Conakry : des députées demandent à Alpha Condé d’identifier les assassins de leurs enfants

19 novembre 2019 à 18 06 24 112411

Comme annoncé précédemment sur Guineematin.com, les femmes du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) ont manifesté, ce mardi 19 novembre 2019. La démarche visait à dénoncer les multiples tueries enregistrées lors des différentes manifestations en République de Guinée. De nombreuses femmes habillées en blanc, détenant des balais, ont menacé de balayer le régime du professeur Alpha Condé s’il n’arrête pas de tuer leurs enfants. Des femmes députées ont mis l’occasion à profit pour demander que lumière soit faite sur les cas d’assassinats de jeunes.

Plusieurs femmes ont pris part à cette manifestation contre les tueries de leurs enfants pendant les manifestations politiques. Des députées ayant pris part à cette marche ont exprimé leur colère devant l’impunité qui gangrène notre pays. Elles ont saisi l’occasion pour demander au gouvernement de faire la lumière sur ses tueries enregistrées en Guinée.

Honorable Hadja Fatoumata Binta Diallo

C’est le cas de l’honorable Hadja Fatoumata Binta Diallo, députée à l’Assemblée nationale : « nous sommes là pour montrer notre mécontentement à travers cette marche. C’est une marche blanche qui va prouver à l’opinion nationale et internationale que nous sommes mécontentes des tueries qui sont organisées et orchestrées en République de Guinée. Depuis l’avènement du professeur Alpha Condé en 2010, nous avons perdu plus de 120 personnes. Aujourd’hui, nous sommes fatiguées. Nous, nous sommes mères, nous sommes sorties aujourd’hui pour marcher et montrer notre tristesse, nous sommes femmes, nous sommes donatrice de vie. Nous sommes meurtries à plus d’un titre », a-t-elle laissé entendre.

Plus loin, la députée Fatoumata Binta Diallo a lancé un appel à l’opinion publique et a demandé à Alpha Condé de retrouver les assassins des guinéens. « C’est pour appeler l’opinion nationale et internationale encore, pour leur faire comprendre vraiment que ce qui se passe en République de Guinée n’est pas comme dans les autres pays. Je lance un appel au professeur Alpha Condé et à son gouvernement, de tout mettre en œuvre pour identifier ces assassins pour que nous soyons à l’aise et pour que nos enfants se reposent en paix. Nous pouvons faire une enquête sûre et fiable. Pourquoi ? Nous savons que les armes qui sont en train de tuer ces enfants, toutes ses armes là sont immatriculées. Donc, quand on se rend dans les camps, on regarde l’immatriculation, après l’autopsie et les services balistiques, on peut connaitre qui détenait cette arme là, qui a tiré et qui n’a pas tiré. Nous demandons humblement au gouvernement de se lever pour que nos enfants reposent en paix et que nous femmes nous soyons tranquilles », a-t-elle lancé.

Honorable Hadja Aïssatou Barry

Même son de cloche de la part de l’honorable Hadja Aissatou Barry, qui a fait ressortir la douleur que les femmes ressentent devant la perte de ces vies innocentes à la fleur de l’âge. « Nous avons marché pour demander au président Alpha Condé de faire face à ses tueries. Parce que tous les enfants qui ont été tués ont été tués par balles. Quelles sont ceux qui détiennent les balles? C’est des militaires, des gendarmes et des policiers. Donc, nous leur demandons de rendre justice, de tout faire pour identifier les assassins et les mettre hors d’état de nuire. Parce que nous sommes fatigués, nous avons 120 et quelques morts. Actuellement, là où nous sommes, nous avons 8 morts qui ne sont pas encore enterrés. C’est douloureux pour tout Guinéen, à plus forte raison pour les femmes qui mettent les enfants au monde », a-t-elle martelé.

Fatoumata Diouldé Diallo et Mohamed Doré pour Guineematin.com

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Environnement : le document de stratégie de micro financement du FEM validé

19 novembre 2019 à 17 05 53 115311

Le document national de stratégie du programme de micro financement du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) a été validé ce mardi, 19 novembre 2019, à Conakry. Ce document permettra à la Guinée d’avoir des fonds dans le cadre de la protection de l’environnement, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le programme de micro financement est un mécanisme technique, financier et d’appui aux organisations de la société civile et les organisations communautaires de base (OCB). Gadiry Soumah, coordonnateur national du programme de micro financement du Fonds pour l’Environnement Mondial, a indiqué que « la mission du programme est d’octroyer des subventions aux ONG, aux OCB qui présentent, montent et élaborent des projets de protection de l’environnement dans les cinq domaines que cible le Fonds pour l’Environnement Mondial.

Ces cinq domaines concernent les cinq grandes conventions dont les trois adoptées à Rio de Janeiro et les autres qui ont été adoptées l’une à Paris et l’autre à Stockholm. Les cinq conventions donc concernent, la convention sur la conservation et la protection de la biodiversité, la convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique, la convention relative à la désertification. Les deux autres conventions qui viendront s’ajouter aux trois sont relatives à la gestion, la conservation et la protection des zones internationales et la dernière convention est relative aux polluants organiques persistants ».

Gadiry Soumah, coordonnateur national du programme de micro financement du FEM

Après la validation du document national de stratégie par chaque pays membre des cinq conventions, le Fonds pour l’Environnement Mondial procède au décaissement. « L’étape prochaine c’est la mise à disposition des fonds qui vont permettre de lancer la septième phase du Fonds pour l’Environnement Mondial et qui va durer quatre ans », a-t-il annoncé.

Gadiry Soumah a fait savoir que les fonds qui seront débloqués par le FEM en faveur des organisations de la société civile et organisations communautaires de base serviront à « financer et à protéger l’environnement mais aussi accompagner les louables efforts du gouvernement dans la mise en œuvre de sa politique environnementale. De faire en sorte que notre territoire soit pourvu de projets et de programmes de nature à protéger notre environnement qui est fortement dégradé », a dit le coordonnateur national du programme national de micro financement du Fonds pour l’Environnement Mondial.

Il faut souligner que le document qui a fait l’objet de validation a été proposé par l’Association pour la Protection de l’Environnement et la Production Agricole (APEPA).

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Marche des femmes du FNDC : « il faut que les massacres s’arrêtent ! »

19 novembre 2019 à 17 05 08 110811

Comme annoncé précédemment, de nombreuses femmes de Guinée ont manifesté ce mardi, 19 novembre 2019, à l’appel du Front National pour la Défense de la Constitution, à Conakry. Elles ont marché de rond-point de Bambéto (commune de Ratoma) à l’héliport de Belle-vue (commune de Dixinn). Les manifestantes protestaient ainsi contre les tueries enregistrées lors des manifestations contre un troisième mandat organisées ces dernières semaines dans la capitale guinéenne et réclamaient justice pour les victimes, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

« Halte aux tueries de nos enfants ! » ; « Justice pour nos morts ! » ; « Votre dictature tue notre future ! » ; « Alpha Condé, arrête de tuer nos enfants ! ». Ce sont là entre autres messages qui étaient écrits sur les pancartes que brandissaient certaines manifestantes et que d’autres scandaient durant tout le trajet. Après environ deux kilomètres de marche, ces femmes composées de responsables et de militantes du FNDC, ont tenu un meeting à l’héliport de Belle-vue, où leur porte-parole, madame Bah Hadja Maïmouna Diallo, a lu une déclaration au nom de toutes.

« Mes chères sœurs, nous venons de marcher encore, nous venons d’exprimer notre colère face aux tueries des enfants de Guinée, nos enfants. Nous ne pouvons rester indifférentes face au sang qui coule et qui continue de couler malheureusement sur le sol guinéen depuis un certain nombre d’années. Tout récemment, depuis le début des manifestations du FNDC contre la nouvelle constitution et le 3ème mandat pour Alpha Condé, une vingtaine de jeunes gens ont été arrachés à la vie, fauchés par des balles provenant d’armes de guerre.

