Sidya Touré aux RPGistes : « ressaisissez-vous et pensez à l’avenir de ce pays »

6 novembre 2019 à 20 08 08 110811
Sidya Touré, président de l’UFR

A la veille de la nouvelle marche appelée par le FNDC demain, jeudi 07 novembre 2019, l’opposant Sidya Touré a accordé une interview à un journaliste de Guineematin.com ce mercredi. Le président de l’UFR et membre du comité de pilotage du Front National pour la Défense de la Constitution est revenue sur les préparatifs de cette manifestation autorisée par les autorités.

Il a invité les Guinéens à se mobiliser massivement pour exprimer leur opposition au projet de troisième mandat d’Alpha Condé, et les responsables et militants du parti au pouvoir de prendre conscience de la gravité de la situation dans laquelle s’engage le chef de l’Etat guinéen.

Décryptage !

Guineematin.com : le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) appelle à une nouvelle manifestation demain, jeudi, contre le projet de 3ème mandat du président Alpha Condé. A Conakry, la marche prévue doit suivre le même itinéraire que celle du 24 octobre dernier. Comment préparez- vous cette nouvelle sortie du FNDC ?

Sidya Touré : nous préparons la marche de demain dans le même esprit pour faire comprendre à nos compatriotes qu’ils doivent sortir massivement pour affirmer leur opposition à toute réforme constitutionnelle ou à l’introduction de toute nouvelle constitution tendant uniquement à proroger le mandat d’Alpha Condé.

Guineematin.com : en tant qu’organisateurs de cette manifestation, quelles dispositions avez-vous prises au FNDC pour le bon déroulement de cette manifestation ?

Sidya Touré : vous avez vu que nous avons marché le 24 octobre avec des centaines de milliers de personnes, on n’a pas cassé un œuf. Donc nous demandons à nos gens d’être disciplinés pour démontrer à ceux d’en face que chaque fois qu’il y a une perturbation comme ce qu’on a connu ces derniers temps, c’est de leur faute. Sinon nos militants, les membres de la société civile, les Guinéens opposés à cette idée de 3ème mandat, ont marché le 24 octobre sans anicroche. Et, nous leur demandons de refaire la même chose demain.

Guineematin.com : le gouvernement guinéen a réagi aux incidents ayant émaillé les obsèques des 11 jeunes tués lors des premières manifestations du FNDC et qui ont entraîné la mort de 3 autres jeunes lundi dernier à Conakry. Les autorités réfutent la version selon laquelle les forces de l’ordre ont attaqué le cortège funèbre et tué des gens, indiquant que les pertes en vies humaines ont été enregistrées en dehors du périmètre réservé aux obsèques. Quelle est votre réaction à cette communication du gouvernement ?

Sidya Touré : je suis juste peiné, je suis attristé. Je suis un guinéen, on ne parle pas de la mort de ses compatriotes de cette façon-là. Quel que soit l’endroit où on a tiré sur les gens pour les tuer, c’est déjà assez grave. Ce qui s’est passé avant-hier, nous avons quitté la clinique sino-guinéenne dans une procession qui était parfaitement ordonnée et où il n’y avait absolument rien. On a même les services d’ordre qui cadraient les gens. Et, arrivés vers Bambéto, compte tenu du nombre des gens qui étaient là, ce que nous avons vu, c’est une provocation délibérée des forces de l’ordre pour perturber la cérémonie qui était en train de se faire. Donc, là où on les a tués, là où on ne les a pas tués, ça ce n’est pas la question, je trouve cela très déplorable dans la mesure où il y avait 11 morts. Vous ne pouvez pas au moment où on est venu pour enterrer ces gens-là en tuer encore.

Guineematin.com : la communauté internationale a réagi aussi suite à ces dernières violences. Les ambassades de France, des Etats-Unis et de l’Union européenne ont signé un communiqué commun dans lequel elles appellent à la fin des violences et au dialogue entre les différentes parties. Qu’en dites-vous ?

Sidya Touré : ça clarifie le débat. Nous sommes passés devant une ambassade comme celle des Etats-Unis et de là-bas je crois que tous ceux qui étaient dans la cour ont vu ce qui se passait. La violence, on sait d’où ça vient. Nous pensions que selon les mœurs et coutumes de notre pays, quand il y a un décès, vous vous habillez en blanc pour aller à la mosquée et ensuite pour aller enterrer les corps. Ceux qui ont voulu semer la pagaille ensuite pour s’en prendre aux leaders ainsi de suite, c’était quelque chose de préparé, c’était prémédité, mais c’est vraiment déplorable pour la Guinée.

Guineematin.com : il y a plus de cent personnes qui ont été tuées depuis l’arrivée du Professeur Alpha Condé au pouvoir. Jusque-là, aucune lumière n’a été faite sur ces cas de meurtres. Vous, président de l’UFR, avez-vous espoir que justice leur sera rendue un jour ?

Sidya Touré : en tout cas pas avec ce régime-là. Parce qu’aujourd’hui, apparemment on peut encore tuer des gens parce qu’on va essayer d’enterrer ceux qui l’ont été avant. Donc aujourd’hui, nous sommes à environ 125 morts. Vous savez, quand nous sommes sortis ici contre l’armée en 2009, c’était pour les mêmes raisons : le refus de la confiscation du pouvoir. Nous l’avons fait avec le RPG. J’étais au stade. Je peux même vous dire que quelqu’un comme Tidiane Traoré (un responsable du RPG Arc-en-ciel), il y a une balle qui a frôlé sa tête, il y a eu 150 morts. Aujourd’hui, nous en sommes à 125 morts de la part d’un président qui a été élu pour nous éviter ce genre de choses. On s’interroge. Il faut faire en sorte que tout cela ne continue pas et que chacun puisse assumer ses responsabilités au moment venu.

Guineematin.com : le samedi dernier, des journalistes dont un de Guineematin.com ont été victimes de violences physique et verbale au siège du RPG Arc-en-ciel. Comment réagissez- vous à cela ?

Sidya Touré : je trouve que tout cela est totalement anormal. La liberté de la presse, nous l’avons obtenue au temps de Conté en 2005. Je crois que tout le monde en a profité, y compris tous les partis politiques. Donc, si un journaliste ne partage pas votre point de vue, parlez à celui qui partage votre point de vue. Je veux tout simplement dire que c’est un comportement inacceptable et inqualifiable. Il y a une dérive qui est en train de se faire. Et moi je dis au RPG, vous êtes un vieux parti, ressaisissez-vous et pensez à l’avenir de ce pays-là. Le fait que les gens ont des positions différentes des vôtres, ne peut pas déclencher les ires des uns et des autres. Donc, je déplore cela.

Guineematin.com : à lire les dernières sorties du président Alpha Condé dans les médias dont « Le Monde », on comprend aisément qu’il n’est pas prêt à reculer par rapport à ce projet de nouvelle constitution. Aujourd’hui, quel message avez-vous à l’endroit de ceux qui le soutiennent encore notamment les membres du gouvernement ?

Sidya Touré, président de l’UFR

Sidya Touré : soutiens ? Je ne sais pas, tout est confus. Aujourd’hui, il y en qui soutiennent pour de l’argent, nous l’avons vu pendant ces marches-là. Ceux qui devraient le soutenir sur le plan politique sont de plus en plus rares. Parce que le RPG comprend que son propre avenir peut être compromis par cette affaire. La sortie du président était une sortie malheureuse. C’est un aveu disant, oui, moi aussi je vais aller tuer les gens et puis ma constitution se mettra en place. Moi j’estime que c’est assez malencontreux. Mais, les Guinéens ne reculeront pas pour autant, le FNDC ne reculera pas pour autant.

