Ministère de la Santé : Rémy Lamah remplace Niankoye Lamah

11 novembre 2019 à 21 09 03 110311

Dans la série de décrets publiés dans la soirée de ce lundi, 11 novembre 2019, le président de la République, le professeur Alpha Condé a choisi l’ancien ministre Rémy Lamah pour remplacer le ministre Edouard Niankoye Lamah à la tête du Département de la Santé.

Le colonel Rémy Lamah est le ministre de la santé qui avait géré l’épidémie à fièvre hémorragique Ebola.

A suivre !

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Décret : Damantang remplace Keira à la tête du ministère de la Sécurité

11 novembre 2019 à 20 08 56 115611

Dans une série de décrets publiés dans la soirée de ce lundi, 11 novembre 2019, le président Alpha Condé a opéré un changement à la du ministère de la Sécurité et de la protection civile.

Le chef de l’Etat a remplacé Alpha Ibrahima Kéïra par Albert Damantang Camara, ancien ministre Porte parole du gouvernement.

L’attaque du cortège funèbre par des agents de la police, il y a une semaine, entraînant la mort de trois personnes, est-elle la cause réelle du départ du ministre de la Sécurité ? Le très éloquent Albert Damantang Camara reprendra-t-il également « son poste » de porte parole du Gouvernement ? Ce sont entre autres questions qui se posent déjà…

A suivre !

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Guinée : Alpha Condé fixe les élections législatives au 16 février 2020

11 novembre 2019 à 20 08 48 114811

Dans un décret rendu publique dans la soirée de ce lundi, 11 novembre 2019, le président Alpha Condé a fixé les élections législatives au 16 février 2020.

Cette date avait précédemment été proposée par le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Me Amadou Salif Kébé. Mais, les leaders de l’opposition avait déjà réclamé le départ de ce dernier. Cellou Dalein Diallo (président de l’UFDG) et Sidya Touré (président de l’UFR) ont pointé du doigt une position partisane du président de la CENI qu’ils jugent désormais illégitime à la tête de l’organe électoral.

Finiront-ils par laisser Salif Kébé piloter l’organisation des élections législatives ?

Attendons de suivre !

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Ministère de la Justice : Alpha Condé confirme Mohamed Lamine Fofana

11 novembre 2019 à 20 08 32 113211
Elhadj Mohamed Lamine Fofana, ministre de la Justice

Dans un décret publié dans la soirée de ce lundi, 11 novembre 2019, le président de la République, le professeur Alpha Condé, a confirmé l’intérimaire Mohamed Lamine Fofana à la tête du Département de la Justice.

Le remplaçant du démissionnaire Cheick Sako est également confirmé chargé des relations avec les institutions républicaine avec un titre de ministre d’Etat.

A rappeler que l’ancien ministre d’Etat en charge de la Justice, Maître Cheick Sako, a quitté le Gouvernement le 20 mai dernier, dénonçant la volonté du président Alpha Condé de changer la Constitution guinéenne pour s’accrocher au pouvoir après son deuxième et dernier mandat.

A suivre !

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« Bijouterie moderne de Dalaba » : Abdoulaye Diallo dénonce l’influence des produits chinois

11 novembre 2019 à 19 07 17 111711
Abdoulaye Diallo, bijoutier exerçant dans la ville de Dalaba

A l’image de plusieurs autres acteurs de l’artisanat guinéen, les bijoutiers se plaignent de l’envahissement du marché des produits chinois. Chose qui impacte négativement leurs activités. Abdoulaye Diallo, bijoutier exerçant dans la ville de Dalaba, s’est confié à un journaliste de Guineematin.com autour de cette situation.

Avec 30 ans d’expérience et un riche parcours, cet artisan connaît bien le métier de bijoutier pour en parler. « Depuis 30 ans, j’exerce ce métier. J’ai fait mon premier atelier à Koulé, dans la préfecture de Macenta. Après j’ai fait Sangarédi auprès d’un sénégalais. Ensuite, je suis allé en Guinée Bissau ou j’ai travaillé avec un malien. C’est après là-bas que je suis venu m’installer ici à Dalaba où j’ai fait au moins 12 ans », explique-t-il.

Dans son travail de tous les jours, Abdoulaye Diallo confectionne des colliers, des boucles d’oreilles et des bagues en or et en argent. « Nous partons à Pita pour acheter l’or et l’argent qui viennent du Sénégal. C’est ce que nous utilisons pour confectionner nos produits », souligne ce bijoutier, marié à 3 femmes et père de 5 enfants. Une famille qu’il a fondée grâce à son métier. Il dit avoir également 3 motos qu’il a achetées avec le fruit de son travail.

Mais aujourd’hui, notre interlocuteur constate avec amertume l’envahissement du marché guinéen par les chinois. Des produits de tout genre confectionnés en Chine et dont le coût est plus abordable inondent le marché. Ce qui affecte bien évidemment le travail des artisans locaux. « Nous avons de très bon articles. Mais, les Chinois ont fini de gâter notre marché. Ils ont fini d’envahir le marché guinéen avec leurs articles pacotilles colorés pour ressembler à de l’or ou de l’argent », regrette Abdoulaye Diallo.

A l’image de beaucoup d’autres artisans guinéens, ce bijoutier souhaite que les autorités du pays prennent des dispositions pouvant permettre de les protéger contre la concurrence « déloyale » chinoise.

De Dalaba, Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tel : 620 589 527/654 416 922

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Vente à la sauvette : une activité à risque très pratiquée à Conakry

11 novembre 2019 à 18 06 44 114411

Le commerce est sans doute l’une des activités les plus exercées dans la capitale guinéenne. Et, parmi les gens qui évoluent dans ce secteur, figurent ceux qui font la vente à la sauvette. Un commerce qui se fait dans la rue, au milieu des véhicules. Malgré les risques qu’elle comporte, cette activité ne cesse d’attirer du monde, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Des hommes, des femmes et même des enfants sont impliqués dans ce commerce. Munis de plusieurs sortes de marchandises, ils choisissent les endroits où le trafic est très intense (où les bouchons se forment) pour faire leur petit commerce. Ils se faufilent entre les véhicules pour proposer leurs marchandises aux passants. C’est le cas de Boubacar Sidi, qui travaille au rond-point de Bambéto et ses alentours.

