Décret : voici la liste des nouveaux inspecteurs régionaux de l’éducation (IRE)

4 novembre 2019 à 21 09 14 111411

Dans un décret rendu public dans la soirée de ce lundi, 04 novembre 2019, le président de la République, Alpha Condé, a nommé de nouveaux inspecteurs régionaux de l’éducation et a permuté d’autres.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité de ce décret !

1- Inspecteur régional de l’éducation de Kindia, monsieur Mouctar Camara, précédemment Chef de la section pédagogique à la direction préfectorale de l’éducation de Dubréka ;
2- Inspecteur régional de l’éducation de Mamou, monsieur Kerfala Mansaré, précédemment inspecteur régional de l’éducation par intérim ;
3- Inspecteur régional de l’éducation de Faranah, monsieur Fodeba Kanté, confirmé ;
4- Inspecteur régional de l’éducation de Kankan, monsieur Famoro Keïta, confirmé ;
5- Inspecteur régional de l’éducation de Labé, monsieur Bato Donzo, précédemment Chef du secteur pédagogique de l’inspection régionale de l’éducation de N’Zerekoré ;
6- Inspection régionale de N’Zerekoré, monsieur Amara Condé, confirmé ;
7- Inspection régionale de l’éducation de Conakry, madame Sama Koko Leontine, confirmée ;
8- Inspection régionale de l’éducation de Boké, monsieur Moriba Sidibé, confirmé.

Décrypté par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
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Marche funèbre du FNDC : voici le film de l’événement

4 novembre 2019 à 19 07 24 112411

Comme annoncé précédemment, les onze jeunes tués lors des manifestations contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé des 14, 15 et 16 octobre dernier, ont rejoint leur dernière demeure. Ils ont été inhumés ce lundi, 04 novembre 2019, au cimetière de Bambéto. Retour sur toutes les étapes de ces funérailles assez mouvementées avec un reporter de Guineematin.com qui a suivi le cortège funèbre.

Après les avoir retenu pendant plus de deux semaines et les avoir fait tourner avec des allers-retours entre la morgue de l’hôpital Ignace Deen de Conakry et l’hôpital sino-guinéen, les autorités guinéennes ont finalement rendu les corps des victimes à leurs familles pour qu’ils puissent être enfin inhumés. C’est en fin de matinée de ce lundi que les 11 corps sont arrivés à l’hôpital sino-guinéen situé dans le quartier Kipé, où attendaient les parents des victimes ainsi que plusieurs responsables et partisans du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC).

Peu avant l’arrivée des corps, des agents de la Brigade de Recherche de Kipé, sous les ordres de leur commandant, ont demandé aux journalistes présents dans le centre hospitalier de quitter les lieux. Ce qui a irrité les parents des victimes, qui ont aussitôt réagi : « laissez les travailler ! Laissez les montrez ce que le régime d’Alpha Condé a fait ! » Criaient certains d’entre eux.

Après un grand brouhaha, les forces de l’ordre vont finir par céder. Quelques minutes seulement après, précisément à 10 heures 10 minutes, les ambulances transportant les corps des jeunes ont commencé à rallier la morgue de l’hôpital. Un moment plein d’émotions pour les parents de victimes, qui n’ont pas manqué de pleurer et de dénoncer le régime. « Ah Alpha Condé ! Ah ce sont tes morts ! C’est ce que tu as décidé ! » Disaient-ils en sanglots.

A 11 heures 5 minutes, le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, accompagné de son épouse, Hadja Halimatou Dalein Diallo, et d’une importante délégation de son parti, est arrivé sur les lieux. D’autres leaders du FNDC l’ont rejoint peu de temps après. Il s’agit de Me Abdoul Kabélé Camara, président du RGD; Sidya Touré, président de l’UFR ; Fodé Bangoura, président du PUP ; Foniké Mengué, coordinateur national par intérim du FNDC, Abdoulaye Oumou Sow, coordinateur de la communication du FNDC entre autres.

Après l’identification et la couverture de chaque par le drapeau national, le cortège funèbre a quitté l’hôpital sino-guinéen pour Bambéto. Cela avec des slogans comme « Alpha Condé assassin ! A bas la nouvelle constitution ! Alpha zéro ! Justice pour nos morts ! Vive l’actuelle constitution ! ». Tout allait bien jusqu’au niveau de la Compagnie Mobile d’Intervention et de Sécurité (CMIS) de Kapro-Rails. Là, des échauffourées ont éclaté entre les agents des forces de l’ordre qui étaient à bord d’un pick-up de la police posté en face de Prima Center et quelques jeunes qui étaient mécontents de la mort de leurs collègues.

Après un bref échange de jets de pierres contre gaz lacrymogènes, la sécurité interne du FNDC a réussi à faire baisser les tensions et ramener le calme. Le cortège funèbre a continué donc sa marche vers Bambéto. Il a traversé des PA, la Brigade de Répression du Banditisme (BRB), la CMIS et le poste de gendarmerie situés sur le long de la route sans aucun incident. Mais, à une cinquantaine de mètres du rond-point de Bambéto, des tirs de gaz lacrymogènes et même de balles ont retenti, provoquant la débandade totale sur les lieux.

Ensuite, des pick-up de la police ont commencé à pourchasser les partisans du FNDC qui accompagnaient le cortège. Un camion à eau est également intervenu pour disperser ceux qui résistaient. Après une vingtaine de minutes d’affrontement avec les jeunes, les forces de l’ordre ont replié. Ce qui a permis aux leaders du FNDC de continuer leur chemin jusqu’à la mosquée de Bambéto. Seulement, au moment où s’effectuait la prière de 14 heures, des policiers sont intervenus à nouveau à coups de gaz lacrymogènes et de tirs de sommation, perturbant même la prière.

du gaz lacrymogène tiré à l’intérieur du cimetière de Bambéto

Plusieurs personnes qui priaient à l’extérieur de la mosquée ont dû abandonner pour s’enfuir. De leur côté, la plupart des leaders du FNDC ont quitté précipitamment les lieux juste après la prière sans dire un seul mot.