Nous allons nous battre pour que notre pays ait un autre destin que celui dans lequel on nous a entraînés et qui est un destin sans écoles, sans routes, sans hôpitaux, sans aucun bien-être pour les populations. C’est notre aspiration et nous ne voyons pas de quelle manière ce gouvernement, après avoir eu à gérer le pays pendant 9 ans, peut prétendre nous dire que cela doit continuer sur les temps qui n’ont même pas encore été définis. Donc, nous continuerons cette lutte. Bien-sûr qu’il est libre à Alpha Condé de faire ce qu’il veut. Mais, il faut dire que tout ne se passe pas de la même manière. Il y a la justice un peu partout.

Guineematin.com : c’est la fin de cet entretien. Un dernier mot ?

Sidya Touré : je demande à tout un chacun de faire en sorte que demain, nous puissions faire une marche de millions encore à Conakry et qu’on comprenne bien que cela reflète la volonté de l’absolue majorité de nos compatriotes qui ne veulent pas voir ce gouvernement se pérenniser. Je demande à nos compatriotes de suivre le trajet qui a été indiqué et de démontrer avec force qu’aujourd’hui, la seule chose à laquelle 99% des Guinéens s’accordent, c’est qu’il n’y aura pas de 3ème mandat. C’est que Amoulanfé, c’est ça notre position.

Entretien réalisé par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Guinée : « les cercueils des 11 jeunes inhumés lundi n’ont pas été retrouvés », révèle Alpha Tess

6 novembre 2019 à 20 08 03 110311

On n’en a pas encore fini de parler des incidents qui ont émaillé les obsèques des onze jeunes tués en marge des manifestations anti-troisième mandat des 14, 15 et 16 octobre dernier. Alors que beaucoup de guinéens s’indignent et condamnent l’attaque du cortège funèbre par les forces de l’ordre ayant fait trois morts et des blessés, un membre de la commission d’organisation de ces obsèques fait une révélation encore préoccupante.

Selon Alpha Tess Diallo, jeune leader de l’axe, membre de l’UFDG et du FNDC, qui s’est confié à Guineematin.com, les 11 cercueils dans lesquels les corps ont été transportés n’ont pas été retrouvés après l’inhumation.

Alpha Tess Diallo

« Quand le cortège funèbre est arrivé à Bambéto, les forces de l’ordre étaient postées là. Dès l’arrivée du cortège, les agents ont commencé à tirer pour disperser les gens. Mais, les gens ont résisté jusqu’à ce qu’ils ont pu envoyer les corps au cimetière pour les enterrer. Pendant que les gens étaient en train de faire l’enterrement, ils (les agents des forces de l’ordre, ndlr) continuaient toujours encore à tirer. Quand ils ont fini l’enterrement, on ne pouvait plus rien faire, c’était la débandade. C’était sauve-qui-peut. Finalement, les cercueils n’ont pas été pris. Maintenant puisque moi, je suis membre de la commission d’organisation de la marche funèbre, j’ai cherché à savoir où se trouvent les cercueils.

Certains m’ont dit que des agents de forces de l’ordre les avaient pris pour une destination inconnue, d’autres disent qu’ils ont été brûlés par les agents. Je ne sais pas qu’est-ce qui est vrai dans tout ça. Le gardien du cimetière m’a confirmé que les cercueils ont bel et bien disparu, même le cadenas avec lequel il ferme le portail n’a pas été retrouvé. Jusqu’à présent, aucun cercueil n’est retrouvé. C’est vraiment très préoccupant parce que c’est moi qui suis passé dans différentes mosquées pour emprunter ces cercueils, maintenant nous sommes en train de les chercher. Nous avons déjà lancé un appel à la mairie de Ratoma pour nous aider à les rechercher », a fait savoir Alpha Tess Diallo.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Attaque du cortège funèbre : Cellou Dalein dément le gouvernement

6 novembre 2019 à 19 07 42 114211
Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG, chef de file de l’opposition guinéenne

Dans un entretien accordé à un reporter de Guineematin.com, ce mercredi, 06 novembre 2019, Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG, a réagi au communiqué du gouvernement relatif aux trois morts enregistrés lundi dernier à Conakry. Le chef de file de l’opposition guinéenne dément la version des autorités et dénonce un manque d’honnêteté de leur part.

Dans son communiqué diffusé sur les antennes de la télévision nationale, le gouvernement guinéen a laissé entendre que les 3 jeunes tués par balles le lundi, 04 novembre 2019, n’ont pas été touchés dans le cortège funèbre des 11 autres jeunes tués dans les manifestations appelées par le FNDC les 14, 15 et 16 octobre dernier. Les autorités annoncent que ces tueries sont survenues en dehors du périmètre dans lequel se tenaient les obsèques. Une version que rejette Cellou Dalein Diallo.

« Ils ont déployé beaucoup d’agents au niveau du carrefour Bambéto qui se trouve être entre le cimetière et la mosquée. Et dès qu’on a vu l’arsenal qui était là, des agents nerveux et armés jusqu’aux dents, on a senti qu’il y avait des instructions de saboter, de tirer sur le cortège. Donc ils ont pulvérisé le cortège de gaz lacrymogène et ils ont tiré sur ce cortège funèbre. Ce qui est nouveau et ce qui est vraiment déplorable. Parce que c’est des actes inhumains, immoraux auxquels les Guinéens n’étaient pas habitués…

Et ils sont allés jusqu’à jeter des bombes lacrymogènes sur la mosquée au moment où on priait sur les corps et dans le cimetière au moment où les gens mettaient les corps dans les tombes. C’est seul Alpha Condé qui peut ordonner ou tolérer ce genre de choses en Afrique », explique le président de l’UFDG.

Pour l’opposant, il n’est pas étonnant que le gouvernement parle de la sorte en cherchant à nier l’évidence. De toutes les façons, dit-il, les gens ne croient plus aux déclarations des autorités guinéennes. « Le gouvernement n’a jamais dit la vérité. C’est le déficit le plus grave dont souffre notre société, le fait d’avoir des dirigeants qui n’ont pas de probité, qui n’ont pas d’éthique et qui ont toujours des déclarations de nature politique pour se disculper. Aujourd’hui, ils ont perdu toute crédibilité en raison justement de leur manque de probité et d’honnêteté intellectuelle et d’éthique. Donc personne ne croit aux versions qu’ils donnent.

La version d’Alpha Condé d’ailleurs, c’est de dire que ce sont les manifestants qui se tuent entre eux parce qu’il ne peut pas justifier le fait que depuis 2011, il y a tant de morts, tant de carnage lors des manifestations politiques ou sociales et que jamais il n’a voulu qu’il y ait une enquête pour identifier les auteurs des crimes commis lors de des manifestations politiques. Donc naturellement, il faut qu’il cherche des parades au lieu de mener des enquêtes, identifier les coupables, il dit non ils se tuent entre eux, donc ça ne me regarde pas. C’est comme ça qu’Alpha Condé raisonne en tout cas si on se réfère à sa déclaration tenue à Koba (Boffa) il y a quelques semaines », a-t-il dit.

Cellou Dalein Diallo a fustigé par ailleurs, les tentatives de musellement de la presse guinéenne par les autorités. Cela à travers la fermeture de certaines radios mais aussi les agressions dont des reporters de Guineematin.com et d’Espace TV ont été victimes samedi dernier au siège du RPG Arc-en-ciel. « Je condamne fermement la fermeture de la radio continentale, la violence exercée sur un journaliste qui était venu couvrir l’assemblée générale du RPG, la radiation d’un imam par le secrétariat général de la ligue islamique. Parce que tout cela aussi, ce sont des signes d’une fin de règne », a dit le président de l’UFDG.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Le gouvernorat de Conakry rassure : « la marche de ce jeudi se fera avec la plus grande sécurité »

6 novembre 2019 à 19 07 30 113011

Décidé à battre le pavé jusqu’à ce que le chef de l’État renonce au projet de nouvelle constitution, le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) va descendre à nouveau dans la rue demain, jeudi 07 novembre 2019. Cette marche pacifique- qui quittera le rond-point de la Tannerie pour l’esplanade du stade du 28 septembre, en passant par Gbessia Koundéboudji et Hamdalaye- est autorisée par les différentes maires de Conakry qui seront traversées.

