Télimélé : une zone de traitement des déchets biomédicaux à l’hôpital préfectoral

24 novembre 2019 à 13 01 40 114011

L’hôpital préfectoral de Télimélé a désormais une zone de traitement des déchets biomédicaux. C’est une œuvre de l’organisation panafricaine de lutte pour la santé (OPALS) qui évolue depuis plusieurs années dans la préfecture. Elle a été inaugurée le samedi, 23 novembre 2019, en présence de plusieurs autorités locales et de cadres du ministère de la santé, a constaté le correspondant de Guineematin.com à Télimélé.

Le coût total de la réalisation de ce projet s’élève à environ 470 millions de francs guinéens. Les travaux ont été financés par l’agence française de développement, la mairie de Paris et la fondation sucre et denrées. Cette œuvre vient s’ajouter à beaucoup d’autres actions initiées par l’ONG OPALS en faveur des habitants de Télimélé.

Fabian Olivier, coordinateur de l’ONG OPALS

« Notre organisation a recyclé ou formé certains agents de santé de la préfecture de Télimélé, elle mène aussi des actions de sensibilisation à travers des causeries éducatives, des visites à domicile, des théâtres de rue ou des émissions de radios interactives. Nous avons réalisé des zones à déchets dans six centres de santé de la préfecture. Nous avons le plaisir d’inaugurer aujourd’hui cette zone de traitement des déchets biomédicaux dont l’objectif est de faciliter la gestion et l’élimination des déchets contaminés. L’ensemble des actions menées sur ce projet a coûté près de 470 000 000 de francs guinéens », a déclaré le coordinateur de l’ONG OPALS, Fabian Olivier.

Dr Boubacar Mouminy Diallo, directeur préfectoral de la santé

Dr Boubacar Mouminy Diallo, directeur préfectoral de la santé de Télimélé, s’est réjoui de cette action et a pris l’engagement, au nom de son personnel, de tout mettre en œuvre pour le respect de l’hygiène dans le district sanitaire de Télimélé. « Cette œuvre de l’organisation OPALS ne nous surprend pas. Car cette ONG a réhabilité presque la totalité des centres de santé avant de les équiper et contribue également à la formation du personnel soignant. Nous prenons l’engagement de bien utiliser cette zone de traitement de déchets pour éviter la contamination en milieu hospitalier », a-t-il promis.

Dr Chérif Haidara, directeur de l’hôpital préfectoral de Télimélé

Dr Chérif Haidara, le directeur de l’hôpital préfectoral de Télimélé, n’a pas manqué aussi d’exprimer sa satisfaction suite à la mise en place de cette zone de traitement des déchets biomédicaux. « Lorsque j’étais nouvellement venu, j’ai vu que l’une des priorités était l’électrification de l’hôpital, ensuite la disponibilisation continue en médicaments et l’adduction d’eau. Dieu faisant bien les choses, avec OPALS nous venons d’obtenir cette zone de traitement des déchets biomédicaux. Nous sommes ravis et comptons l’utiliser pour le bien-être des citoyens », a-t-il dit.

Dr Sékou Ditinn Cissé, chef section établissements hospitaliers et soins au ministère de la santé

Egalement présent à cette cérémonie, Dr Sékou Ditinn Cissé, chef section établissements hospitaliers et soins au ministère de la santé, a indiqué que « l’amélioration continue de la qualité des prestations est une des premières priorités définies dans la politique nationale de la santé. Dans ce domaine, il est à reconnaître que la gestion des déchets hospitaliers constitue encore le maillon faible dans toutes nos structures sanitaires, et Télimélé ne fait pas exception à cette règle. Nous exhortons donc tous les personnels à s’impliquer pleinement dans la gestion des déchets que vous allez produire au quotidien. C’est le lieu de remercier vivement OPALS pour son assistance technique et financière continue qui constitue un modèle à saluer ».

Cette zone de traitement des déchets est composé d’un bâtiment réhabilité par OPALS où se situe l’incinérateur électrique qui permet de brûler à très haute température les déchets piquants, tranchants ou coupants. Un incinérateur qui permet de brûler les déchets pouvant être contaminés par le sang ou les fluides organiques ; deux fosses à verre surmontées d’un appareil à broyage qui permet de réduire en poudre les flacons ; trois fosses à cendre et une fosse à déchets organiques.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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Kankan : Alpha Condé pose la première pierre d’une nouvelle université

24 novembre 2019 à 12 12 43 114311

A l’occasion de sa visite dans la capitale de la Haute Guinée, le président Alpha Condé a procédé à la pose de la première de la nouvelle université de Kankan. Cette institution d’enseignement supérieur sera construite à Saramakö, un secteur du district Fadou dans la sous-préfecture de Gbérédou Baranama, à une quinzaine de kilomètres de la commune urbaine de Kankan.

