Réouverture de la radio Continental FM : la joie du DG, Lamine Damba

28 novembre 2019 à 19 07 48 114811

Comme annoncé précédemment, la Cour suprême a ordonné ce jeudi, 28 novembre 2019, la réouverture de la radio privée Continental FM. Cette station était fermée depuis fin octobre dernier suite au retrait de sa licence et de sa fréquence par les autorités. La Cour a donné raison aux responsables de la radio qui estimaient que ces décisions sont illégales, en ordonnant le sursis à leur exécution. Un motif de joie pour Lamine Damba, le directeur général de Continental FM, qui a réagi au micro d’un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

« Je suis comblé de joie. Je dirai simplement que la justice n’a fait que son travail. La Cour suprême n’a fait que son travail, je dirai qu’ils n’ont fait absolument que leur travail. Je commence par remercier l’avocat pétri de talent, maître Béa, qui s’est investi corps et âme dans ce dossier et avec toute son équipe. Je remercie également le président fondateur de Continental FM, l’honorable Elhadj Mamadou Sylla, qui n’a ménagé aucun effort pour nous amener jusqu’à ce résultat. Je remercie encore une fois je félicite et j’encourage tout le personnel de la radio Continentale FM. Je suis content et nous sommes tous très contents », a-t-il dit.

A rappeler que c’est le 30 octobre 2019 que la HAC a décidé de retirer la licence de la radio Continental FM en même temps que celle de la radio ADO FM, suite à la découverte des émetteurs des deux radios privées dans les installations de la Radiodiffusion-Télévision Guinéenne (RTG) Koloma. Cette décision avait été suivie le lendemain par un arrêté du ministre des postes, télécommunications et de l’économie numérique, retirant les fréquences des deux stations. Mais, les responsables de Continental FM ont nié toute implication dans l’installation de leur émetteur sur le site de la RTG et ont saisi la Cour suprême pour demander le sursis à l’exécution des deux décisions.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tél. : 00224 622 07 93 59

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« Refus » de l’installation des chefs de quartiers : ce qu’en disent les avocats

28 novembre 2019 à 19 07 36 113611

La Cour Suprême de Guinée a entamé ce jeudi, 28 novembre 2019, l’examen de la requête du camp de Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG, relative au retard de l’installation des conseils de quartiers et de districts. Après plusieurs heures de débats, l’avocat de l’Etat et le Procureur ont sollicité que la Cour déclare la requête irrecevable. Par contre, la partie demanderesse, à travers ses avocats, demande l’installation des chefs des quartiers et des conseils de districts conformément à l’article 100 du code électoral, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’affaire a été renvoyée au 26 décembre pour que la Cour se prononce sur le dossier. A la fin de l’audience de ce jeudi, les avocats des deux camps ont exprimé leurs sentiments au micro de notre reporter.

Maitre Salifou Béavogui, membre du collectif des avocats de l’UFDG, a dénoncé une violation du code électoral. « Depuis l’année 2018 à nos jours, toutes les démarches sont entreprises pour amener le ministre de l’administration du territoire à prendre l’arrêté et permettre aux chefs de quartiers et présidents de districts d’être installés, conformément au code électoral, sont restés sans effets. Face à ce refus de l’administration, le chef de file de l’opposition, les listes de l’UFDG qui ont participé aux élections, n’avaient d’autres choix que de saisir la Cour Suprême dans sa chambre administrative. C’est ce qui a été fait. Nous avons débattu le dossier. Mais le procureur qui, à notre avis, n’avait pas une très bonne maitrise des éléments du dossier, a observé à l’irrecevabilité de notre recours sans oublier que c’est la loi elle-même qui parle de liste. Ce n’est pas inventé, c’est l’article 99 du code électoral qui parle de listes. Nous n’avons utilisé que les termes utilisés par la loi elle-même. On ne peut pas nous reprocher d’avoir utilisé des termes utilisés par la loi. Donc, l’affaire a été mise en délibéré pour le 26 décembre2019 et nous pensons que la chambre administrative de la Cour suprême de la République de Guinée va demander au Premier ministre et au ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation d’édicter l’arrêté d’application prévue à l’article 100 du code électoral qui dispose qu’un arrêté du ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation précise conformément à l’article 3 du code des collectivités locales le nombre de conseils pour chaque quartier et district. Et ce serait une très bonne justice parce qu’en réalité, on aurait permis au peuple, aux citoyens d’une collectivité, d’être dirigés par les personnes effectivement élues démocratiquement. Et cela permet le renforcement de la démocratie et de l’Etat de droit dans notre pays. A travers ce procès, nous ne leur demandons que l’application de la loi électorale telle que votée par l’Assemblée Nationale ».

De son côté le conseil de l’Etat, maitre Bernard Saa Dissi Millimouno, a évoqué des irrégularités dans la requête avant de demander à la Cour de la déclarer irrecevable. « J’ai demandé l’irrecevabilité de la requête qui a été introduite par monsieur Cellou Dalein Diallo et les listes de l’UFDG pour plusieurs raisons. Cette requête a commis beaucoup de violations de la loi. D’abord, par rapport à l’article 89 sur la Cour suprême en son alinéa 1, dit que le silence gardé par l’administration plus de quatre mois sur une réclamation vaut décision de rejet. Dans ce dossier, les demandeurs ont introduit une requête contre une décision de rejet contre monsieur le premier ministre. Or, entre la date de la réclamation et la date de l’introduction de la requête, il n’y a pas eu plus de quatre mois. Pour que l’on dise qu’il y a décision de rejet, il faut qu’il y ait plus de 4 mois. Il fallait d’abord attendre qu’il y ait plus de 4 mois. Parce que pour monsieur Dalein Diallo et les listes de l’UFDG, le ministre de l’Administration du Territoire n’aurait pas pris les actes qu’il faut pour déterminer le nombre de conseillers des districts et des quartiers. Ils ont exercé un recours hiérarchique devant le premier ministre. Donc, il fallait attendre. Les demandeurs n’ont pas attendu l’écoulement de cette durée. Dès lors, la requête est irrecevable parce qu’il n’y a pas une décision de rejet. Ça, c’est le premier moyen de violation. Le deuxième moyen de violation ça découle de l’article 49 de la loi organique sur la Cour Suprême. Il est clairement indiqué que lorsque les demandeurs sont une personne physique, il faudrait préciser leurs noms, leurs prénoms et leurs domiciles. Malheureusement dans cette requête, nous avons les listes de l’UFDG et aucun nom de personne composant ces listes n’a été indiqué. Il n’y a pas de noms, ni prénoms, ni domicile. C’est pourquoi nous avons dit à la Cour Suprême que nous sommes opposés à des inconnus. Et là, la loi dit clairement que c’est une cause d’irrecevabilité… Donc, c’est pour ces nombreuses violations que nous avons demandé à la Cour Suprême de déclarer irrecevable cette requête ».

