barricades sur la route à partir du marché Filima pour exprimer leur ras-le-bol face à cette situation. Mais, ils en ont été dissuadés par le coordinateur du FNDC dans la sous-préfecture.

De Kamsar, Abdoulaye N’koya Sylla, envoyé spécial de Guineematin.com

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Diffamation contre Kéira ? Lansana Diawara « rentre libre chez lui » (avocat)

26 novembre 2019 à 19 07 20 112011

L’acteur de la société civile, Lansana Diawara, n’en a pas fini avec la justice même s’il n’est plus dans les griffes de la Police Judiciaire. Convoqué hier lundi à la Direction de la Police Judiciaire, monsieur Diawara sera poursuivi pour diffamation par voie de presse au préjudice d’Alpha Ibrahima Kéira, ancien ministre de la sécurité et de la protection civile. Ainsi en a décidé le parquet du tribunal de Dixinn dans l’après-midi de ce mardi 26 novembre 2019, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon l’avocat de Lansana Diawara, son client sera jugé prochainement si le plaignant ne fait pas machine arrière. Maître Thierno Souleymane Barry a précisé que son client est déjà rentré à la maison, après avoir passé la nuit dernière à un endroit inconnu. « En fait, Lansana Diawara a été reçu par le Procureur et ses substituts. Le procureur a décidé de le poursuivre par citation directe sur la base de la loi sur la liberté de la presse, si jamais d’ici quelques temps le plaignant ne s’est pas désisté de sa cause. Il est rentré libre chez lui, ce mardi soir ».

Une situation qui réjouit l’avocat qui redoutait que client soit poursuivi selon la Loi sur la Cyber sécurité. « Il faut se réjouir que la loi L002 sur la liberté soit évoquée dans cette affaire. Mais, c’est le fruit d’une bataille menée par plusieurs personnes dans les différentes causes. On en est heureux d’autant plus que l’on se bat pour l’application des règles, pour la consolidation de l’Etat de Droit, de la démocratie en Guinée », a laissé entendre maitre Barry.

Pour rappel, c’est suite à une annonce sur sa page Facebook que Lansana Diawara a eu des démêlées judiciaires. Il aurait relayé des rumeurs faisant état d’un présumé détournement de mobiliers au ministère de la Sécurité et de la Protection Civile par Alpha Ibrahima Kéira, récemment remplacé à ce poste par Damantan Albert Camara.

Foko Millimouno et Alpha Kanso pour Guineematin.com

Tél. 628 17 99 17

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Mamou : plus de 500 jeunes en conclave pour la paix et la culture de la citoyenneté

26 novembre 2019 à 19 07 07 110711

Lancée récemment à Conakry, la caravane nationale citoyenne de la jeunesse, se poursuit dans les chefs lieux des régions administratives de la Guinée. Après Boké et Kindia, c’est la région administrative de Mamou qui a constitué la 3ème étape de ladite caravane ce mardi, 26 novembre 2019. Une initiative du ministère de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes à travers l’Agence Nationale du Volontariat Jeunesse (ANVJ), a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La cérémonie s’est déroulée à la maison des jeunes de Mamou en présence de plus de 500 jeunes volontaires et des autorités locales. Dans son discours, Mamady Diarré, secrétaire général chargé des affaires administratives de Mamou, a souhaité la bienvenue à l’ensemble des caravaniers. Il a aussi rappelé l’importance de cette caravane nationale citoyenne qui, selon lui, favorise la cohésion sociale et la paix dans le pays. Monsieur Diarré en a profité pour prodiguer de sages conseils aux jeunes.

Yomba SONO, directeur général de l’Agence Nationale du Volontariat Jeunesse

Au cours de cette cérémonie, Yomba SONO, directeur général de l’Agence Nationale du Volontariat Jeunesse, a officiellement remis aux participants les documents de loi portant institution et réglementation du Volontariat ainsi que la loi portant organisation et fonctionnement du Volontariat en République de Guinée.

Macka Baldé, directeur général adjoint de l’Agence Nationale du Volontariat Jeunesse

Pour sa part, Macka Baldé, directeur général adjoint de l’Agence Nationale du Volontariat Jeunesse (ANVJ), au nom du ministre de tutelle, a remercié l’ensemble des autorités de Mamou pour leur implication dans la réalisation de ce projet. Macka Baldé a fait une mention spéciale pour le directeur préfectoral de la jeunesse de Mamou pour son engagement en faveur des caravaniers et de la réussite de leur mission.

