Pathé Barry : ce manifestant handicapé qui attire les attentions et suscite de la sympathie

8 novembre 2019 à 22 10 24 112411

Jusque-là peu ou pas connu du grand public, Oumar Pathé Barry est un jeune très engagé dans les combats citoyens. Depuis quelques temps, ce jeune dynamique d’une vingtaine d’années participe aux manifestations sociopolitiques qui se tiennent à Conakry. Malgré sa condition d’handicapé, Oumar Pathé Barry bat le pavé à chaque fois que les circonstances l’exigent. Et, depuis hier (jeudi), il se trouve sous les feux des projecteurs. Comme un rayon de soleil de midi, sa participation à l’acte III du front national pour la défense de la constitution (qui proteste contre un troisième mandat du président Alpha Condé en Guinée), l’a révélé au grand jour. Avec les opposants au projet de nouvelle constitution en Guinée, Oumar Pathé Barry a parcouru les onze kilomètres qui séparent la Tannerie de l’esplanade du stade du 28 septembre.

Mais, qui est ce jeune qui suscite tant d’intérêt depuis ce 07 novembre 2019 ?

Oumar Pathé Barry est originaire du district de Ley-Legguel, sous-préfecture de Sarékaly, préfecture de Télimélé. Il est âgé de 27 ans et titulaire d’un diplôme de licence en gestion des ressources humaines. Il est orphelin de père (depuis quelques semaines) et membre d’une famille de huit enfants. Il est sans emploi ; et, dans la vie active, c’est un homme effacé. C’est aussi un handicapé qui ne peut marcher qu’en s’appuyant sur deux béquilles.

« Mon handicap est lié aux évènements du 28 septembre 2009 à Conakry. Je revenais de chez un ami à la Tannerie. A mon arrivée à Cosa, un groupe de militaires est venu sur les lieux. Ils ont tiré sur moi au niveau du genou gauche. Avec cette blessure, je suis resté deux jours à la maison. Je n’ai pas pu aller très tôt à l’hôpital, parce que les militaires étaient en train de rechercher les gens dans les quartiers. Donc, c’est après deux jours que je suis allé à l’hôpital Donka où les médecins ont dit que ma blessure était grave. Et, ils ont alors suggéré qu’on ampute le pied », a expliqué Oumar Pathé Barry, dans un entretien qu’il a accordé à un reporter de Guineematin.com ce vendredi, 08 novembre 2019.

Alors qu’il faisait la 9ème année, ce jeune perd sa jambe gauche. Et, par ricochet, il a fait son entrée dans le cercle des hommes à trois pieds. Mais, loin de se lamenter sur sa condition d’handicapé, Oumar Pathé a su mener ses études à bon port. Il a respectivement affronté le BEPC (brevet d’études du premier cycle) et le baccalauréat unique. Et, avec succès, il a franchi ces obstacles (qui coûtent des années d’effort à de nombreux jeunes de sa génération) pour faire des études supérieures.

Contrairement à de nombreux handicapés (qui ont réduit leur vie à la mendicité), Pathé Barry a eu le courage de prendre son destin en main. Au lieu de tendre la main, il a ouvert un petit kiosque de transfert de crédit. Il n’est pas dans le Top 10 des meilleurs entrepreneurs, mais son revenu l’aide à satisfaire à ses quelques besoins.

A 27 ans, Oumar est encore célibataire. Et, depuis cinq ans, il participe, dans l’ombre, aux différentes manifestations sociopolitiques enregistrées à Conakry. Sa conviction, c’est la lutte pour le respect de la loi et des droits reconnus aux citoyens pour une Guinée unie et prospère. « Ça a fait cinq ans maintenant que je participe aux manifestations. Mais, je ne prends pas part à toutes les manifestations. Quand les organisateurs et les autorités ne s’entendent pas sur la tenue d’une marche, je ne sors pas. Car, vous savez ce qui se passe généralement. Et, je ne peux pas risquer ma vie comme ça. Mais, si c’est autorisé, j’y participe », a-t-il laissé entendre, tout en précisant qu’il avait pris part en début de cette semaine, à l’enterrement des onze victimes des manifestations du FNDC.

Comme à ses habitudes, il était ce jeudi dans les rues de Conakry. Il faisait partie de cette marée humaine qui a battu le pavé ce 07 novembre 2019, pour protester contre un 3ème mandat en Guinée. Avec détermination, Oumar Pathé Barry a parcouru le trajet de onze kilomètres qui sépare la Tannerie (point de ralliement des marcheurs) à l’esplanade du stade du 28 septembre (point de chute de la marche).

Et, sans s’y attendre, sa participation à l’acte III du front national pour la défense de la constitution l’a révélé au grand jour. Il a été admiré, galvanisé, adulé par les marcheurs. Sans le vouloir, il a suscité de l’intérêt chez certains journalistes qui étaient à la Tannerie. Ces photos ont fait le tour sur les réseaux sociaux. Et, les internautes n’ont pas tari d’éloges. « C’est le héros du jour », commente Abou-Bakr Bocar Sow sur la page facebook officielle de Guineematin.com, où quelques photos de ce jeune handicapé ont été affichées.

« Je tire mon chapeau pour le courage et la détermination de cet homme », écrit Saliou Fadiga. « Un vrai patriote », renchéri Paykoun Koudel. « Ce monsieur me rend fier », enchaine Mamadou Korka Bah.

Dans cette foulée des réactions, une action citoyenne de levée de fonds a été initiée par madame Fatou Baldé. Une action qui a, en moins de 24 heures, permis de collecter deux millions deux cent mille (2 200 000) francs guinéens en faveur de Pathé Barry.

« On continue la collecte ; et, on espère que les bonnes volontés vont réagir. On doit l’envoyer voir un orthopédiste qui va l’examiner et déterminer la prothèse qui pourrait lui convenir. Si ça ne va pas ici (en Guinée), on espère qu’il y aura suffisamment d’argent pour l’évacuer à l’extérieur. On s’est un peu renseigné. Et, les prothèses coûtent entre 350 et 3 500 euros, selon la qualité de la prothèse et le niveau d’amputation du pied. Mais, il y a aussi une rééducation pour lui permettre de marcher avec la prothèse », a expliqué au téléphone de Guineematin.com madame Fatou Baldé.

Déterminé à mener un combat citoyen contre un pouvoir à vie en République de Guinée, Oumar Pathé Barry estime que la lutte du FNDC est l’affaire de tous les Guinéens.

« Ce combat n’est pas pour un seul individu. C’est un combat pour tous les Guinéens. Et, c’est un combat noble. C’est pourquoi, je demande aux gens de sortir pour défendre notre constitution », a-t-il confié lors de l’entretien qu’il nous a accordé.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Bah Oury sur sa participation à la marche du FNDC : « la situation a évolué »

8 novembre 2019 à 18 06 01 110111

Comme annoncé précédemment, Bah Oury a surpris plus d’un observateur en prenant part à la manifestation organisée par le FNDC hier, jeudi 07 novembre 2019, à Conakry. Alors qu’il n’est pas membre du Front National pour la Défense de la Constitution, le président de l’Union pour la Démocratie et le Développement (UDD) a marché avec les leaders et partisans de ce front pour exprimer son opposition à un troisième mandat pour le président Alpha Condé. Il est revenu notamment sur les raisons qui l’ont poussé à participer à cette manifestation, mais aussi aux salutations qu’il a adressées à Cellou Dalein Diallo à cette occasion, au cours d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com ce vendredi, 08 novembre 2019.

Guineematin.com : vous n’êtes pas membre du FNDC, mais vous avez décidé de prendre part à la marche organisée hier, jeudi, par ce front à Conakry. Qu’est-ce qui vous a motivé à y participer ?

