17 morts dans les manifestations contre un 3ème mandat : ce que dit la communauté internationale

5 novembre 2019 à 20 08 43 114311

La Guinée a déjà enregistré dix-sept (17) morts suite aux manifestations contre un troisième mandat du président Alpha Condé. Mais, jusqu’à ce soir, les membres de la communauté internationale renvoient dos à dos les bourreaux et les victimes.

Le Système des Nations Unies, de la Délégation de l’Union européenne et les Ambassades des Etats-Unis et de France en République de Guinée, qui ont co-signé ce communiqué ont « oublié » de réclamer la libération des leaders du FNDC pour au moins qu’il y ait un peu d’équilibre puisqu’aucun des promoteurs d’une présidence à vie ou de nouvelle constitution n’a été inquiété dans ce pays.

Attendent-ils plus de morts pour demander au président Alpha Condé de respecter la Constitution de son pays et d’annoncer qu’il ne fera pas un troisième mandat ?

Les Guinéens qui souhaitent le respect du principe de l’alternance, sève nourricière de la démocratie, peuvent-ils encore compter sur la communauté internationale ?

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité de ce communiqué :

Communiqué conjoint du Système des Nations Unies, de la Délégation de l’Union européenne et des Ambassades des Etats-Unis et de France en République de Guinée.

Conakry, le 5 novembre 2019 – Les Missions du Système des Nations Unies, de la Délégation de l’Union européenne, des Etats-Unis et de la France en République de Guinée ont appris avec tristesse et consternation que les obsèques des personnes décédées lors des journées des 14 et 15 octobre dernier ont été endeuillées par de nouvelles victimes de violences.

Les Missions citées seront attentives aux résultats des procédures judiciaires diligentées pour faire toute la lumière sur ces évènements (y compris les évènements des 14 et 15 octobre) et aux poursuites engagées vis-à-vis des responsables quels qu’ils soient.

Elles invitent toutes les parties à la retenue, condamnent l’usage de la violence et tout acte de provocation, quels qu’en soient les auteurs. Elles exhortent les responsables à privilégier une gestion adaptée des manifestations publiques par les forces de l’ordre.

Les dites Mission invitent au plus tôt à la reprise du dialogue entre tous les acteurs politiques dans un esprit de responsabilité et d’apaisement. Afin de préparer les prochaines échéances électorales sereinement, il est primordial de préserver les acquis de la Guinée à savoir, la paix, l’Etat de droit, le respect des droits de l’homme et des institutions démocratiques.

Fin

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Lettre ouverte : M. le Premier Ministre, démissionnez ! (Par Bachir Sylla et Nouhou Baldé)

5 novembre 2019 à 18 06 34 113411
Kassory restera le Premier ministre des PA et de l’attaque d’un cortège funèbre en Guinée

Ce mardi, 05 novembre 2019, au lendemain de l’attaque meurtrière contre le cortège funèbre des 11 victimes des récentes manifestations du Front national pour la défense de la Constitution, les journalistes Bachir Sylla de Guinee-eco.info et Nouhou Baldé de Guineematin.com ont cosigné une lettre ouverte dans laquelle ils demandent tout simplement au Premier ministre Kassory Fofana de rendre le tablier pour sauver la Guinée de la dérive totalitaire qui la guette. Lisez !

Monsieur Ibrahima Kassory Fofana, Premier ministre, chef du Gouvernement

Nous nous faisons le devoir, en tant que journalistes et citoyens guinéens épris de paix et de justice, de vous adresser cette lettre ouverte pour vous demander, humblement, de démissionner de votre poste de Premier ministre, chef du Gouvernement pour sauver la nation guinéenne.

En effet, pour peu qu’on ait une once d’humanité, on ne peut rester insensible face à la dérive mortifère que vit la Guinée ces derniers temps. Il est bien vrai que l’histoire guinéenne s’écrit en lettre de sang depuis son indépendance en 1958, mais le rubicon a été franchi hier, lundi 04 novembre2019. Avec la répression sanglante du cortège funèbre de 11 jeunes tués lors des manifestations de rue de la mi-octobre dernière organisées par le Front national de la Défense de la Constitution (FNDC).

Selon les témoignages des familles des victimes, rencontrées à Wanindra, Koloma 1 et Bambéto, trois jeunes ont perdu encore la vie hier, lundi, dans les échauffourées ayant opposé les forces de l’ordre et des jeunes. Ceci, après une attaque des agents de la police du cortège funèbre parti de l’hôpital sino-guinéen de Kipé pour le cimetière de Bambéto, via la mosquée de cette zone connue pour son hostilité au pouvoir en place et surtout aux policiers et gendarmes, accusés d’être à la base de toutes les tueries lors des manifestations politiques.

M. le Premier ministre,

Nous ne doutons pas un seul instant de votre foi en l’avenir de notre pays, encore moins de votre engagement en faveur du développement socio-économique de la Guinée. Mais, depuis que vous êtes à la Primature, vous n’avez réussi à instaurer un véritable dialogue social et politique comme la constitution actuelle vous le confère. Votre stratégie consistant à utiliser la manière forte n’a juste que là apporté que pleurs, larmes et sang à nos compatriotes. Et, votre gouvernance creuse chaque jour davantage le fossé entre les Guinéens, divisés entre pros et anti gouvernance !

En tout cas, les Guinéens retiendront que c’est sous votre Primature qu’on a installé les PA à Conakry, pour restreindre des libertés individuelles et collectives. C’est aussi lorsque le président de la République vous a nommé à ce poste stratégique de l’Etat que des centaines de maisons de nos concitoyens ont été rasées à Kaporo-rails, Kipé 2, Dimesse et Dar-es-salam. C’est évidemment dans le bilan de la primature kassorienne qu’on classera cette inimaginable attaque d’un cortège funèbre jusque dans l’enceinte d’une mosquée et d’un cimetière ! C’est enfin sous votre gouvernement que le premier président démocratiquement élu veut marcher sur les cadavres des jeunes Guinéens (déjà 17 morts) pour s’offrir une présidence à vie, en tripatouillant la Constitution sur laquelle il a juré par deux fois, en 2010 et 2015.

Monsieur le Premier ministre,

Tous ces faits et bien d’autres, non des moindres, suffisent pour vous pousser à la porte. A moins que vous ne soyez l’artisan de toutes ces dérives totalitaires qui ne vous apporteront aucun bénéfice politique à l’avenir. Vos anciens collègues (Khalifa Gassama Diaby, ancien ministre de l’Unité nationale et Cheick Sako, ancien ministre de la Justice) vous ont déjà montré la porte de sortie honorable, en démissionnant de leur poste respectif.

