Mode et humanitaire : Guinée Fashion Fest 4 lancée à Conakry

29 novembre 2019 à 20 08 51 115111

La 4ème édition de l’événement culturel Guinée Fashion Fest a été lancée officiellement hier, jeudi 28 novembre 2019, à Conakry. Organisé par Binta Diallo et Minafoundationguinea, l’événement s’étendra jusqu’au 1er décembre prochain, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette quatrième édition connaît la participation de plusieurs acteurs de la mode évoluant en Guinée et des invités de marque en provenance du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Nigeria, d’Italie et des Etats-Unis. Entamés depuis le 26 novembre, les activités se poursuivront jusqu’au 1er décembre. Il est prévu notamment un défilé de jeunes créateurs qui aura lieu dans la soirée de ce vendredi, 29 novembre, au Prima Center ; un dîner gala le 30 novembre, à l’hôtel Noom ; une exposition-vente de tenues de mannequins le 1er décembre, au siège de l’institut KPAAF sis à Nongo Taady.

Aminata Diallo, fondatrice de Minafoundationguinea et co-fondatrice de Guinée Fashion Fest

Cet événement coïncide quasiment avec l’ouverture de la première école de mode en Guinée, construite par les organisateurs de Guinée Fashion Fest. Une école guinéo-américaine qui va former de stylistes et modélistes professionnels, et dont l’ouverture officielle est prévue le 6 décembre. « On a estimé que pour mieux évoluer dans la mode, il nous faut une école pour pouvoir vraiment représenter la Guinée par rapport aux autres pays. C’est ainsi qu’on a décidé de mettre en place une école de mode », a expliqué Aminata Diallo, fondatrice de Minafoundationguinea et co-fondatrice de Guinée Fashion Fest.

Nabou Diagne de Platinum Dakar

Venue du Sénégal pour participer à Guinée Fashion Fest 4, Nabou Diagne de Platinum Dakar a salué un événement important qui mérite un grand accompagnement. « C’est un événement très noble. Quand on entend tout ce qui est autour et les motivations qui sont derrière, je pense qu’une personne qui comprend très bien le concept et qui a vraiment la possibilité de les accompagner n’hésitera pas. Parce que c’est pour mettre la Guinée en avant tout d’abord et venir en aide. Parce qu’au-delà de la mode et du stylisme, c’est aussi de l’éducation. Parce que quand on parle d’une école, on fait allusion automatiquement à l’éducation parce qu’on y apprend une manière de vivre, une méthode d’appliquer un savoir », a dit cette dame, partenaire de l’événement.

A noter que plusieurs musiciens guinéens, dont Diani Alfa, Khady Diop et Ashley, prendront aussi part à cet événement culturel.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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Conakry : parents, amis et collaborateurs rendent un dernier hommage à Eugène Camara

29 novembre 2019 à 20 08 31 113111

Un vibrant hommage a été rendu ce vendredi, 29 novembre 2019, à l’ancien Premier ministre, feu Eugène Camara. Né le 23 janvier 1943 à N’zérékoré monsieur Eugène Camara a, après avoir occupé plusieurs postes de responsabilité en Guinée, a tiré sa révérence le 22 novembre dernier en Tunisie des suites d’une longue maladie. A l’occasion du symposium organisé pour lui rendre un dernier hommage ce vendredi 29 novembre au Palais du Peuple, parents, amis et connaissances n’ont pas tari d’éloge à son endroit, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Mansa Bory Camara, fils d’Eugène Camara

Mansa Bory Camara, fils ainé du défunt, a dit que son père était un travailleur incorruptible. « Mon père était un homme intègre, qui aimait beaucoup ce pays, qui a donné à fond son énergie pour travailler dans ce pays. Il était un homme travailleur et incorruptible. La présence des membres du gouvernement, les parents, amis proches et collaborateurs et tout ce monde aujourd’hui, est un signe qui prouve quel genre de personne il était ».