À la veille de cette marche pacifique, une réunion s’est tenue au gouvernorat de la ville de Conakry ce mercredi, 06 novembre 2019. Il était question de définir avec les membres du FNDC, l’itinéraire et le dispositif sécuritaire.

Koïdouze Toupou, chef de cabinet au gouvernorat de la ville de Conakry

A la fin de la rencontre, monsieur Koïdouze Toupou, chef de cabinet du gouvernorat de la ville de Conakry a commencé par confirmer aux journalistes présents que la marche aura bien lieu « Parce qu’elle est autorisée par les mairies concernées, à savoir Matoto, Ratoma et Dixinn. Le regroupement va se faire à la Tannerie, de là, ils prendront l’autoroute jusqu’au niveau de Koundéboudji, puis vers Hamdalaye et ils vont finir au niveau de l’esplanade du stade du 28 septembre », a-t-il dit, précisant que cela se fera entre 08 heures et 15 heures.

Interrogé sur le dispositif sécuritaire mis en place pour le bon déroulement de la marche, le chef de cabinet du gouvernorat de la ville de Conakry estime que « les organisateurs sont civilement responsables ». Tout de même, s’est-il empressé d’ajouter « l’Etat va sécuriser la marche qui sera suivie par la gendarmerie et la police. Avec les échanges qui ont eu lieu entre les membres du FNDC, le cabinet du gouvernorat et la sécurité, nous pensons que la marche se fera dans les conditions les meilleures et avec la plus grande sécurité », a fait savoir Koïdouze Toupou.

Enfin, Koïdouze Toupou a fait savoir que la bonne collaboration entre l’Etat et ceux qui comptent manifester permet d’éviter des problèmes. « Nous estimons qu’avec cette façon de faire entre l’État et ceux qui sont désireux de faire des marches, il n’y aura pas de problèmes à Conakry. Quand la marche est autorisée et sécurisée, il n’y a presque pas de problèmes », a-t-il dit.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Aboubacar Soumah contre Kadiatou Bah et vice-versa : les deux procès renvoyés en décembre

6 novembre 2019 à 19 07 29 112911

Deux procès impliquant les deux camps rivaux se réclamant chacun du SLECG étaient programmés ce mercredi, 06 novembre 2019, au tribunal de première instance de Dixinn. Les deux affaires ont été ouvertes avant d’être aussitôt renvoyées en décembre prochain, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Ce sont deux dossiers qui opposent les mêmes parties. Dans le premier procès qui s’est ouvert ce mercredi, c’est Aboubacar Soumah, le secrétaire général du SLECG et Mohamed Bangoura, le responsable de la communication de la structure, qui poursuivent Kadiatou Bah, secrétaire générale de l’autre SLECG et deux de ses proches : Mohamed Camara et Ousmane Tanou Baldé, pour injures, diffamation et dénonciation calomnieuse. Dans la seconde affaire, c’est dame Kadiatou Bah et Mohamed Camara qui poursuivent Aboubacar Soumah et Mohamed Bangoura pour injures et diffamation.

A l’ouverture du procès sur le premier dossier, le ministère public a sollicité une jonction de procédures pour que les deux affaires soient jugées ensemble. Une demande approuvée par le camp Kadiatou Bah mais rejetée par celui d’Aboubacar Soumah. « Nous nous sommes opposés à cette jonction de procédures parce qu’en réalité, nous sommes en matière pénale. On ne peut pas être dans le même dossier : prévenu, partie civile, procureur et être suffisamment responsable », a expliqué maître Salifou Béavogui, avocat du camp Aboubacar Soumah.

Finalement, le tribunal a décidé de rejeter la demande de jonction de procédures et de juger les deux affaires séparément. C’est alors que le camp de Kadiatou Bah a demandé le renvoi des deux dossiers en raison de l’absence de certains de ses avocats. « C’est pour une cohésion qu’on a demandé ce renvoi parce que Kadiatou Bah a trois avocats. Donc les deux autres étant absents, j’ai sollicité un renvoi pour que les deux soient là afin qu’on puisse dynamiser la défense », précise Mory Saa Tolno, l’un des avocats de Kadiatou Bah.

Même si l’avocat du camp Soumah s’est opposé à la demande de renvoi du premier dossier dans lequel il est partie civile, le tribunal a décidé de renvoyer les deux dossiers au 04 décembre 2019.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 00224 622919225 666919225

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Grave éboulement à Siguiri : au moins 10 morts et de nombreux disparus

6 novembre 2019 à 19 07 03 110311

L’exploitation artisanale de l’or vient à Siguiri d’endeuiller encore de nombreuses familles. Un nouvel éboulement est survenu ce mercredi, 06 novembre 2019, dans une mine d’or de la préfecture. On dénombre au moins 10 morts et de nombreux disparus, a appris Guineematin.com à travers son correspondant local.

Le drame est survenu à « Area one », une mine d’or très fréquentée, dans la sous-préfecture de Kintinian. Joint au téléphone peu après les faits, le sous-préfet de la localité a expliqué que « l’éboulement s’est produit cet après-midi. Ce sont des débris de sable déposés aux abords du trou qui sont tombés à l’intérieur alors que de nombreuses personnes s’y trouvaient. Pour le moment, nous avons retrouvé 10 corps. Mais les recherches continuent, car ils étaient très nombreux dans le trou », a dit Aliou Guissé.

Selon lui, cette mine d’or était jugée dangereuse par les autorités qui, par le passé, avaient interdit son exploitation. Mais, ajoute-t-il, les gens ont encore envahi les lieux pour y travailler depuis un certain temps. Le sous-préfet annonce toutefois qu’après cet éboulement, la mine sera définitivement interdite d’exploitation. « Nous avons donné 72 heures aux gens qui font les recherches. Après la fouille, nous allons dégager tout le monde et fermer définitivement la mine », annonce l’autorité administrative locale.

A suivre !

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Tueries de manifestants en Guinée : le Front Patriotique du Niger appelle à un retour à la démocratie

6 novembre 2019 à 17 05 15 111511

Dans un communiqué de ce mercredi, 06 novembre 2019, le Front Patriotique du Niger a fermement condamné la « répression sanglante et meurtrière résultant de l’usage disproportionné de la force contre les manifestants qui n’ont fait qu’exercer un droit constitutionnel ».

Composé de plate-forme de partis politiques et organisations de la société civile du Niger), le FP a salué « la mobilisation et le combat héroïque du peuple Guinéen en vue de défendre la démocratie ». Condamnant la volonté du président Alpha Condé de s’accrocher au pouvoir après son dernier mandat, le FP lui a demandé de libérer immédiatement et sans condition « toutes les personnes arrêtées du fait de ces manifestations ». Il a appelé « la communauté internationale à prendre en charge la crise politique qui prévaut en Guinée pour ramener le calme, la stabilité et la démocratie ».

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, ce communiqué :

Crise politique liée au 3ème mandat, le communiqué du Front Patriotique du Niger

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Contre un 3ème mandat en Guinée : Abdoulaye Oumou (FNDC) sur la marche de ce jeudi

6 novembre 2019 à 16 04 39 113911
Abdoulaye Oumou Sow, coordinateur de la communication du FNDC

Initialement prévue sur l’autoroute Fidel Castro, la marche du front national pour la défense de la constitution se tiendra finalement demain, jeudi, du rond-point de la Tannerie à l’esplanade du stade du 28 septembre. L’annonce a été faite à Guineematin.com ce mercredi, 06 novembre 2019, par Abdoulaye Oumou Sow, coordinateur de la communication du FNDC.