Et si vous ne signez pas immédiatement votre lettre de démission, c’est le président de la République qui serait peut-être dans l’obligation de vous jeter dehors pour se réconcilier avec le peuple de Guinée et la communauté internationale, en faisant appel à un nouveau Premier ministre. Il pourrait s’inspirer en cela de feu Général Lansana Conté, qui s’était défait d’un certain Lansana Kouyaté dont la nomination au poste de Premier ministre lui avait pourtant été imposée par les insurrections populaires de janvier-février 2007. Mais, quand il y a un malaise, voire d’aussi graves crimes dans un pays, un chef doit poser au moins pour éviter qu’on les lui impose…

Vous souhaitant bonne réception de cette lettre ouverte, nous vous prions de recevoir, M. le Premier ministre, chef du gouvernement, l’expression de notre haute considération.

Bachir Sylla, Journaliste-chercheur, Administrateur du site Guinee-eco.info et

Nouhou Baldé, journaliste, Administrateur Général du site Guineematin.com

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17 morts en Guinée dans les manifestations contre un 3ème mandat d’Alpha Condé : Haali Poular dénonce

5 novembre 2019 à 18 06 23 112311

Déclaration : La Coordination Nationale des Foulbhés et Haali-Poular de Guinée est très indignée face aux déclarations que le Président de la République a souvent tenues et notoirement à Koba et aussi dans le quotidien français le « Monde ».

Dans ces déclarations, le Président de la République affirme que ce ne sont pas les forces de sécurité qui tuent les manifestants que « ce sont eux qui s’entretuent ». Hélas !

Ce qui est regrettable dans ces propos, c’est qu’au moment où il les tient, au moins une dizaine de dépouilles de jeunes guinéens est dans les chambres froides à l’hôpital Ignace Deen. A celle-ci s’ajoutent des victimes de Mamou, Maréla et Kankan.

Les faits sont têtus. Les exemples du comportement criminel des hommes en uniforme ne manquent pas. Cent vingt citoyens guinéens sont froidement abattus par des hommes en uniformes. Personne ne peut nier cette évidence. Aussi ceux qui exécutent sans soucis ces actes antirépublicains le savent bien.

Le comble. Des hommes en tenues de la gendarmerie se permettent d’arrêter trois sages de passage, les déshabillent dans la rue et les obligent à marcher nus à Wanindara Rails.

Ce qui est aussi bouleversant, c’est cette sortie du Ministre de la Sécurité qui félicite les forces de sécurité pour leur professionnalisme, oui !« leur professionnalisme » pour avoir tué plus de cent vingt (120) jeunes guinéens.

De 2010 jusqu’au moment où nous faisons lecture de cette déclaration, le régime par ses représentants continue sur les média d’inciter les adeptes de la violence à sévir contre les paisibles habitants de Ratoma. Le chiffre de cent vingt morts est une preuve irréfutable. N’est- ce pas là une action planifiée contre les habitants d’une zone déterminée ?

Monsieur le Président, la vie humaine est sacrée. L’impunité encourage la récidive, c’est ce qui fait que lorsque parents et amis des jeunes tués sont venus les accompagner dans leur dernière demeure, vos forces de sécurité se sont permis de tuer encore au moins deux jeunes guinéens blessant plus de six autres, sans compter les jets des gaz lacrymogènes sur les personnes venues prier sur les dépouilles mortelles.

Comme d’habitude, vos forces de répression sont entrées hier encore, lundi 04 Novembre, dans des domiciles à Bambéto et Koloma violenter et injurier les citoyens.

La CNFHPG, réitère son exigence de libérer tous les civils et militaires emprisonnés dans les geôles du régime puisque injustement arrêtés.
La CNFHPG, exige la prise en charge des blessés et l’indemnisation de toutes les victimes.

La CNFHPG, exige l’arrestation et le jugement des auteurs, commanditaires et complices faciles à retrouver si la volonté y est. Si franchement la volonté y est, sans équivoque !

Monsieur le Président, ne perdez pas de vue que vous êtes le Premier Magistrat de ce Pays, garant de la sécurité des guinéens et de leurs biens en attendant la fin de votre mandat. Nous sommes convaincus que vous voyez, toutes ces exactions, tous ces massacres, et vous ne prenez aucune disposition pour les arrêter. Nous avons compris que nous n’avons plus aucun recours dans notre propre pays, la Guinée. Plus de cent vingt de nos enfants tués, aujourd’hui encore vous n’avez diligenté aucune enquête. Si nous nous trouvons dans l’obligation de les enterrer dignement, on nous en empêche en tuant d’autres en plein soleil. Cette attitude encourage les criminels à la récidive. Ce qui est évident, c’est que le seuil de la tolérance est franchi il y a très longtemps. On n’en peut plus.

La CNFHPG prend à témoin la Communauté Nationale et internationale sur le danger qui plane sur tous les Guinéens sans exception, et de tout bord politique.

La CNFHPG a désormais le droit de solliciter une Protection pressante des guinéens à l’organisation des Nations-Unies. Nous le ferons sans délai.

Monsieur le Président, la CNFHPG vous rappelle, que nous vivons dans la paix et la concorde avec tous nos frères et sœurs de toutes les familles de Guinée avec lesquels, nous partageons tout, dans notre pays depuis des siècles.

La CNFHPG, toujours soucieuse de la préservation de la paix, de la justice et de l’unité de tous les enfants de ce pays, vous invite vivement à accepter, en vertu de la loi, d’être le Président de tous les guinéens sans discrimination, en vue d’assurer courageusement la stabilité de notre pays à tous.

La CNFHPG crie haut et fort, Justice pour ces enfants de Guinée volontairement arrachés à notre affection à la fleur de l’âge. Nos condoléances à toutes les familles éplorées. Justice où es-tu ?