Bah Oury : je pense que la situation a évolué depuis le 14 octobre 2019, avec les exactions du 14 octobre et du 04 novembre notamment lors de la marche funèbre. Il y a en plus les autorisations à manifester qui ont permis de faire en sorte que les manifestations du 24 octobre et du 31 octobre soient un grand succès. Hier également, la manifestation a été autorisée, donc il faut relativiser la dynamique pour prendre en compte cette nouvelle réalité. Toutes les manifestations qui débouchent sur des tragédies, bien entendu il faut éviter, il ne faut pas aller dans cette direction. Mais, dans la mesure où les manifestations comme la constitution les garantit sont effectivement respectées par les autorités gouvernementales, je pense que notre appréciation de la situation a nécessairement évolué.

Maintenant pourquoi hier ? Parce que la situation nécessite de mettre en avant l’intérêt supérieur du pays. La nécessité de faire entendre une voix majoritaire au président de la République comme quoi, son peuple ne souhaite pas qu’il y ait un processus de changement de la constitution. Parce qu’aller dans cette direction, c’est rappeler les déconvenues du Koudéisme avec tout ce que ça a coûté à la Guinée pendant près de 10 ans, et jusqu’à présent les blessures de ces périodes ne sont pas cicatrisées. Donc, il ne faut pas en rajouter à des blessures anciennes sinon ça risque de détruire la paix dans ce pays pour très longtemps.

Evitons de nous engager dans cette direction, renoncez au changement constitutionnel, préparez correctement les élections nationales pour qu’il y ait une alternance démocratique. Ce que depuis l’indépendance les Guinéens ont toujours cherché et rêvé. Donc, aller dans cette direction permettrait d’asseoir les bases réelles de la démocratisation de la société guinéenne. C’est ce que nous souhaitons et c’est ce que nous voulons que le président de la République fasse, d’où notre implication à la marche du FNDC du jeudi, 07 novembre 2019.

Guineematin.com : le CAR, coalition dont vous étiez membre, est opposé aux manifestations du FNDC qu’il juge inopportunes et prématurées. Comment expliquer votre détachement de ce lot pour finalement prendre part à ces mouvements de protestation que vous-mêmes dénonciez il y a quelques semaines ?

Bah Oury : maintenant il y a eu deux développements qui ont changé la donne. Depuis le 04 septembre jusqu’aujourd’hui, ça fait plus de deux mois. Le président aurait dû prendre acte de la position majoritairement exprimée par les citoyens. Ce n’est pas encore le cas. Donc pour nous, il était important de montrer notre implication de manière concrète et réelle aussi bien à Dakar qu’à Conakry. Nous ne souhaitons pas que ce changement constitutionnel puisse avoir lieu.

Guineematin.com : vous avez marqué les esprits à l’occasion de cette marche en soulevant la main pour saluer Cellou Dalein Diallo avec lequel vous n’êtes pas en bon termes. L’image a fait le tour des réseaux sociaux, et beaucoup ont salué une grande maturité de votre part. Qu’est-ce qui explique cet acte ?

Bah Oury : c’est tout à fait normal. Elhadj Cellou Dalein Diallo est un aîné. Et dans le combat actuel, nous sommes tous contre le changement constitutionnel, nous sommes contre un troisième mandat, nous voulons que la stabilité de la Guinée soit préservée pour qu’il y ait une alternance démocratique apaisée. Il n’y a pas de raison que je privilégie disons des querelles que j’ai jetées par-dessus la rivière alors que l’intérêt de la Guinée nécessite de renforcer les liens avec tous les démocrates et ceux qui veulent que la Guinée ne s’engage pas dans une voie qui pourrait être désastreuse.

Guineematin.com : ça veut dire que vous comptez désormais collaborer avec Cellou Dalein pour combattre le projet de nouvelle constitution ?

Bah Oury : bien sûr ! Puisque nous étions ensemble sur le terrain hier. Moi, je n’ai pas d’esprit de revanche, non. Je regarde en avant. Ce que je veux, c’est que le pays avance, c’est que la Guinée avance, que les meilleurs fils se donnent la main pour assurer la stabilité de ce pays et pour que ce pays se construise. On a suffisamment eu de tragédies par le passé, vaut mieux changer de façon de faire, changer d’état d’esprit. Et, c’est cela qui pourra nous permettre de résoudre valablement les graves questions. J’ai ajouté dans un tweet que l’esprit de Mandela s’est imposé. L’esprit de Mandela c’est quoi ?

C’est le refus de l’esprit de revanche, c’est l’empathie, c’est le pardon, c’est une ouverture vers la construction ensemble de quelque chose qui transcende nos individualités. Et, cela est valable aussi bien pour le chef de file de l’opposition que pour le président de la République, pour quelqu’un d’autre. Nous devons transcender nos petits clivages pour mettre en avant l’intérêt de la Guinée. C’est cela qui nous permettra de rattraper notre retard, de construire un pays paisible et d’être au rendez-vous pour que la Guinée dans les prochaines années soit la locomotive de l’Afrique de l’ouest.

Guineematin.com : lors de la marche organisée la semaine dernière à Dakar par le FNDC et certaines organisations de la société civile sénégalaise, des jeunes ont décidé de s’en prendre à vous. Que s’est-il réellement passé ?

Bah Oury : ça n’a pas d’intérêt. Je ne reviens plus sur les querelles. Continuons à marcher en avant. C’était un incident mineur mais ça n’a plus d’importance.

Guineematin.com : vous êtes engagé à défendre l’actuelle constitution, quel est votre appel à l’endroit du peuple de Guinée ?

Bah Oury : c’est la raison pour laquelle on se mobilise au niveau de l’UDD, pour renforcer l’UDD. On fait en sorte que notre message et notre voix aillent au-delà d’un clan, d’un groupe. Nous voulons rassembler les Guinéens sur des valeurs positives qui nous permettrons de construire notre pays. L’esprit FNDC est un esprit qui va au-delà de l’opposition, même les gens qui sont dans la mouvance et qui souhaitent la stabilité de la Guinée ne peuvent être contre le FNDC. Tout le contraire. Donc, il faut aller vers des messages fédérateurs, qui rassemblent le plus largement possible. Parce que la Guinée en a besoin. Elle a été longtemps divisée, il faut qu’on change de paradigme pour construire enfin notre pays.

Interview réalisée par Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Elhadj Karamba Diaby sur Maouloud : « dire que sa célébration n’est pas bonne est un gros mensonge »

8 novembre 2019 à 18 06 00 110011

De nombreux fidèles musulmans de Guinée et du monde vont célébrer dans la nuit de ce vendredi à demain, samedi 09 novembre 2019, Maouloud. Il s’agit de l’anniversaire de la naissance de Mohamed, le prophète de l’islam. Dans son sermon de ce vendredi, Elhadj Karamba Diaby, imam et secrétaire préfectoral des affaires religieuses de Kindia, est revenu sur l’importance de cet événement, loin de faire l’unanimité chez les musulmans, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

Plusieurs activités sont prévues cette nuit dans la plupart des mosquées de Kindia. Des veillées de prières, lecture du coran, récitation de cantiques entre autres, vont marquer la célébration de la date anniversaire de la naissance du prophète Mohamed. Un événement de grande importance, selon Elhadj Karamba Diaby.

« Aujourd’hui, cet événement est célébré par bon nombre de pays musulmans à travers le monde. Donc nous devons tous marquer cette nuit pas des bonnes paroles, des bonnes œuvres, la lecture du saint coran, des invocations en faveur de l’intérêt de la nation.

