Investissements publics en 2020 : 10.019,4 milliards GNF prévus par l’Etat guinéen

18 novembre 2019 à 19 07 29 112911

Comme annoncé précédemment, le gouvernement guinéen a présenté ce lundi, 18 novembre 2019, le projet de Loi de Finances Initiale (LFI) 2020 devant l’Assemblée nationale. A cette même occasion, la ministre du plan et du développement économique, Mama Kanny Diallo, a présenté aux députés le budget d’investissement public pour l’exercice budgétaire 2020 et les perspectives de mise en œuvre du Plan National de Développement Economique Social (PNDES), a constaté Guineematin.com, à travers ses reporters sur place.

Selon la ministre Kanny Diallo, ce projet d’investissement public pour l’exercice budgétaire 2020 s’élève 10 mille 019,4 milliards de francs dont 3 mille 177,4 milliards (31,7%) en ressources intérieures et 6 mille 842 milliards (68,3%) sur financement extérieur. Ce budget a ainsi connu une augmentation de 10,9% par rapport à la Loi de Finances Rectificative (LFR) 2019, qui était de 9 mille 032,2 milliards de francs guinéens.

Aux dires de madame le ministre, l’augmentation de ce budget est consécutive à une mobilisation plus accrue du financement extérieur en lien avec la concrétisation d’une partie des promesses du groupe consultatif de Paris de novembre 2017, sur le financement du PNDES.

Hadja Mama Kanny Diallo, ministre du plan et du développement économique

Face aux besoins grandissants exprimés par les différents départements ministériels, Mama Kanny précise que « l’enveloppe budgétaire réservée aux investissements publics sur ressources propres de l’État reste insuffisante ».

C’est pour cette raison, ajoute-t-elle, que « nos efforts de recherche de financements pour combler le faible niveau de ressources domestiques ont permis, sur la période 2016-2019, de mobiliser dans le cadre de la mise en œuvre du PNDES, 4,1 milliards de dollars des États-Unis, au profit des projets publics ».

S’agissant de la répartition sectorielle de ce budget, le secteur de l’énergie et des mines continue à occuper une place importante. Avec une dotation budgétaire globale de 3 mille 138 milliards, le secteur absorbe à lui seul 87,1% des crédits prévisionnels, à travers l’aménagement des barrages hydroélectriques de Sambagalou et de Fomi, des mini centrales et la poursuite des travaux de réhabilitation et d’extension des réseaux électriques à Conakry et dans le villes de l’intérieur.

Les prévisions budgétaires du secteur du développement rural s’élèvent quant à elles, à 907,4 milliards GNF, dont 718 milliards (79,1%) sont destinés à l’agriculture. Les enveloppes destinées à l’élevage et la pêche restent très limitées en l’absence de grands projets porteurs dans ces secteurs et de l’appui des bailleurs de fonds.

Les sous-secteurs de de l’eau urbaine et de l’hydraulique, des mines et du tourisme ainsi que de l’industrie-PME-commerce-artisanat se partagent 12,9% des investissements.

L’enveloppe réservée au secteur des infrastructures est de 2 mille 567,7 milliards GNF et représente 25,6% du budget d’investissement. Et à ce niveau, ce sont les travaux publics qui absorbent l’essentiel des crédits, avec une part de 90,2%.

Pour le secteur social, l’allocation se stabilise aux alentours de 936,7 milliards de francs, soit 9,3% de l’enveloppe globale.

L’enveloppe prévisionnelle du secteur « administration décentralisation » s’élève à 1.772,7 milliards GNF et représente 17,7% du budget d’investissements.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél: 00224 622919225 / 666919225

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Monnaie unique, blanchiment d’argent… La Banque centrale tente de rassurer

18 novembre 2019 à 19 07 26 112611

En marge de la présentation du projet de Loi de Finances Initiale (LFI) 2020 devant l’Assemblée nationale ce lundi, 18 novembre 2019, la politique économique relative à l’exécution des budgets élaborés par le gouvernement a été également déclinée. Et, c’est le gouverneur de la Banque centrale, Louncény Nabé, qui s’est prêté à cet exercice, a constaté Guineematin.com à travers ses reporters qui étaient sur place.

Il s’est accentué notamment sur la question de la monnaie unique de la CEDEAO en perspective. Pour lui, la Guinée, comme tous les autres pays membres, peut tirer beaucoup de profits de ce projet de monnaie unique de la sous-région ouest africaine.

Dr. Louceiny Nabé, gouverneur de la BCRG

« La Guinée peut tirer l’opportunité d’un marché plus grand, le marché de la CEDEAO qui est beaucoup plus grand. Vous n’êtes pas sans savoir que l’un des reproches qui est fait à la taille des économies de nos pays, c’est d’abord l’étroitesse des marchés et l’exiguïté des territoires nationaux. Donc la coopération au niveau de l’intégration sous régionale permet de lever cet obstacle là et d’avoir un grand marché. Mais, le fait de disposer d’une monnaie unique qui puisse participer en raison de la dimension des économies réunies, à l’économie internationale, je pense que cela est beaucoup plus favorable aux transactions économiques, aux échanges entre nous d’abord et aux échanges entre notre région et l’économie internationale que si chacun était enfermé dans le cadre un peu restreint de sa monnaie nationale », a dit Louncény Nabé.

Il ajoute toutefois, qu’il y a des obstacles à lever avant d’en arriver. « Il faut diversifier l’économie, il faut vulgariser la notion d’intégration tant au niveau des populations qu’au niveau des décideurs. Il faut créer les conditions nécessaires à la préparation de notre économie pour cette ouverture des marchés. Dans tous les cas, le processus est lancé, je peux vous dire que le processus est irréversible d’autant plus que le sommet des chefs d’États tenu au Nigeria en juin dernier a définitivement tracé la trajectoire de cette intégration, à travers d’abord le nom de la monnaie unique qui s’appellera l’ECO avec le système des banques centrales qui va être un système fédéral, à travers le cadre de politique monétaire qui va être basé sur le ciblage de l’inflation et à travers le régime de change qui consacre la flexibilité du taux change », a expliqué le numéro 1 de la Banque centrale.

Autre point sur lequel s’est attardé le gouverneur de la BCRG dans sa présentation, c’est le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. A ce niveau, Louncény Nabé a fait savoir que la banque centrale de la Guinée est résolument engagée dans la lutte contre les deux fléaux. « La banque centrale est en pointe dans la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Bien avant la création d’une cellule nationale de traitement des informations financières, la banque centrale jouait avec les banques le rôle de réceptacle de soupçons notamment en ce qui concerne les personnes politiquement exposées. Par la suite, la banque centrale a conduit un processus, avec l’assistance du Fonds Monétaire International, de rédaction d’un projet de loi qui va bientôt être présenté à l’Assemblée nationale dans ce cadre-là. Il s’agit d’appuyer le gouvernement, la cellule nationale de traitement des informations financières en relation avec les structures internationales qui existent dans ce domaine-là », a-t-il laissé entendre.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 00224 622919225 / 666919225

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Procès des leaders du FNDC à Kindia : ce que leur avocat et le procureur se sont dits

18 novembre 2019 à 18 06 26 112611

Les leaders de la coordination régionale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) de Kindia, mis aux arrêts lors de la marche du jeudi dernier. Pour s’enquérir de la suite de la procédure judiciaire, maitre Thierno Souleymane Barry, membre du pool des avocats de la défense du FNDC, a rencontré ce lundi 18 novembre 2019, le substitut du procureur de la République près le tribunal de première instance de Kindia, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Lors de la marche du FNDC de Kindia, contre le 3ème mandat pour Alpha Condé, cinq de ses membres ont été mis aux arrêts avant le début des « hostilités ». Le dossier n’a pas connu une évolution pouvant ouvrir la voie à un procès. C’est ce qu’a laissé entendre maitre Thierno Souleymane Barry à l’issue de sa rencontre avec le substitut du procureur, Alsény Bah. « Je suis venu ce matin pour déposer notre lettre de constitution et en même temps la demande d’une lettre de mise en liberté. Je me suis entretenu avec le procureur pour voir l’état du dossier, puisque c’est un flagrant délit, pour voir quand est-ce qu’ils seront jugés. Mais, le substitut du procureur nous a fait savoir qu’il y a un blocage technique à ce niveau ici, par ce que de longue date il était prévu de tenir une audience foraine à Forécariah. Donc, ils sont là-bas aujourd’hui et vendredi, techniquement il ne peut pas y avoir un procès », a-t-il expliqué.