Michel Labila Sonomou, avocat

Pour maître Michel Labila Sonomou, le défunt était un bon cadre, un travailleur assidu qui est à l’écoute de tout le monde. « Eugène Camara a servi cette nation à la mesure de toute sa force, de tout le pouvoir que Dieu lui a donné. J’ai été son avocat, et je puis vous confirmer que chaque fois qu’Eugène me saisissait d’un problème en tant que son avocat, chaque fois que je lui donnais des conseils, il suivait scrupuleusement mes conseils. Eugène n’a jamais fait du mal à quelqu’un. Il est arrivé même à Eugène de prendre la décision de porter plainte contre un citoyen pour une cause qui était largement à sa faveur. Mais, dès que je lui ai donné les conseils pour lui dire que vous avez été un grand commis de l’Etat, il a abandonné la procédure. Donc, je l’ai connu honnête, courageux et travailleur ».

Docteur Edouard Niankoye Lamah, ancien ministre de la santé

De son côté, Docteur Edouard Niankoye Lamah, ancien ministre de la santé, a laissé entendre qu’Eugène Camara a été un rassembleur. « Au tour de lui, il avait beaucoup d’amis. Malheureusement, beaucoup sont décédés et ceux qui sont en vie, la plupart son fatigués. Malgré sa retraite, notre regretté a continué à bénéficier de beaucoup d’emprise sur sa communauté. Il a aimé ce pays et il a servi ce pays avec beaucoup d’amour ».

Pour Elhadj Bah Ousmane ministre d’Etat, ministre conseiller à la présidence et président de l’Union pour le Progrès et le Renouveau (UPR), Eugène Camara fait partie des gens qui l’ont encadré. « C’est toujours difficile de prendre la parole en ces circonstances douloureuses. Monsieur Eugène Camara, je dis un mot en ta qualité de collaborateur, en ta qualité d’amis, mais aussi, en ta qualité de beau frère. Fraîchement sorti de l’université Gamal Abdel de Conakry, moi-même et ma promotion Mao, nous qui avions été affectés au ministère de l’industrie et de l’énergie d’alors, nous avions donc besoin d’un encadrement. Et, cet encadrement, nous l’avons trouvé à travers nos aînés que nous avons trouvés en place, dont Eugène Camara.

Elhadj Bah Ousmane ministre d’Etat, ministre conseiller à la présidence et président de l’UPR

Mes premiers pas au ministère de l’industrie, je les ai faits au bureau d’Etude. Et, après le ministère de l’industrie et de l’énergie, dirigé par feu Mamady Kaba, nous sommes allés aussi au ministère de l’industrie. A ce niveau, j’ai été chargé de la division des industries chimiques et textiles avec comme charge de coordonner les activités des unités industrielles comme l’Entreprise Nationale des Tabacs et Allumettes, la Société Guinéenne des Plastiques, le complexe textile de Sanoyah…

Monsieur Eugène Camara était le directeur financier des projets. A cette période, notre pays a bénéficié de concours financiers importants de la commission des Etats Européens en ce moment. Et monsieur Eugène Camara, moi-même et d’autres anciens du ministère de l’industrie, avions la responsabilité de travailler à la réhabilitation de la Société Guinéenne de Plastique du complexe textile de Sanoyah. C’est dans le cadre de l’exécution de ces missions là que j’ai connu monsieur Eugène Camara, travailleur. Comme on le disait, il arrivait premier au bureau, partant le dernier du bureau. Nous avons gardé ce souvenir, et, jeune que nous étions, nous nous sommes inspirés de son ardeur au travail pour arriver à exécuter les missions qui nous étaient confiées. Je suis resté avec Eugène Camara dans ce département jusqu’en juillet 1986. A cette date, un certains nombre de cadres du ministère de l’industrie, nous avons été injustement mis à la disposition de la fonction publique pour la simple raison que nous avions dit qu’il n’était pas opportun en ce moment de procéder à la privatisation des industries que nous avions mises en place… Nous avons été taxés d’anciens dignitaires et nous avons été mis à la disposition du ministère de la fonction publique. Nous avons continué nos relations dans la vie, et c’est là que Eugène Camara, ancien collaborateur, devient mon ami avec Germain, le Colonel Fassou , le ministre Richard Haba et biens d’autres. Nous avons donc été des grands amis, nous avons fait beaucoup de choses ensemble ; et, par la suite, avec l’évolution des choses, monsieur Eugène Camara a été nommé Premier ministre, certes de courte durée. Il m’a fait la confiance de relire son discours à la nation, de donner mon point de vue sur le gouvernement qui allait être mis en place… Que son âme repose en paix, amine ! ».

