Législatives de 2020 : « personne ne peut battre le RRD à Beyla, Yomou, N’zérékoré… »

27 novembre 2019 à 20 08 24 112411

La Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) a fixé la date des élections législatives en Guinée au 16 février 2020. Les formations politiques qui prendront part à ces échéances électorales s’activent déjà sur le terrain pour tirer leur épingle du jeu. C’est le cas du parti Rassemblement pour la Renaissance et le Développement (RRD), dirigé par Abdoulaye Kourouma.

Dans une interview accordée à un reporter de Guineematin.com ce mercredi, 27 novembre 2019, monsieur Kourouma a abordé les préparatifs des élections législatives, les circonscriptions électorales dans lesquelles le RRD va présenter des candidats mais aussi l’actualité sociopolitique marquée par les marches du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC).

Guineematin.com : les élections législatives se tiendront le dimanche, 16 février 2020. Comment le parti RRD se prépare sur le terrain ?

Abdoulaye Kourouma : nous sommes en train de nous organiser sur le terrain et nous avons demandé à nos militants et sympathisants de s’enrôler conformément à la période indiquée. Nous sommes en train de mener des sensibilisations dans nos bastions, au niveau des structures et au niveau de la base. Ce qui traduit que nous sommes en train de nous préparer activement sur le terrain par rapport aux élections du 16 février 2020.

Guineematin.com : quelles sont les circonscriptions électorales dans lesquelles le RRD compte présenter des candidats ?

Abdoulaye Kourouma : d’abord, nous avons une liste nationale et en plus de ça, nous sommes en train d’évaluer le travail fait dans certaines circonscriptions où il peut y avoir des candidatures à l’uninominal, par exemple les circonscriptions de N’Zérékoré, Beyla, Boffa, Macenta et de Yomou. Nous sommes en train d’évaluer où on peut vraiment présenter des uninominaux.

Guineematin.com : est-ce que vous serez candidat en tant que président du parti RRD ?

Abdoulaye Kourouma : oui, à partir du moment où nous avons une liste nationale. Je suis candidat et tête de liste. Les autres cadres du parti et moi serons candidats si le propriétaire du moment, si Dieu nous prête sa vie, les moyens et le courage de continuer en politique.

Guineematin.com : le combat sera sans doute rude sur le terrain. Comment vous trouvez vos adversaires politiques dans les circonscriptions où vous comptez présenter un candidat ?

Abdoulaye Kourouma : il y a de ces circonscriptions où on a que la mouvance comme concurrent. On ne discute pas avec beaucoup de partis politiques dans certaines circonscriptions. Mais, puisque le parti au pouvoir, c’est le parti qui est fort partout, avec les moyens et l’administration en place et souvent les gens sont influencés. Il y a ces circonscriptions où on a que la mouvance comme concurrent et je sais que nous sommes en train de travailler parce qu’il y a ces circonscriptions bien entendu qu’ils soient nos concurrents mais on les bats. Donc déjà, c’est un pas pour nous. Ce qui traduit que le RRD va redoubler d’efforts et va essayer d’enlever cette peur dans le cœur de la population et leur montrer que les autorités ne sont que des partenaires pour organiser les élections et n’ont rien à voir. Donc, nous sommes dans cette partie de sensibilisation de la population pour leur permettre à se préparer mieux et à affronter les élections législatives.

Guineematin.com : quelles sont les circonscriptions dans lesquelles le RRD ne pourra pas perdre les élections législatives ?

Abdoulaye Kourouma : je ne peux pas perdre à N’Zérékoré, à Beyla, à Boffa, à Lola et à Macenta. Quel que soit les moyens dont dispose le parti d’en face. Je ne peux pas perdre dans ces préfectures. Si vous prenez Boffa, j’ai des enfants intègres ressortissants de Boffa qui sont soucieux de l’avenir de cette préfecture et qui ont fait beaucoup de choses pour la préfecture Boffa. J’ai ces gens qui sont membres du parti RRD, donc ça veut dire que Boffa adhère à l’idéologie du parti à travers l’acte posé par leurs enfants. Donc, nous avons tous ces facteurs. A Boffa, on avait soutenu les candidatures indépendantes et nous avons nos représentants qui sont des vices maires. Nous avons un plan de présenter un candidat à l’uninominal de Boffa. Donc aujourd’hui, nous avons une mission qui sillonne les différentes sous-préfectures de Boffa pour évaluer le pourcentage des activités menées par notre parti sur le terrain. La préfecture de Macenta également c’est la même chose, tout comme Beyla, N’Zérékoré, Lola et Yomou.

Guineematin.com : quel est votre message à l’endroit des populations des circonscriptions dans lesquelles le RRD va se présenter ?

Abdoulaye Kourouma : je voudrais dire à la population guinéenne que l’organisation d’une élection ne se fait pas pour un parti politique, ça se fait pour les citoyens. Donc, les populations n’ont qu’à se faire enrôler pour sanctionner les leaders politiques qui les ont toujours trompés. Les parents qui viennent toujours mentir au nom des partis politiques, leur montrer que nous avons compris la politique et que nous allons choisir les enfants du peuple de Guinée qui peuvent bien faire notre affaire. Nous lançons un appel au peuple de Guinée pour dire que l’élection ne se fait pas pour un parti politique, mais elle se fait pour elle la population. Donc elles doivent s’impliquer dans le choix de leurs représentants, si non c’est la même pauvreté, la même souffrance, la même pénurie d’eau, le même manque d’infrastructures sanitaires et scolaires.

Guineematin.com : quel est votre regard sur l’actualité politique marquée par les marches pacifiques du Front National pour la Défense de la Constitution ?

Abdoulaye Kourouma : je condamne fermement les cas de morts enregistrés dans les marches et je déplore le manque de volonté de l’opposition et du pouvoir pour trouver les coupables de ces crimes. L’incohérence qui existe entre ces deux camps me donne la chair de poule, me prouve à suffisance que l’opposition n’a pas de respect pour la vie humaine. Si vous prenez un Kabèlé Camara, qui a été ministre de la sécurité, pendant son temps il y a eu cinquante jeunes morts et que cette opposition qui était en train d’accuser le ministère de la sécurité d’être criminel et qu’aujourd’hui, accueille Kabèlé comme un héros, défenseur de la démocratie. Vous voyez là-où y a l’incohérence ? Moi, je pense que le procureur de la République doit bouger un peu et interpeller Me Kabèlé pour qu’il nous dise par quelle manœuvre l’Etat tue les guinéens ? Parce qu’il a été ministre de la sécurité et s’il est en train de dénoncer aujourd’hui, je crois qu’il est mieux placé pour nous dire comment les guinéens sont tués par le gouvernement. Parce que c’est vraiment dommage que l’opposition applaudit les propos de Me Kabèlé Camara. Ce qui prouve le manque de volonté et l’incohérence de l’opposition. Pour le gouvernement, un Mouctar Diallo qui était de l’opposition aussi, accuse l’opposition d’être armée. Aujourd’hui, il doit être démis de ses fonctions et remis à la justice. Le procureur doit se bouger et je pense que le problème, c’est ça.

Interview réalisée par Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Conakry : quand les tricycles rendent la vie dure aux policiers et taxi-motards

27 novembre 2019 à 20 08 18 111811

Depuis quelques temps, certains grands axes routiers de Conakry sont envahis par des tricycles de la catégorie transport en commun. En général, ils empruntent la corniche de Kipé, sur le tronçon Lambanyi-Taouyah-Belle Vue-Madina. Circulant au milieu de la chaussée, ils sont impliqués dans les nombreux embouteillages que connait la capitale guinéenne, au grand dam notamment des taxi-motards et de la sécurité routière, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’arrivée des tricycles dans la circulation routière à Conakry a permis de soulager certains usagers de la route. Mais, la conduite de ces engins sur la chaussée ne se passe pas sans difficultés. Motards et agents de la police routière s’en plaignent régulièrement, d’autant plus qu’ils circulent au milieu de la chaussée.