Mes sœurs et frères en islam, la célébration de la naissance du prophète Mohamed (PSL) constitue pour toute la communauté islamique, un moment unique. On ne peut pas parler de toute l’importance de cette nuit. Parce que c’est le jour où Mohamed est né. Et il est le plus béni de tous les messagers d’Allah, et ce qu’il a fait pour l’islam est gravé dans les livres sacrés », a expliqué le leader religieux.

La célébration de Maouloud ne fait pas cependant l’unanimité chez les musulmans. De nombreux fidèles de cette religion, issus principalement de la secte Wahabite, considèrent cette fête comme une invention qui n’a rien à avoir avec l’islam. Une polémique que déplore Elhadj Karamba Diaby, qui appelle les musulmans à se mobiliser massivement pour célébrer cette date.

« J’invite tous les musulmans en ce jour, à se rendre dans les mosquées pour prendre part à cette commémoration. Il s’agit du prophète.
Il représente un grand bonheur pour l’humanité toute entière. Même ceux qui ne sont pas de notre religion aiment cette nuit agréable. Alors pourquoi pas nous fidèles musulmans ? Pourquoi la division autour de cette nuit ? Toi tu peux dire que tu ne la célèbres pas mais dire que la célébration de cette nuit n’est pas bonne est un gros mensonge », a laissé entendre l’imam.

De Kindia, Mohamed M’Bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Fête du Maouloud : ce qu’en dit Elhadj Mandiaye Magassouba, imam à Kipé

8 novembre 2019 à 17 05 46 114611
Elhadj Mandiaye Magassouba, 3ème imam de la grande mosquée de Kipé

Les fidèles musulmans de Guinée vont célébrer dans la nuit de ce vendredi, 8 novembre 2019, le Maouloud, marquant l’anniversaire de la naissance du prophète Mohamed (Paix et Salut sur Lui). Un événement qui sera célébrée dans de nombreuses mosquées au rythme de la lecture du saint Coran et de plusieurs invocations.

Pour parler de l’importance de cet évènement et de ce qui est prévu, un reporter de Guineematin.com a donné la parole à Elhadj Fodé Mandiaye Magassouba, le 3ème imam de la mosquée centrale de Kipé, dans la commune de Ratoma.

Guineematin.com : qu’est-ce qu’on entend par Maouloud ?

Elhadj Fodé Mandiaye Magassouba : le Maouloud, c’est un jour de joie pour les musulmans, une joie pour l’humanité toute entière. Ça marque la naissance du prophète Mohamed, Paix et Salut sur Lui. Il est venu pour sauver tout le monde, musulmans et non musulmans, mais particulièrement pour les musulmans. Le Maouloud doit être un jour historique et de joie pour les musulmans.

Guineematin.com : quelle est l’origine du Maouloud ?

Elhadj Fodé Mandiaye Magassouba : l’origine du Maouloud, c’est l’amour. Il n’y a pas une autre origine de Maouloud, si ce n’est pas l’amour du prophète. Dieu nous a dit d’aimer le prophète Mohamed et de l’imiter dans ses œuvres qu’il a faites. Ensuite, lui-même il nous a dit dans les hadiths, vous ma communauté, il n’y a aucune personne parmi vous qui peut avoir la croyance complète, s’il ne m’aime pas plus que son fils ou son père, sa mère et le monde entier. Dans ce sens-là, Dieu nous a dit dans le coran, vous les croyants, vous avez une imitation, imiter le prophète Mohamed dans ses œuvres, ce qu’il a fait et ce qu’il a laissé. Nous aussi, on doit l’imiter. Dans ce sens, le prophète dans son habitude quand il était vivant, chaque lundi, il faisait des jeûnes et chaque jeudi aussi. Quand on lui a demandé, Prophète de Dieu, chaque lundi et jeudi tu fais des jeûnes, quelle est la cause de tes jeûnes pour les deux jours de la semaine ? Il dit moi, le lundi, c’est le jour de ma naissance, je remercie le tout puissant qui m’a créé en ce jour pour sauver l’humanité. En ce jour, je jeûne pour remercier Dieu. Dans ce cas, si le prophète Mohamed a fait ça, nous aussi, on doit l’imiter pour ça.

Guineematin.com : pourquoi célèbre-t-on le Maouloud ?

Elhadj Fodé Mandiaye Magassouba : tous les musulmans, quant à nous, c’est demain on doit jeûner. Mais, on doit mobiliser les musulmans pour leur expliquer les œuvres du prophète, si on fait ça aujourd’hui la nuit du 11, le lendemain 12, le prophète Mohamed est né. Dons si nous, nous l’avons imité dans ses œuvres là, ce n’est pas interdit, c’est autorisé. Mais, c’est la manière de faire qui a fait la différence entre les musulmans. Si non, tous les musulmans qui sont capables de jeûner, doivent jeûner demain. Si tu es incapable, il n’y a pas de problème. Ce n’est pas forcé, mais c’est la Sounna de jeuner demain. Parce que, c’est ce jour que le prophète est né. Tout le monde doit être content pour ça. Quand il est au monde, c’était un grand bonheur pour nous les musulmans. Les autres prophètes ne priaient pas partout, sauf le lieu que Dieu leur a indiqué d’aller prier. Mais, quand le prophète Mohamed est venu, Dieu le lui a facilité en disant que J’ai fait de toute la terre une mosquée. Priez partout où vous voulez, sauf dans les toilettes. C’est un grand jour pour les musulmans. Demain, j’invite tous les musulmans à jeûner. Si tu as un peu de sacrifice pour donner à quelqu’un, fait le. Si on fait du bien le jour de la naissance de Mohamed, qu’est-ce que Dieu va nous donner comme récompense ? On ne connait pas. Mais c’est une journée bénite.

Guineematin.com : comment doit-on célébrer le Maouloud ?

Elhadj Fodé Mandiaye Magassouba : Aujourd’hui, le 11 du mois musulman, on doit expliquer à nos enfants, on prie aujourd’hui. Mais, qui a envoyé la prière chez nous ? Dieu a fait descendre le Coran à qui pour nous expliquer ? C’est le prophète Mohamed. On doit leur expliquer ça. Il ne s’agit pas de faire du bruit, tu leur expliques et tu fais des dons pour les musulmans et tes enfants. Ils vont comprendre même que c’est la naissance de celui à qui Dieu a envoyé le coran. Deuxièmement, tu fais beaucoup de prières, tu dois remercier Dieu qui t’a fait sortir de la communauté de Mohamed, paix et salut de Dieu sur lui. Arrivé à la mosquée, tu expliques aux gens aussi, c’est un grand jour pour les musulmans. On doit imiter le prophète, ce qu’il a fait, on n‘a qu’à faire ça. Ce qu’il n’a pas fait, on ne doit pas forcer la situation. Nous aussi, on doit célébrer en jeûnant et faire des cadeaux aux gens, surtout les gens qui n’ont pas les moyens d’avoir la nourriture du jour. Si toi tu as les moyens de les dépanner, fait le à cause d’Allah.

Guineematin.com : qu’est-ce qui est prévu à cette occasion dans votre mosquée à Kipé ?

Elhadj Fodé Mandiaye Magassouba : au niveau de notre mosquée ici, on a prévu de préparer la nourriture pour que tout le monde puisse manger ça aujourd’hui. Tous les musulmans qui viendront à la prière, ils n’ont qu’à savoir qu’aujourd’hui, c’est un grand jour. Ils n’ont qu’à venir manger ce qu’ils n’ont pas l’habitude de manger chez eux. Deuxièmement, le soir, on va faire monter le drapeau des musulmans, le drapeau de l’unité. Nous allons profiter pour sensibiliser aussi les concitoyens pour consolider la concorde entre nous et d’augmenter la fraternité entre les musulmans et des citoyens non musulmans. C’est ce qu’on a prévu aujourd’hui pour notre mosquée centrale de Kipé.