Me Thierno Souleymane Barry

Par ailleurs, maitre Thierno Souleymane Barry a fondé l’espoir que ses clients seront vite jugés et libérés. « Nous avons insisté et le substitut quand même nous a rassurés. Nous avons vu en lui que l’urgence sera faite pour que nos clients soient jugés et libérés le plus vite que possible. Idéalement, nous espérerons peut être d’ici la semaine prochaine, ils seront jugés. Parce que vous savez en matière pénale, l’incarcération fait l’exception et c’est la liberté qui est le principe », a-t-il laissé entendre.

En outre, l’avocat a dénoncé la politique du deux poids deux mesures des autorités face aux manifestations pour ou contre le 3ème mandat. « Nous allons démontrer devant le tribunal que nos clients n’ont commis ni délit ni crime. Ils n’ont fait qu’exprimer leur opinion par rapport au 3ème mandat. D’ailleurs, certains citoyens disent NON alors que d’autres disent OUI. Donc, si on permet aux uns de marcher mais pas aux autres, il n’y a pas de démocratie. La démocratie, c’est la liberté dans l’espace public. Et c’est ce que nous voulons construire après 40 ans de dictature », a expliqué maitre Thierno Souleymane Barry.

Depuis Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Guinée : le budget 2020 de l’Etat projeté à plus 26 mille milliards de francs

18 novembre 2019 à 17 05 30 113011

Les membres du pool économique et financier étaient devant les députés guinéens, réunis en séance plénière ce lundi, 18 novembre 2019. Ils sont venus présenter le projet de loi de finances initiale 2020, a constaté Guineematin.com, à travers ses reporters sur place.

Ce pool économique et financier était composé des ministres de l’économie et des finances, Mamady Camara, du budget, Ismaël Dioubaté, du plan et du développement économique, Hadja Mama Kany Diallo, mais également du gouverneur de la Banque centrale de Guinée, Dr Louncény Nabé.

C’est le ministre de l’économie et de finances, Mamady CAMARA qui a ouvert le bal des interventions devant les 52 députés présents. Le chef du département de l’économie et des finances est revenu sur les performances économiques enregistrées par la Guinée au cours de l’année mais également des perspectives annoncées pour 2020.

Mamady Camara, ministre de l’Economie et des Finances

« Au plan national, notre pays a enregistré, au cours des dernières années, des résultats économiques appréciables grâce notamment aux performances obtenues dans la mise en œuvre du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES), dont l’objectif est de promouvoir une croissance forte et inclusive, réussir la transformation structurelle de l’économie et mettre le pays sur une trajectoire de développement durable », a indiqué le ministre.

A en croire Mamady Camara, la mise en œuvre du PNDES a permis d’avoir des résultats appréciables au point de placer la Guinée parmi les économies africaines les plus dynamiques, avec un taux de croissance cumulé de 9,0% sur la période 2016-2018.

Pour l’exercice 2020, les recettes sont projetées à 21 mille 706,2 milliards, soit 15% du PIB ; et les dépenses à 26 mille 703, 7 milliards de francs, soit une augmentation de 7% du PIB. Le gap sera financé entre autres par des dons, legs et crédits. Soit plus de cinq mille milliards de nos francs. Selon le document présenté par le ministre, les 37,3% du budget de l’Etat pour 2020 seront utilisés pour les investissements. L’achèvement du barrage de Souapiti et la reconstruction de la route Coyah-Dabola, figurent parmi les projets qui seront financés.

Ismaël Dioubaté, ministre du Budget

Le ministre du budget, Ismaél Dioubaté, en présentant le projet de loi de finances initiale pour l’exercice 2020, a mis un accent particulier sur les performances enregistrées dans l’exécution du budget 2019, marquées par la consolidation des relations avec les institutions de Breton Woods (la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International).

D’ailleurs, Ismaël Dioubaté annonce le passage de la Guinée devant le FMI au titre de la 4ème revue du programme de facilité élargie de crédits (FEC) dans les prochains jours.

S’agissant du projet de budget pour l’exercice 2020, M. Dioubaté s’est engagé à poursuivre l’amélioration de la gouvernance et du climat des affaires en vue de promouvoir le développement du secteur privé et une croissance inclusive partagée.

« Les principales hypothèses retenues pour le PLFI 2020 se résument comme suit :

  • réaliser un taux de croissance du PIB de 6,3%
  • ramener le taux d’inflation (moyenne annuelle) à 8,3%
  • réaliser un taux de pression fiscale de 13,5 % et
  • stabiliser le taux de change à 9 225 GNF contre 1 dollar américain », a souligné le ministre du budget.

Selon toujours les prévisions, en 2020, les collectivités locales continueront à bénéficier de 15% des revenus miniers pour financer le développement local alors que les anciennes gloires de la culture et du sport, auront pour la première fois, une subvention de 4,5 milliards de francs.

Il est prévu aussi la construction de logements sociaux pour les fonctionnaires, notamment enseignants et les agents de santé. Cela, à travers l’agence guinéenne de financement des logements pour un budget de 25 milliards de francs guinéens. Une ligne de 200,8 milliards est prévue également pour alimenter le Fonds de développement des communes de Conakry sous la forme d’un budget d’affectation spéciale.

Ismaël Dioubaté annonce aussi qu’en 2020, l’Electricité de Guinée (EDG) continuera d’être subventionnée par l’Etat. Une enveloppe de 2 mille 401 milliards est prévue à cet effet. Seulement, pour redresser la situation économique de la guinéenne d’électricité, la société va revoir sa facturation à la hausse, a-t-il laissé entendre.

Contrairement à 2019, le PLFI 2020 prévoit, elle, de financer les élections. Le budget de la CENI sera augmenté de 14 % par rapport à celui de 2019. Les ministères de la défense, de la sécurité, de l’administration du territoire, de la justice, de la santé et de l’éducation connaîtront également une nette amélioration de leurs enveloppes en 2020.

Dans les prochains jours, précisément du 4 au 16 décembre 2019, les différents ministres passeront devant l’Assemblée nationale pour défendre leurs budgets sectoriels.

Abdallah BALDE et Mamadou Laafa SOW pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Boké : le Consortium SMB-Winning offre un marché flambant neuf à la population du Secteur Mansaliya

18 novembre 2019 à 17 05 25 112511

Communiqué : Respectueux de ses responsabilités environnementales et sociales ainsi que du Contenu Local, le Consortium SMB-Winning vient d’offrir un marché flambant neuf à la population du Secteur Mansaliya, sous-préfecture de Kolaboui.

La cérémonie inaugurale s’est déroulée dans la matinée du mercredi 13 novembre dans le secteur bénéficiaire, en présence des autorités administratives et une forte délégation du Département des relations communautaires du Consortium SMB-Winning.

Bâti sur une superficie de 450m2, l’édifice est entièrement financé par le Consortium SMB-Winning à hauteur de 300 millions de francs guinéens a-t-on appris sur le terrain.

