Marche dispersée en Guinée : 3 morts et plusieurs blessés ce jeudi (Communiqué du FNDC)

14 novembre 2019 à 22 10 34 113411

Dans un communiqué de ce jeudi, 14 novembre 2019, le FNDC déplore « la répression dans le sang de cette manifestation qui, contrairement à celle du 7 novembre, a enregistré de nombreux blessés par balles, y compris des journalistes dans l’exercice de leurs fonctions. En effet, les forces de l’ordre et de sécurité, non satisfaites de ce maigre bilan à leurs yeux, ont envoyé dans la commune de Ratoma des expéditions punitives qui se livrent encore à toutes sortes d’exactions. C’est ainsi que ces agents ont abattu à bout portant, en dehors donc de toute manifestation, trois jeunes gens. Il s’agit d’Alpha Souleymane Diallo, 16 ans, originaire de Téliré (Mali), d’Abdourahamane Diallo, 19 ans, originaire de Mitty (Dalaba), et de Amadou Oury Barry, 32 ans, originaire de Maréla (Faranah) ».

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité du communiqué du FNDC :

Le FNDC remercie les citoyens guinéens sortis massivement s’opposer au troisième mandat d’Alpha Condé et empêcher l’assassinat programmé de notre démocratie, aussi bien à Conakry que dans les préfectures de l’intérieur du pays, notamment à Dalaba, Boké, Fria, Mamou, Koundara, Lélouma, Gaoual, Sangarédi, Tougué et Kindia.

Le FNDC déplore la répression dans le sang de cette manifestation qui, contrairement à celle du 7 novembre, a enregistré de nombreux blessés par balles, y compris des journalistes dans l’exercice de leurs fonctions. En effet, les forces de l’ordre et de sécurité, non satisfaites de ce maigre bilan à leurs yeux, ont envoyé dans la commune de Ratoma des expéditions punitives qui se livrent encore à toutes sortes d’exactions. C’est ainsi que ces agents ont abattu à bout portant, en dehors donc de toute manifestation, trois jeunes gens. Il s’agit d’Alpha Souleymane Diallo, 16 ans, originaire de Téliré (Mali), d’Abdourahamane Diallo, 19 ans, originaire de Mitty (Dalaba), et de Amadou Oury Barry, 32 ans, originaire de Maréla (Faranah).

Le FNDC présente ses condoléances aux familles éplorées et souhaite un prompt rétablissement aux blessés. Face au refus délibéré de l’État guinéen de conduire des enquêtes sur les tueries enregistrées depuis 2011 à l’occasion des manifestations politiques et syndicales, le FNDC réclame avec insistance la mise sur pied d’une commission d’enquête internationale chargée de faire la lumière sur ces violations récurrentes des droits humains.

Le FNDC condamne énergétiquement la violence avec laquelle la manifestation a été dispersée alors même que les manifestants se trouvaient sur l’itinéraire « supposé » autorisé de la marche. Il faut également déplorer les nombreuses arrestations enregistrées à Conakry et à Kindia dont celle du coordinateur régional de l’antenne du FNDC Kindia, la confiscation des motos et le caillassage des voitures des manifestants par les forces de l’ordre.

Irrité au plus haut point par le succès des grandioses mobilisations des semaines passées, le pouvoir d’Alpha Condé nous impose des itinéraires dans le seul but de resserrer, canaliser, saucissonner et, in fine, sous-dimensionner nos manifestations. Sinon, comment expliquer qu’en moins de 12 heures de la manifestation, le gouvernement se fende d’un communiqué ordonnant un changement d’itinéraire, en violation de la règlementation en la matière ? Pourquoi autorise-t-on les promoteurs du troisième mandat à utiliser la place publique qu’est « le Palais du peuple » et le refuser alors aux adversaires du projet ?

Le FNDC s’est engagé dans un combat de longue haleine qu’il est résolu à poursuivre avec la même vigueur et la même détermination jusqu’à la satisfaction totale de ses revendications. Il s’agit notamment de l’abandon définitif du projet de troisième mandat, de la libération immédiate et sans conditions de Abdourahmane Sano, Sékou Koundouno, Ibrahima Diallo, Elie Kamano et de toutes les autres personnes injustement arrêtées et détenues en raison de leur opposition à la nouvelle Constitution. Nous exigeons également la justice pour tous ceux qui ont été tués lors des manifestations contre le troisième mandat.

Le FNDC, profondément convaincu que le combat qu’il mène pour la démocratie et l’État de droit est un combat noble qui mérite tous les sacrifices, invite le peuple de Guinée à rester mobilisé pour barrer la route aux promoteurs du troisième mandat. Le programme des manifestations de la semaine prochaine sera communiqué ce week-end.

Ensemble unis et solidaires, nous vaincrons !

Conakry, le 14 novembre 2019

La Coordination nationale du FNDC

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2ème cas de mort ce jeudi à Conakry : Abdourahmane Diallo, originaire de Dalaba

14 novembre 2019 à 21 09 59 115911

Les mauvaises nouvelles se multiplient en Guinée après la dispersion par les forces de l’ordre d’une marche des défenseurs de la Constitution en Guinée. Après Alpha Souleymane Diallo, tué un peu plutôt, c’est Abdourahmane Diallo, 19 ans, originaire de la sous-préfecture de Mitty, préfecture de Dalaba, qui a rendu l’âme, après avoir été blessé par balle à Koloma, dans la commune de Ratoma, peu après la prière de 19 heures, ce jeudi, 14 novembre 2019.

Ce sont des agents qui occupaient un véhicule pick-up et qui sont venus de Cosa en direction de Bambéto, qui sont accusés d’avoir tiré sur ce jeune conducteur de taxi-moto. Au milieu des pleurs qu’on entendait en fond sonore, un voisin de la famille du défunt a expliqué au téléphone de Guineematin.com que les agents tiraient intensément en passant. Et, c’est à ce moment que le défunt Abdourahmane Diallo aurait reçu une balle.

Tombé au bord de la route, le jeune aurait été admis dans une clinique de Bomboli, dans un premier temps. Évacué au centre médico-communal de Ratoma, Abdourahmane aurait finalement été évacué sur le CHU Ignace Deen. C’est dans l’ambulance qui le transportait pour l’hôpital national Ignace Deen qu’il aurait rendu l’âme.

Paix à son âme, amine !

A Rappeler que c’est la dispersion de la marche par les forces de l’ordre qui a entraîné des perturbations dans la ville de Conakry. Les membres du Front national pour la défense de la Constitution manifestaient aujourd’hui pour la quatrième fois dans la capitale guinéenne pour réclamer la libération de leurs leaders (Abdourahmane Sano et Cie) et le renoncement du président Alpha Condé à son projet de nouvelle constitution qui lui permettrait de faire un troisième mandat.

A suivre !

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Ibn Chambass sur la crise en Guinée : « il faut qu’on arrive à manifester sans victimes »

14 novembre 2019 à 21 09 00 110011

Le chef de file de l’opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo, a reçu ce jeudi, 14 novembre 2019, le représentant spécial des Nations Unies en Afrique de l’Ouest, Ibn Chambass à son domicile privé à Dixinn. Une visite intervenue peu après la dispersion des manifestants du Front National pour la Défense de la constitution (FNDC) à coup de gaz lacrymogène par les fores de l’ordre, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La Guinée traverse une crise sociopolitique meurtrière liée à la volonté du président Alpa Condé de s’accrocher au pouvoir au-delà de son mandat constitutionnel. La journée d’aujourd’hui a été caractérisée par une répression de la manifestation du FNDC contre le 3ème mandat. C’est dans cette lourde ambiance que le diplomate Onusien et l’opposant guinéen ont eu une tête à tête d’une demi-heure.

Mohamed Ibn Chambas, Représentant Spécial du Secrétaire Général et chef du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS)

A la fin de l’entretien Ibn Chambass s’est adressé aux médias présents sur les lieux. « Le peuple de Guinée a la solidarité des Nations Unies, le secrétaire général lui-même est préoccupé par la situation qui prévaut en Guinée. Il conseille tous les acteurs politiques, la société civile, les parties prenantes de privilégier le dialogue pour résoudre leur différend. Le droit de manifestation est un droit garanti par la constitution de la Guinée. Donc, il faut le respecter. Mais, on sait aussi que dans un Etat démocratique, il faut s’assurer que tous se déroule dans l’ordre avec retenue et responsabilité », a-t-il dit.