Propos recueillis par Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527

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Réouverture de Continental FM : « cela n’a pas de prix », selon Me Béa

28 novembre 2019 à 19 07 29 112911

Comme annoncé précédemment, la Cour suprême a ordonné ce jeudi, 28 novembre 2019, la réouverture de la radio privée Continental FM. Cette station était fermée depuis fin octobre dernier suite au retrait de sa licence et de sa fréquence par les autorités. La Cour a donné raison aux responsables de la radio, qui estimaient que ces décisions sont illégales. Juste après la publication de l’arrêt de la juridiction supérieure, les avocats des deux parties opposées ont réagi au micro d’un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Selon Maître Salif Béavogui, l’avocat de Continental FM, c’est tout simplement le droit qui a été dit dans cette affaire. « Nous avons saisi la Cour suprême d’une requête aux fins d’annulation et nous avons sollicité un sursis en exécution. La Cour suprême a ordonnée le sursis à l’exécution des décisions de la HAC et du ministère des postes et télécommunications. Ces deux décisions-là ne seront plus appliquées jusqu’à ce que la Cour suprême tranche cette affaire. La conséquence est que la radio peut être rouverte et elle peut commencer ses activités dès après payement d’une caution de 4 millions de francs guinéens.

Entre la peste et le choléra, il faut choisir. Vous avez vu, la Cour avait soulevé l’incompétence. Donc, le fait simplement pour la Cour, d’accéder à notre requête considéré comme bien fondée, de suspendre l’exécution de la décision de la HAC qui avait été lue à la RTG, suivie par un arrêté ministériel le lendemain, le fait de suspendre l’exécution de ces deux décisions et d’amener la radio à rouvrir, cela n’a pas de prix », a estimé l’avocat.

Par contre, maître Bernard Sâa Dissi Milimono, avocat de l’agence judiciaire de l’état, qui défendait la Haute Autorité de la Communication, a exprimé son indignation face cette décision de la Cour suprême. « C’est vraiment une décision surprenante, que je dirais très surprenante, que la Cour suprême a prise ce matin. C’est bien de prendre une décision contre l’administration si on estime que les conditions dans lesquelles la décision administrative a été prise ne sont pas vraiment des conditions légales. C’est bien d’ordonner le sursis à l’exécution de la décision administrative en question. Mais pour le cas de ce matin, j’estime que vraiment ce que la Cour suprême a fait, c’est vraiment grave. Pourquoi ?

La radio Continental a saisi la Cour suprême, précisément la chambre administrative de la Cour suprême en annulation des décisions administratives qui ont été prises par la HAC et le ministère des postes et télécommunications. Ce matin, au cours d’un débat, nous avons soulevé l’incompétence de la Cour pour la bonne et simple raison que les dispositions de l’article 95 alinéa 2 de la loi organique sur la Cour suprême disent clairement que lorsque l’acte administratif attaqué est de nature à compromettre l’exercice d’une liberté publique ou individuelle, seul le premier président de la Cour suprême ou le président de la chambre saisie sont compétents à se prononcer sur le sursis (…) J’estime vraiment que ce n’est pas une bonne décision que la Cour suprême a prise », a-t-il dit.

A rappeler que c’est le 30 octobre 2019 que la HAC a décidé de retirer la licence de la radio Continental FM en même temps que celle de la radio ADO FM, suite à la découverte des émetteurs des deux radios privées dans les installations de la Radiodiffusion-Télévision Guinéenne (RTG) Koloma. Cette décision avait été suivie le lendemain par un arrêté du ministre des postes, télécommunications et de l’économie numérique, retirant les fréquences des deux stations. Mais, les responsables de Continental FM ont nié toute implication dans l’installation de leur émetteur sur le site de la RTG et ont saisi la Cour suprême pour demander le sursis à l’exécution des deux décisions.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

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Conakry : des cadeaux pour les lauréats du CEE de l’école primaire Jozip Broz Tito de Belle Vue

28 novembre 2019 à 18 06 49 114911

Après le brillant succès enregistré au cours de la session 2019 à l’examen d’entrée en 7ème année, l’école primaire JOZIP BROZ TITO de la Belle Vue, dans la commune de Dixinn, a été gratifié d’une récompense ce jeudi 28 novembre 2019.

Cette initiative de l’Amicale JOZIP BROZ TITO, 15ème promotion des universités guinéennes et étrangères, a consisté à offrir des enveloppes aux 13 lauréats qui se sont illustrés l’année dernière. La remise s’est faite en présence des organisateurs, des responsables de l’école, des élèves, des parents d’élèves et d’autres personnalités, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette cérémonie s’est déroulée en présence de Marceline Tolno, la principale du collège, nouvellement créé ; de Thierno Saidou Diakité, consultant sportif et membre du bureau de l’Amicale ; et de Marguerite Camara, présidente de l’Amicale JOZIP BROZ TITO des universités Guinéennes et étrangères en République de Guinée.