Selon un reporter de Guineematin.com, c’est au terme de sa réception grandiose au stade M’Balou Mady Diakité de Kankan le samedi, 23 novembre 2019, que le chef de l’État a mis cap sur le site devant abriter l’université moderne de Kankan. La cérémonie de pose de la première a eu lieu en début de soirée en présence de plusieurs membres du gouvernements et d’autres cadres de l’administration ainsi que les populations locales.

A cette occasion, Abdoulaye Yéro Baldé, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, a présenté le projet de cette nouvelle université. « Ce projet fait partie de notre programme de construction et de réhabilitation de nos universités et centres de recherche initié depuis quelques années par le chef de l’État. Cette extension qui permettra d’accroitre la capacité d’accueil et de moderniser les installations comportera à terme, sur ce site de 225 hectares :

Une zone d’enseignement avec des laboratoires pour une capacité d’accueil estimée à plus de 18.000 places dans un premier temps, une zone de recherche de 4 blocs, une zone administrative, un centre commercial et culturel, une zone d’hébergement pour étudiants et enseignants, un restaurant universitaire… , une zone sportive avec tous les équipements nécessaires et une piscine olympique, une zone technopole avec des entreprises d’incubateur », a indiqué le ministre.

Après avoir procédé au lancement officiel du projet sur le terrain, le président Alpha Condé a souligné la nécessité de promouvoir la formation de la jeunesse guinéenne. « Il est nécessaire de maîtriser le savoir. Car si la jeunesse guinéenne ne maîtrise pas le savoir, elle ne sera pas au rendez-vous du monde moderne. C’est pourquoi nous voulons au-delà des fibres optiques qui permettent aujourd’hui d’avoir accès à l’internet, d’avoir dans votre université tous les incubateurs qui vous permettront d’être vos propres patrons, nous espérons que beaucoup de jeunes, sortis de cette université, pourront créer leur propre startup afin de faire avancer la Guinée dans le domaine de la nouvelle technologie », a dit le président de la République.

A noter que cette université moderne devrait abriter 16 facultés dont 14 construites par le gouvernement guinéen, pour une capacité d’accueil de 20.000 étudiants. L’entreprise TBEA, en charge de l’exécution du projet, espère achever les travaux dans moins de deux ans.

Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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République de Guinée : nous tournons en rond

24 novembre 2019 à 11 11 39 113911

Par Alghassimou Diallo : Ce que je pense

Alghassimou Diallo

Je suis un fervent partisan du renouvellement de la classe politique en Guinée. En effet, la plupart des Hommes & Femmes qui occupent et animent l’arène politique nationale d’aujourd’hui n’ont ni les compétences, ni l’intégrité, ni la crédibilité encore moins le patriotisme nécessaires au pilotage des affaires courantes de la République.

En majorité, ils ont tous participé d’une manière ou d’une autre à la gestion calamiteuse du pays. Excepté quelques nouvelles figures, c’est un éternel recyclage. Certains d’entre eux sont les pires produits des systèmes politiques et administratifs qui se sont succédé de l’indépendance du pays à nos jours. Ils ont alterné Pouvoir et Opposition selon les régimes mais sans jamais avoir quitté l’arène publique. Y’en a marre à recycler les mêmes avec des résultats toujours de plus en plus chaotiques.

Malgré cette situation, disons clairement que contrairement à l’ultime argumentation trouvée par le Président Alpha Condé consistant à dire qu’il ne laissera pas le pays dans les mains de BANDITS, ce n’est pas à lui de NOUS choisir son successeur à la PRÉSIDENCE de la République.

En sa qualité de Président en fin de mandat avec un bilan économique, politique et social catastrophique, ce que nous attendons de lui, c’est le respect des principes démocratiques et surtout l’organisation d’une élection présidentielle libre, transparente et crédible.

C’est aux citoyens de décider, à travers leur vote, de choisir objectivement (choix d’un candidat sur la base de son passé et surtout de son programme de société) ou subjectivement (choix basé sur l’ethnie, la région ou la proximité avec le candidat) un Président pour succéder à Alpha Condé.