Propos recueillies par Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel : (+224) 622 07 93 59

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Attaque du cortège funèbre : Maladho Diallo dément les propos de Baffoé

8 novembre 2019 à 17 05 40 114011
Maladho Diallo, trésorier de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG)

Démenti des allégations du Directeur Général de la Police Nationale Ansoumane Camara, alias « Baffoé »

La sortie médiatique du Général Ansoumane Camara, alias « Baffoé », sur les antennes de la Radiotélévision Guinéenne (RTG), m’accusant du dépôt d’un corps à la morgue d’Ignace Deen parmi les trois victimes de la marche funèbre du 04 Novembre dernier, m’a plongé dans une profonde stupéfaction.

Ces allégations ne sont qu’une machination qui vise à créer l’amalgame pour tenter de disculper les vrais auteurs et commanditaires des violences perpétrées contre le cortège funèbre, la mosquée et le cimetière de Bambéto. Ils ont poussé l’immoralité jusqu’à la saisie et à la confiscation des cercueils vides.

Ces actes cruels et inhumains ne pouvant être assumés par leurs auteurs, les responsables de la Police, lorsqu’ils ne peuvent nier les faits, cherchent par tous les moyens à se dérober et à trouver des boucs-émissaires. Pour ce faire, ils ont élaboré une stratégie honteuse de communication visant à nier la réalité. Comble du ridicule, ils vont jusqu’à attribuer au vent l’arrivée du gaz lacrymogène dans les mosquées et la chute des bombes lacrymogènes à l’intérieur du cimetière.

Ils se sont trompés de cible car je n’ai ni récupéré, ni transporté, ni déposé un blessé ou un mort dans un domicile ou un centre hospitalier.

Compte tenu du caractère grave et absurde de l’accusation dont je suis victime, je me réserve le droit de saisir la justice pour rétablir la vérité.

Maladho Diallo

Trésorier de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG)

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Football : Ibrahima Yattara à Conakry pour détecter des talents

8 novembre 2019 à 17 05 08 110811

L’ancien attaquant international guinéen, Ibrahima Yattara, est à Conakry dans le cadre d’un tournoi de détection de jeunes talents. Une initiative qu’il met en œuvre avec des clubs turcs. Les jeunes qui auront la chance d’être retenus à l’issue de cette détection vont rejoindre la Turquie où ils auront l’occasion de poursuivre leur carrière de footballeur. Une façon pour l’ancien sociétaire de Trazonspor, club de première division turque, d’aider les jeunes joueurs guinéens à réussir.

« Depuis 5 ans je ne suis pas venu en Guinée, je passais mes diplômes d’entraîneurs. Je suis venu pour aider les jeunes guinéens. Je ne souhaite pas voir des jeunes talents passer par la méditerranée dans l’espoir d’aller revendre leur talent. Je veux à ma façon, faciliter un pont entre la Guinée et l’occident surtout la Turquie que je connais très bien, afin de permettre aux jeunes talents guinéens de s’exprimer ailleurs. Je tiens vraiment à voir des jeunes réussir dans ce projet, c’est pour cela que j’ai préféré en personne être là », a indiqué Ibrahima Yattara.

La première édition de ce tournoi de détection va se dérouler du 09 au 11 novembre 2019, au stade du 28 septembre. Y prendront part, les équipes réserves des clubs de ligue 1 et 2, et quelques académies de la capitale guinéenne. En plus de cette initiative, Yattara entend faciliter un partenariat entre la fédération guinéenne de football et celle turque. Un partenariat qui va s’accentuer sur la formation des formateurs et la promotion des joueurs guinéens, en leur permettant d’intégrer facilement des clubs d’élite turcs.

L’ancien attaquant du Syli national, aujourd’hui titulaire d’un diplôme d’entraîneur de licence B, Ibrahima Yattara a été reçu ce vendredi, 08 novembre 2019, par le secrétaire général de la Fédération guinéenne de football pour parler de tous ces projets.

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Sangarédi : Mayali Camara verse de l’eau chaude sur sa coépouse à cause d’un tapis

8 novembre 2019 à 17 05 00 110011
Madame M’Mah Binty Camara

Une banale dispute autour d’un tapis entre deux coépouses a tourné au drame récemment à Sangarédi, dans la préfecture de Boké. Le malentendu entre les deux femmes a conduit Mayali Camara a versé de l’eau chaude sur H’Mah Binty Camara.

Après avoir fait un tour chez les tradi-praticiens, la malheureuse a été conduite au service des urgences de l’hôpital national Ignace Deen où elle suit un traitement. Dans un entretien accordé à un reporter de Guineematin.com dans la journée de ce vendredi, 08 novembre 2019, M’Mah Binty Camara est revenue sur sa mésaventure.

M’Mah Binty Camara l’a tout simplement échappé belle. A cause d’une banale dispute, la dame a subi la colère de sa coépouse, aujourd’hui détenue à la gendarmerie départementale de Boké.

Interrogée par un reporter de Guineematin.com, la pauvre est revenue sur ce qui s’est passé. « Il y avait un problème de tapis entre ma coépouse et moi. Le tapis m’appartient. Je l’ai envoyé au salon. Mais, elle l’a pris après, je ne sais pour quelle raison. Je me suis plaint chez mon mari. Ce dernier m’a dit de me calmer, qu’il va gérer. Je me suis calmée. Mais à mon fort étonnement, le lundi 04 novembre vers 10 heures, je suis sortie pour aller aux toilettes, c’est là-bas qu’elle m’a suivie pour verser de l’eau chaude sur mon corps. Quand elle a jeté l’eau, elle pensait que l’eau avait atteint ma figure. Heureusement que c’est par derrière, sur les épaules que l’eau m’a touché, au niveau de la nuque et des épaules. Après ça, je suis allée m’enfermer dans ma chambre pour crier au secours. Aussitôt, les voisins sont venus pour m’aider. Actuellement, par l’aide de son oncle, Mayeli Camara est à la gendarmerie de Boké », a raconté la victime.

Dr Gna Francis Mamy, médecin spécialiste de la chirurgie générale à l’hôpital Ignace Deen

Pour ce qui est de la prise en charge de la malheureuse, Dr Gna Francis Mamy, spécialiste en chirurgie générale à l’hôpital national Ignace Deen, a expliqué ce qui a été fait. « Quand cette dame est venue, c’était une urgence. D’abord, le traitement traditionnel qui devrait compromettre la brûlure était là. J’ai vu qu’ils ont appliqué de l’huile de moteur sur le corps. Et l’huile de moteur n’est pas stérile, ça contient beaucoup de choses, ça peut même entraîner le tétanos. Il fallait une vaccination contre le tétanos et il fallait complètement débarrasser ce corps de la plaie. Donc, nous avons fait une toilette de la plaie. C’est après cela qu’on a appliqué les produits qu’il faut. C’est une brûlure du second degré et nous avons estimé la brûlure de 21 à 22 % de la surface corporelle brûlée », a fait savoir le chirurgien.

En ce qui concerne la durée du traitement, Dr Mamy indique que ça pourrait prendre 3 semaines. « Le traitement est individuel. L’organisme de chacun réagit différemment et elle est venue déjà dans un état que je vous ai déjà expliqué avec des traitements traditionnels. Nous avons estimé qu’elle peut faire jusqu’à trois semaines ici pour que la plaie puisse se cicatriser ».

