Le DPJ de Tougué à Kassory Fofana : « nous soutenons la révision constitutionnelle »

21 novembre 2019 à 19 07 24 112411

A l’occasion de la réception ce jeudi, 21 novembre 2019, du Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana (parti effectuer le lancement de l’agence nationale d’inclusion économique et sociale) à Tougué, le directeur préfectorale de la jeunesse de la cité de Thierno Saliou Balla Mö Koïn a exprimé l’adhésion « des jeunes de Tougué » au projet de changement de l’actuelle constitution de la Guinée.

A la faveur d’une allocution dans laquelle il a présenté Tougué comme « un terminus », Saïkou Oumar Baldé a déclaré, sans ambages, le soutien des jeunes de cette localité aux « idéaux de révision constitutionnelle » qui fait actuellement débat dans le pays, a appris le correspondant de Guineematin.com dans cette préfecture.

Saïkou Oumar Baldé, Directeur préfectoral de la jeunesse de Tougué

« Cette date du 21 novembre sera marquée en lettre capitale dans les annales de l’histoire de Tougué, cité de l’illustre Thierno Saliou Balla Mö Koïn… excellence monsieur le Premier ministre, un adage nous dit : quand le soleil brille, ouvre lui la porte », a entamé Saïkou Oumar Baldé, devant les populations qui se trouvaient au stade préfectoral de Tougué.

Poursuivant son allocution, le directeur préfectoral de la jeunesse de Tougué a laissé entendre que c’est le peuple de Guinée qui a fait des prières afin que Dieu lui fasse goûter les délices de la démocratie. « Cet appel a été entendu, à notre grand honneur, par l’accession à la magistrature suprême de son excellence le Professeur Alpha Condé, premier président démocratiquement élu. Sans démagogie, la jeunesse vous ouvre largement les portes à Tougué. Ce mandat nous ait dédié ; et, nous sommes et resterons les premiers bénéficiaires », a dit Saïkou Oumar Baldé, tout en énumérant le déficit de personnel et la vétusté du bâtiment qui abrite la direction qu’il dirige en tant que bénévole.

Visiblement très honoré de la présence du Premier ministre dans cette ville, qui est vieille de plus d’un siècle, le directeur préfectoral de Tougué a exprimé le soutien des jeunes de Tougué à un changement constitutionnel en Guinée.

« Honorables hôtes, votre présence à Tougué nous honore, nous rassure, nous encourage et nous galvanise à plus d’un titre. Elle traduit la ferme volonté du chef de l’Etat et de son gouvernement à œuvrer pour l’épanouissement des jeunes. La jeunesse laborieuse de Tougué est et restera tournée vers le développement…Tougué a été fondée en 1901 ; et, elle brille aujourd’hui par sa vétusté et toutes les priorités de développement sont prioritaires. Nous espérons que la réalisation des activités programmées (bitumage de la route Labé-Koukoutamba-Dinguiraye, barrage hydroélectrique de Koukoutamba…) sera génératrice d’emploi et participera au désenclavement de Tougué. Ainsi, notre préfecture cessera d’être un terminus, mais plutôt un passage obligé pour tout voyageur. Par la même occasion, nous vous réitérons notre totale adhésion au programme de changement pour le développement économique, social et politique de notre pays, prôné par le Professeur Alpha Condé. Nous soutenons sans réserve les nobles idéaux de paix, de progrès, de prospérité et de la révision constitutionnelle de notre pays », a conclu Saïkou Oumar Baldé.

De Tougué, Alpha Ibrahima Baldé pour Guineematin.com

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Manque de sociétés minières à N’zérékoré : un opposant impute la responsabilité à Alpha Condé

21 novembre 2019 à 18 06 40 114011

La manifestation du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) a connu une forte mobilisation des citoyens de N’zérékoré ce jeudi, 21 novembre 2019. De nombreux discours, très caustiques contre les promoteurs du 3ème mandat, ont été tenus à Terrain Rouge de la Scierie qui a servi de cadre au meeting après la marche. Moise Haba du Bloc Libéral (BL) en a profité pour dénoncer la fermeture par Alpha Condé des sociétés en région forestière, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le FNDC de N’zérékoré a drainé du monde ce jeudi pour dénoncer les velléités du président Alpha Condé de s’accrocher au pouvoir. L’occasion a été mise à profit par de nombreux acteurs pour dénoncer la mauvaise gestion de notre pays par le régime actuel.

Moise Haba du Bloc Libéral

Dans son discours, le représentant local du Bloc Libéral (BL), Moise Haba, a accusé le président de la République d’avoir fermé toutes les sociétés minières de la région forestière. « Il y a des gens qui sont partis mentir, pour dire qu’il n’y a pas de Non (Non au 3ème mandat, ndlr) à N’zérékoré. Mais, vous avez démontré qu’on ne veut pas de 3ème mandat. Alpha condé est venu trouver qu’il y avait des sociétés minière à N’Zérékoré. C’est lui qui a fermé les sociétés minières, c’est lui qui a fermé Zogota, c’est lui qui a fermé Simandou, c’est lui qui a fermé Nimba. Ça veut dire que les sociétés minières n’aiment pas Alpha Condé. Il doit partir pour qu’on ait du travail à Nzérékoré. C’est pourquoi, le Bloc Libéral vous dit que ce n’est que le début de la marche. On va vous lancer d’autres rendez-vous, pour que la prochaine fois, tout N’Zérékoré soit mobilisé pour barrer la route à tous ceux qui ont passé tout leur temps en train de promettre aux pauvres populations. On en a marre des promesses. A bas les promesses », a martelé Moise Haba.

Nzérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Passerelle de Koloma : après l’opérationnalisation, un autre défi se pose

21 novembre 2019 à 18 06 03 110311

Quelques mois après sa construction, la passerelle de Koloma marché a été rendue opérationnelle le lundi dernier, 18 novembre 2019. Désormais, les piétons doivent emprunter ce pont en fer pour traverser la route. L’objectif est de faciliter la circulation et surtout mettre fin aux accidents de la circulation enregistrés sur les lieux. Sur le terrain, certains peinent à s’habituer à cette nouvelle voie alors que d’autres saluent une importante initiative, a constaté un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Pour l’heure, beaucoup de piétons peinent à emprunter la passerelle. Certains trouvent cette voie épuisante alors que d’autres trouvent qu’il est plus rapide de traverser directement la route que de monter sur ce pont. C’est pourquoi d’ailleurs, des policiers ont été déployés sur les lieux pour obliger les citoyens à emprunter la passerelle en question. Ce sont ces agents qui ont rappelé Saoudatou Sow à l’ordre.

Madame Saoudatou Sow

« Tout à l’heure, j’ai essayé de traverser la route sans emprunter la passerelle, mais les policiers m’en ont empêché. Et quand j’ai utilisé la passerelle, je me suis rendue compte que c’était plus sécurisé et garanti, car tu n’as pas peur d’être victime d’accident. Je demande aux citoyens qui refusent d’utiliser cette voie d’accepter d’emprunter le pont afin d’éviter des accidents. Parce que mieux vaut souffrir pour traverser que de perdre la vie dans un accident », explique Saoudatou.

Monsieur Amadou Sarah Sow

Tout comme cette dame, Monsieur Amadou Sara Sow apprécie aussi positivement la mise en place de cette passerelle au niveau du marché de Koloma. Une zone très fréquentée aussi bien par des véhicules que des piétons. « C’est une très bonne chose, surtout pour nous les vieux qui ne faisons pas d’exercices physiques. Car, en utilisant cette passerelle, nous faisons un peu de sport, ce qui peut améliorer notre santé. Je demande aux autorités de construire un muret sur le terre-plein pour obliger les citoyens à emprunter cette passerelle et éviter les risques liés à la traversée de la route », propose ce citoyen.

Mamadou Oury Sow

Du côté des chauffeurs aussi, on salue cette initiative des autorités du pays. Mamadou Oury Sow, conducteur de taxi sur cette route, pense que cela va lui permettre de circuler plus facilement à ce niveau avec moins de risques. « C’est une très belle initiative, car c’est avantageux non seulement pour nous les chauffeurs mais aussi pour les piétons. Parce que ça nous permet de circuler librement et de diminuer les risques d’accidents », a-t-il réagi.