Selon nos informations, l’attaque du cortège funèbre par les forces de l’ordre et les échauffourées qui ont suivi ont fait un mort et plusieurs blessés dont certains par balles.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Abdoulaye Bah charge : « le préfet de Kindia a commis une grosse infraction pénale »

4 novembre 2019 à 19 07 19 111911

Comme annoncé précédemment, l’antenne du FNDC à Kindia a organisé ce lundi, 04 novembre 2019, sa première marche depuis le début des mouvements de protestation contre le projet de troisième mandat du président Alpha Condé à travers le pays. Et, ce fut une première réussie pour la structure qui a drainé du monde dans les rues de la ville pour une manifestation pacifique.

A cette occasion, Abdoulaye Bah, chargé des affaires juridiques du FNDC Kindia, a fait des révélations sur le préfet N’Fansoumane Touré. L’ancien président de la délégation spéciale de Kindia accuse l’autorité préfectorale d’avoir violé gravement la loi en tentant d’empêcher la tenue de cette marche, a constaté un correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

« Le préfet de Kindia a commis hier une grosse infraction pénale. Le préfet Elhadj N’Fansoumane Touré nous a appelé en disant au coordinateur régional : viens tout de suite à la mairie, je suis là avec les forces de sécurité, nous voulons te voir. J’ai dit que cela est suspect, ça ne sent pas bon. Mais, on est partis, on l’a écouté. Monsieur le préfet a dit : nous vous demandons de bien vouloir reporter ou annuler jusqu’à nouvel ordre ce qu’on a arrêté la veille dans son bureau en présence de la sécurité, le FNDC, la mairie, la préfecture. C’est grave quand il (le préfet) se réveille vers 22 heures, il nous appelle dans le bureau d’une femme à la mairie.

Le préfet n’est pas maire, il n’est pas un cadre communal. Et le préfet n’est pas habilité à appeler un individu à partir de 18h. Il ne peut pas non plus se déplacer pour être dans le bureau d’une femme à 22 heures. Et nous lui avons répondu qu’il est hors de question de négocier la constitution guinéenne que nous défendons et qu’aujourd’hui on va manifester… Donc il voulait nous intimider, il voulait nous attaquer. Mais cela ne marchera plus dans ce pays », a laissé entendre le responsable de l’UFDG.

Propos recueillis par Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

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Sidya Touré galvanise la troupe : « les guinéens doivent prendre leur courage en main »

4 novembre 2019 à 19 07 11 111111

Comme annoncé précédemment, les 11 jeunes Guinéens tués lors des manifestations du 14 octobre et les jours suivants ont été inhumés ce lundi, 04 novembre 2019. Peu avant cette inhumation, Guineematin.com a donné la parole à Sidya Touré, président de l’Union des Fores Républicaines (UFR) et membre du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). L’ancien Premier ministre a invité les Guinéens à redoubler d’efforts dans le combat contre le projet de 3ème mandat pour Alpha Condé.

D’entrée de jeu, le président de l’UFR a dénoncé la gestion des corps par les autorités, ballotés entre la morgue d’Ignace Dean et l’hôpital Sino-guinéen. « Nous sommes réunis à l’hôpital Sino-guinéen de Kipé pour les corps des jeunes gens qui ont été froidement abattus les 14 et 15 octobre par les forces de l’ordre de Guinée. Ces corps ont été déposés dans un premier temps en dehors de la morgue elle-même. Donc, il y a eu des débuts de décomposition. C’est par le fait qu’il y a eu des cris partout qu’on a du les réintégrer. Mais malheureusement, nous assistons aujourd’hui à l’enterrement des corps qui sont en partie décomposés ».

Ces victimes sont des martyrs tombés sur le champ d’honneur, ajoute-t-il, en luttant contre le 3ème mandat que veut s’octroyer Alpha Condé. « Nous sommes là pour rendre hommage à ces jeunes gens qui sont morts. Il y en a 11 ici, mais en réalité il y a eu 14 morts pendant ces manifestations, à Mamou et Maréla. Donc, nous sommes là pour leur rendre hommage et c’est d’autant plus frustrant que nous venons de sortir de deux manifestations en une semaine : une de l’opposition et l’autre du pouvoir où il n’y a eu aucun mort. Donc ceux-là, ont été froidement abattus, froidement assassinés alors qu’ils étaient en train d’exercer un droit constitutionnel en donnant un avis contraire à l’idée d’un 3ème mandat dans notre pays», a-t-il déploré.

Pour Sidya Touré, il était important d’être là pour partager la douleur des familles éplorées. « Nous sommes là d’abord pour soutenir les familles. Quand vous perdez un enfant, ceux qui ont des enfants et qui ont une famille, savent ce que cela représente. Donc, nous venons soutenir les familles, mais en temps nous venons crier notre colère par le fait que des jeunes gens de 16 ans ont été abattus dans leur cour, nous venons crier notre colère par le fait que les guinéens doivent avoir le droit en 2019 de pouvoir s’exprimer sans être froidement abattus. Des manifestations ont montré que cela peut être possible. Donc, il y avait une volonté délibérée de tuer les gens, de les effrayer, de mettre une chape de plomb sur la Guinée. Ce qui ne se fera pas parce que nous ne l’accepterons pas ».