Poursuivant, Ibn Chambass s’est dit vraiment surpris de constater les incidents qui ont émaillé la marche du FNDC de ce jeudi, pourtant autorisée par les autorités. « Je suis arrivé il y a deux jours et puis il y avait la demande pour la manifestation qui était autorisée. Donc, on était content, on s’est dit que les choses vont bien se passer. Aujourd’hui, les gens sont sortis pour manifester, mais il y’a eu quelques incidents malheureux. Donc, c’est ça qui nous préoccupe. Il faut qu’on arrive à faire des manifestations dans ce pays normalement, comme dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, sans violence, sans victimes », a laissé entendre monsieur Chambass.

Pour terminer, l’hôte de Cellou Dalein a fait savoir que les Nations Unis sont assez claires, qu’ils veulent voir la situation s’arranger pour que les manifestants soient protégés, afin qu’ils puissent s’exprimer librement.

Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Manif du FNDC à Dalaba : « on n’a pas d’argent pour payer les gens, ils sont sortis avec conviction »

14 novembre 2019 à 19 07 33 113311

Les manifestations initiées par le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) contre le 3ème mandat pour Alpha Condé se poursuivent à travers le pays. Si à Conakry la marche pacifique a été dispersée par les forces de l’ordre ce jeudi, 14 novembre 2019, elle s’est déroulée sans incident dans la ville de Dalaba, en Moyenne Guinée. La manifestation a provoqué la paralysie des activités dan la commune urbaine, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les boutiques et magasins sont restés fermés ce jeudi à Dalaba. Toutes les couches socioprofessionnelles ont pris part à la marche organisée par l’antenne locale du FNDC. Les manifestants, massivement mobilisés, ont fait le tour de la ville. Ils ont scandé des slogans au 3ème mandat, au projet de nouvelle Constitution et au président Alpha Condé.

Après avoir arpenté les artères de la ville, les manifestants ont tenu des discours à la tribune de la mairie. Selon Bachir Bah, membre du bureau fédéral de l’UFDG Dalaba, point focal dudit parti de la fédération FNDC, a dit sa satisfaction face à cette forte mobilisation. « Nous sommes sortis aujourd’hui encore pour protester contre le tripatouillage de la constitution guinéenne. Quand Dalaba dit Oui, c’est Oui ; et quand Dalaba dit Non, c’est Non. Dalaba est à sa sixième marche aujourd’hui. Les six marches convoquées, Dalaba a répondu à toutes ces marches. A Dalaba ici nous, on n’a pas d’argent pour payer les gens. Les gens sont sortis avec conviction. Et vous voyez comment les manifestants sont heureux de sortir pour répondre à l’appel du FNDC », a-t-il fait remarquer.

Pour le coordinateur du FNDC à Dalaba, Docteur Saada Sow, les citoyens de Dalaba ne seront jamais favorables au 3ème mandat. « Nous manifestons pour dire Non à Alpha Condé, Non au tripatouillage de la constitution et Non au 3eme mandat. Dalaba n’est pas pour le 3ème mandat et les gens de Dalaba ne seront jamais pour le 3ème mandat », a lancé Dr Sow.

Dans la même lancée, Elhadj Tidiane Bah, le secrétaire fédéral de l’UFDG, a dénoncé les maux causés par le régime Alpha Condé avant de demander son départ. « Que Dieu nous sépare d’Alpha Condé. Ils nous ont tués, ils nous ont frappés, ils nous ont emprisonnés, ils ont détruit nos maisons, ils nous ont délogés. Rien ne nous reste dans ce régime d’Alpha Condé, sauf son départ », a-t-il martelé devant une foule compacte de manifestants.

Le FNDC en a profité pour annoncer une marche des femmes le mardi prochain, 19 novembre 2019.

De Dalaba, Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tel : 620 589 927/654 416 922

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Abdoulaye Bah aux membres du FNDC : « n’ayez pas peur, même si on nous enferme… »

14 novembre 2019 à 19 07 24 112411

Les partisans du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) de Kindia ont marché sur une petite distance ce jeudi, 14 novembre 2019. Elle la conséquence du refus des autorités locales de donner leur accord pour cette manifestation. Les meneurs du mouvement avaient déjà été arrêtés par les forces de l’ordre. Une situation dénoncée par Abdoulaye Bah, conseiller juridique du FNDC, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

L’interdiction de la marche du FNDC de ce jeudi à Kindia s’est soldée par l’arrestation de certains leaders du mouvement. Mais, les autres membres du FNDC ont fait le forcing pour organiser leur manifestation contre le 3ème mandat. Les manifestants ont marché du carrefour BICIGUI en passant par le grand marché jusqu’au Libraport par deux fois où les discours ont été prononcés au niveau du marché Sans Loiyah.

Le responsable juridique du FNDC de Kindia, Abdoulaye Bah, en a profité pour remercier les participants tout en les encourageant à continuer la lutte. « On est fier de vous. Je n’ai pas peur même si on m’enferme. Je vous remercie, je remercie les medias. C’est une lutte que nous menons pour la démocratie. N’ayez pas peur, même si on nous enferme, on va être libéré. Mandela avait fait 8 ans de prison. Mais, il a été libéré et il est devenu président. Donc, il faut qu’on lutte. Le droit est violé, on ne va pas rester bras croisés. La jeunesse, merci. Les sages, les vieux et les femmes, je vous remercie. Amoulanfé, ça ne marchera pas. Le combat continue », a dit Abdoulaye Bah.

Poursuivant, le responsable juridique du FNDC Kindia est revenu sur les raisons de la marche de ce jeudi. « Nous marchons pour deux raisons : libérez Sanoh, Koundouno, Ibrahima Diallo, Bill de Sam, Elie Kamano et tous les autres qui ont été injustement arrêtés dans le cadre de l’action citoyenne.

Deuxièmement : luttez contre le troisième mandat illégal. Voila les deux objectifs principaux qui nous font sortir aujourd’hui en tant que citoyens responsables et déterminés pour que le pays devienne normal. On nous a informés qu’on a arrêté le coordinateur régional du FNDC, Monsieur Alsény Farinta Camara et 4 autres militants. Nous déclarons ici que cette arrestation est arbitraire, injuste et contraire aux lois de la Guinée et aux conventions internationales. Voici des citoyens qui luttent de façons libre, pacifique pour réclamer que notre constitution soit respectée. Les avocats sont informés de Conakry », a-t-il fait savoir.

Voici la liste des membres du FNDC mis aux arrêts ce jeudi par les forces de l’ordre : Alsény Farinta, Camara, Amadou Seydi Ly, Thierno Alpha Oumar Barry, Boubacar Diallo et Moussa Sanoh.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

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Marche du FNDC dispersée : voici la réaction de Cellou Dalein

14 novembre 2019 à 18 06 45 114511

Suite à la dispersion de la marche du FNDC de ce jeudi, 14 novembre 2019, Cellou Dalein Diallo, chef de file de l’opposition guinéenne et membre du comité de pilotage du Front National pour la Défense de la Constitution, a reçu un groupe de journalistes dont un de Guineematin.com à son domicile. L’opposant a dénoncé une « répression sauvage » de la manifestation, déplorant le meurtre par balle d’un jeune homme à Hamdallaye.

Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG et chef de file de l’opposition guinéenne

« La répression sauvage de la manifestation a eu lieu alors même qu’on était encore dans la partie supposée autorisée, on n’avait pas dépassé la limite de l’itinéraire autorisé. C’est là qu’ils ont foncé sur le cortège pour gazer les gens et hélas tirer aussi à balles réelles sur les manifestants parce qu’il y a eu des blessés. Et malheureusement, ils sont revenus encore sur l’axe pour tuer un jeune élève de 16 ans. Quels que soient la manifestation et l’itinéraire, ils ne peuvent pas ne pas venir sur l’axe pour tuer.

Nous déplorons et condamnons énergiquement cette violence exercée sur des manifestants qui étaient sur la partie autorisée de l’itinéraire. D’ailleurs, l’itinéraire qui devait nous conduire jusqu’au palais du peuple était tacitement autorisé dès lors qu’ils n’ont pas réagi dans les 48 heures prévues par la loi pour marquer leur opposition à cet itinéraire », a réagi le président de l’UFDG.