Après l’opérationnalisation de cette passerelle, le défi est celui d’amener les piétons à l’emprunter.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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Marché de Taouyah : les petits vendeurs racontent leurs difficultés quotidiennes

21 novembre 2019 à 17 05 43 114311

La Guinée, à l’instar des autres pays du monde, a célébré hier, mercredi 20 novembre 2019, le 30ème anniversaire de la Journée Internationale des Droits de l’Enfant. Un moment privilégié pour se rendre compte des nombreuses injustices perpétrées contre les enfants dans le monde. Mais, le constat révèle qu’il reste beaucoup à faire pour que le respect des droits des enfants soit une réalité, notamment à Conakry. C’est le cas au marché de Taouyah, dans la commune de Ratoma où de nombreux enfants sont aujourd’hui réduits à la vente de produits divers, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les marchés de Conakry sont inondés d’enfants qui se livrent à la vente de produits divers. Le plus souvent déscolarisés, ces enfants exercent cette activité sur ordre de leurs parents ou de leurs tuteurs. Nombre d’entre eux vivent des conditions difficiles et se plaignent d’avoir abandonné leurs études. C’est le cas de Mohamed Lamine Youla, âgé de 12 ans, rencontré au marché de Taouyah. « J’habite chez ma tante à Taouyah. Depuis à l’âge de 9 ans, elle m’a exclu de l’école pendant que je faisais la 3ème année, sous prétexte qu’elle n’a plus d’argent pour me scolariser. Donc, c’est en ce moment qu’elle m’a obligé d’aller vendre certaines feuilles ou parfois des sachets d’eau minérale pour elle. Je le fais chaque matin au marché de Taouyah. Je suis orphelin de père et de mère. Je ne sais plus quoi faire. Je vois que mon avenir est déjà hypothéqué parce que je ne vais plus à l’école », a laissé entendre le garçonnet.

Pour ce qui est de son revenu journalier, Mohamed Lamine Youla a fait savoir que ça oscille entre 30 et 40 mille FG. « Concernant la vente de ces sachets d’eau minérale, je vends par jour une somme de 30 à 40.000 FG. Sinon, si ce n’est pas ça, elle me frappe », soutient-il.

C’est la même galère que vit Fatou Bangoura, une fillette âgée de 10 ans, également domiciliée à Taouyah. Elle se plaint de mauvais traitements qu’elle subit à son domicile avec sa tante. « Je vis avec ma tante, la jeune sœur de ma mère. Chaque matin, aux environs de 9 heures, elle met un lot de feuilles sur ma tête et je me dirige vers le marché de Taouyah dans le but de les écouler. Sinon, je suis battue ou parfois, elle me prive de nourriture. Vraiment, nous nous trouvons dans cette situation difficile. Nous demandons de l’aide à toutes les bonnes volontés ».

Selon nos informations, La Convention Internationale des Droits de l’Enfant est un texte de 54 articles, adoptée par les Nations Unies le 20 novembre 1989. Elle affirme qu’un enfant n’est pas seulement un être fragile qu’il faut protéger, mais que c’est une personne qui a le droit d’être éduqué, soigné, protégé, quel que soit l’endroit du monde où il est né. Et aussi qu’il a le droit de s’amuser, d’apprendre et de s’exprimer. Elle a été ratifiée par 191 pays sur 193.

Léon Kolié pour Guineematin.com

Tél. : 661 74 99 64

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Alpha Condé, d’opposant historique à bourreau historique du peuple guinéen

21 novembre 2019 à 17 05 41 114111

Déclaration du Balai Citoyen (Burkina Faso) : Alpha Condé, d’opposant historique à bourreau historique du peuple guinéen

Non à un pouvoir à vie en Guinée

Depuis le mois d’octobre 2019, le vaillant et digne peuple de la Guinée est debout contre l’ambition affichée et démesurée du Président Alpha CONDE d’instaurer un pouvoir à vie par le truchement de la modification de la clause limitative du mandat présidentiel.

A cette lutte légitime du peuple pour la démocratie et le respect de l’Etat de droit, le pouvoir autocratique d’Alpha CONDE oppose une répression féroce par l’instrumentalisation des forces de défense et de sécurité.

A 81 ans révolus censés lui conférer sagesse et responsabilité, Alpha CONDE, autrefois opposant historique, s’est aujourd’hui, mué en bourreau historique sous l’effet des délices et des sirènes du pouvoir personnel.
Depuis le début des manifestations, à l’appel du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), des leaders d’organisations de la société civile et des opposants sont régulièrement intimidés, agressés et certains croupissent injustement dans les geôles du régime scélérat d’Alpha CONDE.

Au nombre de ces vaillants et irréductibles défenseurs de la démocratie qui croupissent actuellement dans les geôles de CONDE, figure les camarades Abdourahamane Sanoh, coordinateur du FNDC, Sékou Koundouno, Coordonnateur du Balai Citoyen Guinée et responsable des stratégies et de la planification du FNDC, Ibrahima Diallo, responsable des opérations, le reggaeman engagé Elie Kamano, Mamadou Baïlo Barry et Alpha Soumah. Ils ont été condamnés le 22 octobre dernier à des peines allant de 06 à 12 mois de prison ferme à l’issue d’une parodie de justice orchestrée par le régime et ses juges acquis aux ordres. Pire, plusieurs dizaines de jeunes ont péri sous les balles assassines des forces de sécurité et sans qu’aucune enquête sérieuse ne soit diligentée en vue de rendre justice aux victimes.

Le mouvement le Balai Citoyen du Burkina Faso, suit avec consternation et non sans intérêt particulier, l’évolution dramatique de la situation en Guinée. Aussi, Il constate avec regret que malgré son parcours politique pour lequel la jeunesse africaine était pleine d’admiration jusqu’à un passé récent, de la Fédération des Etudiants d’Afrique Noire en France (FEANF) à l’opposition et aujourd’hui au pouvoir, Alpha CONDE n’a malheureusement encore tiré aucune leçon de l’histoire récente des mouvements contre les velléités de tripatouillage constitutionnel en Afrique. Professeur de son état, il n’a jamais assimilé la leçon historique selon laquelle, dans le face-à-face avec leur peuple, les hommes dits forts finissent pourtant toujours dans la poubelle de l’histoire ; quand bien même les exemples sont légions. La déchéance morale et politique de l’homme n’a d’égal que l’espoir qu’il a incarné à un moment donné de sa vie politique.

C’est pourquoi, le mouvement Balai citoyen, solidaire du combat de tous les peuples en lutte pour la liberté et la démocratie et résolument engagé contre toute forme de pouvoir à vie, condamne sans réserve aucune la répression barbare à laquelle se livre le régime obscurantiste et moribond du renégat CONDE contre le vaillant peuple de Guinée dont la glorieuse histoire constitue à jamais une source d’inspiration intarissable pour tous les peuples épris de liberté. Nous avons la ferme conviction que ce peuple de Guinée, fort de sa tradition de lutte, triomphera inexorablement de cette épreuve de force à lui imposé par cette poignée d’aventuriers politiques.

Au regard de ce qui précède, le Balai Citoyen :

 Met en garde Alpha CONDE et ses sbires sur leurs responsabilités devant l’histoire face aux exactions en cours en Guinée ;

 S’insurge contre le silence complice des organisations sous-régionales, panafricaines et internationales sur le risque que fait courir Alpha CONDE à la Guinée et à l’Afrique tout entière ;

 Exige l’arrêt immédiat des violences à l’encontre des populations et la libération sans condition de toutes les personnes injustement embastillées dont le seul crime est d’avoir défendu la démocratie ;

 Apporte son soutien sans faille au peuple Guinéen en lutte et exhorte tous les démocrates sincères à joindre leur voix à celle du peuple Guinéen pour dire non au troisième mandat de CONDE.

Le peuple de Guinée ne courbera pas l’échine devant cette forfaiture car un peuple uni n’est jamais vaincu.

Vive la Guinée !

Vive les peuples en lutte !

N’an laara, an saara (Si nous nous couchons, nous sommes morts !) !

Notre nombre est notre force !

Ensemble, on n’est jamais seul !

Pour le Balai Citoyen, la Coordination Nationale.

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Alpha Condé attendu à Kankan : Aziz Diop promet une grandiose mobilisation

21 novembre 2019 à 17 05 21 112111

Le président de la République, Alpha Condé, est attendu à Kankan le samedi, 23 novembre 2019. Le préfet de Kankan, Aziz Diop, a confirmé l’information au cours d’un entretien avec le correspondant local de Guineematin.com ce jeudi, 21 novembre. Il annonce une forte mobilisation des populations de la savane guinéenne pour réserver un accueil chaleureux au chef de l’Etat.