Conakry, le 05 Novembre 2019

Pour la CNFHPG, le Président

Elhadj Ousmane Fatako Baldé

Copies
Premier Ministre
Ministre de la Justice
Ministre de l’Administration du territoire
Ministre de la défense
Chef d’Etat-major de l’Armée
Présidents des Institutions républicaines
Amnesty International
Human right watch
La CEDEAO
L’UNION Africaine
L’UNION Européenne
Le Haut-commissariat aux droits de l’Homme
La cour pénale Internationale
L’Ambassade de France
L’Ambassade des Etats Unis d’Amérique

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Gaz lacrymogène contre la famille de feu Rahimy Diallo : « certains sages sont tombés, évanouis.. »

5 novembre 2019 à 17 05 51 115111
Abdoul Rahimy Diallo, tué par balle le 04 novembre 2019 aux funérailles des onze jeunes à Bambéto

Comme annoncé par une précédente dépêche de Guineematin.com, le jeune tailleur Abdoul Rahim Diallo, a été tué en marge de l’attaque de la procession funèbre du FNDC hier lundi, 04 novembre 2019, à Bambéto, dans la commune de Ratoma. Le plus choquant est que la famille de la victime a été agressée par les agents des forces de l’ordre à leur domicile à Koloma 1, où ils ont vandalisé de meubles et aspergé du gaz lacrymogène sur la foule avant de se retirer.

La tristesse était mêlée à la colère ce mardi, 05 novembre 2019, à Koloma 1, dans la famille du tailleur Abdoul Rahim Diallo, tué par balle hier suite à l’attaque du cortège funèbre du FNDC. Quelques temps après avoir été à l’hôpital Ignace Deen où le jeune homme a rendu l’âme, son tuteur Mamadou Oury Diallo est revenu au domicile familial où de nombreux sages étaient réunis pour compatir à leur douleur.

Mais, une horde d’agents incontrôlés s’est ruée sur l’assistance pour semer la panique dans une famille en deuil. Des images qui rappellent ce qui s’est passé à Wanindara à la mi-octobre où une famille de victimes a été aspergée de gaz lacrymogène et blessé par balles le père d’un enfant tué. « Quand ils ont envoyé mon enfant à la morgue, nous la famille ainsi que d’autres parents, nous sommes revenus à la maison pour les condoléances d’usage. Mais, ce que j’ai vu se passer ici hier m’impressionne. Parce qu’on n’est pas dans un pays agressé par un autre. Quand je suis revenu hier soir, tous les sages de la mosquée étaient réunis chez moi ici, puisqu’ils ont appris qu’on a tué mon enfant. C’est ainsi qu’au moment où on faisait les salutations d’usage, les agents sont encore venus jeter du gaz lacrymogène sur nous pour nous chasser d’ici. Ils nous ont contraint de quitter et d’entrer tous à la maison. Tout le monde est entré se serrer à la maison. Certains sages sont tombés sur place, évanouis. Après, ils ont cassé toutes les chaises. Au moment où ils quittaient les lieux, on ne pouvait même plus recevoir quelqu’un ici : les chaises sont cassées, le gaz était partout. Personne ne savait plus quoi faire et chacun s’occupait de soi-même », a raconté le malheureux.

Mamadou Oury Diallo, tuteur de Feu Abdoul Rahimy Diallo

Devant ce comportement d’un autre âge, Mamadou Oury Diallo lance un appel aux forces de l’ordre qui doivent être au service des citoyens et non d’un système. « Ce que je vais dire au pouvoir, qu’il sache que le temps va passer. Les forces de défense et de sécurité n’existent que pour sécuriser les citoyens que nous sommes. Mais, on n’est pas agressé par un autre pays, nous ne nous battons pas ici, comment peut-on agir comme ça en tuant les citoyens ? Les agents des forces de défense et de sécurité doivent savoir que ce pouvoir va passer et un autre viendra avec lequel ils vont aussi travailler. Qu’ils le sachent et qu’ils fassent leur travail de façon honnête, entre eux et Dieu. Si les armes qu’on leur a données, c’est pour tuer les citoyens dont ils ont la charge de protéger, alors qu’ils sachent aussi qu’ils seront jugés par Dieu tôt ou tard. Ils doivent savoir que ce qu’ils sont entrain de faire n’est pas bon. Tuer des gens pour des fins politiques, qu’ils s’en abstiennent. C’est avec le contribuable guinéen que leurs armes et tenues sont achetées », a laissé entendre monsieur Diallo.

Pour rappel, Abdoul Rahim Diallo était de fils de Mamadou Korka et de Mariama Diallo. Agé de 18 ans, il était originaire du village de Horé Woulloun, dans la préfecture de Dalein, à une dizaine de kilomètres de la commune urbaine de Labé.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 622919225 / 666919225

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Cambriolage de la pharmacie UNIVERS : de l’argent et plusieurs produits emportés

5 novembre 2019 à 16 04 47 114711

Dans la nuit d’hier à aujourd’hui, mardi 05 novembre 2019, la pharmacie ‘’UNIVERS’’ (sis à Hamdallaye Pharmacie) a été victime de cambriolage. Les assaillants ont défoncé la porte pour accéder à l’intérieur du local où ils ont pris de l’argent et plusieurs produits pharmaceutiques, a appris un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Les malfaiteurs ont opéré à la faveur de la nuit, sans faire de témoin. Et, sur place ce mardi, le constat saute aux yeux. A l’entrée de la pharmacie, le visiteur est tout d’abord accueilli par les éclats de vitre. « Faites doucement ! Vous risquez de vous blesser là-bas », dit-on aux curieux qui veulent jeter un regard à l’intérieur de la pharmacie où les employés s’activaient à balayer les restes des produits cassés par les bandits.

Selon les témoignages recueillis sur place, les assaillants (dont on ignore les identités pour le moment) ont emporté de l’argent et plusieurs produits.

Docteur Bongono Denise Sia, assistante à la pharmacie UNIVERS

« Hier, j’ai travaillé jusqu’à 14 heures. Quand j’ai vu que les mouvements (affrontement entre les forces de l’ordre et les jeunes du cortège funéraire des onze victimes des manifestations contre le 3ème mandat) ont commencé, j’ai fermé la pharmacie ; et, je suis rentée. Ce matin, quelqu’un m’a appelé pour dire qu’il a vu notre pharmacie. Elle semble avoir été cambriolée. Je me suis précipitée pour venir. Et, dès que je suis arrivée, j’ai constaté les faits. La pharmacie a été effectivement victime de cambriolage. Ils (les malfaiteurs) ont cassé les cadenas et les vitres de la porte interne. Ils ont emporté la télévision, un groupe électrogène et des ordinateurs et leurs accessoires. Ils ont pris l’argent de la vente qu’on avait effectué Samedi, Dimanche et la mi-journée du lundi. Ils ont aussi emporté beaucoup de produits. Ils ont fait du n’importe quoi dans la pharmacie », a expliqué Docteur Bongono Denise Sia, assistante à la pharmacie UNIVERS.