Dans son discours, Marguerite Camara est revenu sur les raisons d’octroyer ces prix aux lauréats de l’examen d’entrée en 7ème année. « Vu le courage, l’effort et l’engagement que ces élèves ont eu, l’amical a décidé de nouer un partenariat avec vos deux établissements qui sont : l’école primaire et collège JOZIP BROZ TITO de Belle Vue afin de préparer nos enfants vers le chemin de l’excellence. De ce fait, une série de projets et d’actions seront identifiés et mis en œuvre. C’est dans cette perspective que nous avions décidé dans un premier temps de primer les élèves admis au compte de l’année scolaire de 2018-2019. Au nom de la promotion JOZIP BROZ TITO, nous adressons toutes nos félicitations aux 13 lauréats et nous les remercions surtout pour le courage qu’ils ont eu. En plus, je leur demande de redoubler d’effort pour qu’ils soient parmi les meilleurs élèves du pays. Pour cela, les parents d’élèves doivent nous aider à les conseiller et mettre surtout les meilleures conditions à leur disposition, ce qui leur permettra de fournir un effort de plus dans le travail ».

Mme Marguerite Morel Camara, présidente de l’Amicale de la promotion Tito

Pour sa part, la principale du collège, madame Léno Marceline Tolno, a remercié les donateurs pour ce geste avant d’inviter les élèves à faire preuve d’émulation. « Il ne reste qu’à remercier la promotion Tito qui a pensé venir au sein de nos établissements ce matin et surtout accompagner d’un cadeau symbolique qui motive davantage leurs amis qui voudront faire mieux qu’eux, particulièrement ceux qui sont dans la salle d’examen. Je remercie également madame la présidente, la donatrice pour ce geste inoubliable. Comme vous le savez, le savoir coûte cher, l’acquérir est un effort personnel. Ce qui veut dire que les treize lauréats ont accepté de fournir tout un effort pour être au collège aujourd’hui. Ce que je demande aux autres candidats qui doivent faire l’examen d’entrée en 7ème année au compte de l’année scolaire 2019-2020, c’est de travailler avec confiance d’avoir l’examen avec mention, et qu’on ait plus de vingt (20) lauréats encore, voire 30 en 2020 », a-t-elle laissé entendre.

De leur côté, les parents d’élèves se sont réjouit de ce geste avant de promettre de tout faire pour que les enfants continuent dans la même dynamique.

Saa Foko Millimouno pour Guineematin.om

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Yomou : le FNDC interdit à nouveau de manifester

28 novembre 2019 à 18 06 27 112711

Une fois n’est pas coutume. Les opposants au projet de nouvelle constitution ne sont pas autorisés à manifester à Yomou. La mairie de cette commune urbaine a signifié à l’antenne locale du FNDC que sa marche prévue demain, vendredi 29 novembre 2019, est interdite.

C’est la troisième fois que les autorités locales interdisent une manifestation visant à protester contre le changement de l’actuelle constitution, qui ouvrirait la voie à un troisième mandat au président Alpha Condé. Dans son courrier-réponse adressé au coordinateur préfectoral du Front National pour la Défense de la Constitution et dont Guineematin.com a eu copie, la mairie de Yomou a justifié cette décision par le souci de préserver la paix et la quiétude sociale dans la ville.

Ci-dessous la lettre des autorités communales signée du deuxième vice maire de la commune urbaine.

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Enrôlement des électeurs : des agents menacent de bouder les travaux à Kipé

28 novembre 2019 à 18 06 19 111911

Lancée officiellement il y a une semaine, l’opération d’enrôlement des électeurs et de révision des listes électorales se poursuit sur l’ensemble du territoire national. Mais sur le terrain, des plaintes se font entendre par endroits. C’est notamment dans certaines CAERLE du quartier Kipé, dans la commune de Ratoma.

Interrogé par un reporter de Guineematin.com, Nestor Camara, président de la Commission Administrative d’Établissement et de Révision des Listes Électorales 0930, située dans le secteur 2 Faoulia (Kipé), explique que « depuis le début de l’enrôlement, ça se passe bien. Au début, les citoyens ne venaient pas, on ne sait pas pourquoi ils étaient réticents. Mais depuis trois jours maintenant, nous sommes envahis, on commence à voir l’engouement. A date, nous avons 241 personnes recensées. Si ailleurs, certains se plaignent de leurs machines, nous ici, notre machine n’a aucun problème pour le moment. On n’a pas rencontré de panne encore », a-t-il indiqué.

Nestor Camara, président de la CAERLE 0930, du secteur 2 Faoulia (Kipé)

Il relève cependant des problèmes qui rendent les travaux moins rapides. Ce qui risque d’empêcher certains électeurs de se faire enrôler. « Il n’y a que 8 CAERLE (Commissions Administratives d’Établissement et de Révision des Listes Électorales) pour les 6 secteurs de Kipé avec plus de 12 000 000 et quelques inscrits, vous voyez ce que ça fait. Mais, comme la CENI a fait un partage comme ça, ce n’est pas nous qui allons dire non. Nous pensons quand même qu’une seule machine est insuffisante pour nous. Si on avait deux machines ici, ça aurait été mieux. Parce qu’on aurait pu travailler plus rapidement. Mais comme ça, ça ne peut pas aller vite », regrette Nestor Camara.

Kémoko Sylla, le président de la CAERLE n°3 du secteur Gassamaya (Kipé)

A la CAERLE n°3 du secteur Gassamaya également, des plaintes se font entendre. Kémoko Sylla, le président de cette commission, menacent de bouder les travaux si la CENI ne paye le reliquat de leurs primes au compte de la première tranche. « Le problème que nous avons ici, est que le technicien ne vient pas parfois. Il s’est absenté par deux fois parce qu’il n’est pas payé. Ce qui a pénalisé notre travail, puisque si lui il ne vient pas, on ne peut pas travailler. Mes éléments et moi le président, comptons démissionner aussi si toutefois nous ne recevons pas notre argent à temps. Ils (les responsables de la CENI, ndlr) n’ont pas respecté ce qui a été dit. Dans certains endroits, les gens ont reçu 300 000 francs pour la première tranche alors que nous, nous n’avons reçu que 200 000 francs. Donc, nous demandons à la CENI de nous donner les 100 000 francs restants pour la première tranche », a-t-il lancé.

