Tournée d’Alpha Condé à l’intérieur : les révélations accablantes de Sidya Touré

23 novembre 2019 à 20 08 13 111311

Comme à ses habitudes, l’opposant Sidya Touré s’est montré très amer à l’endroit du pouvoir lors de l’assemblée générale hebdomadaire de son parti de ce samedi, 23 novembre 2019. Le président de l’UFR a fustigé l’attitude du régime Alpha Condé qu’il accuse d’avoir fait de la Guinée un « Etat de non droit », a constaté Guineematin.com à travers ses reporters qui étaient sur place.

Sidya Touré a commencé par évoquer l’opération d’enrôlement et de révision des listes électorales lancée officiellement jeudi dernier dans tout le pays. Il s’insurge notamment contre le délai prévu pour cette opération, qu’il juge très court. « En principe, l’enrôlement des électeurs se fait chaque année. Mais il y a quatre ans qu’on ne l’a pas fait. Ça veut dire qu’il y a beaucoup d’électeurs qui n’ont pas leurs noms dans le fichier électoral aujourd’hui. Mais on fixe les délais n’importe comment.

Un processus de recensement qui devait durer au moins trois mois, on a réduit le délai à 25 jours. Et pendant la même période, le président de la République est en campagne à travers le pays. On fait le recensement ou on fait la campagne ? Comment cela peut aller ensemble ? On est dans quel pays ? Non seulement le processus a été raccourci mais en même temps ils sont en campagne », a-t-il déploré, avant d’inviter les militants de l’UFR à se mobiliser massivement pour aller se faire enrôler et au moment venu, aller récupérer leurs cartes d’électeurs pour pouvoir voter.

Evoquant la tournée du président Alpha Condé à l’intérieur du pays, le président de l’UFR a fait des révélations accablantes sur la stratégie de mobilisation du pouvoir. « Aujourd’hui, tout ce qui existe comme fonctionnaires, policiers, gendarmes, armée, depuis N’Zérékoré en passant par Macenta, Guéckédou, Kouroussa, Dabola, Siguiri, ils sont tous à Kankan. Ici même (Conakry, ndlr) il y a plusieurs cars qui ont quitté ici pour aller à Kankan. Tout ça pour prouver qu’il y a des gens avec le pouvoir.

Toi tu es au pouvoir depuis 9 ans tu cherches encore à prouver qu’il y a des gens avec toi ? Ceux qui sont réunis à Kankan aujourd’hui, les mêmes vont aller demain à Siguiri pour aller faire la même chose. Mes représentants là-bas me disent qu’à partir de ce soir, les voitures ne sont pas autorisées à sortir de Siguiri. Vous pouvez rentrer mais vous ne pouvez pas sortir. Tout ça pour prouver qu’il y a des gens derrière eux », s’indigne l’opposant.

Sidya Touré assure cependant que toutes les stratégies du régime actuel ne lui permettront pas de se maintenir au pouvoir au-delà de 2020. Car le FNDC qui, selon lui, incarne la large majorité du peuple de Guinée, est bien déterminé à l’en empêcher. « On a subi pendant 9 ans et plus. Maintenant là, ce que nous disons, c’est que nous n’accepterons pas une présidence à vie ici. Nos camarades doivent être libérés. Sanoh, Koundouno, Diallo, Bill de Sam, Badra et tous ceux dont je n’ai pas cité les noms, ce sont des gens qui ont été kidnappés chez eux, ils doivent être libérés…

Mobilisez-vous massivement mardi prochain pour montrer au monde entier qu’il n’y a pas un autre esprit en Guinée aujourd’hui que le refus du 3ème mandat. Demandez à la vendeuse d’arachide si elle est pour le 3ème mandat, elle vous dira non. Ce sont des arrivistes qui sont autour du président. Le RPG initial tend à disparaître. Ceux qui se sont accaparés des richesses du pays, c’est eux qui parlent. Mais, ils ont au moins 5 millions de dollars sur leurs comptes.

Oui, les anciens du RPG sont dans la misère. Les opportunistes qui rôdent autour du Chef de l’Etat actuellement sont en train de s’enrichir. Ils ne parlent pas pour le pays, ou pour le programme du RPG, cela ne les intéresse pas, ils parlent pour leurs poches. Ils parlent parce qu’ils savent qu’au moment où ils parlent, leur cœur bat au rythme de l’argent de la bauxite et autres », a laissé entendre l’ancien Premier ministre.

Ibrahima Sory Diallo et Saa Foko Millimono pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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ANIES, budget de l’Etat, 3ème mandat… : Kalémodou se paye la tête du régime Alpha Condé

23 novembre 2019 à 20 08 09 110911

Comme annoncé précédemment sur Guineematin.com, Kalémodou Yansané, vice-président de l’UFDG, a tiré au bazooka sur la gouvernance actuelle de la Guinée. Pour lui, tout ce qui est entrepris aujourd’hui par le régime Alpha Condé démontre l’amateurisme des décideurs et le manque de vision qui les caractérise. Il l’a dit ce samedi, 23 novembre 2019, à l’occasion de l’assemblée générale du principal parti de l’opposition, tenue à son siège.

C’est un Kalémodou très critique à l’égard du pouvoir Alpha Condé qui a présidé cette rencontre politique. Parlant de l’Agence Nationale d’Inclusion Economique et Sociale (ANIES), monsieur Yansané a dénoncé la stratégie du gouvernement dans la lutte contre la pauvreté. « Le gouvernement a décidé d’enrayer la pauvreté en Guinée. Je jure, on n’a pas besoin d’aller à Labé ou a Forécariah pour chercher la pauvreté. La pauvreté, il faut aller à Bonfi, aller à Coronthie, à Tombo, vous verrez les pauvres. Dans le contexte guinéen, si on veut enrayer la pauvreté, il faut aménager les plaines, maîtriser l’eau, donner la paix aux paysans pour qu’ils cultivent leur propre consommation. Mais, si vous donnez de l’argent à une personne contre aucun travail et que vous savez très bien que ça ne peut pas continuer, vous l’installez dans la paresse. Et lorsque la personne sera installée dans la paresse, sa main est amenée à ne plus à travailler, vous avez aggravé sa pauvreté. Que ce soit l’Agence Nationale d’Inclusion Economique et Sociale, que ce soit l’ANAFIC, que ce soit les filets sociaux, je pense que la meilleure façon d’aider les paysans en milieu rural, c’est de les aider à travailler comme ils sont habitués à travailler avant, moderniser, améliorer la maîtrise de l’eau pour eux », a-t-il dit.

S’agissant de la Loi de Finances Initiale 2020, le député de l’UFDG parle de catastrophe tout simplement. « La catastrophe est annoncée. Tout le monde sait que les routes en Guinée sont dégradées. Cette année, j’ai lu le projet du budget pour l’année 2020 et j’ai noté les chiffres qui sont affectés au ministère des travaux publics au titre des routes pour l’année 2020. Il est proposé par le gouvernement 362 milliards de francs guinéens pour les routes de Guinée. Il est prévu pour la présidence de la République, 372 milliards de francs guinéens. Et comme le montant ne fait que grimper, pour masquer le montant, ils ont pris un service du ministère du budget, qu’ils ont appelé service auxiliaire de la Présidence pour le lequel est prévu 226 milliards de francs guinéens. C’est ce qui porte le budget de la Présidence à 598 milliards de francs guinéens pour 2020. L’agriculture a un budget de 348 milliards de francs guinéens. Donc, l’agriculture plus les travaux publics, les deux départements, ils ont à peu près le même budget que celui de la Présidence. Les deux départements totalisent 362 milliards et 348 milliards de francs guinéens. Alors que la présidence à 600 milliards de FG. Est-ce que Alpha Condé veut le bonheur de ce pays ? »

L’élu de l’UFDG a mis l’occasion profit pour dénoncer les promoteurs du 3ème mandat avant d’appeler les militants à se faire recenser pour éviter des surprises désagréables. « Alpha Condé veut une nouvelle constitution pour se représenter et tripatouiller. Si ça ne marche pas, il va jouer sur le volet Assemblée nationale, il va jouer sur le volet glissement. Je vous dis grâce à Dieu, que rien de tout ça ne marchera. La seule chose pour Alpha Condé, c’est de dire je m’excuse pour les promesses que j’ai faites, je vous remercie pour la confiance que vous avez placée en moi. A partir de ce moment, je vais céder le manteau aux fils dignes de ce pays que les guinéens vont choisir librement. Aucun guinéen n’a peur d’aller à une élection », a lancé Kalémodou Yansané.