Plusieurs thématiques ont été développées au cours de cette cérémonie, notamment l’esprit du volontariat, la citoyenneté et la protection de l’environnement. La rencontre a pris fin des animations culturelles et artistiques dans une ambiance festive.

La région administrative de Labé sera la prochaine étape de cette caravane qui va sillonner toute la Guinée.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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Labé : une marée humaine dans la rue pour dire NON à un 3ème mandat

26 novembre 2019 à 18 06 41 114111

Tout comme à Conakry, de nombreux citoyens ont manifesté ce mardi, 26 novembre 2019, dans les rues de Labé. Ils protestaient une nouvelle fois contre un éventuel troisième mandat pour le président Alpha Condé, rapporte un correspondant de Guineematin.com dans la ville.

Comme d’habitude, les habitants de Labé ont massivement répondu à l’appel de l’antenne locale du Front National pour la Défense de la Constitution. Ils se sont rassemblés au rond-point Hoggo M’Bouro, au quartier Ley Saré, et ont marché jusqu’au carrefour Tinkisso, dans le quartier Kouroula.

Younoussa Baldé, responsable des jeunes de l’UFDG à Labé

Selon Younoussa Baldé, le responsable des jeunes de l’UFDG à Labé, « cette énième manifestation a pour objectif d’exiger le respect de la constitution de mai 2010, la libération des responsables du FNDC détenus à Conakry, et la justice pour tous ceux qui sont tombés dans l’exercice de leurs libertés et droits fondamentaux. Un troisième mandat et un pouvoir à vie ne passeront jamais en République de Guinée », a-t-il assuré.

Mamadou Aliou Sampiring Diallo, premier vice-maire de la commune urbaine de Labé

Abondant dans le même sens, le premier vice maire de Labé, Mamadou Aliou Sampiring Diallo, a appelé le président Alpha Condé à renoncer à son projet de référendum constitutionnel, qui lui ouvrirait la voie à un troisième mandat. « Le professeur Alpha Condé et son clan doivent quitter s’ils veulent aller dans le non-respect de la loi. Mais, s’il (Alpha Condé, ndlr) veut quitter aussi comme Blaise Compaoré, il s’en ira aussi.

Le peuple de Guinée a besoin de sécurité, d’infrastructures routières, de santé. Mais aujourd’hui, on n’a rien en Guinée. Ce que nous pouvons dire au président Alpha Condé et son gouvernement, c’est de renoncer au référendum et au troisième mandat. Aujourd’hui, nous demandons à tout le monde d’aller se faire recenser pour ne pas laisser la place à Alpha Condé », a-t-il lancé, sous les ovations du public.

A noter que cette autre manifestation du FNDC s’est déroulée sans incident.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Manif contre le 3ème mandat pour Alpha Condé : le FNDC Kindia défie les autorités communales

26 novembre 2019 à 18 06 39 113911

Le du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) ont bravé les autorités communales de Kindia pour protester contre le projet de 3ème mandat pour Alpha Condé. Malgré l’interdiction faite par les autorités, les leaders du FNDC et leurs partisans étaient dans les rues de la cité de la cité des agrumes ce mardi, 26 novembre 2019, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Aux environs de 12 heures, les leaders du FNDC de Kindia et leurs partisans ont bravé l’interdiction de marcher contre le 3ème mandat pour Alpha Condé. Les protestataires sont sortis pour exiger la libération de leurs collègues détenus à la maison centrale de Kindia, mais aussi et surtout exprimer leur mécontentement contre le 3ème mandat.

Malgré le quadrillage du centre-ville par les forces de l’ordre suite à l’interdiction de la marche, le FNDC a maintenu son programme. Kémo Mali Fofana, coordinateur régional par intérim du FNDC Kindia, est revenu sur les objectifs de la manifestation. « La marche d’aujourd’hui s’inscrit dans deux logiques : la première logique consiste à dénoncer les arrestations arbitraires, illégales, injustes dont les autorités communales se sont données l’habitude en interdisant nos marches, pourtant reconnues même par la constitution. C’est la raison pour laquelle nous sommes aujourd’hui descendus dans les rues pour s’opposer à cette décision illégale. On ne va jamais accepter de se soumettre face à n’importe quelle décision illégale. C’est pourquoi nous sommes ici, pour dire NON au 3ème mandat. La deuxième logique, c’est de dire que nous voulons, sans condition, la libération de nos camarades détenus à la prison civile de Kindia », a lancé monsieur Fofana.