Bah Abdourahmane, un taxi-motard posté à Kipé, dans la commune de Ratoma, se plaint des difficultés rencontrées depuis l’arrivée des tricycles sur ce tronçon. « Ces tricycles dérangent beaucoup les taxi-motards en pleine circulation, parce qu’ils viennent occuper notre droit de conduite qui est au beau milieu de la route. Ce qui provoque fréquemment les accidents dans la circulation. Vraiment, nous demandons aux autorités de la police routière de trouver une solution le plus rapidement possible parce qu’avec cette conduite incertaine de ces tricycles, nous sommes toujours exposés aux accidents. Je pense qu’ils sont considérés comme les taxis donc, par conséquent, ils doivent rouler aux mêmes endroits que ces taxis. Sans oublier que depuis leur arrivée dans la circulation à Conakry, notre clientèle a complètement baissé », a expliqué le jeune taxi-motard.

Aboubacar Camara

Interrogé sur la question par le reporter de Guineematin.com, le capitaine Mamady Camara de la sécurité routière, rencontré au centre Emetteur de Kipé, a fait savoir que personne n’a le droit de circuler au milieu de la chaussée. « Ces tricycles demeurent et restent dans la catégorie des taxis. Même les engins à deux roues, évidemment les motos, ne sont habilités à rouler au beau milieu de la route. Tout le monde doit serrer à droite. Mais malheureusement, ils ont pris l’habitude de s’aventurer dans leur conduite au milieu de la route. C’est pourquoi, lorsqu’il y a un accident, il n’y a même pas de constat dans ça, parce que ce milieu de la route est considéré comme un mur infranchissable. On peut dévier et dépasser mais, il est formellement interdit de rouler au beau milieu de la route », a précisé le capitaine Camara.

Léon Kolié pour Guineematin.com

Tél : 661 74 99 64

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Pépé Balamou du SNE au SLECG de Soumah : « il faut mettre balle à terre »

27 novembre 2019 à 20 08 03 110311
Michel Pépé Balamou, secrétaire général du SNE

Au cours d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com, ce mercredi 27 novembre 2019, Michel Pépé Balamou, secrétaire général du Syndicat National de l’Education (SNE), a abordé l’actualité du secteur éducatif guinéen. Il a réagi notamment à la menace de grève brandie récemment par le SLECG dirigé par Aboubacar Soumah. Même s’il ne s’oppose pas à la grève qui est un droit, le syndicaliste appelle ses collègues à « mettre balle à terre » et à avoir des « revendications professionnelles ».

Décryptage !

Guineematin.com : le rapport des travaux de toilettage du fichier des enseignants est disponible et on apprend qu’il y a 5700 personnes qui sont considérées comme des fictifs. Quelle lecture le SNE fait de ce rapport ?

Michel Pépé Balamou : nous avons eu tort d’avoir raison parce que nous avions dit que ce toilettage n’allait pas donner grande chose puisqu’on a donné un travail normal à des personnes anormales. C’est-à-dire à des personnes qui n’avaient pas l’expertise nécessaire pour gérer ce toilettage du fichier. Parce qu’il revient à un gouvernement de gérer la situation et non à un syndicat. On n’a pas été entendu et voilà ce qui arrive. Et je pense que ceux qui protestent contre ce rapport, le SLECG d’Aboubacar Soumah, ce n’est pas à eux de protester parce que c’est eux qui ont fait ce recensement, c’est eux qui ont dit aux gens que les enseignants vont avoir bientôt des voitures qu’ils viendront garer à leur siège.

Donc, il est incongru et incohérent qu’ils fassent eux-mêmes un travail et qu’ils n’attendent pas que les résultats de ce travail soient totalement déposés au niveau du Premier ministre et qu’ils disent qu’ils sont contre. D’ailleurs, ils ont fait rêver les gens qu’ils vont avoir quatre à six millions. Et, je crois qu’il faut mettre balle à terre parce que ce qui est obtenu est important même si c’est un franc. Et nous au niveau du SNE, on est en train de travailler à la prime liée à la profession enseignante. Nous allons faire en sorte que les enseignants aient quelque chose et je sais que ça ira pour le bonheur de tout le monde.

Guineematin.com : mais, le SLECG d’Aboubacar Soumah estime que le travail de toilettage n’a pas été bien fait, c’est pourquoi il menace d’aller en grève.

Michel Pépé Balamou : vous savez, c’est un problème très récurrent, les menaces de grève en Guinée. Je crois qu’on ne doit pas encore mettre les enseignants dans une situation difficile. Il revient à l’Etat de prendre toutes les dispositions pour ramener la stabilité dans le pays, dans les concessions scolaires. La grève est un droit, nous au niveau du SNE, on n’est aucunement opposés à n’importe quelle idée de grève, mais nous voulons que les grèves soient professionnelles. Et j’ose espérer que si nos camarades veulent aller en grève, ils vont tenir compte des revendications, puisqu’une revendication salariale se fait sur la base des pourcentages et au prorata des indices, des grades, des échelons et de l’ancienneté. Et je crois que si on s’arcboute sur des revendications catégorielles et sectorielles, il faudrait alors que ces revendications soient professionnelles. Sinon nous au niveau du SNE, nous ne trouvons pas du mal à ce qu’ils aillent en grève.

Guineematin.com : récemment, le SNE a connu des défections : certains enseignants contractuels ont quitté votre syndicat pour rejoindre le SLECG de Kadiatou Bah et d’autres ont rejoint le SLECG d’Aboubacar Soumah. Comment expliquez-vous ces défections ?

Michel Pépé Balamou : d’entrée de jeu, nous, nous sommes très contents parce que ce sont des anciennes structures syndicales qui viennent puiser dans nos rangs. Nous n’avons qu’un an d’existence, ça veut dire que le travail que le SNE est en train de faire est un travail très formidable. Mais, nous avons été très surpris. Après que certains de l’ISSEG et des ENI se soient affiliés au SLEG de dame Kadiatou Bah, Aboubacar Soumah a pris son téléphone pour appeler le coordinateur national des enseignants contractuels, Alsény Mabinty, pour lui dire que le SNE est complice de l’adhésion des enseignants contractuels de l’ISSEG et de l’ENI parce que le SLECG de dame Kadiatou et le SNE appartiennent à l’USTG dirigée par le camarade Abdoulaye Camara.

Et donc, nous, nous avons dit attention, si c’est cela, nous allons nous désolidariser de l’intersyndicale et on l’a fait. Mais toujours est-il que ce groupe a décidé d’aller. Et aujourd’hui, on voit qu’ils ne sont pas la bienvenue d’autant plus que les enseignants titulaires disent que ce sont les enseignants contractuels qui les ont empêchés d’avoir les huit millions et que leur général doit dissocier carrément leur revendication principale qui se trouve être les huit millions à la revendication des enseignants contractuels.

Donc nous, nous pensons que c’est une erreur de jeunesse. Ceux qui sont allés vont revenir parce que ceux qui sont restés avec nous, nous sommes en train de les entretenir. Et à la longue, ils comprendront que le SNE est leur syndicat, c’est le SNE qui a fait leur coaching, c’est le SNE qui a fait leur management, c’est le SNE qui a fait leur publicité médiatique, et je crois qu’aujourd’hui, le SNE n’a pas droit à une ingratitude de leur part et je crois qu’ils reviendront à de meilleurs sentiments et nos portes sont largement ouvertes à eux.

Guineematin.com : vous êtes sur le terrain depuis un peu plus d’une année. Concrètement, qu’est-ce que le SNE a posé comme actes au bénéfice des enseignants ?