Pour finir, le vice-président de l’UFDG a invité les militants à se mobilise le mardi 26 novembre 2019 pour la marche du FNDC, pour protester contre le 3ème mandat. « Si la police veut, elle n’a qu’à s’habiller en tenues rouges, prendre des bidons d’essence, brûler les bus. Ça ne sera pas des militants du FNDC. Nous, nous allons suivre l’itinéraire qui nous a été autorisé », a-t-il indiqué.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 00224 622919225 / 666919225

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Le SLECG menace à nouveau : « nous exigeons nos 8 millions ; sinon, nous irons en grève »

23 novembre 2019 à 19 07 52 115211

Comme les deux précédentes, l’année scolaire en cours risque également de connaître des perturbations. A l’occasion d’une assemblée générale tenue ce samedi, 23 novembre 2019, à son siège national (Conakry), le SLECG dirigé par Aboubacar Soumah a réitéré sa menace de partir en grève le mois prochain. C’est le secrétaire général du syndicat qui l’a annoncé devant les enseignants massivement mobilisés, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

A l’origine de cette nouvelle menace de grève, les résultats insatisfaisants aux yeux du SLECG, de l’opération d’assainissement du fichier des enseignants. Cette opération devait permettre de rayer tous les fictifs et autres décédés figurant sur le fichier des enseignants afin que leurs salaires soient reversés sur ceux des enseignants en service. Mais, le camp Aboubacar Soumah estime que le travail n’a pas été sérieux et que le rapport présenté par la commission d’assainissement ne reflète pas la réalité sur le terrain.

« La semaine dernière, nous avons été conviés à une rencontre de la commission chargée des opérations d’assainissement. Mais bien avant cela, j’ai été invité personnellement par le président de la commission nationale d’assainissement à un tête-à-tête. Au cours de cette rencontre, il m’a remis un tableau statistique des résultats du recensement. Pour cela, nous avons été tous conviés, le mercredi dernier, à la présentation du rapport final. Au cours de cette rencontre, la statistique concernant le recensement du fichier de l’assainissement qui nous avait été présentée ce jour-là, est différente à celle qui m’avait été remise précédemment.

Deuxième constat, lorsqu’ils m’ont remis cette statistique, je l’ai fait examiner par notre commission technique qui s’est amusée à faire une étude comparative. Il s’est avéré que cette fiche de statistiques était truffée de faux cas. Ils ont majoré les cas d’enseignants valides, pourtant ils ne sont pas en situation de classe… Je m’en vais vous dire donc qu’il y a plusieurs cas erronés dans cette statistique que le gouvernement nous a présentée », a annoncé le secrétaire général du SLECG devant ses camarades enseignants.

Choqué par cette situation, le leader du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée annonce que son organisation ne veut d’ailleurs plus de négociations. « Nous exigeons nos 8 millions que le gouvernement doit faire sortir obligatoirement dans le budget, pas dans le cadre des enseignants fictifs. Sinon, nous irons en grève le mois à venir », a-t-il ajouté.

C’est pourquoi, Aboubacar Soumah indique que dans les « dans les jours à venir, nous allons faire une correspondance que nous allons adresser au gouvernement. Dans cette correspondance, il sera question d’annoncer le retrait de notre commission de recensement et notre exigence au gouvernement de nous payer nos 8 millions dans un délai de rigueur. Faute de quoi, nous sommes prêts à déclencher une grève illimitée sur toute l’étendue du territoire national. Au deuxième point, on demandera sans condition l’intégration de tous les enseignants contractuels à la fonction publique. Cette correspondance sera déposée sur la table du gouvernement dès la semaine prochaine ».

Léon Kolié pour Guineematin.com

Tél. : 661 74 99 64

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Kindia : deux jeunes filles blessées par balles par des inconnus à Cassia 1

23 novembre 2019 à 19 07 39 113911

Deux jeunes filles, dont une élève, ont été blessées par balles au quartier Cassia 1, dans la commune urbaine de Kindia. Les faits se sont produits dans la nuit du vendredi au samedi, 23 novembre 2019, aux environs de 2 heures. L’une d’entre elles a été grièvement blessée et se trouve sous soins à l’hôpital régional de Kindia, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

L’insécurité ne cesse de gagner du terrain tant à Kindia ville que dans d’autres localités de la préfecture. Deux jeunes filles, en provenance d’une boite de nuit, ont été blessées par balles par des inconnus à bord d’une moto. Selon nos informations, elles ont été blessées au niveau des jambes et de l’épaule.

L’une des victimes, grièvement blessée, est aujourd’hui sous traitement à l’hôpital régional Alpha Oumar Diallo de Kindia. Interrogée par notre reporter, Fatoumata Binta Diallo, âgée de 15 ans, a raconté sa mésaventure. « On quittait en boite de nuit. On était au nombre de quatre personnes sur une moto, derrière un véhicule. Lorsque nous sommes arrivés au rond-point entre Cassia et Abattoir, c’est là-bas qu’une moto de marque Safari nous a dépassés pour être devant la voiture. Après avoir passé devant le véhicule, ils ont directement ouvert le feu. Les deux autres qui étaient derrière moi, l’une a été touchée au niveau de son épaule et au pied. Quant à moi, j’ai été aussi touchée au niveau de mon pied », a-t-elle expliqué.

Dr Abdoulaye Diallo

Selon Dr Abdoulaye Diallo, médecin interne au service de chirurgie viscérale de l’hôpital de Kindia, la vie de la jeune fille n’est pas en danger. « C’est dans la nuit du 22 au 23 novembre 2019, aux environs de 3 heures, que nous avons reçu une fille nommée Fatoumata Binta Diallo, âgée de 15 ans, domiciliée à Cassia3. On l’a reçu dans un état critique : elle présentait un saignement au niveau de la jambe droite, suite à une attaque des bandits armés, selon elle. Comme prise en charge, nous avons nettoyé les plaies, on a fait un pansement et on a constaté que les plaies sont effectivement des plaies par arme à feu, c’est-à-dire c’est des plombs. Ce samedi matin, elle se porte bien. Nous avons demandé même la radiographie de la jambe et cette radiographie a mis en évidence des plombs au niveau de la jambe. Mais, elle est hors de danger », a fait savoir le médecin.

Pendant que Fatoumata Binta Diallo est hospitalisée à l’hôpital régional, la seconde fille répondant au nom d’Aissatou Diallo est actuellement à la maison après les premiers soins car son état n’est pas critique, a-t-on appris de source médicale.

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Bateau entre Kankan et Bamako, train, poissons frais, poulets … Les nouvelles promesses d’Alpha Condé

23 novembre 2019 à 19 07 34 113411

Comme indiqué dans nos précédentes dépêches, le président Alpha Condé était à Kankan ce samedi 23 novembre 2019. Après plus de neuf ans à la tête de la Guinée, le chef de l’Etat (qui veut changer la constitution guinéenne par une nouvelle qui lui permettrait de se maintenir à la tête du pays) semblait être en campagne.

Pour le président de la République, ce sont ses opposants qui sont responsables du retard et de toutes les difficultés endurées par le peuple de Guinée. Face à un public composé essentiellement de militants, de sympathisants et des dignitaires du régime, Alpha Condé a repris au stade Mbalou Mady Diakité de Kankan ce qu’il a le plus fait pendant ses neuf ans de gouvernance : les attaques des opposants et des promesses.

Extrait !

« Je tiens à dire aujourd’hui à la population de Kankan que nous allons faire le chemin de fer Conakry-Kankan-Bamako-Bobo Djoulasso ; car, ils ont besoin de notre port.

Kankan se plaignait qu’il n’y avait pas de train, le train va venir !
Kankan se plaignait parce qu’avant, on ralliait Bamako par bateau ; mais, avec le barrage Foumi, on pourra de nouveau rallier Bamako par bateau ! Avec Foumi, toutes les villes de la Haute Guinée seront éclairées, nos femmes n’auront plus besoin de souffrir.