Selon ce journaliste-blogueur et membre du FNDC, la marche aura bien lieu ce jeudi. Et, l’itinéraire est le même que celui du 24 octobre dernier. Les marcheurs devraient partir du rond-point de la Tannerie (dans la commune de Matoto) pour l’esplanade du stade du 28 septembre (dans la commune de Dixinn), en passant par le rond-point de Hamdallaye (dans la commune de Ratoma).

« La marche est maintenue. Et, nos équipes sont en route comme ça pour le gouvernorat où elles vont avoir une réunion avec le conseil de sécurité de la ville de Conakry et le gouverneur, pour discuter de la sécurisation de la marche. L’itinéraire que nous avons demandé, du rond-point de la Tannerie à l’esplanade du stade du 28 septembre est obtenu. Nous avons reçu les lettres réponses hier (lundi). Et, nous pensons que cet acte III du FNDC sera une mobilisation sans précédent. Nous avons maintenue l’itinéraire du 24 octobre dernier. Cet itinéraire sur lequel on a déjà marché sans qu’il n’y ait aucune violence », a indiqué Abdoulaye Oumou Sow.

Au préalable, cette marche contre le projet de nouvelle constitution et un troisième mandat pour le président Alpha Condé était prévue sur l’autoroute Fidel Castro. Mais, pour le coordinateur de la communication du FNDC, quelque chose a pesé dans la balance pour qu’il y ait ce changement d’itinéraire.

Abdoulaye Oumou Sow, coordinateur de la communication du FNDC

« Nous avons renoncé à la marche de lundi pour rendre un hommage aux jeunes martyrs qui ont été lâchement assassinés par le gouvernement. Et, la marche de lundi était prévue sur l’autoroute. Et, nous avons souhaité ce jeudi, revenir à l’itinéraire initial que les autorités ont voulu nous proposer. Et, nous-mêmes on a réfléchi par rapport à la distance… A la marche du 24 octobre, beaucoup de personnes sont sorties. Il y a eu des vieilles personnes qui voulaient marcher avec nous de la Tannerie à l’esplanade… Donc, on a pris en compte de l’âge des personnes qui sortent. C’est pourquoi on a réduit l’itinéraire au stade du 28 septembre. Et, nous espérons qu’il y aura une foule compacte sur toute l’itinéraire », a expliqué Abdoulaye Oumou Sow.

Des véhicules de la police fonçant sur le cortège funèbre, le lundi dernier, à Bambéto

Réagissant au communiqué du gouvernement qui laisse entendre que les personnes tuées lundi dernier, n’étaient pas dans le périmètre de la marche funèbre organisée par le FNDC et les familles des victimes des violences enregistrées lors de l’acte I des manifestations du FNDC, le coordinateur de la communication du FNDC a exprimé son indignation. « C’est à la limite insultant que le gouvernement puisse se prononcer comme ça… Donc, ça veut dire que le gouvernement sait où ils ont été tués et comment ils ont été tués. Ça veut dire qu’ils sont responsables de ces morts. C’est eux qui ont assassiné ces jeunes, parce qu’ils ont ciblé là où les tuer pour pouvoir, peut-être, le justifier. Mais, je vous rappelle justement que vous étiez, vous ou vos collègues de la rédaction, sur le terrain. Vous avez vu quand le cortège funèbre a été attaqué. La première fois, c’était à Kipé, juste après les rails. On a réussi à calmer les jeunes et dépasser cet obstacle. Ensuite, nous sommes venus jusqu’au niveau de l’ARPT, en remontant la pente, c’est là qu’on a vu un pick-up de la police foncer sur la foule en tirant des coups de sommation. Et, après ils ont tiré dans la foule. Nous avons eu cinq jeunes qui sont tombés sur le champ. Certains ont été atteints par balle à l’épaule, d’autres sur le bras et les jambes. Nous les avons envoyés dans les cliniques les plus proches. Et, le cas le plus grave, a immédiatement été envoyé à l’hôpital Ignace Deen. Et, finalement il a succombé à cette blessure… il y a un journaliste de Gangan qui était arrêté auprès de l’une des victimes qui est tombée sous les balles à Bambéto… Au-delà des répressions qui se sont suivies à la mosquée, ils ont suivi le cortège funèbre au cimetière où ils ont tiré du gaz lacrymogènes. Heureusement, les gens avaient mis les corps sous terre. Parce qu’ils ont fait irruption dans le cimetière, ils ont pris les caisses vides, ils ont emporté certaines et cassé d’autres… Et, nous voyons le gouvernement sortir pour justifier la mort des gens pour dire oui des gens ont été assassinés, mais ils n’ont pas été assassinés dans le cortège funèbre. L’Etat tue, il empêche que les personnes tuées soient enterrées, les familles essayent de forcer la situation et l’Etat vient encore tuer d’autres personnes. Dans quel Etat on est ? Où est l’humanisme dans ce pays ? Je pense qu’on a violé tous les droits de l’homme dans notre pays. Les limites ont été atteintes, la ligne rouge a été franchie. Mais, il va falloir résister à cette oppression. C’est la seule alternative qui reste aujourd’hui au peuple. Nous sommes assassinés par l’Etat. Et, je le disais plutôt, ce ne sont pas les forces de sécurité qui se comportent de la sorte. Nous considérons aujourd’hui qu’il y a une milice autour d’Alpha Condé, qu’il y a un escadron de la mort avec le pouvoir qui tue les citoyens », s’est indigné Abdoulaye Oumou Sow.

Face aux répressions meurtrières dont les guinéens sont victimes lors des manifestations politiques et sociales dans le pays, le coordinateur de la communication du FNDC prévient que ce mouvement anti-3ème mandat ne va pas tomber dans le piège de la violence. « Nous allons continuer à sensibiliser la population à sortir et marcher dans la discipline. Mais, nous allons leur dire également de résister à l’oppression. C’est maintenant ou jamais qu’il faille résister. Nous appelons à une forte mobilisation du peuple de Guinée pour passer un message fort à Alpha Condé. Nous estimons que c’est le moment de lui dire que les Guinées, dans leur majorité, sont opposés à ce projet satanique de troisième mandat. Nous appelons tous les citoyens qui ont l’âge de voter à sortir pour marquer leur désapprobation à cette manière de répression de l’Etat…», a indiqué Abdoulaye Oumou Sow.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Tournoi UFOA (U20) : la Guinée dans la poule A avec le Sénégal

6 novembre 2019 à 16 04 16 111611

Les équipes qualifiées au tournoi de l’Union des Fédérations Sportives Ouest Africaines (UFOA) des moins de 20 ans connaissent désormais leurs adversaires. La Guinée se retrouve dans la poule A en compagnie du Sénégal entre autres, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Le tirage au sort a eu lieu ce mercredi, 06 novembre 2019, à Conakry. Logée dans la poule A, l’équipe guinéenne des moins des 20 ans va affronter la Mauritanie, qui l’avait éliminée de la course à la dernière CAN de cette catégorie, mais aussi le Sénégal et Sierra Leone. La Gambie, le Mali, le Libéria et la Guinée Bissau composent la poule B.

La compétition se déroulera du 24 novembre au 08 décembre 2019, à Conakry. Le stade du 28 septembre et celui de Nongo sont les deux sites retenus pour cette compétition. Pour le stade de l’Unité de Nongo, ça sera une première d’abriter un match de football, plus de 10 ans après le lancement du projet de construction de cette infrastructure.

C’est le président de la Fédération Guinéenne de Football et président de l’UFOA, Antonio Souaré, qui a fait cette annonce à l’occasion de la cérémonie du tirage au sort.