La situation actuelle du pays est certes très très préoccupante en ce sens qu’elle suscite beaucoup d’inquiétudes quant à la transition pacifique et démocratique du pouvoir, mais aucune situation ne justifierait le fait que Alpha Condé se donne le droit « d’imposer » aux guinéens un choix en excluant des Hommes et des Femmes au prétexte qu’ils avaient mal géré le pays par le passé.

S’il tient à éclaircir l’opinion publique nationale et internationale sur une prétendue gestion chaotique du pays par ses adversaires actuels, qu’il nous montre alors les RAPPORTS D’AUDIT que son administration aurait commandités dans ce sens.

Je voudrais terminer par préciser qu’en ma qualité de simple citoyen sans aucune appartenance politique actuelle, effectuer un choix parmi les éventuels/potentiels candidats actuels est très compliqué en ce sens que ni les raisonnements citoyens, ni les interpellations des institutions républicaines encore moins les investigations des médias ne permettent aux citoyens de choisir telle ou telle formation politique sur la base de critères objectifs. Le débat politique Guinéen est essentiellement focalisé sur des déterminants totalement subjectifs : ethnie, région, positionnement (mouvance ou opposition)…

Je suis certes pleinement engagé dans la lutte actuelle que mène le FNDC pour barrer la route à toute volonté de tripatouiller l’actuelle constitution ou de maintien au pouvoir de l’actuel président après son second et dernier mandat mais je reste très inquiet quant à l’obtention d’un nouveau régime susceptible de répondre aux aspirations démocratiques du peuple de Guinée. J’ai l’impression que toutes les énergies sont focalisées à chasser le régime et qu’aucun effort n’est tourné vers la nécessité d’obtenir une gouvernance capable de répondre aux préoccupations du peuple en termes de justice et de développement.

Que Dieu protège et bénisse la Guinée et les Guinéens.

Algassimou DIALLO

Membre du FNDC

Observateur de la scène politique nationale

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Nuit du conte : la 1ère édition aura lieu le 20 décembre à Conakry

24 novembre 2019 à 11 11 11 111111

Le 20 décembre 2019, la capitale guinéenne va vibrer au rythme du conte, une partie importante de la culture guinéenne, mais qui est en train de disparaître au fil du temps. C’est justement pour redonner au conte sa valeur d’antan que la structure A Conakry Management Agency et l’association culturelle Koumakan ont décidé d’organiser un événement dénommé « La grande nuit du conte » à Conakry. La première édition aura lieu au jardin de l’hôtel Millenium et mobilisera plusieurs conteurs guinéens et étrangers, a appris Guineematin.com des organisateurs.

Moussa Doumbouya, alias petit tonton

C’est le célèbre conteur guinéen, Moussa Doumbouya, alias petit tonton, qui est le porteur de ce projet. Selon lui, l’initiative est venue d’un autre grand conteur sénégalais. « La nuit du conte, l’idée est partie d’une rencontre entre trois conteurs, c’est-à-dire Dr Massamba Gueye du Sénégal, KPG (conteur du Burkina-Faso) et petit tonton, moi-même, autour d’une table pendant une discussion à Dakar. Et donc, le grand frère Massamba nous a recommandé cet événement qui sera une sorte de caravane dans les prochaines années qui va circuler dans plusieurs villes de plusieurs pays en Afrique de l’ouest.

Donc, on a senti le besoin et la nécessité d’avoir un rendez-vous autour du conte qui est une des valeurs sûres de nos sociétés traditionnelles africaines », a-t-il expliqué, ajoutant que les attentes « sont qu’à partir de là, les gens commencent à introduire la culture du conte, c’est-à-dire même conter une histoire pour les enfants avant d’aller dormir mais aussi d’aller voir des spectacles de conte », a souligné l’artiste guinéen, médaillé aux jeux de la francophonie de 2017, dans la catégorie conte.

Les organisateurs annoncent que cette grande cérémonie culturelle va être rehaussée de la présence de trois grands conteurs professionnels africains et de plusieurs conteurs guinéens qui vont se succéder sur scène. Il y aura la présence d’artistes chanteurs guinéens qui viendront mettre la cerise sur le gâteau. « Il s’agit notamment de Manamba Kanté qui n’est pas un choix du hasard. Elle est une personne avec laquelle je travaille beaucoup ; mais au-delà, elle est Kanté. Et les Kantés dans les traditions Mandingues, ce sont les détenteurs de nos secrets traditionnels.