A rappeler que ces travaux d’enrôlement des électeurs et de révision des listes électeurs vont prendre fin le 16 décembre 2019.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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N’zérékoré : des acteurs de la société à l’école du contrôle citoyen des actions publiques

28 novembre 2019 à 17 05 32 113211

La Coalition Nationale des Organisations de la Société Civile (CONASOC) poursuit ses activités relatives à la gestion efficiente et transparente des fonds mobilisés dans le cadre du contrat de désendettement et de développement. Après les étapes de Conakry, Kindia, Labé et Kankan, la CONASOC a mis le cap sur N’zérékoré dans la journée d’hier mercredi, 27 novembre 2019, à travers un séminaire de formation des ONG et organisations de la société civile de la place, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La cérémonie a été présidée par le gouverneur de la région administrative de N’zérékoré. Le séminaire de deux jours concerne au total vingt (20) participants issus des associations et ONG venues des six préfectures de la région. Ils seront formés dans le cadre de la collecte de données afin de mieux faire le contrôle des projets et programmes à destination des communautés.

Ansa Diawara, vice-coordinateur de la CONASOC

Dans son discours, Ansa Diawara, vice-coordinateur de la CONASOC, a rappelé la genèse et l’objectif du projet en cours d’exécution. « Le projet de suivi indépendant dans le contrat de désendettement et de développement (PSI-CDD) est un programme de contrôle citoyen de l’action publique, mené dans le cadre du contrat de désendettement et de développement dont bénéficie notre pays, suite à l’annulation d’une part substantielle de la dette de l’Etat Français à l’égard de la Guinée grâce à une gestion rigoureuse de la chose publique de 2011 à 2013 par les autorités de la 3ème République. Le projet vise l’amélioration des conditions de vie des populations à travers la société civile guinéenne dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques publiques en accord avec les pouvoirs publics ; à contribuer à une gestion efficiente et transparente des fonds mobilisés dans le cadre du contrat de désendettement et de développement (CDD) ; à veiller à la réalisation des projets financés par rapport à l’objectif de réduction de la pauvreté et favoriser le développement », a-t-il fait savoir.

S’adressant aux participants, Ansa Diawara a émis le souhait que les connaissances acquises lors de cet atelier soient démultipliés pour le bonheur de tous les membres. « Nous attendons d’eux une restitution à la base de tout ce qui va être fait ici en vue d’un partage encore avec un spectre beaucoup plus large afin que toutes les associations et ONG puissent avoir une notion d’outils de collecte des données en matière d’enquête et de recherche ».

Mohamed Ismaël Traoré, gouverneur de région

Prenant la parole, le gouverneur de région, Mohamed Ismaël Traoré, a salué l’initiative du projet qui, selon lui, permettra à changer la vie des citoyens. « Ce projet de suivi indépendant dans le contrat de désendettement et de développement est aujourd’hui l’une des conséquences heureuses de l’achèvement de l’initiative PPPTE par notre pays. C’est pourquoi nous, nous saluons et ne ménagerons aucun effort dans l’atteinte des objectifs de ce projet. Car ce projet permettra à nous, autorités à la base, de nous appuyer dans la moralisation de la gestion de la chose publique à travers le contrôle citoyen, pour une amélioration des conditions de vie de nos populations à la base ».

Il faut noter que ce projet de suivi indépendant dans le contrat de désendettement et de développement et des outils de collecte est financé par l’Agence Française de Développement.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : +224620166816/666890877

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victoire du FNDC en Guinée : Abdourahmane Sano et Cie libérés par la Cour d’Appel

28 novembre 2019 à 16 04 24 112411

Comme on pouvait s’y attendre, les leaders du Front national pour la défense de la Constitution ont recouvré leur liberté suite à un procès en appel de ce jeudi, 28 novembre 2019, à la Cour d’Appel de Conakry. Déjà, les avocats de la défense qui avaient plaidé dans ce sens ont été rejoints par le procureur.

Ainsi, Abdourahamane Sano, Ibrahima Diallo, Sékou Koundouno, Alpha Soumah (dit Bill de Sam), Baïlo Barry, Aly Cheickna Badra Koné, Elie Kamano, Ibrahima Keita, Abdoulaye Sylla et Abdoulaye Bangoura vont rejoindre leurs familles respectives après un mois deux semaines d’emprisonnement.

A rappeler que les premières arrestations avaient été opérées au domicile privé du Coordinateur national du FNDC, dans la matinée du samedi 12 octobre dernier, alors que les leaders se préparaient à animer une conférence de presse sur la toute première manifestation de rue contre la volonté du président Alpha Condé de changer la constitution de la Guinée en vue de s’offrir un troisième mandat à la tête du pays. Mais, au lieu de dissuader les Guinéens comme espérait le pouvoir, ces arrestations ont galvanisé les citoyens qui ont inondé les rues de la capitale, Conakry, et des villes de l’intérieur pour marquer leur soutien aux idéaux du FNDC.

Sans doute que le retour de ces leaders au sein du Front national pour la défense de la Constitution, en attendant la prochaine audience fixée au 05 décembre prochain, donnera un nouveau souffle aux manifestations contre un changement constitutionnel qui favoriserait un troisième mandat du président Alpha Condé.

A suivre !

Ibrahima Sory Diallo et Mamadou Laafa Sow sont à la Cour d’Appel pour Guineematin.com

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Urgent : la Cour suprême ordonne la réouverture de Continental FM

28 novembre 2019 à 15 03 18 111811

Les responsables de la radio privée Continental FM 98.8 FM remportent la bataille qui les oppose à la Haute Autorité de la Communication et au ministère des postes, télécommunications et de l’économie numérique. La Cour suprême a ordonné ce jeudi, 28 novembre 2019, la réouverture de la station, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Continental FM était fermée depuis fin octobre dernier suite à deux décisions de la Haute Autorité de la Communication et du ministère des postes, télécommunications et de l’économie numérique, prises respectivement le 30 et le 31 octobre 2019. L’instance chargée de réguler les médias en Guinée avait décidé de retirer la licence de cette station en même temps que celle de la radio ADO FM, suite à la découverte des émetteurs des deux radios privées dans les installations de la Radiodiffusion-Télévision nationale (RTG) Koloma. Et cette décision a été confirmée par le département en charge de la télécommunication.