Après la ville de N’Zérékoré, capitale de la Guinée forestière, où les citoyens se sont massivement mobilisés pour l’accueillir, Alpha Condé se rend dans la capitale de la Haute Guinée, son bastion. A quelques jours de son arrivée à Kankan, les autorités locales s’activent sur le terrain pour préparer son accueil.

« Le président est attendu à Kankan le samedi, il vient pour assister à la finale de la compétition qui porte son nom. Maintenant, on s’organise pour réserver une manifestation grandiose au président de l’aéroport au stade pour toute la journée. Certainement il déterminera lui-même d’autres activités qu’il veut faire. Des commissions sont mises en place pour le bon déroulement de l’événement », a indiqué Aziz Diop.

Le préfet de Kankan ajoute que « les populations sont massivement mobilisées pour aller dans la discipline suivre les matchs, mais aussi apporter leur soutien et leur reconnaissance aux acquis du professeur Alpha Condé. Le samedi, ils vont demander à Alpha Condé la nouvelle constitution pour que le président leur donne ça maintenant ».

Tombeuse de la commune de Matoto en demie finale, la préfecture de Macenta est le premier finaliste de cette compétition qui a regroupé des équipes venues des sept régions administratives du pays et de la zone spéciale de Conakry. Le deuxième finaliste sera connu à l’issue de l’autre demie finale qui oppose les préfectures de Dabola et Boké, ce jeudi 21 novembre 2019.

Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Manif contre le 3ème mandat : « Alpha Condé a exclu N’zérékoré de la Guinée »

21 novembre 2019 à 17 05 09 110911

La manifestation organisée ce jeudi, 21 novembre 2019, par l’antenne régionale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) de Nzérékoré vient de s’achever dans une ambiance festive au Terrain Rouge de la Scierie. Fortement mobilisés pour la circonstance, les opposants au 3ème mandat pour le président Alpha condé, ont marché du carrefour Komou en passant par le gouvernorat jusqu’au Terrain Rouge.

La marche s’est soldée par un meeting géant au cours duquel les responsables locaux des partis politique d’opposition et les acteurs de la société civile se sont adressés à la foule, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les membres du FNDC ont à tour de rôle félicité les marcheurs pour la forte mobilisation. Hommes politiques et acteurs de la société civile ont dit leur satisfaction face au bon déroulement de la marche dans la capitale de la Guinée Forestière.

Cécé Loua, coordinateur régional de l’UFR

Prenant la parole, le coordinateur régional de l’Union des Forces Républicaines (UFR) de N’zérékoré, Cécé Loua, a laissé entendre que les manifestants ont honoré le FNDC à travers leur sortie massive. « Je voudrais vous adresser toutes mes félicitations et remerciements pour cette mobilisation. Populations de Nzérékoré, vous venez d’honorer le FNDC et les partis politiques de l’opposition républicaine. Le pays-là appartient à tout le monde. On a la même carte d’identité nationale. Personne n’a le titre foncier de la Guinée. Donc, nous sommes égaux en droit et en devoir », a lancé Cécé Loua.

Pour sa part, Jean Claude Doré, représentant de l’UGDD (Union Guinéenne pour la Démocratie et le Développement) à N’zérékoré, accuse le président Alpha Condé d’avoir exclu la région de Nzérékoré de son programme de développement. « Nous vous remercions et vous félicitons pour la mobilisation. Nous n’avons pas de routes à Diecké, nous n’avons pas de routes à Yomou et à Gueckédou. Mais, c’est Alpha Condé qui a barré la route devant tout le monde pour ne pas qu’on ait la route ici. Alpha Condé a exclu Nzérékoré de la Guinée. Nzérékoré dit non au 3ème mandat », a martelé Jean Claude Doré.

Il faut noter que la manif de ce jeudi n’a connu aucun incident.

De Nzérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Kassory Fofana à Tougué : voici l’intégralité du discours

21 novembre 2019 à 16 04 59 115911
Ibrahima Kassory Fofana, Premier Ministre, Chef du Gouvernement

« Je suis un fils d’imam venant d’une famille modeste, et mon destin était de maîtriser le coran et de travailler dans les champs. Rien, absolument rien, ne me destinait à aller à « l’école des blancs », à devenir plusieurs fois ministre de la République et aujourd’hui Premier ministre. Le premier devoir d’un homme politique, c’est de dire la vérité. Et la vérité, c’est que je sais, dans mon âme et dans ma chair, ce que cela signifie d’être pauvre, parce que je suis moi-même issu de la pauvreté ».

Conakry le, 21 Novembre 2019 – TOUGUÉ, ON DJARAMA !

Excellence Monsieur le d’État,

Excellence Mesdames et messieurs les Ministres,

Monsieur le Gouverneur,

Monsieur le Préfet de Tougué,

Mesdames et messieurs les notables civils et religieux

Monsieur le Coordinateur général de l’Agence nationale d’inclusion économique et sociale (ANIES), Conseiller Spécial chargé de l’économie et des finances à la Primature ;

Madame la Directrice générale de l’ANIES ;

Mesdames et messieurs les membres du cabinet de la Primature ;

Distingués invités, chères populations de Tougué ;

C’est avec un plaisir immense que je suis aujourd’hui dans la Préfecture de Tougué. 

Je voudrais remercier les autorités préfectorales, de Labé et de Tougué, les élus et responsables locaux, les autorités religieuses, les femmes et les jeunes de la région de Labé, pour la généreuse hospitalité réservée à ma délégation. Je remercie également les cadres ressortissants de la Préfecture de Tougué, qui n’ont ménagé aucun effort pour mon accueil aujourd’hui dans leur ville.

Je le fais au nom du Président de la République, en mon nom personnel et en celui de l’ensemble du Gouvernement.

Mesdames et messieurs, 

Chers invités, 

Si je suis ici aujourd’hui à Tougué, c’est pour délivrer un message d’espoir, de responsabilité, mais aussi de vertu. 

Dans ma déclaration de politique générale, le 27 juin 2018 devant l’Assemblée nationale, je prenais un engagement fort, qui, à l’époque, a pu apparaitre illusoire à certains. 

Je m’engageais, en effet, devant les élus de la nation et le peuple de Guinée tout entier, à faire du partage de la prospérité la clé de voûte de l’action économique gouvernementale. 

Cet engagement, pourtant, découle d’une rationalité économique et sociale difficilement contestable.  

Malgré nos performances économiques sur la période récente et la robustesse de notre croissance, les conditions de vie de nos populations demeurent difficiles. Le dynamisme économique de notre pays ne semble pas avoir permis d’avancées notables en termes de réduction de la pauvreté et des inégalités, qui se sont aggravées : 

§ 60% de nos concitoyens vivent en situation de pauvreté. Dans les zones rurales, il s’agit même de 65% de la population ; 

§ nos enfants sont mal nourris, grandissent mal et ont une durée de scolarisation plus faible que dans les pays voisins ;

§ les programmes d’aide aux plus vulnérables et de lutte contre l’exclusion sociale restent modestes dans notre pays.

Cette situation, pourtant, est en décalage par rapport aux richesses naturelles dont est dotée la Guinée. 

Mesdames et messieurs, 

Chers invités, 

La croissance économique ne se mange pas. Elle ne nourrit pas non plus les Guinéens. Ce qui intéresse nos populations, ce sont les fruits de la croissance économique.

C’est pour cette raison que je me suis engagé, en accord avec le Président de la République, à créer une Agence nationale d’inclusion économique et sociale (ANIES). 

Avant de vous présenter cette politique publique innovante, je ne saurais souligner ici combien je mesure ce que cela signifie d’être pauvre. 

Si on regarde mon parcours, on peut considérer que j’ai une vie bien remplie. Mais je n’oublie pas d’où je viens et qui je suis. Je suis un fils d’imam venant d’une famille modeste, et mon destin était de maîtriser le coran et de travailler dans les champs

Rien, absolument rien, ne me destinait à aller à « l’école des blancs », à devenir plusieurs fois ministre de la République et aujourd’hui Premier ministre. 

Le premier devoir d’un homme politique, c’est de dire la vérité. Et la vérité, c’est que je sais, dans mon âme et dans ma chair, ce que cela signifie d’être pauvre, parce que je suis moi-même issu de la pauvreté. 