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Guinée : les Etats Unis se démarquent de la France et de l’UE, en demandant la libération des prisonniers

6 novembre 2019 à 15 03 27 112711
Son Excellence Simon Henshaw, ambassadeur des États-Unis en Guinée

Comme indiqué dans nos précédentes dépêches, les membres de la communauté internationale ont publié dans la soirée d’hier, mardi 05 novembre 2019, un communiqué conjoint sur l’attaque meurtrière contre le cortège funèbre des 11 premières victimes des manifestations contre un troisième mandat du président Alpha Condé à Conakry.

Mais, loin de rassurer et d’apaiser, ce communiqué attribué au Système des Nations Unies, à la Délégation de l’Union européenne et aux Ambassades des Etats-Unis et de France en République de Guinée a déçu et même révolté plusieurs compatriotes. Finalement, l’ambassadeur des Etats-Unis en Guinée, Son Excellence Simon Henshaw a rédigé un autre communiqué pour exprimer la vraie position des Etats-Unis d’Amérique sur les crimes commis actuellement en République de Guinée.

Laconique et peu expressif, le communiqué d’hier appelait par exemple au dialogue sans demander la libération des leaders du FNDC, qui sont pourtant censés conduire une délégation pour ce dialogue au compte des opposants au troisième mandat. Ce communiqué n’est d’ailleurs qu’un semblant d’appel au dialogue, puisque le coordinateur du FNDC, Abdourahmane Sano, et ses collaborateurs sont en prison au moment où on parle de dialogue. Toute démarche sérieuse commencerait par demander d’abord leur libération, avant d’exhorter à un éventuel dialogue…

Dans son communiqué publié ce 06 novembre, Son Excellence Simon Henshaw a demandé au Gouvernement du président Alpha Condé de libérer ces prisonniers, de mener les enquêtes sur l’attaque du cortège funèbre du lundi dernier (qui a occasionné la mort de trois compatriotes) et sur les victimes des premières manifestations à Conakry contre le troisième mandat, le 14 octobre dernier (onze à Conakry et deux à Mamou).

Concernant la marche prévue demain, jeudi, par le Front national pour la défense de la constitution, les Etats-Unis, par la voix de leur ambassadeur exhortent « toutes les parties à éviter toute forme de violence »

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, ce communiqué :

L’Ambassadeur Henshaw exhorte à la Paix

En ma qualité d’Ambassadeur des Etats-Unis en Guinée, j’exhorte toutes les parties à éviter toute forme de violence au cours de la marche prévue demain jeudi.

Les forces de sécurité doivent faire preuve de retenue et les marcheurs doivent éviter tout acte de provocation. Les cas de morts enregistrés le 4 novembre étaient tragiques. Nous accueillons bien la promesse du gouvernement à mener des enquêtes sur les cas de morts ; ces enquêtes doivent être diligentées rapidement afin que tous ceux qui y sont impliqués en soient tenus responsables. Il est en outre important que les enquêtes sur les cas de morts enregistrés lors des manifestations du 14 octobre soient aussi conclues.

En définitive, afin de créer les conditions nécessaires au dialogue, les responsables de l’opposition arrêtés, avant et au cours des manifestations du 14 octobre, doivent être libérés.

Communiqué transmis par le service presse de l’ambassade des Etats-Unis en République de Guinée

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Tueries de manifestants en Guinée : l’opposition demande à la CEDEAO et à l’UA de prendre leurs responsabilités

6 novembre 2019 à 13 01 05 110511
Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG, chef de file de l’opposition guinéenne

Comme indiqué précédemment, les membres de la communauté internationale ont publié un communiqué hier, mardi 05 novembre 2019, après l’attaque mortelle du cortège funèbre des 11 premières victimes des manifestations à Conakry contre un troisième mandat du président Alpha Condé. Mais, loin de rassurer ou apaiser, ce communiqué déçoit l’opinion publique guinéenne, notamment l’opposition qui rêvait d’une condamnation beaucoup « plus responsable face aux crimes »

Interrogé dans la matinée de ce mercredi par un reporter de Guineematin.com, le président de l’UFDG et chef de file de l’opposition guinéenne n’a pas caché sa déception. Cellou Dalein Diallo s’attendait à une réaction plus responsable de ces ambassadeurs et représentants des institutions internationales face à d’aussi graves crimes humains.

« La communauté internationale a déploré, elle n’a pas suffisamment condamné comme je l’aurais souhaité. Elle a invité au dialogue… Je pense que les crimes commis de manière récurrente dans notre pays méritaient d’un traitement beaucoup plus responsable de la communauté internationale. Parce que face à l’impunité qui est accordée aux criminels, je pense que la communauté internationale devrait se mobiliser davantage pour condamner quand même ces crimes et surtout l’impunité qui est accordée aux auteurs. La CEDEAO, aussi bien que l’Union africaine, devraient prendre leurs responsabilités face à cette situation qui prévaut aujourd’hui en Guinée. Les droits humains sont violés de manière récurrentes, des crimes d’Etat sont commis sans que jamais justice ne soit rendue aux victimes », a notamment dénoncé Cellou Dalein Diallo.

A suivre !

Interview réalisée par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Tueries de manifestants à Conakry : le CNOSCG de Kankan s’indigne

6 novembre 2019 à 13 01 03 110311

L’attaque du cortège funèbre des onze jeunes tués lors premières manifestations anti-troisième mandat appelées par le FNDC à Conakry suscite une vague de réactions tant dans la capitale qu’à l’intérieur du pays. C’est le cas à Kankan où le président régional du CNOSCG a réagi à cette situation et à toutes les tueries enregistrées lors des manifestations dans le pays. Dr Louncény Chérif, interrogé par le correspondant local de Guineematin.com, regrette et condamne toutes ces pertes en vies humaines

Dr Louncény Chérif, président régional du CNOSCG de Kankan

« C’est avec assez de regret que j’ai suivi l’événement. J’ai beaucoup regretté. Chaque fois qu’un guinéen meurt, c’est un de moins. On ne peut jamais souhaiter la mort d’un guinéen. Vraiment, j’ai appris cela avec assez d’amertume. Quand j’ai vu les images des corps des jeunes exposés avec le drapeau national, ils sont morts à la fleur de l’âge. Ce n’était pas beau à voir », a-t-il dit.

Et pour mettre fin à cette série de tueries pendant les manifestations, le président du bureau régional du Conseil National des Organisations de la Société Civile à Kankan appelle à la fin de l’impunité pour les auteurs de ces crimes. « Je crois qu’il faut que tout le monde s’y mette pour qu’on découvre les vrais coupables de ces morts-là. Le jour où on trouvera les vrais coupables et qu’ils seront traduits en justice, on pourra mettre fin à ça. Tout le problème est là. Qui tue lors de ces manifestations ? Il a été démontré quand même qu’on peut organiser des manifestations en Guinée sans violence. Je crois que lors des manifestation du 24 et celle du 31 octobre, bien qu’il y avait 50 fois plus de monde, on n’a pas connu de morts », rappelle l’activiste de la société civile.

A rappeler que 17 personnes ont été tuées depuis le début des manifestations contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé : un à N’zérékoré, deux à Mamou et quatorze à Conakry. Le Front National pour la Défense de la Constitution qui pilote ce combat prévoit de nouvelles marches pacifiques demain, jeudi. Cela pour exiger la libération des personnes détenues dans le cadre de ce combat et le renoncement au projet de changement de l’actuelle Constitution qui permettrait au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Confirmé à son poste, l’IRE de Kankan réagit : « je suis très ravi »

6 novembre 2019 à 12 12 54 115411

Comme annoncé précédemment, le président de la République a procédé le lundi, 04 novembre 2019, à des remaniements à la tête des inspections régionales de l’éducation. Certains inspecteurs ont été remplacés et d’autres comme celui de Kankan ont été confirmés. Au micro du correspondant de Guineematin.com sur place, l’IRE de Kankan Famoro Keita a réagi à cette décision du chef de l’Etat. Se disant heureux de la confiance renouvelée en sa personne, le responsable éducatif n’a pas manqué de remercier le président Alpha Condé et tous ceux qui l’aident dans son travail.