Donc, organiser une nuit comme ça sans inviter une personne qui vient de la forge, ce serait passer à côté de la plaque. En plus de Manamba Kanté, on aura Sira Condé qui est une cantatrice en sa manière. Toutes les deux viendront nous chanter les histoires de nos royaumes et de nos empires d’antan. Et puis, il aura Soul Bang’s aussi avec qui je travaille et qui a ce talent de raconter les histoires d’antan. En plus du spectacle, nous proposerons un buffet traditionnel qui sera proposé par un de nos partenaires », a indiqué petit tonton.

Xénophane Canteaut, directeur du développement de Guinée Games

Parmi les partenaires justement qui accompagnent cette initiative, figure la société de jeux Guinée Games. « Notre société a toujours été un grand accompagnateur des projets sportifs, des projets culturels. Il y a une période où on a un peu arrêté, on a retravaillé certaines choses et depuis un certain temps, vous n’êtes pas sans savoir qu’on est en train de reprendre justement l’accompagnement des projets culturels, mais des projets culturels sur toutes les formes.

Parce qu’en Guinée il y a la musique, mais ce n’est pas toutes les cultures guinéennes. Le conte est en mon sens le socle de la culture guinéenne. Bref, pour nous en tant qu’entreprise citoyenne, il est de notre devoir d’accompagner ce type de projet parce que ce sont des projets novateurs, des projets qui reposent sur une structure qui est professionnelle et qui ont besoin aujourd’hui en Guinée de se développer », a déclaré Xénophane Canteaut, directeur du développement de Guinée Games.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Alpha Condé à Kankan

24 novembre 2019 à 10 10 50 115011

Le compte rendu du Bureau de presse de la présidence de la République : Kankan, 23 novembre 2019 – Comme annoncé, le Président de la République, le Pr. Alpha Condé, est arrivé à Kankan ce samedi 23 novembre 2019 pour conférer avec les populations de cette Préfecture sur les projets de développement entrepris en faveur de cette localité.

C’est à 9 heures 40 minutes que l’avion présidentiel a atterri à l’aéroport de Kankan où le Chef de l’Etat a été accueilli par les autorités politiques et administratives du Nabaya. Ensuite, une foule nombreuse qui a pris d’assaut l’aéroport, a accompagné le Président de la République sur une distance de 15 Km jusqu’au stade Mbalou Mady Diakité de la ville.

Durant le parcours, les deux côtés de la route étaient bondés de personnes aux couleurs de l’arc-en-ciel pour ovationner le Président Alpha Condé. Avec l’ampleur de la mobilisation, le cortège présidentiel a été plusieurs fois bloqué par une population immense et très engagée pour exprimer sa joie au Président de la République. A travers cet acte, les populations de Kankan ont voulu manifester leur profonde reconnaissance au Chef de l’Etat pour les actions de développement que le pays a enregistrées ces dernières années.

Arrivé au stade préfectoral plein à craquer, le Chef de l’Etat a été accueilli par une ambiance festive avec de brillantes prestations des artistes qui ont émerveillé le public.

Le maire de la Commune urbaine de Kankan, Mory Diakité, a indiqué que cette forte mobilisation des populations dénote du rythme de développement que cette Préfecture n’a jamais connu mais qui est effectif grâce au Président Alpha Condé. C’est pourquoi, il a rassuré que les populations de Nabaya restent fidèles au programme de développement du Président Alpha Condé et soutiennent le projet de nouvelle constitution qui fait actuellement débat.

Hadja Kouraba Sano, au nom des femmes de Kankan et Lancei Diakité, le porte-parole des jeunes, ont tour à tour salué les actes posés par le Chef de l’Etat en faveur des couches féminine et juvénile de cette Préfecture avant d’exprimer leur total soutien au projet de nouvelle constitution.

Le porte-parole de la CODENOC (Coalition Démocratique pour une Nouvelle Constitution), Alhousseiny Makanera Kakè, a précisé que l’établissement de la Nouvelle Constitution permettra de préserver les acquis du Président de la République.