Les travaux qui ont duré trois (03) mois, ont été réalisés par l’Union des entreprises locales de Boké (ULEB) qui salue l’initiative à cause de sa portée sociale, économique et environnementale.

Dans son discours, le président de la jeunesse de Mansaliya, Mohamed Lamine Kéita a plaidé auprès des partenaires chinois pour l’autonomisation des jeunes et femmes à travers le développement des activités génératrices de revenus (AGR), mais aussi la facilitation de l’employabilité des jeunes.

C’est pourquoi, le directeur des relations communautaires du Consortium SMB-Winning, M. Wu Qiong a invité les femmes à prendre soin de cette infrastructure pouvant générer tant de ressources pour la population de Kolaboui.

Il a, en ses termes, rassuré que son institution ne ménagera aucun effort quant à la promotion des produits agricoles en vue de préparer un avenir radieux au profit des jeunes et femmes de Boké.

Visiblement contente, la vice-présidente des femmes de Mansaliya, Maïmouna Camara s’est exprimée : « Nous sommes très satisfaites du Consortium SMB-Winning pour leurs œuvres magnanimes et salvatrices dans notre secteur. Du haut de cette Tribune, nous vous rassurons que désormais, nos produits agricoles locaux et autres denrées de 1ères nécessités seront écoulés ici sans aucune crainte. »

S’adressant à ses sœurs et frères de Mansaliya, le préfet Aboubacar M’Bopp Camara a invité les femmes et jeunes à l’unité d’action, l’harmonie, l’entente, au dialogue et à l’acceptation des différences sociales et surtout, se passer de la politique qui divise.

Selon lui, « L’inauguration de ce marché vient à point nommé car, le projet de Transformation agricole sera lancé aujourd’hui à Conakry ceci, grâce aux multiples offensives diplomatiques du président de la République, Pr Alpha Condé, fils de Boké. »

Précisant que les fonds du FODEL sont déjà disponibles à la Banque, le préfet a ajouté : « Grâce à la bénédiction du Gouvernement de la 3ème République, nous aurons plusieurs entreprises opérationnelles dans la préfecture de Boké dont les filles et fils doivent se former pour bénéficier des retombées de ces firmes ».

Transmis par le service de communication du Consortium SMB-Winning

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Boké : 150 agents recenseurs formés sur l’utilisation des tablettes et kits de recensement

18 novembre 2019 à 17 05 15 111511

Dans le cadre de l’exécution de son plan d’action en prélude aux élections législatives prochaines, la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) continue ses activités à travers ses démembrements. C’est dans cette dynamique qu’une session de formation de 3 jours en faveur de 150 membres des Commissions Administratives d’Etablissement et de Révision du fichier Électoral (CAERLE) de Boké a pris fin ce lundi, 18 novembre 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La Commission Électorale Préfectorale Indépendante (CEPI) de Boké a déjà reçu les kits de recensement et recruté des agents recenseurs. Elle compte 130 Commissions Administratives d’Etablissement et de Révision du fichier Électoral (CAERLE). Selon nos informations, cette formation théorique et pratique de trois jours, initiée par la CEPI de Boké, concernait 150 personnes.

Abou Soumah, coordinateur du recensement de la préfecture de Boké

Interrogé par le reporter de Guineematin.com, Abou Soumah, coordinateur pour le processus de recensement au compte de la préfecture de Boké, est revenu sur l’objectif de la formation. « L’objectif, c’est d’avoir des hommes de qualité, capables de recenser les électeurs dans les collectivités. Pour cela, nous avons organisé trois journées de formation théorique et pratique à l’issue des quelle nous organisons aujourd’hui des tests sur leurs connaissances théoriques et sur la connaissance sur les kits et les tablettes qu’ils auront à utiliser durant le processus, pour pouvoir enrôler les électeurs guinéens. Ils sont au total 150 sous la main, mais avec un besoin de 140 enrôleurs », a-t-il précisé.

Bah Mamadou, bénéficiaire de la formation

Après avoir suivi la formation, Bah Mamadou a passé le test et attend avec impatience la publication des résultats. « La formation et le test se sont bien passés. Ils nous ont montrés comment utiliser le matériel de recensement, ils nous ont montré l’utilité des kits, comment les monter, comment les utiliser et toutes les techniques liées au recensement. Je suis vraiment satisfait et je prends l’engagement de bien faire le travail quand je serai retenu », a-t-il laissé entendre.

Elhadj Sékou Souaré, président de la CEPI de Boké

De son côté, le président de la CEPI de Boké, Elhadj Sékou Souaré, s’est dit satisfait des améliorations enregistrées sur le matériel. « Après cette formation et l’évaluation, les membres des CAERLE seront déployés pour commencer le travail le moment venu. Nous avons déjà reçu les kits d’enregistrement. Ce sont des kits assez spéciaux et cette fois ci, c’est très amélioré. Les machines sont compliquées et aussi chaque agent aura sa machine et ça ne se sera pas comme par le passé. Après l’évaluation, le classement nous permettra d’avoir les meilleurs et ceux-ci seront déployés dans les coins les plus reculés, parce que c’est là-bas qu’il y aura trop de problèmes », a expliqué monsieur Souaré.

Depuis Boké, Abdourahmane N’DIARÉ Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628-98-49-38

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Kindia : la Basse Guinée contre ceux qui veulent « diviser les guinéens pour rester au pouvoir »

18 novembre 2019 à 16 04 54 115411

Les sages de la Basse Côte ont organisé une grandiose cérémonie de sacrifice et de lecture du saint Coran dans la journée d’hier dimanche, 17 novembre 2019, dans la ville de Kindia. La démarche visait à implorer la grâce Divine pour l’entente, la cohésion entre les fils de la région et pour le bonheur de la Guinée toute entière.

Cette cérémonie solennelle a regroupé tout le gotha de la Basse Guinée, venue partagée ces moments de fraternité. S’adressant à la foule, le Kountigui de la Basse Côte, Elhadj Sékhouna Soumah a invité à ne pas céder à la division orchestrée par ceux qu’il qualifie de menteurs.

Elhadj Sékhouna Soumah, Kountigui de la Basse Côte

« Fils de la Guinée, je vous invite à quitter derrière les menteurs. Ceux qui prennent des miettes dans les bureaux, c’est eux qui sont à Conakry et qui viennent manipuler la Basse Guinée. Il y en a qui avaient menacé de venir s’en prendre à cette auguste assemblée, ils n’ont qu’à le faire. Ici, c’est toute la Basse Guinée qui est là. Y en a qui ont dit qu’ils ont une autre assemblée de la Basse Côte. Qui peut avoir une réunion plus représentative que celle-là alors qu’il n’a pas Boké, il n’a ni Fria, ni Télimélé, ni Coyah, ni Kindia, ni Dubréka, ni Boffa, ni Forécariah, ni les 5 communes de Conakry ? Ceux que tu vas réunir là-bas vont eux-mêmes se rendre compte que tu veux les détruire. Celui qui vous dit qu’il va faire ça et ça à la Basse Guinée, c’est du mensonge. Leur seul boulot, c’est de passer de bureau en bureau pour mentir, pour tenter de briser l’avenir des honnêtes gens. Mais, Dieu existe », a-t-il laissé entendre.