C’est vrai que nous n’avons pas beaucoup de routes. Mais, les autres, quand ils viennent, ils trouvent quelque chose. Mais, quand nous on est venu, on n’a rien trouvé en place.

Je veux dire aux femmes que bientôt vous n’aurez plus besoin des poissons venus de Conakry !

Ensuite, nous allons travailler pour que tous les citoyens de Kankan puissent manger du poulet. Nous n’allons pas oublier les jeunes filles, nous avons envoyé des conteneurs à boulangerie pour que vous puissiez faire des pains à revendre. Nous faisons cela pour que vous soyez autonomes ».

Propos décryptés par Abdoulaye Nkoya Sylla pour Guineematin.com

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Kalémodou pas tendre avec Alpha Condé : « au lieu de rattraper le retard, il a enfoncé la Guinée »

23 novembre 2019 à 19 07 20 112011

La visite effectuée par le président Alpha Condé à N’zérékoré et les propos qu’il y a tenus ont été entre-autres points débattus au cours de l’assemblée générale de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) de ce samedi 23 novembre 2019. Le président de la séance, Kalémodou Yansané, a dénoncé les promesses que le président continue de faire alors qu’il est à quelques mois de la fin de son mandat, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le weekend dernier, le président Alpha Condé était l’hôte des populations de N’zérékoré. Les promoteurs du 3ème mandat en ont profité pour exprimer leur position sur le sujet. Comme il sait bien le faire, Alpha Condé n’a manqué l’occasion pour se livrer à son exercice favori de faire des promesses aux populations venues des 4 coins de la région. Une situation qui n’a pas échappé à Kalémodou Yansané. « On a envoyé des cargaisons, des contingents, l’armée, la police, le gouvernement,… on a envoyé des camions dans tous les petits villages pour transporter les paysans, comme on le faisait au temps du PDG-RDA. Les ministres ont été à N’Zérékoré et ont dépensé des milliards pour préparer l’esprit de la population de N’Zérékoré. Le Président est venu, il dit qu’il va ouvrir Zogota, il va ouvrir Simandou. Mais qui a fermé Zogota ? Qui a tué les gens a Zogota ? Qui a fermé Simandou ? Alors, si le Président dit aujourd’hui qu’il va ouvrir Zogota et Simandou, attendons de voir. Avant qu’il ne soit Président, il avait fait des promesses, il a dit: moi Alpha Condé, 3 ans après mon accession au pouvoir, la Guinée ne va plus importer le riz. Il est à sa 9ème année, c’est le riz importé qu’on mange encore en Guinée. Il a dit aussi : en 5 ans, je vais rattraper le retard de 50 ans. Au lieu rattraper le retard, il a enfoncé la Guinée pour des années encore », a lancé le vice-président du principal parti d’opposition.

Kalémodou Yansané s’est montré très amer contre les déclarations du président Condé sur les autopsies des corps des manifestants tués à bout portant à Conakry. « Toujours à N’Zérékoré, le Président a dit qu’on sera surpris des résultats de l’autopsie des jeunes qui sont morts sur l’axe. Nous avons entendu également que la plupart des jeunes ou la totalité des jeunes qui ont été assassinés, ont été tirés à bout portant mais aux dos. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que l’autopsie est terminée, ou qu’Alpha Condé est charlatan, un joueur de cauris, ou un médecin. Il connaît déjà les résultats. Quand on tire sur quelqu’un au dos, ça veut dire que l’intéressé est entrain de fuir, tu l’as poursuivi et tu lui as tiré sur le dos. C’est aussi simple que ça. Si quelqu’un te fait face, qu’il a renoncé à l’hostilité, que tu sois chrétien, que tu sois musulman ou croyant, tu vas savoir que le jeune que tu tues là a le même âge que ton enfant à la maison. Mais, tout se payera. Courte queue se payera toujours contre courte queue. Tout ce qu’on a fait au Général Lansana Conté vieillissant, ceux qui étaient à la base, si Dieu le veut bien, ils vont subir le même sort », a-t-il martelé.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 00224 622919225 / 666919225

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Alpha Condé à Kankan : « les opposants sont responsables du retard de la Guinée »

23 novembre 2019 à 19 07 18 111811

Le président Alpha Condé a animé un meeting géant au stade M’Ballou Madi Diakité  »GLAO » de Kankan. Face aux militants et sympathisants de son parti, le RPG Arc-en-ciel, les ministres et autres dignitaires du régime qui ont quitté Conakry pour assister à la rencontre, Alpha Condé a encore chargé ses opposants. Au moment où il cherche à changer la constitution actuelle par une nouvelle qui lui permettrait de rester au pouvoir après son deuxième et dernier mandat, le chef de l’Etat accuse l’opposition de vouloir ramener la Guinée en arrière…

Alors qu’il se reposant essentiellement sur les anciens caciques du régime Lansana Condé, qui gèrent encore avec lui tous les leviers de l’Etat (Primature, présidence de la République, Banque centrale, Caisse nationale de la sécurité sociale, etc.), le président Alpha Condé accuse les anciens responsables d’avoir freiné l’élan de développement et la renommée internationale de la Guinée qui ont été acquis sous le régime de Sékou Touré…

Extrait :

« Ils veulent nous ramener dans la passé où ils passaient le temps à piller (les ressources du pays, NDLR), ils n’ont pas de programme, ils ne connaissent pas le peuple, ils ne connaissent pas les conditions de vie des peuple, ils ne connaissent pas la souffrance des peuple, ils ne connaissent que ce qu’ils veulent pour eux. Nous, nous sommes tournés vers l’avenir, les travaux commencent à donner leurs fruits, il doit y avoir le chemin de fer qui ira de Kéreouané, Nzérékoré, Macenta, Guéckédougou, Kissidougou, Faranah et Foréckariah, pour transporter le minerai de fer…

Le président Lansana Conté n’est pas responsable ! Il disait toujours qu’il ne savait rien, qu’il était militaire ; donc, il demandait à ses ministres de faire ce qui était mieux pour le pays. Donc, si le pays est en retard, c’est à cause d’eux.

Ceux qui parlent, en 2011, qu’est-ce que nous avons trouvé ici ? La Guinée était dans le trou, sous Sékou Touré, on nous appelait République de Guinée, quand la Guinée avait disparu, on nous appelait Guinée Conakry. Aujourd’hui, on nous appelle République de Guinée ! La Guinée est respectée, la Guinée a une voix ; cela ne plait pas à tout le monde…

Le train de la Guinée a démarré, il n’est de pouvoir de personne de l’arrêter. Notre avenir se passe dans la main de Dieu. En dehors de Dieu, personne d’autre ne pourra dire à la Guinée d’aller à droite ou à gauche.

Laissons les gens du passé s’agiter, ils ne savent dire que non. Pendant qu’ils mettent les enfants des pauvres dans la rue, leurs enfants sont aux Etats-Unis, en France et au Canada. Voilà la réalité. Mais, bientôt, avec l’emploi des jeunes, les jeunes vont commencer à prendre conscience, ils ne seront plus manipulés par les gens qui leur donne de la drogue pour les rendre presque fous pour faire du n’importe quoi ».

A suivre !

Propos décryptés par Abdoulaye Nkoya Sylla pour Guineematin.com

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« Le FNDC gagnera ce combat, il n’y aura jamais de 3ème mandat »

23 novembre 2019 à 17 05 52 115211

Le Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES) est convaincu que le combat engagé par le FNDC contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé va bien aboutir. C’est en tout cas l’assurance donnée par Mohamed Kaba, le coordinateur administratif national du parti, à l’occasion de son assemblée générale hebdomadaire de ce samedi, 23 novembre 2019, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Mohamed Kaba, Coordinateur Administratif National du PADES

L’opposant se félicite de la marche organisée cette semaine à N’Zérékoré par l’antenne locale du Front National pour la Défense de la Constitution. « Vous avez vu comment le peuple de N’Zérékoré est sorti pour montrer à l’opinion nationale et internationale, que le peuple de Guinée ne veut pas de troisième mandat. Ça a été un message de paix, les gens sont sortis sans aucune rétribution financière, sans distribution d’argent dans le noir, sans arrêter l’école, sans contraindre les fonctionnaires à venir soutenir. Les populations laborieuses ont montré qu’elles ne veulent pas de troisième mandat. Elles l’ont montré dans la paix et la quiétude ».