A préciser que l’enterrement de monsieur Eugène Camara a eu lieu ce vendredi au cimetière de Cameroun.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Guinée : le FNDC reporte sa marche du 3 décembre

29 novembre 2019 à 20 08 30 113011

Le FNDC n’a finalement pas attendu lundi, comme c’était prévu, pour annoncer sa décision par rapport à la demande du ministère en charge de l’action et de l’association guinéenne des personnes handicapées. Peu après sa rencontre avec une délégation de cette association, le Front National pour la Défense de la Constitution a décidé d’accéder à ces demandes en reportant sa marche pacifique prévue le mardi, 03 décembre 2019.

Les défenseurs de la constitution guinéenne ont fait l’annonce à travers une lettre adressée aux différentes parties concernées.

Guineematin.com vous propose ci-dessous ce courrier :

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Kindia : une fille se donne la mort en buvant de la soude caustique

29 novembre 2019 à 19 07 55 115511

Une jeune fille d’une vingtaine d’années a mis fin à ses jours en buvant de la soude caustique à Kindia. L’acte s’est passé le jeudi, 28 novembre 2019, quartier Abattoir 3, dans la commune urbaine. Ténemba Keïta, la défunte, a décidé de se donner la mort parce qu’elle souffrait d’une maladie qu’elle n’arrivait pas à guérir, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Kindia.

Selon Fatoumata Keïta, grande sœur de la défunte, cette dernière traînait un diabète qui l’a beaucoup fatiguée. Après avoir suivi un traitement chez les guérisseurs traditionnels et à l’hôpital, elle a décidé finalement de se donner la mort. « Ma sœur était malade, les médecins ont dit qu’elle souffrait du diabète. C’est cette maladie qui l’a amené d’ailleurs à abandonner l’école au profit du commerce. Elle a tout fait pour recouvrer sa santé, mais impossible. Elle a finalement décidé de mettre fin à sa vie, en buvant de la soude caustique.

Mais bien avant ça, elle ouvert une pile d’une lampe-torche, elle a pris son contenu qu’elle a mélangé avec de l’eau pour boire. Parce que les gens disent que c’est du poison ça. Toute la nuit durant, on n’a pas dormi, elle était décidé à mettre fin à sa vie. On l’a tellement conseillé mais elle ne voulait rien entendre, car selon elle, la maladie l’a trop fatigué et elle n’arrive toujours pas à recouvrer sa santé. Le matin, elle est partie au marché. Peu après, des enfants nous ont dit qu’elle a bu de la soude caustique », a-t-elle expliqué.

Des médecins mis en cause

Informée de l’acte, la famille de Ténemba Keïta et certains jeunes de la localité ont accouru pour tenter de la sauver. Ils se sont débattus pour l’emmener à l’hôpital régional de Kindia. Mais une fois à l’hôpital, une vive polémique s’engage sur les lieux. Accusant les médecins d’avoir refusé de s’occuper d’elle, les proches de la fille ont protesté en criant leur colère. La gendarmerie a dû intervenir pour éviter un affrontement sur les lieux.

« On a d’abord cherché une moto, mais elle ne pouvait pas s’asseoir sur la moto. Entretemps, un simbo (guérisseur traditionnel) est arrivé sur les lieux. Ce dernier l’a embarquée dans sa voiture pour l’emmener à l’hôpital. Mais quand nous sommes arrivés à l’hôpital, les médecins ont refusé de s’occuper d’elle. Ils nous ont fait tourner longtemps sans intervenir. Les jeunes qui nous accompagnaient se sont finalement révoltés en criant contre les médecins. Ils ont aussitôt appelé la gendarmerie qui est venue pour essayer de calmer les gens. C’est dans cette situation que ma sœur est décédée parce que les médecins ne se sont pas occupés d’elle à temps », a indiqué Fatoumata Keïta.