Mais, les responsables de Continental FM ont jugé ces décisions injustes, et ont saisi la Cour suprême. Après avoir examiné le dossier, la juridiction supérieure a donné raison à Continental FM en prononçant le sursis à exécution contre les deux décisions. La Cour ordonne ainsi la réouverture de la radio très critique à l’égard du pouvoir, notamment dans sa célèbre émission « Gbountoungni », animée en langue soussou. Toutefois, la juridiction conditionne cette réouverture par le payement d’une somme de 4 millions de francs à titre de garantie.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

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Libération des leaders du FNDC en Guinée ? Le procureur est d’accord

28 novembre 2019 à 14 02 32 113211

Le procès en appel des leaders du FNDC se poursuit actuellement à la Cour d’Appel de Conakry. Et, selon les deux reporters de Guineematin.com qui suivent le dossier, il est fort probable que le coordinateur du Front, Monsieur Abdourahmane Sanoh et ses compagnons retrouvent leurs familles après l’audience de ce jeudi, 28 novembre 2019.

Ce sont les avocats de la défense qui ont introduit une demande de mise en liberté de leurs clients. Ils ont d’abord souhaité avoir plus de temps pour préparer leur défense. Et, ils ont alors demandé la mise en liberté de leurs clients en attendant la prochaine audience. Au nom du collectif des avocats de la défense, maître Mohamed Traoré a rappelé que leurs clients sont suffisamment crédibles pour fuir le procès.

Pour sa part, le procureur général ne s’est pas opposé à une mise en liberté provisoire des leaders du Front national pour la défense de la Constitution. « Le ministère public ne trouve pas d’inconvénient à mettre ces pères de familles en liberté. Le ministère public n’est pas là seulement à punir ; mais, il est là pour éduquer. Qu’il vous plaise, monsieur le président, de mettre ces pères de famille en liberté provisoire », a ajouté l’avocat général, Alhassane Baldé.

Les débats se poursuivent !

Ibrahima Sory Diallo et Mamadou Laafa Sow sont à la Cour d’Appel de Conakry pour Guineematin.com

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Éboulement dans une mine d’or à Siguiri : deux morts !

28 novembre 2019 à 14 02 16 111611
image d’archive

Dans la soirée d’hier, mercredi 27 novembre 2019, deux personnes ont perdu la vie dans l’éboulement d’une mine d’or à Siguiri. Le drame a été enregistré aux environs de 18 heures dans une mine d’or appelée Sounoko, dans le district de Köfilani, relevant de la sous-préfecture de Kitinian, préfecture de siguiri.

Interrogé par le correspondant local de Guineematin.com, Bréma Kourouma, le seul rescapé de cet éboulement, a expliqué qu’ils étaient 3 dans la mine au moment du drame. « J’étais à porte du trou quand le sable a commencé à tomber. On a alors essayé de sortir. Malheureusement, le sable est tombés sur les deux autres », a précisé Bréma Kourouma.

Finalement, les dépouilles de Billy Sidibé (24 ans, célibataire sans enfant, âgé de 24 ans) et d’Abou Mara (37 ans, marié et père d’un enfant) ont été rapatriées chez eux, respectivement à Kérouané et Kissidougou

A rappeler que plusieurs autres exploitants traditionnels de l’or avaient perdu la vie dans la mine de Sounoko les années passées. Ce qui a poussé les autorités locales à interdire son explication depuis deux ans. Mais, situé à un endroit isolé, la mine continue d’être fréquentée avec malheureusement de gros risques.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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L’opposition guinéenne se coalise : « si chacun de nous lutte de son côté, c’est sûr que… »

28 novembre 2019 à 14 02 00 110011

Comme annoncé précédemment, les leaders de l’opposition politique se sont retrouvés au QG de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) ce jeudi 28 novembre 2019. La démarche visait à échanger sur la mise en place d’une stratégie commune pour faire face au régime du président Alpha Condé. La rencontre a regroupé Cellou Dalein Diallo (UFDG), Dr Faya Millimouno (BL), Sidya Touré (UFR), Elhadj Ibrahima Kalil Diallo (PEDN), maitre Abdoul Kabélé Camara (RGD), Elhadj Dembo Sylla (UDG), Diabaty Doré (RPR), Bah Oury (UDD), entre-autres, a-t-on constaté sur place.

A la fin de la plénière, c’est le chef de file de l’opposition, Cellou Dalein Diallo, qui a fait office de porte-parole. Voici l’intégralité de son compte-rendu.

« L’opposition politique, l’opposition plurielle s’est retrouvée ce matin. Après plusieurs concertations, on a estimé que c’est utile et judicieux que l’opposition se retrouve. Elle a déjà pu le faire au sein du FNDC. Donc, on a fait cette réunion pour réaffirmer d’abord notre volonté d’être ensemble et créer un cadre de concertation de l’opposition politique où nous allons échanger les informations, définir les stratégies pour faire respecter les lois de la République en matière électorale mais aussi dans les autres domaines.

Parce que le combat républicain que nous menons face à ce pouvoir, c’est d’abord qu’il faut faire respecter la loi, faire respecter les Droits humains. Et nous sommes en face d’un pouvoir qui n’a aucun égard pour les lois de la République, pour la Constitution de la République. Si chacun de nous lutte de son côté, c’est sûr que la portée de notre combat va être affaiblie.

Maintenant, je vous l’annonce, on a décidé de recréer ce cadre de concertation, d’échanges d’informations et définition des stratégies pour imposer, pour obtenir le respect des lois de la République.

Bien entendu on en a profité pour échanger les informations sur le déroulement actuel du processus électoral, et nous avons eu à déplorer beaucoup d’anomalies et beaucoup d’irrégularités : il y a des kits qui manquent, des récépissés qui manquent partout. A la date d’aujourd’hui, il y a beaucoup de circonscriptions dans les quelles l’enrôlement n’a pas commencé.