Ce qui est le plus choquant, c’est quand des forces censées nous défendre tirent sur le cortège funèbre des 11 victimes que l’on accompagnait à leur dernière demeure. Ce qui est encore plus choquant, c’est quand ces mêmes forces empêchent une prière correcte sur les morts et jettent des gaz lacrymogènes dans le cimetière perturbant ainsi l’enterrement correcte des victimes », a-t-elle fustigé.

Poursuivant, Hadja Maïmouna Diallo a fait savoir qu’avec tout ce qui s’est passé pendant les obsèques des 11 jeunes tués lors des premières manifestations du FNDC à Conakry, « notre cher pays, la Guinée, a atteint le plus bas niveau de la déshumanisation et de la banalisation de la mort. Femmes, mères et filles de Guinée, nous ne pouvons pas accepter cela. C’est pour cela que nous avons décidé encore de faire un cri de cœur à l’endroit de tout le peuple de Guinée en particulier, et la communauté internationale en général.

Nous devons mettre en exergue que bien que les victimes suite à la marche funèbre du 4 novembre ne sont pas encore enterrées, les forces de répression n’ont pas hésité à augmenter le décompte macabre en assassinant quatre autres jeunes, ce qui nous amène à huit morts couchés dans nos morgues, qui ne sont pas encore enterrés. Il faut que les massacres s’arrêtent ! Tout récemment, Amnesty International qui a entendu nos cris de cœur précédents, a demandé dans un rapport au gouvernement guinéen, de clarifier le cas d’une soixantaine de manifestants morts par balles depuis 2015.

Nous, femmes de Guinée, nous nous joignons à cet appel pour demander la mise sur pied d’une commission d’enquête internationale pour mettre à nu la vérité sur ces cas de morts dans notre pays. Ainsi, les mamans pourront enfin faire leur deuil et cela sera le début de la fin de l’impunité dont les auteurs de crimes de sang ont bénéficié jusqu’à présent », a-t-elle dit.

Enfin, la porte-parole des femmes du FNDC annonce qu’un autre calendrier de manifestations sera déroulé dans les prochains jours afin non seulement de continuer à dénoncer ces tueries, mais aussi à faire en sorte que ceux qui se sont rendus coupables de ces massacres soient arrêtés, jugés et condamnés.

Il est à noter que cette marche s’est déroulée sans aucun incident. Seulement des femmes gendarmes et policières étaient déployées pour encadrer la manifestation.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Kalil OULARE est nommé Directeur Général de DJOMA MEDIA

19 novembre 2019 à 17 05 02 110211
Kalil Oularé, nommé Directeur Général de Djoma Média

Communiqué : L’Administration Générale de DJOMA GROUP annonce la nomination de Kalil OULARE au poste de Directeur Général de DJOMA MEDIA avec pour missions principales le lancement et le développement de ses médias que sont la Télévision DJOMA TV et la radio DJOMA FM.

Kalil OULARE démarre sa carrière en 2005, en France, au sein de la société Kpark, filiale du Groupe saint Gobain où il assumera les fonctions de Responsable des ventes Sénior jusqu’en Août 2008. En 2009, il retourne en Guinée pour occuper les fonctions d’Administrateur Général de la Société Guinéenne de Communication (Radio DJIGUI FM). En 2013 il prend la Direction Générale du Groupe HADAFO MEDIAS, qu’il quittera en mai 2019 pour fonder sa propre radio ADO FM en juin 2019.

L’Administration Générale de DJOMA GROUP se félicite de la nomination de Monsieur OULARE. Elle est convaincue que son expérience dans le domaine des médias en Guinée, lui permettra de bâtir un média proche de ses auditeurs et téléspectateurs et ouvert sur le monde.

Nous lui souhaitons une très grande réussite et lui accordons toute notre confiance pour ce nouveau défi.

Mme Fatoumata DIAKITE

Administratrice Administratrice Générale

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Koundara : des jeunes en colère contre le maire, accusé de vendre un domaine public

19 novembre 2019 à 16 04 54 115411

Les jeunes de la commune urbaine de Koundara sont très remontés contre le maire, Mamadou Baïlo Diallo, plus connu sous le nom de Kanté. Ils accusent l’élu local d’avoir bazardé « le seul espace public » de la ville à un particulier qui avait engagé des travaux sur les lieux. C’est dans ce cadre qu’ils ont manifesté hier, lundi 18 novembre 2019, en détruisant les agrégats qui s’y trouvaient entassés, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Depuis bientôt dix jours, le torchon brûle entre un groupe de jeunes du quartier Hamdallaye, dans la commune urbaine de Koundara, et le maire, Mamadou Saliou Diallo. Les jeunes accusent l’élu local d’avoir revendu le seul espace public non bazardé de la commune, situé à côté du nouveau marché.

Joint au téléphone par Guineematin.com dans l’après-midi de ce mardi, 19 novembre 2019, Alpha Oumar Diallo, président du collectif des jeunes manifestants, a expliqué comment on en est arrivé là. « C’est une manifestation de jeunes qui a eu lieu ici à Koundara hier lundi. Depuis le lundi, 11 novembre 2019, il nous est arrivé de constater que le seul lieu public réservé dans la commune urbaine avait été morcelé. Donc, après avoir fait le constat, nous les jeunes, nous nous sommes demandés qui l’a fait. Deux jours après, on n’a pas eu de réponse. On a juste vu des agrégats posés sur place et des tracés d’une maison. Les ouvriers sont venus immédiatement commencer le travail », a entamé notre interlocuteur.

Plus loin, Alpha Oumar Diallo a expliqué que les jeunes de Koundara ont alors décidé de ne pas croiser les bras. « C’est le seul lieu public qui reste à Koundara, tout le reste a été vendu, bazardé. Donc la jeunesse du quartier s’est mobilisée. C’est ainsi qu’on a appris que c’est le maire qui a revendu le domaine. On a appelé de nombreux conseillers communaux, y compris le vice-maire. Ce dernier, qui est ancien président de la délégation spéciale, nous a dit qu’il n’était pas au courant. On s’est dit que c’était illégal que le maire prenne seul une telle décision de revendre un domaine public sans même informer les autres conseillers communaux. Nous sommes allés voir les gens qui occupaient le terrain en leur disant de libérer les lieux », a expliqué monsieur Diallo.

A la question de savoir si des démarches ont été menées pour rencontrer le maire, notre interlocuteur répond par l’affirmative. « Avec notre chef de quartier, Alimou Sy, qui est par ailleurs conseiller communal, nous avons discuté et on lui a posé le problème. Il nous a répondu qu’il n’en savait rien. Ainsi, nous lui avons demandé de faire arrêter les travaux. Quand il le leur a dit, ils ont obéit pour un début. Ensuite, nous l’avons mandaté chez le maire avec un écrit. Il est allé rencontrer le maire. Mais, ce dernier ne nous a pas pris au sérieux ».

Devant ce silence du maire, les jeunes sont passés à la vitesse supérieure. « Nous nous sommes finalement rendus sur les lieux pour boucher les trous creusés ces derniers jours. On a tout saccagé », a-t-il laissé entendre.

Joint à son tour au téléphone, le maire de Koundara s’est trouvé un bon alibi pour ne pas répondre aux questions de Guineematin.com malgré toute notre insistance. « Je suis au champ comme ça, je ne peux rien vous dire. Je fais ma récolte en ce moment. Je vais vous appeler le soir », a-t-il lancé.

Le chef du quartier de Hamdallaye, Alimou Sy, a préféré donner son téléphone à une femme qui a laissé entendre que notre reporter s’est trompé de numéro.

A suivre !