Pour les proches de la défunte, les médecins de l’hôpital régional sont en partie responsables de la mort de Ténemba Keïta. Une accusation que réfutent catégoriquement l’hôpital. Pour Dr Moussa Sayon Mara, surveillant de la médecine générale dans ce centre hospitalier, ce sont les jeunes accompagnateurs de la patiente qui ont provoqué cette situation. « C’est aux environs de 11 heures qu’on a vu une voiture entrer dans la cour de l’hôpital, elle venait à vive allure. De passage, elle a fait tomber plus de trois motos. J’étais arrêté à la porte. J’ai dit à mes agents est-ce que ce n’est pas une urgence qui vient comme ça.

On voulait sortir mais la voiture n’était même pas garée. Comment on peut venir vers une voiture qui n’est pas garée ? Quand le chauffeur s’est garé, on est venus. Alors qu’on cherchait à faire descendre la fille, les jeunes qui étaient à côté ont commencé à insulter. J’ai dit que ce n’est pas comme ça que ça doit se passer. On ne peut pas voir seulement un malade et le prendre pour le rentrer dans un service. Il faut demander d’abord pour savoir dans quel service il doit être admis.

Pour ce cas précis par exemple, ils sont venus au niveau de la médecine générale alors que ce n’est pas ce service qui devait recevoir la patiente. Le directeur même était là, on est venus pour sensibiliser les jeunes, mais il ne fallait pas. On a dû finalement appeler la gendarmerie. Après avoir écouté les explications, la gendarmerie a dit que les jeunes n’ont pas raison et leur a demandé de présenter des excuses, ils l’ont fait. Ainsi, la victime a été transportée à la chirurgie pour des soins, mais elle a rendu l’âme 10 minutes après », a dit le médecin.

Finalement, la famille de Ténemba Keïta a récupéré le corps de la jeune fille pour l’inhumer. Aucune enquête n’a été ouverte pour en savoir davantage sur les circonstances de sa mort.

De Kindia, Mohamed M’Bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. 628 51 88 88

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Tribunal de Coyah : le nouveau président promet « la quiétude dans la cité »

29 novembre 2019 à 19 07 14 111411

Comme annoncé précédemment sur Guineematin.com, l’heure est aux passations de service de service dans les tribunaux du pays, quelques jours après le décret présidentiel qui a consacré un remue-ménage dans l’appareil judiciaire. Dans la journée de ce vendredi 29 novembre 2019, au Tribunal de Première Instance de Coyah, le président Cheikh Ahmed Tidjane N’Diaye a passé le témoin au nouveau président, Sény Camara.

Cheick Ahmed Tidiane N’diaye, président du tribunal sortant

Cheick Ahmed Tidiane N’diaye, président sortant du tribunal de première instance de Coyah, qui a passé 435 jours sur les lieux, a souhaité plein succès à son successeur. « Durant ce laps de temps, nous en avions fait le mieux de ce que nous pouvions faire. Aujourd’hui, nous sommes en fin de mission pour les uns et pour d’autres la continuation de leur mission un peu plus haut. Monsieur le président entrant, aujourd’hui vous allez prendre les rênes du tribunal de première instance de Coyah que vous aviez connu il y a des années de cela. Vu que le monde change et que la perfection est du domaine du divin, je m’en vais vous dire aujourd’hui plus que jamais le magistrat que vous êtes, vous devez être à l’écoute du peuple, plus particulièrement le peuple de Coyah, puisque vous êtes appelés à dire le droit à Coyah. Vous connaissant depuis toujours réunificateur, avant qu’on ne se sépare aujourd’hui, vous avez autour de vous le personnel judiciaire du tribunal de première instance. Je n’ai pas besoin de citer un nom ici mais je vous confie ce personnel que vous aviez trouvé ici. Je vous demande de marquer avec votre empreinte la vie de ce tribunal et de tendre une main franche de collaboration au parquet », a demandé Cheick Ahmed Tidiane N’diaye.