Parlant des conséquences de cette brûlure, Dr Gna Francis Mamy a fait savoir que M’Mah Binty Camara aura des cicatrices et des déformations. « Elle peut avoir des cicatrices vicieuses et ces cicatrices là, c’est des brides au niveau des articulations, surtout l’articulation au niveau du coup. Le coup doit tourner de gauche à droite et vice-versa. Donc, s’il y a des cicatrices vicieuses, ça peut bloquer la flexion, la rotation peut avoir des problèmes. Et aussi l’esthétique, parce que quand il y a brûlure, la cicatrice ne sera plus comme la peau ordinaire », a indiqué le médecin.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél : 00224 622919225 666919225

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Billo Diallo, victime de la marche du FNDC : « il est décédé dans un noble combat » (famille)

8 novembre 2019 à 15 03 24 112411
Boubacar Sidighi Baldé, un des frères de feu Mamadou Billo

Comme annoncé précédemment, la marche contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé organisée par le FNDC hier, jeudi 07 novembre 2019, s’est soldée par un mort à Conakry. Mamadou Billo Diallo, 38 ans, chauffeur de profession, a fait un malaise pendant la manifestation et a rendu l’âme peu après à l’hôpital.

Les médecins ont indiqué qu’il est décédé des suites d’un arrêt cardiaque. Profondément touchée par cette perte, la famille du défunt se console tout de même par le fait que le jeune homme est mort dans un « noble combat », a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Feu Mamadou Billo Diallo

Boubacar Sidighi Baldé est l’un des membres de la famille du défunt. Selon lui, avant d’aller à la manifestation d’hier, jeudi, Mamadou Billo Diallo est passé lui dire au revoir. « Avant-hier, il est allé acheter des t-shirts du FNDC. Ce jeudi matin, jour de la marche, il est venu à bord de sa voiture. Il m’a salué et m’a dit qu’il part à la Tannerie pour participer à la marche. Quand les leaders sont arrivés, ils sont allés jusqu’au niveau de Dabondy, il a fait un malaise. Ses amis l’ont transporté dans sa propre voiture pour le centre Mère et Enfants. Mais, les médecins ont dit de l’emmener à l’hôpital sino-guinéen. Il a été transféré dans cet hôpital où il a rendu l’âme quelques minutes après son arrivée », explique le frère du défunt.

Boubacar Sidighi se dit très attristé par le décès de son frère, mais en même temps fier qu’il ait perdu la vie dans la défense de la constitution. « Nous prions Dieu qu’il ait son âme. Vous savez, la loi est faite pour tout le monde. La constitution dit qu’on doit faire un mandat renouvelable une seule fois. Donc, le président a fait un mandat, il est à son second mandat, il doit pouvoir quitter. Mon jeune frère est décédé dans un noble combat, un combat pour tous les Guinéens. Donc, nous prions Dieu qu’il ait son âme au paradis. Nous comptons l’inhumé dans l’après-midi de ce vendredi », a-t-il annoncé.

A noter que le défunt Mamadou Billo Diallo est originaire du secteur Kirki, relevant du district de Pandjé Fello, dans la commune urbaine de Tougué. Il laisse derrière lui un enfant et une veuve en ceinte.

Ibrahima Sory Diallo et Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Labé : Malal de QNET qualifie une de ses victimes de « concubine de tous les policiers »

8 novembre 2019 à 15 03 11 111111
image d’archive : lancement de Qnet en Guinée

Thierno Malal Diallo poursuivi devant le Tribunal de Première Instance (TPI) de Labé pour escroquerie à travers QNET a franchi la ligne rouge ce jeudi, 7 novembre 2019, dans sa stratégie de défense en traitant une de ses victimes, Mme Diaraye Diallo, de « concubine de tous les policiers » sur les antennes de la Radio Espace Foutah, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers l’audio ci-dessous.

Les auditeurs de l’émission HAALEN FOOP (Disons tout) de la Radio Espace Foutah, diffusée les jeudis, à partir de 14 heures, ont été scandalisés d’entendre Thierno Malal Diallo de QNET traiter en direct une de ses victimes, Mme Fatoumata Diaraye Diallo, de « concubine de tous les policiers » de Labé.

La pauvre dame a eu la malchance de présenter dans le studio de la radio un document intitulé « Mention dépôt de restitution » d’une partie de l’argent qu’il devait à madame Fatoumata Diaraye Diallo établi par la Direction Régionale de la Sûreté de Labé. Document qui prouve que Thierno Malal Diallo avait commencé à rendre l’argent de cette dame qui l’avait trimbalé à la police pour escroquerie.

D’après cette victime, Thierno Malal Diallo voulait restituer le montant discrètement pour éviter que la procédure ne fasse tache d’huile au sein des nombreuses victimes de Labé.

« Il me devait 24 millions, il a remboursé 17 millions avec des échéances préalablement convenues à la police. Entretemps, il est allé à Conakry avec un document qui l’autoriserait à poursuivre ses activités sur le terrain. Depuis, qu’il a présenté ce document, la sûreté a abandonné mon dossier. Il n’a plus payé le reste » a-t-elle expliqué.

Visiblement acculé par le questionnaire sur l’authenticité de ce document sur laquelle sa signature est portée, Thierno Malal Diallo, certainement assuré d’une impunité totale, n’a pas trouvé meilleure stratégie de défense que celle de traiter madame Diaraye de « concubine de tous les policiers ».

Il a pratiquement atteint son objectif parce qu’avant la fin de l’émission, le mari de la dame est arrivé en catastrophe à la radio.

Nos confrères ont usé de tous les astuces possibles pour éviter le pire entre la pauvre dame et son époux.

Quelques instants après son départ de la radio, le mari se considérant désormais avoir été trompé par son époux a envoyé le message suivant dans le téléphone de la dame : « Bravo, la copine de tous les policiers ! »

Finalement, la dame a déposé une autre plainte pour diffamation contre Thierno Malal Diallo à la sûreté de Labé qui, aujourd’hui, a du mal à retrouver l’accusé. Ce dernier est intervenu sur les antennes de la radio à travers son téléphone.

Guineematin.com vous propose de cliquer sur l’audio suivant pour écouter leur échange dans l’émission HAALEN FOOP (Disons tout) de la Radio Espace Foutah :

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Siguiri : il tire sur son ami qu’il dit avoir confondu à un animal

8 novembre 2019 à 14 02 40 114011

Un homme a ouvert le feu et tué son ami jeudi soir, 07 novembre 2019, à Siguiri. L’auteur du meurtre assure avoir confondu la victime à un animal, a appris Guineematin.com à travers son correspondant à Siguiri.

L’acte s’est passé à Santiya, un district relevant de la commune rurale de Maléya, dans la préfecture de Siguiri. Kabiné Sanoh, cultivateur, a ouvert le feu sur son ami Fodé Sangaré, qu’il aurait confondu à un animal. Et, la victime a succombé à sa blessure. Joint au téléphone, le maire de Maléya, Djoumé Camara, indique qu’il s’agit d’un accident.

« C’est un accident. Le tireur et la victime sont des amis, ils ont passé la journée ensemble au champ avec le père de la victime. Après les travaux, les deux ont mangé ensemble. Ensuite, ils se sont séparés : Fodé Sangaré est parti se laver au marigot et Kabiné Sanoh a pris son fusil pour aller faire la chasse. Peu de temps après, il a vu un mouvement dans les feuillages et il a pensé qu’il s’agit d’un gibier. Puisque c’est au moment du crépuscule, il ne pouvait pas bien voir, il a tiré donc. Après, il est allé voir que c’était son ami. Il s’est immédiatement rendu aux autorités », a-t-il expliqué.

Même si les autorités locales croient à la thèse de l’accident, Kabiné Sanoh a été tout de même conduit à la gendarmerie départementale de Siguiri, qui l’a transféré à la prison civile de la ville.