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Arrestation de Farinta Camara (FNDC-Kindia) : les blogueurs de Guinée dénoncent et exigent

19 novembre 2019 à 15 03 44 114411
Alsény Farinta Camara, coordinateur régional du FNDC à Kindia

Déclaration : L’association des blogueurs de Guinée (ABLOGUI) a été surprise de l’arrestation de notre ami Alseny Farinta Camara dans la ville de Kindia ce 14 Novembre 2019, avec plusieurs autres membres de l’antenne locale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) dont Moussa Sanoh, Boubacar Diallo, Thierno Seydi Ly et Thierno Oumar barry. Ils ont été immédiatement conduits à la prison civile de Kindia sans aucune forme de procédure régulière en la matière.

En détention, Alsény Farinta déclare avoir été molesté par la police durant son transfert en prison. Et plusieurs jours après leur arrestation, nous n’avons toujours aucune information sur les conditions de leur détention et la procédure judiciaire. Pour cause, le président et le procureur près du tribunal de première instance de Kindia participent à un atelier qui doit les conduire aux audiences foraines à Forécariah dans les prochains jours. Cela laisse craindre le prolongement leur détention illégale.

L’Association des Blogueurs de Guinée s’insurge contre ces arrestations arbitraires devenues une habitude pour les autorités depuis des semaines à l’encontre de ceux qui manifestent contre un changement de constitution et un éventuel troisième mandat pour le président Condé. L’Ablogui dénonce une fois de plus ces dérives contre les droits des citoyens et exige la libération immédiate et sans conditions des citoyens injustement arrêtés et incarcérés dans les prisons du pays.

Conakry, le 19 novembre 2019

L’ABLOGUI

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Tournée du Premier ministre au Fouta : la joie du préfet de Labé…

19 novembre 2019 à 14 02 04 110411
Elhadj Safioulaye Bah, préfet de Labé

On en sait un peu plus sur la tournée (de campagne ?) que le Premier ministre veut entreprendra à partir de ce mardi, 19 novembre 2019. Joint au téléphone par un des correspondants de Guineematin.com à Labé, le préfet, Elhadj Safioulaye Bah, a commencé par rassurer que Kassory Fofana, le chef du gouvernement guinéen sera comme prévu dans la ville de Karamoko Alfa Mo Labé.

Selon la première autorité préfectorale de Labé, l’arrivée du Premier ministre, qui préside le conseil interministériel, est prévue dans l’après-midi de ce mardi. « Après le conseil des ministres de ce mardi, le Premier ministre bougera pour Labé… ».

Après un coup d’œil au calendrier qu’il a reçu de la hiérarchie, le préfet a annoncé Kassory Fofana chez le Cheick, sur les voiries urbaines en phase de bitumage, sur les chantiers de l’ANAFIC et dans la famille des Kaldouyabhé. « Après-demain, jeudi, il se rendra à Tougué, avant de revenir passer la nuit du jeudi à Labé pour continuer sa tournée le vendredi vers Mamou », a indiqué Elhadj Safioulaye Bah.

La joie du préfet de Labé

Elhadj Safioulaye Bah estime que la présence du Premier ministre, chef du gouvernement, dans les villes et villages du Fouta Djallon est une très bonne opportunité pour lui de voir la pauvreté dans laquelle végètent nos populations et le nécessaire soutien du Gouvernement en leur faveur. Egalement, le préfet de Labé espère que Kassory Fofana verra de lui-même que ceux qui racontent que les travaux entrepris par le Gouvernement ne sont pas achevés comme certains le racontent.

A noter que cette visite du Premier ministre guinéen dans le bastion de Cellou Dalein Diallo- chef de file de l’opposition guinéenne- s’inscrit dans le cadre du lancement de l’agence nationale de l’insertion économique et sociale à Labé. Mais, dans le contexte actuel de la Guinée, les adversaires du régime parlent de campagne déguisée en faveur d’une nouvelle constitution qui favoriserait un troisième mandat du président Alpha Condé. C’est pourquoi, des perturbations ne sont pas à exclure de la part des responsables et militants du FNDC (Front national pour la défense de la Constitution).

A suivre !

Labé Alpha Boubacar Diallo pour Guinée matin.com

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N’Zérékoré : la marche du FNDC autorisée, mais l’itinéraire modifié

19 novembre 2019 à 14 02 02 110211

La mairie de N’Zérékoré a autorisé la marche que l’antenne locale du FNDC compte organiser le jeudi, 21 novembre 2019, dans la ville. Mais, la commune a décidé de remanier partiellement l’itinéraire de la manifestation, a appris Guineematin.com à travers son correspondant sur place.

Dans son courrier adressé à la commune, le FNDC-N’Zérékoré a informé les autorités communales qu’il compte manifester sur l’itinéraire : rond-point Gouvernorat-commissariat urbain-carrefour grande mosquée-Kpoyéma-rond-point BICIGUI-Place des martyrs.

Mais dans sa lettre réponse, le maire de la ville, Moriba Albert Délamou, leur a demandé à l’antenne locale du Front National pour la Défense de la Constitution de suivre l’itinéraire : rond-point Gouvernorat-commissariat urbain-carrefour grande mosquée-Kpoyéma-rond-point BICIGUI-Inspection Régionale de l’Education (IRE)-justice-terrain rouge scierie.

Ci-dessous la lettre du maire adressée au FNDC :

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Labé : les femmes du FNDC manifestent contre les tueries en Guinée

19 novembre 2019 à 13 01 31 113111

Tout comme à Conakry, de nombreuses femmes ont manifesté ce mardi, 19 novembre 2019, à l’appel du FNDC, dans la ville de Labé. Elles ont défilé dans la rue pour protester contre les tueries des manifestants à un troisième mandat enregistrées ces dernières semaines dans la capitale guinéenne, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

Toutes habillées en blanc avec des foulards rouges à la tête, les responsables et militantes du Front National pour la Défense de la Constitution à Labé se sont rassemblées au rond-point Hoggo M’Bouro. Elles ont entamé là leur marche qui les a conduites au carrefour BICIGUI carrefour mosquée via la place des martyrs-corniche Konkola jusque devant le siège de la préfecture, où elles ont tenu un meeting. Durant tout le trajet, certaines manifestantes tenaient des pancartes et des banderoles alors que d’autres scandaient des slogans comme « Arrêtez de tuer nos enfants » et « Justice pour nos morts ».

« Nous dénonçons ces assassinats en Guinée. Ils tuent nos enfants, et aucune enquête n’est menée là-dessus. Nous sommes fatiguées et nous demandons à ce que justice soit faite pour retrouver les coupables. Nous les femmes de Labé, nous disons halte à ces exactions commises contre nos enfants ! Si vous voyez que les femmes se lèvent à 6 heures du matin pour chercher de quoi vivre, c’est pour que nos enfants soient à l’abri du besoin. Et ça fait très mal de voir son enfant qu’on a mis au monde avec toutes les souffrances que vous connaissez, qu’on entretient avec amour, être abattu par quelqu’un qui est sans scrupules. Nous demandons justice et que plus jamais cela en Guinée », a déclaré Hadja Mam Kouyaté conseillère communale et membre du FNDC-Labé.

A noter que cette marche s’est déroulée sans aucun incident. Et aucun agent des forces de l’ordre n’était visible sur le trajet emprunté par les manifestantes.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Arrêt des travaux de la SAG : le gouverneur de Kankan à Siguiri

19 novembre 2019 à 12 12 39 113911

Le gouverneur de la région de Kankan s’est rendu à Siguiri pour tenter de dénouer la crise qui a conduit à l’arrêt des activités de la SAG. Le général Mohamed Gharé a réuni hier, lundi 18 novembre 2019, les différentes parties concernées par cette crise pour essayer de les ramener à de meilleurs sentiments, a constaté le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Le vendredi, 15 novembre 2019, la direction générale de la Société Aurifère de Guinée (SAG), filiale de la compagnie Ango Gold Ashanti, a surpris plus d’un en annonçant l’arrêt de toutes ses activités dans la préfecture de Siguiri. Une décision qui fait suite à une crise l’opposant aux habitants du district de Fatoya, dans la sous-préfecture de Kintinian.