Mohamed Kaba rappelle que la prochaine manifestation du FDNC est prévue le mardi, 26 novembre prochain, notamment à Conakry. Il est estime que celle-ci devrait se dérouler de façon pacifique puisqu’elle a déjà été autorisée par les autorités. « Vous avez vu qu’à chaque fois que la marche est autorisée, avec un itinéraire bien défini, il n’y a jamais eu de problèmes. On l’a prouvé avec les manifestations précédentes.

Et le 26 novembre prochain, ça sera la même chose. Pourquoi il y a des problèmes ? C’est parce qu’on ne veut pas respecter la loi, parce qu’on veut tordre le coup à la loi. Et la population a décidé : c’est un combat de longue haleine certes, mais je vous assure que ce combat, nous allons le gagner parce que nous sommes dans la vérité. Le FNDC va gagner ce combat, il n’y aura jamais de troisième mandat en Guinée », a-t-il laissé entendre.

Mohamed Kaba, Coordinateur Administratif National du PADES

Et, ce responsable du PADES précise que ce combat sera gagné sans violence. Car la violence ne fait pas partie des méthodes d’action de la formation politique dirigée par l’ancien ministre Dr Ousmane Kaba. C’est pourquoi d’ailleurs, le parti condamne l’attaque dont le cortège du Premier ministre guinéen a été victime ces derniers jours à Labé. « Nous avons tous suivi avec intérêt le déplacement du Premier ministre et sa délégation dans la préfecture de Labé. Nous avons malheureusement vu les incidents survenus à cette occasion. Il est important que notre parti donne sa position par rapport à ça.

Parce que nous avons toujours dit que le PADES est un parti qui ne veut pas de violence. C’est pourquoi nous condamnons du haut de cette tribune avec la dernière énergie, toute forme de violence quelle que soit sa provenance. Parce que la violence ne résout pas les problèmes. Alors, il ne faut pas se tromper, il ne faut pas faire d’amalgame. Parmi les moyens de gestion, la violence est à proscrire parce qu’elle n’apporte pas de solutions aux problèmes. Au contraire, elle créé d’autres problèmes qui s’ajoutent à une situation déjà compliquée », a dit le coordinateur administratif national du PADES.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tél. : 00224 622 07 93 59

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Enrôlement des électeurs : deux jours de retard enregistrés à Siguiri

23 novembre 2019 à 17 05 08 110811

Le début de l’opération d’enrôlement et de révision des listes électorales a connu un retard de deux jours à Siguiri. Officiellement lancés le jeudi, 21 novembre 2019, les travaux n’ont démarré que ce samedi, 23 novembre dans la préfecture. Les superviseurs avaient refusé de commencer le travail en raison de la qualité qu’ils ont reçues, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Madame Eva Condé, présidente de la CEPI de Siguiri

« Les superviseurs ont refusé de travailler. Selon eux, c’était des motos de marque TVS qu’on leur avait promis à Conakry. Mais quand ils sont arrivés à Siguiri, ce sont des motos de marque Honda qu’on leur a présenté. Donc, ils ont refusé de rejoindre leurs lieux d’affectation », a expliqué Madame Hawa Eva Condé, présidente de la Commission Électorale Préfectorale Indépendante (CEPI) de Siguiri.

La CEPI a remonté l’information au niveau de la CENI centrale. Et celle-ci s’est impliquée pour permettre le démarrage des travaux ce samedi dans la préfecture. « Nous avons contacté la CENI qui leur a demandé de déposer les fiches de contrats s’ils ne veulent pas travailler. Ils ont finalement pris donc les motos pour aller faire le travail », a dit la présidente de la CEPI.

Selon le constat fait par le correspondant de Guineematin.com à Siguiri, les travaux ont démarré de façon morose dans la commune urbaine.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Ministère de la jeunesse : la caravane nationale citoyenne lancée à Conakry

23 novembre 2019 à 15 03 55 115511

Le ministère de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, à travers l’Agence Nationale de Volontariat Jeunesse, a lancé ce samedi, 23 novembre 2019, la deuxième édition de la caravane nationale citoyenne de la jeunesse. Durant deux semaines, les caravaniers feront le tour des sept régions administratives du pays plus la zone spéciale de Conakry, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Mohamed Bangoura, Directeur national de la jeunesse et des activités socio-éducatives

C’est Mohamed Bangoura, Directeur national de la jeunesse et des activités socio-éducatives qui a procédé au lancement officiel de cette semaine au nom du ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, Mouctar Diallo. Il a indiqué que « l’objectif de la caravane nationale citoyenne de la jeunesse, c’est la sensibilisation des populations des huit régions administratives du pays, la promotion et la culture de la paix, le renforcement de l’unité nationale et la cohésion sociale, susciter au niveau de la promotion la protection de l’environnement, développer au niveau des jeunes l’esprit du volontariat et également l’esprit de la citoyenneté ».

Macka Baldé, directeur général adjonde l’agence Nationale du volontariat jeune

Pour sa part, Macka Baldé, directeur général adjoint de l’Agence Nationale de Volontariat Jeunesse, en a profité pour prodiguer des conseils aux 56 caravaniers qui vont faire le tour du pays, du 23 novembre au 07 décembre 2019. « Je demande aux caravaniers d’avoir l’esprit d’équipe comme nous l’avons rappelé hier au département lors d’une concertation avec eux. Encore une fois, c’est l’esprit d’équipe, de partage et de discipline », a-t-il lancé.

Cette cérémonie a été marquée par la remise du drapeau national au chef des scouts et la lecture du code du volontariat jeune.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Drame à Yalenzou (N’Zérékoré) : témoignages des autorités locales

23 novembre 2019 à 15 03 43 114311

Comme annoncé précédemment, une femme a été grièvement blessée à l’aide d’une machette et son époux, accusé de l’avoir blessée, a été retrouvé mort hier, vendredi 22 novembre 2019, à N’Zérékoré. Le drame s’est produit dans la sous-préfecture de Yalenzou, située à environ 10 kilomètres de la ville de N’Zérékoré. Peu après les faits, le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture a recueillis les explications des autorités locales.

Dalo Israël Mamy, président du district de N’zao

C’est précisément dans la localité de N’Zao que cela s’est passé. Selon Dalo Israël Mamy, le président du district, il a été informé par un agent communautaire de santé « qu’un citoyen du nom de Cé Wolokéi Mamy a grièvement blessé sa femme Nowai. Il m’a dit de venir vite. C’était à 15 h 59 min. J’ai quitté immédiatement le champ pour le village, et je me suis rendu directement sur les lieux. Effectivement, j’ai trouvé la femme blessée à la maison et j’ai ordonné de l’évacuer urgemment à l’hôpital de N’Zérékoré et aussi j’ai informé les autorités sous-préfectorales de Yalenzou qui se sont rendus sur les lieux.

Après l’évacuation de la dame à l’hôpital régional, on s’est mis à la recherche de Cé Wolokéi Mamy. Et c’est à près de 50 mètres de sa maison que nous avons trouvé son corps sans vie. Il s’est tiré dessus à l’aide d’un pistolet à fabrication locale qui était posé à côté de son corps. On me dit que c’est la maman du défunt qui a été la première à se rendre compte de ce qui s’est passé. Elle venue de l’hôpital où elle travaille, et a trouvé cette situation à la maison. Elle a informé les voisins en pleurant et a disparu du village. Jusque-là on n’a pas de ses nouvelles », a-t-il expliqué.