De Siguiri, Bérété Lancéï condé pour Guineematin.com

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Un malvoyant stagiaire au tribunal de Kindia : les précisons du procureur Dian Bora Diallo

8 novembre 2019 à 14 02 39 113911
Alpha Oumar Cissé, stagiaire malvoyant

Dans le cadre de l’insertion des personnes souffrant de handicap, un jeune malvoyant vient d’être reçu au Tribunal de Première Instance (TPI) de Kindia pour un stage de perfectionnement. Après avoir tapé sans succès à plusieurs portes, Alpha Oumar Cissé, diplômé en Droit des Affaires, est parvenu à obtenir ce stage grâce à l’implication du parquet de Kindia, notamment du procureur Mamadou Dian Bora Diallo, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Il est difficile pour les personnes vivant avec un handicap de se frayer un chemin dans le monde professionnel guinéen. Après plusieurs tentatives infructueuses, Alpha Oumar Cissé a eu la chance de décrocher un stage au TPI de Kindia.

Mamadou Dian Bora Diallo, procureur du TPI de Kindia

Interrogé sur la question, le procureur Dian Bora Diallo a expliqué à notre reporter ce qui a été fait pour que le jeune homme arrive à se faire accepter. « Dans le cadre humanitaire, Alpha Oumar Cissé, malvoyant, était venu ici avec d’autres membres de ce genre à l’occasion de la célébration de la journée mondiale de la vue. Ce dernier avait exposé lors de cette rencontre ici qu’il avait éprouvé assez des difficultés pour trouver un stage pratique. Il est diplômé en Droit des Affaires de l’Université Nongo Conakry. Depuis qu’il a fini sa licence, il a tapé à toutes les portes, que ça soit au niveau des cabinets d’avocat, au niveau de certaines juridictions de Conakry ou au niveau des cabinets d’huissiers, sans succès. Cela m’a ému, ça m’a touché. Et cela a été spontané de ma part. J’ai proposé à ce qu’il formule une demande adressée à monsieur le président de ce tribunal et que je fournirai tous les efforts pour appuyer la demande afin qu’on puisse voir dans quelle condition il pourra faire un stage pratique. Donc, il a formulé une demande le 30 octobre qu’il a adressé au président. On a communiqué, Mr le président du tribunal a heureusement donné son accord depuis le 4 Novembre 2019 ».

Après avoir été accepté pour ce stage, le jeune homme a commencé ses premiers pas par le parquet. « Donc, Mr Alpha Oumar Cissé a commencé son stage au sein de ce tribunal. Pour le moment, il est mis à la disposition du parquet pour un mois où il va apprendre les rudiments, les péripéties, la gestion des dossiers, comment poser les actes du parquet, les procès verbaux des flagrants délits, notamment comment rédiger les différents réquisitoires. On va l’initier à la pratique quotidienne du parquet. Certainement, au bout d’un mois, il ira à l’instruction pour un mois. Ensuite, il ira au siège pour passer un mois. Il finira au greffe pour un mois. Donc, au seuil de ce stage pratique, certainement Mr le président va évaluer ses compétences et décidera de la suite à donner », a précisé Dian Bora Diallo.

Comment un malvoyant peut-il s’en sortir au regard de son handicap ? « La question s’est posée au début. Nous-mêmes, on s’est réuni, on s’est dit est ce que cela allait être facile voire être possible à ce qu’une personne malvoyante puisse faire un stage pratique ici ? Mais vous savez aujourd’hui, si nous sommes assez informés de l’avancée technologique, des outils qui sont mis à la disposition de ces personnes, la question n’allait pas se poser. Parce que ces personnes aujourd’hui disposent de tous les moyens nécessaires pour s’intégrer et travailler avec les personnes normales », a laissé entendre le procureur.

Mamadou Dian Bora Diallo a profité pour lancer un appel aux responsables des services publics de faciliter l’insertion des personnes souffrant de handicap. « C’est l’occasion pour moi d’informer tout le monde qu’une personne de ce genre peut intégrer le service normal, travailler comme tout le monde et produire des résultats pour le bien être de la nation. Je veux lancer un appel à l’endroit des autres personnes qui sont responsables des différents services de l’Etat, je les invite à accepter ces personnes… J’estime que c’est un plus pour la nation pour que ces personnes puissent être productives pour la Guinée. Je dis aussi à ces personnes handicapées, malvoyantes et autres, de ne pas se décourager, de continuer à se former, d’abandonner la rue, de ne pas faire le mendiant », conseille le procureur.

Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 51 67 96

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Prévention de la délinquance à Siguiri : le Conseil Local de Sécurité tient sa 1ère session

8 novembre 2019 à 13 01 40 114011

La première session du Conseil Local de Sécurité et de la Prévention de la Délinquance (CLSPD) s’est tenue dans la journée d’hier, jeudi 07 novembre 2019, dans la salle de conférence de la mairie de Siguiri. La démarche vise à échanger autour des questions de sécurité qui concernent la commune urbaine en proie à de nombreux soubresauts en impliquant les citoyens, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cette première session du CLSPD de Siguiri est liée à la mise en œuvre de la doctrine de la police de proximité. Elle s’inscrit dans le cadre du projet « Partenaires pour la Sécurité en Guinée : la réforme de la police au service du citoyen », financé par le département d’État américain.

Selon nos informations, cette première session vise à favoriser la production d’un plan local de la sécurité et l’adoption d’un règlement intérieur du CLSPD de Siguiri. Une rencontre qui réjoui Almamy Tounkara, secrétaire général de la commune urbaine de Siguiri et coordinateur du CLSPD. « C’est une aubaine pour nous de recevoir ce projet quand on sait que le développement passe obligatoirement par la sécurisation des citoyens et de leurs biens. Aujourd’hui, nous avons réuni tous les membres du CLSPD de la commune afin qu’on puisse adopter le règlement intérieur du CLSPD. Nous avons également passé en revue des projets de sécurité qui seront proposés par les membres pour que les jours à venir, l’autorité communale puisse voir quel est le type de projet et quelle est la méthode de sécurisation la mieux propice pour valider cela au niveau du conseil communal, pour que ces projets soient exécutés pour sécuriser nos citoyens », a expliqué monsieur Tounkara.

La rencontré d’une journée a réuni les membres du CLSPD de Siguiri : les élus locaux, la justice, les forces de police et la gendarmerie, les opérateurs économiques, les religieux, les associations de femmes et de jeunes. Tous ces acteurs ont mené des réflexions sur la problématique de l’insécurité qui gangrène la ville de Siguiri.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Éboulement à Siguiri : le bilan s’alourdit à 13 morts

8 novembre 2019 à 12 12 50 115011
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Comme annoncé précédemment, un grave éboulement est survenu le mercredi, 06 novembre 2019, dans une mine d’or de la sous-préfecture de Kintinian, relevant de la préfecture de Siguiri. Le premier bilan faisait état de 10 morts et des disparus. Mais, 3 autres corps ont été retrouvés par les équipes qui mènent les recherches, ce qui porte à 13 le nombre de victimes.

« Nous avons retrouvé hier (jeudi) le treizième corps, mais les recherches continuent pour tenter de retrouver d’autres éventuels disparus. Tous les agents de la Croix-Rouge sont déployés à cet effet », a expliqué Aliou Guissé, le sous-préfet de Kintinian, interrogé ce vendredi matin par le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Ce drame qui a provoqué une vive émotion à Siguiri, a suscité aussi un grand débat dans la préfecture. Dans les radios locales, plusieurs citoyens pointent du doigt la responsabilité des autorités locales dans cet éboulement. Certains responsables locaux sont accusés d’avoir pris de l’argent avec les gens pour leur donner l’autorisation d’exploiter cet ancien site de la SAG, alors qu’ils savaient pertinemment que la zone est dangereuse.