C’est parce que je sais ce que recouvre la pauvreté, que je mesure l’urgence pour le Gouvernement de prêter une attention particulière à la question d’un meilleur partage de la prospérité. 

Que chaque ménage résidant en Guinée, où qu’il soit, sache qu’il fait partie de la communauté nationale. Qu’il mérite une part, aussi petite soit-elle, de la richesse créée en Guinée.

C’est précisément pour cette raison que le Président de la République a décidé d’allouer 15% des recettes fiscales minières à l’ANAFIC, pour favoriser un développement à la base des communautés.

C’est également pour cette raison que l’Agence Nationale d’Inclusion Économique et Sociale (ANIES) a été créée, pour répondre aux nombreux défis de l’inclusion économique, sociale et financière. 

Cette agence est une innovation guinéenne. C’est aussi une première en Afrique de l’Ouest, car elle n’a pas d’équivalent. Elle contribuera fortement à la réduction de la pauvreté en Guinée et constituera un vecteur puissant de redistribution des fruits de la prospérité économique.

Parce que la pauvreté a atteint des niveaux insupportables en Guinée, nous avons, avec l’ANIES, des objectifs ambitieux. À la création de l’ANIES en janvier 2019, notre objectif était de consacrer l’équivalent de 2% de PIB, c’est-à-dire de la richesse nationale, à la réduction de la pauvreté dans notre pays.  

À date, cet objectif a été atteint. Nous avons mobilisé plus de 179 millions de dollars américains, soit plus de 2,8% du PIB de la Guinée. 

Notre nouvel objectif est d’atteindre 4 % de PIB d’ici 2025, que nous comptons orienter vers les 40 % les plus pauvres de la population guinéenne, soit environ six (6) millions de Guinéens. 

Toutes ces ressources vont être utilisées pour venir en aide à nos populations. L’ANIES va réaliser des transferts monétaires, faire participer des jeunes et adultes à des travaux à haute intensité de main d’œuvre, mais aussi aider les personnes pauvres dans le secteur de l’agriculture (qui concentre plus de la moitié de la population pauvre), dans l’énergie et aussi dans l’entreprenariat.

Mesdames et messieurs, 

Distingués invités, 

Populations de Tougué,

Le message que je voudrais livrer est qu’aujourd’hui marque le début de l’action gouvernementale visant à établir un lien clair entre la richesse créée dans notre pays et la réduction effective de la pauvreté en Guinée.

Le déploiement de l’ANIES va se faire en deux phases. Une première phase expérimentale va porter sur les préfectures de Gaoual, Forécariah, Kindia, Beyla, Dabola, Kérouané, Kouroussa, Mamou et Tougué, ainsi que la zone spéciale de Conakry. 

Cette expérimentation porte sur un échantillon de 400 000 personnes dans les préfectures que je viens de citer. Chaque ménage éligible percevra environ 250 000 francs guinéens par mois, pour l’aider à atténuer les effets de la pauvreté. 

Pendant ces six (6) mois d’expérimentation, l’ANIES proposera également aux jeunes et adultes valides de prendre part à des travaux à haute intensité de main d’œuvre contre une rémunération journalière de 35 000 francs guinéens.

Le choix de ces territoires a été opéré sur des bases économiques et sociales, à travers l’indice de pauvreté (multidimensionnel). 

Ainsi, avec un taux de pauvreté de 66,2%, Tougué est la préfecture la plus pauvre de la région administrative de Labé. C’est donc ici, dans ce magnifique territoire qui a parfois le sentiment justifié d’être laissé pour compte, qu’il nous est apparu souhaitable de lancer l’Agence nationale d’inclusion économique et sociale. 

Nous serons demain à Mamou centre pour également lancer l’ANIES. 

Jeunes et femmes de Tougué, soyez rassurés que le Gouvernement ne vous oublie pas. L’inclusion économique et sociale commence par Tougué. 

Cette inclusion économique et sociale débute avec l’identification des personnes à aider. L’Institut national de la statistique (INS), qui est le partenaire de l’ANIES, se rendra dans les ménages de Tougué pour collecter les données économiques et sociales qui nous permettront de définir le niveau de pauvreté. Ensuite, l’entreprise IDEMIA, un autre partenaire de l’ANIES, viendra prendre les données biométriques (les empreintes digitales, notamment) afin de sécuriser les identités.

Mesdames et messieurs, 

Populations de Tougué, 

Voici donc la raison de ma présence aujourd’hui à Tougué. 

L’inclusion économique et sociale est un impératif politique, économique et sociale. L’Agence nationale d’inclusion économique et sociale est la priorité des priorités de l’action économique gouvernementale, suivant en cela les directives du Président de la République. 

Je voudrais dire aux populations de Tougué, en particulier aux femmes et jeunes de Tougué, que l’inclusion commence par le Fouta. 

Pour partager la prospérité, réduire effectivement la pauvreté, vous pouvez compter sur nous.

Pour favoriser l’inclusion économique et sociale, renforcer la cohésion nationale et réduire les frustrations et les inégalités sociales, vous pouvez également compter sur nous. 

Vive la cohésion sociale et l’unité nationale !

Vive l’ANIES et le partage de la prospérité !

Vive la Guinée !

Je vous remercie.

Ibrahima Kassory Fofana

Premier Ministre, Chef du Gouvernement

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Conakry : immersion dans le quotidien de plusieurs enfants non scolarisés

21 novembre 2019 à 16 04 33 113311

L’humanité célèbre ce mercredi, 20 novembre 2019, la journée mondiale des droits de l’enfant. Une journée qui commémore le 30ème anniversaire de l’adoption de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE), le 20 novembre 1989. A cette occasion, un reporter de Guineematin.com est allé à la rencontre de plusieurs qui n’arrivent pas à jouir de certains droits fondamentaux.

L’éducation est un droit fondamental pour l’enfant. Mais en Guinée, ils sont nombreux à se retrouver dans les rues en lieu et place des salles de classe. A Conakry, la capitale guinéenne, il suffit de faire un tour dans la ville pour toucher du doigt cette triste réalité.

Amadou Sadio Diallo

Originaire de la préfecture de Pita, en moyenne Guinée, Amadou Sadio Diallo, âgé de 15 ans, est cireur de chaussures. Rencontré à Kipé (quartier huppé de Conakry), notre interlocuteur confie qu’il n’a pas les moyens nécessaires pour aller à l’école. « Mes parents sont au village, donc j’ai décidé de venir ici à Conakry pour chercher un peu d’argent. C’est le manque de moyens qui a fait que je ne suis pas allé à l’école et je n’ai personne pour m’aider. A défaut d’être scolarisé, je prie qu’on m’aide à apprendre un métier », lance-t-il.

Ibrahima Kamara

Contrairement à son prédécesseur, Ibrahima Kamara, de nationalité Sierra léonaise, a eu la chance d’aller à l’école. Mais, faute de moyens et de soutien, il a été contraint d’abandonner les cours. Aujourd’hui, il passe l’essentiel de son temps dans un dépotoir d’ordures situé au quartier Nongo. Il passe la journée à ramasser des sachets plastiques et de la ferraille qu’il revend pour avoir un peu d’argent.

« Mes deux parents biologiques sont morts. J’ai été à l’école jusqu’en classe de 3ème année, mais par manque de moyens, j’ai été contraint d’abandonner les cours. Mon souhait c’est qu’on m’aide à reprendre les cours, car je ne peux pas continuer à rester dans ce dépotoir », a-t-il indiqué.

Fatim Camara

Comme beaucoup d’autres enfants, Fatim Camara, elle, fait le petit commerce. Elle porte un plateau rempli d’arachides sur la tête et sillonne plusieurs quartiers. « Je n’ai pas été à l’école, je suis en train de revendre des arachides pour ma mère. C’est dans ça qu’elle parvient à trouver la dépense familiale. Mes parents n’ont pas suffisamment de moyens pour me scolariser », explique la fillette.