Le commissaire spécial de la police des frontières de Yalenzou, Oularé Kalle Mory, s’est également rendu sur les lieux du drame. Il dit avoir ouvert une enquête en rapport avec le commissariat central de N’Zérékoré pour en savoir plus sur cette situation. « Quand on est venu, on a trouvé effectivement la dame couchée dans sa chambre, blessée grièvement. On l’a transférée à l’hôpital régional de N’Zérékoré où elle est sous soins intensifs. Alors qu’on menait les enquêtes, les gens sont venus nous informer que Cé Wolokéi Mamy, celui qui a blessé la dame est allé se donner la mort à quelques 50 mètres de son domicile. Pour le moment, nous n’avons pas les renseignements complets sur cette situation. Mais les enquêtes se poursuivent parce que les parents du défunt sont en fuite », a dit l’officier de police.

En attendant que les circonstances du drame ne soient élucidées, la version qui s’est répandue au sein de la population locale est que les époux se sont disputés parce que la femme aurait refusé de se mettre au lit avec son mari. Un refus qui s’expliquerait par le fait qu’elle a subi une intervention chirurgicale qui date d’il y a deux mois. C’est ce qui aurait choqué Cé Wolokéi, l’amenant à administrer plusieurs coups de machette à son épouse avant de se tirer une balle dans la poitrine. Aux dernières nouvelles, l’état de la dame s’est stabilisé à l’hôpital. Et ce samedi matin, les habitants de N’Zao s’apprêtaient à inhumer le défunt Cé Wolokéi. Ce dernier était âgé d’une trentaine d’années et était père de trois enfants.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél. : +224620166816/666890877

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Kindia : les priorités du nouveau procureur, Amadou Diallo

23 novembre 2019 à 15 03 36 113611
Amadou Diallo, procureur entrant de Kindia

Nommé récemment au poste de procureur de la République près le tribunal de première instance de Kindia, Amadou Diallo a pris fonctions hier, vendredi 22 novembre 2019. Peu après la cérémonie de passation de services entre son prédécesseur et lui, le magistrat s’est confié à un correspondant de Guineematin.com dans la préfecture. Il a évoqué sa première priorité qui consiste à organiser des audiences foraines dans la région de Kindia.

« Dans les jours à venir, je m’engage à prendre langue avec ma hiérarchie, notamment le procureur général, l’inspection général et peut être même avec le garde des sceaux afin qu’ils organisent très rapidement les audiences foraines. D’abord à Télimélé, ensuite à Forécariah et enfin à Kindia. Mais à Kindia, ça ne sera pas les audiences foraines. Nous allons, à l’occasion de ces différentes audiences, examiner les dossiers correctionnels mais aussi des dossiers criminels. Ceci est d’un intérêt pratique. Un intérêt pratique d’autant plus qu’il permet de désengorger, de décongestionner les maisons d’arrêt dans le ressort de ma juridiction », a indiqué Amadou Diallo.

A rappeler que l’ancien procureur de Kindia, Mamadou Dian Bora Diallo, est nommé avocat général près de la cour d’appel Conakry.

De Kindia, Mohamed M’Bemba Condé pour Guineematin.com

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Sidya Touré déverse sa colère sur Alpha Condé : un président en fin de mandat qui cherche des foules

23 novembre 2019 à 14 02 35 113511

Le président de l’UFR a présidé l’assemblée générale hebdomadaire de son parti ce samedi, 23 novembre 2019. Sidya Touré a appelé ses militants, sympathisants et l’ensemble du peuple de Guinée à se mobiliser pour répondre aux appels à manifestation du Front national pour la défense de la Constitution. Pour l’ancien Premier ministre, il faudrait que la mobilisation du mardi prochain soit de taille.

Parlant des campagnes menées actuellement à l’intérieur du pays par le président Alpha Condé, Sidya Touré a déploré qu’un chef d’Etat en fin de mandat se mette ainsi à la recherche des foules pour se faire applaudir. L’opposant estime que le chef de l’Etat devrait utiliser le temps qui lui reste à la tête de notre pays pour le travail et non des bains de foule. Le patron de l’UFR a accusé le président de la République de transporter des gens d’une préfecture à une autre, d’une région à une autre pour chercher des images qui le montrent dans la foule.

Par ailleurs, Sidya Touré retrouve que le président humilie la Guinée, au moment où ses homologues sont occupés à travailler pour leurs concitoyens, Alpha Condé leur envoie des images pour dire qu’il est avec son peuple…

A suivre !

Ibrahima Sory Diallo et Foko Millimouno reviendront sur cette assemblée générale de l’UFR

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Opposée au 3ème mandat en Guinée, l’Alliance Nationale Démocratique adhère au FNDC

23 novembre 2019 à 13 01 43 114311

L’Alliance Nationale Patriotique (ANP) a adhéré officiellement au Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). La signature du protocole liant les deux entités s’est faite ce samedi, 23 novembre 2019, au siège de la PCUD, à Conakry, a constaté un reporter que Guineematin.com a dépêché sur place.

Le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) peut à partir de ce samedi, 23 novembre 2019, compter sur l’Alliance Nationale Patriotique (ANP) dans le combat contre le projet de changement de constitution qui pourrait ouvrir la voie à un troisième mandat du président Alpha Condé.

Trouvant légitime la lutte jusque-là menée par les opposants au projet de troisième mandat, l’ANP a décidé de rejoindre le FNDC pour s’opposer au projet de nouvelle constitution.

Boubacar Sylla, coordinateur de l’ANP

Selon Boubacar Sylla, coordinateur national de l’Alliance Nationale Patriotique, « c’est suite à un diagnostic interne que nous avons trouvé qu’on avait les mêmes objectifs. Nous avons jugé- au cours d’une réunion, vu qu’aujourd’hui le FNDC est en train de faire une lutte vraiment responsable- d’harmoniser cette lutte avec l’Alliance Nationale Patriotique. Nous avons décidé en assemblée générale, le 12 novembre dernier, de venir rejoindre le FNDC pour qu’on puisse vraiment coordonner les interventions », a indiqué le coordinateur de l’ANP.

Selon Boubacar Sylla, l’ANP avait déjà adressé un courrier au président de la République pour lui dire leurs préoccupations par rapport à l’ensemble des exactions que le peuple de Guinée a subies de 1958 à nos jours.

« On a trouvé que les 90℅ de ces exactions sont dues à l’effort de l’Etat. Et, nous lui avons dit que nous voulons le rencontrer, mais que nous ne soutenons pas ses velléités pour un troisième mandat, pour ne pas qu’il pense qu’on venait discuter avec lui d’un troisième mandat. Nous avons des préoccupations qui allaient dans le sens vraiment de ramener et de remettre le guinéen dans le droit le plus absolu. C’est vu cela qu’on a dit qu’on ne soutient pas le troisième mandat, qu’on ne soutient pas une révision constitutionnelle qui va permettre au président de s’éterniser au pouvoir. Comme déjà il y a une entité qui a les mêmes objectifs et qui a pris un élan fort sur le pays, nous avons dit qu’il vaut mieux qu’on rejoigne cette entité pour faire la lutte commune. Unis, on devient plus forts ! Donc, c’est pour cela que l’ensemble des membres ont un animent opté pour venir adhérer au FNDC », a justifié Boubacar Sylla.

De son côté, Mamadou Billo Bah, chargé des opérations par intérim du FNDC s’est félicité de cette nouvelle adhésion qui vient d’agrandir les rangs des opposants au projet de nouvelle constitution.

« Depuis le 12 octobre dernier, les grandes figures du Front National pour la Défense de la Constitution croupissent en prison. Vous savez également que depuis qu’on a commencé à mener cette lutte, nous sommes réprimés dans le sang, il y a certains guinéens qui vivent dans la clandestinité dans leur propre pays pour avoir exprimé leur opinion qui est consacrée par les textes de loi de notre pays. Ceux qui pensent qu’ils peuvent étouffer un mouvement qui se régénère par des adhésions massives se trompent. L’adhésion de l’ANP est une preuve éloquente que quel que soit ce que ce gouvernement-là fait, il ne parviendra à aucun cas à faire taire où à étouffer le Front National pour la Défense de la Constitution. Et qu’ils sachent que nous membres du FNDC et tous ceux qui ont adhéré à ces idéaux, c’est-à-dire le peuple souverain de Guinée, sommes déterminés à nous battre au prix de notre sang pour faire en sorte que la Guinée soit un Etat de droit, un État démocratique que nous souhaitons tous. L’arrivée de l’ANP ne ferait que nous réjouir, nous réconforter, nous renforcer davantage », s’est félicité le chargé des opérations par intérim du FNDC.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Justice, entente et paix en Guinée : le message des sages de Mamou à Kassory Fofana

23 novembre 2019 à 13 01 10 111011

« Il ne peut y avoir de paix sans l’entente, sans la cohésion entre les fils de la nation. Et l’entente, la cohésion, ne peuvent pas être effectives sans la justice. S’il n’y a pas de justice, il n’y aura pas d’entente. C’est la justice, l’entente et la paix qui sont la base du développement. Donc, on vous confie l’ensemble des fils et filles de Guinée et on demande au père de la nation de faire en sorte qu’ils arrêtent de s’entre-tuer », a notamment dit Elhadj Mamadou Chérif Barry, secrétaire préfectoral des affaires religieuses de Dalaba, qui a parlé au Premier ministre au nom des sages de la région de Mamou.