Elhadj Ousmane Baldé, président de la Coordination nationale des Foulbhé et Haali Pular

Abondant dans le même sens, Elhadj Ousmane Baldé, président de la Coordination nationale des Foulbhé et Haali Pular de Guinée, a dénoncé les bavures enregistrées dans la commune de Ratoma. « La population guinéenne a envie de vivre dans la paix. Mais, le gouvernement et les politiciens ne veulent pas de cette paix dans notre pays. Vous avez vu ce qui est entrain de se passer à Ratoma. C’est comme si Ratoma est un autre pays. Pourtant, Ratoma est une commune, une partie intégrante de la Guinée. Pourquoi le gouvernement envoi-t-il des mercenaires, des personnes armées pour tuer nos enfants à Ratoma ? Et tous les guinéens se taisent sur ça. C’est ça le malheur dans notre pays. C’est un problème qui va s’élargir. Aujourd’hui, c’est Ratoma, demain on ne sait pas c’est où. Je demande à tous les guinéens, toutes les bonnes volontés, de faire quitter les donzos, les gendarmes ou policiers de Ratoma. On ne mérite ça, on n’est pas des rebelles. Nous donnons le respect à tout le monde et nous ne travaillons que pour le développement de la Guinée », a dit Elhadj Baldé.

Abdoulaye Bah, ancien président de la délégation spéciale de Kindia

Interrogé sur le sens de cette rencontre, Abdoulaye Bah, ancien président de la délégation spéciale de Kindia, a dit sa joie pour la tenue de cette cérémonie. « C’est une fierté de recevoir toutes ces personnalités ici à Kindia, sur invitation de notre Kountigui. J’ai un sentiment de soulagement, en tant que guinéen et croyant. Le lieu est très symbolique, ça se passe dans la mosquée et la première mosquée de la Basse Guinée à Kindia, à Tafori. Le message véhiculé ici, c’est absolument celui-là qu’il fait aujourd’hui. Un message de vérité, de fraternité, de courage, de mise en garde aussi face à ceux qui violent nos valeurs, qui violent notre vivre ensemble et surtout ceux qui violent les lois de la Guinée. C’est rassurant d’entendre ça et d’ailleurs, c’est ce qu’on attend des sages. Ils ont une mission, c’est les garde-fous de la société qui s’affole », soutient-il.

En outre, Abdoulaye Bah a invité les sages à interpeller le président Alpha Condé dans la lutte contre la divisons des guinéens. « Nous voudrions que les sages, les vrais sages comme ceux qu’on a vu ici, interpellent le président Alpha Condé et les autres leaders politiques de la Guinée sur leur responsabilité s’entendre pour que la paix, la fraternité règnent en Guinée. La situation n’est pas compliquée en soi. Elle est compliquée parce qu’il y a une volonté de diviser des guinéens pour rester au pouvoir. Nous demandons à Elhadj Sékhouna Soumah et à Elhadj Ousmane Baldé, à Elhadj Mamadou Saliou Camara et d’autres sages de la Forêt et de la Haute Guinée de se lever commun un seul homme, c’est leur responsabilité d’interpeller monsieur Alpha Condé et son gouvernement de ne pas diviser la Guinée ».

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. 628 17 99 17

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Kankan : des contractuels dans la rue pour exiger leur engagement à la fonction publique

18 novembre 2019 à 16 04 15 111511

Plusieurs enseignants contractuels ont manifesté ce lundi, 18 novembre 2019, à Kankan, pour exiger leur intégration à la fonction publique. Après leur défilé dans la rue, les manifestants ont été reçus par le DPE de Kankan, qui a tenté de les rassurer, a appris Guineematin.com à travers son correspondant local.

« Nous voulons notre engagement à la fonction publique sans concours ni test », c’est l’un des slogans que ces enseignants ont scandé durant tout leur parcours. Au nombre d’une centaine, ils ont marché du stade de l’université de Kankan en passant par la maison des jeunes avant d’aller faire un sit-in dans la cour de la Direction Préfectorale de l’Education (DPE). Ces enseignants contractuels qui disent avoir « sauvé l’école guinéenne » en donnant les cours lors de la grève des enseignants lancée par le SLECG en début d’année dernière, réclament leur intégration sans condition à la fonction publique.

« Nous ne sommes pas des partisans politiques, non ! Mais, nous voulons être à la fonction publique parce que nous avons sauvé l’école guinéenne. Il faut le reconnaitre, nous avons travaillé. Il y a même des enseignantes contractuelles qui ont perdu leurs mariages à cause de cette affaire. Nous allons sortir demain, après-demain jusqu’au samedi », a déclaré Laye Camara, coordinateur régional des enseignants contractuels, sous les applaudissements de ses collègues.

En réponse, Morlaye Condé, directeur préfectoral de l’éducation de Kankan, a jugé légitime la revendication de ses enseignants. Et il les a rassurés que le gouvernement travaille sur leur dossier. « Vous avez tant œuvré pour l’éducation guinéenne, nous sommes conscients de cela. Nous avons également la responsabilité de vous suivre. Mais, force est de reconnaitre que le gouvernement est en train de faire le travail qu’il faut pour que vous soyez satisfaits. Ce n’est pas le DPE qui va vous engager, ni l’IRE qui va vous engager dans la fonction publique », a-t-il souligné.

Egalement présent sur les lieux, le préfet de Kankan, Aziz Diop, a regretté la démarche des protestataires, qui n’ont pas adressé une lettre d’information aux autorités locales. « Il n’y a jamais eu de grève à Kankan, mais aussi je sais que vous être de bons citoyens. Un bon citoyen se réfère s’il veut marcher. J’avais tous les moyens de vous empêcher aujourd’hui, mais je ne l’ai pas fait, parce que j’ai beaucoup de respect pour les enseignants. Mais prochainement, écrivez à la préfecture avant de manifester », a lancé le préfet.

Après avoir écouté les autorités, les manifestants ont quitté les lieux pour rentrer chez eux. Ils ont promis de saisir prochainement les autorités de la place et de manifester jusqu’à la satisfaction de leur revendication par le gouvernement.

Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.om

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Labé : Kassory Fofana attendu sur fond de protestation

18 novembre 2019 à 16 04 12 111211

Sauf changement de dernière minute, le Premier ministre guinéen sera à Labé demain, mardi 19 novembre 2019. Ibrahima Kassory Fofana va procéder au lancement officiel de l’Agence Nationale de l’Insertion Economique et Sociale (ANIES), a appris Guineematin.com à travers un de ses correspondants dans la ville. Mais, le chef du gouvernement guinéen devrait être accueilli sur fond de protestation.

Les femmes du Front National pour la Défense de la Constitution seront dans les rues de la ville pour manifester contre « les assassinats » de leurs enfants dans les manifestations du FNDC à Conakry. Selon madame Yacine Diallo, la coordinatrice des femmes du FNDC à Labé, elles ont reçu l’autorisation de manifester. « Nous avons reçu l’autorisation de marcher. Nous avons écrit à la commune qui a transmis à la préfecture, qui à son tour, a donné son aval.

Le point de ralliement c’est le carrefour Hoggo M’Bouro. Nous appelons toutes les femmes de Labé à sortir pour dire stop aux tueries de nos enfants, on en a marre, nous sommes fatigués ! Nous demandons également à toutes les femmes de porter du blanc avec un foulard rouge à la tête pour exprimer notre mécontentement », a lancé cette dame opposée à un troisième mandat pour le président Alpha Condé.

On apprend aussi, selon des indiscrétions, que d’autres habitants de Labé comptent profiter de cette occasion pour aller protester devant le Premier ministre contre le projet de changement de l’actuelle constitution, qui permettrait au président de la République de briguer un troisième mandat.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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APPEL À CANDIDATURES : DIRECTEUR GÉNÉRAL / DIRECTRICE GÉNÉRALE ÉLECTRICITÉ DE GUINÉE (EDG SA)

18 novembre 2019 à 15 03 36 113611

La firme SGGROUP Consultants, en consortium avec MAZARS, a été sélectionnée par le Gouvernement de la République de Guinée, sur financement de la Banque Mondiale, pour l’assister à mener un processus compétitif et transparent de recrutement des dirigeants d’EDG SA. C’est dans ce cadre que la firme recherche des femmes et des hommes qualifiés pour occuper le poste de Directeur Général/Directrice Générale de la Société Électricité de Guinée (EDG SA). La personne titulaire du poste assurera la mise en œuvre des décisions du Conseil d’Administration de EDG SA. Elle coordonnera, animera et contrôlera l’ensemble des activités de la Société. Son rôle consistera à planifier, organiser, diriger, contrôler et évaluer les activités. Cette personne sera responsable de la qualité globale des services et de la performance de la Société.