Dr Mamadou Madiou Diallo de la Pharmacie Univers

Pour son collègue de service, Mamadou Madiou Diallo, une part importante des produits emportés par les malfaiteurs est souvent utilisée par les jeunes pour se droguer. « Ils ont pris une gamme entière de Néo-codion (pour adulte, enfant et nourrisson), du Phénergan, du Théralène. Ce sont des produits qui servent à traiter la toux et les allergies. Mais, généralement, les jeunes utilisent ces produits pour se droguer… Pour le moment, on est en train de faire le constat pour pouvoir évaluer les pertes. Car, à ce stade, on ignore encore la valeur numéraire des dégâts qu’on a subis », a indiqué Docteur Mamadou Madiou Diallo.

D’habitude, la ‘’Pharmacie Univers’’ fonctionne jusqu’à 22 heures. Mais, à cause des échauffourées enregistrées ce lundi à Bambéto (entre les forces de l’ordre et des jeunes qui étaient dans le cortège funèbre des victimes des manifestations du FNDC), la vente a été écourtée. Cependant, une question taraude les esprits des employés de cette pharmacie. Où se trouvait le gardien des lieux au moment du cambriolage ? Un gardien qui devait être déployé sur les lieux par la société de gardiennage « Murdock Diabs Security ».

A rappeler que c’est avec le prétexte de lutter contre l’insécurité que des militaires ont été déployés dans plusieurs points de la commune de Ratoma. Mais, aujourd’hui, ces PA (composés de militaires, gendarmes et policiers) n’ont rien apporté en termes de sécurité. Au contraire, ils sont considérés comme des points d’insécurité, accusés d’interpeller et de rançonner les paisibles citoyens de la zone. Même un reporter de Guineematin.com en a été victime. Alors qu’il faisait simplement un reportage sur l’état insalubre de l’abattoir de Kakimbo, Mamadou Laafa Sow avait été détenu près de trois heures, le mercredi 03 avril 2019, au cours desquelles son badge de journalistes et les appels téléphoniques de certains responsables n’avaient servi à rien ! La rédaction de Guineematin.com avait finalement payé cent mille francs guinéens pour obtenir sa libération.

Pauvres de nous !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Mamadouba Sylla tué par balle à Conakry : « son père aussi a été tué comme ça par les policiers… »

5 novembre 2019 à 15 03 48 114811

Comme annoncé précédemment, la marche funèbre du FNDC a été émaillée de violences hier, lundi 04 novembre 2019, avec l’attaque du cortège par les forces de l’ordre. Au moins trois morts ont été enregistrés dans la commune de Ratoma, dont le collégien Mamadouba Sylla. Il a été touché par balle au niveau du carrefour marché, au quartier Wanindara, par des agents à bord d’un pickup, avant de rendre l’âme à l’hôpital Ignace Dean, a appris un reporter que Guineematin.com a dépêché dans sa famille ce mardi.

Mamadouba Sylla, tué hier à Wanindra

Le décompte macabre se poursuit au lendemain de l’attaque de la procession funèbre du FNDC qui partait ensevelir 11 victimes du projet de 3ème mandat du président Alpha Condé, tués elles-aussi par balle à la mi-octobre 2019. Âgé de 14 ans et élève en classe de 7ème année, Mamadouba Sylla est originaire du village de Samounkiri, dans la sous-préfecture de Samayah (préfecture de Kindia), fait partie des trois victimes de l’attaque du cortège.

Dans sa famille, domiciliée au quartier Wanindara, c’est la consternation qui prévaut ce mardi, 05 novembre 2019. La mère de ce benjamin de la famille est effondrée. Madame Sylla Maciré Soumah a expliqué comment elle a appris le décès de son garçon.

Madame Maciré Soumah, mère de feu Mamadouba Sylla

« On était assis ensemble à la maison quand il a déposé son sac, puis il est sorti. Cela n’a pas mis du temps, des jeunes sont venus frapper à ma porte pour m’informer que les forces l’ordre ont tiré sur mon fils au carrefour marché. J’ai dit pourquoi ? Ils ont dit « on ne sait pas ». Les enfants sont allés voir. A leur arrivée, ils ont trouvé qu’une ambulance est venue le chercher pour l’évacuer à l’hôpital de Donka. Malheureusement, il n y a avait pas de place à Donka, ils l’ont transféré à Ignace Deen. Un peu plus tard, on m’a appelé pour me dire qu’il est décédé. Ils lui ont tiré dessus au carrefour marché, à Wanindara. Il partait jouer au ballon quand les forces de l’ordre revenaient de l’enterrement à Bambéto. Ils tiraient à balles réelles en l’air. C’est ce qui a touché mon fils », a raconté la maman.

Maciré Soumah, effondrée et en larmes, s’en remet au bon Dieu et fait savoir que son fils n’était pas un manifestant. « On n’a rien à dire, à part nous en remettre au bon Dieu. Parce qu’on n’a aucune force, sauf regarder l’État. Il ne faisait pas partie des manifestants, on ne savait même pas qu’il y avait une marche hier ou que les gens sont sortis. Parce qu’il n’y avait aucun bruit ici hier. On a juste appris qu’il y avait un accrochage à Bambéto. Mais, c’était calme ici », a-t-elle fait savoir.

Fodé Sylla, oncle du défunt

Pour sa part, Fodé Sylla, oncle du défunt, s’est dit dépassé par ce drame d’autant plus que le père de feu Mamadouba Sylla a été tué dans les mêmes conditions en 2004. « C’est quelque chose qui n’est pas du tout facile à évoquer. L’enfant qui a été tué comme ça, c’était le seul et unique garçon de son père. Son père aussi est décédé comme ça. Mamadou Sylla n’a pas été à Bambéto pour le cortège funèbre. Ils étaient tous au salon. Il est sorti, mais 30 minutes après, ses amis sont venus en courant, nous alerter, qu’ils ont tiré sur lui. C’est ainsi que la famille est allée. Ils se sont croisés avec la Croix Rouge qui l’a transporté à l’hôpital où il a rendu l’âme. Ils lui ont tiré au niveau du front. Ils avaient dit qu’il était touché par les projectiles du gaz lacrymogène. C’est après diagnostic à l’hôpital qu’on nous a dit qu’il était touché par une balle réelle. Ce qui se passe aujourd’hui, c’est l’Etat qu’on accuse, c’est lui qui détient le pouvoir. Son père aussi a été tué comme ça en 2004 à Yattayah par les policiers. On avait demandé justice ; mais, jusqu’ici, rien », s’est-il lamenté.