En outre, le président de l’UFR invite à ne pas reculer devant la volonté de commettre un coup d’Etat constitutionnel dans notre pays. « Le combat doit continuer. Ce qui est en train de se préparer est un coup d’Etat. Nous ne pouvons pas changer la forme républicaine en Guinée, nous ne pouvons pas intervenir pour dire qu’il faut faire un referendum sur la laïcité, nous ne pouvons pas intervenir pour dire qu’il faut faire des réformes sur les deux mandats transcrits dans la constitution. Donc, les Guinéens doivent prendre leur courage en main pour combattre ce régime qui veut nous mettre en place un régime autocratique et surtout dont le résultat est médiocre », a-t-il martelé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Siguiri : 18 policiers à l’école du nouveau code de procédure pénale

4 novembre 2019 à 19 07 06 110611

Les activités engagées par la Guinée et ses partenaires dans le cadre de la réforme des services de sécurité se poursuivent sur le terrain. C’est dans ce cadre que s’est ouvert ce lundi, 04 novembre 2019, un atelier de formation de dix huit (18) officiers de police judiciaires de Siguiri sur le respect du nouveau code de procédure pénale, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cet atelier de trois (3) jours se situe dans le cadre de l’exécution de la troisième (3ème) phase du projet « Partenaires pour la Sécurité en Guinée : la réforme de la police nationale au service du citoyen ». Une initiative de COGINTA, financée par le département d’Etat Américain qui vise à outiller dix huit (18) officiers de police judiciaire du commissariat central de Siguiri.

Selon nos informations, les bénéficiaires vont être formés sur les techniques d’enquête judiciaire, de rédaction de procès-verbaux tels que les auditions, les perquisitions, la garde à vue, la confrontation, les rapports de synthèse, les mandats, mais aussi des conseils techniques utiles sur le terrain lors des interpellations, des surveillances physiques et des perquisitions.

La formation vise ainsi à apporter de meilleures connaissances aux Officiers de Police Judiciaire (OPJ) du commissariat central de Siguiri, dans le respect du nouveau code de procédure pénale et des pratiques de terrain.

L’initiative a réjoui le Colonel Bakary Diawara, du commissariat central de Siguiri. « C’est une chance pour le commissariat central de Siguiri d’être choisi parmi tant de commissariats centraux. Ça, c’est une fierté. Donc, nous saluons nos partenaires pour le choix porté sur nous. Ils viennent pour nous construire, c’est à dire nous perfectionner, créer un climat de confiance entre les citoyens et nous. Aujourd’hui, il y a un rapprochement entre les citoyens et nous, ce n’était pas comme ça par le passé », a-t-il laissé entendre.

S’adressant aux officiers de police judiciaire qui vont bénéficier de cette formation, le Colonel Bakary Diawara les a invités à faire preuve de concentration pour comprendre les concepts qui seront développés et d’en faire un bon usage.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Cellou Dalein déçu du régime Alpha Condé : « c’est l’expression accomplie de la dictature »

4 novembre 2019 à 18 06 27 112711

A l’occasion de la levée des onze (11) corps des victimes des manifestations du Front National pour la Défense de la Constitution de ce lundi, 04 novembre, l’émotion était vive à l’hôpital sino-guinéen de Kipé, dans la commune de Ratoma. Acteurs politiques et de la société civile, membres du FNDC, ont dénoncé les nombreux cas d’assassinats jamais élucidés depuis l’accession d’Alpha Condé au pouvoir, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Présent cette cérémonie, le président de l’UFDG et chef de file de l’opposition, a critiqué la dictature érigée en mode de gouvernance dans notre pays. « Non seulement vous avez onze (11) corps qui sont couchés ici, mais vous avez un qui a été enterré à Maréla, dans Faranah, il y a deux autres qui ont été enterrés à Mamou. Le drame, c’est que depuis 2011, on assiste au même scénario : manifestation de l’opposition, répression dans le sang de ces manifestations. Des dizaines de citoyens ont été abattus à bout portant par ceux qui sont chargés d’assurer la sécurité des citoyens », a lancé Cellou Dalein Diallo.

Pa ailleurs, le président de l’UFDG, parti membre fondateur du FNDC, a rappelé que le régime du président Condé n’a jamais affiché la volonté de retrouver les coupables des dizaines de tueries commises sous son règne. « Le problème c’est que dans ce pays, il y a un président qui prétend être élu démocratiquement et qui est censé être le président de tous les guinéens. Mais ces victimes, qui sont de l’opposition, pour lui, ce n’est pas des citoyens. Ils ne méritent ni la compassion du gouvernement, ni la justice. C’est ça le drame. Nous sommes dans un pays de non-droit. La dictature se définit souvent comme la négation du droit. Le régime guinéen, c’est l’expression accomplie de la dictature. L’impunité encourage la récidive. Depuis 2011, monsieur Alpha Condé refuse systématiquement que les auteurs de ces crimes soient identifiés et déférés devant les tribunaux. Le premier conflit entre lui et maitre Sakho, le ministre de la justice qui a fini par démissionner, c’est qu’à son arrivée, il était résolument engagé à mettre sur pied une commission pour identifier les auteurs des crimes commis lors des manifestations, parce que pour lui, c’est inconcevable dans un pays, présumé régit par les règle de droit, qu’on puisse laisser impuni des crimes de masse de cette ampleur. Aujourd’hui, nous sommes à près de 120 citoyens tués dans les circonstances que vous connaissez, mais jamais que le gouvernement de la République n’a voulu que les auteurs soient identifiés », a dit Cellou Dalein Diallo.