« Je sors le matin et je passe toute la journée sur la route en train de vendre. Quand ça marche, il arrive dès fois que je gagne un bénéfice journalier de 20 mille, 30 mille jusqu’à 100 mille, selon le nombre d’articles vendus. Mais, il arrive des moments où ça ne marche pas du tout. Tu vas marcher toute la journée sans avoir de clients », témoigne le jeune homme.

La plupart de ceux qui font la vente à la sauvette expliquent avoir choisi cette activité parce qu’ils n’ont pas les moyens d’ouvrir une boutique où ils pourraient s’asseoir et vendre. D’autres aussi estiment qu’ils ont la chance d’écouler plus de marchandises en vendant dans la rue qu’en restant assis à un seul endroit. Mais, eux-mêmes sont conscients des dangers auxquels ils s’exposent au quotidien.

« Nous qui vendons sur la route, nous courons beaucoup de risques. Il y a certains chauffeurs qui quittent la ligne pour foncer sur nous. Nous sommes obligés donc de rester toujours sur nos gardes pour les éviter à tout moment », souligne Boubacar Sidi. Mais malgré leur vigilance les marchands ambulants dans la rue sont quelques fois victimes d’accidents dans leur activité.

Et, leurs relations avec les chauffeurs sont loin d’être bonnes. Amadou Sara Barry, chauffeur, explique le problème qui oppose régulièrement les deux parties. « Les gens qui vendent sur la route, ils nous disent souvent de nous arrêter pour qu’ils puissent chercher la monnaie qu’ils doivent restituer à leurs clients. Parce que généralement les clients ne donnent l’argent aux vendeurs que lorsqu’ils reçoivent la monnaie.

Mais, il se trouve que nous aussi, on cherche souvent à éviter les agents de la police routière. En s’arrêtant pour les attendre, on risque d’être pris par la police. C’est pourquoi, on ne les attend pas toujours. Parfois, on peut bouger alors que le vendeur est en train de chercher la monnaie. Dans ce cas, l’intéressé est obligé de courir derrière la voiture jusqu’à ce qu’on s’éloigne un peu des policiers. Et souvent, les vendeurs accusent les chauffeurs d’être méchants, d’autres même nous insultent », soutient-il.

De leur côté, les agents de la police routière n’ont pas souhaité se prononcer sur cette situation.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel: +224 622 07 93 59

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Kindia : le corps sans vie d’une fillette de 5 ans retrouvé dans un puits

11 novembre 2019 à 18 06 35 113511

Le corps sans vie d’une fillette âgée de 5 ans a été retrouvé hier dimanche, 10 novembre 2019, dans un puits, au district de Samoréya, relevant de la commune rurale de Damakania, dans la préfecture de Kindia. Selon nos informations, c’est 5 jours après la disparition de Hériane Koundouno que la famille a retrouvé son corps à environ 30 mètres du domicile familial. Elle a été inhumée dans la foulée rapporte Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Récemment venue s’installer au district de Samoréya, la famille Koundouno a perdu toutes traces de sa fillette, Heriane Koundouno, âgée de 5 ans, depuis le mercredi dernier. C’est cinq jours après que la fillette a été retrouvée morte dans un puits, non loin de la maison familiale.

Selon Saa Sory Koundouno, père de la victime, sa disparition avait secoué la famille. « Lorsque nous avons constaté son absence, ça a paniqué toute la famille. Ce n’est que le 5ème jour, à partir du crépuscule, que le propriétaire qui est à côté de moi ici est venu. Je lui ai dit que notre fille est perdue. Il s’est retourné, il est allé voir dans le puits, parce que c’était ouvert, d’habitude ce n’est pas ouvert. Il est revenu me voir en disant qu’il y a quelque chose dedans. Je suis venu voir, c’était vraiment son corps. J’ai informé la famille », a-t-il dit en larmes.

La fillette a été retrouvée dans un état de putréfaction avancée. La famille a finalement décidé d’enterrer le corps, avec l’autorisation du parquet à travers le substitut du procureur.

Selon Delphine Millimouno, la mère de la victime, sa fille a été violée avant d’être jetée dans le puits. « Ça fait très mal. Jusqu’à présent, je ressens la douleur dans mon corps. Ma fille a souffert. On l’a violée avant de la mettre dans le puits. On l’a blessée au dos, on l’a violée, il y avait le sang », s’est lamentée la malheureuse.

Une enquête a été ouverte par la police pour déterminer les circonstances dans lesquels la fille a perdu la vie. Le propriétaire de la maison où se trouve le puits a été interpellé par la police.

De Kindia, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Urbanisation durable : un forum régional lancé à Kindia

11 novembre 2019 à 17 05 52 115211

Un forum régional portant sur l’urbanisation durable et l’aménagement du territoire s’est ouvert ce lundi, 11 novembre 2019, à Kindia. Il est organisé par l’ONU-Habitat en collaboration avec le ministère de la ville et de l’aménagement du territoire. Une cinquantaine de personnes prennent part aux travaux, rapporte un correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Alain Ngono du bureau Afrique ONU habitat

Deux thèmes seront débattus au cours de ce forum qui va durer deux jours. Il s’agit de « l’évaluation participative du schéma national d’aménagement du territoire » et de « la politique urbaine nationale ». Selon Alain Ngono du bureau Afrique ONU-Habitat en Nairobi, « l’intérêt de cette activité est vraiment crucial pour nous. Ça rentre vraiment au cœur du programme SANITA VILLE DURABLE. L’objectif est la réforme de la gouvernance urbaine en République de Guinée. En d’autres termes, le projet doit revoir tous les textes et règlements qui structurent l’urbanisation en Guinée et cela de manière participative », a-t-il expliqué.