« Je remercie le président de la République, Alpha Condé, pour m’avoir renouvelé sa confiance. Je remercie aussi tous les enseignants de la région administrative de Kankan, tous les élèves, les parents d’élèves et les amis de l’école, sans oublier le gouverneur de région, les préfets qui nous appuient dans notre noble tâche qui est l’éducation, sans oublier aussi ma maman. En tout cas moi je suis très ravi », a-t-il déclaré.

Assis dans son bureau et entouré de plusieurs cadres régionaux et préfectoraux mais aussi des responsables de la coordination régionale du RPG Arc-en-ciel venus le féliciter, Famoro Keïta estime que c’est avec le concours de tous qu’il réussit sa mission. « Tout seul, je ne peux rien. Dans ma région, c’est les enseignants, les élèves, les parents d’élèves, les autorités administratives et politiques qui m’appuient. Parce que quand nous prenons l’an passé, on a été appuyé par les partis politiques, sinon ce n’était pas facile de gérer l’année passée 2018-2019. Donc nous remercions aussi le RPG Arc-en-ciel », a-t-il dit.

L’inspecteur régional de l’éducation de Kankan dit mesurer les nouveaux défis qui l’attendent et promet de redoubler d’ardeur pour pour maintenir le cap de la réussite.

Selon plusieurs observateurs, la confirmation de monsieur Keïta dans ses fonctions n’a rien de surprenant, d’autant plus que le secteur éducatif est fortement politisé à Kankan. Les grèves des enseignants appelées par le SLECG d’Aboubacar Soumah n’ont jamais eu d’effet dans la région. Et tout récemment, les écoles de la commune urbaine ont été fermées à l’occasion de la mobilisation organisée à Conakry pour accueillir le président Alpha Condé, qui rentrait d’une mission à l’étranger.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Marche du FNDC autorisée ce jeudi : Cellou Dalein sur l’itinéraire

6 novembre 2019 à 12 12 35 113511
Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG, chef de file de l’opposition guinéenne

La marche pacifique prévue demain, jeudi, par le FNDC à Conakry est autorisée par les autorités. C’est Cellou Dalein Diallo, le chef de file de l’opposition guinéenne qui l’a annoncé au cours d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com ce mercredi, 06 novembre 2019.

« La marche a été autorisée. Le FNDC a reçu des courriers retour venant des différentes mairies, et une réunion est convoquée aujourd’hui au gouvernorat pour définir les modalités d’encadrement de la marche », a annoncé l’opposant, membre du Front National pour la Défense de la Constitution.

Il ajoute que cette manifestation se déroulera sur le même itinéraire que celle du 24 octobre dernier. « Il y a un consensus sur l’itinéraire. Nous partirons de la Tannerie, nous viendrons au rond-point de l’aéroport. Et puis à partir de Kondébounyi, nous allons bifurquer pour emprunter la T1, traverser les ronds-points de Hamdallaye et de Belle-Vue et terminer la marche sur l’esplanade du stade du 28 septembre ».

Le président de l’UFDG assure que le FNDC a pris toutes les dispositions pour la bonne marche de cette autre manifestation. « On a sensibilisé les gens d’abord pour qu’ils se mobilisent massivement et ensuite pour qu’ils effectuent la marche avec beaucoup de responsabilité pour éviter des heurts avec les riverains, les usagers de la route et même les forces de l’ordre. Et comme on avait réussi à le faire lors de la marche du 24 octobre, nous pensons pouvoir réitérer le même exploit en termes de bilan, de sécurité et de retenue. En espérant bien sûr que les forces de l’ordre ne vont pas se livrer à des provocations comme elles l’ont fait avant-hier, lors des obsèques des 11 victimes des premières manifestations non autorisées », a-t-il dit.

Cellou Dalein Diallo précise que cette marche vise non seulement à protester contre le projet de troisième mandat du président Alpha Condé, mais aussi à exiger la libération des leaders du FNDC et de toutes les autres personnes arrêtées et détenues dans le cadre de ce combat. Il appelle à une forte mobilisation des Guinéens pour permettre l’atteinte de ces objectifs. « J’invite tous les compatriotes guinéens à se mobiliser demain massivement pour prendre part à cette manifestation du Front National pour la Défense de la Constitution.

Que les Guinéens se mobilisent parce que tout ce qui se fait actuellement par le pouvoir montre qu’il y a de la panique, et ils veulent intimider les citoyens qui exigent le respect de leur Constitution et qui demandent à monsieur Alpha Condé de renoncer à son projet de troisième mandat qui, non seulement met en cause l’Etat de droit, la démocratie, mais également la paix et la cohésion sociale en République de Guinée. Il faut qu’on se mobilise tous et massivement pour montrer à Alpha Condé que nous voulons que nos compatriotes qui sont détenus arbitrairement dans ses prisons soient libérés. Donc pour exiger leur libération et pour exiger l’abandon de ce projet de troisième mandat », a lancé l’opposant.

A suivre !

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Division des enseignants contractuels, naissance du CECIE : Sadio Sow à Guineematin

6 novembre 2019 à 11 11 50 115011

Réunis dans un premier temps au sein d’une coordination nationale, les enseignants ayant donné cours lors de la dernière grève du SLECG dirigé par Aboubacar Soumah ont pris finalement des chemins différents. Offusqués par les propos et actions de leurs amis, certains d’entre eux se sont retirés du mouvement pour mettre en place une nouvelle structure dénommée Collectif des Enseignants Contractuels issus de l’ISEGG et des ENI (CECIE).

Au cours d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com hier, mardi 05 novembre 2019, Ibrahima Sadio Sow, le chargé de communication de ce collectif, est revenu sur la naissance de cette structure et le combat qu’elle mène pour l’intégration de ses membres à la fonction publique.

Décryptage !

Guineematin.com : qu’est-ce qui vous a motivé à quitter la coordination nationale pour mettre en place le Collectif des Enseignants Contractuels issus de l’ISEGG et des ENI (CECIE) ?

Ibrahima Sadio Sow, chargé de communication du Collectif des Enseignants Contractuels issus de l’ISEGG et des ENI

Ibrahima Sadio Sow : le Collectif des Enseignants Contractuels issus de l’ISEGG et des ENI est né le 14 avril 2019. L’histoire date de la publication des diplômes authentiques des sortants de l’ISEEG et des ENI par le ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA). Il faut se souvenir d’abord que nous étions contractuels depuis que le SLECG d’Aboubacar Soumah a déclenché la grève. On a travaillé pendant 3 mois et plus, ensuite l’Etat nous a remerciés. C’est ainsi que nous avions créé un mouvement qui s’appelait la coordination nationale des enseignants contractuels. De là, le président de la République a instruit le ministre de l’Education nationale d’examiner avec attention les diplômes des sortants de l’ISEEG, des enseignants sortants dans le but de les reverser sur la liste des enseignants titulaires.

Alors, en dépit de ça, le ministre a demandé à toutes les institutions de remonter les diplômes de leurs produits légalisés. C’est ainsi qu’on a envoyé les diplômes, et l’ISEEG a été la première institution à faire parvenir les diplômes au MENA. De là, ils ont authentifié les diplômes des sortants de l’ISEEG et des ENI, immédiatement ils ont publié la liste. A la suite de cela, certains de nos amis de la coordination ont dit qu’ils veulent nous diviser. Nous leur avons dit que ce n’est pas le cas. Nous leur avons dit d’attendre la suite de la vérification des diplômes. Et ceux-là qui étaient censés nous soutenir, nous couvrir au sein de cette coordination, certains parmi eux ont dit que ce sont les repêchés au baccalauréat qui ont été envoyés à l’ISEEG. Nous nous sommes sentis lésés dans la situation.