Interrogé sur les affirmations selon lesquelles c’est l’UFDG qui fait le FNDC, le chef de file de l’opposition a balayé tout d’un revers de main. « C’est absolument faux de dire que le FNDC c’est l’UFDG. Est-ce que tous ceux-ci sont de l’UFDG ? Fodé Bangoura, Chérif Abdallah, le PEDN, Sidya Touré, Almamy Kabélé, et tous ceux qui sont de la société civile, PCUD, Balai Citoyen, les syndicalistes, qui agissent, qui contestent, qui dénoncent, ce n’est pas l’UFDG. L’UFDG n’est qu’un membre fondateur du FNDC, tout comme l’UFR, le PEDN, le PUP et le GOHA. Donc, ça c’est une manière de discréditer notre mouvement. Mais, ils perdent leur temps. La Guinée est rassemblée au sein du FNDC, dans toute sa diversité. C’est un pas important vers la réconciliation des guinéens, au-delà de leur sensibilité politique, au delà de leur diversité socioprofessionnelle », a-t-il laissé entendre.

Ibrahima Sory Diallo pour Guieematin.com

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Kindia : véritable démonstration de force du FNDC dans la rue

4 novembre 2019 à 17 05 55 115511

Pour sa première marche organisée depuis le début des manifestations contre un troisième mandat en Guinée, l’antenne du FNDC à Kindia a réussi une véritable démonstration de force. La structure a drainé une impressionnante foule dans la rue pour dire non au changement de l’actuelle constitution ambitionné par le pouvoir en place, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

Avant le début de cette manifestation, les organisateurs se montraient optimistes quant à la mobilisation des citoyens. Et ils n’ont pas été déçus en fin de compte. Car les habitants de Kindia sont massivement sortis pour répondre à leur appel. La marche est partie de la gare routière pour s’achever sur l’espace de la place des martyrs, en passant par le grand marché du centre-ville. Les manifestants ont fait ce défilé avec des cris et des coups de sifflet. Sur leurs pancartes, on retrouvait plusieurs slogans comme : « Libérez Sanoh ; non au 3ème mandat ; Deux mandats ça suffit ; Amoulanfé ».

« Tous ces slogans ce résument en deux aspects : le premier aspect, nous avons exigé la libération immédiate et sans condition de nos leaders détenus à la maison centrale, parce que ce sont des personnes innocentes qui ont été injustement arrêtées. Deuxièmement, c’est pour empêcher le président Alpha Condé et le clan mafieux qui l’entoure à obtenir un mandat de plus après le 21 décembre 2020 », a déclaré Alsény Farinta Camara, le coordinateur régional du FNDC à Kindia.

De son côté, Abdoulaye Bah, ancien président de la délégation spéciale de Kindia et chargé des affaires juridiques de l’antenne locale du FNDC, a expliqué aux citoyens qu’il n’y a aucune raison légale qui puisse justifier le changement de l’actuelle constitution voulu par les autorités guinéennes. « Il n’est écrit nulle part dans la constitution guinéenne, qu’un parti politique, un président, un député ou une coopération peut changer la constitution. Une constitution se change pour 4 raisons en science politique.

Lorsqu’un pays vit la catastrophe comme l’Allemagne qui a connu la guerre mondiale ; lorsque le pays sort d’un génocide, d’un crime comme Rwanda ; lorsque le pouvoir en place est renversé par un régime militaire ou lors que le pays change de forme d’Etat, on peut changer la constitution. Voici les 4 raisons en droit constitutionnel qui motivent le changement, le remplacement d’une constitution. Autrement, on modifie des articles précis dans la constitution. On appelle ça amendement. Les Etats-Unis en ont fait 30. Depuis 1776, l’Amérique a révisé, amendé, modifié des articles qui ne sont plus adaptés aux contextes social, économique, culturel et surtout politique », a-t-il rappelé.

Le FNDC Kindia se félicite de la réussite de cette manifestation qui, en plus d’avoir connu une forte mobilisation des citoyens, s’est déroulée sans incident. La structure promet de poursuivre le combat jusqu’à ce que le président de la République, Alpha Condé, renonce à son projet de nouvelle constitution qui lui ouvrirait la voie à un troisième mandat.

De Kindia, Mohamed M’Bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Attaque du cortège funèbre : Elhadj Dembo Sylla en colère

4 novembre 2019 à 17 05 30 113011

Comme annoncé précédemment, des accrochages ont éclaté entre les forces de l’ordre et des membres du FNDC à l’occasion de l’enterrement des 11 victimes par balles des manifestations à Conakry contre un troisième mandat d’Alpha Condé, les 14, 15 et 16 octobre dernier. La scène s’est déroulée à Bambéto, dans la commune de Ratoma, où des coups de feu et des tirs à gaz lacrymogène ont crépité et semé la débandade avant, pendant et après la prière.

Présent à cette cérémonie funèbre, Elhadj Dembo Sylla, vice-président de l’UDG (Union pour le Développement de la Guinée) et membre du FNDC, a dénoncé cette attaque contre une procession funèbre composée de citoyens non violents.

Interrogé par Guineematin.com juste après ce malheureux incident, monsieur Sylla a dit toute sa surprise devant un tel agissement des forces de l’ordre.

Elhadj Dembo Sylla, vice-président de l’UDG

« J’ai un sentiment de déception. Franchement, je suis très déçu, écœuré. Je ne peux pas croire que dans un pays, avec les citoyens de ce pays, qu’on puisse les traiter comme ça. Nous sommes avec 11 corps qu’on doit inhumer. Impossible de le faire. Et vous avez vu, depuis qu’on est arrivé, entre le cimetière et la mosquée, c’est la débandade, des tirs à balles réelles, du gaz lacrymogène. Franchement, on n’a même pas pu prier. Parce qu’à l’intérieur de la mosquée, partout il y avait du gaz lacrymogène, et puis même sur les corps. Donc, je suis vraiment scandalisé. Je ne sais pas quoi dire tellement que… je ne pouvais pas croire qu’en 2019 dans un pays souverain, nous tous qui sommes citoyens de ce pays, qu’on pouvait arriver à ça ».