En outre, le coordinateur du FNDC de Kindia a fait savoir qu’aucune interdiction n’aura raison de leur détermination. « Les autorités vont mille fois interdire la marche, nous allons aussi mille fois sortir pour marcher. Le jour où le président Alpha CONDE va prendre l’initiative de parler au sein des médias publics pour dire NON au 3ème mandat, nous allons aussi cesser de manifester », a-t-il laissé entendre.

Ce mardi, les opposants au 3ème mandat ont marché sur une petite distance, allant du carrefour CFAO au Libraport, où les forces de l’ordre leur ont complètement barré la route. Les manifestants ont évité tout affrontement en rebroussant chemin.

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Manifestations contre le Pr. Alpha Condé en Guinée : voici un communiqué du Gouvernement

26 novembre 2019 à 18 06 23 112311

Comme indiqué dans nos précédentes dépêches, les Guinéens étaient dans les rues pour la cinquième fois ce mardi, 26 novembre 2019, pour protester contre un changement de constitution qui donnerait la possibilité au président Alpha Condé de se maintenir au pouvoir au-delà de son deuxième et dernier mandat.

Dans un communiqué transmis aux médias ce soir, le Gouvernement, à travers le département de la Sécurité, annonce que les manifestations enregistrées aujourd’hui à Conakry et à l’intérieur du pays se sont déroulées « sans incident majeur ».

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité de ce communiqué :

COMMUNIQUE DU MINISTÈRE DE LA SÉCURITÉ ET DE LA PROTECTION CIVILE LE MARDI 26 NOVEMBRE 2019 – MANIFESTATION DU FNDC LE MARDI 26 NOVEMBRE 2019 SITUATION DE 10 HEURES A 16 HEURES 20 MN

A Conakry :

Le Mardi 26 Novembre 2019, le cortège des manifestations du FNDC est parti du rond-point de la Tannérie pour l’Esplanade du Stade du 28 Septembre à 12 Heures 50 mn, en passant par les ronds-points de l’Aéroport, de Gbessia Kondébounyi, de Hamdallaye et la Belle-vue.

Le cortège des manifestants est arrivé à l’Esplanade du Stade du 28 Septembre à 16 Heures 19 mn, sans incident majeur signalé en dehors de la chute d’un motard manifestant au niveau de Sérème sur la T1 à 14 heures 07 mn entraînant des blessures. Il a été d’urgence transporté à l’hôpital pour des soins d’urgences.

A l’intérieur du pays :

Des manifestations de quelques centaines de personnes ont eu lieu à Télimélé et à Labé sans incident majeur.

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

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Cellou et Sidya répondent à Alpha Condé : des milliards de dollars détournés ! Où sont les bandits ?

26 novembre 2019 à 17 05 54 115411

A l’occasion du meeting qui a bouclé la marche de ce mardi, 26 novembre 2019, les leaders de l’opposition ont répondu au discours que le président Alpha Condé a prononcé lors de son meeting du 16 novembre à N’Zérékoré. On se rappelle que le chef de l’Etat avait accusé ses adversaires politiques (qu’il appellera ennemis à Kankan) de bandits…

Face à une marée rouge farouchement opposée à un troisième mandat du président Alpha Condé, Sidya Touré a répondu. Pour le président de l’UFR, les bandits à col blanc se trouvent dans le régime actuel. L’ancien Premier ministre estime que des milliards de dollars ont été détournés dans les secteurs de l’énergie et des travaux publics. Selon Sidya Touré, plusieurs milliards de dollars ont été décaissés pour des résultats décevants. « Plusieurs milliards de francs guinéens investis pour quelques kilomètres de routes », a-t-il rappelé.

De son côté, Cellou Dalein Diallo ne s’est pas contenté d’attaquer le président Alpha Condé dans sa gestion actuelle de la Guinée. Sans donner de nom, le chef de file de l’opposition guinéenne estime que tout le monde connaît celui qui était derrière l’attaque du cortège du Général Lansana Conté (deuxième président de la Guinée) à Enco 5. Ne se limitant pas à ce cas, Cellou Dalein Diallo a rappelé la mort tragique de Sama Panival Bangoura lors de l’attaque rebelle dont la République de Guinée avait été victime entre 2000 et 2001.

A suivre !