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Assemblée nationale : présentation de la convention d’exploitation des gisements de fer du Mont Nimba

5 novembre 2019 à 14 02 31 113111

Le ministre des mines et de la géologie, a été reçu à l’assemblée nationale, ce lundi, 04 novembre par l’inter-commission. Il s’agissait pour le ministre Abdoulaye Magassouba, de présenter aux députés la convention d’exploitation des gisements de fer du Mont Nimba.

Une convention signée entre l’Etat Guinéen et la société High Power Exploration (HPX), en septembre 2019 pour un montant total d’investissement, estimé à plus d’un milliard de dollars américains.

De la genèse du projet, à la référence aux anciennes études sur le Mont Nimba, en passant par la signature de la convention amendée et consolidée, ainsi que la question d’évacuation, rien a été omis par le ministre des mines. L’aspect environnemental et la supposée vente du nimba, ont été également abordés par le ministre.

Ceci, pour la transparence dans le secteur minier de la Guinée.

Au sortir de cet échange à baton rompu, le ministre Abdoulaye Magassouba, a indiqué que la base de développement de ce projet, c’est le développement du Trans-Guinéen.

Ce qui lui a d’ailleurs amené à souligner que c’est donc une priorité de l’Etat Guinéen. «… Si le projet n’est pas profitable sur le Trans-Guinéen, si c’est la seule option qui existe, le projet ne se réalisera jamais. Donc, la première chose, nous avons rendu plus rigoureux le mécanisme dans lequel l’évaluation de la viabilité par le Trans-Guinéen doit se faire. La deuxième chose, si après l’évaluation de cette viabilité, il se trouve que le projet n’est pas viable par le Trans-Guinéen, en plus du projet intérimaire de petite quantité qui doit passer par le Libéria, le grand projet peut passer par le Libéria sous deux conditions supplémentaires. La première, c’est qu’il y ait une redevance additionnelle qui sera payé à l’Etat Guinéen pour partager en quelque sorte les économies réalisées par les investisseurs à cause du passage par le Libéria. La deuxième condition, c’est que le jour où le Trans-Guinéen est disponible, que le retour de l’évacuation par le Trans-Guinéen soit rendu possible. Donc, le Trans-Guinéen est une priorité pour l’Etat Guinéen, une priorité pour le gouvernement Guinéen et c’est une priorité du président de la République », a-t-il indiqué.

Et d’insister, le ministre des mines et de la géologie, a fait savoir que les quatre blocs du Simandou constitueront la base de développement du Trans-Guinéen, tout en disant que la qualité de l’investisseur, ainsi que l’accord négocié seront des atouts majeurs pour le développement de ce projet.

Par le service de communication du ministère des Mines

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Conakry : il est déclaré « non coupable » après 2 ans, 3 semaines et 4 jours de prison

5 novembre 2019 à 13 01 33 113311
Mohamed Lamine Fofana, ministre par intérim de la Justice

Le maçon Seydouba Camara ne pouvait s’imaginer en ce début du mois d’octobre 2017 qu’une banale tentative de sauver des enfants allait lui coûter deux longues années d’incarcération. Pris pour un voleur d’enfants à Conakry, il a été mis aux arrêts et conduit à la maison centrale de Coronthie. Après avoir comparu pour enlèvement d’enfants au Tribunal Criminel de Dixinn, Seydouba Camara a été tout simplement innocenté et remis en liberté dans la journée d’hier, lundi 04 novembre 2019, rapporte un reporter que Guineematin.com a dépêché sur place.

Placé sous mandat de dépôt le 09 octobre 2017, Seydouba Camara a été jugé pour enlèvement d’enfants au préjudice de dame Kadiatou Touré. Les faits pour lesquels le maçon était jugé se sont produits à ENCO 5, dans la commune de Ratoma.

Devant le juge Ibrahima Kalil Diakité, l’accusé a botté en touche les faits mis à sa charge. « Je suis maçon et j’avais un travail à faire à Sangoyah. Dès que j’ai fini, je suis allé me laver avant d’aller chercher ma copine, vendeuse de manioc. On avait rendez-vous, elle et moi, à ENCO 5. C’est là que je partais souvent pour consommer du thé. C’est sur le chemin du retour pour Sangoyah que j’ai vu des enfants en train de jouer devant une concession. Cela a coïncidé à l’arrivée d’un véhicule. Donc, j’ai tenté de protéger les enfants. Entre-temps, j’ai entendu une femme crier en disant que je veux faire un enlèvement d’enfants. Du coup, les jeunes de l’entourage sont massivement sortis. Mais, je n’ai pas pris la fuite ; car, je ne me reprochais pas de quelque chose. C’est de là que j’ai été conduit au commissariat », a-t-il expliqué.

Dans ses réquisitions, le ministère public, représenté par Daouda Diomandé, a estimé que les faits mis à la charge de l’accusé ne sont pas établis. Il a ainsi requis l’acquittement pur et simple de Seydouba Camara. « La dame avait avoué que c’est la clameur publique qui aurait dit que c’est Seydouba Camara qui voulait enlever son enfant. A partir des explications, vous comprenez que ce n’est pas un enlèvement et même la tentative d’enlèvement n’est pas établie. L’accusé ici présent n’a pas été pris avec un enfant. La partie civile s’est désistée finalement. Donc, ça prouve qu’elle n’a pas les preuves suffisantes pour accuser Seydouba Camara d’enlèvement d’enfants. Conformément aux dispositions de l’article 544 du Code de Procédure Pénale, je vous prie monsieur le président, de relâcher purement et simplement l’accusé des fins de la poursuite pour délit non constitué », a-t-il requis.

L’avocat de l’accusé, Me Mohamed Abou Camara, a remercié le ministère public pour ses réquisitions. Il a également plaidé non coupable, tout en insistant sur l’application de l’article 544 du Code de procédure Pénale.

Statuant sur siège, le juge Ibrahima Kalil Diakité a sans surprise déclaré Seydouba Camara non coupable des faits d’enlèvements d’enfants qui lui sont reprochés. Il recouvre ainsi la liberté après avoir passé deux ans, trois semaines et quatre jours de détention à la maison centrale de Coronthie.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Attaque du cortège funèbre du FNDC : émouvants témoignages des proches de Chérif Bah, tué par balle

5 novembre 2019 à 13 01 05 110511
Chérif Bah, tué le 04 novembre 2019 à Bomboli, en marge des funérailles de 11 autres jeunes, tués les 14, 15 et 16 octobre, lors des premières manifestations contre un 3ème mandat d’Alpha Condé

La marche funèbre organisée par le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) a été attaquée par des agents des forces de l’ordre hier lundi, 04 novembre 2019, faisant trois morts à Conakry. Parmi les victimes, figure Chérif Bah, ce collégien tué par balle à Bomboly, dans la commune de Ratoma, était l’unique garçon de sa maman.