Qu’à cela ne tienne, ajoute Cellou Dalein Diallo, le FNDC va continuer le combat jusqu’à obtenir gain de cause. « Nous sommes résolument engagés à empêcher monsieur Alpha Condé à s’octroyer un troisième mandat. Nous allons donc nous retrouver très rapidement, tirer les leçons de cette manifestation et annoncer une nouvelle date. C’est notre seul recours, hélas ! Puisque rien n’a pu jusqu’à présent infléchir la position d’Alpha Condé. Il tient à sa présidence à vie et il est prêt à marcher sur des cadavres pour l’obtenir. Donc nous allons très rapidement annoncer une nouvelle date de manifestation », a annoncé l’opposant.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Marche perturbée à Conakry : le Gouvernement annonce un mort et plusieurs blessés (Communiqué)

14 novembre 2019 à 18 06 40 114011

COMMUNIQUE DU MINISTÈRE DE LA SÉCURITÉ ET DE LA PROTECTION CIVILE DU JEUDI 14 NOVEMBRE 2019 – MANIFESTATION DU FNDC DU 14 NOVEMBRE 2019 : SITUATION A 18 HEURES

Conakry 14 Novembre 2019 – suite à la dispersion de la manifestation du FNDC au rond-point de Gbessia Kondébounyi pour le non-respect de l’itinéraire autorisé, des échauffourées ont été enregistrées entre manifestants et forces de l’ordre notamment à Bambéto et sur la transversale No1.

Malheureusement, il est à déplorer un dépôt de corps à l’hôpital de l’Amitié SINO Guinéen. Les premières investigations indiquent qu’il s’agit de Monsieur Alpha Souleymane DIALLO, touché au niveau de la poitrine au quartier Concasseur par un projectile.

Des cas de blessés, dont trois policiers et des dégâts matériels sont également à signaler.

Par ailleurs, la Brigade de la Gendarmerie de Dabondi-rails et plusieurs P.A. ont été attaqués par des manifestants.

L’enquête sur le cas de mort et les autres incidents enregistrés a été immédiatement confiée à la Direction Centrale de la Police Judiciaire.

Au nom du Gouvernement, le Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile présente ses condoléances à la famille du défunt et souhaite prompt rétablissement aux blessés.

Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

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Manif du FNDC à Boké : « nous devons tous sortir pour dire Non… »

14 novembre 2019 à 18 06 32 113211

Depuis plusieurs semaines, le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) se mobilise à travers la Guinée pour exprimer son opposition au projet de 3ème mandat pour Alpha Condé. Dans la ville de Boké, la marche de ce jeudi, 14 novembre 2019, s’est déroulée sans incident contrairement à ce qui s’est passé à Kindia et à Conakry où des accrochages ont opposé manifestants et forces de l’ordre, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le FNDC a mobilisé du monde ce jeudi encore à Boké pour une marche autorisée par les autorités avec l’acceptation de l’itinéraire proposée. Les marcheurs, munis de pancartes, scandaient des slogans comme Alpha zéro », « Libérez nos leaders», « Amoulanfé ».

La marche a démarré au carrefour Chalet, près du palais de justice, en passant par le carrefour TP (Travaux Publics), le lycée Filira, le carrefour Hangar. De là, les marcheurs sont passés devant la mosquée centrale puis Limaniya, le carrefour UTA avant de rallier la place des martyrs.

Hadja Nénédjo Diallo

À ce point de regroupement, plusieurs discours ont été prononcés par les responsables du FNDC de Boké. Mais une intervention a retenu l’attention de l’assistance. Une vieille femme a dénoncé, en langue locale, les difficultés rencontrées par la Guinée sous le règne du président Alpha Condé. « A tout le peuple de Guinée, nous devons nous lever comme un seul homme pour dire non au troisième mandat. Moi, j’ai 80 ans, mais je suis engagé pour l’avenir de nos enfants. Nous ne devons pas avoir peur, nous devons tous sortir pour dire non à ce monsieur. Tout le monde en a mare de son comportement et de sa façon de faire. Nos enfants sortent du pays parce qu’il n’y a pas de travail. Et ceux qui restent sont tués par le régime sans pitié. On n’en veut plus », a lancé Hadja Nénédio Diallo sous un tonnerre d’applaudissements.

Durant toute la journée le commerce a tourné au ralenti. C’est d’ailleurs le seul secteur touché de plein fouet par la manifestation de ce jeudi. Les banques, l’administration, le transport, et les écoles n’ont pas connus de perturbation.

Depuis Boké, Abdourahmane N’DIARÉ Diallo pour Guineematin.com

Tél 628-98-49-38

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Dispersion de la marche du FNDC : Sidya Touré dénonce « une volonté réelle d’en découdre »

14 novembre 2019 à 18 06 16 111611
Sidya Touré, président de l’UFR

Peu après la dispersion de la marche que le FNDC a organisée ce jeudi, 14 novembre 2019, à Conakry, Sidya Touré a accordé une interview à un groupe de journalistes dont un de Guineematin.com, à son domicile. Le président de l’UFR et membre du Front National pour la Défense de la Constitution a dénoncé une agression des manifestants par les forces de l’ordre, accusant le président Alpha Condé et son gouvernement d’être à l’origine de cette situation.

Décryptage !

Contrairement aux deux précédentes, votre marche d’aujourd’hui n’a pas pu arriver à terme. Elle a été dispersée au niveau de Gbessia par les forces de l’ordre. Que s’est-il passé exactement ?

Comme vous le savez, la marche n’avait pas été interdite. Nous avons obtenu l’autorisation de marcher jusqu’à Kondébounyi. Si nous étions passés outre, on peut dire que la police aurait pu intervenir, mais il ne s’agit pas de cela. Nous étions au-delà de ce carrefour et nous avons été attaqués par les forces de l’ordre, mais de manière assez brutale. J’estime qu’il y avait une volonté réelle d’en découdre aujourd’hui, de faire de la casse. Et, le résultat de ce que vous voyez à Conakry aujourd’hui a été réfléchi, pensé, mis en exécution au niveau du gouvernement. Ce sont des décisions d’Alpha Condé qu’on applique.

Le gouvernement déplore 5 bus lui appartenant qui ont été saccagés. De votre côté, quel est le bilan ?

On s’est attaqué à mon véhicule, parce qu’on a lancé une grenade lacrymogène en direction de mon chauffeur, il a perdu le contrôle du véhicule. On s’en est sortis heureusement. C’est un passant qui était dans une voiture, qui m’a embarqué avec deux de mes gardes du corps pour partir. Non seulement mon véhicule a été plus ou moins saccagé, on a cassé les vitres, détruit tous les pneus, mais le véhicule également qui transportait mes gardes du corps a été complètement saccagé. On s’est attaqué à tout le monde mais mon cortège a été particulièrement visé. Et ça, ça répond à une mission du nouveau ministre de la sécurité qui est chargé d’agresser Sidya Touré puisque peut-être l’autre (l’ancien ministre Alpha Ibrahima Keïra) ne l’avait pas bien réussi.

Face à cette situation, que fera le FNDC ? Est-ce que vous allez finalement abandonner le combat ?

Pourquoi stopper dans la mesure où nous n’avons pas atteint nos objectifs qui sont des choses extrêmement claires ? Premièrement, libérer nos gens, les leaders du FNDC qui sont en prison ; deuxièmement, continuer à protester contre l’idée même du 3ème mandat pour Alpha Condé ; et troisièmement refuser l’idée d’une élection fabriquée où on veut se donner 3/4 des députés pour pouvoir maintenant modifier la constitution à l’Assemblée nationale si le référendum ne marche pas. Donc, il s’agit de toute une mise en scène aujourd’hui pour faire taire le peuple de Guinée. Vous avez vu ce qui se passe dans Conakry. Je pense qu’on aurait dû laisser les gens marcher tranquillement et rentrer à la maison.

Vous avez parlé de l’agression dont vous avez été particulièrement victime. Est-ce qu’une plainte est envisagée suite à cette situation ?

Vous voulez que je porte plainte parce qu’on a détruit mes véhicules ? (rires). Ceux qui ne sont pas capables de répondre à des plaintes concernant des assassinats des Guinéens, vous croyez que ma plainte concernant la destruction de mes deux véhicules ça peut porter ? Peut-être qu’on le fera pour la forme. On prendra quelqu’un pour venir regarder tout cela, et quand ça sera fini nous déposerons un dossier. Mais, c’est seulement pour la forme, nous n’attendons rien de cela. Nous sommes à près de 130 morts depuis 9 ans, je n’ai pas vu une plainte aboutir. Ce n’est pas pour deux véhicules de monsieur Sidya Touré que la justice va être rendue.