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Télimélé : encore dans la rue contre le régime Alpha Condé

4 novembre 2019 à 17 05 10 111011

Très active depuis le début de la mobilisation contre un troisième mandat pour le président Alpha, l’antenne du FNDC à Télimélé a organisé une nouvelle manifestation ce lundi, 04 novembre 2019. De nombreux citoyens sont descendus dans les rues de la ville pour protester à nouveau contre le changement de la constitution et les exactions du régime en place, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Alors que le comité de pilotage du FNDC a reporté la marche qu’il prévoyait d’organiser ce lundi au profit des funérailles des jeunes tués lors de manifestations des 14, 15 et 16 octobre dernier, certaines de ses antennes à l’intérieur du pays ont maintenu leurs manifestations. C’est le cas de celle de Télimélé, préfecture relevant de la région de Kindia. A l’appel de cette structure, de nombreux citoyens ont manifesté dans les rues de la commune urbaine. Ils ont entamé leur marche devant la DPE et l’ont achevée au niveau de la station-service située au marché de la ville, en passant par les carrefours Nonkohi et Gasoil.

Les manifestants protestent ainsi contre le projet de changement de l’actuelle constitution qui permettrait au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. Mais aussi contre les tueries de jeunes enregistrées à l’occasion des manifestations des 14, 15 et 16 octobre dernier à Conakry et la détention de cinq leaders du FNDC, condamnés à des peines allant de 6 mois à un an d’emprisonnement.

Boubacar Bah, coordinateur préfectoral du FNDC

« Je vous remercie citoyens de Télimélé. Vous qui défendez la constitution, sachez que vous défendez le droit dans la légalité. Nous devons nous armer davantage de courage car notre lutte est noble. Nous exigeons la libération des camarades du FNDC illégalement détenus est que justice soit rendue à ceux qui sont tombés sous les balles des forces de sécurité », a déclaré Boubacar Bah, coordinateur préfectoral du Front National pour la Défense de la Constitution à Télimélé.

Manga Balihoye, membre du FNDC Télimélé

Manga Balihoye, également membre du FNDC Télimélé, a fustigé aussi les exactions du régime actuel avant de souhaiter son départ. « Tout le monde est témoin des atouts et des faiblesses de ce régime qui devient du jour au jour un régime dictatorial et qui s’écarte progressivement de la légalité. Comment on peut abattre des citoyens qu’on a l’obligation de protéger comme si c’était des gibiers ? Aujourd’hui, le souhait de tout bon guinéen est qu’il y ait un changement de régime » a-t-il dit, sous les applaudissements du public présent.

Comme celles qui l’ont précédé, cette marche s’est déroulée sans aucun incident. Les activités sont cependant paralysées en cette journée. La plupart des commerces sont fermés et certaines écoles n’ont pas fait cours.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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Tirs sur le cortège funèbre : 1 mort et 3 blessés dans les urgences

4 novembre 2019 à 16 04 28 112811

La situation politique guinéenne est vraiment préoccupante face à la volonté du régime Alpha Condé de se maintenir au pouvoir après son deuxième et dernier mandat, des jeunes Guinéens sont en train d’être tués, sans aucune raison…

Alors qu’ils étaient partis accompagner les onze jeunes qui ont été tués lors des premières manifestations contre le président Alpha Condé à Conakry (les 14, 15 et 16 octobre dernier), d’autres jeunes ont été blessés, eux-aussi par balles réelles ce lundi, 04 novembre 2019. Et, un d’entre eux a finalement rendu l’âme, a appris Guineematin.com d’une source proche de l’opposition.

Selon les adversaires du régime Alpha Condé, c’est suite à une attaque, suivie de tirs sur le cortège funèbre que d’autres personnes ont été blessées par balles. Parmi ces victimes, il y a Abdoul Rahimy Diallo, âgé de 17 ans, qui a succombé à sa blessure ! Et, trois autres victimes seraient sous soins intensifs actuellement.

A suivre !

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« C’est maintenant le bon moment pour investir en Afrique et dans les PME africaines », déclare Tony Elumelu aux investisseurs mondiaux réunis à Paris

4 novembre 2019 à 15 03 04 110411
Tony O. Elumelu, CON, Promoteur de la Fondation Tony Elumelu et Président du Groupe United Bank for Africa (UBA) avec Bruno Le Maire, Ministre Français de l’Économie et des Finances, lors de la conférence du Club France-Afrique Invest à Paris le 30 octobre 2019

Communiqué : Paris – France, le mercredi 30 octobre 2019 – Tony O. Elumelu, Promoteur de la Fondation Tony Elumelu (TEF) et Président du Groupe United Bank for Africa (UBA) et de Heirs Holdings, a ouvert la conférence “Ambition Africa” organisée par le Club France-Africa Invest.

Lors de son discours d’ouverture, M. Elumelu a exhorté les investisseurs français, à la recherche d’opportunités d’investissement à long terme, à se tourner vers l’Afrique.

Lors de la présentation de Tony Elumelu au public, le Ministre Français de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire, a déclaré que la France pourrait se positionner pour orienter les investissements vers l’Afrique afin de mettre fin au cycle de la pauvreté et d’accélérer le développement au niveau mondial. Il a salué la position de M. Elumelu sur le renforcement des PME en Afrique afin de catalyser le développement. “Nous partageons la même ambition de soutien aux PME et aux entrepreneurs africains, car cela est essentiel pour le développement économique de l’Afrique”, a-t-il déclaré, évoquant la passion de M. Elumelu pour la création de richesse sur le continent africain.

Réitérant la position de partenariat avec l’Afrique sur les investissements à long terme, M. Le Maire a déclaré: “Nous veillerons à ce que les investissements en Afrique soient durables, exemplaires et respectueux de l’environnement. Nous voulons aller vite, aller vite dans la course contre la pauvreté et le renoncement, sur tout le continent”.