Baba II Fangamou

Baba II Fangamou, un citoyen de Conakry, observe avec tristesse cette situation qui ne favorise pas l’épanouissement des enfants. Il appelle à de mesures urgentes pour changer la donne. « Il faut que les enfants soient entretenus par leurs parents. Qu’on accepte de les scolariser ou à défaut les envoyer apprendre un métier. Si vous n’avez pas les moyens nécessaires pour les envoyer à l’école, il faut les aider au moins à apprendre un métier », conseille ce père de famille.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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TPI de Dixinn : un concessionnaire jugé pour escroquerie sur une déguerpie de Kaporo Rails

21 novembre 2019 à 16 04 19 111911

Madame Marliatou Diallo, victime de l’impitoyable déguerpissement de Kaporo-rails, dans la commune de Ratoma, croyait avoir trouvé un sauveur en la personne de Mamoudou Diallo. Après avoir quitté la zone, la malheureuse qui était à la recherche d’un logement, tombe sur Mamadou Diallo, domicilié à Dar-Es-Salam. Ce dernier accepte que dame Marliatou construise un bâtiment dans sa concession. Après avoir fini de construire, elle sera finalement interdite d’accéder sur les lieux. L’affaire, portée au tribunal de Dixinn, a connu son dernier virage hier mercredi, 20 novembre 2019, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Mamoudou Diallo, détenu à la maison centrale de Coronthie depuis le 08 août 2019, est jugé pour escroquerie au préjudice de Marliatou Diallo dans une affaire de construction d’un bâtiment composé d’une chambre, d’un salon et d’une toilette interne. Appelé à la barre par le juge Aboubacar Maférin Camara, le prévenu a nié les faits d’escroquerie pour lesquels il est poursuivi. « Moi, je n’ai escroqué personne. Ce que moi je sais, madame Marliatou Bah, déguerpie de Kaporo Rails, est venue me voir par le canal d’une connaissance de ma grande sœur pour affaire de logement chez nous. Quand elle est venue se présenter à moi, elle m’a dit qu’elle veut avoir une location. Je lui ai dit que chez moi il n’y a pas de bâtiment à louer mais on peut lui donner des espaces vides en location. Elle même elle va construire son logement. On est tombé d’accord sur ça. Après ça, je lui ai donné un espace où construire un bâtiment d’une chambre, un salon et une toilette intime. Dans un premier temps, elle m’a donné de l’argent dont le montant s’élève à un peu plus de 3 millions de FG. J’ai trouvé un maçon qui avait commencé à faire le mur. Mais quelques temps après, elle venue envoyer un autre maçon pour elle même. C’est ainsi qu’on a continué la construction jusqu’à la fin. Nous avons convenu que les frais de location sont à 350 mille francs guinéens par mois, après avoir fini de construire, c’est qu’elle va payer. Maintenant qu’elle a fini de construire, elle dit qu’elle ne va plus entrer dans la maison, elle veut avoir son argent qu’elle a dépensé pour la construction du bâtiment. Mais, ce n’est pas moi qui lui ai dit de ne pas entrer dedans et je ne sais pas pourquoi elle dit qu’elle ne va pas occuper le bâtiment », a-t-il expliqué.

Dans ses explications, dame Marliatou Bah soutient mordicus avoir été victime d’escroquerie. « C’est après que j’ai été déguerpie à Kaporo que j’ai appris qu’il y a des bâtiments en location chez Mamoudou Diallo. Je suis allée le voir. Il m’a dit qu’il n’y avait pas de logements, mais des espaces libres si je veux construire. J’ai donné mon accord. C’est ainsi qu’il m’a présentée à tous ceux qui sont à l’intérieur de la cour. Tout le monde a confirmé que c’est Mamoudou et ses deux grandes sœurs : l’une est à Conakry ici, l’autre est en occident, qui sont propriétaires de la concession. Après ça, il m’a rassuré qu’il n’y a pas de problèmes, que je peux aller construire sans aucun problème et qu’on n’a même pas besoin de papiers pour ça, c’est lui qui coordonne tout dans la concession ».

Poursuivant, dame Marliatou a fait savoir qu’elle a donné de l’argent pour les travaux. « C’est ainsi que je me suis engagée et je lui ai donné un peu plus de 3 millions de francs guinéens pour le début des travaux. Mais quelques jours après, je suis venue trouver qu’il n’a fait que 3 rangées de briques. Je lui ai demandé à ce que moi-même je prenne mon propre maçon. J’ai envoyé mon maçon, on a continué les travaux jusqu’à la fin de l’élévation des murs. Sa sœur qui est à Conakry est venue arrêter les travaux pour nous convoquer tous les deux à la gendarmerie de la Carrière. De négociation en négociation, Mamoudou a pris la garantie, il s’est entendu avec la famille qu’il n’y aura plus de problème et que je peux continuer les travaux. En ce moment j’avais dépensé un peu plus de 10 millions de francs guinéens. C’est après ça que je suis revenue continuer les travaux jusqu’à la finition. Quand j’ai fini de tout faire, j’ai fermé à cadenas, j’ai pris une copie de la clé du salon je lui ai donné puisqu’il y avait ces matériels de dedans. En tout, ça tout m’a coûté 27 millions 37 mille francs guinéens sans compter le transport que je payais à chaque fois que je venais », a révélé la dame.

Les choses vont tourner court juste après. « C’est quand maintenant je me suis apprêtée à venir m’installer que Mamoudou et sa sœur m’ont dit que le bâtiment a augmenté de valeur, que ce n’est plus 350 mille francs guinéens, mais c’est 1 million que le bâtiment vaut en location par mois. Mais même avec ça, je ne vais plus mettre pieds dans cette maison. Sa sœur m’a dit qu’elle allait me tuer si j’y mettais mon pied. C’est ainsi que j’ai décidé de ne plus repartir là-bas puisque ma sécurité est menacée. Ils n’ont qu’à me restituer les 27 millions 37 mille francs guinéens, plus l’intérêt que cela pourrait engendrer si je les mettais dans mon commerce », a sollicité Marliatou Bah.

Après les débats, s’en sont suivis les réquisitions et les plaidoiries des parties au procès.

L’avocat de la partie civile, maître Moumini Diallo, va demander au tribunal d’appliquer la Loi. « Monsieur le président, nous demandons qu’il vous plaise d’observer les faits et d’appliquer la Loi conformément aux dispositions de l’article 403 du code pénal en condamnant le prévenu au payement intégral du montant dépensé pour la construction du bâtiment, au payement de 50 millions au titre de dommages et intérêts et au payement de 15 millions de francs guinéens pour la réparation du préjudice moral causé à notre cliente », a demandé l’avocat.

Le procureur Daouda Diomandé va pour sa part requérir 1 an d’emprisonnement, assorti de 6 mois de sursis, contre Mamoudou Diallo, et le payement intégral du montant que la partie civile a dépensé dans la construction du bâtiment. « Monsieur le Président, monsieur Mamoudou Diallo et sa sœur ont autorisé madame Marliatou Bah à construire ce bâtiment. Elle l’a construit, tout est fini. Il ne lui reste plus qu’à y entrer. Ils attendent jusqu’à ce qu’elle fini de tout faire pour lui dire que le bâtiment a augmenté de valeur d’un million. Qui l’a construit et l’a mis en valeur si ce n’est pas elle ? En plus de ça, ils l’empêchent d’entrer dans le bâtiment qu’elle a construit avec leur accord en la menaçant de mort. Si elle a construit c’est parce qu’elle a été rassurée qu’elle n’allait avoir aucun problème. Maintenant, ils ont fait le contraire de ce qu’ils ont promis. Le ministère public requiert qu’il vous plaise de retenir monsieur Mamoudou Diallo dans les liens de culpabilité et de le condamner à 1 an d’emprisonnement assorti de 6 mois de sursis avec le payement intégral du montant dépensé qui s’élève à 27 millions 37 mille francs guinéens. En le faisant, vous aurez rendu une saine justice », a requis le procureur.

De son côté, maître Alsény Sylla, avocat de la défense, a estimé lui, que le tribunal correctionnel de Dixinn n’est pas compétent pour juger cette affaire. « Je suis déçu, je suis choqué, je suis révolté quand j’entends le représentant du ministère public dire qu’il y a eu de l’escroquerie dans cette affaire. Il n’y a eu nulle part dans cette affaire de l’escroquerie. Parce dans ce dossier, il n’y a ni de faux nom, ni de fausse qualité, ni de manœuvres frauduleuses. Monsieur le président, qu’il vous plaise de renvoyer cette affaire pour incompétence, parce qu’elle pénale, mais civile », a-t-il plaidé.