On a déploré aussi l’absence d’une communication claire sur les actions à mener lors de cette révision. Parce qu’il y a la recommandation forte du rapport d’audit qui veut que l’ensemble des électeurs viennent se faire enrôler. Il n’y a pas de communication suffisante pour informer les citoyens que faute de se faire enrôler, ils ne peuvent plus rester dans le fichier même s’ils y étaient déjà. Donc, nous allons prendre des dispositions pour que les recommandations pertinentes de l’audit du fichier soient respectées, et pour que tous les guinéens puissent se faire enrôler conformément aux dispositions légales.

Pour ce qui concerne la stratégie, nous allons très bientôt organiser une conférence de presse pou expliquer qu’est-ce que nous faisons pour améliorer le processus si c’est possible, ou qu’est-ce qu’on ferait au cas où on ne réussirait pas à obtenir le respect de la loi et le respect d’une élection transparente et crédible ».

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tel : 628 17 99 17

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« Refus » d’installer les conseils de quartiers : le procureur sollicite le rejet de la requête de Cellou Dalein

28 novembre 2019 à 13 01 58 115811

La Cour suprême de Guinée a ouvert l’examen de la requête du camp de Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG, relative au retard de l’installation conseils de quartiers et de districts. Ce jeudi, 28 novembre 2019, la juridiction supérieure a écouté les deux parties concernées dans cette affaire. Et le procureur a demandé le rejet de la requête du chef de file de l’opposition guinéenne, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Près de deux ans après la tenue des élections locales du 04 février 2018 en Guinée, les conseils de quartiers et de districts ne sont toujours pas installés alors que le pays s’achemine vers de nouvelles élections législatives. Face au « refus » des autorités d’installer les élus locaux, le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, et les listes du parti aux élections locales ont saisi la chambre administrative de la Cour suprême. La formation politique a introduit une requête demandant à la juridiction d’ordonner l’installation des conseils de quartiers et de districts.

« Il (le gouvernement, ndlr) refuse cette installation pour continuer à instaurer la dictature et avoir tous les leviers du pouvoir. C’est pourquoi nous vous demandons d’ordonner au Premier ministre et au ministre de l’administration du territoire, d’installer les membres des conseils des quartiers et districts », a plaidé maître Salifou Béavogui, l’un des avocats de l’UFDG, devant la Cour suprême.

De son côté, maître Bernard Sâa Dissi Millimono, avocat de l’Etat, a relevé plusieurs manquements dans la requête du camp de Cellou Dalein Diallo, qui doivent amener la Cour à la déclarer irrecevable. « Cette requête doit être irrecevable par votre Cour. On met en cause le Premier ministre et le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation. Alors, contre qui cette requête est orientée ? Mieux que ça, le Premier ministre a été saisi par Elhadj Cellou Dalein Diallo (le président de l’UFDG, ndlr) le 29 avril 2019. Et le 29 juillet 2019, il saisit la Cour Suprême pour excès de pouvoir et silence gardée par l’autorité compétente.

Or, on parle de silence gardée que si le délai dépasse 4 mois. Dans ce cas d’espèce, les 4 mois ne sont pas écoulés. En plus, dans la requête, il y a le nom de Cellou Dalein Diallo et les listes de l’UFDG. La requête n’a pas indiqué les noms, prénoms et domiciles des autres. Cela veut dire que nous sommes exposés à des inconnus. C’est pourquoi nous vous demandons de rejeter cette requête de Cellou Dalein Diallo », a sollicité l’avocat de l’agent judiciaire de l’Etat.

Après les plaidoiries des avocats des deux parties, le procureur, Aboubacar Camara, a demandé également à la Cour de déclarer la requête du camp Cellou Dalein irrecevable. La décision de la juridiction est attendue le 26 décembre 2019.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

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Guinée : l’opposition « plurielle » se retrouve pour mieux affronter le régime Alpha Condé

28 novembre 2019 à 12 12 19 111911

C’est au QG de l’UFDG, principal parti de l’opposition guinéenne, que cette rencontre a été organisée ce jeudi, 28 novembre 2019. Aux côtés du chef de file de l’opposition, Cellou Dalein Diallo, il y avait les leaders et/ou délégués de la quasi-totalité des partis politiques de l’opposition : Sidya Touré de l’UFR (qui est reparti un peu plutôt), Faya Millimono du BL, Me Kabélé Camara du RGD, Bah Oury de l’UDD, Dembo Sylla de UDG, Elhadj Ibrahima Kalil du PEDN, Etienne Soropogui du parti Nos Valeurs Communes, Misbaou Sow du RFD…

Au sortir de cette rencontre, on apprend que les opposants au régime Alpha Condé veulent s’engager dans une plateforme politique commune pour mieux mener le combat du respect des lois de la République.

A rappeler qu’ils sont tous du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) et continuent leur combat dans cette structure, dirigée par Abdourahmane Sanoh de la société civile, parallèlement à leur lutte politique.

Alpha Mamadou Diallo reviendra plus en détail sur cette rencontre

A suivre !

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Procès en Appel des leaders du FNDC : « ils sont en prison sur du faux… »

28 novembre 2019 à 12 12 02 110211

Le procès en appel du coordinateur du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) et ses collègues s’est ouvert ce jeudi, 28 novembre 2019, à la Cour d’Appel de Conakry. Tous les prisonniers sont déjà au banc des accusés. Même Baïlo Barry « Destin En Main », qui avait été oublié dans sa cellule, est finalement arrivé dans la salle d’audience.

Pour Abdoulaye Oumou Sow, responsable de communication du FNDC, interrogé peu avant l’ouverture de l’audience par un de nos journalistes, ses collègues ont été injustement enfermés et il espère qu’ils seront libérés au cours de cette audience en appel. « Nous attendons qu’il y ait une relaxe pure et simple d’autant qu’ils ont été condamnés sur du faux. On sait déjà que les accusations portées par le procureur n’ont même pas été considérées par le juge lors de la condamnation. Donc, ça veut dire qu’ils sont en prison sur du faux. Ils ont été enfermés pour avoir simplement exprimé leur position sur un sujet donné de la République. Ils ne sont que des prisonniers politiques. Nous pensons que le politique s’est déjà remué et il va permettre de les libérer aujourd’hui. Parce que vous n’êtes pas sans savoir que toutes les personnes qui ont été condamnées pour le 3ème mandat ont été toujours libérées en appel parce que le premier jugement se passe très mal. Les juges sont sous la pression des autorités, ce qui fait qu’ils emprisonnent les gens sans raison valable. Mais, aujourd’hui, on est à la cour d’Appel et on pense qu’elle va libérer nos camarades », dit-il, espérant également leur dédommagement « parce qu’ils ont subi assez de préjudice ».