C’est le directeur de cabinet du gouvernorat de Kindia, Dr Doman Traoré, qui a procédé à l’ouverture officielle des travaux. L’administrateur a salué l’organisation de ce forum. « Je me réjouis de l’initiative heureuse des organisateurs de mettre ensemble les représentants des communautés, des services techniques, pour discuter et échanger sur la problématique en vue de recueillir leurs contributions sur le développement durable de nos villes pour une bonne gouvernance urbaine. Surtout qu’on connaît aujourd’hui une urbanisation anarchique galopante dans le pays », a-t-il dit.

Ces foras qui seront organisés dans les quatre régions naturelles du pays plus la zone spéciale de Conakry, vont permettre de collecter les contributions des communautés, des services techniques, des administrations publiques et privées, sur le développement durable des villes pour une bonne gouvernance urbaine. Ils seront suivis du premier forum urbain national de Guinée, qui se tiendra en début décembre 2019, a-t-on appris. Ces activités s’inscrivent dans le cadre du programme SANITA VILLE DURABLE, financé par l’Union européenne à hauteur de 4 millions 150 mille euros.

De Kindia, Mohamed M’Bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Guinée : le « Name and shame », l’arme fatale du FNDC

11 novembre 2019 à 17 05 21 112111
Ibrahima Kalil Kaba, un des promoteurs du 3ème mandat (4ème liste du FNDC)

Libre Opinion (Par Mamadou Dian Baldé) : Le Front national pour la défense de la constitution (FNDC) n’a plus à se perdre en conjectures sur les intentions du président Alpha Condé, de rempiler de nouveau, après les deux mandats que lui confère la Constitution. Et c’est pour parer à toute éventualité, que cette plateforme multiplie la pression sur les « promoteurs » d’une nouvelle constitution, par le biais des manifestations de rue, mais aussi du « name and shame », qui signifie littéralement « nommer et couvrir de honte », d’où ces différentes listes noires.

Le Front national pour la défense de la constitution (FNDC) vient de publier sa 4ème liste des « promoteurs » d’un changement constitutionnel, dont la finalité serait de permettre au président Alpha Condé de se maintenir au pouvoir, au-delà de 2020.

Cette nouvelle liste comporte 20 noms. Des personnalités hors-sol, connues du grand public. On peut ainsi citer pêlemêle Ibrahima Kalil Kaba, Mama Kanny Diallo, Claude Kory Koundiano, Rabitatiou Séra Diallo, Général Ibrahima Baldé, Général Ansoumane Baffoe, Ismaël Kéita, KPC, Kaba Guiter, j’en passe et des meilleurs.

Comme vous le voyez, il s’agit cette fois, en plus de quelques membres du gouvernement, de présidents d’institutions républicaines et d’officiers supérieurs, trônant à la tête d’institutions paramilitaires. Ainsi que des présidents des patronats guinéens.

Cette liste noire prouve d’après le FNDC, que les « promoteurs » d’une nouvelle constitution ne se trouvent pas que dans les rangs des hauts cadres de l’administration publique.

Ceux qui passeraient la pommade au chef de l’état, le traitant d’homme providentiel, sans qui la Guinée resterait à la ramasse, ont tous la particularité d’appartenir à cette oligarchie de fait qui tient les manettes du pays.

Rendre publique les listes de ces « promoteurs » d’un 3ème mandat aurait donc pour but de les jeter en quelque sorte en pâture d’une opinion publique devenue très clivante.

Mamadou Dian Baldé

Cette méthode de « stigmatisation » découle d’une tradition anglo-saxonne. Les pouvoirs publics et les médias de ces pays n’hésitent pas à exposer au public, en les nommant, ceux qui adoptent des comportements déviants.

Face donc à l’autisme de l’exécutif, aux cris de cœur des anti troisième mandat, le Front n’a d’autre issue que d’expérimenter cette arme « fatale », afin de dissuader les « promoteurs » d’une présidence à vie, dans notre pays. En plus, bien sûr des manifestations de rue.

Par Mamadou Dian Baldé

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Labé : forte mobilisation du FNDC contre le 3ème mandat pour Alpha Condé

11 novembre 2019 à 17 05 04 110411

Les partisans du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) continuent de dénoncer le projet de 3ème mandat au bénéfice du président Alpha Condé. C’est dans cette dynamique que l’antenne locale du FNDC de Labé a organisé une marche ce lundi, 11 novembre 2019, à travers la ville. Une foule immense a pris part à cette autre démonstration de force, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les membres du FNDC de Labé se sont massivement mobilisés ce lundi pour battre le pavé. Pour la 4ème fois, les rues de Labé ont été envahies dans le cadre de la série de protestations initié contre les promoteurs d’une nouvelle Constitution destinée à octroyer un mandat supplémentaire à Alpha Condé.

La marche pacifique est partie du rond-point Hoggo M’boûro, via le stade El Saifoulaye Diallo pour prendre fin au rond-point Tinkisso où se sont tenus les discours. Mis à part les acteurs de la société civile, un certain nombre de partis politiques ont répondu présent à cette marche : l’UFDG, l’UFR, le BL et le MODEL. Ils ont à tour de rôle pris la parole pour dénoncer ce qu’ils qualifient de coup d’État constitutionnel.

Pour sa part, le coordinateur du FNDC de Labé s’est réjouit de courage et de la détermination de la population dans cette lutte. Ensuite, Al Habib Bah a laissé entendre que le FNDC ne compte pas reculer tant que le président Alpha Condé ne renonce pas à ses ambitions relatives au projet de 3ème mandat. « Je remercie tous ceux qui sont dans cette lutte, qui est une lutte noble. Nous lançons un défi à nos détracteurs qui pensent que les gens n’adhèrent pas à nos manifestations. Qu’ils se détrompent. Nous continuerons cette lutte jusqu’au bout. Le peuple de Guinée doit prendre l’exemple sur la Bolivie qui s’est battue jusqu’à ce qu’Ivo Morales a démissionné. Alpha Condé doit aussi prendre exemple sur l’ancien président Bolivien. Ne baissez pas les bras jusqu’à la victoire finale. Rentrez chez vous et préparez-vous pour le lundi prochain », a lancé Al Habib Bah.