Quel est votre moral aujourd’hui ?

Très haut, je me dis que nous nous battons pour notre pays honnêtement. On est dans la neuvième année, bientôt la dixième année de la gouvernance la plus médiocre que je n’ai jamais vue au monde. Je le répète tous les jours, ce n’est pas que quelqu’un en veut à Alpha Condé. Nous venons de passer 9 années dans notre pays, on n’a pas 100 kilomètres de routes, on n’a pas une université, un hôpital, il n’y a aucune grande ville du pays où il y a de l’eau, ou il y a de l’électricité, à commencer par Conakry, pas d’assainissement. Donc là, nous ne voulons pas qu’il s’installe au pouvoir pour la vie. Les 10 ans seront largement suffisants et ceci est conforme à notre législation. Voilà ce que nous voulons. Nous disons de continuer à se préparer à manifester, à ce que les Guinéens n’acceptent pas cette forfaiture, ça ne nous emmène nulle part.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Marche du FNDC : au moins deux journalistes violentés

14 novembre 2019 à 17 05 45 114511
Mamadou Diwo Bah du site LoupeGuinee.com

Les violences qui ont émaillé la marche du FNDC de ce jeudi, 14 novembre 2019, n’ont pas épargné les journaliste. Alors qu’ils couvraient cette manifestation, plusieurs confrères ont inhalé le gaz lacrymogène lancé sur les marcheurs et au moins un d’entre eux a été agressé par des gendarmes. Mademoiselle Mamadou Diwo Bah et Alhassane Fofana, reporters respectivement des sites LoupeGuinee.com et MosaiqueGuinee.com ont perdu connaissance sur le terrain.

La journaliste du site LoupeGuinee, qui avait perdu conscience, n’a toujours pas parlé. Selon le Directeur du site, joint au téléphone par Guineematin.com, Mamadou Diwo Bah a inhalé une importante quantité de gaz lacrymogène. Ayant perdu conscience, elle est tombée et a été piétinée par des personnes qui cherchaient à fuir les agents de la sécurité et le gaz lacrymogène. C’est finalement Ibrahima Kallo du PEDN et un jeune du FNDC qui viendront au secours de la pauvre journaliste. Ils la transporteront à la clinique Jams Fritz Foster de Bambéto où elle s’est réveillée. Mais, selon son directeur, la journaliste n’a toujours pas parlé…

Alhassane Fofana du site MosaiqueGuinee

Pour sa part, Alhassane Fofana a repris ses esprits et a expliqué à Guineelatin.com sa mésaventure. « J’étais dans le cortège de Sidya Touré. On a quitté ensemble son domicile pour aller à l’aéroport où devait démarrer la marche. On est partis jusqu’au nous trouver à ce niveau. Il était question maintenant de voir s’ils devaient continuer sur l’autoroute ou alors rebrousser chemin. C’est là qu’on a entendu des tirs de gaz lacrymogènes et puis on a vu des gendarmes venir vers nous. Les manifestants ont été dispersés et chacun s’est enfui.

Moi, j’étais à bord d’un pick-up avec d’autres confrères, on est descendus du véhicule pour essayer de nous enfuir aussi. Mais, il s’est trouvé que moi j’étais déjà quasiment étouffé par le gaz lacrymogène et je ne pouvais pas courir. C’est ainsi qu’un gendarme m’a terrassé, je suis tombé. Il m’a giflé puis m’a donné un coup violent au niveau de la cuisse. D’autres gendarmes sont venus s’ajouter à lui pour me battre à l’aide de matraques.

Ils ont retiré mon téléphone X Camon 11 et m’ont abandonné dans un état d’inconscience. C’est une dame qui est venue me déverser de l’eau dessus et je me suis retrouvé pour rentrer », a témoigné Alhassane Fofana.

Les journalistes sont régulièrement victimes d’agressions et de violences à l’occasion des manifestations politiques en Guinée. Ces actes perpétrés non seulement par certains manifestants mais aussi par des agents des forces de l’ordre ne sont jamais punis.

Alpha Fafafa Diallo et Fatouma Diouldé Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628124362

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Conseil des ministres : le Gouvernement guinéen s’oppose au rapport d’Amnesty International (Communiqué)

14 novembre 2019 à 16 04 55 115511

Au moment où les défenseurs de la Constitution guinéenne prenaient d’assaut les rues de Conakry et de certaines villes de l’intérieur pour protester contre la volonté du président Alpha Condé de changer la constitution pour rester à vie à la tête de la Guinée, le Gouvernement était en conseil. Et, comme on pouvait s’y attendre, le président Alpha Condé et ses ministres n’ont pas aimé le rapport d’Amnesty International qui dénonce les innombrables violations des droits humains, les tueries de manifestants et qui s’inquiète du climat politique qui se dégrade.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose le compte rendu intégral du conseil des ministres :

COMPTE RENDU DE LA SESSION ORDINAIRE DU CONSEIL DES MINISTRES DU JEUDI, 14 NOVEMBRE 2019

Conakry, le 14 Novembre 2019 – Sous la présidence de son Excellence Monsieur le Président de la République, le Conseil des Ministres a tenu sa session ordinaire ce jeudi, 14 novembre 2019, de 10h à 12h, selon l’ordre du Jour suivant :

I. MESSAGE DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

II. COMPTE RENDU DE LASESSION ORDINAIRE DU CONSEIL INTERMINISTERIEL DU MARDI, 12 NOVEMBRE 2019

III. QUESTIONS DIVERSES

Au titre du premier point de l’ordre du jour

Le Président de la République a informé le Conseil de la signature à Tokyo de l’accord de financement et de construction du pont sur la Soumba, dans la préfecture de Dubréka. Il a aussi confirmé l’évolution favorable des négociations autour de la reconstruction du pont de Faranah.

Le Chef de l’Etat s’est félicité du dénouement des procédures d’adjudication des concessions minières relatives aux gisements de minerai de fer des blocs 1 et 2 du Simandou par le biais d’un appel d’offres international dont la transparence et la régularité ont été reconnues par tous les soumissionnaires.

Le Président de la République a apprécié le lancement effectif de la Mission d’Appui à la Mobilisation des Ressources Internes (MAMRI) tout en rappelant la nécessité de ne pas confondre les prérogatives de cette nouvelle structure avec les tâches dévolues aux différentes régies financières de l’Etat comme les services des Douanes et des impôts.

Le Chef de l’Etat a instruit les départements concernés et en particulier le Ministère des Hydrocarbures, d’accélérer les démarches visant la réalisationd’un nouveau dépôt d’hydrocarbures de grande capacité et présentant toutes les garanties au plan sécuritaire et environnemental. Il a apprécié le niveau de mobilisation des ressourcesnécessaires au financement de cet important projet tout en insistant sur le fait que toute participation éventuelle de l’Etat au capital de la société de construction et d’exploitation doit être financée à partir d’éléments de la structure des prix des produits pétroliers pour éviter tout prélèvement sur le budget de l’Etat.

Au titre du deuxième point de l’ordre du jour, Monsieur le Premier Ministre a fait le compte rendu de la session ordinaire du Conseil Interministériel tenue le mardi12 novembre 2019.

Le Conseil a entendu successivement

Le Ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle, de l’Emploi et du Travailqui a présenté une communication relative aux modalités de fonctionnement des Ecoles Régionales des Arts et Métiers (ERAM).
Le ministre a expliqué que dans le cadre du renforcement du secteur de la formation technique et professionnelle au profit des jeunes guinéens, le gouvernement guinéen a mené une opération de promotion auprès des pays amis et autres partenaires techniques et financiers, aux fins de mettre en place un vaste projet de construction et d’équipement d’écoles d’un type nouveau que sont les Ecoles Régionales des Arts et Métiers (ERAM). Selon le Ministre, c’est ainsi qu’ont été obtenus les financements de :

  • Quatre (4) ERAM déjà réalisées à Boké, Labé, Siguiri et N’Nzérékoré, par le Fonds saoudien de développement(FSD),
  • Quatre autres par la Banque islamique de développement (BID) dont deux (2) sont en construction à Dabola et Coyah et deux (2) en projet à Kindia et Mamou.