Pour tenter de trouver solution à cette crise, le gouverneur de la région, le général Mohamed Gharé, a réuni autour de lui, tous les présidents de districts de la commune rurale de Kintinian, les conseillers communaux, les autorités préfectorales de Siguiri et la direction générale de la SAG. Il est revenu sur l’origine de la crise qui n’est autre que le bitumage de la route Siguiri-Fatoya.

Les habitants de ce district avaient trouvé un accord avec la société qui exploite de l’or dans la localité pour qu’elle finance les travaux de bitumage. Mais, ayant constaté le retard du démarrage des travaux, la population locale est allée dans les mines d’or détenues par la société pour arrêter les travaux, en guise de protestation contre « le refus » de la SAG de mettre en œuvre l’accord signé.

Mais, le gouverneur a expliqué aux citoyens que la SAG n’a nullement refusé de financer les travaux en question. « Citoyens de Fatoya, vous avez raison. Mais, la SAG aussi ne s’est pas trompée en signant ce document. Dans le protocole, vous aviez demandé à la SAG de vous aider à avoir le goudron, la société a dit qu’elle est prête à préfinancer les travaux, mais à condition que le gouvernement guinéen donne son accord.

Vous devez comprendre que le bitumage des routes ne relève pas de la compétence de la SAG, mais plutôt du gouvernement. La SAG ne peut rien faire sans l’accord du gouvernement, car elle doit prélever les financements dans les taxes qu’elle paye au gouvernement. Donc je vous invite à la patience, le gouvernement a évalué le document qui est parti en Afrique du Sud. Donc, la SAG n’a pas refusé d’honorer ses engagements », a précisé Mohamed Gharé.

Pour l’heure, la SAG n’a pas encore pas annoncé la date de la reprise de ses activités. Elle a en revanche, rétabli le courant qui était coupé à Siguiri suite à l’arrêt de ses activités.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Mansour Kaba : « je ne reconnais plus mon ami Alpha Condé »

19 novembre 2019 à 11 11 53 115311

Opposant aux régimes de Sékou Touré et de Lansana Conté, Mohamed Mansour Kaba fut ministre de la Construction, de l’Urbanisme et de l’Habitat dans le gouvernement de transition dirigé par Jean-Marie Doré sous le régime de Sékouba Konaté, en 2010. Il fut lié à un moment au régime d’Alpha Condé, un ami de longue date depuis plus de 50 ans et a même dissout son parti, Jamma, dans le Rpg, avant de retourner dans l’opposition quand il a vu que le président Alpha Condé a commencé à renier aux principes pour lesquels il s’est battu pendant des décennies.

« Je ne reconnais plus mon ami Alpha Condé »

Opposant historique qui s’est toujours battu pour l’instauration de la démocratie dans son pays, Alpha Condé est en train de saper les fondamentaux de cette même démocratie en voulant se représenter pour un troisième mandat alors que la Constitution de son pays le lui interdit. Cet entêtement du président guinéen à vouloir modifier le texte fondamental, Mohamed Mansour Kaba, ancien ministre de la Construction, de l’Urbanisme et de l’Habitatsous le régime de transition de Sékouba Konaté, ne le comprend pas. « Je ne reconnais pas mon ami Alpha Condé. Il se vante d’être le premier et l’unique ancien président de la Fédération des étudiants d’Afrique noire en France (Feanf) à être président de la République en Afrique. Il ne fait pas honneur à la Feanf aujourd’hui. C’est la déception pour tous ceux qui l’ont connu à l’époque. Nous l’avons connu comme marxiste-léniniste, nous étions tous opposés au régime du président Sékou Touré. Quand cet homme se retrouve à la tête de l’Etat guinéen et mène la politique qu’il mène, c’est décevant », confie M. Kaba qui connaît Alpha Condé depuis 55 ans.

Secrétaire général du Parti panafricain des guinéens (Ppg), M. Kaba, comme beaucoup de guinéens, nourrissait beaucoup d’espoir quand Condé est arrivé au pouvoir. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, au lendemain de son élection, quand le locataire de Sékouteraya a fait appel à lui pour travailler à ses côtés, il a dit oui et a même fondu son premier parti Jamma dans le Rpg. Hélas, Mohamed Mansour Kaba a vite déchanté. « Lorsqu’au bout de trois, quatre ans j’ai compris qu’il voulait me museler, j’ai quitté la majorité présidentielle pour créer un nouveau parti dénommé Parti panafricain des guinéens (Ppg) », explique le vieux opposant.

« Alpha Condé dirige la Guinée avec ceux qui ont pillé la Guinée sous Lansana Conté »

Emprisonné sous Lansana Conté pendant plus de deux ans, Alpha Condé est sorti de prison complètement atteint psychologiquement. Mohamed Mansour Kaba pense que le caractère paranoïaque d’Alpha Condé vient de là. « Après sa sortie de prison, Alpha Condé m’a dit ceci, à Paris, lorsque je suis venu le saluer : ‘’Dans les prisons guinéennes, vous êtes livré à n’importe qui. N’importe qui peut te tuer et il n’a de compte à rendre à personne ’’. Alors, quand vous passez un peu plus de deux ans dans des conditions comme ça, chaque pas de militaire que vous entendez, vous pensez que c’est votre dernière heure. Alpha est passé par cette situation. Cela vous casse le moral, ça vous casse toute dignité, ça vous casse toute capacité de résistance », estime-t-il.

Le Secrétaire général du Ppg est d’autant plus contrarié que, rappelle-t-il, il a porté sa toge d’avocat pour défendre Alpha Condé quand il a été emprisonné par Lansana Conté. Pourtant, à l’époque, entre lui et Alpha Condé, ce n’était pas le grand amour. « Pendant de longue années, il a cherché à ce que je milite avec lui j’ai refusé. Parce qu’il n’a pas besoin de collègue, il a besoin de suivistes et moi je ne peux pas être le suiviste de n’importe. Donc de 1964 jusqu’à 1998, on se connaissait mais il m’a combattu parce que je ne voulais pas le suivre. C’est lorsqu’il a été emprisonné par Lansana Conté que je suis devenu son avocat. Non pas parce qu’il me l’a demandé mais parce que ma conscience m’interdisait de ne pas réagir », confie-t-il.A l’époque, il a organisé une conférence de presse au siège de son parti pour demander à Lansana Conté de libérer Alpha Condé et de le nommer Premier ministre d’un gouvernement de transition. « Je suis le premier à parler de transition en Guinée et cette transition n’est venue que dix ans après la mort de Conté », dit-il.

Mais ce n’est qu’au bout de deux ans et demi qu’Alpha Condé sera libéré non sans conditions. Et l’une de ces conditions, selon Mohamed Mansour Kaba, c’était de prendre les gens de Conté une fois qu’il sera au pouvoir. Il en veut pour preuve l’actuel entourage d’Alpha Condé. « Parmi ceux qui dirigent la Guinée aujourd’hui, il y a plus de militants du Pup de Lansana Conté que de militants de Rpg qui est censé être au pouvoir. Les hommes qui ont ruiné la Guinée sous Conté sont les mêmes qui continuent de s’enrichir sous Condé », dénonce-t-il.Par exemple, l’actuel Premier ministre a été ministre de l’Economie et des Finances sous Lansana Conté. « Alpha Condé s’est battu pour le changement, ce changement n’est jamais venu. Il a continué à gérer le pays avec les gens les plus corrompus du pays. Son régime est fini, il n’a plus aucun crédit, d’ailleurs il n’est plus le médiateur dans la crise Bissau guinéenne. C’est la folie du pouvoir. Il puise dans les réserves de la banque centrale comme il veut. Il s’enrichit illicitement et il a peur que les gens découvrent cela une fois qu’il quitte le pouvoir, c’est pourquoi il s’y accroche », martèle-t-il.