Il faut préciser que cette manifestation s’est déroulée sans aucun incident.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Commémoration de l’armistice : « la France n’oublie pas le sang versé par des soldats venus d’Afrique…»

11 novembre 2019 à 16 04 51 115111

Le 101ème anniversaire de l’armistice, signé le 11 novembre 1918 (et qui a mis fin à la première guerre mondiale) a été célébré ce lundi, 11 novembre 2019, en France et dans les représentations diplomatiques dudit pays dans le monde. En Guinée, la cérémonie commémorative de cette date qui reconnait la victoire des Alliés sur l’Allemagne a eu lieu au cimetière de Boulbinet, dans la presqu’ile de Kaloum, à Conakry. Elle s’est tenue en présence des cadres et officiers de l’ambassade de France en Guinée, des cadres du ministère guinéen de la Défense et des officiers des forces armées guinéennes, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui a assisté à cette commémoration.

Décoration de soldats, poignets de mains, dépôt de gerbes de fleurs, une minute de silence pour saluer les morts… C’est avec beaucoup d’émotion et de souvenir que le 101ème anniversaire de l’armistice a été célébré ce lundi au cimetière de Boulbinet, dans la commune de Kaloum. Et, à l’absence de l’ambassadeur Jean-Marc Grosgurin, c’est le premier conseiller à l’ambassade de France en Guinée, Fabien Talon, qui a lu le message du secrétaire d’Etat auprès de la ministre des armes françaises. Un message qui décrit l’atmosphère d’une France bouleversée, transformée par quatre années (1914-1918) de guerre. Il a aussi rendu un hommage à tous les soldats qui ont versé le sang pour la France lors de la grande guerre.

« C’était il y a un siècle, un an après la fin des combats de la grande guerre, le 11 novembre 1919 fut le premier de la paix retrouvée. Désormais, le silence domine là où la rage d’acier entonnait avec fureur. Il règne sur d’innombrables champs de batails, qui ont charrié un si long cortège de morts, de mutilés et de blessés. Des traités sont signés, l’allégresse de la victoire se déployait dans une ampleur incomparable le 14 juillet 1919. L’Etat de siège vient d’être levé, la vie sociale et politique reprend ses droits, la démobilisation poursuit sa lente progression, les poilus retrouvent leurs foyers, leurs familles et leurs communes. Ils découvrent une vie bouleversée, une France transformée par une épreuve de quatre années et par de profondes séquelles. Partout, le pays est transformé par la sourde évidence que rien ne sera plus jamais comme avant, que le retour à l’avant-guerre est impossible. C’était il y a cent ans, une nouvelle page s’ouvrait. Celle du souvenir, de la mémoire et de l’honneur. Depuis, inlassablement, les français sont fidèles à cet anniversaire. En ce jour, dans les métropoles (…), toutes les générations, unies et solidaires, se rassemblent et recueillent. La nation se souvient de ceux qui se sont battus pour elle, entre 1914 et 1918. Elle n’oublie pas ses enfants tombés au champ d’honneur… Elle n’oublie pas le sang versé par des soldats venus d’Afrique, d’Asie, du Pacifique et d’Amériques. Elle salue toutes les nations alliées qui ont partagé le même combat. Les noms gravés sur nos monuments aux morts nous rappellent constamment des valeurs d’honneur, de courage, de dévouement et de bravoure. Depuis 2012, chaque 11 novembre est aussi une occasion d’honorer toutes les filles et les fils de France qui, dans tous les conflits (…) ont accompli leur devoir jusqu’au don suprême. En ce jour, la nation rend un hommage particulier aux soldats morts pour la France en opérations extérieures. En inaugurant un monument national à leur mémoire, le président de la République (Emmanuel Macron) inscrit dans leurs cœurs comme dans leurs mémoires, la reconnaissance pleine et entière de tout un peuple pour ces combattants. Ce monument aux morts est aussi un rappel que la préservation de notre indépendance, de notre liberté de nos valeurs repose sur ceux qui ont donné leurs vies pour les défendre », a indiqué Fabien Talon.

Présent à cette cérémonie commémorative, le Général de brigade aérienne et directeur de cabinet du ministère guinéen de la Défense, Sidy Yaya Camara, a exprimé un réconfort moral. « L’anniversaire de l’armistice est un évènement mémorable pour toute l’humanité. En cela, la République française a joint à cet anniversaire la commémoration des morts tombés sous les théâtres d’opérations extérieures pour la France. En tant que frère d’arme, il est important que nous puissions partager ces moments pathétiques, mémorables, de l’histoire », a dit le Général Sidy Yaya Camara au nom du ministre guinéen de la Défense.

Rappelons que c’est l’armistice, signé le 11 novembre 1918, qui a mis fin aux combats de la Première Guerre mondiale (1914-1918). Le cessez-le-feu (effectif à 11 heures) a entraîné dans l’ensemble de la France des volées de cloches et des sonneries de clairons, annonçant la fin d’une guerre qui a fait pour l’ensemble des belligérants plus de 18,6 millions de morts, d’invalides et de mutilés, dont 8 millions de civils.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Tidjane Traoré à Gueckédou : « tout ce que vous voulez, le président Alpha Condé le fera »

11 novembre 2019 à 15 03 54 115411
Ahmed Tidiane Traoré, ministre conseiller à la présidence de la République

Après l’étape de Kissidougou, le stade préfectoral de Gueckédou a servi de cadre hier dimanche, 10 novembre 2019, à la tenue d’un meeting sur la nouvelle constitution. La cérémonie a été présidée par l’ex-ministre des transports, Ahmed Tidiane Traoré, représentant du chef de l’Etat. Il était accompagné du président de l’Assemblée nationale, Claude Kory Kondiano ; du ministre de l’Hydraulique et de l’assainissement, Elhadj Papa Koly Kourouma ; du ministre de l’élevage, Roger Patrick Millimouno ; de l’ancien ministre de l’agriculture, Jean Marc Telliano, du ministre conseiller à la présidence, Marc Yombouno, entre-autres, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Apres la présentation des dix noix de cola par la notabilité, suivi du don d’une enveloppe, le maire de la commune urbaine a souhaité la bienvenue à la délégation du chef de l’Etat. Papa Léno en a profité pour citer quelques acquis du président Alpha Condé avant d’annoncer son soutien à l’idée de la nouvelle constitution.