Le tribunal a mis le dossier en délibéré pour décision être rendu le mercredi 27 novembre 2019.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 00224 622919225 / 666919225

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Labé : une mineure violée par un conducteur de taxi moto

21 novembre 2019 à 15 03 52 115211

Un nouveau cas de viol sur mineure a été enregistré récemment dans la commune urbaine de Labé. Les faits se sont produits dans la nuit du lundi au mardi 19 novembre 2019, au secteur Djanyabhé, relevant du quartier Madina. C’est seulement ce jeudi, 21 novembre, que les parents de la victime, âgée de 12 ans, l’ont envoyée à l’hôpital, avant de se confier aux médias.

Selon les informations confiées à un des correspondants de Guineematin.com dans la préfecture, la victime a été violée nuitamment par un taxi-motard, alors qu’elle revenait d’une veillée. « J’étais partie avec ma tante pour assister à une soirée récréative. On a quitté ensemble chez ma grand-mère. Lorsque ma tante est rentrée, le jeune Mamadou Saidou Diallo m’a tirée la main, tout en me traînant dans un endroit isolé. C’est un conducteur de taxi moto. On se connait bien ; car, nous logeons côte à côte. Il m’a fermé la bouche et a abusé de moi sexuellement avant de prendre la poudre d’escampette lorsque j’ai crié au secours », a expliqué la victime, ajoutant avoir été blessée au cou par les griffes du taxi-motard lors de leur bagarre.

Après avoir été reçue à l’hôpital, les médecins ont constaté que la fillette a été violée, a indiqué sa mère. « Le carnet médical atteste qu’elle a été violée ».

Quant à Mamadou Kali Diallo, le père de la victime, il a déjà formulé une plainte contre le jeune Mamadou Saidou Diallo, actuellement en cavale. Il a sollicité l’aide des autorités à tous les niveaux pour que le présumé violeur soit retrouvé et traduit en justice.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Herico (Lélouma) : inauguration d’un hangar et remise de matériels aux groupements maraîchers

21 novembre 2019 à 15 03 28 112811

La commune rurale de Hérico, relavant de la préfecture de Lélouma, vient de bénéficier d’infrastructures et de matériels pour les groupements maraîchers locaux. Une initiative du projet Wallondiral Gasteiz Hérico qui vise à renforcer la souveraineté alimentaire et l’autonomisation des femmes et leur leadership. La cérémonie a eu lieu hier, mercredi 20 novembre 2019, à Hérico, dans la préfecture de Lélouma, en présence des autorités locales et de plusieurs groupements bénéficiaires, rapporte Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

La cérémonie a consisté à l’inauguration d’un hangar et à une remise de matériels en faveur de sept (7) groupements féminins locaux. Cette initiative de Wallondiral Gasteiz Hérico est financée par la commune Vitoria Gasteiz d’Espagne, commune située dans le pays Basque. Le projet bénéficie de l’appui technique de l’association Haaly Pular de Vitoria Gasteiz et exécuté par l’ONG Actions pour la Santé et le Développement en Guinée (ASD-G) en collaboration avec l’Association des Jeunes pour le Progrès de Hérico (AJEPH).

La présidente de l’ONG Actions pour la Santé et le Développement en Guinée (ASD-G), Maimouna Diallo, est revenue sur l’objectif du projet. « Ce projet, qui a démarré depuis décembre 2017, vise à améliorer les conditions de vie de la population, promouvoir l’autonomisation personnelle, sociale, et économique des femmes et leur participation politique à la prise de décisions au niveau communautaire ».

Maimouna Diallo, présidente de l’ONG Action pour la santé et le développement

Par ailleurs, Maimouna Diallo a fait savoir que plusieurs activités ont été menées depuis 2017. « Un hangar construit au marché de Hérico sur une surface de 200 mètres carrés dont le coût total s’élève à plus de 173 millions de francs guinéens. Il y a aussi sept (7) Activités Génératrices de Revenus dans le secteur agricole au profit des groupements de Kabita, Lemounéré, Pellel, Manasigui, Billin, Madina Dian et Kodiwel pour un montant de plus de 89 millions de francs guinéens, composé de matériels pour la clôture des parcelles maraîchères ,des équipements agricoles, des semences agricoles, des arrosoirs, des motopompes, des pioches, des dabas, des pulvérisateurs », a-t-elle énuméré.

Karamoko Demba Diallo, secrétaire général de la mairie de Herico

Le représentant du maire à la cérémonie, Karamoko Demba Diallo, a salué les efforts des ressortissants de Hérico en Espagne avant d’inviter les bénéficiaires à en faire bon usage. « Au nom des populations de Hérico, nous disons merci à tous les partenaires techniques et financiers pour la mise en place de ce projet tout en leur promettant de pérenniser cet hangar. Populations de Hérico, faisons de cet hangar venu à la très bonne heure un lieu d’échange pour créer le développement ».

A part l’appui dans le secteur agricole, d’autres activités sont menées par l’ONG Action pour la Santé et le Développement en Guinée comme des formations en communication communautaire, la saponification, la teinture, des séances d’alphabétisation de proximité animées par des personnes ressources de la localité.

Mariama Dalanda Diallo, présidente des femmes de Herico

La présidente des femmes de Hérico, Mariama Dalanda Diallo, a remercié les initiateurs de ces dons. « Nous remercions tous ceux qui ont pris le temps pour venir assister à cette cérémonie, surtout actuellement avec les travaux champêtres. Je remercie tous les groupements de Hérico. On vous promet ici que nous allons prendre soin de cet hangar et des équipements mis à notre disposition aujourd’hui ».

A rappeler que le marché de Hérico a également bénéficié de matériels pour l’hygiène du marché, composés de poubelles, de brouettes, de gants, de râteaux et de gilets.

Depuis Hérico, Amadou Lama Diallo pour Guineematin.com

Tél : 621686148

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Conakry : plusieurs enfants sensibilisés sur leurs droits

21 novembre 2019 à 14 02 58 115811

A l’occasion de la journée internationale de la promotion et de la protection des droits de l’enfant, un collectif d’ONG, a organisé une campagne de sensibilisation et de vulgarisation des droits de l’enfant hier mercredi, 20 novembre 2019. C’est le groupe scolaire José Martir, situé au quartier Yattaya dans la commune de Ratoma, qui a abrité cette cérémonie, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Ce sont les ONG le Parlement des Enfants Guinéens (PEG), le Conseil Consultatif des Enfants et Jeunes de Guinée (CCEJG), et l’Association des Enfants et Jeunes travailleurs de Guinée (AEJTG) qui ont initié cette journée de sensibilisation. La cérémonie avait pour thème, « Rien n’est plus important que de bâtir un monde dans lequel tous nos enfants auront la possibilité de réaliser pleinement leur potentiel et de grandir en bonne santé, dans la paix et dans la dignité ». Le collectif est en partenariat avec la Coalition des ONG de Protection et de Promotion des Droits de l’Enfant Luttant Contre la Traite (COLTE/CDE) et l’ONG Save the Children International.

Mamadou Mansaré, chargé de suivi-évaluation de la COLTE/CDE

Mamadou Mansaré, chargé de suivi-évaluation de la COLTE/CDE, est revenu sur les objectifs de la journée de campagne de sensibilisation et de la vulgarisation des droits de l’enfant. « Vous n’êtes pas sans le savoir, aujourd’hui quand nous prenons les milieux scolaires, la plupart des encadreurs, ceux qui travaillent avec les enfants, ne connaissent pas réellement ce qu’il faut faire avec des enfants. Aujourd’hui nous, on profite de cette occasion à travers cette journée internationale de la promotion et de la protection des droits de l’enfant, pour vraiment essayer de vulgariser et de sensibiliser non seulement les élèves et aussi les encadreurs et tous ceux qui travaillent dans le domaine de l’enfant », a-t-il dit.

Madame Finy Sylla, chargée des questions de l’enfance au niveau de la commune de Ratoma

Parmi les invités, figurait Madame Finy Sylla, chargée des questions de l’enfance au niveau de la commune de Ratoma. Elle a dit toute sa satisfaction devant cette initiative. « J’ai juste un sentiment de satisfaction puisque, c’est une journée internationale qui favorise la célébration des droits de l’enfant, je ne peux que me réjouir. Quand on dit enfant, c’est une couche très vulnérable qu’il faut chercher à défendre. Avant que nous nous les défendions, il faudrait qu’eux aussi sachent réellement quels sont les droits et instruments juridiques qui vont en leur faveur », a-t-elle souligné.