« Personne n’a encore vu le texte que Alpha Condé veut soumettre en référendum »

A chaque manifestation, des gens meurent…pour une révision constitutionnelle dont le texte, jusqu’ici, reste invisible. C’est le paradoxe des événements qui se déroulent actuellement en Guinée. Son mandat devant se terminer le 31 décembre 2020, Alpha Condé à qui on prête des velléités de briguer un troisième mandat semble cacher son jeu. Dans le texte en question qui n’est pas encore rendu public, le président guinéen parle de changements pour mieux prendre en charge des questions comme la protection des enfants, la lutte contre la violence faite aux femmes, la protection de l’environnement. Mais a-t-on vraiment besoin de changer la Constitution avec son lot de morts juste pour ces questions somme toute banales ? Mohamed Mansour Kaba préfère en rire. « Ces questions sont dans les programmes de tous les gouvernements, de tous les pays, ce n’est pas pour cela qu’on va modifier une Constitution. La vérité, aujourd’hui, c’est que personne, en Guinée, personne n’a vu la première mouture de la Constitution, même les gens de Rpg ne savent pas ce qu’il y a dedans. Avant un référendum, le minimum c’est de mettre le texte sur la place publique pour que les gens en débattent. C’est malhonnête. Il n’y a même pas de date pour la tenue du référendum. Des gens meurent gratuitement comme ça, c’est criminel. Les gens sont aujourd’hui contre une intention, non contre un projet de texte qu’ils n’ont pas encore vu », regrette-t-il.

Selon Mohamed Mansour Kaba, la stratégie d’Alpha Condé c’est de donner de l’argent, 500 millions de Francs guinéen, à des groupements de femme et jeunes qui, en retour, réclament qu’il se représente. Un achat de conscience qui ne dit pas son nom. « Le nom d’Alpha Condé faisait rêver avant. On lui a donné tous les pouvoirs, ses militants disaient même que c’est lui qui a formé Bill Clinton. Quand la démagogie va jusqu’à ce niveau, c’est grave. Et maintenant, il est au pied du mur. Cela fait neuf ans qu’il est au pied du mur qu’on ne voit rien. Il a tout fait pour arriver au pouvoir et une fois au pouvoir, il ne sait plus quoi faire.

« En Guinée, on trouve des officiers-supérieurs analphabètes »

C’est connu, en Guinée, à chaque fois qu’il y a une manifestation politique, la répression des forces de sécurité se solde par des morts. La dernière victime en date, c’est jeudi dernier. Selon les estimations, il y a eu plus de 100 manifestants ont trouvé la mort sous Alpha Condé. Mais si l’on en croit Mohamed Mansour Kaba, ce n’est point une surprise. De Sékou Touré à Alpha Condé, il en fut toujours ainsi. Un constat amer. « La vie d’un Guinéen n’est rien dans les mains des tenants du pouvoir », dit-il. Non sans pointer la responsabilité des forces des forces de sécurité. « Je n’ai rien contre l’armée, la gendarmerie et la police guinéenne, mais le problème c’est qu’on a en Guinée des officiers supérieurs analphabètes, c’est-à-dire qui ne savent ni lire, ni écrire. Lansana Conté n’était pas un intellectuel. N’importe qui peut être un président, mais n’importe qui ne doit pas être officier-supérieur jusqu’à devenir Général. Or, en Guinée, on a n’importe qui comme officier supérieur », souligne-t-il. En outre, il dénonce le manque de déontologie des forces de l’ordre qui ne sont pas outillés pour encadrer des manifestations. On n’a aucune considération pour la vie humaine en Guinée. Regardez ce qu’il y a eu au Stade du 28 septembre sous Dadis Camara. Plus de 150 morts, des femmes violées en pleine jour. On a cru qu’avec Alpha Condé qui a lutté contre ce régime l’ordre reviendrait dans ce pays. Lui-même disait qu’il a hérité d’un pays et non d’un Etat, mais avec lui, le peu d’Etat qu’il y avait a disparu ».

Guinéen, pays pauvre, sous-sol riche

On l’appelle le « Château d’eau de l’Afrique ». Ce nom collé à la Guinée n’est pas usurpé. Tous les grands cours d’eau de l’Afrique de l’ouest notamment le fleuve Sénégal, le fleuve Niger et le Fleuve Gambie prennent leur source dans ce pays au sous-sol riche en ressources minières. Pourtant, la Guinée reste l’un des pays les plus pauvres du continent. Pourquoi donc tarde-t-elle à prendre son envol économique ? « C’est parce que nous n’avons pas de gouvernants », dit sèchement Mohamed Mansour Kaba. Il se rappelle encore des propos d’un de ses amis français. C’était à l’époque de Sékou Touré : « M. Kaba, vous savez c’est quoi le problème de la Guinée ? C’est que le peuple est plus intelligents que les gouvernants ». Selon lui, son ami avait raison. « Vous avez au Sénégal, des entrepreneurs guinéens qui sont modèles, c’est la même chose en Côte d’Ivoire. Mais en Guinée on est nul. Pourquoi, parce qu’on est mal dirigé. Nous n’avons pas d’institutions qui sont respectées. En Guinée, tout marche sur la tête. Partout ailleurs, normalement, la richesse, on doit la trouver du côté du privé, mais en Guinée ce sont les fonctionnaires qui sont riches », soutient-il.

Le secteur de l’électricité est le parfait exemple du retard de la Guinée. D’après Kaba, quand on parle d’électricité en Guinée, cela se limite à Conakry, encore que le courant n’est pas disponible 24/24. « Plus de 60 ans après l’indépendance, le Guinéen de la capitale n’a pas le courant 24/24 pendant une semaine. Quand on est Alpha Condé et qu’on a critiqué tous les régimes qui se sont succédé, au moins tu essaies de faire mieux que les autres. Malheureusement, il n’en est rien », regrette-t-il. C’est pourquoi, dans une lettre ouverte dont le titre est « Un dernier conseil à mon ami », Mohamed Mansour Kaba a invité Alpha Condé à ne pas s’entêter à vouloir s’accrocher au pouvoir.

« Monsieur le Président, à la fin de votre deuxième et dernier mandat, en décembre 2020, rendez le tablier dans l’honneur et la dignité. Mais si vous vous entêtez à vouloir rester un mandat de plus, quel que soit le nom que vous donnerez à ce mandat, et quelle que soit la Constitution que tu feras adopter, vous serez responsable des conséquences de votre entêtement de vouloir avoir une présidence à vie », lit-on dans cette missive. En effet, pour M. Kaba, « c’est une présidence à vie qu’Alpha Condé cherche mais il ne sait pas comment la demander. Actuellement, ce sont des intentions que les gens combattent ».

Mohamed Mansour Kaba, ancien ministre, président du Parti Panafricain des Guinéens (Ppg)

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Marche des femmes du FNDC : « Alpha Condé, cesses de tuer nos enfants »

19 novembre 2019 à 11 11 20 112011

Comme annoncé précédemment, les femmes du Front National pour la Défense de la Constitution manifestent une nouvelle fois ce mardi, 19 novembre 2019, à Conakry, pour dénoncer « les assassinats » de leurs enfants « par les forces de l’ordre ». Selon le constat des reporters de Guineematin.com, la mobilisation est en cours au rond-point de Bambéto, le point de ralliement.

De nombreuses femmes, habillées en blanc, sont arrivées sur les lieux. Certaines d’entre elles tiennent des pancartes sur lesquelles sont écrits des messages comme « Alpha Condé, cesses de tuer nos enfants ». Une innovation, d’autres manifestantes détiennent des balais en mains comme pour dire que si les tueries des manifestants anti-troisième mandat ne cessent pas, elles vont « balayer le président pour le faire partir ».

Mme Bah Hadja Maïmouna Diallo

Selon madame Bah Hadja Maimouna Diallo, l’une des responsables des femmes du FNDC, elles sont bien obligées aujourd’hui de protester dans la rue pour essayer de se faire entendre par les autorités. « J’ai un sentiment de tristesse parce que la raison pour laquelle nous manifestons m’attriste à plus d’un titre. Il s’agit de l’assassinat de nos enfants. Vous n’êtes pas sans savoir qu’en une semaine, on a déjà huit (8) corps qui sont couchés dans nos morgues, qui ne sont pas encore enterrés. Alors, en tant que femme, ça m’attriste à plus d’un titre.