Prenant la parole, l’ex-ministre de l’agriculture et président du RDIG, Jean Marc Telliano, a jonglé avec les mots pour justifier l’idée de nouvelle constitution. « On n’est pas là pour un 3ème mandat, on est là pour la nouvelle constitution. S’il y a nouvelle constitution, on remet les compteurs à zéro. Maintenant, nous commençons à zéro et ça sera le 1er mandat de la 4ème République, et non le 3ème mandat comme le pensent l’opposition et le FNDC. Dans l’ancienne constitution, il y a trop de mensonge dedans. Ils nous disent que la constitution a été votée par la majorité de la population et pourtant, c’est archifaux. Dans la constitution de 2010, on n’a pas parlé des femmes, ni des jeunes et même des handicapés. Et pourtant, les handicapés sont très nombreux en Guinée ».

Pour sa part, Ahmed Tidiane Traoré, ministre conseiller à la présidence de la République et chef de la délégation, Ahmed Tidiane Traoré, a dit avoir pris note de la volonté des citoyens de Gueckédou avant de promettre de remontrer les propos à qui de droit. « Nous savons que vous n’êtes pas contents parce que vous ne voyez pas le président Alpha Condé devant vous. Mais, il me charge de vous dire qu’il reviendra ici à Gueckédou, Kissidougou et Macenta pour vous saluer. Nous avons également lu vos pancartes revendicatives, qui réclament une nouvelle constitution pour notre pays. Nous sommes des missionnaires, nous allons rapporter fidèlement tout ce que vous avez dit au président de la République. Et, le président est à votre service. Tout ce que vous voulez, il le fera », a promis monsieur Traoré.

En outre, l’ancien ministre des Transports va abonder dans le même sens que Jean Marc Telliano. « La Constitution actuelle est provisoire. Est-ce que elle a été votée par le peuple ? Est ce qu’elle a été votée par des députés élus ? C’est une constitution pour pouvoir aller aux élections. Mais, tous ceux qui revendiquent étaient à cette réunion : UFDG, UFR, PEDN, UPG… ils étaient tous là-bas et on a dit que celui qui sera élu comme président doit mettre en place une nouvelle constitution. Il s’agit de ça. Alors, ils en font un problème comme si le ciel allait se coller à la terre. Alors, je vous invite, population de Gueckédou, à aller vous faire recenser si vous êtes prêts à voter en rang serré pour la nouvelle constitution », a-t-il lancé.

A noter qu’après le meeting de Gueckédou qui s’est terminé à 15h, la délégation a mis le cap sur Macenta, comme le prévoyait le programme où une autre manifestation est attendue.

A suivre !

De Guéckédou, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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CAN 2021 : un Syli National peu rassurant en route pour Bamako contre les Aigles

11 novembre 2019 à 13 01 13 111311

Les footballeurs guinéens évoluant à l’étranger connaissent une traversée du désert en ce moment. Peu utilisés par leurs clubs pour des raisons diverses, ces professionnels n’ont pas de compétition dans les jambes à un moment où le Sily National s’apprête à disputer les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), Cameroun 2021. Ce ne qui n’est pas de nature à rassurer quant à la compétitivité de notre onze national à quelques jours de la double confrontation contre le Mali et la Namibie, rapporte Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les professionnels guinéens sont en manque de jeu dans leurs clubs respectifs à travers le monde. Parmi ceux qui sont titulaires, il n’y a que deux qui se sont illustrés ce weekend en trouvant le chemin des filets. Sory Kaba, pas sélectionné contre le Mali et la Namibie, s’est illustré hier dimanche, 10 novembre 2019, à l’occasion de la 16ème journée du championnat de première Division du Danemark. Le virevoltant attaquant a inscrit un doublé (28ème et 52ème minute) pour le FC Midtjylland face au FC Copenhague pour un score final de 4 à 1. FC Midtjylland conforte sa place de leader.

Pour sa part, Aboubacar Demba Camara, attaquant de l’Hapoel Tel-Aviv, convoqué en sélection, a permis à son club de remporter les trois points de la victoire sur penalty (1 à 0) face au FC Ironi Kiryat Shmona. Il inscrit ainsi son deuxième but de la saison en Israël.

Pour le reste, nos professionnels n’ont pas fait parler la poudre. Quelques uns ont réussi à jouer comme titulaire ce weekend. C’est le cas de François Kamano des Girondins de Bordeaux, malheureusement sorti sur blessure. Le défenseur Sékou Condé de Châteauroux, en France, a été aussi titularisé contre Valenciennes. Il en est de même pour Issiagha Sylla, l’arrière latéral gauche de Toulouse qui a joué toute la partie face à Montpellier, même si son club a lourdement chuté (3 à 0). Kamso Mara (Slovan Liberec, Républik Tchèque), Seydouba Soumah (Partizan de Belgrade, Serbie), Ibrahima Sory Conté (Bulgarie), Julian Jeanvier (Angleterre), Ibrahima Sory Sankhon (Sant Trond, Belgique) ont eu la confiance de leurs entraineurs respectifs.

Par contre, de nombreux joueurs guinéens ont brillé par leur absence des pelouses pour des raisons de blessure ou parce qu’ils ne rentrent pas dans le choix de leurs coachs : le meilleur buteur du Syli en activité, Mohamed Lamine Yattara Elo, sociétaire du club Français d’Auxerre, n’a pas joué pour des raisons de blessure. Naby Kéita (Liverpool, Angleterre) est resté sur le banc, tout comme Mady Camara (Olympiacos, Grèce), Simon Falette (Eintract Frankfurt, Allemagne), Momo Yansané (Biélorussie), Mickael Dyrestam (Grèce), José Martinez Kanté (Pologne), Sadio Diallo (Turquie), Ibrahima Camara (Portugal).

A seulement trois jours du match contre les Aigles du Mali, c’est une équipe du Syli avec peu de titulaires qui effectue un déplacement périlleux à Bamako. Le Syli National fait ainsi sa première sortie officielle sous l’ère Didier Six après la claque de la CAN 2019 subie en Egypte.