Tony Elumelu a pour sa part déclaré: “Nous devons faire beaucoup mieux et faire preuve de beaucoup plus de discernement pour canaliser les fonds vers les marchés émergents. Ces marchés présentent d’énormes opportunités ainsi que des risques pour les investisseurs mais ceux-ci doivent répondre à un besoin essentiel de catalyse et d’amélioration de l’économie. Nous saluons les sociétés comme Total, Bouygues, Accor, Orange et Bolloré, ainsi que d’autres qui ont accepté ce défi, mais il reste encore beaucoup à faire”, a-t-il déclaré.

M. Elumelu a souligné l’importance des apports de capitaux privés en Afrique, avec un accent particulier sur les investissements dans les petites et moyennes entreprises, moteurs de l’économie africaine. Il a déclaré que l’Afrique comptait la population active la plus jeune au monde, avec plus de 60% de sa population âgés de moins de 25 ans. Cela, a-t-il dit, apparaît comme une tragédie démographique potentielle qui pourrait se révéler être le plus grand atout du continent si les jeunes avaient des emplois et des opportunités économiques.

Selon lui: “Les Africains n’ont pas besoin d’aide. Nos jeunes ont plutôt besoin d’investissements”.

“Les capitaux privés constituent une positive force de développement en Afrique. Nous avons une nombreuse population de jeunes, enthousiastes et novateurs. Ils cherchent des solutions aux problèmes de leurs communautés, mais sont limités par l’accès aux capitaux et aux investissements, au mentorat et à la formation. Bien géré, ce type d’investissement peut non seulement générer des capitaux, mais aussi renforcer la création d’emplois, la gouvernance d’entreprise et contribuer à l’amélioration des pratiques commerciales durables”.

Il a cité l’impact et le taux de croissance des lauréats de la Fondation Tony Elumelu comme preuve du potentiel des PME en Afrique aujourd’hui. Sa fondation a consacré 100 millions de dollars de la fortune familiale au financement de plus de 10 000 entrepreneurs africains sur une période de dix ans.

M. Elumelu a salué les initiatives du Président Français, S.E. Emmanuel Macron, visant à renforcer les relations entre la France et l’Afrique, et a conclu en invitant les investisseurs à envisager d’investir en Afrique sur le long terme.

“La phrase clé ici est l’investissement à long terme – personne ne doit venir en Afrique pour obtenir un gain à court terme. C’est maintenant le bon moment pour investir en Afrique. Les capitaux privés doivent en faire partie. Nous en avons besoin pour tous”, a-t-il conclu.

Transmis par le service de communication de UBA en Guinée

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Tirs à balles réelles sur le cortège funèbre : des blessés évacués à l’hôpital

4 novembre 2019 à 14 02 34 113411

Ils étaient allés rendre un dernier et vibrant hommage à leurs amis qui ont été récemment tués, eux-mêmes sont ramenés d’urgence à l’hôpital pour des soins, après avoir été blessés par balle ! Cela s’est passé peu avant 14 heures, ce lundi, 4 novembre 2019, à Bambéto, dans la commune de Ratoma.

Selon une source qui a contacté Guineematin.com au téléphone, l’un de ces jeunes blessés par balles ce lundi à Bambéto s’appelle Alpha Oumar Diallo, âgé d’une trentaine d’années. Il aurait reçu une balle au pied.

A en croire certains témoins, à l’approche du cortège funèbre, un véhicule de police qui a quitté Bambéto a foncé en direction de la foule avec des tirs en l’air. C’est à ce moment-là qu’il y aurait eu des blessés qui ont été évacués à l’hôpital pour des soins d’urgence.

Peu après, les leaders front national pour la défense de la constitution (y compris les opposants Cellou Dalein Diallo, Sidya Touré, Abdoul Kébélé Camara et Cie) ont pu continuer à la mosquée de Bambéto pour la prière sur les 11 corps, puis l’enterrement.

A suivre !

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Tirs et jets de pierres à Bambéto : le cortège funèbre disloqué

4 novembre 2019 à 14 02 05 110511

C’est actuellement la débandade totale à Bambéto ! Transportant les corps des onze jeunes qui ont été tués les 14, 15 et 16 octobre dernier, les membres du FNDC affrontent en ce moment des agents des forces de sécurité qui ont été déployés à Bambéto. Les tirs des agents ont dispersé le cortège funèbre : c’est la débandade totale, raconte au téléphone un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

Un premier véhicule pick-up, qui transportait un des corps a réussi à passer ; mais, les autres ont été bloqués, explique le journaliste qui cherchait, lui aussi, à se mettre à l’abri. On ne sait pour le moment pas les raisons qui expliqueraient cette poussée d’adrénaline dans le rang des forces de sécurité au moment où les familles rendaient leurs derniers hommages à leurs enfants.

A suivre !

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Cortège funèbre : accrochage entre citoyens et forces de l’ordre

4 novembre 2019 à 13 01 52 115211

Les obsèques des jeunes tués lors des manifestations du FNDC des 14, 15 et 16 octobre dernier contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé sont émaillées de quelques incidents. Peu après le départ du cortège funèbre de l’hôpital sino-guinéen de Kipé, un accrochage a opposé des jeunes membres du cortège à des agents des forces de l’ordre, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

L’incident est survenu au niveau de Kaporo-Rails. Les partisans du Front National pour la Défense de la Constitution ont trouvé un pick-up de la police stationné en face de Prima Center. Les agents avaient fermé leur commissariat, situé au bord de la route, pour aller s’arrêter à ce niveau le temps que le cortège passe.

Mais, quelques jeunes, révoltés par les tueries des leurs par des hommes en uniforme lors des manifestations politiques, ont attaqué les agents à coups de pierres. Les policiers ont répliqué en jetant des gaz lacrymogènes. Mais, l’accrochage n’a été que de courte durée. La sécurité interne du FNDC a aussitôt calmé les ardeurs des jeunes, mettant fin aux hostilités.