Michel Pépé Balamou : oui, on est sur le terrain il y a quelque sorte un an et deux à trois mois. Vous savez, les revendications syndicales ne sont pas des revendications à la va-vite. Le SNE est en train de travailler sur des dossiers de fond. Nous, nous sommes en train de travailler sur la revalorisation des primes et aujourd’hui, le gouvernement est en train d’entendre raison puisque nous avons commencé les premières revalorisations syndicales quand nous étions dans l’intersyndicale avec Dr Alya Camara de l’inspection générale du travail. Et, nous avons réussi quand même à leur faire comprendre que les enseignants doivent avoir une revalorisation substantielle des primes. C’est comme si on dit huit millions c’est trop.

C’est vrai, huit millions c’est trop, c’est parce que l’équation a été mal posée. Il y a même un vieux qui m’a dit : vous les enseignants, vous voulez qu’on vous donne huit millions, mais si on vous donne huit millions et les autres ? Nous, nous disons que si on donne à un enseignant par exemple 99 mille francs comme prime de logement, on donne à l’enseignant 50 mille comme prime de préparation, donc en voulant rehausser ça, ajouté à la prime de zone à un million cinq cent ou deux millions, on risque même de dépasser les huit millions. Donc, je crois que le SNE est en train de travailler sur ça et nous allons être appelés dans les jours à venir pour parler incessamment de cela.

Guineematin.com : toutes les structures syndicales prétendent défendre les intérêts des enseignants. Mais, vous évoluez en rangs dispersés, et vos relations s’effritent de plus en plus. Ne pensez-vous pas que cela est en défaveur des enseignants ?

Michel Pépé Balamou : le SNE est un syndicat très responsable, nous travaillons à l’unité d’action syndicale. Puisque lorsque nous fûmes sortis de notre fontaine baptismale, on a adressé des correspondances à toutes les structures syndicales. Mais, c’est que par endroits, on n’a pas été entendus et il est urgent aujourd’hui qu’il y ait une synergie d’action syndicale allant dans le sens de l’amélioration des conditions de vie et de travail de l’ensemble des enseignants, dans le sens de la défense des intérêts matériels et moraux des enseignants. Et, je crois que les lignes commencent à bouger parce que certains même au niveau du SLECG d’Aboubacar Soumah comment à nous appeler pour nous dire d’aller ensemble.

Nous, nous n’allons pas suivre les gens comme des moutons de panurge, chaque syndicat a sa plateforme de revendications. Aujourd’hui, la Guinée a quatre syndicats au niveau de l’éducation, peut-être cinq à partir du bicéphalisme au niveau du SLECG. Mais, même si ces cinq syndicats se rencontrent, on élabore une plateforme consensuelle, chaque syndicat amène sa plateforme : moi je veux que la prime de documentation soit ceci et moi je veux que le salaire indiciaire soit cela ainsi de suite. Donc vous élaborez une plateforme revendicative, c’est consensuelle, chacun a sa demande, vous partez en grève, je crois que même dans 72 heures, ça va porter solution. Mais je vais vous dire, il est très difficile pour un seul syndicat de déclencher une grève et que ça réussisse.

Le SLECG l’a essayé il y a deux ans, ça n’a rien donné. Parce que si l’université ne va pas en grève, les écoles professionnelles ne vont pas en grève, les écoles privées ne vont pas en grève et une bonne partie des écoles pré-universitaires ne vont pas en grève, ça veut dire que les enseignants vont être malheureux. Donc pour le bien des enseignants, dans la sincérité et dans la considération ultime des gens, il faudrait qu’on accepte l’unité d’action syndicale. Mais, nous n’allons pas vénérer un roi pour dire venez moi j’ai une idée et on adhère à ça, non. On ne va pas les suivre comme des moutons de panurge. Si c’est sincère et que nous retrouvions nos revendications dedans, il n’y a pas d’obstacles que le SNE ne parte à une synergie d’action allant dans une grève. Nos portes sont largement ouvertes, les négociations peuvent continuer et si c’est possible nous allons partir sans problème.

Interview réalisée par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Khorira (Dubréka) : des milliers de véhicules bloqués de part et d’autre du pont sur la Soumba

27 novembre 2019 à 19 07 50 115011

Le trafic routier est sérieusement perturbé ce mercredi 27 novembre 2019, sur la route nationale numéro 3, Conakry-Dubréka. Une situation provoquée par un accident survenu dans la nuit du mardi 26 au mercredi 27 novembre 2019, sur le pont Soumba, au district de Tabounsou, dans la sous-préfecture de Khorira, à 15 kilomètres du centre ville de Dubréka. Les usagers du tronçon ont connu un véritable calvaire, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Un camion transportant du sable s’est renversé tout seul au niveau de ce pont la nuit dernière. Les usagers de cette route nationale, très sollicitée, ont vécu l’enfer au lendemain de cet accident, notamment au niveau de Khorira. De part et d’autre du pont, plus de 1000 véhicules et des milliers de citoyens y sont bloqués, depuis mardi nuit.

Sur place, les transporteurs aidés des citoyens ont cherché à tirer le camion pour se frayer un chemin. Seydouba Bangoura, affecté par cette situation, en a gros sur le cœur. « Depuis 8h du matin je suis là avec ma voiture personnelle et ma femme. Nous sommes en route pour Conakry. On est venu trouver que le gros camion là est tombé au milieu du pont. C’est gênant, la population souffre. Les autorités doivent prendre leurs responsabilités, ça ne devrait pas prendre du temps », a-t-il indiqué.

Daouda Kaba

Selon les informations recueillies auprès des personnes en détresse, depuis hier nuit, aucune autorité de la préfecture de Dubréka, ni de la sous préfecture de Khorira, n’est venu s’enquérir de la situation qui prévaut sur les lieux. Daouda Kaba, citoyen en partance pour Tanènè, dénonce cette attitude. « Depuis hier nuit, la circulation est bloquée ici, on a vu aucune autorités, aucun policier, ni même un syndicaliste. C’est seulement les citoyens qui travaillent ici pour débloquer la situation. Le pont là est fatigué, le Président Alpha Condé ne peut pas, les autorités de Dubréka ne sont là que pour bouffer l’argent. Regardez combien de fois les gens sont entrain de souffrir », a lancé monsieur Kaba.

Sur ce pont, il n’y a pas que les véhicules et les citoyens qui sont bloqués, les femmes marchandes aussi ont été prises au piège. La plupart d’entre elles, vendeuses de poissons, sont dans un désarroi total, à l’image de Djénabou Camara. « Regardez cet embouteillage, depuis hier nuit nous sommes là, nous souffrons, il n’y a pas de passage des deux côtés. C’est décourageant. Nos marchandises sont entrain de pourrir ici. Est-ce que c’est normal ça ? Est-ce qu’avec ça le troisième mandat pourra passer ? Nous, on veut juste vivre heureuse », a lancé la dame.

Djenab Camara

Dans la foulée, le fameux slogan Amoulanfé (ça ne marchera pas, en Soussou), devenu symbole de la contestation populaire contre un changement de constitution, s’est invité dans la danse. Pendant une dizaine de minutes, les citoyens présents sur place ont entonné ce slogan en chœur.

Au moment au nous quittions les lieux, le camion qui s’était renversé avait été tiré grâce aux concours des chauffeurs et citoyens, mais avec l’embouteillage qui s’était formé, la circulation n’avait pas repris.

Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guinematin.com

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Justice : Lansana Sangaré, nouveau procureur de Mafanco, dévoile ses priorités

27 novembre 2019 à 17 05 36 113611
Lansana Sangaré, nouveau procureur de Mafanco

Une cérémonie de passation de service au parquet du Tribunal de Première Instance de Mafanco, s’est tenue ce mardi, 26 novembre 2019. Le procureur sortant, Soriba Manet, a passé le témoin à Lansana Sangaré, nouveau promu à ce poste. C’était en présence de plusieurs personnalités, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Suite au décret D/2019/302/PRG/SGG du président de la République en date du 18 novembre 2019, plusieurs magistrats ont changé de poste à travers le pays. Des juges, procureurs et autres substituts ont connu fortunes diverses à travers les cours et tribunaux.

C’est dans ce cadre que Soriba Manet, jusque là procureur à Mafanco, nommé avocat général à la Cour d’Appel, a passé le témoin à Lansana Sangaré. Le nouvel entrant, Lansana Sangaré, connait une montée en grade après avoir longtemps été substitut du procureur à Kaloum.

La cérémonie a connu la présence des cadres du TPI de Mafanco, des représentants du ministère de la Justice et du Conseil Supérieur de la Magistrature.

Dans son intervention, le nouveau procureur de la République près le Tribunal de Première de Mafanco, Lansana Sangaré, a dit mesurer les défis qui l’attendent. « De grands défis m’attendent au niveau du Tribunal de Première Instance de Mafanco. J’attends vraiment de m’occuper de la sécurité des citoyens, la célérité dans la conduite des dossiers au sein du tribunal et la loyauté, la transparence et l’impartialité que je compte investir dans les tâches qui m’ont été confiées ».

Par ailleurs, monsieur Sangaré a fit savoir que les dossiers pendants au tribunal seront tous traités pour que le Droit triomphe. « Il faut l’avouer qu’il y a beaucoup de dossiers criminels et correctionnels qui ne sont pas encore réglés. Mais, en tant que nouveau procureur du Tribunal de Première Instance de Mafanco, j’entends les régler le plus rapidement possible, afin que le Droit soit respecté ».

En outre, Lansana Sangaré a dévoilé ce qui va être sa priorité à la tête du parquet de Mafanco. « Ma priorité est de veiller aux services de sécurité pour le respect pour la procédure, parce que je constate que les Officiers de Police Judiciaire (OPJ) ne respectent pas les délais de garde-à-vue. Donc, ma lutte sera de veiller sur les OPJ pour qu’ils respectent la procédure de la détention », a-t-il fait savoir.

Léon Kolié pour Guineematin.com

Tél : 661 74 99 64

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Manifs contre un 3ème mandat : le FNDC-Yomou compte marcher vendredi

27 novembre 2019 à 16 04 00 110011

L’antenne du FNDC projette une nouvelle manifestation de rue le vendredi, 29 novembre 2019, dans la ville. Selon un des organisateurs qui a contacté la rédaction de Guineematin.com, ils ont déposé leur lettre d’information à la mairie de la commune urbaine, ce mercredi, 27 novembre.

« Après trois jours de tractations avec les autorités locales, nous avons finalement pu déposer aujourd’hui notre lettre d’information par rapport à la marche que nous comptons organiser le vendredi, 29 novembre 2019. La lettre a été rédigée depuis le vendredi dernier. Mais pendant tout ce temps, ni le maire, ni le secrétaire général de la commune n’étaient présents à la mairie.

Ils avaient tous les deux boudé leurs bureaux pour certainement ne pas recevoir notre courrier. Mais, après les tractations qu’on a menées sur le terrain, le secrétaire général de la commune a reçu notre lettre et il nous a dit de revenir demain pour prendre le courrier-réponse », a indiqué Lamine Haba, un des responsables de l’antenne préfectorale du Front National pour la Défense de la Constitution à Yomou.

Ce n’est pas la première fois que le FNDC-Yomou écrit à la mairie de la ville pour lui faire part de son intention de manifester contre le projet de changement de l’actuelle constitution, qui permettrait au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. Mais, les autorités ont toujours interdit la tenue de ces marches. C’est pourquoi, Lamine Haba prévient que cette fois, ils ne vont pas annuler leur manifestation.

« Qu’on l’autorise ou pas, nous allons tenir notre manifestation. Par deux fois, on a adressé des lettres d’information à la mairie, qui nous a interdits de manifester en mettant en avant des arguments infondés. Donc cette fois, si les autorités décident d’interdire notre manifestation, nous n’allons pas l’accepter. Nous allons maintenir notre manifestation », a laissé entendre l’activiste anti-troisième mandat.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Viol et assassinat d’Aissatou Diallo à Sonfonia : les 2 présumés auteurs à la barre

27 novembre 2019 à 15 03 55 115511

Les présumés auteurs du viol et de l’assassinat de madame Aissatou Diallo, à Sonfonia Gare, en juin 2017, ont commencé à répondre des faits qui leurs sont reprochés. Jean Faya Kamano et Paul Lamah, ont comparu hier, mardi 26 novembre 2019, au tribunal criminel de Dixinn, délocalisé à la mairie de Ratoma. A la barre, les deux accusés ont nié les faits pour lesquels ils sont jugés, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les deux compagnons d’infortune sont détenus à la maison centrale de Coronthie depuis le 08 août 2017. Ils sont poursuivis pour viol, vol aggravé, coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner.

Jean Faya Kamano a été le premier à s’expliquer. « Moi, je suis menuisier. Mais, j’ai un cabaret à ENCO 5. Paul Lamah est venu un jour me trouver dans mon cabaret, il m’a proposé un téléphone à vendre. Il m’a dit que le prix est à 330 mille francs guinéens. On a discuté, il me l’a laissé à 130 mille. Je lui ai donné 80 mille FG. Mais après, j’ai constaté que le téléphone n’était pas bon, il s’éteignait souvent. Je l’ai revendu à un certain Nicolas qui Bordelais, c’est-à-dire un vendeur de téléphones d’occasion. Quelques temps après, des policiers sont venus me trouver chez moi, dans mon cabaret. Ils m’ont embarqué dans leur pick-up. Je leur ai demandé pourquoi ils m’arrêtent, ils m’ont dit que j’ai vendu un téléphone qui a des problèmes. Alors que moi, je ne suis informé d’aucun problème avec ce téléphone puisque celui qui me l’a vendu m’a confirmé qu’il était pour lui », a-t-il laissé entendre.

Paul Lamah, appelé à son tour à la barre, va s’expliquer sur le téléphone, qui appartiendrait à la victime et qui aurait permis de les retrouver. Des explications contradictoires à celles apportées par son coaccusé. « Jean Faya Kamano et moi, nous sommes des voisins à ENCO 5. Un jour, il est venu chez moi, il a vu un téléphone Techno à boutons mais qui n’était pas bon, parce qu’il ne gardait pas la charge. Il m’a dit de le lui vendre, j’ai dit je ne le vends pas parce qu’il il n’est pas en bon état. Il a forcé, moi aussi, je le lui ai vendu. On discuté sur le prix, on est tombé d’accord à 90 mille FG. Il m’a donné 30 mille. Ce téléphone dont je vous parle, c’est un grand frère du nom de Razak qui me l’a donné. C’est un gendarme. Il venait souvent boire dans mon cabaret. Maintenant, en ce qui concerne notre arrestation, j’étais dans mon cabaret, qui est non loin du sien, je l’ai vu menotté dans un pick-up avec des agents devant mon cabaret. Ils sont descendus, ils m’ont embarqué avec lui et ils nous conduits à la police. Quelques temps après, ils nous ont envoyés à la DPJ. Moi, je ne suis informé de rien d’autre si ce n’est que ça », s’est défendu Paul Lamah.