Le Ministre a abordé le volet concernant le niveau d’exécution des travaux de construction et d’équipement des 4 ERAM (Boké, Labé, Siguiri et N’Zérékoré). A ce niveau il a indiqué que le coût global du projet est de 26,5 millions USD financé par le Fonds Saoudien de Développement (FSD) à hauteur de 90.000.000 de Riyals Saoudiens soit 24.000.000 de dollars américains et par la contrepartie guinéenne pour un montant de 2.500.000 USD. A date, les travaux de construction sont achevés sur les 4 sites et les réceptions provisoires prononcées depuis les mois de Mai à Novembre 2018.

Il a rappelé que le montant engagé dans les travaux de construction a difficilement supporté les coûts des travaux de génie civil, mettant ainsi le projet face à des travaux supplémentaires non contractuels mais indispensables pour des raisons de stabilité et de bon fonctionnement des ouvrages. Ces travaux supplémentaires nécessaires ont été conséquemment attestés par le Bureau de supervision des projets.

En abordant le volet équipement, le Ministre a indiqué que les marchés ont été attribués à deux fournisseurs et que les contrats sont approuvés et les demandes de retrait de fonds (DRF) concernant l’avance de démarrage (20%) et les règlements de lettre de crédit 70% sont parvenus au FSD depuis le 02 juin 2019.

En abordant le Projet de construction et d’équipement des 2 ERAM (Coyah et Dabola), le Ministre a rappelé le montant total du projet qui s’élève à 28 560 000 USD financé par la BID pour 25 000 000 USD et 3 560 000 USD par le Gouvernement Guinéen.

Au niveau de l’exécution des travaux, le Ministre a expliqué ce qui suit :

Le niveau d’exécution physique des travaux de génie civil est de 85% et le retard s’explique par les facteurs suivants :

§ Augmentation du domaine du site de l’ERAM de Coyah qui a nécessité une étude supplémentaire de redistribution des ouvrages sur le site ;

§ Le retard dans le lancement des travaux eu égard à la signature tardive du contrat du cabinet de supervision par rapport à celui de l’entreprise en charge de la construction ;

§ Le retard de la notification de l’avis de non-objection des travaux supplémentaires des deux ERAM.

Concernant leniveau d’exécution financière, il l’a estimé à un taux de 78,31%.

Pour les équipements, le Ministre a rappelé qu’à date le dossier d’appel d’offres(DAO) relatif aux équipements des infrastructures validées par l’ensemble des intervenants du côté du gouvernement, attend depuis Mai 2019 un avis de non objection de la BID après transmission.

En conclusion,

  1. Les ERAM de Boké, Labé, Siguiri et N’Zérékoré ne pourront recevoir les étudiants qu’en octobre 2020, et cela après l’achèvement des travaux complémentaires, l’installation des équipements et la formation des formateurs sur les équipements.
  2. Il en est de même pour les ERAM de Dabola et Coyah, qui sont en construction.

Selon le Ministre, le montant total du projet de construction et d’équipements des ERAM de Mamou et Kindia est de 31.610.000 USD financés par la BID et le Gouvernement Guinéen.

A ce jour, la BID a assuré la prise en charge de ce projet dans son Plan de financement 2020 des projets de la Guinée. L’Etude de faisabilité et le DAO sont déjà disponibles.

Les débats qui ont résulté de cette communication ont mis un accent particulier sur des faiblesses notoires qui affectent globalement les capacités d’absorption des financements extérieur par les ministères sectoriels. Il s’agit des faiblesses caractérisant l’unité de gestion des projets, celles liées à la maitrise des règles et procédures des bailleurs de fonds par les départements ministériels et la qualité des documents soumis aux partenaires techniques et financiers.

Pour corriger ces faiblesses, le conseil a :

a- Invité le Ministère de l’Economie et des Finances, Le Ministère du Plan et du Développement Economique et L’ACGP à organiser une concertation pour une meilleure compréhension des règles et procédures des partenaires au développement, d’une part, et à mettre en place une structure pérenne et simplifiée pour soutenir la gestion et le fonctionnement de tous les projets ;

b- Instruit le Ministère de l’Economie et des Finances, le Ministère du Plan et du Développement Economique, le Ministère du Budget à déterminer le coût budgétaire de mise en route des quatre (4) ERAM qui ont déjà fait l’objet de réception provisoire en 2018. De façon impérative, ces 4 ERAM doivent être rendues fonctionnelles en septembre 2020 pour recevoir les premiers étudiants ;

Le Conseil, après avoir pris acte de l’engagement de MPDE à mobiliser de l’expertise pour appuyer le METFPET a donné son quitus à la communication relative aux modalités de fonctionnement des ERAM.

La Ministre de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance qui a soumis une communication relative à la célébration de la journée internationale des personnes handicapées.

La communication de la Ministre a commencé par un rappel de la Résolution 47/3 adoptée par les Nations Unies en octobre 1992, par laquelle la date du 03 décembre de chaque année a été proclamée comme Journée internationale des personnes handicapées dans le monde entier. Selon La Ministre, la célébration de cette journée est l’occasion d’attirer l’attention de l’opinion nationale et internationale sur la situation difficile de nos frères et sœurs porteurs de déficience afin de promouvoir leurs droits et leur bien-être.

Les études et recherches prouvent sans détour que ces personnes rencontrent beaucoup de difficultés dans leur existence quotidienne. Ces difficultés, dues pour la plupart au non-respect de leurs droits fondamentaux et à la nature spécifique de leur statut physique, ont trait entre autres aux préjugés et attitudes négatives de la société, au faible accès aux services sociaux de base ou encore à la législation générale qui n’intègre pas suffisamment la spécificité du handicap ainsi qu’à la faiblesse des allocations budgétaires au secteur.

Concernant l’inauguration du Centre d’Apprentissage de Métiers pour Personnes Handicapées à la Cité de Solidarité, la Ministre a rappelé que, construite en 1978, la Cité de Solidarité avait eu pour mission de recevoir les personnes handicapées afin de les nourrir, loger, vêtir, soigner, alphabétiser, rééduquer et assurer leur formation professionnelle.

Mais tirant les leçons de l’expérience vécue dans le fonctionnement de ce centre et surtout de la non opérationnalisation du secteur de la formation professionnelle, on se rend compte de la nécessité d’une réorientation de son profil. L’avènement de la 3e République a permis de lancer les travaux de réhabilitation de cet établissement en vue d’assurer l’autonomisation si chère au Président de la République. A ce jour, un bloc prévu pour l’apprentissage de métiers est opérationnel. Grâce à l’appui du PNUD-Guinée, des ateliers en faveur de six filières sont installés et équipés : Saponification, Bambou-Rotin, Couture, Cordonnerie, Teinture et Chaudronnerie. Des formateurs ont bénéficié de séances de perfectionnement en Guinée et dans la sous-région.

La Ministre a indiqué que son Département sera très honoré de placer l’inauguration de ce bloc, sous la présidence du Chef de l’Etat, le 03 décembre 2019. L’occasion sera également mise à profit pour effectuer la remise d’équipements à une dizaine d’associations ou de PME qui s’investissent dans l’autonomisation des Personnes handicapées.

Pour le lancement du Programme National d’Inclusion et d’Autonomisation des Personnes handicapées (PNIAPH), la Ministre a rappelé que fort de l’engagement du Gouvernement, le MASPFE a sollicité à partir de 2017 l’accompagnement du PNUD.

La Ministre a soutenu qu’avec ses six axes d’intervention que sont la Gouvernance et le renforcement institutionnel (i); l’Autonomisation et la réduction de la dépendance (ii); le Renforcement de l’accès des personnes handicapées à l’information et à la communication (iii); la Promotion de l’éducation inclusive et de la formation professionnelle des personnes handicapées (iv) ; le Développement des activités artistiques, culturelles, sportives et de loisir pour les personnes handicapées (v) et enfin la Recherche et les Statistiques (vi), le PNIAPH se veut être le cadre de référence des interventions dans le domaine du handicap.

La Ministre a exprimé également son intime conviction que ce programme favorisera, à moyen terme, l’amélioration des conditions d’existence de milliers de Personnes handicapées du pays.

Compte tenu du caractère très sensible de cette couche sociale vulnérable, le Conseil a apporté son soutien à Madame La Ministre dans la mobilisation des ressources pour célébration de la journée internationale des personnes handicapées prévues le 03 décembre 2019 à Conakry.

Le Ministre du Commerce qui a présenté une communication relative au projet des Plateformes du commerce électronique en Afrique, initié par l’Union Africaine en partenariat avec le Groupe Africain du Commerce Electronique (AeTrade).