Dans sa famille à Koloma, l’émotion est vive ce mardi suite à cette perte brutale d’un garçon à la fleur de l’âge, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Mamadou Moundjirou Bah, neveu de feu Chérif Bah

Selon Mamadou Moundjirou Bah, neveu du défunt, le jeune Cherif Bah, orphelin de père, devait être scolarisé dans une école publique cette année puisque sa maman n’a plus les moyens de payer ses frais de scolarité. C’est en allant prendre des informations sur sa nouvelle école que le jeune de 15 ans a été tué par balle par un homme habillé en camouflage. « Mon oncle Cherif Bah fréquentait à l’école privée Humanisme. Mais, sa maman n’ayant pas assez de moyens, puisque mon oncle est orphelin de père, a décidé de l’envoyer dans une école publique, Africof de Koloma. C’est dans les démarches en vue de son transfèrement dans cette école qu’il a été tué par balle par un homme en uniforme à Bomboly. Selon nos informations, c’est au retour de cette école que l’agent qui portait une tenue de camouflage a sorti son kalachnikov et a tiré sur lui au niveau de sa poitrine. C’est ainsi qu’on m’a appelé au téléphone, m’informant cette triste nouvelle, parce que moi aussi je travaille dans une clinique à Wanindara. Je suis venu aux nouvelles, on m’a dit qu’il a été admis pour un premier temps chez Dr Bissiriou. Quand je suis allé là-bas, Dr Bissiriou m’a dit qu’il a été transféré à l’hôpital Ignace Deen par la Croix Rouge. Et à 19 heures, on nous a appelés pour nous informer qu’il a rendu l’âme », a-t-il expliqué.

Très attristé par ce décès, notre interlocuteur espère que justice sera rendue dans cet autre cas d’assassinat. « Ce décès nous a beaucoup attristé. La justice a pris les choses en main. On a voulu récupérer le corps, mais le procureur a dit que puisque c’est un jeune qui a été tué par balle, il leur faut faire une autopsie. Nous sommes donc à l’écoute. Mais d’ici là, nous les exhortons à mener des enquêtes sérieuses pour que justice soit rendue ».

Mariama Dalanda Bah, mère de feu Chérif Bah

Quant à Madame Mariama Dalanda Bah, mère de Chérif Bah, elle n’arrive pas à retenir ses larmes. « J’étais sur le point de l’enlever de l’école privée pour une école publique, car actuellement je n’ai pas assez de moyens. J’avais même acheté ses fournitures scolaires. C’est dans ces démarches que mon enfant a été tué par balle. Je pardonne à mon fils, mais je ne pardonne pas à celui qui a décidé de mettre fin à sa vie. Cherif Bah était un enfant très éduqué. Tout le quartier en parle. Mon fils n’a jamais eu de problèmes avec le voisinage. Tout le monde le sait. Il n’avait pas de problème, les gens le savent. Donc, je ne pardonne pas à son bourreau. Si justice ne m’est pas rendue ici-bas, je sais que Dieu me rendra la justice », a-t-elle soupiré.

A noter que le défunt Cherif Bah, en classe de 8ème année, était originaire de Bomboly, relevant de la préfecture de Pita.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Attaque du cortège funèbre : Abdoul Rahimy Diallo tué par balle à Bambéto

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Abdoul Rahimy Diallo, tué par balle le 04 novembre 2019 aux funérailles des onze jeunes à Bambéto

Le décompte macabre se poursuit au lendemain de l’attaque du cortège funèbre des onze jeunes tués à Conakry les 14, 15 et 16 octobre dernier. Blessé par balle dans la journée d’hier, lundi 04 novembre 2019, Abdoul Rahimy Diallo, âgé de 18 ans, a succombé à ses blessures, aux environs de 15 heures à l’hôpital Ignace Dean, ont expliqué ses parents à un reporter que Guineematin.com a dépêché chez eux.

C’est la consternation ce mardi, 05 novembre à Koloma 1, dans la commune de Ratoma. Le jeune apprenti-tailleur, Abdoul Rahimy Diallo fait partie des trois personnes qui ont été tuées par balles lors de l’enterrement des onze (11) autres jeunes qui avaient été tués lors de la manifestation du front national pour la défense de la Constitution (FNDC) à la mi-octobre contre un 3ème mandat pour Alpha Condé.

Selon des informations recueillies dans sa famille ce mardi matin, le jeune a été fauché par une balle qui lui a été fatale au niveau du nombril. Son corps se trouve en ce moment dans la morgue de l’hôpital Ignace Dean.

Le défunt est originaire de la commune rurale de Dalein, dans la préfecture de Labé.

Pour un enterrement, ce sont trois autres innocentes âmes qui sont ainsi arrachées à l’affection de leurs familles : Abdoul Rahimy Diallo, Chérif Bah et Mohamed Sylla.

Nous y reviendrons !

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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Kindia : l’antenne FNDC condamne l’agression des journalistes au siège du RPG

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Ibrahima Sory Diallo, journaliste de Guineematin, agressé au siège du RPG (image Guinee360)

L’attaque dont a été victime Ibrahima Sory Diallo, chef des reporters du site Guineematin.com le samedi, 02 novembre 2019, au siège du RPG Arc-en-ciel a provoqué une vague d’indignation. A l’occasion de l’imposante marche organisée par le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), Abdoulaye Bah, ancien président de la délégation spéciale de Kindia, a condamné les attaques contre les hommes de médias.

Des militants surexcités du RPG Arc-en-ciel, le parti au pouvoir en Guinée, s’en sont pris au chef des reporters de Guineematin, Ibrahima Sory Diallo, et à d’autres journalistes au siège de cette formation.

Interrogé à ce sujet en marge de la manifestation du lundi, 04 novembre 2019, Abdoulaye Bah, conseiller juridique de l’antenne FNDC de Kindia, a dénoncé ce comportement à l’encontre des journalistes. Selon l’ancien président de la délégation spéciale de Kindia, le régime du président Alpha Condé est en train de semer la division même dans les rangs des hommes de médias.

« D’abord, je voulais être solidaire aux médias guinéens qui ont été victimes, le samedi dernier au siège du RPG. C’est une violation grave de la liberté d’expression, qui est constitutionnelle. On ne peut pas s’en prendre à un journaliste parce qu’il a fait son travail. Donc, ce régime est en train de deviser même les journalistes. Nous à Kindia, le FNDC par ma voix est solidaire à la corporation des médias. Nous condamnons cet acte avec la dernière énergie », a-t-il lancé.