La Société Électricité de Guinée (EDG SA) est une Société Anonyme avec un Conseil d’Administration dotée de la personnalité juridique, de l’autonomie financière et de gestion. Elle a pour objet : la réalisation, l’achat d’énergie électrique et la gestion de service public de production, de transport, de distribution et de commercialisation de l’énergie électrique sur le territoire de la République de Guinée, l’achat d’énergie électrique ainsi que l’exportation et l’importation d’énergie électrique à la sous-région conformément à la politique nationale d’électricité.

EDG SA assure l’exploitation, l’entretien, la réhabilitation, le renouvellement et l’extension des ouvrages, équipements et installations mis à sa disposition.

Statut du Poste

Mandat d’une durée de trois (3) ans renouvelable une fois, sur la base d’un contrat de performance.

Mission du poste

Sous la responsabilité du Conseil d’Administration de EDG SA et aussi sous la tutelle technique du Ministère de l’Énergie et sous la tutelle financière du Ministère de l’Économie et des Finances le Directeur Général/la Directrice Générale de la société assumera l’ensemble des activités de gestion dans le but de réaliser la mission de EDG SA.

Le titulaire du poste de DG aura, entre autres défis, d’assurer la mise en place d’une nouvelle équipe de direction et la mise en œuvre du programme de redressement de la Société.

Qualifications requises

  • Être titulaire d’un diplôme d’études universitaires de niveau Bac +4 ou Bac + 5 dans une des spécialités suivantes : ingénierie, finance, économie, administration des affaires, en études juridiques, en sciences appliquées et en sciences humaines d’une université reconnue ;
  • Avoir toute autre formation additionnelle dans des champs de connaissances en rapport avec l’administration générale consistera un atout ;
  • Justifier au minimum 15 années d’expérience pertinentes dans des postes de niveaux cadres supérieurs dans des organisations comparables à EDG SA. L’expérience en matière de redressement des sociétés en difficultés serait un atout ;
  • Être citoyen de la République de Guinée et jouir des droits civils, civiques, politiques et n’avoir pas été condamné à une peine afflictive ou infamante et n’avoir pas mis en faillite une entreprise ;
  • Avoir une parfaite maîtrise du français à l’oral et à l’écrit.

Les personnes intéressées par ce poste devront faire parvenir en toute confidentialité leur dossier de candidature dans un seul fichier électronique bien identifié avec le prénom et le nom de famille du candidat comprenant une lettre de motivation, un curriculum vitae à jour, un fichier numérique des diplômes, les coordonnées de 3 références d’emploi, un fichier numérisé de l’extrait de naissance et du certificat de nationalité au courriel suivant : edg.dg@sggroup.net au plus tard le 3 décembre 2019 à 00h00 TU (heure locale).

Les candidatures transmises par toute autre voie ne seront pas considérées.

Les personnes intéressées pourront, au besoin, consulter la description de poste de Directeur Général/Directrice Générale sur le site d’EDG SA ci-après : www.edg.com.gn.

SGGROUP Consultants sollicite et encourage les femmes à faire acte de candidatures.

Groupe de gouvernance stratégique Inc. (SGGROUP)

1690 croissant Rousseau, Suite 100, Brossard, Québec, CANADA Site Web : www.sggroup.net

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Sidya Touré prévient le pouvoir : « les manifestations ne s’arrêteront pas »

18 novembre 2019 à 13 01 38 113811

Comme annoncé précédemment, les responsables du FNDC se sont retrouvés en plénière ce lundi, 18 novembre 2019, pour tirer les leçons de leur dernière marche dispersée par les forces de l’ordre et prendre de nouvelles dispositions pour la suite du combat en cours contre un troisième mandat en Guinée. A l’issue de la réunion, ils ont annoncé une marche des femmes du FNDC demain, mardi, contre « les assassinats de leurs enfants », les obsèques des jeunes tués lors de la dernière marche le jeudi, 21 novembre, et nouvelle manifestation le mardi, 26 novembre 2019.

A cette occasion, l’opposant Sidya Touré, président de l’UFR et membre du comité de pilotage du Front National pour la Défense de la Constitution, a prévenu le pouvoir quant à la détermination du FNDC de manifester jusqu’à la satisfaction effective de ses revendications. « Les manifestations ne s’arrêteront pas, nous les continuerons. Parce que nous devons absolument barrer le chemin à l’idée de ce troisième mandat qui est une présidence à vie et qui hypothéquera définitivement l’avenir des jeunes du pays. Ce n’est pas un problème politique, c’est un problème sociétal.

Neuf ans après la médiocrité de la gouvernance que nous avons connue, nous imposer cela à vie correspond à enfoncer définitivement notre pays dans les affres du sous-développement, de la misère, de la division, peut-être pourquoi pas de l’affrontement entre les groupes qu’on cherche à diviser. Il est important qu’on continue de prendre nos responsabilités. Ce que nous avons connu lors de la dernière manifestation, ne nous intimidera pas. Nous allons continuer à manifester parce que nous représentons aujourd’hui la frange des Guinéens qui portent l’espoir pour ce pays de s’en sortir. Sinon nous allons couler », a déclaré l’opposant.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Elhadj Sékhouna à Kindia : « la Basse Côte n’est pas divisée, on ne va plus se faire avoir »

18 novembre 2019 à 13 01 14 111411

« Ceux qui disent que la Basse Guinée est divisée, c’est des paroles en l’air. Mais, je vais vous dire, la Basse Guinée ne va plus se faire avoir… Je vous ai appelé pour qu’on lève nos mains vers le ciel pour que Dieu nous accorde le bonheur. Que tu sois Soussou, Peulh, Malinké ou Forestier, je demande à tout le monde de renforcer l’unité nationale ».

Comme annoncé précédemment, de nombreux sages de la Guinée se sont retrouvés à Kindia dans la journée d’hier, dimanche 17 novembre 2019, dans le cadre d’une cérémonie de lecture du saint Coran et de sacrifice pour la paix et l’unité nationale. Cette initiative du Kountigui de la Basse Côte, Elhadj Sékhouna Soumah, qui a connu une forte mobilisation, a été l’occasion pour les organisateurs d’appeler à l’unité nationale et de dénoncer les adeptes de la division, a constaté sur place Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

La rencontre de Kindia a regroupé les Kountigui de Boké, Fria, Coyah, Boffa, Kindia, Forécariah, Dubréka, Télimélé, ainsi que de nombreuses personnalités de la région. Invité de marque du Kountigui de la Basse Côte, le président de la coordination nationale des Foulbhés et Haali Poular de Guinée, Elhadj Ousmane Baldé, a pris part au sacrifice.