La communication du Ministre du Commerce avait pour objet d’éclairer le Gouvernement sur le projet de mise en place dans les Etats membres des cinq (5) régions du continent africain, du siège ou de l’un des bureaux régionaux des plateformes du commerce électronique en Afrique.

Le Ministre a présenté son projet en plusieurs points :

  1. OBJECTIFS

Abordant les objectifs, le Ministre a indiqué que le partenariat de l’UA avec AeTrade vise à :

  • Pallier les insuffisances majeures en matière de TIC et de commerce électronique à plus grande échelle en Afrique grâce à la mobilisation d’appui en faveur des PME ;
  • Fournir des solutions TIC aux questions de gouvernance, de politique commerciale et industrielle, de cadre réglementaire de l’Economie Numérique et d’infrastructures y afférentes.
  1. BREVE DESCRIPTION DU PROJET

Dans la présentation de son projet, le Ministre a expliqué que AeTrade est un fournisseur de plateforme de commerce électronique visant à travailler en étroite collaboration avec la CUA, afin de fournir sur demande des Etats membres, des services dans un certain nombre de domaine dont entre autres :

  1. LES AVANTAGES ESCOMPTES DU PROJET

Selon le Ministre qui s’est appuyé que les estimations du Groupe, le projet appuiera 600.000 PME pouvant générer jusqu’à 22 millions d’emplois durant les quatre (4) premières années de la mise en œuvre de sa première phase. Sur une période de 15 ans, la plateforme facilitera la création de 5 millions de PME et la création de 80 à 125 millions nouveaux emplois sur le continent dont 30.000 emplois potentiels dans le pays où le siège sera finalement installé.

La mise en place du projet favorisera également :

  • La gestion des infrastructures transfrontalières pour faciliter le commerce électronique en Afrique (télécommunications, aéroports, routes, ports, voies ferrées, notamment le train à grande vitesse) ;
  • La gestion des Zones économiques spéciales transfrontières pour la fabrication de produits spécifiques destinés au marché continental et au-delà ;
  • La gestion des corridors économiques transfrontaliers qui sont essentiels pour le transit de biens et de services sur le continent, conscient des mécanismes de sécurité et de collaboration entre les Etats membres de l’UA.
  • Les avantages liés à l’échange d’informations commerciales – le genre, répartition sectorielle ;
  • La capacité d’accélérer la mise en œuvre de la ZLECAf et de réaliser les objectifs de l’Agenda 2063.

Il a ensuite soutenu que c’est dans le souci d’être en phase avec la volonté politique sans cesse réitéré par Son Excellence Monsieur le Président de la République, le Professeur Alpha CONDE, Chef de l’Etat, de voir notre pays bénéficier pleinement de la quatrième révolution industrielle, matérialisée par les NTICs, que son Département en collaboration avec le Ministère des Postes, Télécommunication et de l’Economie Numérique, avait au nom du Gouvernement, exprimé à l’Union Africaine en janvier 2019, l’intérêt de notre pays à abriter le siège et/ou l’un des bureaux régionaux des plateformes du commerce électronique en Afrique.

La soumission de la manifestation d’intérêt a eu pour effet, la conduite par les experts du Groupe AeTrade, d’une mission d’évaluation sur le terrain, du 9 au 10 mai 2019, à Conakry.

Au terme de cette mission, soutient le Ministre, le projet de rapport envoyé par les experts a été partagé avec les départements et structures concernés par le projet.

Le Ministre a informé le Conseil avoir reçu, le 21 juin 2019, une lettre de félicitations du PDG du Groupe AeTrade, suite à la sélection de notre pays pour abriter le bureau régional Afrique de l’Ouest des plateformes à l’issue d’un examen minutieux des dossiers de candidatures et l’approbation par le Conseil d’Administration du Groupe, des recommandations formulées à cet effet par ce dernier.

Cette décision a été rendue publique lors du 12ème Sommet Extraordinaire des Chefs d’Etat et de Gouvernement tenu à Niamey, le 7 juillet 2019, et notre pays a été officiellement informé de cette décision par l’Union Africaine.

Depuis, les points des ministères du Commerce et des Postes et Télécommunications sont restés permanemment en contact avec le Groupe AeTrade afin de faire avancer le processus de lancement des activités du projet.

Le Ministre a ainsi rappelé que le 20 octobre 2019, le Groupe a envoyé à notre pays, un projet de programme de travail en vue de la signature de l’accord de siège et du lancement de la plateforme.

C’est à ce titre que qu’il a partagé avec le Conseil, le Projet de programme amendé par les points focaux du projet, pour examen et adoption.

Il a enfin sollicité, encore une fois, l’implication et le soutien de l’équipe Gouvernementale pour la concrétisation et la réussite de ce projet, créateur d’emploi, dans notre pays.

Le Conseil a salué les efforts remarquables des Ministres en charge du commerce et de l’économie numérique qui ont abouti au choix de la Guinée pour abriter le siège des plateformes de commerce électronique en Afrique. Le Conseil soutient que cette démarche s’inscrit en droite ligne dans la vision de SEM le Président de la République en matière d’intégration régionale et de bénéfice de la 4ème révolution industrielle matérialisée par les TICs.

Le Conseil, après avoir examiné l’ensemble des conditions et avantages requis liés à ce projet, a donné son approbation pour la construction du siège de la plateforme ouest-africaine de commerce électronique à Conakry.

AU TITRE DES QUESTIONS DIVERSES

Le Ministre des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historiquea informé le Conseil, qu’après avoir fait l’honneur à notre pays de présider la zone A de l’Union des Fédérations Ouest-Africaines de Football (UFOA), cette institution Ouest-africaine de Football, organise le tournoi U20, du 24 novembre au 08 décembre 2019 à Conakry (Stade du 28 septembre et de Nongo), sous le Haut Patronage de Monsieur le Président de la République.

A cette occasion, son Département sollicite :

  1. Le dégagement des abords immédiats du Stade de Nongo, des garages et autres kiosques, par le Ministère de la ville et de l’aménagement du territoire ;
  2. Le choix du nom de baptême du Stade de Nongo par Monsieur le Président de la République.

D’autre part, il a indiqué que du 20 au 23 novembre 2019 aura lieu à Kankan, la phase finale de la 2ème Edition de la Compétition de Football dotée du trophée de Monsieur le Président de la République.

A cette occasion, la jeunesse de Kankan fière de la gouvernance du Professeur Alpha CONDE, décide d’organiser un grand carnaval de soutien aux actions et idéaux du Chef de l’Etat.

Il sollicite la présence de tous les membres du Gouvernement ressortissants de la région à Kankan.

Enfin, il a signalé que la 2ème Edition du Tour Cycliste International de Guinée prendra le départ le 27 novembre 2019 à Kissidougou. L’arrivée du Tour est prévue le 1er décembre 2019 à Conakry, sous la présidence d’honneur de Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat.

Le Ministre de la Citoyenneté et de l’Unité nationale et le Ministre de la Justice Garde des Sceaux sont intervenus pour donner au Conseil des informations avérées mettant en cause des faits d’atteintes aux droits de l’homme ainsi que les conclusions contenues dans le rapport de l’ONG AMNESTY INTERNATIONAL. Ce rapport alternatif qui voudrait contredire celui élaboré par les autorités guinéennes pour être présenté à l’Examen Périodique Universel (EPU) présente ainsi des faits insuffisamment vérifiés et recoupés et passe volontairement sous silence les efforts et les progrès significatifs réalisés dans la consolidation de l’Etat de droit et dans l’amélioration de la conduite des forces de sécurité dans les opérations de maintien d’ordre. Amnesty International n’évoque pas les difficultés particulières qui compliquent les procédures judiciaires comme la nature violente et chaotique de certaines manifestations, le désordre immédiat de la scène de crime et le manque de confiance entre certaines populations et le personnel d’application de la Loi. L’ONG en n’évoquant que superficiellement les efforts fournis dans le cadre légal et règlementaire (adoption d’un nouveau Code pénal, casernement des militaires, utilisation formelle du matériel conventionnel de maintien d’ordre, fouille des policiers et gendarmes avant toute opération pour s’assurer du non port d’armes létales, etc…) voudrait accréditer l’idée d’un manque total de volonté politique de la part des autorités pour améliorer la situation des Droits humains en Guinée. Le Conseil a invité les ministres concernés à organiser régulièrement des rencontres avec les médias à l’effet de présenter à l’opinion la situation réelle qui prévaut dans le pays

Avant de lever la séance, Monsieur le Président de la République a donné au Conseil de larges informations sur la situation nationale, africaine et internationale

Le Conseil des Ministres

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

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Urgent : Alpha Souleymane Diallo tué à Conakry (avec vidéo)

14 novembre 2019 à 16 04 21 112111
Alpha Souleymane Diallo sur cette image avec un t-shirt blanc

La quatrième marche des défenseurs de la Constitution vient d’être endeuillée à Conakry. Alpha Souleymane Diallo aurait reçu une balle peu après la dispersion de la « marche autorisée » par les forces de l’ordre, ce jeudi, 14 novembre 2019, à Gbéssia.