Seny Camara, président entrant du du tribunal de Coyah

Pour sa part, Seny Camara, président entrant du Tribunal de Première Instance de Coyah, a remercié l’équipe sortante pour le travail abattu avant de souhaiter une franche collaboration avec ses nouveaux collègues. « Je souhaite que ce même climat de collaboration et de bonne relation demeure avec la nouvelle équipe. D’abord, ils sont nombreux ceux qui reconnaissent ce visage qui est en face d’eux, parce que j’ai travaillé pendant plus de vingt ans dans le ressort de Coyah, Forécariah, Kindia, Télimélé et Dubréka. Donc, moi je suis déjà familier aux pratiques ou aux comportements des uns et des autres. Ce travail de peaufinage revient maintenant au procureur de la République. Moi, je suis devenu magistrat du siège, mon rôle essentiel, c’est de concilier, aider le procureur de la République à maintenir la quiétude dans la cité », a-t-il laissé entendre.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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DCE Matam : 117 enseignants renforcent leurs capacités en évaluation des apprentissages

29 novembre 2019 à 19 07 01 110111

Le Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA) continue ses actions pour améliorer le niveau des enseignants et des élèves à travers le pays. Une manière de faire face au taux élevé d’échec enregistré ces dernières années dans le système éducatif. C’est dans ce cadre que s’est ouvert ce vendredi, 29 novembre 2019, la première journée d’animation pédagogique au compte de la région de Conakry.

A la Direction Communale de l’Education (DCE) de Matam, c’est quelques 117 instituteurs des CM1 et CM2 (5ème et 6ème année) qui sont concernés par cette journée d’échange, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette première journée d’animation pédagogique à la DCE de Matam a regroupé de nombreux enseignants. Dans son intervention, Ibrahima 2 Barry, directeur communal de l’éducation de Matam, est revenu sur les caractéristiques de cette activité. « Cette journée d’animation pédagogique consiste à renforcer la capacité des enseignantes et enseignants du CM1 et CM2 de nos écoles primaires publiques en matière d’évaluation des apprentissages. L’organisation de cette journée d’animation pédagogique à l’intention de 720 enseignants des écoles primaires publiques de Conakry est l’une des mesures correctives du faible taux de réussite aux examens nationaux ces deux dernières années et aussi des insuffisances relevées au niveau des enseignants de notre pays à travers les différents rapports d’inspection des DPE, DCE, IRE et l’inspection générale », a expliqué monsieur Barry.

Ibrahima II Barry, Directeur Communal de l’Education de Matam

Par ailleurs, le directeur a rappelé les résultats attendus au terme de cette journée. « Vous devez pouvoir maîtriser le concept d’évaluation, vous approprier des différents types d’évaluations, comprendre les valeurs, les principes et les objets de l’évaluation des apprentissages, identifier les différents outils d’évaluation. Pour atteindre ce résultat, je vous invite à participer activement aux activités de cette formation », a-t-il conseillé.

En outre, Ibrahima 2 Barry n’a pas manqué de rappeler les qualités d’un éducateur pour une bonne marche du système éducatif. « Chers participants et participantes, force est de reconnaître que de nos jours, les valeurs cardinales et les principes de l’évaluation, qui sont entre autres la justice, l’égalité, la transparence, la cohérence et la rigueur, ne sont plus respectés. Il est temps pour chacun en ce qui le concerne de se remettre en question et d’avoir une conscience professionnelle et une bonne probité morale pendant tout le processus d’évaluation des apprentissages afin de mettre fin au passage massif des élèves non méritants en classe supérieure et qui se traduit par le faible niveau des candidats aux différents examens nationaux ».

Ibrahima 2 Barry a lancé un message aux parents d’élèves et aux élèves qui doivent apporter leur contribution pour l’atteinte du succès tant recherché. « Nous demandons aux parents d’élèves de nous aider à former les élèves. Ils ne doivent pas démissionner dans l’éducation des enfants, ils doivent faire un suivi au niveau des élèves, et surtout ils doivent les accompagner dans les écoles. Il ne suffit pas de venir déposer son enfant seulement à l’école et partir. Le plus important est de les suivre chaque fois qu’ils sont à l’école et à la maison. Aux élèves, il faudrait que ces élèves prennent conscience, dire qu’en faite pour bien étudier, il faut apprendre, et qui apprend bien, sera bien évalué. Et cette fois-ci, l’évaluation sera de rigueur. Ne passeront en classe supérieure que des élèves méritants. Il n’y aura plus de passage clandestin, ni massif. C’est seulement des méritants qui seront en classe supérieure », a martelé le directeur communal de l’éducation de Matam.