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Conakry : le 3 décembre, le FNDC marchera de l’aéroport au stade de la Mission (Kaloum)

26 novembre 2019 à 17 05 27 112711

C’est le coordinateur national par intérim du FNDC, Foniké Mengué, qui a fait l’annonce en clôturant les discours au meeting qui a bouclé la cinquième marche contre un troisième mandat d’Alpha Condé. Le mardi prochain, 03 décembre 2019, les manifestants marcheront entre l’aéroport de Conakry et le stade de la Mission, à Kaloum, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était à la marche.

C’est une marée humaine qui a déferlé à l’Esplanade du stade du 28 septembre dans l’après-midi de ce mardi, 26 novembre 2019. Les manifestants avaient trois principales revendications : la libération des leaders et militants du FNDC, le renoncement solennel du président Alpha Condé à son projet de changement constitution (qui lui offrirait la possibilité de briguer un troisième mandat) et la justice pour les victimes des manifestations (une vingtaine de citoyens tués depuis le 14 octobre dernier).

A la fin du meeting, Foniké Mengué, le coordinateur national par intérim du FNDC, a annoncé que la prochaine marche qui se déroulera le mardi prochain partira du carrefour de l’aéroport pour le stade de la Mission, dans la commune de Kaloum.

A suivre !

De Dixinn, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Marche contre Alpha Condé à Conakry : suivez les discours (live)

26 novembre 2019 à 16 04 34 113411

Comme à l’occasion des autres marches, c’est une marée rouge qui s’est ébranlée sur l’Esplanade du stade du 28 septembre, ce mardi, 26 novembre 2019, pour protester contre la volonté du président Alpha Condé de changer la constitution guinéenne dans le but de s’offrir un mandat de plus à la tête du pays.

Conduits par le coordinateur national par intérim du FNDC, Foniké Mengué, et les leaders de l’opposition dont Cellou Dalein Diallo de l’UFDG et Sidya Touré de l’UFR, les manifestants exigent également la libération des dirigeants du FNDC et la justice pour les victimes des manifestations, déjà une vingtaine depuis le 14 octobre dernier.

En attendant de revenir plus amplement sur la marche d’aujourd’hui, Guineematin.com vous propose de suivre en direct le meeting au point de ralliement de la marche :

Ibrahima Sory Diallo, Mamadou Baïlo Kéita, Siba Guilavogui, Fatoumata Diouldé Diallo et Mamadou Mouctar Baldé reviendront sur la marche

A suivre !

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Marche du FNDC : pas de cours dans certaines écoles de Conakry

26 novembre 2019 à 16 04 24 112411

Les cours ont été perturbés ce mardi, 26 novembre 2019, dans plusieurs écoles situées le long de la route le Prince, à Conakry. Selon certains élèves interrogés par un reporter de Guineematin.com, leurs enseignants ne sont pas allés à l’école à cause de la manifestation contre un troisième mandat organisée aujourd’hui par le FNDC.

Thierno Yalen Diallo, élève au groupe scolaire Badrou Deen

Dans la plupart des écoles qui se trouvent dans la zone Hamdallaye-Bambéto-Cosa, les élèves ont été libérés à 10 heures, ce mardi. « Les professeurs ne sont pas venus. Nous, on avait un seul professeur présent, celui qui donne les cours de philosophie. On est restés donc avec lui jusqu’à 10 heures. Après, le directeur nous a libérés en nous demandant de rentrer à la maison », a expliqué Thierno Yalen Diallo, élève au groupe scolaire Badrou Deen.

Hassanatou Bah, élève en classe de 8ème année au collège Koloma

La même chose s’est passée au collège Koloma. Hassanatou Bah, élève en classe de 8ème année, indique aussi qu’ils ont fait cours jusqu’à 10 heures. « On a fait un seul cours, de 8 heures à 10 heures, avec le professeur de Géographie. Puisqu’il n’y avait pas un autre qui était présent, la principale nous a dit de rentrer à la maison. C’est parce qu’il y a la manifestation du FNDC que les professeurs ne sont pas venus à l’école », a-t-elle affirmé.

Abdoulaye Bademba Sow, élève en classe de 8ème année au collège Koloma

Abdoulaye Bademba Sow, également élève en classe de 8ème année au collège Koloma, regrette cette situation et invite les enseignants à se rendre à l’école. « Je demande aux professeurs de venir nous donner les cours, les manifestations du FNDC ne doivent pas les empêcher d’aller à l’école alors que nous, les élèves, nous y allons. Nous voulons qu’ils viennent nous donner les cours », a lancé cet élève.