Le sous-préfet assure ne rien savoir sur ces accusations mais il promet de mener une enquête là-dessus. « Ce domaine (Area one) est un ancien site de la SAG. Nous, on ne peut pas prendre de l’argent pour installer les gens là-bas. Non. Dès que j’ai reçu la nouvelle (les accusations des citoyens, ndlr), j’ai réuni tous les présidents de districts pour voir clair sur cette situation. Donc, une enquête sera ouverte. Et s’il s’avère que des gens sont impliqués dans cette affaire, ils seront tous interpellés et jugés », promet Aliou Guissé.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Saïkou Yaya sur la manif du FNDC : « le peuple a montré qu’il n’a pas été lâchement acheté »

8 novembre 2019 à 12 12 44 114411

Au lendemain de la forte mobilisation du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) contre le 3ème mandat pour Alpha Condé, les organisateurs se frottent les mains. La discipline qui a prévalu tout au long de la marche et les échanges entre les frères ennemis, Cellou Dalein et Bah Oury, sont salués par Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’Union des Forces Républicaines (UFR). Joint au téléphone dans la matinée de ce vendredi, 08 novembre 2019, monsieur Barry a réitéré l’engagement du FNDC à continuer le combat jusqu’à l’enterrement du 3ème mandat.

Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’UFR

C’est la grande satisfaction dans les rangs du FNDC au lendemain de la manifestation monstre enregistrée à Conakry contre le 3ème mandat. Pour Saïkou Yaya Barry, cette mobilisation dépasse de loin celle du 24 octobre dernier et prouve que si le pouvoir achète les consciences, il n’en est pas le cas chez le FNDC. « J’ai été agréablement surpris de constater que les guinéens sont déterminés, parce que nous avons vu hier plus de mobilisation que le 24 octobre dernier en matière de marée humaine. J’ai senti que les guinéens se sont indignés du comportement des dirigeants de ce pays qui ont lâchement voulu habiller leur popularité en achetant les consciences des jeunes et des femmes. Les guinéens sont décidés et ont compris que le gouvernement là ne peut plus rien faire pour eux ».

Par ailleurs, Saïkou Yaya Barry a salué la discipline qui a caractérisé la mobilisation du FNDC. « Hier jeudi, nous avons montré que nous sommes une population disciplinée, que nous pouvons sortir et manifester sans heurts. C’est un acte à saluer. Il faut reconnaître qu’aujourd’hui, nous sommes déterminés à lutter pour la défense de notre constitution quelque soit le prix à payer. Cela dit, je ne peux que féliciter les populations de Conakry qui se sont exprimés hier. C’est un peuple qui a montré qu’il n’a pas été lâchement acheté », a martelé le député.

Pour ce qui est de l’échange entre Cellou Dalein et Bah Oury, qui a fait énormément jaser, Saïkou Yaya Barry estime que tout ceci prouve que le FNDC va au-delà de tous les clivages. « Cet échange entre les deux hommes politiques signifie qu’au-delà de nos différences, de nos clivages, nous avons la République en commun et que quand l’intérêt de cette République est menacé, toutes les bonnes consciences se retrouvent. Voilà ce que je retiens d’essentiel de cette salutation. J’espère que ça va continuer à raffermir les liens entre nous, les fils de ce pays, nous qui voulons que la loi soit respectée », a-t-il laissé entendre.

Le dialogue ne doit-il pas être une priorité pour sortir de cette crise ? Saïkou Yaya répond qu’il n’y en aura pas pour la Constitution. « Nous, nous estimons qu’il n’y a aucune négociation possible en ce qui concerne la constitution. S’il y a un dialogue possible, c’est pour organiser les élections en Guinée ».

Pour finir, le secrétaire exécutif de l’UFR met en garde les autorités. « Je dois rappeler que si le pouvoir s’entête à faire des manifestations comme le FNDC, la Banque Centrale n’existera plus. Vous voyez l’inflation que nous vivons aujourd’hui ? ».

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Faya Millimono se félicite : « le FNDC continue à faire des gains clairs »

8 novembre 2019 à 11 11 50 115011

Sentiment de satisfaction, c’est ce qui se fait sentir dans les rangs du FNDC suite à sa manifestation réussie d’hier, jeudi 07 novembre 2019, à Conakry. Le Font National pour la Défense de la Constitution a drainé des centaines de milliers de personnes dans les rues de la capitale guinéenne pour exiger la libération de ses membres incarcérés et dire non au projet de nouvelle constitution. Un projet qui, s’il est adopté, ouvrirait la voie à un troisième mandat au président Alpha Condé.

Dr. Faya Millimono, président du Bloc Libéral

Au lendemain de cette puissante mobilisation qui s’est déroulée sans incident, Dr Faya Millimono, interrogé par un journaliste de Guineematin.com, a exprimé sa satisfaction, estimant que le FNDC est sur le chemin de la victoire. « Quand j’ai vu la foule qui est sortie hier à Conakry, j’ai eu un sentiment de satisfaction. Parce que je constate que le FNDC continue à faire des gains clairs. Après une victoire diplomatique qui nous a permis de faire comprendre le souci des Guinéens à la communauté internationale, nous sommes sur la voie de gagner le pari de réunir la majorité de nos compatriotes derrière ce combat qui sauve notre pays.

Donc, je profite de cette occasion pour remercier tous les compatriotes qui ont fait encore le déplacement en nombre et dans la discipline, dans la paix pour s’exprimer. Ceci pour dire que le peuple de Guinée a montré sa maturité depuis pratiquement les années 50. C’est l’élite de ce pays, surtout ceux qui ont dirigé le pays, qui ont montré tout au long de l’histoire des attitudes peu responsables », a réagi le président du Bloc Libéral et membre du Front National pour la Défense de la Constitution.

L’opposant appelle les Guinéens à rester mobilisés pour continuer le combat jusqu’au bout. Car il pense que le chemin est encore long. « Il faut reconnaître que si nous nous fions à l’histoire de notre pays où les dirigeants ont toujours eu le mépris pour le peuple de Guinée, ils n’aiment pas écouter ce que le peuple pense, il faut que mentalement nous soyons préparés en se disant que le chemin est encore long et peut-être que beaucoup de sacrifices seront encore à faire.

Je profite d’ailleurs de cette occasion pour rendre hommage au jeune qui est tombé en syncope lors de la marche d’hier sous le coup de l’émotion probablement, et qui finalement a trouvé la mort. Je souhaite que son âme repose en paix et je présente mes condoléances à sa famille biologique ainsi qu’au FNDC », a dit Dr Faya Millimono.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Éboulement à Kintinian (Siguiri) : voici le communiqué du Gouvernement

8 novembre 2019 à 11 11 42 114211
image d’archive

Conakry, le 8 Novembre 2019 – C’est avec une vive émotion que le Gouvernement a appris l’éboulement survenu dans la nuit du 6 au 7 Novembre 2019 dans la carrière d’exploitation artisanale des mines à Kintinan, Préfecture de Siguiri, causant la mort de douze (12) personnes et des blessés selon un bilan provisoire des autorités.

À l’heure actuelle, les opérations de secours sont en cours en présence des autorités Préfectorales.

En cette douloureuse circonstance, le Gouvernement présente ses condoléances émues aux familles des victimes et souhaite un prompt rétablissement aux blessés.

Le Gouvernement rassure qu’il continuera à prendre toutes les dispositions dans le cadre du renforcement des mesures de sécurité pour faire éviter à l’avenir aux populations guinéennes de tels cas d’accidents.

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

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Ligue 1 : bonne entame pour le Horoya, le Loubha FC se rachète

8 novembre 2019 à 11 11 38 113811

Le Horoya AC démarre bien la nouvelle saison sportive. Le quintuple champion de Guinée s’est imposé hier soir, jeudi 07 novembre 2019, devant la SAG de Siguiri. Pour sa part, le Loubha FC s’est imposé sur le score de 3 à 1 sur l’Académie Soar.