Le cortège funèbre poursuit son chemin vers Bambéto. Les prières rituelles et l’inhumation seront faites respectivement à la mosquée et au cimetière de la localité.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Pas de manif ce lundi à Boké : les raisons, selon le responsable local du FNDC

4 novembre 2019 à 12 12 54 115411
Lamarana Bah, coordinateur régional du FNDC à Boké

Le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) est à pied d’œuvre à Conakry pour enterrer les 11 victimes tombées dans la lutte contre le 3ème mandat. Il est prévu par le FNDC d’organiser des marches pacifiques dans les préfectures de l’intérieur du pays. Mais, suite à un déficit de communication, la marche n’aura pas lieu à Boké ce lundi, 04 novembre 2019, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’émotion est vive à Conakry où est prévu l’enterrement des 11 victimes des manifestations de14 et 15 octobre 2019. Pendant ce temps, rien ne se passe à Boké, contrairement à Kindia où le FNDC est déjà mobilisé.

Selon Lamarana Bah, coordinateur régional du FNDC, les partis politiques d’opposition basés à Conakry auraient demandé à leurs partisans de Boké de reporter la marche pacifique pour le jeudi, 07 novembre. « Nous ne ferons pas de marche à Boké. Après les assemblées générales dans les QG des partis politiques le samedi dernier à Conakry, plusieurs partis d’opposition ont contacté leur base à Boké pour dire qu’il n’y aura plus de manifestation.

Maintenant, les gens sont démobilisés et c’est difficile pour nous de les rappeler et les dire de revenir dans un espace de temps aussi petit pour manifester aujourd’hui. Mais le jeudi prochain, nous sortirons massivement dans les 5 préfectures de la région pour la marche, pour dénoncer la volonté de tripatouiller la constitution et empêcher un troisième mandat pour Alpha Condé ».

Sur le terrain, tout est normal. Chaque citoyen vaque à ses occupations. Les écoles sont ouvertes, les banques et l’administration fonctionnement normalement. Il en est de même pour le marché, les stations service et le secteur des transports.

Depuis, Boké Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628-98-49-38

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Ben Youssouf en colère : « la Guinée est en train de prendre une vitesse dans le précipice »

4 novembre 2019 à 12 12 17 111711

En plus des parents des victimes des manifestations contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé des 14, 15 et 16 octobre dernier, plusieurs membres du FNDC sont présents ce lundi, 04 novembre 2019, à l’hôpital sino-guinéen de Kipé. Ils sont venus récupérer les corps des 11 jeunes tués par balles à l’occasion de ces mouvements de protestation appelés par le Front National pour la Défense de la Constitution. C’est le cas de Dr Ben Youssouf Keïta de l’UFDG. Le député se dit choqué par ce qui se passe aujourd’hui en Guinée et voit notre pays foncer tout droit vers le précipice. Il l’a dit au micro d’un reporter de Guineematin.com présent sur place.

« Je suis choqué. Je suis un homme, c’est pourquoi je ne verse pas de larmes. Sinon c’est ahurissant. De 1958 jusqu’à maintenant, nous n’avons pas connu une telle situation dramatique. Cela me laisse sans un mots et prouve que la Guinée est en train de prendre une vitesse dans le précipice. Je prie Dieu que ça ne s’abatte pas sur les Guinéens, que ça s’abatte sur les dirigeants qui sont responsables de ce qui est en train de se passer maintenant.

L’appel que je lance à l’endroit de monsieur Alpha Condé, c’est qu’il sache qu’il peut tuer tous les Guinéens s’il veut mais qu’il respecte les corps, qu’il respecte les morts, qu’ils soient enterrés dans la plus grande dignité. Que les morts ne soient pas ballottés comme des animaux, comme des brebis galeuses qu’on aurait abattues comme ça par empoisonnement et qu’on aurait jetées en pâture. Ceux qui sont couchés comme ça ne sont plus comme nous, mais un jour nous serons comme eux. Peut-être que demain d’autres tomberont mais le combat continuera jusqu’à l’instauration définitive et totale de la démocratie en Guinée », a-t-il dit.

A noter que parmi les personnalités présentes à l’hôpital sino-guinéen de Kipé, on retrouve Cellou Dalein Diallo, le chef de file de l’opposition guinéenne, en compagnie de son épouse et de plusieurs membres de sa formation politique. Il y a également de nombreux activistes de la société civile et d’autres partisans du FNDC. Ils s’apprêtent à transporter les corps des 11 victimes à la mosquée de Bambéto où les prières rituelles seront faites avant leur inhumation au cimetière de cette localité, à 14 heures.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Kindia : les citoyens se mobilisent pour la marche du FNDC

4 novembre 2019 à 11 11 59 115911

Dans un communiqué rendu public hier dimanche, 03 novembre 2019, le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) avait demandé à ses antennes à l’intérieur du pays à tenir leur marche de protestation contre le 3ème mandat pour Alpha Condé. C’est dans ce cadre qu’une forte mobilisation est en cours (11h) à Kindia ce lundi pour une manifestation autorisée par les autorités, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le FNDC de Conakry a décidé de surseoir à sa marche de ce lundi 4 novembre pour s’occuper exclusivement de l’enterrement des onze martyrs tombés lors des manifestations contre le 3ème mandat. A Kindia, de nombreux membres du FNDC se sont retrouvés à la Gare Routière, point de départ de la marche, pour dire non au contesté projet de 3ème mandat pour Alpha Condé.

Les organisateurs s’attendent à une forte mobilisation. C’est ce qu’a laissé entendre Richard Assaf, un des animateurs du mouvement à Kindia. « De l’autre côté à Conakry, ils ont reporté la marche pour une marche funèbre, mais nous à Kindia ici, la marche est maintenue à travers l’autorisation des autorités. Vu l’importance de la manifestation, nous sommes en mesure de vous rassurer que la mobilisation sera de taille ».