La partie civile, représentée par Elhadj Sadou Barry, beau frère de la victime, est revenu sur ce que dame Aissatou Diallo a subi comme torture avant de rendre l’âme. « Le samedi 04 juin 2017, des bandits sont allés à Sonfonia pour s’attaquer à l’épouse de mon petit frère que j’ai élevé et qui est actuellement aux États-Unis. Ils ont abusé d’elle sexuellement, ils l’ont frappée. Ils ont même blessé grièvement au niveau du sexe. Transportée à l’hôpital, elle a succombé suite à ses blessures et à la bastonnade qu’elle a subies. Ainsi, j’ai porté plainte contre X au niveau de la Direction de la Police Judiciaire. Dans ma plainte, j’ai écris les numéros de téléphone de ma belle sœur qui est la victime. C’est ainsi que la DPJ a saisi l’ARPT pour mener les enquêtes. A travers ces numéros, l’ARPT a pu repérer le téléphone : la première personne qui a utilisé le téléphone après le drame, et ça c’était à 5 heures du matin ; puis la deuxième personne qui détenait enfin le téléphone. Ces enquêtes ont révélé que c’est Jean Faya Kamano qui est le première personne à utiliser le téléphone de la dame, puis le nommé Nicolas qui a été arrêté le premier et qui a aidé à ce qu’on retrouve Jean Faya Kamano avec qui il a acheté le téléphone suspecté. Maintenant, si ce sont ces deux là que les enquêtes ont repéré, moi je n’ai pas autre chose à dire, sinon que demander à ce que les coupables soient punis », a dit Elhadj Sadou Barry.

L’affaire a été renvoyée au 10 décembre 2019, pour la comparution des témoins.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 00224 622919225 / 666919225

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Labé : paix et cohésion sociale au cœur des débats de la caravane nationale de la jeunesse

27 novembre 2019 à 15 03 47 114711

La caravane nationale citoyenne de la jeunesse poursuit son périple à l’intérieur de la Guinée pour prêcher la paix, la cohésion sociale et la citoyenneté. Après Boké, Kindia et Mamou, la caravane a mis le cap à Labé ce mercredi, 27 novembre 2019. Une initiative du ministère de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes à travers l’Agence Nationale du Volontaire Jeunesse (ANVJ) qui s’est tenue au Centre d’Ecoute, de Conseil et d’Orientation des Jeunes (CECOJE) de Labé.

La cérémonie a connu la présence des autorités administratives de Labé, notamment du gouverneur de la région, en présence de plusieurs jeunes volontaires. Dans son discours, Madifing Diané, a tout d’abord remercié le ministère de la Jeunesse pour cette initiative qui permet aux jeunes volontaires de sillonner le pays pour expliquer la nécessité de la cohésion sociale.

Par ailleurs, le gouverneur Madifing Diané s’est largement exprimé sur les luttes menées pour l’indépendance de la Guinée. Des combats gagnés, d’après lui, grâce à l’union entre les fils du pays. Selon lui, la jeunesse guinéenne doit sauvegarder la paix et se battre pour la cohésion sociale.

En outre, Madifing Diané a invité les caravaniers à bien assimiler les thèmes abordés, notamment le Volontariat, la Citoyenneté et la protection de l’environnement.

À l’instar des autres régions administratives sillonnées par la caravane nationale citoyenne, Yomba SANO, directeur général de l’Agence Nationale du Volontariat Jeunesse, a officiellement remis les documents de loi portant institution et règlement du Volontariat Jeunesse et la loi portant organisation et fonctionnement du Volontariat en République de Guinée aux caravaniers de Labé.

La région administrative de Kankan va constituer la prochaine étape de la caravane nationale citoyenne de la jeunesse.

La rédaction

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Boké-Athlétisme : la 2ème édition du mini marathon lancée par le consortium SMB-Winning

27 novembre 2019 à 15 03 34 113411

Communiqué : Le consortium SMB-Winning a organisé dans la matinée du mercredi 27 Novembre 2019 dans la préfecture de Boké, la 2ème édition du son mini-marathon pour mesurer le talent de près de 500 coureurs venant des communautés locales sur une distance de 10km.

L’initiative, renouvelée cette année après un grand succès populaire l’an passé, a permis de massivement mobilisés les jeunes filles et jeunes gens de la région de Boké autour d’une activité sportive.

La route d’entente et d’amitié située entre les quartiers Baralandé et Corera était le point de départ des athlètes locaux.

Encadrée par des agents de sécurité et du personnel médical postés le long de l’axe choisi, la course s’est déroulée dans les conditions les meilleures et sans aucun incident.

Pour Mr Fulbert Zhang, agent des relations communautaires de la SMB, « Cette 2ème édition est couronnée de succès. Nous avons organisé cette activité sportive pour encourager les jeunes de Boké et nos collaborateurs à pratiquer quotidiennement le sport pour consolider et préserver une bonne santé physique et intellectuelle, et aussi pour renforcer notre collaboration quotidienne ».

Par ailleurs, il se dit fier de se retrouver sur cette route de l’Entente pavée entièrement financée par son institution (SMB).

Sur la ligne d’arrivée, Abdoul Karim Bangoura âgé de 20ans, a pris la première place, se voyant récompenser au passage par une enveloppe financière de 3 millions de francs guinéens, suivi de Saïdou Bah (15ans) qui a bénéficié d’un montant de 2 millions de francs guinéens, le prix du troisième meilleur athlète revenant au jeune Ousmane Haba (20 ans), avec une enveloppe financière d’1 million de francs guinéens.

Chez les filles, le prix de la 1ère place a été raflé par Mademoiselle Dana Bangoura (18ans) pour une enveloppe de 2 millions, la 2ème place a été remportée par Eugénie Samby (18ans) qui, à son tour, a empoché 1.500.000 GNF et Kadiatou Mara, ( 17 ans), a reçu 1 million.

Visiblement enchantés, les champions ont tour à tour exprimé leur satisfaction à l’endroit du Consortium SMB-Winning, pour cet autre geste en faveur des communautés locales de Boké.

A noter que nombreux autres cadeaux et satisfécits ont été offerts aux participants.

Rendez-vous l’an prochain pour la 3ème Edition du semi-marathon du consortium SMB WINNING !

Communiqué transmis par le Consortium SMB-WINNING

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Veillée électorale : la Fédération UFDG/Brooklyn-NY

27 novembre 2019 à 13 01 42 114211

Communiqué : Dans le cadre de la ré dynamisation des structures à la base pour mieux affronter les échéances électorales, la Fédération de l’UFDG/Brooklyn-NY a tenu un congrès le lundi dernier, 25 novembre 2019. Au cours de ce congrès, deux structures ont été mises en place dans la section de East New York : un Bureau des jeunes et un Bureau des femmes.

La délégation en charge de superviser l’élection a suggéré que les candidatures sur les listes représentatives soient selon les domaines de compétences et qu’elles soient équilibrées selon plusieurs critères, tout en restant en conformité avec les articles 14.2.2 et 14.2.3 des statuts et règlement intérieur du parti.

Dans chacune des structures élues, il y avait neuf (9) postes électifs. Comme le précise les statuts, en dehors des premiers responsables de ces structures, tout poste peut avoir un ou plusieurs adjoints.

Le congrès était supervisé par le Secrétaire Fédéral, ElHadj Mouctar Barry et Elhadj Ousmane Diallo, membre du Bureau exécutif national. Cette section étant l’une des plus dynamiques en termes de mobilisation, Hadja Assiatou Diallo, Secrétaire Générale du Bureau de la section a pris son bâton de pèlerin et s’est résolument engagée pour la réussite de l’événement.

Mr. Ibrahima Kalil Bah a été élu Secrétaire Général des jeunes de la section de East New York et Hadja Djenabou Diallo, élue Présidente du bureau des femmes de la section de East New York.

Le congrès s’est clôturé dans une ambiance festive et émouvante, et les responsables ont mis l’occasion à profit pour l’encouragement des militants et sympathisants de se faire enrôler pour les prochaines échéances électorales qui pointent à l’horizon.