Il faut souligner que depuis ces agressions se sont produites au siège du parti au pouvoir, le RPG Arc-en-ciel n’a fait aucun communiqué pour condamner ces actes qui sont devenus reccurents.

Propos recueillis par Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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3 morts aux funérailles : le FNDC appelle à « une manifestation sans précédent le jeudi »

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Communiqué : Le FNDC a appelé ce lundi 4 Novembre 2019 à une marche funèbre afin d’accompagner les victimes de la répression sanglante des manifestations des 14, 15 et 16 octobre à leur dernière demeure et de leur offrir des obsèques dignes de leur rang de martyrs de la Nation.

Contre toute attente, ces moments de recueillement et de prières se sont très rapidement mués en véritable tragédie dépassant l’entendement humain. Les forces de l’ordre et de sécurité ont ouvert le feu sur le cortège funèbre entrainant la mort de trois personnes et plusieurs blessés par balles.

Ce sont de nouveau trois jeunes victimes qui ne rentreront pas chez elles ce soir, trois jeunes victimes, arrachées à l’affection de leurs familles sans qu’elles n’aient eu le temps de se dire au revoir. Mais jusqu’où ira le régime d’Alpha Condé dans la répression de citoyens guinéens et le mépris ouvertement affiché de la vie humaine ? Jusqu’à quand continuera-t-il à endeuiller des familles guinéennes dans l’impunité la plus totale ?

La cruauté du régime a atteint son paroxysme, repoussant jour après jour les limites du supportable.

Sinon, comment expliquer qu’après avoir assassiné sauvagement 11 personnes, les forces de défense et de sécurité puissent, sans aucune justification, ouvrir le feu sur un cortège funèbre, ajoutant encore d’autres victimes aux précédentes, perturber la prière funéraire et les enterrements en pulvérisant de gaz lacrymogène la mosquée et ses occupants ? Tout ceci sans épargner la dernière demeure des disparus : le cimetière.

Le FNDC présente ses condoléances les plus émues aux familles des victimes et se tient résolument à leurs côtés en ces circonstances particulièrement douloureuses.

Le FNDC condamne vigoureusement ces actes ignobles et prend à témoin la communauté nationale et internationale de ce véritable permis de tuer que se voient octroyer les forces de l’ordre et de sécurité et de l’absence d’enquêtes qui les encourage constamment à la récidive.

Les auteurs et commanditaires de ces assassinats et de ces exactions doivent être identifiés et déférés devant les tribunaux afin de répondre de leurs agissements. De tels actes ne sauraient rester impunis.

Le FNDC exige la libération immédiate et sans conditions de ses collaborateurs injustement condamnés et de toutes les personnes arrêtées et détenues sur la base de leur seule opposition au projet de changement de Constitution et de troisième mandat.

Conscient d’incarner l’espoir ultime du peuple de Guinée, le FNDC, plus que jamais déterminé à poursuivre sa lutte contre le troisième mandat et en faveur d’une Guinée régie par l’État de droit, la démocratie et le respect des droits et libertés fondamentaux.

Le FNDC en appelle donc à une manifestation sans précédent le jeudi 7 novembre 2019.

PEUPLE DE GUINÉE, LÈVE TOI POUR FAIRE DE CETTE DATE UN MOMENT DÉCISIF POUR LA SUITE DE NOTRE COMBAT.

Ensemble unis et solidaires, Nous vaincrons.

Conakry, le 05 novembre 2019

La coordination nationale du FNDC

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Combat du FNDC, ses déboires avec les affaires religieuses… l’imam radié à vie brise le silence

5 novembre 2019 à 10 10 19 111911
Elhadj Yaya Camara, imam, professeur de langue Arabe

Dans une décision en date du 29 octobre 2019, le Secrétariat Général aux Affaires Religieuses a radié à vie Elhadj Yaya Camara de ses fonctions d’imam et de prêcheur pour « faute lourde ». La même décision interdit au religieux de parler au nom de l’Islam en public sur toute l’étendue du territoire national.

Dans un entretien accordé à un reporter de Guineematin.com dans la journée de ce lundi, 04 novembre 2019, Elhadj Yaya Camara pense que cette mesure est liée au point de vue qu’il a exprimé sur le projet de 3ème mandat pour Alpha Condé.

Elhadj Yaya Camara, professeur de langue Arabe, officiait jusque-là dans la commune de Ratoma, comme premier imam à la mosquée Kignifi Village, au quartier Lambanyi. Désormais, il lui est carrément interdit « de parler au nom de l’Islam en public sur toute l’étendue du territoire national ».

Guineematin.com : vous avez été récemment radié à vie par le secrétariat aux affaires religieuses pour faute lourde. Qu’est-ce qui s’est passé ?

Elhadj Yaya Camara : le lundi 28 octobre 2019, le secrétaire général des affaires religieuses, Elhadj Aly Jamal Bangoura m’a appelé pour une réunion avec le cabinet, avec les représentants des cinq communes de Conakry. Ils m’ont dit qu’ils ont vue une vidéo dans laquelle j’ai dit que je ne suis pas pour le 3ème mandat ou pour la nouvelle constitution. Ils m’ont dit aussi que j’ai démenti les propos du président qui disait qu’il n’y a eu que deux morts lors des manifestations du FNDC les 14 et 15 octobre. Je leur ai dit que ce n’est pas moi qui ai fait la publication, c’est quelqu’un d’autre qui a publié, moi je n’ai pas regardé la vidéo encore. Je leur ai dit que je n’ai pas parlé dans une mosquée ou à une conférence islamique.

Guineematin.com : cette vidéo pour laquelle vous avez été convoqué a été faite où et à quelle occasion ?

Elhadj Yaya Camara, imam, professeur de langue Arabe

Elhadj Yaya Camara : j’ai parlé chez Elhadj Sékhouna Soumah, le Kountigui de la Basse Côte. Il a fait une conférence de presse dans laquelle il a dit que la Basse Guinée n’est pas dans l’affaire du 3ème mandat ou de nouvelle constitution. On a fait la conférence là-bas avec le Kountigui. Après ça, j’ai parlé chez Cheick Amadou Camara, à l’occasion d’une rencontre de l’Union de la Basse Guinée où j’ai dit que cette fois-ci, on ne votera pas pour la nouvelle constitution. C’est pour ces sorties-là qu’on m’a reproché, en disant que le chef de l’Etat dit qu’il y a eu deux morts lors de la manifestation. Mais, je leur répondu qu’i y a eu plus de deux morts. C’est ainsi que le secrétaire général des affaires religieuses a pris cette décision disant qu’il faut me radier des fonctions d’imamat, de prêcheur sur toute l’étendue du territoire national.