Et si nous sommes dans la rue aujourd’hui, c’est pour encore une fois crier notre douleur devant l’opinion nationale et internationale parce que nous disons que la Guinée ne mérite pas cela. Ce pays a trop souffert, on me mérite pas cela en ce 21ème siècle. Vous savez que notre place n’est pas dans la rue en tant que femmes, mais si on nous y oblige, on n’est obligées d’élire domicile dans la rue, c’est pour cela que nous marchons. Nous nous sommes entendues de nous retrouver ici pour faire une marche pacifique, une marche blanche de protestation contre les tueries », a-t-elle expliqué.

Cette marche partira du rond-point de Bambéto pour s’achever au rond-point de Belle-vue.

A suivre !

De Bambeto, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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TPI Dixinn : des peines de 15 et 20 ans de réclusion requises contre deux présumés bandits

19 novembre 2019 à 10 10 32 113211

La capitale guinéenne enregistre régulièrement des cas d’attaques à mains armées. C’est dans ce cadre que Thierno Sadou Diallo et Mamadou Baïlo Diallo sont jugés au tribunal criminel de Dixinn. Ils sont poursuivis pour attaque à main armée au préjudice de Mamadou Alpha Diallo et Fatoumata Yarie Touré. Dans la journée d’hier lundi, 18 novembre 2019, des peines de 15 et 20 ans de prison ont été requises contre les deux accusés, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Au départ, c’est trois individus qui étaient poursuivis dans ce dossier. En plus de Thierno Sadou et Mamadou Baïlo, Fatoumata Binta Diallo était partie prenante dans le dossier. Mais, elle a bénéficié d’un non lieu chez le juge d’instruction. Mamadou Baïlo pour sa part est en fuite.

Selon nos informations, les faits pour lesquels les accusés sont jugés ont eu lieu au mois d’août 2018 au quartier Ratoma Centre. Les deux se seraient introduits nuitamment au domicile de Mamadou Alpha Diallo et celui de Fatoumata Yarie Touré. La bande aurait profité d’une forte pluie pour s’en prendre à ces deux familles qu’ils ont mis au respect avant de tout emporter : téléphones, vêtements, postes téléviseurs, bijoux, argent…

Après avoir mené les enquêtes, les agents ont retrouvé un des téléphones enlevés chez Mamadou Alpha Diallo dans les mains de Fatoumata Binta Diallo, qui serait la copine de Thierno Sadou Diallo.

Après plusieurs audiences consacrées aux débats, la journée d’hier a été consacrée aux plaidoiries et réquisitions des parties au procès.

Dans ses réquisitions, le procureur Daouda Diomandé a fait savoir que cette bande a opéré la nuit, en groupe, avec arme et par effraction. « Ils ont pris de l’argent, des vêtements, des bijoux. Certains objets volés ont été retrouvés chez Thierno Sadou Diallo. Le téléphone a été retrouvé dans les mains de sa copine. Ensuite, la victime Fatoumata Yarie Touré a identifié Thierno Sadou Diallo qui détenait l’arme lorsqu’il ont fait irruption dans son domicile », a dit le procureur.

Selon Daouda Diomandé, les faits d’attaque à main armée sont établis. « C’est pourquoi, je vous demande de retenir Mamadou Baïlo Diallo et Thierno Sadou Diallo dans les liens de crime de vol à main armée. Pour la répression, je vous demande des les condamner respectivement à 20 ans et à 15 ans de réclusion criminelle, avec une période de sureté de 10 ans chacun. Puis vous décernerez un mandat d’arrêt contre Mamadou Baïlo Diallo », a-t-il requis.

La défense quant à elle, par la voie de maitre Abou Camara, va plaider non coupable avant de demander au tribunal de renvoyer son client des fins de poursuite pour infraction non constituée. « Si Thierno Sadou Diallo a été sur les lieux des opérations, le ministère public n’a qu’à apporter les preuves. Il faut des moyens de preuves pour enter en condamnation. Je mets le ministère public au défi d’apporter la moindre preuve. Il n’y a eu aucun scellé, ni téléphone, ni poste téléviseur, ni arme, ni vêtements. Alors, je vous demande de renvoyer mon client des fins de poursuites pour infraction non constituée », a plaidé maître Abou Camara.

Le tribunal a mis le dossier en délibéré pour décision être rendue le 25 novembre 2019. D’ici là, Thierno Sadou Diallo, détenu depuis le 14 décembre 2018, va poursuivre son séjour carcéral à la maison centrale de Coronthie.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527 /654 416 922

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Dalaba : immersion dans l’univers du forgeron Diouma Bah

19 novembre 2019 à 10 10 27 112711
Mamadou Diouma Bah, forgeron

La commune urbaine de Dalaba, en Moyenne Guinée, regorge de nombreux hommes de métiers qui se battent contre vents et marrées, dans une conjoncture compliquée, pour tirer leur épingle du jeu. C’est le cas de Mamadou Diouma Bah, un forgeron qui exerce ce métier depuis tout petit, hérité de son père. Dans sa forge, il confectionne des houes, des faucilles, des coupes-coupes et répare des radiateurs de véhicules, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La forge de Mamadou Djouma Bah est animée ce mercredi 13 novembre 2019. Lui et ses apprentis sont en pleine activité dans la confection d’objets commandés par des clients ou destinés à être vendus sur le marché. Le four, les soufflets, l’enclume, le marteau, tout est en mouvement.

Agé de 63 ans, Mamadou Djouma Bah dit avoir appris le métier de forgeron en bas âge, aux côtés de son père, lui-même forgeron. « Mon père était forgeron. J’ai appris ce métier auprès de lui. Donc, ce métier réside dans mon sang. Je suis né avec. Grace à cette activité, je mène ma modeste vie avec ma famille », a-t-il expliqué.

Mamadou Diouma Bah, forgeron

Selon lui, en dehors des outils traditionnels fabriqués par un forgeron, il confectionne aussi d’autres articles. « Ici on confectionne des haches, des houes, des faucilles, des coupes-coupes… En dehors de ça, je confectionne aussi des arrosoirs, des seaux, des marmites et je répare aussi les radiateurs des véhicules », a fait savoir Mamadou Djouma Bah.

Dans l’exercice de son métier, le forgeron a fait savoir que les difficultés ne manquent pas. « On n’a pas suffisamment de moyens pour acheter des feuilles de tôles neuves pour confectionner les fourneaux et les arrosoirs. C’est pourquoi, on fait recours aux charpentiers qui nous revendent des morceaux de tôles à un prix supportable. Sinon, on ne pourra pas s’en sortir ».

Plus loin, Mamadou Djouma Bah lance un appel à l’endroit des jeunes gens de se trouver un métier. « J’invite les jeunes à se trouver chacun un métier, de chercher où travailler et d’abandonner le vagabondage. C’est grâce à ce métier que j’ai aujourd’hui mes enfants, mon domicile où je mène modestement ma vie. Donc, j’exhorte tout le monde à prendre la vie au sérieux en cherchant à faire un métier pour vivre de sa sueur », conseille le forgeron.

Mamadou Diouma Bah, forgeron

Depuis Dalaba Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Nouveau drame à Siguiri : 3 morts et 2 blessés graves dans un éboulement

19 novembre 2019 à 10 10 11 111111

Un nouvel éboulement vient d’endeuiller plusieurs familles à Siguiri. Trois personnes ont péri dans une mine d’or et deux autres ont été grièvement blessées, a appris le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Ce nouveau drame s’est produit hier, lundi 19 novembre 2019, aux environs de 17 heures, dans la mine d’or appelée Fadani. Un site qui se trouve dans le district de Bembèta, dans la sous-préfecture de Doko. La mine en question a été longtemps exploitée avant d’être abandonnée à cause des risques d’éboulements qui étaient devenus de plus en plus grands.