Après deux matchs amicaux perdus face aux modestes Comoriens et au Chili, Didier Six fait son baptême du feu sur le banc du Syli en compétition de la CAF. L’équipe doit être en regroupement à partir d’aujourd’hui lundi, 11 novembre à Abidjan, avant de s’envoler pour Bamako le mercredi. Le match est prévu le 14 novembre contre la Mali, intraitable à domicile. Trois jours plus tard, la Guinée sera face à la Namibie à Conakry pour la 2ème journée.

Le Syli parviendra-t-il à se réconcilier avec son public ou le fossé va s’agrandir davantage à l’issue de ces deux matches ? La balle est dans le camp de Didier Six et de ses poulains qui devront sortir le grand jeu dans ce duel entre pachydermes et rapaces.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Elections législatives le 16 février 2020 : Fodé Oussou pose des conditions

11 novembre 2019 à 12 12 40 114011
Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG

A l’image de celle du 28 décembre (finalement reportée), la date du 16 février proposée par la CENI pour la tenue des élections législatives ne semble pas faire l’unanimité au sein de la classe politique guinéenne. Même si elle ne rejette pas catégoriquement cette nouvelle proposition de l’institution électorale, l’UFDG pose des conditions pour aller à ces élections. C’est Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président du principal parti d’opposition du pays, qui l’a confié à Guineematin.com ce lundi, 11 novembre 2019.

« Un chronogramme, c’est les activités et les délais légaux. Donc, nous attendons de voir le chronogramme et vérifier que les délais légaux des différentes activités sont respectés. Si les délais prévus par la loi ne sont pas respectés, il va s’en dire que nous ne l’accepterons pas », a entamé l’opposant.

Mais, ce n’est pas tout. Fodé Oussou poursuit en disant que c’est seulement le président de la CENI qui sait « comment on peut aller à des élections le 16 février quand on n’a pas fini la première élection qu’eux-mêmes ils ont organisée, je parle des élections communales. Les chefs de quartiers ne sont pas installés, les conseils régionaux ne sont pas installés. J’espère que dans son chronogramme, il a prévu cela. On ne peut pas aller à une autre élection alors que celle précédente n’est pas encore terminée, il faut finir d’abord avec les locales avant d’aller aux législatives.

Ensuite, c’est lui qui sait comment dans une situation de crise comme celle que nous connaissons aujourd’hui en Guinée, une situation de perturbation politique, au moment où les leaders du FNDC sont injustement en prison, au moment où nous avons décidé de manifester chaque semaine tant que monsieur Alpha Condé ne renonce pas à son projet de troisième mandat, c’est lui qui sait comment il va organiser des élections dans un tel contexte », a-t-il dit.

En clair, le président du groupe parlementaire de l’UFDG à l’Assemblée énumère les conditions à remplir pour que son parti accepte cette nouvelle date. « Premièrement, il faut que les délais légaux prévus pour la réalisation des activités soient respectés. Deuxièmement, il faut qu’il (le président de la CENI, ndlr) nous dise avant le 16 février, quelle est la date qui est prévue pour la finalisation des élections locales.

Troisièmement, nous attendons qu’on libère les leaders du FNDC détenus et que le président Alpha Condé renonce à son fameux projet référendum. C’est seulement lorsque ces conditions seront remplies qu’on peut aller à des élections législatives », a dit Dr Fodé Oussou Fofana.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 12 43 62

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Ligue 1 : le Wakriya déroule, l’ASFAG arrache un nul inespéré

11 novembre 2019 à 11 11 45 114511

La troisième journée du championnat national de ligue 1 a démarré hier, dimanche 10 novembre 2019. Deux matchs se sont joués à cette occasion à Conakry et à Boké. Le Wakriya s’est imposé à domicile devant le Santoba, tandis que le Fello Star de Labé et l’ASFAG ont fait jeu égal.

C’était le premier match du Wakriya AC à domicile depuis le début de cette nouvelle saison sportive. Et, le club de Boké s’est imposé (3-1) devant son public, grâce notamment à un excellent Victor Kantabadouno. Auteur d’un doublé (44’ et 74’), le buteur du WAC a été précédé par Ibrahima Keita qui a ouvert le score pour les locaux (36’). Handicapé par l’expulsion de son capitaine, Mohamed Hadi Soumah, dès la 35ème minute de jeu, le Santoba FC de Conakry a sauvé l’honneur grâce à son buteur Yagouba Gnagna Barry. Avec cette victoire, l’équipe dirigée par Guillaume Soumah est provisoirement leader du championnat avec 7 points.

Le Fello Star rejoint en fin de partie

A la recherche de sa première victoire de la saison, le Fello Star de Labé n’y arrive pas encore. Opposé à l’ASFAG au stade du 28 septembre de Conakry, le club de Labé a pourtant cru prendre les 3 points dans cette rencontre, en menant sur le score de 2-1 à la 85ème minute de jeu, grâce à un doublé de Mohamed Latige. Mais, les poulains de Mohamed Sylla Léandro se sont fait rejoindre à la fin du temps réglementaire (90ème). Karamoko Bangoura a permis l’équipe militaire d’arracher le nul (2-2). Le Fello Star et l’ASFAG compte chacun deux points après trois matchs disputés.

La troisième journée de la ligue 1 se poursuit ce lundi, 11 novembre 2019, avec trois rencontres au programme : AS Kaloum-Loubha FC, SAG-SOAR, Eléphants de Coléah-Satellite FC.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Rabiatou Sérah, Bafoé, Balla Samoura, Salif Kébé, Kaba Guiter, KPC… La 4ème liste des promoteurs du 3ème mandat

11 novembre 2019 à 11 11 38 113811

Depuis quelques mois, plusieurs personnalités de la Guinée sont en train de s’investir dans la promotion d’une nouvelle constitution qui permettrait au président Alpha Condé de se maintenir au pouvoir après la fin de son deuxième et dernier mandat.

Engagés dans la lutte contre ce projet qui menace la démocratie, les défenseurs de la Constitution publient les listes de ces personnalités qu’ils déposent à la Cour Pénale Internationale pour répondre des crimes commis sur le peuple de Guinée.