Par ailleurs, Richard Assaf est revenu sur ce qui est prévu. « Pour le moment on ne peut pas vous donner une statistique fiable, mais ce qui est sûr, nous aurons à mobiliser des milliers de personnes. La marche va débuter entre 11h et 12h pour aller jusqu’à 15h et nous avons maintenu une ligne droite, de la gare routière de Kindia, où nous nous mobilisons maintenant, jusqu’à la place des martyrs, où nous allons procéder aux différents discours ».

Richard Assaf a également dit son espoir que tout se passera dans les meilleures conditions. « La particularité de la marche d’aujourd’hui à Kindia, c’est de réveiller la conscience de tous les membres du Front, que pour une fois, on est en mesure d’exprimer notre désir et de ne pas avoir peur. La sécurité est là pour nous sécuriser. Elle ne tirera pas sur nous, elle ne nous gazera pas et la marche va se passer dans un esprit pacifique », a-t-il laissé entendre.

A noter que la circulation reste fluide, les citoyens vaquent à leurs affaires. Mais, les boutiques et magasins sont fermés.

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Funérailles des jeunes tués dans les manifs du FNDC : les corps sont arrivés à l’hôpital sino-guinéen

4 novembre 2019 à 11 11 23 112311

Comme annoncé précédemment, les 11 jeunes tués lors des manifestations contre un troisième mandat du président Alpha Condé des 14, 15 et 16 octobre dernier seront inhumés ce lundi, 04 novembre 2019. Les corps, qui avaient été ramenés à la morgue de l’hôpital Ignace Deen, viennent d’arriver à l’hôpital sino-guinéen de Kipé, a constaté un reporter de Guineematin.com qui est sur place.

Depuis le matin, les familles des victimes et quelques responsables du Front National pour la Défense de la Constitution attendaient les corps à la morgue de l’hôpital sino-guinéen de Kipé. Car c’est là que les autorités ont décidé de leur rendre les dépouilles mortelles des jeunes. Une décision qui vise à réduire l’itinéraire du cortège funèbre.

Les 11 corps, qui étaient jusqu’à ce matin à la morgue d’Ignace Deen, sont arrivés à l’hôpital sino-guinéen, où ils seront mis à la disposition des familles des victimes. Le FNDC a déjà envoyé des véhicules pour les transporter à la mosquée de Bambéto. Les prières rituelles seront faites à ce niveau avant l’inhumation prévue au cimetière de Bambeto à 14 heures.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Meurtre d’une vieille à Koubia : deux suspects mis aux arrêts

4 novembre 2019 à 10 10 51 115111

La gendarmerie de Pilimini a interpellé deux jeunes suspectés d’avoir tué une vieille dame il y a un peu plus d’une semaine à Pilimini, dans la préfecture de Koubia. Ces interpellations ont été rendues possibles grâce à la collaboration entre la population et les services de sécurité, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

Thierno Boubacar Diallo, qui serait originaire de Labé, est le principal suspect dans cette affaire. Il a été interpellé dans le village de Tollin, dans la sous-préfecture de Pilimini. Selon nos informations, le jeune homme de 27 ans était recherché depuis quelques temps dans cette localité pour un vol qu’il y aurait commis. Des habitants de ce village ont alerté donc la gendarmerie de Pilimini qui est venue mettre main sur lui.

Entendu par les services de sécurité, Boubacar aurait reconnu avoir tué Nènan Djamilatou Diallo le samedi, 26 octobre 2019, au bord de la rivière Wargalanwol. Il aurait agi avec la complicité d’un autre jeune nommé Lamarana Bah, plus connu sous le nom de « DJ Lamzo ». Ce dernier a été également mis aux arrêts. Selon toujours nos informations, Boubacar Diallo a indiqué qu’il opère depuis 2 ans entre Labé et Pilimini (Préfecture de Koubia).

La gendarmerie de Koubia poursuit l’enquête pour en savoir plus sur cette affaire.

De Koubia, Mamadou Alpha Diallo pour Guineematin.com

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Siguiri : un commerçant retrouvé mort dans une école privée

4 novembre 2019 à 10 10 34 113411

Un jeune commerçant, du nom de Souleymane Doumbouya, a été retrouvé mort hier dimanche, 03 novembre 2019, aux environs de 16 heures à Siguiri. La découverte a eu lieu dans la cour de l’école primaire privée d’enseignement général, Taliby Kaba, sise au quartier Kourouni, dans la commune urbaine, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le jeune Souleymane Doumbouya, âgé d’une trentaine d’années, a été retrouvé mort dans la cour de l’école appartenant à son grand frère. Selon des informations recueillies auprès de la famille, la victime s’était rendue sur les lieux pour procéder à un nettoyage.

Lamine Doumbouya, un des frères du défunt, interrogé par notre reporter, a expliqué ce qu’il a appris du drame. « Souleymane Doumbouya a été envoyé par notre grand frère pour nettoyer le bassin, pour le remplir puisque les cours doivent reprendre ce lundi 04 novembre. Il aurait été suivi par ses agresseurs. Mais, 15 minutes après son arrivée à l’école, un passant s’est servi de son téléphone en appelant les numéros du journal d’appel. C’est ce passant qui nous a alertés en nous disant que Souleymane a fait un accident », a-t-il expliqué.

Après avoir appris ce qui s’est passé, la famille s’est aussitôt rendue sur les lieux où ils ont découvert des traces de sang. « Quand nous sommes venus, nous avions vu les traces de sang et de bagarre dans la cour de l’école. Il n’avait rien sur lui sauf sa moto qui n’a pas été emportée. Il est mort auprès de sa moto », a dit Lamine Doumbouya.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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