A noter que cette situation n’est pas une première. Le plus souvent, les manifestations politiques perturbent les cours dans les écoles situées dans cette zone chaude de Conakry.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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Problèmes au sein du FNDC-Boké : la marche de ce mardi reportée

26 novembre 2019 à 16 04 12 111211

Bien qu’autorisée par les autorités locales, la marche qui était prévue ce mardi, 26 novembre 2019, à Boké, n’a pas eu lieu. Elle a été reportée à la semaine prochaine, selon le coordinateur régional du Front National pour la Défense de la Constitution, interrogé par le correspondant de Guineematin.com à Boké. Lamarana Bah indique que ce report s’explique par des problèmes survenus entre les membres du FNDC.

« La marche a été autorisée par la mairie et on était sortis pour mobiliser les marcheurs, mais il y a eu des problèmes interne entre les membres de la société civile et les partis politiques. Donc, nous avons préféré reporter la marche à une date ultérieure afin de résoudre les problèmes à l’interne. Nous avons rejeté la manifestation à cause des problèmes internes, pas parce qu’il n’y a pas eu de mobilisation. Il faut qu’on lave le linge sale d’abord », a déclaré Lamarana Bah.

L’activiste de la société civile dit ne pas connaître le véritable problème qui oppose les membres de l’antenne régionale du FNDC qu’il dirige. Il promet toutefois que celui-ci sera aussitôt résolu et que les manifestations contre un troisième mandat se poursuivront à Boké. « Je ne sais pas ce qui se passe, mais de toutes les façons il y a quelque chose qui cloche. Je vais programmer une réunion d’urgence afin de trouver une solution. Et la semaine prochaine, nous allons continuer les manifestations », a-t-il assuré.

Selon nos informations, les acteurs de la société civile membres du FNDC-Boké reprochent aux représentants locaux des partis politiques d’opposition de ne pas s’impliquer dans la mobilisation lors des manifestations. C’est ce qui aurait provoqué des malentendus entre les deux parties.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628-98-49-38

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5ème marche contre Alpha Condé à Conakry : nos vidéos en live

26 novembre 2019 à 14 02 31 113111

Comme indiqué dans nos précédentes dépêches, les acteurs politiques et de la société civile sont dans la rue ce mardi, 26 novembre 2019, à Conakry et dans certaines villes de la Guinée profonde.

A Conakry, cette marche se déroule en ce moment entre le carrefour de la Tannerie et l’Esplanade du stade du 28 septembre, en passant par le carrefour de l’aéroport, Gbessia, Kondébondji, Hamdallaye et Belle Vue.

Ces manifestations, lancées le 14 octobre dernier, visent à contraindre le président Alpha Condé à renoncer à son projet de changement constitutionnel qui lui permettrait de briguer un troisième mandat. Mais, à la veille de la première marche, les leaders du FNDC ont été interpellés, et depuis le début des manifestations, une vingtaine de citoyens ont été tués et de nombreux autres arrêtés. Ce qui fait qu’en plus de l’abandon du projet par Alpha Condé, se greffent désormais deux autres points de revendications : la libération des prisonniers et la justice pour les victimes.

En attendant de revenir sur la marche de ce mardi, 26 novembre 2019, Guineematin.com vous propose, ci-dessous, les vidéos réalisées en direct par nos reporters :





A suivre !

Ibrahima Sory Diallo, Mamadou Baïlo Kéita, Siba Guilavogui, Fatoumata Diouldé Diallo et Mamadou Mouctar Baldé reviendront sur cette marche à Conakry

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Marche contre le 3ème mandat en Guinée : ce qu’en disent des jeunes opposants

26 novembre 2019 à 14 02 25 112511

Comme annoncé précédemment, une foule immense est mobilisée ce mardi, 26 novembre 2019, à la Tannerie, dans le cadre de la marche contre le 3ème mandat. Plusieurs jeunes gens, venus battre le pavé de la Tannerie au stade du 28 septembre de Dixinn, ont confié à notre reporter leur récrimination contre le régime du président Alpha Condé, l’opposant historique qui veut se maintenir au pouvoir au-delà de son mandat constitutionnel, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le carrefour de la Tannerie, dans la commune de Matoto est envahi par une foule immense d’opposants au 3ème mandat en Guinée. Les jeunes de Conakry ne se font compter cette mobilisation, la cinquième du genre depuis le lancement des manifestations du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) le 14 octobre 2019. Nombre d’entre eux, interrogés par notre reporter, ont expliqué les raisons de leur présence à cette marche.