On a essayé de leur faire comprendre, ils n’ont pas accepté. Et puisqu’on dit que la meilleure manière de répondre à celui qui te dit que tu n’es pas capable c’est de prendre une distance et de prendre tes responsabilités, parce que qui ne dit mot consent, nous avons dit que si nous ne réagissons pas, c’est qu’on leur donne raison. Nous avons donc décidé de mettre le collectif en place. Ça, c’est le premier aspect. Secundo, dans les démarches administratives, nous leur avons dit (à la coordination, ndlr) de mettre la violence de côté, car les grandes personnalités telles que Mandela, Gandhi et j’en passe, ont utilisé la voix pacifique pour atteindre leur objectif. Ils n’ont pas accepté, ils ont commencé à tenir des discours invectives à l’endroit de ceux qui sont censés nous intégrer à la fonction publique. Et puisque nos verbes ne sont pas entendus et compris par eux, c’est pourquoi on a décidé de prendre la distance et faire la promotion du professionnalisme.

Guineematin.com : quels sont les principaux objectifs du CECIE ?

Ibrahima Sadio Sow : le CECIE a trois objectifs fondamentalement : le premier objectif, c’est de restaurer le statut particulier des enseignants de l’ISEEG et de l’ENI. Nous avons estimé que depuis 10 ans, après l’évaluation du système éducatif, le niveau de l’éducation ne fait que dégringoler, ne fait que chuter. Nous avons également compris que depuis 10 ans, les enseignants ne sont pas pris dans les institutions de formation. Ni à l’ISEEG, ni à l’ENI, on ne recrute plus comme avant. Alors, nous avons tiré la conclusion pour dire que c’est parce que celui qui est chargé de former n’est pas en salle de classe, c’est pourquoi le niveau est bas. Alors, nous nous sommes fixés un objectif de restaurer le statut particulier de l’ISSEG.

Le deuxième objectif, c’est notre intégration à la fonction publique sans test ni concours encore moins une évaluation. Parce que notre parcours est suffisamment explicatif. Quelqu’un qui fait le rapport de stage, quelqu’un qui fait la pédagogie, la didactique, la psychologie pendant quatre ans, celui-ci pourra gérer un enfant en situation de classe. Le troisième objectif, c’est la pérennisation des acquis pédagogiques. Parce qu’il faut toujours pérenniser les acquis pédagogiques. Le savoir est continuel, la répétition est toujours mère des sciences. Au fur et à mesure que vous répétez, au fur et à mesure vous vous améliorer.

Guineematin.com : depuis la mise en place de votre collectif, quels sont les actes que vous avez eu à poser dans le sens de l’atteinte de ces objectifs ?

Ibrahima Sadio Sow : pour atteindre ces objectifs, nous avons mené assez de démarches qui nous ont permis d’avoir des rencontres d’audiences plusieurs fois au MENA, avec le conseiller particulier du président de la République en l’occurrence Dr Bano Barry, avec des hauts cadres du ministère de la fonction publique, avec l’USTG et du SLECG version dame Kadiatou Bah.

Guineematin.com : aujourd’hui, quelles sont vos perspectives ? Je veux parler de vos projets notamment à court terme.

Ibrahima Sadio Sow : aujourd’hui, nous avons espoir après tout ce qui est mené comme actions sur le terrain, que l’intégration à la fonction publique n’est qu’une question de temps. Parce qu’imaginez, alors même que nous ne sommes pas intégrés à la fonction publique, nous avons eu le privilège d’être sollicités pour assister à la passation de service entre la nouvelle secrétaire générale du MENA et le sortant. Ça veut dire que l’autorité a une attention particulière sur nous. Cela grâce à dame Kadiatou Bah (secrétaire générale du SLECG) qui nous accompagne pour notre intégration à la fonction publique.

Dans ses mots de remerciements, lors de cette passation, le ministre Mory Sangaré a dit qu’il remercie tous ceux qui ont accepté de faire le déplacement et particulièrement les sortants de l’ISEEG et des ENI qu’il qualifie d’ailleurs comme étant ses amis. Ceci nous permet de dire aujourd’hui que nous avons grand espoir quant à notre intégration à la fonction publique. Nous invitons nos amis à la sérénité car notre intégration à la fonction publique n’est pas pour longtemps.

Entretien réalisé par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Kankan : une femme jette l’enfant de sa coépouse dans un puits

6 novembre 2019 à 9 09 57 115711

C’est dans la nuit du lundi au mardi, 05 novembre 2019, que le corps sans vie du jeune Ibrahima Sanoh, 5 ans, a été repêché d’un puits situé dans la concession de sa famille au quartier Bordo, dans la commune urbaine de Kankan. Sa marâtre Diaka Traoré, âgée de 19 ans, est accusée d’avoir jeté l’enfant dans le puits. Elle a été interpellée par les services de sécurité et devrait être jugée pour assassinat, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé à Kankan.

Aly Touré, procureur de la République près le tribunal de première instance de Kankan

Selon Aly Touré, procureur de la République près le tribunal de première instance de Kankan, après avoir repêché le corps du jeune, les officiers enquêteurs n’ont constaté aucune trace de violence sur le corps. « C’est ainsi qu’ils se sont posé des questions, ils ont approfondi les enquêtes. Son père Amadou Sanoh, auditionné à cet effet, a dit qu’il ne connait rien de cette affaire et qu’il faut demander à sa seconde épouse, madame Diaka Traoré, à qui l’enfant a été confié. Cette dernière, auditionnée, a répondu effectivement que c’est elle qui a pris l’enfant par les bras et l’a entraîné et précipité l’enfant dans le puits en le prenant par les pieds », a-t-il expliqué.

Le procureur ajoute que la jeune dame a laissé entendre qu’elle a agi de façon inconsciente. Elle dit avoir une dépression mentale qui l’amène parfois à faire des choses sans le savoir. Un argument que ne croit pas cependant Aly Touré. « C’est un acte criminel qui ne dit pas son nom et qui ne peut rester impuni. Elle déclare qu’elle est atteinte de maladie de diable qui lui fait faire des crises… Mais ça ne saurait motiver son acte. Elle ne présente aucun signe de maladie psychologique. C’est pourquoi la procédure a été instruite. Nous avons requis l’ouverture d’une information pour les faits d’assassinat contre madame Diaka Traoré et probablement dans un mois le dossier sera jugé devant tout Kankan », annonce le procureur de la République près le TPI de Kankan.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Dossier QNET à Conakry : 26 étrangers et 2 guinéens libérés par le tribunal de Mafanco

6 novembre 2019 à 9 09 04 110411

Des centaines d’étrangers et de guinéens avaient été arrêtés récemment à travers le pays dans le cadre des activités de l’entreprise de vente en réseau QNET. Après la judiciarisation du dossier, des procès ont été organisés dans les tribunaux tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays.

C’est dans ce cadre que 26 étrangers et 2 guinéens étaient jugés au tribunal de première instance de Mafanco hier, mardi 05 novembre 2019. Poursuivis pour séjour illégal sur le sol guinéen et complicité de séjour illégal, les 28 prévenus ont été relaxés pour délit non constitué, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est au nom de la société de vente en réseau Qnet, désormais interdite en Guinée, que ces étrangers de diverses nationalités (des maliens, des ivoiriens, des sénégalais et des burkinabés) ont été arrêtées à Lansanayah Barrage, dans la commune de Matoto.