Hamidou Barry
Secrétariat à l’information, communication et éducation du Bureau Fédéral
Moudjitaba Bah
Le Secrétariat à l’information, communication et éducation de la Section East New York

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Justice : le procès de la dame qui a tué son mari à Bambéto s’est ouvert à Conakry

27 novembre 2019 à 11 11 56 115611

Le procès de Mariama Diallo, la jeune femme qui a égorgé son mari en février dernier à Bambéto, s’est ouvert hier, mardi 26 novembre 2019, devant le tribunal criminel de Dixinn, délocalisé à la mairie de Ratoma. Il a été révélé à cette occasion que l’accusée n’aurait pas agi de son propre gré, puisqu’elle souffre d’une dépression mentale, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Cette première audience a été de courte durée. Même si l’accusée était dans la salle, c’est son avocat qui a pris la parole après l’ouverture des débats. Maître Alsény Aïssata Diallo a fait lecture des rapports des deux expertises médicales effectuées en Guinée et aux Etats-Unis. Des rapports qui ont fait la même conclusion : la jeune femme souffre d’une dépression mentale qui l’amène à agir de façon inconsciente. Une raison suffisante selon l’avocat pour que la justice abandonne le dossier et laisse l’accusée aller se faire traiter.

« Monsieur le président, on vous a lu ici le contenu de deux rapports médicaux sur l’état de santé mentale de ma cliente. Ces deux rapports sont faits l’un aux États-Unis d’Amérique, l’autre en Guinée ici par des médecins assermentés, reconnus au niveau national et international. Et ces résultats sont fournis après 4 mois de travaux intenses.

Les résultats des contrôles ont prouvé que madame Mariama Diallo souffre d’une dépression mentale et qu’elle serait même un danger pour la société dans laquelle elle vie. Donc sur ce, je vous demande monsieur le président, qu’il vous plaise d’appliquer les dispositions de l’article 21 alinéa 1 et l’article 533 du code de procédure pénale », a demandé Me Alsény Aïssata Diallo.

De son côté, le ministère public a demandé une contre-expertise pour s’assurer que l’accusée a effectivement une maladie mentale. Une demande acceptée par le juge, Aboubacar Mafering Camara, qui a renvoyé l’audience pour permettre d’effectuer cette contre-expertise médicale.

Le meurtre d’Alpha Amadou Diallo par son épouse, Mariama Diallo, avait indigné plus d’un en février dernier, à Conakry. La jeune femme avait enfoncé un couteau dans le cou de son mari et ce dernier a rendu l’âme. Elle a été aussitôt arrêtée, inculpée et placée sous mandat de dépôt le 14 février 2019.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 00224 622919225 / 666919225

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Siguiri : un accident de la circulation fait un mort et deux blessés graves

27 novembre 2019 à 11 11 49 114911

Une fillette a perdu la vie et deux autres ont été blessées dans un accident de la circulation survenu dans la soirée d’hier, mardi 26 novembre 2019, à Siguiri. Une voiture en provenance de Kourémalé a percuté les trois filles qui vendaient au bord de la route. L’accident s’est produit à Gbèlènkoro, localité située dans la commune urbaine, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Peu après l’accident, une équipe du commissariat de la sécurité routière de Siguiri est allée sur le terrain pour faire le constat. Selon le lieutenant Sékou Keïta, l’accident est causé par un excès de vitesse. « C’est un excès de vitesse qui est à l’origine de l’accident. Le véhicule est monté sur le dos d’âne, et comme le chauffeur roulait à vive allure, il a perdu l’équilibre. La voiture a ramassé trois fillettes qui vendaient des biscuits au bord de la route. Elles ont été envoyées d’urgence à l’hôpital. Malheureusement, nous avons perdu la plus petite », a-t-il expliqué.

La victime se nomme Tenèn Sidibé, âgée de 8 ans. Les deux autres filles âgées chacune de 12 ans reçoivent des soins à l’hôpital préfectoral de Siguiri. Quant au chauffeur du véhicule, il a été mis aux arrêts et conduit au commissariat de sécurité routière de Siguiri.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com 

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Kindia : de nombreux acteurs se penchent sur le rapport populations locales/exploitation minière

27 novembre 2019 à 11 11 18 111811

La thématique intitulée « les populations locales face à l’exploitation minière » est au cœur d’un séminaire scientifique qui a débuté hier, mardi 26 novembre 2019, à l’université de Kindia. Pendant deux jours, des questions relatives aux effets économiques, environnementaux, socio-culturels et territoriaux récents de l’exploitation minière dans les pays du sud seront débattues par les experts en la matière, venus de plusieurs pays de la sous-région, rapporte un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cette rencontre de 2 jours est une initiative du Groupement pour l’Etude de la Mondialisation et du Développement (GEMDEV) et le Programme concerté pluri-acteurs de Renforcement des Capacités des Organisations de la Société Civile et de la Jeunesse Guinéenne (PROJEG) avec l’appui d’Aide et Action ainsi que l’université Paris 8.

Dr Daniel Lamah, Recteur de l’université de Kindia

Apres l’ouverture des travaux par le représentant du gouverneur de la région, le recteur de l’université de Kindia, Dr Daniel Lamah, est revenu sur l’intérêt que revêt cette rencontre. « Cette activité s’inscrit bien dans l’un des objectifs de notre institution qui est le partage du savoir scientifique sur des questions qui marquent l’évolution de nos sociétés, notamment les sociétés africaines et leur environnement. Ces sociétés sont de nos jours caractérisées par la recherche du bien-être à travers toutes les activités économiques, même celles qui font plus d’impact négatif que positifs sur le cadre de vie. L’orpaillage est l’une de ces activités qui mobilisent les populations de différentes régions d’Afrique et de la Guinée. On pourrait par exemple s’interroger sur le poids de cette activité dans le développement socioéconomique réel des communautés locales ainsiquesur le type de résilience que ces communautés développent dans la dynamique de telles activités extractives. Je suis convaincu que, par la qualité et la diversité des contributions qui seront présentées par les séminaristes venant d’Europe, d’Amérique, d’Afrique et de Guinée, ces questions et tant d’autres seront muries avec des regards croisés au carrefour de plusieurs disciplines », a-t-il indiqué.

Moctar Diallo, coordinateur national Guinée du PROJEG

Pour sa part, Mouctar Diallo, coordinateur national Guinée du PROJEG a expliqué ce que va apporter la collaboration entre la recherche scientifique et les actions de la société civile. « La Guinée est comme un scandale géologique avec de multiples et diverses ressources que le pays recèle et exploite, comme la bauxite, l’or, le diamant et même le fer. Et c’est toujours important de se poser la question, quel profit les populations tirent de ces ressources où quel est impact l’exploitation de ces ressources ? Je parle en termes d’impacts négatifs de l’exploitation que ces ressources a sur la population. Que la recherche s’empare, permette de créer un pont entre les acteurs dela société civile et les acteurs de la recherche. Parce que les acteurs de la recherche détiennent des méthodes, des outils qui sont objectifs, qui sont scientifiques, donc qui peuvent faire l’objet de contestation, mais qui ont tous les éléments de démontrer la pertinence de leur travail. Et ce travail là, il appartient à la société civile de s’en emparer pour construire son discours, pour construire son plaidoyer, pour sa proposition », a expliqué Mouctar Diallo.

Catherine Choquet, secrétaire générale du GEMDEV

De son côté, Catherine Choquet, secrétaire générale du GEMDEV, a salué les efforts fournis par tous les acteurs. « L’événement qui nous mobilise ce matin est un séminaire scientifique que nous apprécions à sa juste valeur en termes d’intérêt scientifique, d’enjeux socio-économiques, politiques, environnementaux, socioculturels et territoriaux récents de l’exploitation minière dans les pays du sud. C’est de connaître aussi qu’il y a des efforts assez importants qui sont fournis par le pouvoir public et le GEMDEV et d’autres partenaire dans ce cadre », a indiqué madame Catherine Choquet.