Comme annoncé dans nos précédentes dépêches, le Premier ministre guinéen a été reçu hier, vendredi 22 novembre 2019, par les sages de la région de Mamou. La rencontre a eu lieu au domicile de l’ancien inspecteur régional des Affaires religieuses, feu Elhadj Boubacar Barry, fils de l’Almamy du Timbo, dans la commune urbaine. La situation sociopolitique du pays avec les tueries qui ont émaillé les dernières manifestations à Conakry a été l’un des sujets évoqués, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la ville.

Elhadj Mamadou Chérif Barry, secrétaire général des Affaires religieuses de Dalaba

S’exprimant au nom des sages de la région, Elhadj Mamadou Chérif Barry, secrétaire préfectoral des affaires religieuses de Dalaba, a d’abord regretté les manifestations qui ont émaillé la visite du Premier ministre à Labé et l’attaque dont son cortège a été victime dans cette ville. « On a écouté le porte-parole du Premier ministre qui a dit que le Premier ministre a pardonné à ceux qui ont attaqué son cortège à Labé. On lui remercie pour cela parce que c’est comme ça que ça doit se passer entre un père de famille et ses enfants.

Ce qui s’est passé à Labé ne concerne pas que Labé, ça concerne tout le Fouta. C’est comme si cela s’est passé à Dalaba, à Mamou et à Pita. Mais, on est certains que cela n’est pas le comportement des gens de Labé. Les habitants de Labé et du Fouta en général n’ont pas ce genre de comportement. Le Fouta est connu pour être une terre d’hospitalité, une terre où l’étranger est respecté et bien traité. On se joint donc à Elhadj Badrou Bah (le grand imam de Labé, ndlr) et à tous les sages de Labé pour regretter et déplorer cet acte, mais aussi présenter nos excuses au Premier ministre ».

Le leader religieux a ensuite évoqué la crise politique actuelle qui entraîne des manifestations ayant fait déjà une vingtaine de morts. Il a exprimé la préoccupation des sages du Fouta par rapport à cette situation avant d’interpeller le président de la République sur la question. « On dit souvent que la Guinée est une famille et que le président de la République est le père de la nation. Donc, même si le père de la nation n’est pas là puisque son représentant est là, nous avons quelques préoccupations à lui exprimer. Nous qui sommes ses enfants, sommes préoccupés par la situation qui prévaut actuellement dans notre pays.

Lors des régimes précédents, beaucoup de prières qui étaient faites en Guinée c’était pour éviter que des mercenaires, des rebelles venant de l’extérieur n’attaquent notre pays. Toutes les composantes de la nation guinéenne se retrouvaient pour faire ces prières dans l’unité et dans la sincérité. Mais, aujourd’hui, les prières qui sont faites, c’est pour l’entente et la cohésion entre nous-mêmes les fils du pays pour éviter qu’on s’entre-déchire. Cela nous préoccupe à plus d’un titre, et seul le père de la nation peut essuyer nos larmes qui résultent de cette situation. Nous qui sommes là, on ne sait pas exactement ce qui se passe à Conakry. A travers la radio, on entend beaucoup de versions sur les tueries qui sont enregistrées là-bas. Les protagonistes dans la crise actuelle se rejettent la responsabilité de ces tueries, chaque camp accuse l’autre de tuer les gens.

Mais, quand deux enfants d’une même famille se battent, c’est le père de famille qui doit se lever pour les séparer et faire en sorte que leur conflit prenne fin. Nous qui sommes là, nous faisons des prières chaque jour pour la paix en Guinée. Mais, il ne peut y avoir de paix sans l’entente, sans la cohésion entre les fils de la nation. Et l’entente, la cohésion, ne peuvent pas être effectives sans la justice. S’il n’y a pas de justice, il n’y aura pas d’entente. C’est la justice, l’entente et la paix qui sont la base du développement. Donc, on vous confie l’ensemble des fils et filles de Guinée et on demande au père de la nation de faire en sorte qu’ils arrêtent de s’entre-tuer », a plaidé Elhadj Mamadou Chérif Barry.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/657343939

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Campagne pour une nouvelle constitution : Alpha Condé est déjà à Kankan

23 novembre 2019 à 11 11 57 115711

Selon des informations en provenance de Kankan, c’est aux environs de 10 heures que l’avion transportant le chef de l’Etat guinéen, le professeur Alpha Condé, s’est posé à l’aéroport Djankana, une sous-préfecture située à 14 kilomètres de la commune urbaine de Kankan.

A sa descende de l’avion, le président de la République a été accueilli par le gouverneur de Kankan, l’inspecteur général de police Mohamed Gharé, accompagné des autorités préfectorales, communales et d’autres dignitaires du régime.

Après Djankana, le président Alpha Condé devrait aller faire la pose de la première pierre de la nouvelle université Julius Nyerere de Kankan, dans le district de Fadou, relevant de la sous-préfecture de Gbérédou Gbaranama. Le chef de l’Etat reviendra ensuite dans la commune urbaine de Kankan pour présider la finale du tournoi qui porte son nom et qui a mobilisé les sept régions administratives et la zone spéciale de Conakry. Le tout sous fond de campagne déguisée pour un référendum qui lui permettrait de changer la constitution actuelle par une nouvelle qui lui donnerait la possibilité de rester au pouvoir après son deuxième et dernier mandat, en 2020.

A rappeler que plusieurs personnalités ont quitté la capitale guinéenne pour aller attendre le chef de l’Etat dans son bastion politique. Depuis trois jours, Kankan accueille des ministres parmi les plus influents du régime comme le patron de la Défense nationale, Dr. Mohamed Diané, le ministre en charge des Hydraucarbures, Diakaria Koulibaly, celui des Sports, Sanoussy Bantama Sow, de la jeunesse, Mouctar Diallo, du patron de l’Administration du territoire, le Général Boureima Condé…

Nous y reviendront !

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Combat du FNDC, élections législatives, position de l’UPG : Jacques Gbonimy dit tout à Guineematin

23 novembre 2019 à 9 09 45 114511
Jacques Gbonimy, président du parti UPG

L’Union pour le Progrès de la Guinée (UPG), formation politique fondée par feu Jean Marie Doré, se cherche après la guerre de leadership qui l’a minée à un moment donné. Le parti, aujourd’hui dirigé par Jacques Gbonimy, est membre du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) et se réclame de l’opposition.

Dans une interview accordée à deux reporters de Guineematin.com hier, vendredi 22 novembre 2019, monsieur Gbonimy, ancien directeur du département formation et accréditation à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), est revenu sur divers sujets d’actualité nationale : manifestations contre le 3ème mandat, répression meurtrières des opposants au 3ème mandat, élections législatives de février 2020…

Décryptage !

Guineematin.com : quel regard portez-vous sur les manifestations du FNDC contre le projet de nouvelle constitution qui ouvrirait le boulevard à un troisième mandat pour le président Alpha Condé ?