A la barre du tribunal correctionnel de Mafanco, les prévenus ont tous nié les faits de séjour illégal en Guinée mis à leur charge. « Nous sommes venus en Guinée au compte de la société de commerce en ligne Qnet. Ils nous ont appelés dans nos différents pays pour venir signer un contrat avec cette société qui a aussi ses représentants dans plusieurs pays de la sous-région. Pour nous, c’était la fin de notre galère. Nous ne sommes pas là illégalement. Dans nos pays d’origine, il y a aussi des jeunes guinéens qui ont été appelés pour signer un contrat dans le même cadre. Nous sommes donc en Guinée pour Qnet et non pour autre chose », ont déclaré les prévenus à la barre.

Même son de cloche chez les deux jeunes guinéens, poursuivis pour complicité de séjour illégal, qui ont tout nié en bloc.

Après les débats, le ministère public a demandé au tribunal de retenir les prévenus dans les liens de la culpabilité des faits de séjour illégal sur le sol guinéen et de complicité de séjour illégal. Il a donc requis 2 mois de prison assortis, et le payement d’une amende de 200 milles francs guinéens pour chacun des 28 prévenus. « Ces prévenus ici présents sont tous poursuivis pour séjour illégal sur le sol guinéen et de complicité de séjour illégal. Dans le groupe, il y a des ivoiriens, des maliens, des burkinabés, des sénégalais et même des guinéens qui les ont hébergés dans les périphéries de Conakry. Avec le contexte sociopolitique de notre pays, ces individus constituent un danger pour nous. Conformément à l’article 73 de la loi L94/019 CTRN du 13 juin 1994, je vous prie monsieur le président de retenir les prévenus dans les liens de la culpabilité. Pour la répression, vous allez les condamner à 2 mois de prison assortis de sursis et au payement d’une amende de 200 milles francs guinéens chacun », a-t-il requis.

Dans sa décision, le tribunal, par la voix du juge, Amadou Kindy Baldé, a déclaré les prévenus non coupables des faits pour lesquels ils sont jugés. Il a également ordonné la restitution des biens mis sous scellé de tous les prévenus.

Il faut rappeler que Me Kabinet Kourala Keita, qui s’est constitué pour la défense des prévenus, n’a pas fait de plaidoirie après les débats. Il était absent de la salle d’audience. Tout de même, ses clients ont recouvré la liberté après avoir passé huit (08) jours à la maison centrale de Conakry.

A Siguiri, c’est 361 personnes, dont de nombreux étrangers, qui ont été aussi libérés le lundi dernier, 04 novembre 2019, dans la même affaire, après avoir passé quelques temps en détention. Elles étaient poursuivies pour tentative d’escroquerie.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Kindia : des femmes journalistes à l’école de « l’esprit d’entreprise »

6 novembre 2019 à 8 08 29 112911

« Femmes de médias et esprit d’entreprise », le thème est en débat dans la cité des agrumes, à Kindia, depuis hier, mardi 05 octobre 2019. Une trentaine de jeunes femmes venues de la presse nationale prennent part à cette rencontre à l’initiative du PNUD Guinée, le Programme des Nations Unies pour le Développement.

Pendant 4 jours, ces professionnelles des médias seront outillées sur les techniques et autres astuces pour entreprendre dans le monde des médias. Un monde qui se féminine progressivement, mais dans lequel les défis sont encore énormes et pas toujours faciles à surmonter.

C’est dans une ambiance détendue que cette journée a débutée avec à la clé plusieurs enjeux ? à travers d’intéressants et passionnants sujets à débattre, au cours de ces 4 jours d’échanges.

L’objectif pour le PNUD Guinée, en initiant une telle rencontre, est « d’outiller les femmes journalistes et professionnelles de la communication à l’esprit d’entreprise et les encourager au développement d’initiatives novatrices de professionnalisation et d’entrepreunariat dans le secteur des médias ».

Justement comment entreprendre ? que faut-il savoir ? quelles sont les limites à ne pas franchir ? A ces questions Elhadj Ibrahima BARRY, facilitateur, conseiller juridique à l’agence pour la promotion des investissements privés APIP, dira « qu’il faut avoir de la motivation, savoir ce qu’on veut faire pas juste paraître dans le monde de l’entreuprenariat, vouloir apporter quelque chose de plus, à la société. Concernant les limites, je dirai, qu’il y’a des sociétés par exemple, pour lesquelles, il y’a des autorisations préalables, comme celles qui concernent, la santé, les armes etc.

Il s’agit également selon les organisateurs, « de renforcer les capacités des bénéficiaires sur le marketing digital, la conception et la production d’un plan d’affaire (individuel ou collectif) et favoriser la promotion de modèle de réussite dans le domaine… »

Pour atteindre ses objectifs, des thèmes seront débattus pendant ces journées d’information et de formation à l’esprit d’entreprise. Parmi eux, « l’écosystème entreprenariat en Guinée, les TIC, l’entreprenariat féminin, le cadre légal pour la création des sociétés commerciales, l’éthique et la déontologie du métier de journaliste, le développement personnel ou encore les techniques d’élaboration d’un plan d’affaire… ».

Ainsi cette première journée a été axée sur « l’environnement entrepreneurial notamment l’influence des TIC, technologies de l’information et de la communication, et le cadre légal pour la création des sociétés commerciales en République de Guinée, Co-animé par Mme Hadiatou Yaya SALL et M. BARRY de l’APIP.

Dans son déroulement, Hadiatou Yaya SALL de l’association des femmes journalistes, mettra « le doigt dans la plaie », en dénonçant les tares et défis dans le domaine médiatique guinéen.

Il s’agit selon elle, de « l’exercice par des non professionnels (journalistes et patrons de presse) pour certains, la course effrénée à l’argent et surtout le non respect de l’éthique et de la déontologie », qui sont autant de maux vécus dans le monde médiatique guinéen.

Elle a par ailleurs, rappelé les atouts qui s’offrent aux journalistes dont la libéralisation des ondes en 2006 et la loi guinéenne, justement, qui ne fait pas de restriction en ce qui concerne la liberté de création d’entreprise.

La journée s’est achevée par la présentation d’un ambitionné et passionnant programme de jeunes initié par le PNUD « youth connect ». Ce programme vise l’appui aux jeunes sur différents projets et programmes de développement sur le continent. Un panel animé par Samba KANTE animateur socioculturel au programme Integra du PNUD.

Idiatou CAMARA pour guineematin.com et radioenvironementguinee.org

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Déclaration de l’Aguipel suite à l’agression d’un journaliste de guineematin.com par des militants du RPG arc-en-ciel

6 novembre 2019 à 8 08 10 111011
Ibrahima Sory Diallo, journaliste

Conakry, 05 Novembre 2019 // L’Association Guinéenne de la Presse en Ligne (Aguipel) a appris l’agression le samedi 2 novembre 2019 à Conakry de Monsieur Ibrahima Sory Diallo, Journaliste, du site d’informations Guinéematin.com et deux journalistes d’Espace TV au siège du parti RPG ARC-EN-CIEL par des militants dudit parti.

L’Aguipel condamne avec la dernière énergie cette agression d’un journaliste dans l’exercice de son métier.

En conséquence et pour des raisons de sécurité, l’Aguipel recommande à tous ses membres de s’abstenir de couvrir les assemblées générales hebdomadaires du RPG arc-en-ciel, jusqu’à nouvel ordre. Toutefois, les membres de l’Aguipel qui ne souhaitent pas suivre cette recommandation, assumeront seuls, le cas échéant, les conséquences de leurs actes.

L’Aguipel exhorte les responsables du parti au pouvoir à mieux contrôler leurs militants dont les agissements contribuent, parfois, à la détérioration de l’image de notre pays.

Le Bureau Exécutif

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