Décryptage !

Oumar Pathé Barry

Oumar Pathé Barry : « toujours, c’est pour les mêmes causes, la même détermination pour lutter contre ce projet du troisième mandat. Nous sommes là pour marcher et montrer notre détermination à combattre les promoteurs de la nouvelle constitution. Ma lutte n’a pas commencé aujourd’hui et je suis sorti comme les autres guinéens du Front National pour la Défense de la Constitution pour manifester ».

Mamadou Dian Diallo

Mamadou Dian Diallo : « c’est l’acte 5 du FNDC. Donc, nous sommes là pour répondre à cet appel. Depuis plusieurs semaines maintenant nous sommes dans la rue pour protester contre un projet qui a été fabriqué par le régime d’Alpha Condé et un certain clan qui veulent prendre le pays en otage ».

Oumar Tini Sylla

Mohamed Tini Sylla : « je suis venu ici pour manifester contre le troisième mandat d’Alpha Condé. Parce que le troisième mandat là n’est pas bon pour nous. Nul ne doit encaisser plus de deux mandats en Guinée, je suis là pour lutter contre ça. Si Alpha Condé réussit à faire ce troisième mandat, tous les autres présidents qui viendront après lui feront la même chose. Je suis là pour contribuer à ma manière afin d’empêcher ce troisième mandat. C’est une lutte, c’est jusqu’au bout et puis gare à Alpha Condé de convoquer un referendum ».

Mamadou Dian Baldé

Mamadou Dian Baldé : « nous sommes là comme toujours pour réaffirmer notre désapprobation à un mandat de plus pour le Professeur Alpha Condé. Nous lui demandons de faire une annonce publique et de se refuser un troisième mandat. Et nous demandons encore la libération de nos frères combattants de la liberté, Abdourahmane Sanoh et ses amis ».

Mamadou Sanoussy Diallo, activiste de la société civile

Mamadou Sanoussy Diallo, activiste de la société civile : « ce sont des raisons énormes qui m’ont amené à venir manifester ici pour l’acte 5 de la marche pacifique du FNDC. Au niveau de la famille, j’ai plusieurs frères qui ont été arrêtés et d’autres ont été contraints de quitter le pays pour s’exiler en Europe. C’est le cas de mon frère Amadou Para Diallo, qui n’est plus là, et l’autre a été arrêté lors de la dernière manifestation, il se trouve à la maison centrale de Conakry. C’est tout ce qui m’a poussé de sortir encore et à chaque fois que le FNDC appelle à manifester contre le troisième mandat, je sortirai parce que c’est un combat noble. Les menaces faites à mes parents me galvanisent à continuer ce combat jusqu’à la dernière goutte de mon sang. Au prix de ma vie, je vais combattre ce projet de troisième mandat ».

Propos recueillis par Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Marche du FNDC : les activités tournent au ralenti à Kaloum

26 novembre 2019 à 13 01 39 113911

La marche pacifique appelée par le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) ce mardi, 26 novembre 2019, a entraîné une paralysie de certaines activités à Kaloum, le centre administratif et des affaires de la capitale guinéenne. La presqu’île est peu animée même si la marche se tient dans la banlieue de Conakry, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Même si quelques banques sont ouvertes à Kaloum, plusieurs boutiques et magasins sont fermés, la circulation est timide. Aucune audience n’est programmée au tribunal de première instance de Kaloum. Au marché Niger, des boutiques sont fermées. Seuls quelques étalagistes et des vendeurs d’eau minérale sont visibles sur les lieux.

Le long de la route Belle Vue-Dixinn-Donka-Kaloum, les activités tournent au ralenti. Aux environs de 11h, contrairement aux autres jours, le centre administratif de Conakry est peu animé.