Jacques Gbonimy : les marches, c’est d’abord constitutionnel, et nous avons adhéré au FNDC et aux idéaux de ce mouvement. Nous avons fait partie des deux dernières marches et nous pensons que c’est une obligation parce que nous voyons que les choses ne sont pas bien gérées dans notre pays ; et que cette affaire de constitution n’est pas aujourd’hui à l’ordre du jour malgré que le pouvoir est en train de faire la campagne pour mettre tout le monde dans ce mouvement. Mais, on voit que la population ne croit pas du tout à cette affaire de troisième mandat et de révision constitutionnelle qu’on appelle aujourd’hui changement de la constitution. Nous connaissons quelles sont les conditions qui peuvent amener à un changement de constitution et nous connaissons aussi ce que la loi elle-même recommande, à savoir la révision constitutionnelle. On pouvait comprendre que le président nous demande d’aller à une révision constitutionnelle, s’il n’y avait pas des suspicions de candidature après, pour dire d’aller à changement de constitution et mettre en place une nouvelle constitution pour favoriser un troisième mandat. Nous sommes pour les marches parce que c’est constitutionnel.

Guineematin.com : depuis le début de ces marches anti-3ème mandat en Guinée, plusieurs citoyens ont été tués par balles. Quelle lecture faites-vous de ces tueries dont la paternité est toujours renvoyée aux forces de l’ordre ?

Jacques Gbonimy : c’est regrettable. On a constaté qu’à chaque fois que les marches sont laissées libres, encadrées ou pas même encadrées, quand elles se déroulement librement jusqu’à destination, il n’y a pas de dégâts ; c’est l’exemple du 07 novembre. Les gens ont marché jusqu’au stade malgré le monde qui était dans la rue, malgré la grande mobilisation, il n’y a pas eu de dégâts matériels, ni humains. Et, vous avez constaté que la dernière marche a eu des dégâts humains parce que la marche a été bloquée quelque part et finalement il y a eu des manifestations hors de la marche et toutes les victimes de cette journée ont été touchées en dehors de l’espace de la marche. Je pense que le gouvernement doit constitutionnellement accepter que les gens marchent pour exprimer leur mécontentement ou leur adhésion à leur projet. C’est reconnu par la loi, le gouvernement doit encadrer pour ne pas qu’il y ait des dégâts comme on l’a toujours constaté. La réalité, c’est ça ! Vous avez vu hier (jeudi 21 novembre) à N’Zérékoré combien de milliers de personnes étaient dans la rue ; et, il n’y a pas eu de dégâts humains, ni de dégâts matériels. Si on tente d’empêcher la marche, c’est ce qui amène des problèmes. Donc moi, mon appréciation par rapport à ces marches, c’est de les permettre comme indiqué par la loi et de laisser librement les gens marcher parce que c’est reconnu par la loi et c’est une démarche constitutionnelle.

Guineematin.com : la CENI a annoncé la date du 16 février 2020 pour la tenue des élections législatives. Vous, en tant qu’ancien commissaire de cette institution, pensez-vous que cette date est techniquement tenable ?

Jacques Gbonimy : l’un des avantages de ce chronogramme, c’est le consensus obtenu au sein même de la CENI, c’est-à-dire que 16 commissaires sur 17 ont accepté le projet de chronogramme. Mais, il y a des couacs dans ce chronogramme parce que le nombre de jours accordés à la révision de la liste électorale est insuffisant et tous les délais qu’on accorde aux différentes opérations risquent d’être insuffisants. Une révision qui était prévue pour trois mois, ça devait se faire du 1er octobre au 31 décembre, on a mis ça sur 25 jours. Je crois que ça va être compliqué parce qu’aujourd’hui s’il faut faire passer tout le monde devant la machine et reprendre les nouveaux qui n’étaient pas inscrits, on risque d’être au-delà de ce délai et ça va nous poser des torts ou même un glissement du chronogramme. La date du 16 février 2020 risque de ne pas être tenue et si encore on veut forcer pour aller, ça va être des élections bâclées. C’est pourquoi, il faut, maintenant là, que le dialogue s’instaure entre la mouvance, l’opposition et le gouvernement pour que les choses soient vues et retenues pour ne pas qu’il y ait des quiproquos sur les différents délais, sur les différentes opérations et sur le déroulement même de ce chronogramme. On a besoin de se parler, d’échanger et de retenir l’essentiel pour que tout ce qu’on fait soit plus ou moins consensuel pour qu’il y ait des élections qui seront acceptées au finish par tout le monde qui va participer à ces élections.

Guineematin.com : comment votre parti prépare ces élections législatives sur le terrain ?

Jacques Gbonimy : nous sommes déjà en préparation depuis que nous avons pris le parti. On a essayé de revoir les structures du parti à l’intérieur et même à l’étranger parce que j’ai fait une tournée en Europe. Nous sommes sur pied pour les préparatifs de ces élections législatives bien qu’on ne croit pas à la date du 16 février. Mais, nous sommes en train de nous préparer, une lettre est déjà partie pour demander aux différentes structures de désigner leurs représentants pour la candidature de l’UPG sur la liste nationale et les uninominaux.

Guineematin.com : quelle est la position de l’UPG sur l’échiquier politique ?

Jacques Gbonimy : notre position est claire, anciennement nous étions du centre, au vivant de l’honorable Jean Marie Doré. Mais depuis son décès, le congrès de 2016 à l’unanimité a retenu d’aller à l’opposition à partir des représentants même de l’UPG venus de l’intérieur. Donc, nous sommes de l’opposition ; et, depuis que nous avons pris la tête de ce parti, nous avons repris nos activités au sein de la Convergence de l’Opposition Démocratique (COD). Nous avons adhéré au FNDC pour mener le combat pour la démocratie en République de Guinée. Donc, notre position est sans faille, c’est clair nous sommes de l’opposition et nous sommes membres du FNDC.

Guineematin.com : nous sommes au terme de cet entretien, quel est le dernier mot ?

Jacques Gbonimy : c’est d’inviter et les gouvernants et tout le monde à un dialogue sincère. Parce que ce qui pose problème en Guinée, c’est qu’on a souvent tenu des dialogues, mais l’application des résolutions de ces dialogues-là a posé problème. C’est ce qui fait qu’aujourd’hui on n’a pas pu achever les élections locales. Parce qu’il était question que cela se poursuit jusqu’au niveau des quartiers et jusqu’au niveau régional. On a fait le niveau communal, on s’est arrêté là, on n’a pu mettre en place les chefs de quartiers et les présidents de districts. On n’a pas pu non plus mettre en place les conseillers régionaux. Donc c’est une élection inachevée et aujourd’hui on tend vers les élections législatives avec encore beaucoup de discussions et de suspicions. Ça risque de poser encore des problèmes à l’arrivée. Par rapport à cette question qui préoccupe tout le monde aujourd’hui, je crois que la réponse est avec le chef de l’Etat qui est le président de toutes les institutions, qui est le président du peuple de Guinée, qui est le président de la Guinée elle-même. Cette question de troisième mandat n’est pas possible. Il lui suffit aujourd’hui de dire qu’il n’est pas candidat à la prochaine élection pour que le climat se décrispe et que tout le monde soit dans l’harmonie pour aller à ces élections. Si tel n’est pas le cas, on va être dans les débats inutiles de révision constitutionnelle, de changement de constitution, de troisième mandat qui n’apporte rien à la Guinée, parce qu’il a fini ses deux mandats. On a besoin que l’alternance intervienne dans notre démocratie pour que la paix règne en Guinée, notre pays.

Interview réalisée par Siba Guilavogui et Léon Kolié pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Route Dabola-Kouroussa : Moustapha Naïté sur l’évolution des travaux

23 novembre 2019 à 9 09 41 114111

Le ministre des Travaux Publics poursuit sa tournée sur les chantiers routiers à l’intérieur du pays. Après avoir visité les travaux des voiries urbaines de Labé, Pita et Dalaba, Moustapha Naïté et la délégation qui l’accompagne étaient hier, vendredi 22 novembre 2019, sur le la route Dabola-Kouroussa, en chantier. Et, le ministre a fait un constat satisfaisant sur le terrain, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com sur place.

Sur cette route, le ministre et sa suite ont visité d’abord le lot 1 : Dabola-Cissela, long de 68 kilomètres ; puis le lot 2 : Cissela-Kouroussa, long de 82,94 kilomètres. Des travaux, tous financés par Banque Islamique de Développement. Au niveau du premier lot, le chargé de la mission de contrôle de cette voirie, Fatnassy Rafick, a expliqué que c’est une « route de 68 kilomètres où il y a 80 ouvrages et 3 grands ponts. De 7 mètres, la route sera élargie à 10 mètres avec une épaisseur de 20 centimètres de couche de base et 7 centimètres de bitume pour une durée de vie de 20 ans ».