Pour finir, le DCE de Matam a invité les enseignants à se former pour obtenir de bons résultats. « Aux enseignants, ils doivent se former. La formation est l’élément clé pour un formateur. Un enseignant qui enseigne bien, qui évalue bien et qui apprend bien peut rehausser le niveau de l’enseignement apprentissage. Cela peut nous donner un bon résultat aux différents examens nationaux », a-t-il laissé entendre.

Pour cette journée d’animation pédagogique à la commune de Matam, 4 formateurs sont mis à contribution. Ils sont repartis en deux salles. Dans la première salle, il y a 59 participants, la deuxième salle compte 58 participants. Soit au total 117 enseignants prêts à se donner à fond pour l’atteinte des objectifs.

Foko Millimouno pour Guineematin.com

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Kindia : un présumé bandit mis aux arrêts après le braquage d’un taxi-motard

29 novembre 2019 à 18 06 51 115111
Michel Kamano, étudiant diplômé en lettres modernes, victime de vol

Les conducteurs de mototaxis sont régulièrement victimes d’attaques à main armée de la part d’individus qui réussissent souvent à emporter leurs engins. Michel Landé Kamano, diplômé sans emploi et conducteur de mototaxi, en a fait l’amère expérience dans la nuit du jeudi au vendredi, 29 novembre  2019, à Kindia. Deux passagers qu’il a pris nuitamment l’ont agressé avant que le premier ne disparaisse avec sa moto, rapporte un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.   

Selon nos in formations, l’attaque a eu lieu dans la commune rurale de Damakania, relevant de Kindia. Mais, grâce à la détermination de la victime, un des malfaiteurs, du nom de Khalifa Traoré, a été maitrisé et remis aux autorités.

Interrogé par le reporter de Guineematin.com, la victime a expliqué sa mésaventure. « J’ai été victime d’un cas de vol hier nuit, par des malfrats, aux environs 2h à 3h du matin à 142. Je les ai pris au carrefour de Dornnerya. On a discuté le prix du déplacement de 15 000 à 5 000 FG, en disant de leur faire une faveur car ils sont des étudiants. Arrivés au niveau de 142, nous sommes rentrés à droite. Vers la cité police, un d’entre eux a éteint ma moto pendant qu’on roulait. Il a tapé ma main. Moi aussi, je les ai bousculés. Nous sommes tombés. Quand je me suis levé, j’ai voulu me jeter sur l’autre. Il a sorti l’arme que je pensais être une arme blanche, mais c’était un pistolet. Il a tiré, je suis tombé. Il a dit à son ami de fuir avec la moto. C’est ainsi j’ai cherché à rencontrer mon oncle résidant tout près du lieu du braquage. Mon oncle a pris sa moto, on est  venu vers  le collège Damakania. Au niveau de la station BTN, quelqu’un nous a signalés, il cherchait un taxi. Dès qu’on s’est arrêté, j’ai dit que c’est lui. Je me suis jeté sur lui. Mon oncle et le policier qui étaient en garde à la station BTN m’ont aidé à l’arrêter », a expliqué le jeune Kamano, diplômé en Lettres Modernes.

Amadou Diallo, procureur de la République près le tribunal de première instance de Kindia

Egalement interrogé par le correspondant local de Guineematin.com, monsieur Amadou Diallo, procureur de la République près le tribunal de première instance de Kindia, a réitéré son engagement à lutter l’insécurité grandissante dans la ville. « D’après l’information que la police m’a donnée, le présumé bandit était muni d’une arme de fabrication locale et d’une balle. Moi, ma mission à Kindia, c’est de mettre hors d’état de nuire les ennemis de la République, tous ceux qui ont pris pour plaisir de s’attaquer aux biens des citoyens. C’est une lutte sans merci que je compte mener contre ces gens. Mais pour y arriver, il faut la collaboration des citoyens », a-t-il lancé.

Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Guinée : vers un report de la marche du 3 décembre ?