Amadou Oury Diallo, directeur général du groupe scolaire José Martir

Même son de cloche chez Amadou Oury Diallo, directeur général du groupe scolaire José Martir. Il s’est dit fier d’accueillir cette cérémonie de sensibilisation des enfants sur leurs droits. « C’est une grande fierté et une joie de recevoir cette ONG. Comme vous le constatez, les enfants sont contents et nous sommes aussi contents. On s’engage à accompagner l’ONG, à accompagner les enfants. Nous savons déjà il y a longtemps qu’il y a des enfants qui sont maltraités au sein de certaines familles et qui viennent se plaindre à notre niveau. Nous savons ce que nous menons. Tel est le combat que nous menons envers les parents pour mieux traiter ces enfants-là », a-t-il précisé.

Mory Kalivogui, élève en classe de 3ème année

Un concours de dessin a été organisé entre les élèves de ladite école par les initiateurs de la cérémonie. Des prix ont été décernés aux différents lauréats. Mory Kalivogui, élève en classe de 3ème année fait partie des heureux gagnants. « J’ai dessiné pour avoir un cadeau. J’ai eu un sac, des cahiers et des crayons. J’ai dessiné un enfant qui joue avec un jouet à la maison. J’ai compris aujourd’hui que l’enfant a le droit de jouer, que l’enfant a le droit de partir à l’école, que l’enfant a le droit de manger… »

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Manif du FNDC : forte mobilisation des citoyens dans les rues de N’Zérékoré

21 novembre 2019 à 13 01 27 112711

Les citoyens de N’Zérékoré ont massivement répondu à l’appel à manifester de l’antenne locale du FNDC. De nombreux habitants de la commune urbaine et de certaines sous-préfectures voisines sont descendus dans les rues de la ville pour exprimer leur opposition à un troisième mandat en Guinée, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Dès 9 heures, la mobilisation a commencé dans la ville. De nombreux citoyens de la commune urbaine de N’Zérékoré et des sous-préfectures de Samoe, Komou, Palé, Koulé, Koropara, ont déferlé dans la rue. Certains se sont rassemblés au carrefour Komou avant d’aller rejoindre ceux qui étaient mobilisés au rond-point du Gouvernorat, où la marche a démarré aux environ de 10 heures et demi.

Vêtus pour la plupart de t-shirts rouges avec des foulards attachés à la tête, les manifestants ont défilé sur une distance de 2 kilomètres, certains brandissant des pancartes et d’autres scandant des slogans comme : « N’Zérékoré, 3ème mandat Hopaipely » ; « Ça ne passera pas en forêt » ; « On ne veut pas l’argent, on veut la vérité »…

Au lieu d’encadrer la marche comme l’avait promis le maire, les forces de l’ordre sont restées campées au niveau de certains carrefours pour veiller au respect de l’itinéraire indiqué par les autorités locales. Les manifestants ont respecté cet itinéraire et ont marché dans le calme jusqu’au point d’arrivée, où est prévu un meeting.

A suivre !

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

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Kindia : RUSAL/CBK remet un chèque de 3 milliards GNF aux collectivités locales

21 novembre 2019 à 13 01 15 111511

La Compagnie des Bauxites de Kindia RUSAL/CBK a remis un chèque de trois (3) milliards de francs guinéens aux collectivités locales de Kindia, au titre de la Contribution au Développement Local (CDL) pour l’exercice 2017. La cérémonie de remise a eu lieu hier, mercredi 20 novembre 2019, dans la commune urbaine, en présence des autorités régionales, préfectorales et communales ainsi que des religieux et sages de la ville, a constaté un correspondant de Guineematin.com sur place.

En procédant à la remise du chèque aux autorités de Kindia, le directeur général de Rusal/CBK, Petr GAEVSKIY, est revenu sur quelques actions réalisées par la compagnie minière dans le cadre du développement de la région. « Cet argent est notre contribution au fonds de développement local de la région de Kindia. Il est important de souligner que depuis plus de 18 ans, la Compagnie des Bauxites Kindia est l’un des plus grands investisseurs étrangers en Guinée, offrant un emploi stable et bien rémunéré à des milliers de guinéens.

Au fil des ans, la Compagnie des Bauxites de Kindia a investi des centaines de millions de dollars dans l’économie guinéenne. Dans la région de Kindia, la CBK a mis en œuvre des dizaines de projets sociaux visant à améliorer la vie de simples citoyens guinéens. Dans les villages, de nouvelles écoles et des centres de santé sont apparues, des églises et des mosquées ont été construites, des centaines de maisons ont été alimentées en électricité. Le montant total des investissement de RUSAL dans des projets sociaux sur le territoire guinéen s’élève à des dizaines de millions de dollars », a-t-il rappelé.

Dans son discours le DG de Rusal/CBK a rappelé la tenue en octobre 2019, du premier forum économique Russie-Afrique qui a réuni plus de 40 chefs d’état et de gouvernement des pays du continent africain en Russie dans la ville russe de Sotchi. Lors de son intervention à ce forum, le Président guinéen, le Professeur Alpha CONDE, a rappelé à tous les participants, y compris le Président russe, Vladimir POUTINE, la contribution de la Fédération de Russie à la lutte contre Ebola en Guinée en 2014-2015. « En 2014-2015, pendant l’épidémie de la maladie à virus Ebola, la construction et l’équipement avec une technologie de dernière génération du Centre de Recherche en Epidémiologie, Microbiologie et des Soins Médicaux a permis de lutter efficacement contre la maladie » avait précisé le président guinéen.

Parlant de la présence des sociétés minières russes en Guinée, Petr GAEVSKIY a rappelé la communication du Président Alpha Condé lors du forum Russie-Afrique. « La présence des sociétés russes dans le secteur minier guinéen est bien établi et déjà considéré comme traditionnel. La République de Guinée est un excellent exemple de ce que la technologie et les investissements de la Russie peuvent apporter au développement de l’immense potentiel des richesses des pays africains» avait déclaré le président Alpha Condé. Il s’agit notamment de la CBK « la CBK qui travaille en Guinée depuis plus de 18 ans participe d’une façon active au développement socio-économique de la région de kindia en particulier et du pays en général» a expliqué Petr GAEVSKIY.

De son côté, le préfet de Kindia s’est félicité de la remise de ce chèque aux ayant-droit avant de saluer les efforts de Rusal/CBK qui ont permis déjà de réaliser de nombreuses infrastructures à kindia ville et dans toutes les communes rurales. Elhadj N’Fansoumane Touré promet que les autorités administratives de Kindia vont suivre de près les travaux qui seront réalisées dans les collectivités bénéficiaires afin de s’assurer que ces fonds soient judicieusement utilisés. « Comme vous l’avez vu, les maires qui sont les bénéficiaires directs, ont reçu le chèque géant. Donc en principe, ce sont eux qui vont décider des actions à réaliser à partir de leurs Plans de Développement Local (PAI).

Rappelons que Rusal/CBK coopère fructueusement avec les autorités régionales et communales de Kindia, C’est pourquoi la cérémonie de remise du chèque s’est déroulée en présence de tous les bénéficiaires dans une ambiance de convivialité.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tel. (00224) 628516796/ 664354238

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Sékou Souaré, société civile à Boké : « on ne doit pas empêcher les manifestations »

21 novembre 2019 à 12 12 48 114811

« La situation du pays est assez critique. Et puisqu’elle est critique, il faut forcément qu’il y ait des mouvements ». C’est l’avis d’Elhadj Sékou Souaré, le président du conseil régional des organisations de la société civile de Boké, sur les manifestations organisées chaque semaine à travers le pays contre le projet de nouvelle constitution qui permettrait au président Alpha Condé. Il l’a dit au micro du correspondant de Guineematin.com dans la ville.

« Les problèmes avec les marches, c’est les casses et c’est les désagréments causés aux citoyens lambda », soutient-il. Mais, selon le constat, les manifestations de rue sont généralement pacifiques quand elles sont autorisées. C’est pourquoi, Elhadj Sékou Souaré estime que les autorités ne doivent pas interdire les manifestations.

Elhadj Sékou Souaré, président du conseil régional des organisations de la société civile

« On ne doit pas empêcher les manifestations, mais il faut qu’elles soient civilisées. Moi, je ne vois pas de raison que l’autorité refuse les marches. Elle doit les accepter et elle doit prendre les dispositions pour encadrer les mouvements, c’est extrêmement important. À Boké, je salue la manière avec laquelle les marches sont toujours tenues. Nous encourageons les leaders à continuer dans ce sens », a-t-il dit.