Après avoir visité le chantier, Moustapha Naïté s’est réjoui de l’état d’avancement des travaux. « On constate que ça évolue très bien. L’entreprise est en train de faire des travaux de déviation. Les plans d’exécution sont déjà soumis à la mission de contrôle qui va très rapidement valider. Nous sommes dans leur chantier où ils sont en train de concasser le granite qui va être utilisé pour une meilleure durabilité de la route. Et aussi la centrale du bitume va être installée bientôt. Je dois dire que globalement le travail se passe bien », a indiqué le ministre des Travaux Publics.

Pour ce qui est du deuxième lot, Daouda Condé, le représentant de l’administration sur le projet Dabola-Kouroussa, a expliqué le niveau d’avancement des travaux sur ce tronçon. « Vu que l’entreprise s’est déployée depuis la signature de son contrat, ils ont commencé les travaux d’installation. Aujourd’hui, ils sont au niveau de décapage c’est-à-dire la libération de l’emprise… Donc aujourd’hui, l’entreprise a commencé les travaux de remblais. On a un problème de planimétrie. La largueur de la route ne vaut pas les 10 mètres, il faut rattraper d’abord les 10 mètres. C’est ce que l’entreprise est en train de faire actuellement. Le projet fait 82,94 kilomètres de Cissela à Kouroussa… Ils ont fait 45 kilomètres de décapage », a-t-il souligné.

A ce niveau aussi, le chef du département des TP, a jugé acceptable l’évolution des travaux. « C’est un projet qui est réalisé par le groupement HENAN Chine et BEGEC qui est une entreprise guinéenne. Dans ce contrat, BEGEC exécute 25% pour les amener à pouvoir compétir sur d’autres projets. Le niveau d’exécution par rapport au délai contractuel est acceptable. Et je suis convaincu que la prochaine visite que nous allons effectuer sur le terrain dans 3 ou 6 mois, on trouvera que les 30 premiers kilomètres ont quand même commencé au niveau de la couche de base avant de recevoir le bitume », a dit le ministre.

Saïdou Hady Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : 620 589 527

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Yalezou (N’zérékoré) : il blesse sa femme et se donne la mort

23 novembre 2019 à 9 09 10 111011

Âgé d’une trentaine d’années et père de trois enfants, Cé Wolokéi Mamy n’aura finalement aucun enfant avec sa deuxième épouse. On raconte d’ailleurs que cette dernière rejette souvent les propositions de son conjoint au lit et que le mari a finalement perdu la vie suite à une dispute née du refus de sa femme de satisfaire à ses pulsions sexuelles.

Dans l’après-midi de ce vendredi, 22 novembre 2019, Guineematin.com a été témoin d’une forte émotion et d’une grande préoccupation dans le district de N’zao, relevant de la sous-préfecture de Yalezou, située à 10 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de N’zérékoré, sur la route nationale N’zérékoré-Lola. Alors qu’il gisait dans un bosquet à cinquante mètres de sa maison, Cé Wolokéi Mamy est accusé d’avoir gravement blessé sa deuxième femme à coups de machette.

Certains voisins ont expliqué au correspondant local de Guineematin.com que c’est aux alentours de 16 heures que le jeune homme aurait proposé à sa femme de se mettre au lit, ce que cette dernière aurait refusé, rappelant qu’elle n’est toujours pas bien rétablie d’une opération chirurgicale qui date de deux mois. Et, c’est dans la chambre conjugale que le mari, hors de lui, aurait blessé son épouse avant de se tirer une balle non loin de là. La blessée a été évacuée d’urgence à l’hôpital régional de N’zérékoré et le défunt sera inhumé dans la journée de ce samedi. La maman du défunt, qui habite la même concession et qui aurait alerté le voisinage, a déjà pris la poudre d’escampette.

Pourtant, on apprend que Cé Wolokéi Mamy n’est pas connu dans les débits de boisson et ne fume pas. Mais, il ne va pas non plus à l’église.

A suivre !

De N’zao, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com
Tél. : +224620166816

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Voiries de Labé, Pita et Dalaba: Moustapha Naïté satisfait du niveau d’exécution des travaux

23 novembre 2019 à 7 07 17 111711

Le ministre des Travaux Publics, Moustapha Naïté, est actuellement en visite de terrain à l’intérieur de la Guinée pour évaluer l’état d’avancement des chantiers en cours d’exécution. La première étape de cette visite a concerné les chantiers des voiries urbaines de Labé, Pita et Dalaba d’une longueur totale de 40,60 kilomètres. Au terme de ce constat qui a pis fin hier, vendredi 22 novembre 2019, Moustapha Naïté s’est dit satisfait du niveau d’avancement des travaux, a constaté sur place Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

Dans son exposé devant les médias, Moustapha Naïté est revenu en détails sur ce qui a été fait sur le terrain. « Comme vous le savez, nous avons lancé les travaux au mois de décembre avec le chef de l’Etat professeur Alpha Condé. Nous sommes venus après la saison des pluies pour faire le constat sur l’avancement des travaux. Je dois dire que nous sommes globalement satisfaits de ce qui a été fait avant la saison des pluies à Labé, Pita et Dalaba. Comme vous le savez, Labé a reçu un contrat de 15 kilomètres, Pita un contrat de 13 kilomètres et Dalaba un contrat de 12, 6 kilomètres. Globalement sur les 3 villes, nous avons la couche de base qui est pratiquement à 50%, c’est-à-dire prête à recevoir le bitume sur les trois villes. Au niveau du revêtement final qui a commencé à Labé, Pita et Dalaba, vous avez environs 15% du revêtement finale. Donc, je dois marquer ma satisfaction quand au démarrage des travaux ici dans les trois villes. Nous allons continuer à travailler davantage avec l’entreprise pour nous assurer que les moyens financiers continuent à venir au moment des décomptes », a dit le ministre des TP.

Pour ce qui est du contrôle de la qualité des travaux, monsieur Naïté a fait savoir qu’il y a une équipe qui s’en occupe. Il a ajouté que la construction des routes dans notre pays obéit à une certaine cadence. « Il y a le terrassement ; quand ca commence, il faudrait que la plateforme soit prête à recevoir, donc à dégager totalement la voie. C’est une première étape. La deuxième étape, c’est faire les couches, les niveaux de base, pour qu’avant de pouvoir recevoir les bitumes en dernière position, pour que quand il pleut, cela n’affecte pas la consistance des travaux. Donc, nous sommes heureux de constater que ces phases sont bien respectées et que le cahier des charges est bien pris en compte dans le cadre de l’exécution des travaux. C’est ce que nous pouvons dire pour les trois villes Dalaba, Pita et Labé », a laissé entende le ministre des TP.

Selon Moustapha Naïté, les travaux réalisés dans ces trois villes du Fouta bénéficient d’un financement du Budget National de Développement (BND).

De son coté, Songoma Yousouf, chef de mission de la voirie Labé, Pita et Dalaba a donné les caractéristiques des voiries de ces 3 villes qui sont les mêmes : une route de 7 mètres de large avec des accotements et cunettes variable de 1 mètre 50 de part et d’autre. La couche de fondation c’est en latérite et le revêtement à 7 cm et quelques poussières.

En outre, Songoma Youssouf s’est également dit satisfait du niveau d’exécution des travaux de terrassement. « Le niveau d’exécution du terassement est satisfaisant. A Pita, le terrassement est à 60%, à Labé on est à 55%, et à Dalaba nous sommes à 48%. Si on fait la sommation des trois villes, c’est ce qui vient à 50% », a-t-il fait remarquer.

En ce qui concerne l’assainissement et le drainage, Songoma Youssouf a dit que Labé est à 17%, cent, Dalaba à 11,50% et Pita à 43%. Alors que le revêtement à 15,38 % à Pita ; 7,38% à Labé ; et 9,12 % à Dalaba. La garantie du bitume est prévue pour 10 ans, précis-t-on.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

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