Le Président Alpha Condé, pour sa part, a tout d’abord remercié les populations de Kankan pour cette forte mobilisation, avant de préciser que « ceux qui réclament le courant électrique seront bientôt surpris ». Le Président Alpha Condé a fait savoir qu’en 10 ans, la Guinée a avancé malgré les deux ans difficiles d’Ebola. Il a par ailleurs invité les populations à se départir des slogans de « ceux qui veulent faire revenir la Guinée en arrière ».

Poursuivant, le Président Alpha Condé a signalé que le projet Simandou, à partir de Kérouané, va mettre les rails de cette Préfecture jusqu’à Forécariah en passant par Nzérékoré pour le transport des minerais de fer. Mais, aussi, le transport des personnes et de leurs biens.

Le Chef de l’Etat a également indiqué qu’à sa venue au pouvoir, il n’y avait pas de routes et cela n’est pas dû au Président Lansana Conté, mais à ses ministres qui ont mal géré le pays.

Le Professeur Alpha Condé a aussi annoncé le projet de pisciculture à Kankankoura pour permettre aux femmes de Kankan de s’approvisionner en poissons sans évidemment oublier l’élevage des poules.

Dans le même sillage de développement, le Président de la République a signalé que les régions du pays seront dotées de centres hospitalo-universitaires afin d’éviter les évacuations sanitaires à l’Extérieur. En même temps, il a signalé qu’avec l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations prévue prochainement en Guinée, nous aurons des stades modernes et une équipe nationale qui vont faire à nouveau du pays une grande nation de football.

Pour le Président Alpha Condé, l’avenir de la Guinée dépendra des Guinéens. Il a dans ce cadre invité les Guinéens à l’unité et s’affranchir des personnes sans programmes réels pour le pays, et qui ne veulent créer que le chaos.

Pour ainsi dire, il a réitéré que la meilleure force doit résider dans le choc des idées.

Après le stade, le Président de la République, en compagnie de la Première Dame, Mme Condé Djénè Kaba, s’est rendu au District Fadou, dans la Sous-préfecture de Gbérédou, où il a procédé à la pose de la première pierre des travaux d’extension de l’Université de Kankan. Dans ce projet, c’est 225 hectares qui vont être aménagés sur financement du Gouvernement et la société chinoise TBEA Group. Nous y reviendrons.

Par le Bureau de Presse de la Présidence

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Guinée : 25 milliards pour la construction de logements sociaux

24 novembre 2019 à 9 09 27 112711

Sur les 26 mille 730,7 milliards de Francs Guinéens que le Gouvernement prévoit de dépenser l’année prochaine, 25 milliards sont prévus pour la construction de logements sociaux en faveur des agents de santé et les enseignants. Et, c’est le budget national qui devrait payer la facture, via l’Agence de Financement des Logements (AGUIFIL), a-t-on appris à l’Assemblée nationale.

Le 18 novembre dernier, les ministres qui sont membres du pool économique et financier de l’Etat étaient devant les députés pour présenter le Projet de Loi de Finances Initiale 2020 (PLFI 2020). Mamady Camara (ministre de l’Economie et des Finances), Ismaël Dioubaté (ministre du Budget), Hadja Mama Kanny Diallo (ministre du Plan et du Développement Economique), et Dr Lounceny Nabé (Gouverneur de la Banque Centrale), se sont succédé au parloir. Tour à tour, ces décideurs guinéens ont donné les grandes lignes du projet de budget de 2020 et la politique monétaire du pays, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a suivi les travaux.

Il ressort de ces différentes communications que le budget de l’Etat pour l’année 2020 sera marqué par une augmentation aussi bien des recettes de l’Etat (par rapport à la Loi de Finances Rectificative 2019) que des dépenses.

Selon les informations confiées au reporter de Guineematin.com, les recettes de l’Etat sont estimées à 21 mille 706, 2 milliards de Francs Guinéens, alors que les prévisions en termes de dépenses sont de l’ordre de 26 mille 730,7 milliards de Francs Guinéens, avec un gap de 5 mille 024,5 mille milliards de francs guinéens. Quant au budget d’investissement, il est évalué à 9 mille 478 milliards de francs guinéens.

Cette dernière tranche, représentant 35,5 % des dépenses totales et 7 % du Produit Intérieur Brut (PIB), sera financée à hauteur de 72,2 % par les ressources extérieures et seulement 27,8% de ressources intérieures de l’Etat. Parlant des ressources extérieures, appelées aussi FINEX (Financement Extérieur), les membres du gouvernement ont fait savoir que ce montant sera mobilisé à travers les dons pour 17, 3% et les prêts pour 82,7%.