Mais, pour résoudre la crise actuelle, le président du conseil régional des organisations de la société civile de Boké encourage les parties concernées à un dialogue sincère. « Nous, nous avons toujours souhaité que les parties s’asseyent pour discuter en cadres sincères en faveur des pauvres guinéens qui payent toujours les frais. Les morts et les blessés sont toujours les fils des pauvres. Donc la Guinée c’est les quatre roues de l’histoire. Il faudrait que chaque roue sache jouer son rôle et que le conducteur puisse être en place pour équilibrer la locomotive », a lancé Elhadj Sékou Souaré.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628-98-49-38

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Accueil du Premier ministre à Tougué : le FNDC local prévient

21 novembre 2019 à 10 10 44 114411

Le premier ministre guinéen, Ibrahima Kassory Fofana, est attendu dans la préfecture de Tougué ce jeudi, 21 novembre 2019. Le Gouvernement prévoit aujourd’hui de lancer les opérations d’identification des personnes pauvres et vulnérables en vue de leur offrir la prospérité, via l’Agence nationale d’inclusion économique et sociale (ANIES).

Joint au téléphone par le correspondant local de Guineematin.com, Mohamed Sacko Barry, porte-parole du FNDC, affirme que l’antenne du Front national de défense de la constitution de Tougué menace de de se faire entendre si l’accueil prend une couleur politique.

Mohamed Sacko Barry

« S’il vient pour lancer un programme, nous l’acclamons. S’il vient pour une campagne, là, c’est politique, on arbore aussi la veste de campagne. Et, si c’est autre chose, on dira aussi autre chose sous forme de réaction. De toutes les façons, dans le cas spécifique de Tougué, nous n’aurons aucun acte de violence. Il n’y aura pas de jets de pierres, on ne va lapider personne, pas d’injures. Mais, nous nous ferons entendre. Le FNDC avait été convié à travers nos entités à la réunion préparatoire que le préfet avait appelées. Et, sur place, nous leur avons dit notre point de vue. Nous avons dit que si c’est pour la réception, nous sommes d’accord. Mais, si c’est pour une campagne de troisième mandat ou pour le référendum, là, nous réagirons », a précisé le porte-parole de l’antenne du FNDC à Tougué.

De Tougué, Alpha Ibrahima Diogo Baldé pour Guineematin.com

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Manif contre le 3ème mandat à N’Zérékoré : les membres du FNDC commencent à se mobiliser

21 novembre 2019 à 10 10 39 113911

La marche projetée ce jeudi, 21 novembre 2019, par l’antenne régionale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) N’Zérékoré commence à mobiliser les citoyens. La démarche vise à protester contre le projet de nouvelle constitution qui pourrait ouvrir la voie à un 3ème mandat pour Alpha Condé, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La mobilisation a déjà commencé à N’zérékoré à l’appel du FNDC. L’itinéraire prévu pour cette marche sera du Gouvernorat au Terrain Rouge.

Le carrefour Komou, qui doit recevoir les opposants au 3ème mandat venant des sous-préfectures de Samoe, Komou, Palé, Koulé, Koropara, est déjà pris d’assaut.

Au niveau du gouvernorat de N’Zérékoré, les jeunes opposés au 3ème mandat sont habillés en t-shirt et foulards rouges, munis de pancartes et affiches. Certains responsables locaux des partis politiques, membres du FNDC, sont visibles sur les lieux.

Il faut noter que, dans la soirée d’hier, une équipe gouvernementale composée des ministres Rémy LAMAH (Santé), Frédéric Loua (Pêche) et Papa Koly Kourouma (Assainissement) s’est rendue dans la capitale de région forestière. La démarche visait, apprend-on, à dissuader le FNDC N’Zérékoré de marcher ce jeudi. C’est chez le patriarche, Molou Holomo Hazaly Zogbélémou, que la rencontre a eu lieu. Mais de sources sûres, on apprend que le FNDC aurait décliné l’offre.

A suivre !

Du gouvernorat de N’zérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

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Fin de la crise à Siguiri : la SAG a repris ses activités

21 novembre 2019 à 9 09 50 115011

Après cinq jours d’arrêt, les activités de la SAG ont repris hier, mercredi 20 novembre 2019, à Siguiri. Les négociations menées entre la direction de la société minière, la communauté et les autorités ont permis de trouver un compromis, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

Les employés de la Société Aurifère de Guinée (SAG) ont retrouvé le sourire mercredi matin en reprenant le chemin du travail. Une reprise qui fait suite à des négociations qui ont connu l’implication des autorités de Siguiri, le gouverneur de la région de Kankan, mais aussi le ministère en charge des mines. Ces négociations ont permis de résoudre la crise qui opposait la SAG et la population du district de Fatoya, dans la commune rurale de Kintinian, et qui avait conduit à l’arrêt des activités de la société, vendredi dernier.

« Nous sommes tombés d’accord sur 4 des 11 points que nous pensions être importants à ce stade. Nous demeurons conscients que nos partenaires sont engagés à résoudre les autres problèmes à l’avenir même si la SAG aurait préféré que tous les points soient résolus maintenant. C’est en fonction de cette logique et la plaidoirie de toutes les parties prenantes que avons pris la décision de reprendre les activités de la mine dans l’intérêt de tous », a annoncé Aboudourahmane Diaby, le directeur général de la Société Aurifère de Guinée.

Les quatre points qui ont fait objet d’accord sont : l’arrêt de l’interruption des activités de la SAG par la communauté ; l’arrêt de l’exploitation des mines de la SAG par la communauté ; la réglementation de la demande des communautés. Désormais, les citoyens doivent adresser leurs demandes aux autorités communales au lieu de venir directement à la SAG. Et enfin, la réglementation de la construction des maisons. Il est interdit désormais de construire des maisons aux abords des mines de la SAG.

Il n’y a eu cependant aucune annonce concernant le bitumage de la route Siguiri-Fatoya que réclamaient les habitants de ce district. C’est cette revendication qui a entraîné d’ailleurs la crise. Accusant la SAG d’avoir refusé de réaliser ces travaux, des habitants de Fatoya sont allés bloquer le travail au niveau d’une mine d’or de la localité exploitée par la société. Ce qui a amené la SAG à arrêter toutes ses activités dans la préfecture.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Guinée : Etienne Soropogui dénonce « un ciblage ethnique »

21 novembre 2019 à 9 09 31 113111
Etienne Soropogui, président du parti « Nos Valeurs Communes »

Après madame Marie Madeleine Dioubaté, Dr. Ousmane Kaba et l’Honorable Dembo Sylla, c’est Etienne Soropogui du parti « Nos Valeurs Communes » qui dénonce la politique de division du Gouvernement actuel, en ciblant les membres d’une communauté qu’on veut isoler pour sans doute affaiblir la lutte démocratique contre un changement de la Constitution pouvant favoriser le maintien du président Alpha Condé à la tête de la Guinée après son deuxième et dernier mandat.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, ce coup de gueule de cet ancien commissaire à la CENI, devenu leader politique :

Nous sommes en droit d’imaginer désormais qu’une stratégie à la fois intelligente et malveillante est désormais pensée par les autorités politiques Guinéenne afin de procéder à l’isolement d’une composante de la communauté guinéenne.

Nous ne pouvons plus continuer à fermer les yeux sur ce qui semble être désormais une évidence. Une composante de la Guinée subit une forme de persécution d’Etat, une forme de stigmatisation d’Etat qui est entrain de déboucher sur un ciblage ethnique punitif.

Notre sécurité collective est menacée si une des composantes de notre communauté subit impunément des exactions par ceux-là mêmes qui sont supposés les protéger. Pour qui connaît l’histoire politique de notre pays, il est aisé d’imaginer les conséquences d’une stigmatisation identitaire surtout pour les innocentes personnes comme les femmes et les enfants.

Nous sommes malheureusement arrivés à un niveau où une simple évocation d’un patronyme ou la zone de localisation géographique peut vous coûter la vie.

Nous comprenons finalement que ce pouvoir n’a que cette seule stratégie, celle qui consiste à semer la division et la méfiance entre les composantes ethniques de la communauté nationale.

Les Guinéens ne sont plus naïfs et ils ne se laisseront distraire par ces pratiques indignes des autorités d’un pays dont la mission sacrée est de rassembler le peuple de Guinée

Etienne Soropogui, président du parti Nos Valeurs Communes

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