Parmi les personnalités présentes, on peut citer l’ancien Premier ministre, Mamady Youla ; le président du PUP, Elhadj Fodé Bangoura ; le vice-président de l’UFR, Elhadj Ibrahima Bangoura ; le premier imam de la mosquée Fayçal de Conakry, Elhadj Mamadou Saliou Camara…

Dans son discours, Elhadj Mamadou Saliou Camara a invité les sages de notre pays à cultiver le vivre ensemble pour le bonheur de la Guinée. « Les coordinations de la Basse Côte, de la Moyenne Guinée, de la Haute Guinée et de la Guinée Forestière doivent se donner la main pour le bien de notre pays. Que chacune de ces coordinations ne défende pas seulement le bonheur de sa région. Parce que si par exemple la Moyenne Guinée a tout le bonheur qu’elle souhaite, si ce n’est pas le cas en Haute Guinée et en Forêt, ce bonheur ne sera pas total. Si la Basse Guinée est à l’aise alors que son voisin souffre, je vous jure que ça ne marchera pas. Acceptons de nous entendre en frères Guinéens. Que Dieu renforce l’entente entre nous Guinéens », a dit le premier imam de la mosquée Fayçal.

De son côté, Elhadj Sékhouna Soumah, le Kountigui de la Basse Côte, est revenu sur les raisons de cette cérémonie de sacrifice. « L’accession à l’indépendance a été parsemé d’embûches avec des bagarres et même des morts. Ensuite, la démocratie est venue avec d’autres problèmes. C’est pour cela que j’ai appelé le peuple à cette cérémonie pour demander à Dieu de transformer tout le mal qu’on a subi en bien. Nous sommes là pour implorer la grâce divine sur tout ce que la Basse Cote a fait de mal à Dieu, aux autres et à soi-même. On le fait pour demander à Dieu de répandre la miséricorde divine sur nous », a-t-il fait savoir.

En outre, Elhadj Sékhouna Soumah a demandé aux fils de la Basse Côte et à tous les guinéens de se donner la main pour sortir de nos difficultés. « Ceux qui disent que la Basse Guinée est divisée, c’est des paroles en l’air. Mais, je vais vous dire, la Basse Guinée ne va plus se faire avoir. Qu’on s’accepte, qu’on se pardonne, qu’on se donne les mains pour le bien de tous. Ceux qui pensent que cette réunion est politique, je leur réponds qu’on va parler politique au moment où il faut en parler. Sinon, je vous ai appelé pour qu’on lève nos mains vers le ciel pour que Dieu nous accorde le bonheur. Que tu sois Soussou, Peulh, Malinké ou Forestier, je demande à tout le monde de renforcer l’unité nationale ».

Pour sa part, Elhadj Ousmane Baldé, président de la Coordination nationale des Foulbhés et Haali Poular de Guinée, a salué l’initiative du Kountigui avant d’abonder dans le même sens. « Nous sommes satisfaits de cette initiative, de cette rencontre de Kindia. Nous avons en commun la Guinée et l’Islam. Nous devons tous prendre soin du bien commun. Battons nous pour enrayer l’hypocrisie et la haine en Guinée. Si on ne fait pas preuve de responsabilité, les immenses richesses de notre pays pourraient ne pas nous profiter. Grâce à l’entente, nous parviendrons à la paix sociale et au développement de la Guinée. C’est pour cela qu’on est obligé de s’entendre, qu’on le veuille ou non. Dans un pays où la religion est très ancrée, s’il n’y a pas d’hypocrites, on ne peut que progresser. C’est Dieu qui a décidé que nous ayons en commun ce pays, que tu sois de la Basse Côte, du Fouta, de la Haute Guinée ou de la Forêt. On ne doit pas céder aux discours des politiques qui ne cherchent qu’à nous diviser pour régner. Nous vous confions la Coordination. Je vous savoir que quand on me frappe devant ma porte et que le voisinage laisse faire, le même scénario va se produire le jour qu’on va s’en prendre aux voisins », a-t-il laissé entendre.

De retour de Kindia, Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 17 99 17

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Photographie et smartphones : une révolution qui fait mal à certains

18 novembre 2019 à 13 01 00 110011

L’évolution de la technologie entraîne un changement de comportements. Et cela n’a pas que des conséquences positives. Les photographes évoluant à Conakry le savent très bien. Le développement du secteur de la téléphonie mobile avec l’arrivée des smartphones impacte négativement leur travail. C’est en tout cas ce que certains professionnels de la photographie ont expliqué à un reporter de Guineematin.com qui est allé à leur rencontre.

Tamba Millimono du studio ABD Photos numériques de Matoto

C’est le cas de Tamba Millimono, en service au studio ABD Photos numériques de Matoto. Selon lui, les smartphones ont révolutionné le secteur de la photographie, au grand dam des professionnels du métier. « Avant, nous étions très respectés dans les cérémonies. Mais de nos jours, nous sommes trop minimisés en raison de l’influence des smartphones. Même ceux qui nous invitent à leur cérémonie ne nous accordent pas une grande importance. Quand nous les photographions, il y a souvent des gens qui viennent avec leurs téléphones portables pour nous empêcher de travailler. On valorise plus les téléphones que les appareils photographiques maintenant. C’est pourquoi d’ailleurs, notre clientèle a beaucoup baissé. Au lieu d’aller chez un photographe, beaucoup préfèrent désormais prendre les photos avec leurs téléphones et après s’ils veulent, ils vont les faire laver. Cela ne nous arrange pas du tout », soutient-il.

Momo Bangoura du studio Photos Tondon de Matoto

Une position largement partagée par Momo Bangoura, en service au studio Photos Tondon de Matoto. Ce dernier estime que le métier de photographe est sérieusement menacé aujourd’hui par les smartphones. « Depuis l’arrivée des smartphones, nous avons constaté une baisse de notre clientèle en ce qui concerne la prise de photos. Les gens préfèrent prendre les photos dans leurs téléphones et les regarder là-bas quand ils veulent.

C’est seulement les photos qu’ils veulent agrandir qu’ils envoient dans les labos pour les agrandir. Avant l’arrivée des smartphones, un photographe pouvait finir 3, 4 à 5 bobines qui peuvent faire entre 200 et 300 photos dans une cérémonie de mariage. Mais aujourd’hui, c’est seulement quelques dizaines de photos qu’on peut faire dans une cérémonie. Donc la clientèle est rare et notre intérêt est menacé », a-t-il laissé entendre.

Face à cette menace, certains professionnels de la photographie ont su s’adapter à la situation. C’est le cas d’Abdoulaye Baldé, communément appelé Number one, photographe-caméraman au studio Tudor photos de Cosa. Au lieu que les smartphones ne soient un obstacle pour lui, il en fait aujourd’hui un atout.

Abdoulaye Bald, alias Number One, photographe-cameraman au studio Tudor photos de Cosa

« En réalité, les clients sont moins nombreux maintenant qu’avant. Mais, on parvient tout de même à nous en sortir. Parce qu’il y a certaines personnes qui prennent des photos en Europe, ils nous les envoient par mail pour qu’on les traite et on les donne aux destinataires. Et même ici, les gens prennent des photos avec leurs téléphones, ils me les envoient. Je traite les images et je les lave pour eux et ils me payent. Donc moi, la prise de photos par les téléphones ne me dérange pas, au contraire ça m’arrange parce que ça me permet de me déplacer moins. Les gens peuvent prendre eux-mêmes les photos qu’ils veulent, ils me les envoient et moi je me charge de les traiter et les laver », explique notre interlocuteur.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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Marche des femmes demain, funérailles le jeudi, marche le mardi… Voici le communiqué du FNDC

18 novembre 2019 à 12 12 19 111911

Depuis sa création le 3 avril 2019, à l’initiative de la société civile guinéenne, le FNDC s’est érigé comme étant le rempart contre le tripatouillage de la Constitution guinéenne pour permettre au Président de la République de s’éterniser au pouvoir au-delà de ses deux mandats constitutionnels.

A ce jour, le FNDC se félicite d’avoir réussi à fédérer la frange la plus importante du peuple de Guinée pour s’opposer aux velléités de confiscation du pouvoir par un clan mafieux qui se caractérise par le mensonge, l’arrogance, la médiocrité et la cruauté.