Dans ce budget, apprend-on, il est mis un accent particulier sur les fonctions affaires économiques, services généraux, administrations publiques, logements et équipements collectifs, enseignement, défense, protection sociale et santé, qui absorbent 94,45 % des dépenses de l’Etat en 2020.

Selon le ministre du budget, les fonctions affaires économiques prendront 30,6% du budget de l’Etat et seront orientés vers les secteurs de développement rural (Agriculture, Elevage et Pêche).

Les services généraux vont être financés à hauteur de 38,4% du budget de l’Etat. L’argument avancé est le renforcement de la démocratie et de l’Etat de Droit par le relèvement des dépenses régaliennes pour les ministères de la Justice, de l’Administration du Territoire ainsi que des Institutions Républicaines, notamment la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI). Cette dernière, bénéficiera d’un budget de 14% de plus qu’en 2019.

Par ailleurs, l’on apprend que le budget de l’Enseignement passera de 13,1% en 2019 à 15,8 % en 2020. Un accent sera mis sur la construction, l’extension, la rénovation et l’équipement des infrastructures socio-éducatives en vue d’améliorer le système éducatif guinéen.

La santé obtiendra 8,02% des 26 mille milliards. Tandis que les infrastructures, notamment les Travaux Publics prendront le quart du budget d’investissement (25,6%) soit 2 mille 567,7 milliards de francs. Et quatre projets, lancés certains en 2018, d’autres en 2019 sont dans le programme. C’est le cas de la reconstruction de la route nationale Coyah-Dabola, de la route Boké-Québo, du tronçon Coyah-Farmoriah ou de Gueckédou-Kondembadou et des voiries urbaines dans de nombreuses villes de l’intérieur et de la capitale Conakry.

L’énergie et les mines sont aussi annoncées pour une enveloppe de 3 mille 138 milliards de francs. Selon Hadja Mama Kanny Diallo, Ministère du Plan et du Développement Economique, cet investissement est destiné à l’aménagement des barrages hydroélectriques de Sambagalou et de Fomi, des mini centrales et la poursuite des travaux de réhabilitation et d’extension des réseaux électriques à Conakry et dans les villes de l’intérieur. L’interconnexion électrique sous régionale occupe une place de choix, a annoncé la ministre du Plan. A noter que 2 401 milliards de FG des dépenses seront en faveur de la société Electricité de Guinée (EDG).

Pour 2020, le gouvernement annonce un financement de 9,3% pour le secteur social, soit 936,7 milliards de francs guinéens.

Le gouvernement soutient qu’en 2020, les communes de l’intérieur du pays vont bénéficier de 15% des revenus miniers dans le cadre du Fonds National de Développement local (FODEL). Un montant de 541 milliards de FG pour 2020. Pour la 1ère fois, les communes de Conakry seront dotées d’un fonds d’affectation spéciale de 200,8 milliards de FG dans le cadre de l’amélioration du cadre de vie à de la capitale guinéenne à travers le Fonds de Développement des Communes de Conakry (FODECON).

Dans la même lancée, le gouvernement a annoncé la création de l’Agence Nationale d’Inclusion Economique et Sociale (ANIES) pour lutter contre la pauvreté et créer la prospérité dans le pays. Elle aura une enveloppe de 130 milliards de francs et sera appuyée par une autre structure, le Registre Social Unifié, pour une enveloppe de 37,81 milliards de FG.

Les artistes et les footballeurs ne seront pas en reste. Les anciennes gloires de la Culture et du Sport bénéficieront de 4,5 milliards de francs guinéens en 2020, a expliqué Ismaël Dioubaté.

Il est également prévu la construction de logements sociaux pour les agents de santé et les enseignants, financés par le budget national à travers l’Agence de Financement des Logements (AGUIFIL) à hauteur de 25 milliards de francs guinéens.