Les Cinq mineurs qui se trouvaient dans le trou étaient les seuls sur les lieux au moment des faits. Ce sont leurs cris qui ont alerté des jeunes transportant du sable qui étaient de passage dans la zone. Ces derniers sont partis informer les gens au village. C’est ainsi que Taoulèn Doumbouya et d’autres membres de la Croix-Rouge locale, sont venus engager des recherches.

« Après les recherches, nous avons retrouvé 5 personnes dans le trou : deux étaient encore vivantes mais grièvement blessées et les trois autres qui étaient au fond du trou étaient déjà mortes. Il faut souligner que cette mine a été interdite d’exploitation depuis longtemps en raison des risques d’éboulement qui sont très grands sur les lieux. Parce que l’endroit a été surexploité à tel point que le sol même est devenu fragile. Dès que vous creusez un peu, il peut y avoir éboulement », a-t-il expliqué.

Les mines d’or de Siguiri sont le théâtre d’une série interminable d’éboulements mortels. Ces drames sont régulièrement enregistrés dans des mines d’or abandonnées, où certains citoyens reviennent pour creuser dans l’espoir de trouver une plus grande quantité d’or. Les nombreuses pertes en vies humaines enregistrées dans ces zones ne semblent pas dissuader les mineurs.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Conakry : un handicapé accuse des policiers de l’avoir agressé et dépouillé

19 novembre 2019 à 9 09 23 112311
Ismaël Barry, un handicapé, victime d’agression d’agents de la police

Ismaël Barry, un handicapé qui gère une cabine téléphonique (télé-centre) à Gnari Wada, dans le quartier Hamdallaye, a été victime d’une agression d’agents de la police le 15 octobre 2019. Pourchassant des jeunes qui manifestaient à l’appel du FNDC, des policiers se sont attaqués à lui. Ils l’ont molesté avant d’enlever l’argent et les biens qu’il possédait. Le jeune homme a raconté sa mésaventure au micro d’un journaliste de Guineematin.com hier, lundi 18 novembre 2019.

Selon Ismaël Barry, le 15 octobre 2019, comme tous les matins, il est allé ouvrir sa cabine téléphonique, qui se trouve dans son quartier. Mais ce jour-là, ce ne sont pas des clients seulement qu’il a reçus. « D’habitude, quand il y a des manifestations, des agents passent par là mais ils ne font pas du mal. Parfois certains m’insultent et continuent leur chemin et d’autres me disent de rentrer à la maison. Mais ce jour-là, un groupe de policiers est venu me trouver assis là. Ils m’ont frappé, ils ont déchiré mon pantalon à l’aide d’un couteau qu’ils avaient. Ils ont pris mon argent, une somme de 100 mille francs guinéens, ils ont aussi pris mes deux téléphones : un Android de marque Tecno et un Itel avec lequel je faisais le transfert de crédits.

Donc, en plus des deux téléphones, j’ai perdu un montant d’environ 300 mille francs puisque j’avais fait des transferts pour des gens qui ne m’avaient pas encore payé, et les messages étaient dans l’un de mes téléphones qu’ils ont retiré. Après m’avoir agressé et dépouillé, les agents ont dit à leur chef, qui était un peu plus loin de nous, qu’ils n’ont rien pris sur moi et qu’ils m’ont frappé un peu seulement parce que c’est moi qui vend de la drogue aux petits du quartier, ce qui est absolument faux. Après m’avoir frappé, déchiré mes habits et pris tous mes biens, les agents se sont partagés mon argent devant moi », a-t-il expliqué.

Ismaël Barry, victime d’agression d’agents de la police

Ce jeune handicapé qui se débrouille pour vivre sans mendier, se dit choqué et inquiet de cette attitude des agents des forces de l’ordre. Il dit ressentir jusque-là les effets des violences dont il a été victime et s’en remet à la justice divine. « Ce jour, un d’entre eux a pris des chaines et m’a frappé violement au dos. Aujourd’hui, je ressens encore des douleurs. Hier nuit, difficilement j’ai pu fermer les yeux car j’avais très mal au dos. Aujourd’hui, je suis inquiet parce que si on n’est même pas épargné dans sa propre maison, on ne sait pas si le contraire se produira dehors.

On devrait pouvoir être en sécurité chez soi au-moins. Mais, si tu fuis des bandits dehors et qu’ils viennent t’agresser chez toi, on ne sait plus quoi faire. J’aurais aimé porter plainte contre les agents qui m’ont agressé, mais puisque cela aussi demande des moyens, ce que je n’ai pas, je laisse pour moi à Dieu car la justice divine est la meilleure. Mais je ne pardonne pas ceux qui m’ont fait cela », a dit Ismaël Barry.

Ismaël Barry, victime d’agression d’agents de la police

Les agents des forces de l’ordre sont régulièrement pointés du doigt pour des abus dont ils se rendent coupables lors des manifestations politiques à Conakry. Beaucoup les accusent de rentrer dans les quartiers réputés favorables à l’opposition pour y commettre des exactions. Malgré la publication de certaines vidéos incriminant clairement des policiers ou des gendarmes sur les réseaux sociaux, les mis en cause ne sont jamais inquiétés.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Un prévenu à la barre : « je suis très surpris de me retrouver au tribunal »

19 novembre 2019 à 8 08 59 115911

Poursuivi pour abus de confiance, un citoyen nommé Ibrahima Ly a comparu ce lundi, 18 novembre 2019, devant le tribunal de première instance de Mafanco. A la barre, le prévenu a rejeté en bloc les faits mis à sa charge et assuré n’avoir eu aucun contact avec le plaignant, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

C’est une histoire de construction d’un immeuble R+1 dans la préfecture de Dubréka qui a opposé le plaignant, Sory Kaba, à la sœur ainée de monsieur Ibrahima Ly. Devant la juge Djéinabou Doghol Diallo, le plaignant a expliqué qu’il n’a pas pu recouvrer son argent dépensé dans l’achat de la parcelle, et que c’est Ibrahima Ly qui a confisqué le document de donation qui devait lui permettre de réclamer son argent.

« La grande sœur de monsieur Ibrahima Ly m’avait donné un travail dans la préfecture de Dubréka. Il était question pour moi de construire un immeuble R+1. Lorsque j’ai commencé le soubassement avec mes ouvriers, une famille est venue réclamer la parcelle sur laquelle je travaillais. Il se trouvait que les documents d’achat du domaine étaient faux. En commun accord avec la grande sœur de monsieur Ly, j’ai été mandaté de mener des négociations pour qu’on achète le domaine de manière régulière.

Nous sommes convenus à un montant de 20 millions de francs guinéens et c’est moi qui ai pris les 10 millions de francs guinéens dans ma propre poche pour donner comme avance. Entretemps, la grande sœur de monsieur Ly a décidé de confier les travaux à un autre ingénieur, donc j’ai été écarté. Lorsque je faisais le papier de donation, la sœur de monsieur Ly m’avait dit de mettre le nom de Fatimatou Diallo qui est la vraie propriétaire du domaine acheté. Chose que j’ai faite. Un jour, monsieur Ly m’a appelé pour me dire d’aller chez lui. Et quand je suis arrivé, il m’a dit de lui donner le document de donation, mais j’ai refusé.

Je lui ai dit tant que ta sœur ne rembourse pas mon argent qui s’élève à 133 millions 100 mille francs guinéens, je ne vais pas te donner le document de donation. Il a donc récupéré de force le papier de mes mains et moi aussi j’ai répliqué. C’est dans ça qu’il a donné le document de donation à une autre personne qui était présente au moment de cette scène. J’ai porté plainte contre lui pour m’avoir retiré le document de la donation qui allait me permettre de récupéré l’argent que j’ai dépensé », a expliqué Sory Kaba à la barre.