Le FNDC est parvenu à déjouer tous les plans et stratégies mis en place par les promoteurs du troisième mandat qui n’ont pas hésité à inféoder les Institutions de la République, à tenter de diviser et manipuler les ethnies qui vivent en harmonie dans notre pays, pire, à user de la répression comme arme de dissuasion contre les citoyens qui ont adhéré à l’esprit de notre Mouvement.

Le FNDC déplore les graves violations des droits humains perpétrées par les forces de défense et de sécurité depuis le déclenchement de ses manifestations le 14 octobre 2019, notamment les assassinats et les multiples arrestations arbitraires des citoyens et leaders du Mouvement.

Le succès retentissant des différentes manifestations du FNDC a considérablement ébranlé le Président Alpha Condé et son clan tout en alertant la Communauté internationale et les Organisations de défense des droits de l’homme sur les dérives dictatoriales du régime guinéen.

Depuis sa dernière manifestation du 14 novembre 2019, le FNDC s’engage dans un nouveau cycle de manifestations qui ne prendra fin qu’avec la satisfaction de ses revendications à savoir : l’abandon du projet de tripatouillage de la Constitution, la libération immédiate et sans conditions des membres du FNDC et toutes les personnes arbitrairement arrêtées, et la mise sur pied d’une Commission d’enquête internationale pour faire la lumière sur les violations récurrentes des droits humains.

Le FNDC entreprendra des séries de manifestations qui se tiendront chaque semaine et qui mobiliseront l’ensemble de ses antennes de Conakry, de l’intérieur et de l’extérieur du pays.

D’ores et déjà, vingt-cinq préfectures réparties sur l’ensemble des régions du pays s’apprêtent à manifester au cours de cette semaine.

Les femmes du FNDC de Conakry et de plusieurs villes du pays, ont décidé de marcher le 19 novembre 2019 pour dénoncer les assassinats de leurs enfants victimes des répressions sanglantes de ces derniers temps. Les femmes de l’extérieur du pays ne sont pas en marge de la dynamique ainsi amorcée.

L’enterrement des dernières victimes de l’expédition punitive orchestrée par les forces de l’ordre dans les quartiers de Conakry et lors de la récente marche funéraire, est prévu le jeudi 21 novembre 2019.

La Coordination Nationale du FNDC appelle à son tour à une grande marche pacifique le mardi 26 novembre 2019 à Conakry, sur un itinéraire qui fera l’objet d’une large diffusion dans les heures à venir.

A cet effet, le FNDC invite toutes les populations de Conakry et de l’ensemble des villes de l’intérieur du pays à se mobiliser dans un esprit de cohésion et de solidarité pour mettre en échec le projet funeste du troisième mandat en Guinée.

Ensemble unis et solidaires, Nous vaincrons.

Conakry, le 18 novembre 2019

La Coordination nationale du FNDC

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Parlement : Holomo Koni Kourouma se désolidarise du groupe Libéral-Démocrate

18 novembre 2019 à 11 11 44 114411

Dans une correspondance adressée au Président de l’Assemblée nationale, le président du PDDP (le Parti pour la Démocratie et le Développement de la Patrie) l’Honorable Holomo Koni Kourouma, annonce qu’il continue de siéger à l’Assemblée nationale. Une décision qui va à l’encontre de la position du groupe parlementaire Libéral-Démocrate dont il est membre, qui a retiré ses députés des activités du parlement.

Dans le courrier dont Guineematin.com tient copie, l’Honorable Holomo Koni Kourouma souligne que la situation sociopolitique du pays est marquée par des tensions qui menacent la quiétude sociale et qu’il est urgent de promouvoir un dialogue franc entre les acteurs politiques. Et, selon lui, l’Assemblée nationale est le lieu par excellence pour dialoguer.

« L’Assemblée nationale étant le lieu par excellence pour débattre des préoccupations d’ordre national, je décide de continuer à siéger et d’œuvrer à faire revenir nos collègues qui ont suspendu leur participation aux travaux de la session budgétaire en cours », a écrit le député.

D’ailleurs, lors de la dernière plénière de l’Assemblée nationale, tenue le 25 octobre dernier, Holomo Koni Kourouma avait bien pris part aux travaux. Quatre jours plus tôt, le président de l’Assemblée nationale avait adressé une correspondance aux groupes parlementaires Libéral-Démocrate et Alliance républicaine. L’Honorable Claude Kory Kondiano leur avait demandé de reprendre leur participation aux travaux du parlement qu’ils ont suspendu depuis le 11 octobre dernier.

En plus du président du PDDP, 6 autres députés membres du groupe parlementaire Alliance républicaine avaient participé à cette plénière de l’Assemblée nationale.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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La calligraphie en chute : « les Chinois sont venus tout ravager »

18 novembre 2019 à 10 10 16 111611

La calligraphie est l’un des arts pratiqués par un grand nombre de personnes à Conakry. Les pratiquants de ce métier (calligraphes) utilisent leur savoir-faire pour décorer des habits, des tableaux et autres, de manière esthétique. Mais, la plupart d’entre eux se plaignent aujourd’hui de leur situation, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Ernest Kolié est calligraphe à Lambanyi. Il exerce ce métier depuis 20 ans. C’est grâce à la calligraphie qu’il a eu tout ce qu’il possède aujourd’hui. « Le métier de calligraphe est un don pour moi, j’ai commencé à le pratiquer depuis 1999, en Côte d’Ivoire. Ce métier m’a permis de faire face à l’avenir de mes enfants, dont deux de mes fils ont fini leurs études grâce à l’art que je pratique. Le troisième fait l’université et le plus petit fait la 9ème année cette année. Et, c’est aussi dans ça que je fais face à leurs conditions de vie », explique-t-il.

Ernest Kolié, calligraphe à Lambanyi

Pour ce qui est de la clientèle, Ernest Kolié compte sur les expatriés. Car ce sont eux qui achètent les tableaux dont les prix varient de 500 000 à 2 000 000 de francs guinéens. Mais, il précise que cette clientèle est rare aujourd’hui « parce que le tourisme n’est pas développé en Guinée. Alors que ce sont les blancs qui sont nos véritables clients. C’est avec eux que nous gagnons quelque chose de consistant. C’est pourquoi, la plupart de ceux qui pratiquent ce métier ne parviennent pas à bien vivre du fruit de leur travail ».

Mohamed Camara, calligraphe basé à Nongo Taady

Une version que partage largement Mohamed Camara, un autre calligraphe basé à Nongo Taady. Passionné de la peinture depuis très tôt, il dit avoir été galvanisé par les cours sur l’art qu’il a suivis au lycée et qui l’ont poussé à opter définitivement pour la calligraphie. Il pratique ce métier depuis 10 ans, mais il peine aujourd’hui à vivre de ce travail. Raison pour laquelle il a décidé de jumeler la calligraphie à la tapisserie pour pouvoir s’en sortir. Pour lui, les difficultés des calligraphes guinéens sont dues en grande partie à l’envahissement du marché par les Chinois.

« Il n’y a pas mal de difficultés qu’on rencontre telles que la qualité des peintures à huile. La peinture à huile qu’on utilisait avant, ne se vend plus sur le marché. C’est le cas de la peinture nationale. Parmi toutes les peintures qu’on vend en Guinée, c’est la peinture nationale qui est la meilleure qualité. Mais celle-ci a disparu a disparu aujourd’hui. Et puis, la calligraphie ne marche pas comme avant. Parce qu’avant, il y a des tableaux d’affiches, des panneaux, des banderoles qui coûtaient cher.