Guineematin.com : quelle a été votre réaction ?

Elhadj Yaya Camara : je lui ai dit d’accord. Mais, si aujourd’hui on ne dit pas la vérité en Guinée, on ne comprend rien. C’est ce qu’ils appellent faute lourde. Dire que je ne suis pas pour la nouvelle constitution, je ne suis pas pour le référendum, je ne vote pas Oui, j’ai dit tout ceci en bon Soussou, si la décision est aujourd’hui est tombée pur dire que ça c’est une faute lourde, je ne comprends vraiment pas Elhadj Jamal Bangoura. Mais, comme il ne connait pas l’Islam pour dire que ça c’est une faite lourde, mais, aujourd’hui il est secrétaire général, mais demain il ne le sera pas. La vie c’est comme ça.

Guineematin.com : est-ce que vous n’aviez pas reçu des mises en garde, des avertissements ou autres sanctions avant que vous ne soyez radié à vie ?

Elhadj Yaya Camara : il y avait eu beaucoup de problèmes avant. Il y a eu beaucoup de problèmes avec moi chaque fois.

Guineematin.com : il semble que vous aviez eu des soucis quand le chef de file de l’opposition, Cellou Dalein, a effectué une prière dans votre mosquée. Confirmez-vous cette information ?

Elhadj Yaya Camara : en 2014, Cellou Dalein est allé à Sonfonia Gare, il a prié là-bas un vendredi. C’était le 27 juin 2014. Le lundi suivant, j’ai appris que je suis limogé et suspendu jusqu’à nouvel ordre pour une autre faute lourde. Mais c’était une suspension. Ils m’ont rappelé en 2016 pour me demander si je peux accepter de revenir comme imam à Sonfonia. J’ai dit non. Je leur ai dit que je voulais d’abord savoir quel était la faute lourde qui ma valu la suspension. Il n’y a pas eu de réponse. Quelques temps après, ils m’ont prié à la ligue islamique communale de Ratoma d’aller à la nouvelle mosquée de Lambanyi Kignifi pour devenir imam râtib. J’ai accepté.

Guineematin.com : quelle est la conséquence de cette radiation à vie sur votre avenir ?

Elhadj Yaya Camara : j’ai une décision. Le problème d’imamat en Guinée, je ne suis plus dedans. Parce qu’on ne dit pas la vérité. Les imams en Guinée, qui dit la vérité aujourd’hui ?

Guineematin.com : vous pensez que les imams doivent dire à Alpha Condé de ne pas chercher à obtenir un 3ème mandat ?

Elhadj Yaya Camara : voilà, puisque ça c’est un problème ça. Il a fait un mandat, deux mandats, ça suffit. Ce n’est pas lui seulement. Le fait de dire ça pour un imam n’est pas une faute lourde. Si un imam ne dit pas la vérité, qui peut la dire ? C’est de ça qu’il s’agit.

Guineematin.com : quel est le mot de la fin ?

Elhadj Yaya Camara : tout le monde m’appelle aujourd’hui pour m’encourager, pour me féliciter. Je comprends que je suis avec les gens, je suis avec les guinéens. A part cela, je vous informe que j’ai intégré le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) depuis le samedi passé, 02 novembre 2019. Comme c’est pour la défense de notre constitution, je vais aller là-bas. Je suis à lutter contre le 3ème mandat. A partir de maintenant, toutes les manifestations du FNDC, je suis dedans…

Propos recueillis par Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél 628 1 99 17

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Affaire Qnet : le tribunal de Siguiri libère 361 personnes pour délit non constitué

5 novembre 2019 à 10 10 17 111711

Le procès des trois cent soixante un (361) personnes, interpellées le 25 octobre dernier dans les périphéries de la ville de Siguiri, a eu lieu hier lundi, 04 novembre 2019, au Tribunal de Première Instance de Siguiri. Après un débat de six (6) heures, le tribunal a libéré les 361 personnes interpellées pour infractions non constituées, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Suite à une décision administrative en date du 25 octobre 2019, une patrouille mixte a été organisée à l’intérieur de la ville de Siguiri. Elle avait abouti à l’interpellation de plusieurs personnes en situation suspecte. Au total, trois cent soixante un (361) personnes avaient été mises aux arrêts : 342 maliens, 11 burkinabés, un ivoirien, 4 sénégalais et 3 guinéens.

Selon Alghassimou Diallo, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Siguiri, 12 personnes de toute nationalité ont fait l’objet de poursuites, les autres n’étaient que des victimes. « A l’issue des enquêtes, nous avons retenu 12 personnes qui devaient faire l’objet de poursuites. Les autres étaient des victimes de Qnet. Ils n’ont posé aucun d’acte délictuel, encore moins aucun acte criminel et ils n’étaient porteurs d’aucune arme, aucune amulette. Donc, les 12 personnes, toutes de nationalité malienne, étaient poursuivies pour des faits de tentative d’escroquerie. A l’issue des débats, on s’est rendu compte que même cette infraction, on ne pouvait pas la leur imputer. Donc, dans ma réquisition, j’ai demandé au tribunal de les renvoyer des fins de la poursuite. Et, le tribunal les a renvoyés pour des fins de la poursuite », a expliqué le procureur.

Mais, la page de Qnet n’est pas définitivement tournée à Siguiri, apprend-on. Selon le procureur Alghassimou Diallo, les propriétaires des concessions où les mis en cause avaient été arrêtés vont être poursuivis. « La procédure ne prend pas fin parce que ces personnes ont été logées par des guinéens. Ceux qui ont logé ces personnes dans une concession, sans informer les autorités, seront poursuivis et traduits au tribunal », a-t-il précisé.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Tirs sur le cortège funèbre : la police annonce 2 morts

5 novembre 2019 à 9 09 47 114711
du gaz lacrymogène tiré à l’intérieur du cimetière de Bambéto

Comme indiqué précédemment, les agents des forces de l’ordre ont tiré sur le cortège funèbre à trois reprises : au carrefour de Bambéto (au moment où le cortège montait), à la mosquée et au cimetière pendant les funérailles.

Finalement, la police a elle-même produit un communiqué pour annoncer deux morts :

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