De son côté, le prévenu Ibrahima Ly, âgé d’une soixantaine d’années, a nié les faits rapportés par le plaignant. « Je sais que Sory Kaba a longtemps travaillé avec ma grande sœur. Donc, ce sont les deux qui ont mené les démarches pour acheter une parcelle à Dubréka pour Fatimatou Diallo qui vit aux Etats-Unis. Je n’ai jamais échangé avec Sory Kaba et je suis très surpris de me retrouver au tribunal.

Ce que je peux dire dans cette affaire, c’est que c’est moi qui ai facilité la signature du document de donation. Parce que je me connaissais bien avec le maire de Dubréka à l’époque. Donc nous sommes allé à trois, mais je n’ai pas touché le document et ne l’ai pas non plus signé. Un jour, Sory Kaba est venu chez moi en me disant de lui donner son argent. Je lui ai dit de s’adresser à ma sœur et que moi je n’avais rien à voir dans leur histoire. C’est tout ce que je peux dire », s’est défendu Ibrahima Ly.

Après les questions du ministère public et des avocats des deux parties, la juge Djéinabou Doghol Diallo a renvoyé l’affaire au 25 décembre 2019, pour la comparution des témoins qui sont au nombre de trois.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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125 manifestants tués sous le régime Alpha Condé : Dembo Sylla (UDG) dénonce

19 novembre 2019 à 8 08 53 115311
Elhadj Dembo Sylla, vice-président de l’Assemblée nationale et du parti UDG

En Guinée, la répression sélective des citoyens laisse penser que le pouvoir cherche à opposer les ethnies les unes aux autres pour les pousser à un affrontement. Aujourd’hui, beaucoup d’intellectuels et de responsables politiques dénoncent cette stratégie et appellent les Guinéens à l’unité dans la défense de la Constitution et le respect des Lois de la République.

Ci-dessous, la réaction de l’honorable Elhadj Dembo Sylla, vice-président de l’Assemblée nationale :

Lorsque sous le régime de Alpha Condé on tue à balles réelles 125 citoyens, une vingtaine en une semaine, tous de la même ethnie, habitant la même Commune (Ratoma) et ressortissants de la même région naturelle (la Moyenne Guinée) sans que le président de la République ne fasse une seule adresse à la Nation à propos et le gouvernement ne se préoccupe que d’un bus de transport incendié, que comprendre de cette attitude ?

Les guinéens pensent que la situation n’est pas encore grave pour être la préoccupation majeure de tous les hommes raisonnables ? Et les imams de la République, le cas n’est pas suffisant selon le Coran pour que vous vous impliquez ?

Ces faits renforcent chaque jour l’unité des guinéens et guinéennes contre la répression, la division des guinéens sous des faux alibis, le régionalisme, l’ethnocentrisme ne passera plus jamais dans notre pays. Nous sommes tous unis contre la nouvelle constitution. La limitation à deux mandats présidentiels ne sera plus jamais violée en Guinée.

Honorable Elhadj Dembo Sylla

Vice-président de l’assemblée nationale

Premier vice-président de l’UDG

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Plan d’indemnisations et de compensation à Boké : le Consortium SMB-Winning débloque plus de 13 milliards

19 novembre 2019 à 8 08 32 113211

Communiqué : Dans le cadre du respect du Contenu Local, et de ses obligations environnementales et sociales, le Consortium SMB-Winning a procédé mercredi 30 octobre 2019, au payement d’un montant total de six milliards cinq cent trente un millions cinq cent quatre-vingt-quatre mille deux cinquante-deux francs guinéens (6.531.584.252 GNF) destinés à indemniser 145 personnes impactées par la réalisation d’une ligne de chemin de fer de Dapilon (Boké) à Santou2 et Houda dans la Préfecture de Telimelé. C’était en présence des autorités locales et des heureux bénéficiaires.

Cette nouvelle tranche de compensation concerne les populations des villages de : Garaya, Kamikolo Toubaya, Missidé Kabangha, Kagbanè dans la sous-préfecture de Kolaboui, Kansékéren, Sinthourou Chef Pathé, sous-préfecture de Malapouya et Fôtèrèya (Télimélé) dans la Région administrative de Boké.

Quant au montant communautaire, il se chiffre à 813 millions 689 mille francs guinéens, selon les agents de l’équipe des inventaires du Consortium SMB-Winning qui fait parler de lui dans les collectivités locales de la Région de Boké.

Exposant sur le mode de gestion des différents fonds, le Chef d’équipe d’inventaires du Consortium SMB-Winning, Djiba Kéita est longuement intervenu lors d’une séance de formation auprès des populations récipiendaires sur la gestion des fonds issus des compensations en vue de créer des activités génératrices de revenus.

Une des façons pour générer des revenus : « Est d’investir dans la mécanisation de l’agriculture pour accroître les productions agricoles, mais aussi dans l’éducation, la formation académique et professionnelle de vos enfants qui ne comptent que sur vous… » a-t-il ajouté.

De l’avis d’un bénéficiaire qui a requis l’anonymat mais qui s’est confié à notre correspondant sur le terrain, « L’essentiel pour nous c’est de développer nos villages et la Guinée. Comme la SMB est sur cette voie, nous ne pouvons que l’accompagner dans ses activités. Et ces fonds seront utilisés pour des activités génératrices de revenus. C’est pourquoi, nous disons sollicitons l’accompagnement du Consortium et le remercions pour avoir honoré ses engagements vis-à-vis des populations riveraines impactées de son projet ».

A rappeler que le paiement de ces fonds est consécutif d’un processus d’élaboration des inventaires en accord avec les communautés et les autres acteurs intéressés. La société d’expertise environnementale et sociale (SEES) est chargée des inventaires pour le compte du Consortium dans le respect des réglementations. Une démarche qui rassure les autorités locales, qui ne cessent de louer les efforts de la SMB parmi tant d’autres sociétés minières en activité à Boké.

Le mercredi, 13 novembre 2019, Le Consortium SMB-Winning a également procédé dans la matinée dû à la remise officielle des chèques à 137 personnes réparties entre huit (08) villages de la commune rurale (CR) de MALAPOUYA, soit un montant total de sept milliards deux cent quinze millions huit cent soixante mille sept cent soixante (7.215.860.760) francs guinéens.

Cette compensation est destinée aux communautés de N’DANTARI LAGUI, BOUSSOURA-Boké1, DAKATOUGUI, TELIWEL, MISSIRA, KORIKORI, DJOLOLE-CENTRE ET Kansikéren dans la sous-préfecture de MALAPOUYA.

S’adressant aux récipiendaires, le sous-préfet de MALAPOUYA, Sidiki Kourouma a prodigué quelques sages conseils quant à l’utilisation des fonds et a invité les personnes indemnisées à ne pas investir leurs dus dans l’achat d’engins roulants qui souvent les conduisent à des accidents graves et mortels.

Plus loin, il a rappelé : « La Société est aussi à vos côtés pour nous aider à valoriser à nos fonds dans l’aménagement des zones agricoles et la formation académique et professionnelle de nos jeunes réclamant l’emploi de la main d’œuvre locale peu qualifiée pour conquérir le marché de l’emploi. »

De son côté, le Maire de la Commune Rurale (CR) de MALAPOUYA, Abdoulaye Yeressa a demandé aux communautés bénéficiaires d’éviter des bruits et conflits pour tirer le maximum de bénéfice des différentes compensations.

Prenant la parole à son tour, le responsable des équipes des inventaires du Consortium, Djiba Kéita a prodigué d’utiles conseils pour l’utilisation rationnelle des montants communautaires et individuels.

ALYA CAMARA, l’un des bénéficiaires se réjouit de cette somme avant de lancer un appel à l’endroit de ses paires : « La SMB a honoré et continue d’honorer ses engagements vis-à-vis de la communauté que nous sommes. Je suis très content du Consortium qui nous ouvre la porte du bonheur. Merci beaucoup… ».

A noter que le payement de cette 13ème compensation s’est déroulé sous l’œil vigilant d’un huissier de Justice et des autorités préfectorale et sous préfectorale de MALAPOUYA.

Transmis par le service de communication du Consortium SMB-Winning

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