29 novembre 2019 à 18 06 42 114211

On s’achemine peut-être vers un report de la nouvelle marche que le FNDC comptait organiser le 03 décembre 2019. C’est en tout cas le souhait de l’association des personnes handicapées de Guinée. Cette structure a fait une demande dans ce sens aux responsables du Front National pour la Défense de la Constitution, a appris Guineematin.com, à travers un de ses journalistes.

Dans l’après-midi de ce vendredi 29 novembre, une délégation de cette association est allée rencontrer certains responsables du FNDC pour leur exprimer la demande de report de cette manifestation. Une demande qu’elle justifie par la célébration de la journée internationale des personnes handicapées, le 03 décembre.

L’association des personnes handicapées de Guinée a expliqué qu’elle va célébrer cette journée à la cité de solidarité de Taouyah et que la manifestation du Front National pour la Défense de la Constitution, si elle se tenait, allait perturber cette activité. Car, elle va empêcher non seulement les membres de l’association, mais aussi ses institutions partenaires à se déplacer.

Se disant membre du FNDC, puisque certains de ses membres participent aux manifestations de la structure, l’association des personnes handicapées de Guinée a exhorté le Front National pour la Défense de la Constitution à reporter sa marche à une date ultérieure. Selon un membre du FNDC, joint au téléphone par un journaliste de Guineematin.com, les responsables de la structure vont examiner la demande et donner leur réponse lundi.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Guinée : l’ambassade d’Italie finance un projet de lutte contre l’immigration clandestine

29 novembre 2019 à 18 06 31 113111

La Plateforme des Femmes et Jeunes de Guinée engagée dans la lutte contre l’immigration clandestine, investit localement pour dissuader les jeunes à partir. C’est dans ce cadre qu’elle a monté un projet en direction des jeunes qui vient de bénéficier d’un financement de l’ambassade d’Italie en Guinée. Les deux institutions se sont retrouvées hier jeudi, 29 novembre 2019, pour une soirée culturelle à la résidence de l’ambassadeur d’Italie à la Minière, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’immigration clandestine est un véritable casse tête chinois pour les pays européens, notamment l’Italie qui souffre en premier du flux de jeunes gens qui l’envahit sans cesse. Les pays de départ n’en sont pas moins affectés. C’est pour inverser cette tendance que les ONG Guinéennes et leurs partenaires se sont engagés à appuyer les jeunes dans l’entreprenariat.

Mme Makalé Camara, présidente de la plateforme des femmes et jeunes de Guinée

Madame Makalé Camara, présidente de ladite plateforme, est revenue sur les raisons de son engagement dans ce domaine et les actions menées pour y arriver. « L’ambassadeur d’Italie en Guinée est un gentleman, c’est un monsieur au grand cœur, qui est préoccupé par l’immigration parce que son pays reçoit un flux énorme d’immigrants. Et, parmi les immigrants aujourd’hui, les guinéens sont presque majoritaires. Nous femmes de Guinée, nous jeunes de Guinée, notre plateforme s’est dit que l’Etat travaille, les partenaires travaillent, mais les citoyens que nous sommes, si nous nous impliquons chacun à son niveau, nous pouvons diminuer drastiquement ce phénomène. Nous avons fait pour cela le tour du pays, nous sommes allés dans les 4 régions naturelles, nous avons recueilli l’avis des familles, nous avons parlé aux mamans qui sont éplorées, qui pour la plupart ne savent pas ce que deviennent leurs enfants quand ils quittent à la maison. Nous sommes allés voir les imams pour qu’ils découragent les enfants de partir. Quand nous avons fait cette campagne, les enfants nous ont dit, vous voulez que nous restions, alors trouvez-nous nous du travail parce que nous en avons besoin. Nous sommes donc venus voir l’ambassadeur d’Italie, pays de transit par excellence vers l’Europe et une destination pour les enfants, pour lui dire donnons-nous la main et travaillons ensemble pour réussir à faire rester les enfants. Et le projet que nous avons mis en place, c’est une série de restaurations sur le type Macdonald que les enfants vont gérer, pour que les jeunes puissent se sentir mieux chez eux », a expliqué l’ancienne ministre des affaires étrangères.