Malheureusement, sur le chemin de retour dans son quartier, le jeune Alpha Souleymane Diallo a coïncidé aux échauffourées qu’il voulait échapper. Il aurait reçu une balle et n’a malheureusement pas survécu.

Conduit dans un premier temps à l’hôpital Jean Paul II de Taouyah, il sera transféré à l’hôpital de l’amitié sino-guinéenne de Kipé où un de nos reporter trouvera la famille en train de pleurer leur fils…

Interrogé sur place par Guineematin.com, un des frères du défunt a dit que Alpha Souleymane Diallo était âgé de 19 ans et qu’ils sont originaire de Téliré, dans la sous-préfecture de Yimbéring, préfecture de Mali.

Paix à son âme, amine !

Alpha Diallo reviendra plus en détail sur cette autre perte humaine dans les manifestations contre un troisième mandat du président Alpha Condé en Guinée.

A suivre !

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Bus incendié à Gbessia : témoignage du chauffeur, Bangaly Traoré

14 novembre 2019 à 16 04 00 110011

Peu après les violences qui ont émaillé la marche du FNDC de ce jeudi, 14 novembre 2019, et qui ont conduit à l’incendie d’un bus de transport à Gbessia, un reporter de Guineematin.com a retrouvé le chauffeur du véhicule en question. Bangaly Traoré est revenu sur les circonstances dans lesquelles le bus a été brûlé, accusant des manifestants d’avoir commis cet acte.

Bangaly Traoré, chauffeur du bus incendié

« Ce sont des manifestants qui ont brûlé le bus. Quand ils sont venus, ils étaient nombreux, dès que je les ai vus, j’ai garé le bus et je me suis enfui avec mon contrôleur et la receveuse. Ils avaient de l’essence dans un bidon, ils ont jeté le bidon dans le bus avant de mettre le feu. Après, les secouristes sont venus avec du gaz, ils ont essayé d’éteindre le feu, mais c’était trop tard. Heureusement, il n’y a pas eu de morts ni de blessés », a dit le chauffeur.

On apprend que d’autres bus ont été caillassés et endommagés dans les violences qui ont suivi la dispersion de la manifestation du Front National pour la Défense de la Constitution à Gbessia.

Mais, dans l’opinion, de sérieux doutes sont émis sur les éventuels auteurs de cette attaque des bus. Parmi les questions qui se posent actuellement, certains Guinéens se demandent comment est-ce que des manifestants qui se marchaient dessus pour fuir le gaz lacrymogène et les interpellations des forces de l’ordre ont-ils eu le temps d’aller se procurer de l’essence pour venir incendier un bus ?

Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Communiqué du Gouvernement : des manifs à Conakry Dalaba, Boké, Fria, Mamou, Koundara, Lélouma, Gaoual et Kindia

14 novembre 2019 à 15 03 24 112411
Damantang Albert Camara

Dans un communiqué transmis au médias à 15 heures, le Gouvernement guinée, à travers le ministère de la Sécurité et de la protection civile, annonce que les manifestations contre une nouvelle constitution qui favoriserait un troisième mandat du président Alpha Condé ont été enregistrées à Conakry, la capitale guinéenne, ainsi que dans plusieurs villes de l’intérieur du pays.

Dans ce communiqué, intitulé « situation à 14 heures », le Gouvernement indique que les défenseurs de la Constitution guinéenne sont sortis manifester, au-delà de Conakry, dans les villes de Dalaba, Boké, Fria, Mamou, Koundara, Lélouma, Gaoual et Kindia.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité de ce communiqué qui marque le retour au gouvernement de Damantang Albert Camara :

COMMUNIQUE DU MINISTÈRE DE LA SÉCURITÉ ET DE LA PROTECTION CIVILE DU JEUDI 14 NOVEMBRE 2019

MANIFESTATION DU FNDC DU 14 NOVEMBRE 2019

Situation à 14 Heures

A Conakry

Le Jeudi 14 Novembre 2019, le cortège des manifestants est parti à 13 Heures du rond-point de l’Aéroport.

Le premier groupe de manifestants arrivé au carrefour de Kondébounyi a tenté de forcer le passage sur l’itinéraire non autorisé. Face à cette situation, les responsables du dispositif en place ont sommé les meneurs de se conformer à l’itinéraire autorisé.

Suite à la persistance des jets de pierres nourris sur les forces de l’ordre, une deuxième sommation leur a été faite suivie de l’utilisation de gaz lacrymogène pour les disperser.

Dans leur fuite, les manifestants se sont attaqués à cinq (5) bus de transport public dont l’un a été entièrement calciné.

A l’intérieur :

Des manifestations de quelques centaines de personnes ont eu lieu à Dalaba, Boké, Fria, Mamou, Koundara, Lélouma, Gaoual et Kindia.

Aucun incident majeur n’a été enregistré.

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

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Marche du FNDC dispersée à Conakry : le véhicule de Sidya endommagé, des heurts à Bambéto

14 novembre 2019 à 14 02 53 115311
Le véhicule de Sidya Touré, président de l’UFR, endommagé à Gbéssia

Comme annoncé précédemment, la marche du FNDC de ce jeudi, 14 novembre 2019, a été de courte durée. Les manifestants ont été dispersés au niveau de Gbessia après des accrochages des jeunes et les forces de l’ordre. Suite à cette situation, le véhicule de monsieur Sidya Touré, président de l’UFR, a été endommagé à Gbessia.

Par ailleurs, selon un reporter de Guineematin.com qui est sur place, des échauffourées ont éclaté aussi au niveau du rond-point de Bambéto.

Après la dispersion de la marche, plusieurs manifestants, en colère, ont quitté l’aéroport pour remonter vers Bambéto. A leur arrivée au rond-point de Bambéto, ils ont jeté des cailloux sur les agents des forces de l’ordre déployés sur les lieux. Ces derniers ont répliqué avec des gaz lacrymogènes et même des coups de feu pour disperser les jeunes.

Actuellement (14’15), la situation est très tendue sur les lieux. Le rond-point de Bambéto a été complètement déserté par les citoyens. Les forces de l’ordre qui contrôlent la zone continuent de procéder à des tirs de sommation.

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Perturbation de la marche à Conakry : bus incendié

14 novembre 2019 à 14 02 15 111511

Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, la marche des défenseurs de la Constitution guinéenne de ce jeudi, 14 novembre 2019, a été perturbée par des agents de la sécurité, peu après le départ du point de ralliement.

Après cette attaque des marcheurs par des agents de la sécurité qui ont usé du gaz lacrymogène, il y a eu une débandade toute et la foule s’est dispersée. Parmi les dégâts constatés sur place par nos reporters, un bus de la société de transport urbain Albayrak a été incendié et d’autres auraient été caillassés.

A préciser que cette marche était autorisée par les mairies et le gouvernorat de la ville de Conakry. Ce dernier avait d’ailleurs largement fait diffuser un communiquer dans les médias d’Etat et privés. Et, cette attaque a été enregistrée au niveau de Gbéssia, peu après le début de la marche…

A suivre !

De Gbéssia, Abdoulaye Nkoya Sylla pour Guineematin.com

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Gaz lacrymogène contre les manifestants : la marche du FNDC perturbée à Conakry

14 novembre 2019 à 13 01 51 115111

La marche contre une nouvelle constitution qui favoriserait un troisième mandat du président Alpha Condé a été perturbée ce jeudi, 14 novembre 2019, à Gbessia, peu après le point de débat, le rond-point de l’aéroport international de Conakry, rapportent les journalistes de Guineematin.com qui sont sur place.

« Tous les leaders se sont faufilés ! J’ai escaladé un cour de plus de trois mètres. Je ne peux pas sortir actuellement puisque ça tire partout. C’est extraordinaire », raconte Ibrahima Sory Diallo, chef des reporters de Guineematin.com qui était dans la marche. « Je n’ai pas vu ; mais, je n’ai aucun doute qu’il y aura des blessés », a ajouté le journaliste.