C’est en match en retard de la première journée du championnat national de ligue 1 que le Horoya Athlétic club de Conakry recevait l’Ashanti Golden Boy de Siguiri au stade du 28 septembre. Au terme d’une rencontre très disputée, ce sont les locaux qui l’ont emporté (1-0) grâce à une réalisation de leur capitaine, Ocancey Mandela, à la 13ème minute de jeu. Les Rouge et Blanc de Matam restent sur une bonne dynamique après leur double victoire (4-2 ; et 0-1) contre les Kényan de Bandari en coupe de la CAF.

De son côté, le Loubha FC de Télimélé a disputé, ce jeudi, son deuxième match de la saison au stade Fodé Fissa de Kindia. Après avoir concédé une défaite (0-1) face aux Eléphants de Coléah lors de la première journée, le promu s’est racheté en s’imposant (3-1) devant l’Académie Soar.

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Forte mobilisation contre le 3ème mandat en Guinée : la déclaration du GOHA

8 novembre 2019 à 8 08 48 114811
Chérif Mohamed Abdallah, président du Groupe Organisé des Hommes d’Affaires (GOHA)
Chérif Mohamed Abdallah, président du Groupe Organisé des Hommes d’Affaires (GOHA)

Le Groupe Organisé des Hommes d’Affaires (GOHA) tient à remercier, d’une manière générale l’ensemble des citoyens de Conakry et de l’intérieur du pays pour leur mobilisation massive à l’occasion de la marche pacifique de ce jeudi 07 Novembre 2019, initiée par le FNDC.

De manière particulière, le GOHA remercie vivement l’ensemble des opérateurs économiques pour leur participation active à ladite marche. Leur présence aux côtés d’autres citoyens pour bloquer toute tentative de modification constitutionnelle voire la possibilité d’un 3ème mandat au profit du locataire actuel de Sekoutoureya prouve leur capacité à rester citoyens, c’est-à-dire défenseurs des acquis démocratiques. Chaque fois que la patrie sera en danger, la nation pourra compter sur nous.

Par ailleurs, le GOHA rappelle aux opérateurs économiques que la lutte ne fait que commencer et ne s’arrêtera que lorsque toute tentative de changement de constitution sera exclue.

Pour cela, le GOHA invite les opérateurs économiques à rester vigilants et à être prêts à participer à d’autres manifestations qui seront organisées à cet effet par le FNDC, en commençant par la marche projetée le Jeudi prochain, 14 novembre.

Tout saboteur de la patrie trouvera les opérateurs économiques sur sa route.

Que Dieu bénisse la Guinée et les Guinéens.

Le Président

Chérif Mohamed Abdallah

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Marche contre un 3ème mandat en Guinée : une marée humaine sous un ciel bleu à Conakry

8 novembre 2019 à 0 12 15 111511

Deux semaines après sa « marche funèbre du troisième mandat (qui avait mobilisé plus d’un million de personnes) », le front national pour la défense de la constitution (FNDC) vient de faire une autre démonstration de force à Conakry. A son appel, une marée humaine a inondé ce jeudi, 07 novembre 2019, les rues de la capitale guinéenne.

Parsemée de rouge (couleur du FNDC), cette marée humaine a battu le pavé pour exprimer son opposition à une nouvelle constitution qui ouvrirait le boulevard à un troisième mandat pour l’actuel chef de l’Etat guinéen, le Pr Alpha Condé. Et, c’est avec le maitre mot : « Amoulanfé (ça ne marchera pas, en Soussou) », que les marcheurs sont partis du rond-point de la Tannerie pour l’esplanade du stade du 28 septembre, en passant par Gbessia-Condébounyi, le Carrefour Concasseur et le rond-point Hamdallaye, rapporte un reporter de Guineematin.com qui a suivi ces marcheurs.

Une marche pacifique, une discipline, un mot fort aux lèvres des marcheurs : « Amoulanfé ». Comme dans un théâtre où les rôles sont connus des acteurs, les opposants à un 3ème mandat en Guinée, qui ont déferlé ce jeudi sur les artères de Conakry, avaient les mots et les gestes pour exprimer leur engagement à combattre ensemble tout projet de référendum constitutionnel dans le pays. Pour se saluer, on lève la main et on crie mutuellement : « Amoulanfé ». Une façon pour cette foule compacte d’hommes, de femmes et de jeunes de la capitale guinéenne de dire au président Alpha Condé de respecter la constitution de Mai 2010. Une constitution sur laquelle l’actuel locataire du palais Sékhoutouréyah a juré, par deux fois (en 2010 et 2015), de respecter et de faire respecter.

Dans une interminable pétarade de moto, on entendait : « Non au 3ème mandat ! A bas la nouvelle constitution ! 2020, un autre ». Pour se moquer du parti au pouvoir, le RPG arc-en-ciel (qui a récemment organisé une réception pompeuse pour le président Alpha Condé), les marcheurs du FNDC ont dédicacé une chanson, sans passé dans un studio d’enregistrement. « Moutan, moumoumigui sarama. Mou hongni nan gbéra (Nous, nous ne payons pas les gens. C’est chez nous ici) », disaient-ils en esquissant des pas de danse.

Comme l’avait promis le FNDC, la mobilisation a été grandiose ; et, la marche, pacifique. Sous le ciel bleu de Conakry, on s’aspergeait de l’eau, on se tapotait l’épaule, on échangeait quelques mots amicaux, on riait… A voir l’ambiance qui régnait dans la file interminable de marcheurs, un observateur (non averti sur les réalités actuelles de la Guinée) pourrait bien s’interroger sur les divisions dont on parle tant entre les Guinéens.

Sorti de chez lui aux environs de 11 heures 30’, Sidya Touré, le président de l’Union des forces républicaines (UFR) a eu du mal à se frayer un chemin pour atteindre la Tannerie (le point de ralliement des marcheurs). Malgré les efforts déployés au milieu de cette foule dense, son cortège a dû se limiter au niveau de l’aéroport international de Conakry. D’ailleurs, c’est là que Sidya Touré a attendu son homologue, Cellou Dalein Diallo, le leader de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) et chef de file de l’opposition guinéenne.

Au point de chute de la marche à Dixinn, l’esplanade du stade du 28 septembre était noire de monde. Les marcheurs étaient arrêtés jusque dans le quartier. Et, une marée humaine, une file interminable de marcheurs, stationnait tout au long de la route qui mène à la Belle vue. Ces derniers n’ont rien entendu des différents discours qui ont été prononcés à l’esplanade du stade. « Il n’y a pas eu de discours ? » demandaient-ils à ceux qui rebroussaient chemin, après la clôture de la marche.

Visiblement, après la pauvreté, la défense de la constitution de Mai 2010 est la chose la mieux partagée actuellement en Guinée. La défense de cette constitution rapproche même des ennemis politiques. Car, au milieu de la foule qui était ce jeudi dans les rues de Conakry, un homme a forcé les regards. Il s’agit du leader de l’Union pour la démocratie et le développement (UDD). Après avoir été hué et « agressé » lors de la marche du FNDC à Dakar (au Sénégal) la semaine dernière, Bah Oury a été applaudi aujourd’hui par les marcheurs de la capitale guinéenne, des marcheurs qui ont battu le pavé sans incident majeur.

A noter que tout au long du trajet qui a conduit les marcheurs à l’esplanade du stade du 28 septembre, des citoyens étaient massés au bord de la route et sur des bâtiments à étage pour galvaniser la foule d’opposants à un 3ème mandat du président Alpha Condé.

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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