Enfin, Abdoulaye Oumou Sow estime que la justice guinéenne devrait plutôt se tourner vers les assassins qui endeuillent les Guinéens : « Les personnes assassinées, on pense que c’est pour elles qu’on doit ouvrir un procès, c’est pour eux qu’on doit ouvrir les enquêtes pour traquer les assassins et non pas pour mettre les patriotes en prison ».

A suivre !

De la Cour d’Appel de Conakry, Ibrahima Sory Diallo et Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Conakry : la galère des étudiants venus de l’intérieur du pays

28 novembre 2019 à 10 10 40 114011

Pour beaucoup d’élèves qui obtiennent le baccalauréat à l’intérieur du pays, Conakry est le plus grand rêve. Pour la plupart, ils préfèrent être orientés dans une université de la capitale guinéenne. Mais une fois réalisé, ce rêve se transforme en cauchemar pour certains. Il s’agit d’étudiants issus de familles pauvres et n’ayant pas de parents pouvant les héberger à Conakry. Un reporter de Guineematin.com a rencontré quelques-uns d’entre eux, qui ont raconté leur calvaire.

Emmanuel Guilavogui, L1 au département Economie-Finance à l’université de Sonfonia

Emmanuel Guilavogui, est étudiant en licence 1 au département Economie-Finance à l’université Général Lansana Conté de Sonfonia. Il a quitté N’zérékoré pour venir faire ses études universitaires à Conakry. Mais là, les choses sont loin d’être aisées pour lui. « Je loge seul, mais j’avoue que ce n’est pas du tout facile, il faut le reconnaître. C’est mon oncle paternel qui a négocié une maison pour moi au quartier Sonfonia. Mais, ce sont mes parents qui sont à N’Zérékoré qui me prennent en charge ici. Ma nourriture, mes frais de transport, toutes mes dépenses, c’est à leur charge. Ce qui n’est pas du tout facile. Parce que je n’ai aucune autre source de revenu », explique le jeune homme.

Sâa Alphonse Koundouno, L1 au département droit à l’université de Sonfonia

Tout comme son prédécesseur, Sâa Alphonse Koundouno, originaire de Guéckédou, découvre aussi une nouvelle vie en venant à Conakry. Cet étudiant en licence 1 au département droit à l’université Général Lansana Conté de Sonfonia, est parfois obligé de parcourir une distance de 2 kilomètres environ à pied pour aller suivre ses cours. « Au début, j’étais avec mon frère à Kountia. Mais vu la distance entre là-bas et l’université et les dépenses que cela implique, j’ai décidé de quitter là-bas pour me rapprocher un peu plus de l’université. C’est ainsi qu’après des démarches qui m’ont pris un mois, une amie m’a aidé à avoir une maison à Kobaya. Maintenant, quand je n’ai pas d’argent pour payer le transport, je marche pour aller à l’université ».

Sita Béatrice Condé, L1 à l’université de Sonfonia

Parmi ce lot d’étudiants, on retrouve aussi des filles. C’est le cas de Sita Béatrice Condé, venue de N’Zérékoré et qui fait licence 1 à l’université de Sonfonia. Elle se plaint de la cherté du loyer et du transport. « Le loyer coûte très cher, je paye 250 000 le mois. Et j’habite très loin de l’université, je suis au Km 36, c’est là-bas que je quitte pour venir à l’université de Sonfonia. Ce sont mes parents qui me prennent en charge, donc je ne vais à l’université que quand j’ai les frais de transport. Sinon je reste à la maison », a-t-elle laissé entendre.

Kolamou Job, L1 au département Economie-Finance de l’université de Sonfonia

Pour ces étudiants, tous les rêves se sont transformés en désillusion. « Quand vous êtes à l’intérieur, on vous nourrit de rêves en disant qu’à l’université tout est facile. Mais quand nous sommes venus, on a trouvé tout le contraire. Donc on se rend compte maintenant que la vie estudiantine n’est pas du tout facile », a dit Kolamou Job, étudiant en licence 1 au département Economie-Finance de l’université de Sonfonia.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel: 00224 622 07 93 59

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Enrôlement des électeurs : faible mobilisation des électeurs à Kaloum

28 novembre 2019 à 10 10 39 113911

L’opération d’enrôlement et de révision des listes électorales ne suscite pas un grand engouement chez les citoyens de Kaloum. Une semaine après le lancement officiel des travaux, les électeurs de cette commune de Conakry ne se mobilisent pas devant les CAERLE de cette circonscription électorale. C’est le constat fait sur place par un reporter de Guineematin.com, le mercredi 27 novembre.

Abdoul Karim Cissé, membre de la Commission Administrative d’Etablissement et de Révision des Listes Electorales de Kouléwondi, souligne que toutes les conditions matérielles sont réunies pour faire le travail sur le terrain. « Les machines ne présentent aucun problème pour le moment », soutient-il. Les membres de cette CAERLE sont présents chaque jour sur le terrain, mais les électeurs, eux, ne se mobilisent pas.

« Le travail est en train d’être fait. Mais, l’affluence est faible. Les populations du quartier viennent au compte-goutte pour se faire enrôler, il n’y a pas assez d’engouement pour le moment. Les gens ne se mettent pas en file. Ils viennent un a un. Certaines personnes aussi viennent sans carte identité nationale, ni carte d’électeur, donc sans aucune pièce. Mais on les comprend et on les satisfait », a expliqué Abdoul Karim Cissé.