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Faranah : une femme verse de l’eau chaude sur sa voisine

27 novembre 2019 à 11 11 04 110411

Une dame du nom de Nadoua Camara, a versé de l’eau chaude sur sa voisine Finah Oularé, qui se trouve être l’épouse de son beau-frère (le frère de son mari). Cet acte fait suite à une dispute puis une bagarre entre les deux dames, a appris Guineematin.com à travers son correspondant sur place.

L’incident s’est produit hier, mardi 26 novembre 2019, au secteur Cabral, relevant du quartier Tönkolonko 1, dans la commune urbaine de Faranah. Peu après les faits, la victime a été conduite à l’hôpital pour des soins. Interrogée par le correspondant local de Guineematin.com, Finah Oularé est revenue sur les circonstances de cet acte.

« Dans la soirée du lundi, le fils de ma jeune sœur est allé déterrer mes patates. Elle (l’auteure de l’acte) s’est aussitôt formalisée soi-disant que celui-ci a pris de l’eau chez elle pour se laver. Mais déjà, elle ne voulait pas que l’enfant fasse ce travail pour moi. C’est ainsi qu’elle a commencé à crier et insulter. Je lui ai demandé pardon, mais sa colère ne faisait que s’amplifier. Je lui ai demandé alors si c’est le fait que l’enfant a fait ce travail pour moi qu’elle est fâchée. Elle a quitté immédiatement la devanture de sa porte pour venir se jeter sur moi devant ma chambre. Je l’ai mis à terre et les gens sont venus nous séparer.

Ce mardi matin, je balayais la concession, à 6 heures passées, elle est venue verser de l’eau chaude sur moi. J’ai crié et je me suis saisi d’elle pour la mettre à terre. Les voisins sont intervenus pour nous séparer. Je me suis rendue chez le chef de quartier pour l’informer de la situation. C’est ainsi que j’ai été conduite à l’hôpital. Mais auparavant, elle avait dit qu’en quittant son foyer, elle me fera du mal ou bien elle fera du mal à son mari », a expliqué la victime.

Nous n’avons cependant pas pu avoir la version de Nadoua Camara, l’auteure de l’acte. Cette dernière se trouve déjà dans les mains de la gendarmerie de Faranah.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : 00224 620 24 15 13 / 660 27 27 07

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Coopération : la Guinée et la Turquie échangent autour des opportunités d’investissement

27 novembre 2019 à 9 09 43 114311

Les travaux de la 3ème session de la commission mixte de commerce, de coopération économique et technique entre la Guinée et la Turquie se sont ouverts hier, mardi 26 novembre 2019. Pendant deux jours ces deux pays vont échanger sur l’opportunité d’augmenter le volume des échanges dans tous les secteurs de développement. C’est un réceptif hôtelier de Conakry qui a servi de cade à la tenue des travaux, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Volkan Kazova, co-président du conseil des affaires Turco-Guinéennes

Cette rencontre connait la participation de plusieurs acteurs et vise à diversifier les échanges entre les deux pays dans divers domaines. A cette occasion, le co-président du conseil des affaires Turco-Guinéennes, Volkan Kazova, dira que cette troisième commission mixe va ouvrir de nouvelles opportunités pour nos deux pays. « Cette commission économique mixte sera une opportunité pour augmenter le volume du commerce bilatéral, qui est actuellement de 173 millions de dollars. Il y a des sociétés Turques qui ont déjà construit des projets de BTP, dont des travaux de construction en Guinée. Les sociétés Turques sont actives dans le domaine des transports, de l’exploitation des ports et de l’énergique », a-t-il mentionné.

Il a par ailleurs souligné que la Guinée et la Turquie vont travailler en Guinée dans des nombreux domaines et à des différents niveaux. C’est pourquoi les deux délégations vont travailler pendant ces deux jours pour explorer toutes les potentialités de coopération entre les deux pays.

Dr Djènè Keita, ministre de la Coopération et de l’Intégration Africaine

Pour sa part la ministre de la Coopération et de l’Intégration Africaine, Dr Djènè Keita, a rassuré les partenaires que toutes les questions seront examinées pendant la durée des travaux. « Je voudrais rassurer les investisseurs turcs ici présents que la République de Guinée est un pays de grande destination pour les investissements. Le climat des affaires est amélioré avec des garanties pour les investisseurs en termes d’incitation fiscale et douanière. Au cours de la présente session, les deux parties examineront toutes les questions inscrites à l’ordre du jour, avec l’espoir de combler les attentes de nos populations, en prenant des décisions favorables à la création de meilleure complémentarité entre les deux pays » a-t-elle rassuré.

En outre, Dr Djènè Kéita a fait savoir que les échanges entre les deux délégations porteront sur les secteurs stratégique comme l’éducation, les transports, le commerce, les mines, l’industrie, les nouvelles technologies de l’information, les infrastructures, l’énergie. Elle a également invité les deux parties à faire des propositions concrètes, susceptibles d’après elle, « d’ouvrir la voie à des actions vigoureuses devant conduire à une coopération Turquie -Guinée plus dynamique, plus innovante, et plus diversifiée ».

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620 589 527

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Route Coyah-Dabola : « elle va générer des recettes pour les finances publiques » (Naïté)

27 novembre 2019 à 8 08 08 110811

Le ministre des Travaux Publics, Moustapha Naïté, a poursuivi sa tournée à travers le pays pour s’enquérir de l’état d’avancement des travaux des chantiers routiers du pays. Après Labé, Pita Dalaba, Dabola, Kankan et Mandiana, le ministre et sa délégation ont mis le cap sur Mamou, le lundi dernier, 25 novembre 2019. Après avoir exprimé sa satisfaction, le ministre a rappelé les retombées pour la Guinée de la route Coyah-Kindia-Mamou-Dabola, a constaté sur place Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

Dans la préfecture de Mamou, monsieur Naïté et sa suite ont constaté de visu l’état d’avancement des travaux sur la route nationale 1, qui sont en train d’être exécutés par la compagnie China Road Bridge Corporation (CRBC). La délégation a visité le chantier de granite de Saramoussayah et la traversé de Linsan. Une traversée de 6 kilomètres déviant le centre-ville de Linsan avec un nouveau pont de 75 mètres linéaires.

A ce niveau, Moustapha Naïté s’est réjoui de l’état d’avancement des travaux de ce tronçon qui, d’après le ministre, sera opérationnel dans 3 mois. « C’est la route nationale numéro 1 qui quitte Coyah jusqu’à Dabola, longue de 355 km. C’est un chantier qui a démarré il y a pratiquement un an. Aujourd’hui, nous sommes heureux de constater que le travail avance et que les bases vies sont pratiquement toutes installées. Les matériels roulants et engins dont l’entreprise a besoin, dont plus de 500 sont déjà sur le terrain. L’effectif du personnel guinéen et chinois évalués à plus de 1 100 personnes sont déjà sur le terrain. Nous sommes heureux de constater que le travail avance au niveau des deux grandes sections. De Coyah jusqu’à Mamou et de Mamou jusqu’à Dabola. Pour l’instant, la partie qui est très bien avancée c’est la première section. Nous avons mandaté l’entreprise de commencer prioritairement au niveau du pont de Linsan » a-t-il annoncé.