Toutefois, ces projections reposent sur des engagements macroéconomiques portant sur un taux de croissance de 6,3%, un taux d’inflation de 8,3% et un taux de pression fiscale de 13,5%.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél. : 628 08 98 45

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Conakry : ce que la coordination Haali Pular et son homologue du Mandingue se sont dits

24 novembre 2019 à 1 01 03 110311

La coordination nationale des Foulbhé et Haali Pular de Guinée continue sa tournée de prise de contact et de concertation avec les autres coordinations de notre pays. C’est dans cette dynamique qu’une importante délégation de ladite coordination a rencontré la coordination Mandingue dans la journée d’hier, samedi 23 novembre 2019, à Gbessia, dans la commune de Matoto. Des sujets relatifs à l’actualité nationale ont été débattus, sans langue de bois, dans une atmosphère très détendue, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après avoir rencontré la coordination de la Guinée Forestière et celle de la Basse Côte, la coordination nationale des Foulbhé et Haali Pular a rendu une visite de courtoisie ce samedi à son homologue Mandingue.

Après les présentations et les souhaits de bienvenue, l’honneur est revenu au président de la coordination nationale des Foulbhé et Haali Pular de Guinée de prendre la parole. Elhadj Ousmane Fatako Baldé a mis l’accent sur sa préoccupation actuelle, à savoir la dérive du pouvoir, avant d’inviter toutes les coordinations à prendre leurs responsabilités.

« Le vent qui souffle en ce moment en Guinée nécessite que les quatre coordinations de la Guinée se retrouvent en vue d’y faire face. Présentement, nous avons un problème entre le gouvernement et la population. Le gouvernement est entrain d’agir contre la commune de Ratoma, en y commettant des assassinats, des arrestations arbitraires, des traitements inhumains et dégradants, des injures. Tout ceci se passe au vu et au su de toutes les coordinations. Si des choses de ce genre se produisent sans que nous, qui avons en commun ce pays, nous nous retrouvions, on n’aurait pas pris nos responsabilités. Puisque, la roue tourne, ça peut quitter Ratoma pour aller ailleurs. Ce n’est pas ce que nous voulons. Ce que nous voulons, c’est la paix sociale et le développement de la Guinée ».

Par ailleurs, Elhadj Baldé a rappelé qu’au lendemain des interventions meurtrières des agents des forces de l’ordre dans la commune de Ratoma, la coordination a rencontré les autorités pour de telles atrocités cessent et que les auteurs soient punis. « Nous avons déjà rencontré le Premier ministre pour lui demander pourquoi on ne tue qu’une seule famille en Guinée. Je lui ai dit qu’il préparait un génocide en agissant ainsi. Nous avons également rencontré le ministre de la Justice, Dr Mohamed Lamine Fofana, pour lui dire la même chose ».

Après avoir écouté attentivement le discours et apprécié le franc-parler d’Elhadj Ousmane Baldé, la coordination Mandingue a dit partager la préoccupation de ses hôtes. Par la voix de leur porte-parole, Elhadj Morlaye Kourouma, les sages du Mandingue ont rappelé l’histoire des relatons entre le Fouta et le Mandingue, de la période des royaumes et empires jusqu’à un passé récent.

« Nous avons la responsabilité d’agir face aux problèmes qui se produisent à notre temps. Sinon, nous serons jugés par l’histoire parce que ça s’est produit à notre époque. Notre première préoccupation à la coordination Mandingue, c’est de conserver l’unité entre les fils et filles de Guinée. En écoutant votre message, on se rend compte qu’on a les mêmes préoccupations et nous nous battons pour que la paix règne en Guinée, pour qu’il y ait l’entente. Il ne faut qu’on n’ait pas peur de se dire la vérité, c’est une obligation. Comme ça après nous, les gens diront du bien de nous », a laissé entendre Elhadj Morlaye Kourouma.

En outre, le porte-parole de la coordination Mandingue a dit que les guinéens sont condamnés à vivre ensemble. Selon lui, cela passe par la vérité qui doit être dite aux gouvernants et à ceux qui aspirent à gouverner la Guinée. « Nous tous qui sommes ici, c’est nous qui devons aider le gouvernement, en disant la vérité au gouvernement et à ceux qui cherchent à gouverner. On doit leur dire ce qu’il faut, ce qui doit être fait et ce qui ne doit pas être fait. C’est une obligation de dire la vérité à son époque. Même si tu ne gagne rien, si tu as la confiance, tu auras tout eu. Ce que le Fouta a dit est bien dit. Toutes les coordinations (Basse Côte, Fouta, Mandingue et Forêt), on doit se battre pour que l’entente règne entre les fils et filles de Guinée ».

Avant de se quitter, les deux parties ont promis de se retrouver à chaque fois que la nécessité se présente pour parler de la Guinée et de la cohésion sociale.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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