Après les trois premières listes, le Front national pour la défense de la Constitution a dévoilé sa quatrième liste. Parmi les 20 personnalités citées, figure Hadja Rabiatou Sérah Diallo, ancienne président du CNT (Conseil national de la transition), actuellement présidente du Conseil économique et sociale.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, la quatrième liste :

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Mosquée de Diaguissa, projet d’électrification, écoles…Elhadj Tahirou Sow à Guineematin

11 novembre 2019 à 10 10 27 112711
Elhadj Mamadou Tahirou Sow

Vieille de trois cents (300) ans, la mosquée centrale du district de Diaguissa, relevant de la commune urbaine de Dalaba, a été reconstruite et rouverte aux fidèles musulmans dans la journée du samedi, 09 novembre 2019. Les travaux ont été financés officiellement grâce à la contribution des résidents et amis de Diaguissa, mais elle n’aurait pas vu le jour sans l’implication personnelle d’Elhadj Mamadou Tahirou Sow, fils de terroir. Le généreux bienfaiteur, âgé de plus de 70 ans, a vécu successivement en Guinée, aux USA et en Norvège, a appris sur place Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

Outre ce projet de reconstruction de la mosquée centrale de Diaguissa, Elhadj Tahirou Sow s’est lancé depuis quelques années dans un projet d’électrification de Diaguissa. Dans un entretien accordé à des médias dont Guineematin.com, Elhadj Tahirou Sow a expliqué comment l’idée de reconstruire cette mosquée lui est venue en idée. Il a mis l’occasion à profit pour parler des projets à court terme qu’il ambitionne pour son district.

Décryptage !

Guineematin.com : vous avez pris part à l’inauguration de la mosquée centrale de Diaguissa, dont la quasi-totalité des travaux a été financée par vous. Qu’est-ce qui vous a amené à initier la construction de cette maison de Dieu en faveur de la population de Diaguissa ?

Elhadj Mamadou Tahirou Sow : nous avons débuté les travaux il y a environ 18 mois. Il me sera un peu difficile de donner un chiffre par rapport au coût de sa réalisation. Mais, retenez que c’est environ 250 mille dollars. J’ai observé que dans notre communauté, nous avons déjà construit suffisamment de belles maisons carrelées, comparées à toutes les belles villas des autres pays. Et, cela n’était pas en cohésion avec l’état de notre mosquée. J’ai pensé qu’il était incongru, il n’était pas cohérent que nous soyons dans de belles maisons alors que la maison de Dieu est désuète. C’est pour cette raison que j’ai décidé d’interrompre tout ce que j’avais comme activités lucratives ; j’avais des chantiers à construire à Conakry, des immeubles par exemple, j’ai décidé de les arrêter jusqu’à ce qu’on termine la réhabilitation de la mosquée de Diaguissa pour laquelle nous avons la responsabilité.

Guineematin.com : quelles particularités cette nouvelle mosquée centrale de Diaguissa a pour coûter tout ce gros montant ?

Elhadj Mamadou Tahirou Sow : disons que quand je travaille, j’aime bien ne pas copier intrinsèquement ce que font les autres. J’ai pensé que nous devons innover, faire des efforts de modernisation chez nous. C’est pour ça que je me suis dit que les mosquées de notre pays devraient elles aussi avoir la chance d’être remises à un niveau supérieur que la moyenne des mosquées guinéennes. Et, c’est pour ça que je n’ai pas lésiné sur les moyens, je suis allé en Turquie pour recruter des spécialistes pour venir nous aider à rénover la mosquée.

Guineematin.com : la réouverture de cette mosquée réjouit à plus d’un titre les populations de Diaguissa et même les visiteurs. Quel sentiment vous anime aujourd’hui après l’inauguration de cette mosquée ?

Elhadj Mamadou Tahirou Sow : c’est toujours très agréable de voir la communauté heureuse, de pouvoir se retrouver dans une mosquée un peu plus moderne, ça nous fait réjouir, ça nous donne beaucoup de plaisir. Moi-même je me rends compte que l’effort qui a été fourni n’était pas vain. C’est toujours un plaisir de savoir que l’effort fourni a produit de bons résultats.

Guineematin.com : toutes les personnalités qui ont pris part à l’inauguration de cette mosquée pensent aujourd’hui que c’est un bel exemple dont tous les Guinéens devraient s’inspirer. Est-ce que vous avez un message dans ce sens à nos compatriotes ?

Elhadj Mamadou Tahirou Sow : mon message va beaucoup plus à l’endroit des résidents relativement riches pour ainsi dire et envers les expatriés relativement aisés. Je recommanderai qu’ils fassent un effort supplémentaire en vers les efforts de solidarité dont nous avons besoins. Je pense qu’on devait faire beaucoup plus d’efforts pour pouvoir travailler en commun, ensemble, pour pouvoir moderniser davantage nos communautés, notamment les ouvrages publics tels que les mosquées, les écoles, les infrastructures de santé. Nous devons faire beaucoup plus de sacrifices plus que nous le faisons aujourd’hui.

Guineematin.com : on sait que vous portez depuis un moment un projet d’électrification de Diaguissa. Où en êtes-vous sur ce projet ?

Elhadj Mamadou Tahirou Sow : c’est toujours un plaisir de se retrouver chez soi, surtout que l’âge de la force physique est arrivé à ses plus grandes faiblesses. C’est toujours bon de rester à côté et dire qu’on peut mettre le reste de son énergie à la disposition de sa population. C’est pour cela qu’en plus des efforts qui ont été faits dans la mosquée, nous avons aussi fait des efforts au niveau de l’électrification rurale. Nous avons électrifié environ une trentaine de villages à Diaguissa, nous avons fait beaucoup d’efforts de reboisement, nous avons également fait des efforts envers la radio communautaire. Donc, toutes ces activités nous aident à remonter le niveau de vie de la population de Dalaba.

Guineematin.com : parlant toujours de ce projet d’électrification de Diaguissa et ses environs, on apprend que vous avez été confronté à d’énormes difficultés. Dites-nous, qu’est-ce qu’il en est réellement ?