Mohamed DORE de Kaloum pour Guineematin.com

Tél. : 00224 622 07 93 59

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Santé communautaire à N’zérékoré : Terre des Hommes se penche sur les acquis du projet ReCLASS

26 novembre 2019 à 13 01 20 112011

L’atelier de revue du projet de Renforcement de la Collaboration entre les Collectivités Locales et les Autorités Sanitaires (ReCCLAS), s’est ouvert hier lundi, 25 novembre 2019, dans la salle de conférence du Centre de Formation Professionnelle (CFP) de N’zérékoré. C’est une initiative du comité de pilotage composé de Terre des Hommes et ses partenaires AGIL (Alliance promoting Gouvernance and Local Initiatve) et PRIDE/Guinée (Programme Intégré pour le Développement de l’Entreprise) en collaboration avec la direction régionale de la santé. La démarche se situe dans le cadre « des mécanismes de suivi évaluation en vue d’analyser les résultats atteints au regard des cibles fixées dans la matrice du cadre logique, d’identifier les facteurs internes et externes ayant affecté les performances du projet et de proposer des mesures correctrices », rapporte le correspondant de guinéematin.com dans la préfecture.

Ils sont au total 88 participants, venus des 25 collectivités locales de la région administrative de N’Zérékoré, à prendre part cette revue de deux jours.

Dr Adama Kaba, Directeur régional de la santé de N’zérékoré

L’honneur est revenu à Dr Adama Kaba, directeur régional de la santé, de planter le décor. « Après deux années de mise en œuvre du projet ReCCLAS, la présente revue est une opportunité d’évaluer l’ensemble des activités réalisées par le projet de novembre 2017 à novembre 2019 et de faire une projection sur l’année suivante, tout en considérant des recommandations issues de cette revue. Nous sommes persuadés que les recommandations qui seront issues de vos discussions permettront d’améliorer le niveau d’atteinte des indicateurs en particulier et le niveau de mise en œuvre du projet en général ».

David Bridier, représentant pays de l’ONG Terre des hommes

Prenant la parole, David Bridier, représentant pays de l’ONG Terre Des Hommes à N’Zérékoré, a rappelé l’objectif de cette revue. « Cette revue a pour objectif de faire le point sur la qualité de la concertation et la collaboration entre les DPS (Directions Préfectorales de la Santé) et 25 collectivités locales dans la préfecture de Lola, Beyla et N’Zérékoré ; faire le point sur le renforcement par le projet ReCCLAS des capacités de 25 Communautés Locales (CL) dans les préfectures de Lola, Beyla, et N’Nzérékoré ; à soutenir le développement et le fonctionnement du système de santé au niveau local en appuyant l’application du processus de décentralisation et de déconcentration ; faire le point sur le renforcement par le projet ReCCLAS des 25 CL des préfectures de Lola, Beyla et N’Zérékoré pour la promotion de la demande de soins par la population près des structures sanitaires de base ; faire le point sur l’amélioration de la qualité de l’offre de soins de santé primaire dans les centres de santé ciblés par le projet avec un focus santé maternelle et infantile ; proposer des recommandations pour corriger les goulots d’étranglement identifiés, accélérer la mise en œuvre des activités du plan d’action post-revue, et améliorer la performance d’ici novembre 2020 ».

Pour sa part, Oumar Nabé, chef de cabinet du gouvernorat de N’Zérékoré, a invité les participants à insérer le programme sanitaire dans leur Programme de Développement Local. « Ce projet pour lequel nous sommes réunis ici s’inscrit dans le cadre de la politique du chef de l’État qui souhaite que la santé communautaire soit le socle de l’accès de la population à une couverture universelle maladie. C’est pourquoi, j’interpelle tous les maires des communes rurales bénéficiaires de ce projet à veiller que les élus locaux prennent en compte la dimension de la santé communautaire dans leurs plans de développement local (PDL) et les Programmes Annuels d’Investissement (PAI) et la politique national de la santé communautaire pour le bonheur de nos populations ».

Antoine Gbogolo Soromou, maire de Lola

Du côté des participants, Antoine Gbogolo Soromou, président du conseil des maires de la Guinée Forestière et maire de Lola, au nom de ses collègues, a salué les résultats du projet ReCCLAS dans les 25 collectivités locales. « La première phase du projet PASA (Programme d’Appui à la Santé) a été un réel succès, et donc si aujourd’hui, ils font un atelier pour essayer de recadrer et voir qu’est-ce qui n’a pas marché, qu’est-ce qui a marché, donc il faut les encourager. Et je pense que c’est extrêmement important ».

À noter que le projet ReCCLAS est cofinancé par l’Agence Française de Développement (AFD) et l’Union Européenne dans le cadre du 10ème FED (Fonds Européen de Développement) pour une durée de 36 mois, avec un budget global de 2 millions 400 mille Euros.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél. : +224620166816/666890877

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