Maintenant, avec l’arrivée de l’art commercial, telles que les banderoles autocollantes qu’on voit sur les véhicules, ce n’est plus comme ça, parce que tout cela était fait avant à la main. Donc les chinois sont venus tout ravager sur le marché. Avant, je parvenais à m’en sortir très bien dans la calligraphie, parce que c’est dans ça que je me suis marié. Mais actuellement je ne m’en sort pas, c’est pourquoi je fais aussi le rotin », a laissé entendre notre interlocuteur.

Ces artisans souhaitent que l’Etat accompagne financièrement les calligraphes et qu’il construise des centres d’artisanat. Ce qui permettrait de booster leur secteur et lui permettre de créer plus d’emplois.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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Parlement : le projet de loi de finances initiale 2020 sera présenté ce lundi

18 novembre 2019 à 10 10 01 110111

Selon la 2ème tranche du chronogramme de la session budgétaire en cours, adoptée vendredi dernier par les députés, le gouvernement sera à l’Assemblée nationale ce lundi, 18 novembre 2019, pour présenter le projet de budget de l’Etat pour l’exercice 2020.

Le document dont Guineematin.com tient copie, indique qu’à 10 heures, le gouvernement procédera à la présentation de la politique économique, financière et monétaire de la Guinée, avant la présentation du projet de Loi de Iinances Initiale (LFI) 2020. Ces deux présentations seront faites respectivement par les ministres en charge du Plan, des Finances, le Gouverneur de la BCRG et le ministre du Budget.

Déjà approuvé par le Conseil des ministres, le projet de loi de finances initiale 2020 établit le budget de l’Etat en recettes et en dépenses à environ 26 mille milliards de francs guinéens. Soit 2,6 milliards de dollars américains.

A suivre !

Depuis le Palais du peuple, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Siguiri : la mairie de Doko accuse des éco-gardes de détournement de fonds

18 novembre 2019 à 9 09 41 114111

Des agents de la garde forestière relevant de la direction préfectorale de l’environnement, des eaux et forêts de Siguiri sont accusés de détournement de fonds appartenant à la mairie de la commune rurale de Doko. Les autorités locales annoncent que les agents en question ont fait disparaitre un montant de 20 millions de francs qui devait revenir à la commune, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

Selon Noufodé Condé, receveur communal à la mairie de Doko, tout est parti d’un recouvrement effectué par des éco gardes dans le district de Kolènda. Les agents auraient disparu avec l’entièreté du montant recouvré alors qu’une partie devait revenir à la mairie de la commune rurale. « Des éco-gardes sont partis faire le recouvrement à Kolènda, ils n’ont pas déposé la part de la commune. Lorsque le maire a été informé de la situation, nous sommes allés voir à Kolènda si réellement c’est la vérité.

Le président du district a confirmé que les agents de l’éco-garde sont réellement passés pour le recouvrement, le montant recouvré dépasse 30 millions de francs. Dans ce montant, la part de la commune était de 20 millions, mais ils ont tout empoché. Le maire est parti informer la direction préfectorale de l’environnement, des eaux et forêts. C’est ainsi que la direction a décidé de muter le chef de des éco-gardes qui était à Doko », a-t-il indiqué.

Toutes nos tentatives d’avoir le directeur préfectoral de l’environnement, des eaux et forêts sont restées, pour l’heure, vaines.

De Siguiri, Bérété Lancéï condé pour Guineematin.com

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Télimélé : inauguration du poste de santé de Ninguétéré/Djindjinma (Brouwal)

18 novembre 2019 à 8 08 59 115911

L’association des Jeunes Ressortissants et Amis de Télimélé en France (AJRATF), en partenariat avec la Coordination Internationale pour le Développement de Télimélé, CIDT, a le plaisir de porter à la connaissance de l’ensemble des ressortissants et résidents de Télimélé, ainsi que la communauté guinéenne, de l’achèvement des travaux de construction et de rénovation du poste de santé de Ninguétéré, souspréfecture de Brouwal, préfecture de Télimélé.

A cet effet, elle invite l’ensemble des autorités locales, les populations, les citoyens de Télimélé et les partenaires, à la céremonie d’inauguration dudit poste de santé, le samedi 23 novembre 2019, à Ninguètéré.

Les travaux démarrés le 17 novembre 2018 ont consisté à : la reprise et l’élargissement de la fondation, la construction d’un nouvel poste de santé de cinq pièces, deux terrasses et un magasin ; l’installation électrique, l’équipement, la construction de toilettes, le renforcement de la clôture, le nivellement de la cour intérieure…

Cette œuvre s’inscrit en droite ligne avec les objectifs définis par la CIDT lors du Forum de septembre 2015, consistant à prioriser des projets dans les secteurs de la santé et de l’éducation.

Après la rénovation du lycée Ley-Wendou en 2012, la rénovation et l’équipement du centre de santé de Sinta en 2014, la rénovation de l’école primaire de Konkouré en 2016, ce nouveau projet est le quatrième réalisé par l’AJRATF. Il a été co-financé par l’Agence Française de Développement (AFD) à hauteur de 110.000.000 GNF, à travers le dispositif PRA/OSIM du FORIM (Forum des Organisations de Solidarité Internationale Issues des Migrations). Il s’inscrit dans le cadre de la coopération décentralisée entre la France et la Guinée, à travers la mobilisation de ses ressortissants en France.

Le Bureau de l’AJRATF remercie ses membres, les autorités locales, les partenaires techniques, administratifs et financiers, et toutes les personnes de bonne volonté qui n’ont ménagé aucun effort pour la réussite de ce projet.

Pour toute information complémentaire, vous pouvez contacter :

Le pilote des travaux : Yagouba Alseny BARRY (+224 622 93 35 10)

Chargé de projets : Oumar DIALLO (+33 669 55 48 75)

Président : Alhassane Penda BALDE (+33 695 25 74 46)

www.ajratf.com/bureau-ajratf@googlegroups.com

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Arrêt des activités de la SAG : ses employés manifestent à Siguiri

18 novembre 2019 à 8 08 39 113911

Une centaine travailleurs de la SAG ont manifesté hier, dimanche 17 novembre 2019, dans les rues de Siguiri. Ils protestaient contre l’arrêt des activités de la société, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Tous vêtus de leur tenue de travail, ces employés de la société aurifère de Guinée, filiale de la compagnie Anglo Gold Ashanti, se sont rassemblés à la place des martyrs de la ville. Ils ont marché jusqu’à la devanture du bloc administratif de la préfecture en passant par le grand marché de Siguiri, protestant contre la décision de la SAG d’arrêter ses activités. Une décision qui les prive de leur travail.

« Nous marchons parce que nous sommes endeuillés. Nous sommes endeuillés parce que les activités de la société qui nous emploie, Anglo Gold Ashanti de Guinée, sont perturbées. Les partenaires ont pris la décision d’arrêter les activités, demandant aux travailleurs de rester à la maison, parce qu’ils n’arrivent plus à travailler », a déclaré Joseph Traoré, l’un des manifestants.

Ces travailleurs reconnaissent que la direction de la SAG a été bien obligée d’arrêter ses activités, en raison des perturbations que la société enregistre régulièrement. « Ces perturbations, nous en sommes tous responsables : le gouvernement, les travailleurs et les communautés. Si chacun faisait son travail, nous ne serions pas là. Si le bailleur prend son argent pour investir dans un pays, il a besoin d’être couvert par la loi. Mais si cette loi ne le couvre plus, il arrêtera ses activités », souligne monsieur Traoré.

Vendredi dernier, plusieurs habitants du district de Fatoya ont envahi des mines d’or exploitées par la SAG. Ils ont arrêté les travaux sur les lieux pour réclamer le bitumage de la route Siguiri-Fatoya par la société. Suite à cela, la direction générale de la société a diffusé un communiqué annonçant l’arrêt de ses activités dans toute la préfecture de Siguiri.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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