Elhadj Mamadou Tahirou Sow : il faut savoir qu’il y a deux choses. Premièrement, lorsque je suis rentré de l’étranger et que je me suis rendu compte qu’il y avait énormément de faiblesse d’énergie chez nous, j’ai décidé de travailler dans le sens de réhabiliter l’énergie à Diaguissa. J’ai fait faire des recherches par des spécialistes hydrauliciens qui ont détecté des endroits où on pouvait faire des barrages hydroélectriques. J’ai travaillé pendant longtemps avec les services techniques concernés en Guinée, notamment au niveau du ministère de l’Hydraulique pour pouvoir obtenir les autorisations nécessaires pour pouvoir monter un barrage. Cela, afin de non seulement servir la population en électricité, mais aussi essayer de monter des petites unités, des petits pôles de développement économique. Malheureusement, le dossier est resté perdu dans les méandres de la bureaucratie connue. C’est pour cette raison que nous nous sommes contentés de nous raccorder au réseau national, de monter les poteaux et alimenter la population en électricité sans pouvoir réaliser l’ambition qu’on avait de développer des petites énergies autour d’un barrage hydroélectrique. Sinon moi, je pense qu’autant on a libéralisé la communication, nous avons plus de cinq réseaux de télécommunications privées, ce qui a désenclavé le système de communication du pays, je pense que de la même façon, on devrait libéraliser l’énergie de manière à pouvoir donner la possibilité aux citoyens de pouvoir développer des énergies pour des villages, pour des préfectures, des sous-préfectures, de pouvoir alléger un peu le rôle de l’Etat qui veut prendre en charge la totalité de ces efforts financiers et ces efforts d’équipements.

Guineematin.com : est-ce que vous avez aujourd’hui des projets à court termes allant dans le sens du développement de Diaguissa ?

Elhadj Mamadou Tahirou Sow : nous avons sur la table beaucoup de petits projets. Mais, ce sont des projets qui vont vers l’école, vers la santé, vers les routes, vers le reboisement, des projets qui assistent la population à améliorer son niveau de vie.

Entretien réalisé à Diaguissa par Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Natation : le championnat national lancé à Conakry

11 novembre 2019 à 9 09 32 113211

Le championnat national de natation a démarré le samedi, 09 novembre 2019, au complexe Marocana, à Conakry. Cette première étape a regroupé une trentaine de nageurs de la catégorie junior en séries Hommes et Dames. Souleymane Diallo a remporté la distance de 100 mètres 4 nage et celle de 100 mètres nage libre. De son côté, Mariam Lamarana Touré a remporté la distance de 50 mètres libre dans la série Dames.

Voici les vainqueurs des différentes distances :

Souleymane Diallo (200m)

Mariama Lamarana Touré (50m Brasse Dames)

Ousmane Camara (100m Brasse Homme)

Souleymane Diallo (100m Nage libre Hommes)

Fodé Amara Camara (100m Brasse)

Ousmane Camara (50m Brasse)

Mariam Conté (50m nage libre Dames)

Mohamed Lamine Touré (50m Papillon)

Mohamed Lamine Touré (50m Dos)

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Le maire de Guékédou favorable à une nouvelle constitution : « nous attendons la date du référendum… »

11 novembre 2019 à 9 09 25 112511

Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, après Kissidouhou, la campagne gouvernementale pour une nouvelle constitution s’est poursuivie à Guékédou hier, dimanche 10 novembre 2019. Conduits par Elhadj Ahmed Tidjane Traoré, ancien ministre des Transports et actuellement ministre conseiller à la présidence de la République, les émissaires du chef de l’Etat ont été accueillis au stade préfectoral, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Guékédou.

Arrivée dans l’hélicoptère du président Alpha Condé, cette délégation était composée, outre du chef de la mission, le président de l’Assemblée nationale, Claude Kory Kondiano, du ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Elhadj Papa Koly Kourouma, du ministre de l’Elevage, Roger Patrick Milimouno, du ministre conseiller à la présidence, Marc Yombouno, du directeur national du Budget, Abraham Richard Milimouno, du député, Ibrahima Sory Traoré, du député et ancien ministre de l’Agriculture, Jean Marc Telliano…

Prenant la parole pour souhaiter la bienvenue à la délégation, le maire de la commune urbaine, monsieur Désiré papa Lénoh, a énuméré quelques acquis sous la gouvernance du président Alpha Condé en faveur de sa commune. Le maire a, ensuite, dit son engagement à accompagner le gouvernement dans son initiative de doter la Guinée d’une nouvelle constitution.

Désiré papa Lénoh, maire de la commune urbaine

« Aujourd’hui, grâce aux initiatives présidentielles, d’importants travaux de construction sont en train d’être réalisés dans toutes les communes de notre préfecture en général et en particulier dans la commune urbaine. Il faut citer parmi ces réalisations : l’extension de l’hôpital préfectoral ; la construction du centre épidémiologique ; la construction d’un centre de santé moderne ; l’électrification de la ville de Guéckédou ; les constructions du commissariat central de police, de la gendarmerie, de l’habitat, de la résidence du préfet, du palais de justice, la rénovation et l’équipement du lycée collège de Bambo, la construction de la grande mosquée, la construction du marché avec le fond de l’ANAFIC ; l’assistance en vivres et en non-vivres des sinistrés de l’inondation en juillet 2019, l’appui à l’association des femmes balayeuses de Guéckédou en équipement pour ramassage et drainage des Ordures vers les dépotoirs. Il est à reconnaître que les travaux du bitumage de la route nationale Kailahoun-Kondembadou n’ont pas encore démarré à cause de la non-indemnisation des populations riveraines. C’est pour toutes ces raisons que la population vous dit merci et vous promet de voter massivement en faveur de la nouvelle constitution pour ébranler ceux qui refusent de reconnaître les efforts très élogieux de votre gouvernance », a dit le maire, avant d’ajouter : « nous attendons la date du référendum pour garantir notre choix dans les urnes ».

À suivre !

De Guéckédou, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematn.com

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