« Les forces de l’ordre ont lancé du gaz lacrymogène sur la foule. Les marcheurs ont été dispersés », a notamment dit Abdoulaye Nkoya Sylla, un autre reporter de Guineematin.com qui touchait au téléphone plus qu’il ne parlait, après avoir inhalé le gaz lacrymogène.

Posté à Condébounyi, Léon Kolié, un autre reporter de Guineematin.com, a indiqué que des jeunes « contre-manifestants » avaient brûlé des pneus aux alentours du pont de Condébounyi pour s’opposer à un passage de la marche du FNDC.

Enfin, un reporter de Guineematin.com qui se trouve à Bambéto annonce des perturbations sur place.

A suivre !

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Rapport d’Amnesty International : quand Taran joue « les sergents chefs »

14 novembre 2019 à 13 01 14 111411
Mamadou Taran Diallo, ministre de la citoyenneté et de l’unité Nationale

Libre Opinion : Face au rapport corrosif de l’ONG AMNESTY INTERNATIONAL, intitulé « Guinée. Les voyants au rouge pour les droits humains à l’approche de l’élection présidentielle », le ministre de l’Unité et de la Citoyenneté, Mamadou Taran Diallo, n’a pas trouvé d’autre parade que de mettre en doute ce travail d’orfèvre. Comme pour dédouaner son gouvernement, il oppose à ce rapport, des soi-disant enquêtes plus fouillées, qui n’auront malheureusement jamais lieu sous le magistère actuel.

Le rapport d’Amnesty International est plein de récriminations à l’encontre des autorités guinéennes. Il pointe du doigt les forces de sécurité qui auraient tué au moins 70 manifestants et passants depuis janvier 2015. Se basant sur des « témoignages du personnel médical et de témoins ainsi que le type de munitions utilisées, l’organisation révèle qu’au moins 59 des victimes semblent avoir été tuées par la police et la gendarmerie. Parmi les victimes, un enfant de sept ans qui, selon des sources médicales, a été touché par une balle perdue en octobre 2015 ».

Ce qui est en soit hallucinant pour un Etat qui se veut démocratique

Dans ce même rapport, l’ONG n’occulte pas « l’homicide d’Amadou Boukariou Baldé, un étudiant battu à mort par des gendarmes déployés pour disperser une manifestation à l’Université de Labé, dans le centre de la Guinée, le 31 mai 2019 ». Preuve qu’elle suit de près la situation des droits de l’homme dans notre pays.

Dans cet univers kafkaïen décrit dans ce rapport, les journalistes ne sont pas épargnés du tout

Outre ces tueries, la menace qui plane sur les défenseurs des droits humains, et les journalistes se fait récurrente.

A ce jour, ce sont au « moins 60 membres du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), un groupe pro-démocratie ont été arrêtés depuis le 12 octobre 2019», souligne le rapport.

Sur la galère des journalistes devenus des cibles potentiels en Guinée, l’ONG cite des cas d’agressions par des membres des forces de sécurité, et la suspension de certains médias.

Les déboires de nos confrères Aboubacar Algassimou Diallo, présentateur radio à Lynx FM, et Souleymane Diallo, administrateur général, convoqués par la police les 19 et 20 août derniers, après avoir diffusé l’interview d’une femme qui accusait le ministre de la Défense de détournement des fonds destinés aux Casques bleus guinéens, ont été mentionnés dans ce rapport critique.

Amnesty International recommande aux « autorités guinéennes de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour apaiser les tensions, protéger les droits humains et sauver des vies avant, pendant et après les prochaines élections. Et de mettre fin au règne de la peur et de la répression en modifiant la législation relative à l’usage de la force lors de rassemblements publics et en retirant les forces armées militaires des zones de manifestation. »

Ces enquêtes du gouvernement guinéen c’est l’arlésienne…

Le ministre guinéen de l’Unité et de la citoyenneté a mis en doute les conclusions du rapport d’Amnesty International, à travers les antennes de RFI, ce jeudi. Le ministre botte en touche et promet des enquêtes plus approfondies qui permettraient d’identifier les véritables auteurs des tueries.

Dans cette fuite en avant, propre à ceux qui nous gouvernent, Taran lance : « je ne confirme pas les chiffres, on a demandé les sources d’informations et la fiabilité. Maintenant, quand on dit les forces de l’ordre, ça, ce sont les forces de l’ordre. Mais lorsqu’il va falloir, si vous voulez, situer les responsabilités individuelles, il faut conduire des enquêtes minutieuses pour trouver les auteurs. Alors c’est ça qui est compliqué, qui prend du temps mais qu’il faut absolument mener à terme. On est ouvert à avoir toute source d’informations fiables qui peut conduire à ce que les enquêtes et les investigations soient concluantes pour retrouver et sanctionner les auteurs. Donc, ce que le gouvernement entreprend et il va renforcer, c’est l’encadrement des manifestations pour qu’il n’y ait plus jamais ces cas ».

En plus, selon lui, « le gouvernement relance le processus du dialogue politique où l’ensemble de la classe politique guinéenne est invité pour faire toujours privilégier le dialogue et la concertation ».

Tout ça ressemble bien à des paroles en l’air, quand on sait que le gouvernement au lieu d’encadrer les manifestations, continue dans sa logique de les restreindre. Surtout quand il s’agit des opposants au projet de changement constitutionnel.

Quant à ces enquêtes sur les graves violations des droits humains, notamment des tueries dont sont la cible des opposants, c’est tout simplement une arlésienne. Jamais une enquête n’aboutira, tant que l’exécutif continue dans cette posture négationniste.

Mamadou Dian Baldé, journaliste

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Dr. Ousmane Kaba prévient : « il n’y a pas de prisons assez grandes où mettre tous les Guinéens »

14 novembre 2019 à 13 01 06 110611

Comme annoncé précédemment sur Guineematin.com, le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) organise une marche ce jeudi, 14 novembre 2019, à Conakry pour s’opposer au contesté projet de 3ème mandat pour Alpha Condé. Dr Ousmane Kaba, président du Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES), membre du FNDC, est parmi les leaders qui prennent part à la marche dont l’itinéraire a été changé par les autorités. Dr Kaba souhaite qu’il n’y ait pas de violences pendant cette journée.

Revenu de l’étranger récemment, Dr Ousmane Kaba du PADES est en compagnie d’autres leaders ce jeudi pour battre le macadam et dire Non au 3ème mandat pour Alpha Condé. Le FNDC projette de marcher de l’aéroport au palais du peuple, sur l’autoroute Fidel Castro. Mais, le gouvernorat a préconisé un autre itinéraire, allant de l’aéroport au stade de Dixinn, en passant par Condébounyi-Hamdallaye-Belle Vue. De nombreuses interrogations subsistent quant au respect de cette proposition des autorités par le FNDC.

Interrogé par un reporter de Guineematin.com sur la question, Dr Kaba a émis le souhait que tout se passe dans le calme. « Je n’en sais absolument rien par rapport à l’itinéraire. Je suis rentré hier nuit (mercredi, 13 novembre) de l’étranger pour participer à cette marche aux côtés de l’ensemble des forces vives du pays. Nous souhaitons qu’il n’y ait pas de mouvement de violence, qu’il n’y ait pas de mort ni de blessés. Nous voulons montrer à la Guinée et à la face du monde que nous sommes des démocrates ».

Réagissant à l’arrestation et à la condamnation des responsables du FNDC, Dr Ousmane Kaba pense que c’est une erreur pour le pouvoir Alpha Condé d’avoir agi ainsi. « On n’aurait jamais dû arrêter les membres du FNDC, parce que ces messieurs et ces dames agissent conformément à la loi et à la constitution. Ce n’est pas normal de les arrêter. Je crois qu’il n’y a pas de prisons assez grandes où mettre tous les Guinéens », a-t-il laissé entendre

Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Marche du FNDC : suivez notre live

14 novembre 2019 à 12 12 37 113711

Comme indiqué dans nos précédentes dépêches, les défenseurs de la Constitution guinéenne sont dans la rue ce jeudi, 14 novembre 2019, pour leur quatrième manifestation contre le projet de nouvelle constitution et de 3ème mandat pour le président Alpha Condé.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose de suivre en direct cette marche :

Au cœur de la marche du FNDC, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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