Mettant un accent sur le pont de Linsan, Moustapha Naïté a fait savoir que sa réalisation est une priorité. « Il y a un an et demi de cela, le pont de Linsan s’est écroulé. C’était une seule voie, qui était d’environ 3,50 mètres, que nous avions restauré pour ne pas interrompre le trafic. Dans le cadre de ce projet, nous avons demandé prioritairement que l’entreprise se penche directement sur la réalisation de cet ouvrage de Linsan pour permettre à ce que la prochaine saison des pluies qu’on n’ait pas d’anomalies ».

En outre, le ministre des Travaux Publics a laissé entendre que la nouvelle route de Linsan sera bientôt opérationnelle avec des conséquences positives pour les usagers. « Ce n’est plus une déviation, mais ça sera une nouvelle route. Ce nouveau trajet de 6 Kilomètres contourne la ville pour justement relier l’autre rive. Le pont qui est en train d’être construit ici est long d’environ 75 mètres linéaire avec 18 pieds qui vont de 18 à 20 mètres avec 4 travées. D’ici 2 ou 3 mois, nous osons croire que l’ouvrage sera complètement terminé. Avec cette nouvelle tracée, il y aurait moins d’embouteillages où souvent le trafic était interrompu à cause de l’envahissement de la chaussée par les riverains. Donc, une plateforme de 10 mètres va être construite. L’ancienne plateforme était seulement de 6 mètres et les accotements n’existaient pratiquement pas. Avec cette nouvelle plateforme, c’est 10 mètres de large avec des accotements de 1,5 mètre de part et d’autre. Donc, je dois dire que je suis satisfait de ce que je vois ici. On était là avant la saison des pluies, au mois de mai. Vous constatez avec moi que le travail a complètement évolué. Nous félicitons l’entreprise qui travaille de nuits comme de jour pour nous faire avancer ce chantier gigantesque ».

Quant aux opportunités qu’offre cette route à notre pays, le ministre est sans équivoque. « Je rappelle que c’est une route qui va vers des pays enclavés comme le Mali et le Burkina-Faso. La vision du Chef de l’État est de faire en sorte que les routes permettent le développement économique du pays. Sans route, il n’y a pas de développement. Vous avez le trafic journalier qui dépasse les 20 000 véhicules par jour, ça explique l’impact économique de cette route qui va permettre de renflouer nos caisses. Parce que le port naturel des pays enclavés comme le Mali, le Burkina Faso, c’est Conakry. Donc, avec cette route où le tracé a été amélioré par endroits, forcément nous aurons une augmentation extraordinaire du trafic qui va générer des recettes pour les finances publiques », a fait remarquer monsieur Naïté.

Pour ce qui est de la caractéristique de cette route, le chef de mission de contrôle, Bouba Abdel Hack a apport des précisions. « Cette route a une largeur de 10 mètres. Le délai d’exécution va jusqu’en janvier 2020. Et la durée de vie est d’un siècle », a-t-il indiqué.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527

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Incendie à Kindia : tout le contenu d’une mosquée parti en fumée

27 novembre 2019 à 8 08 04 110411

Un incendie s’est produit hier, mardi 26 novembre 2019, dans la mosquée du secteur Tassén, dans la sous-préfecture de Damakania (Préfecture de Kindia). Tout le contenu de ce lieu de culte musulman est parti en fumée, rapporte un correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Selon Soriba Keïta, le chef de secteur de Tassén, l’incendie est survenu à 10 heures du matin dans cette mosquée d’une capacité d’environ 400 places. Il déplore plusieurs dégâts matériels. « Les deux salles de prière ont été détruites par les flammes, le plafond complètement calciné. A l’intérieur de la mosquée, rien n’a été sauvé à part les exemplaires du coran. Les tapis, les rideaux, les haut-parleurs, les ventilateurs ont été tous consumés. Mais, personne ne peut dire quelle est l’origine de ce drame. La seule chose que nous pouvons dire à l’heure actuelle, c’est que ça peut être un court-circuit », a dit l’autorité locale.

Il ajoute que « les sapeurs-pompiers étaient là mais ils n’avaient pas d’eau dans leur citerne. Il a fallu la main forte des femmes et des jeunes pour charger la citerne. C’est ainsi qu’ils ont pu maîtriser le feu ».

Touché par cet incendie, Elhadj Abdoulaye Diaby, imam dans ladite mosquée, appelle à l’aide pour reconstruire ce lieu de culte. « On ne peut que remercier Dieu, car c’est sa maison qui a pris feu. Ensuite, nous demandons à toutes les personnes de bonne volonté de nous prêter main forte pour la reconstruction de la mosquée. On ne peut accuser personne dans cet incendie, parce que la mosquée était complètement fermée. Donc, nous demandons aux personnes de bonne volonté de nous venir en aide », a lancé l’imam.

De Kindia, Mohamed M’Bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Boké : le consortium SMB-Winning offre une école de 9 salles de classes aux populations de Katougouma

27 novembre 2019 à 7 07 50 115011

Communiqué : Dans la continuité de ses actions en faveur des communautés de la région de Boké, et suivant ses principes de responsabilité sociale, le Consortium SMB-Winning vient d’offrir une nouvelle école primaire composée de trois (03) salles de classes aux communautés du district de Katougouma, sous-préfecture de Tanènè dans la Préfecture de Boké.

La cérémonie inaugurale dudit édifice a eu lieu dans la matinée du mardi 26 novembre 2019 dans la localité bénéficiaire.

C’était en présence des autorités administratives, populations riveraines et responsables de l’Entreprise donatrice qui n’en est pas à son 1er geste d’appui au développement Local.

Ainsi, les habitants de Katougouma peuvent désormais se frotter les mains pour avoir été bénéficiaires d’une Ecole flambant neuve et moderne.

Il est utile de souligner que le Consortium SMB-Winning a aussi mis la main à la poche pour soutenir les travaux de rénovation de deux (2) autres établissements de trois (3) salles de classes chacune.

Cette action vise l’amélioration du niveau de l’enseignement et le renforcement des infrastructures éducatives en milieu rural, ceci pour le bonheur des élèves de cette localité qui abritant le premier Port minéralier du Consortium.

L’infrastructure est composée de neuf (09) salles de classes, deux (2) blocs de latrines, une (1) Direction et des logements pour des enseignants.

Dans son allocution de bienvenue, le Maire adjoint de Tanènè, Alpha Compo a exprimé la satisfaction totale de ses concitoyens avant de s’engager à un bon usage du don au profit des générations futures.

Pour M. WU Qiong, directeur des relations communautaires du Consortium : « Le développement communautaire est l’une des priorités du consortium SMB-Winning. Et les enfants constituent l’avenir. C’est pourquoi, nous devons investir dans leur formation académique mais aussi professionnelle.»

Présente à la cérémonie, la délégation de l’université nationale de Singapour en séjour à Boké a aussi offert aux élèves de cette école, des jeux de maillots, ballons, sacs et un important lot de crayons.

Pour mémoire, le consortium vient d’offrir un hangar servant de marché quotidien et hebdomadaire aux femmes de Mansalia dans la sous-préfecture de kolaboui.

Le préfet, M. Aboubacar M’Bopp Camara a félicité le Consortium pour ses multiples actions destinées à améliorer les conditions de vie de ses administrés, à savoir le don des denrées de premières nécessité, l’électrification des villages par l’octroi des panneaux ou lampes solaires, l’aménagement des plaines agricoles destinées à l’autonomisation des femmes, des routes d’accès.

Selon lui, « Cette école permettra aux communautés de s’épanouir. Cette belle école est un bijou qu’il faut entretenir et surtout, je vous invite à entretenir vos rapports de bon voisinage avec la SMB.»

Les travaux ont été exécutés dans les règles de l’art par une entreprise locale dénommée « ENCOGUIF », en collaboration avec les services techniques notamment, la DPE de Boké.

Communiqué transmis par le service de communication du Consortium SMB-Winning

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