Il annonce par ailleurs, que les agents recenseurs sont confrontés aussi à des difficultés. « Nous avons commencé ce recensement depuis le 21 novembre. Nous sommes là chaque jour de 8 heures à 18 heures, mais on ne nous apporte pas à manger. Ensuite, jusqu’à présent, on n’a pas reçu le reliquat de nos primes. On ne connaît même pas combien ils nous proposent pour ce reliquat. On travaille comme ça depuis le 21 novembre 2019 », déplore ce membre de la CARLE de Kouléwondi.

A rappeler que cette opération doit s’achever le 16 décembre 2019. Avec la faible mobilisation constatée actuellement, beaucoup d’électeurs risquent de ne pas se faire enrôler dans la commune de Kaloum.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527

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Le nouveau procureur de Kaloum prévient : « la loi s’appliquera sur tout le monde »

28 novembre 2019 à 9 09 37 113711

Nommé récemment à la tête du parquet de Kaloum, Alpha Sény Camara a pris fonctions hier, mercredi 27 novembre 2019. Il remplace Aboubacar Sir Sylla, muté à la Cour suprême. Ce magistrat qui était jusque-là conseiller technique au ministère de la justice, promet de mettre tous les citoyens au même pied d’égalité et de rendre justice pour tout le monde.

Aboubacar Sir Sylla, nouveau procureur du tribunal de première instance de Kaloum

« Je vais travailler pour que tous les citoyens soient mis au même pied d’égalité dans la distribution de la justice. Je vais travailler pour éviter qu’il y ait de la frustration, mettre tous les citoyens dans la même assiette. Les auteurs d’infractions, quel que soit leur statut, quelle que soit leur position, que ces auteurs comprennent que la justice existe. Quelles que soient les circonstances, tant que j’exerce les fonctions de ministère public ici, la loi s’appliquera sur tout le monde », a-t-il assuré, avant de lancer un appel à l’endroit des justiciables.

« Il faut que les Guinéens comprennent qu’il n’y a que la loi qui peut régler un pays. Un pays ne peut fonctionner très bien que lorsque sa justice marche bien. Donc je vais travailler pour relever ce défi. Je vais travailler pour éviter que n’importe qui parle mal de la justice en allant vers la population, en allant vers certains responsables, pour faire la divulgation, ou la propagande si vous voulez de ce que c’est que la justice », a promis le procureur de la République près le TPI de Kaloum.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

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Fiscalité et coûts des facteurs : les contraintes du secteur privé en débat au parlement

28 novembre 2019 à 9 09 27 112711

Depuis le 19 novembre 2019, le projet de loi de finances initiale 2020 est en cours d’examen dans les commissions de l’Assemblée nationale. Le mardi, 26 novembre, les parlementaires ont reçu en inter-commissions les responsables des impôts, de la douane et des représentants du secteur privé (les banquiers et les industriels) pour discuter des nouvelles dispositions contenues dans le projet de budget de l’Etat pour l’exercice 2020 par rapport au tarif extérieur commun et la zone économique continentale.

Au micro de Guineematin.com, le président de la commission économie, finance, plan et coopération du parlement, l’honorable Michel Kamano, est revenu sur les grandes lignes qui ont caractérisé le débat. « Nous venons d’une réunion avec le secteur privé d’un côté et de l’autre les représentants du gouvernement, notamment le ministère du budget. Vous savez que le pays a négocié un programme avec le FMI et la Banque mondiale », a noté le député.

Ce programme, dit-il, porte sur des équilibres macroéconomiques et pour lequel le gouvernement s’est engagé à mobiliser un certain volume de recettes publiques pour financer des dépenses publiques prioritaires, de façon à maintenir les objectifs de croissance économique qu’il s’est donné à travers le Plan National de Développement Economique et Social (PNDES).

Michel Kamano

Par rapport à ce programme, poursuit l’honorable Michel Kamano, « le secteur privé a exprimé des préoccupations lors du débat d’orientation budgétaire en disant que nous accompagnons les engagements du gouvernement en termes de réalisation des objectifs de développement, mais nous avons des contraintes. Des contraintes liées en termes de fiscalité, de coûts des facteurs, les problèmes d’approvisionnement en eau, en électricité, de routes, …

Pour solutionner ces problèmes, le parlement a proposé des échanges entre les différentes parties, indique le président de la commission économique et financière de l’Assemblée nationale.

« C’est pour cette raison que nous avons reçu ce mardi le gouvernement et le secteur industriel et bancaire. Puisque l’industrie, c’est elle qui emploie et paie les taxes. En termes de santé économique, c’est la création de nouvelles industries qui permet de mesurer les progrès économiques dans un pays… Ce qui n’est pas le cas chez nous actuellement. Les Banques elles, irriguent l’économie. Les banques sont ce qu’est le sang pour l’organisme… Déjà il y a l’application du tarif extérieur commun au sein de la CEDEAO et puis la zone économique continentale au niveau africain. Toutes ces données nous engagent à nous préparer pour rendre efficace et compétitive notre économie ».

Parmi les mesures à prendre, cet économiste et parlementaire propose la détaxation des matières premières, sinon tout au moins la réduction des taxes de moitié. « Aujourd’hui, il y a une certaine harmonisation de certaines taxes et de certains impôts. Si ailleurs l’importation des matières n’est pas imposée, la taxe sur ces matières premières est de 0%, 3% ou 4%, la Guinée doit s’inscrire dans une logique d’attractivité pour ne pas imposer les matières premières à 6%. Elle peut redescendre à 3% ou voire même à 0 % de façon à avoir une économie compétitive et dynamique. Ce sont des mesures propres à chaque pays ».

En tout cas, avertit Michel Kamano, faute de prendre de mesures fortes et maintenant, la Guinée risque d’être envahie par les produits des autres pays de la sous-région, voire d’ailleurs. « Nous en avons débattu depuis l’année dernière. Il y a des recommandations faites par le parlement. Et du côté du gouvernement, nous n’avons pas senti un début d’application. Mais l’économie vivant comme un être humain, si demain matin nous ouvrons notre pays, ce sont les produits d’autres pays qui vont nous envahir… »

Et pour éviter de prendre des mesures sans effet, notre interlocuteur annonce que l’Assemblée nationale prévoit cette fois de mettre en place un comité de suivi pour l’application des dispositions sur le terrain.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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