Son Excellence Livio Spadavecchia, ambassadeur d’Italie en Guinée

De son côté, l’ambassadeur d’Italie a salué l’initiative de la Plateforme des Femmes et Jeunes de Guinée. Son Excellence Livio Spadavecchia a dit avoir financé ce projet à cause de son caractère concret, qui prend en compte les préoccupations des uns et des autres. « Nous avons partagé une semaine durant des cours de cuisine avec des jeunes guinéens, des cours de formation à nos coutures. L’objectif est d’apporter de la professionnalité afin que ces jeunes puissent être autonomes, qu’ils puissent être indépendants. Alors, dans le secteur de la cuisine, on a lancé un projet d’ouverture de resto-bar, de Macdonald poisson. Ce sont des projets concrets que nous allons soutenir. Donc, ce projet permettra aux jeunes guinéens de se lancer dans l’entreprenariat, parce que ce sont des investissements privés, mais accompagnés et contrôlés », a indiqué le diplomate Italien.

A noter que ce projet, dont le coût n’a pas été dévoilé par les bailleurs, a déjà démarré car les invités ont dégusté des plats faits dans ce sens. L’on a également assisté à un défilé de jeunes filles habillées par des jeunes stylistes guinéens.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Kankan : les jeunes volontaires répondent à l’appel de la caravane nationale citoyenne

29 novembre 2019 à 18 06 10 111011

Les activités de la caravane nationale citoyenne de la jeunesse se poursuivent à l’intérieur du pays. La cinquième étape a conduit les caravaniers dans la ville de Kankan ce vendredi 29 novembre 2019. Cette initiative du Ministère de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, à travers l’Agence Nationale de Volontariat Jeunesse (ANVJ) vise à échanger autour de la paix, de la citoyenneté et de la cohésion sociale.

A l’instar des autres localités sillonnées (Boké, Kindia, Mamou et Labé) par les caravaniers, cette 5ème étape a suscité beaucoup d’engouement au sein de la jeunesse de Nabaya. Ce sont plus de 700 personnes qui ont répondu à l‘appel à la maison des jeunes de la commun urbaine en présence des autorités administratives, notamment le gouverneur et le préfet.

Prenant la parole à cette occasion, le facilitateur de la caravane, Cheick Sanoussy Kéita, a expliqué l’objectif de cette activité qui consiste, selon lui, à cultiver le vivre-ensemble, l’acceptation mutuelle, la cohésion sociale et la protection de l’environnement.

S’exprimant au nom du gouverneur de la région de Kankan, le préfet Aziz DIOP a remercié les initiateurs de la caravane nationale citoyenne. Il a mis l’occasion à profit pour inviter les jeunes de Guinée en général, et particulièrement ceux de Kankan, à servir d’exemples dans le sens de la cohésion sociale.

Après avoir transmis les salutations du Ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes aux autorités locales et aux jeunes de Kankan, M. Yomba SANOH, directeur général de l’Agence Nationale du Volontariat Jeunesse (ANVJ) a officiellement remis les documents de loi portant Institution et Règlement du Volontariat Jeunesse et la loi portant organisation et fonctionnement du Volontariat en République de Guinée.

Des thématiques comme le Volontariat, la Citoyenneté et la protection de l’environnement ont été développées. C’est par des animations culturelles et artistiques que la cérémonie a pris fin dans une ambiance de fête.

La ville de N’Zérékoré, capitale de la Guinée forestière, abritera la prochaine étape de la Caravane Nationale Citoyenne des Jeunes.

La rédaction

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Gouvernance ouverte : ABLOGUI et la mairie de Kaloum s’engagent dans la dynamique

29 novembre 2019 à 18 06 03 110311

L’association des blogueurs de Guinée (ABLOGUI), en collaboration avec la mairie de Kaloum, a lancé ce vendredi, 29 novembre 2019, un atelier d’échanges intitulé GouvCamp (Gouvernance Camp). Cette rencontre est organisée dans le cadre du projet « OpenGuinée », mis en œuvre par ABLOGUI avec le soutien de l’ambassade de Grande Bretagne en Guinée. Elle regroupe plusieurs acteurs clés du développement local, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Mamadou Alpha Condé, le président de l’association des blogueurs de Guinée

Pendant deux jours, ces différents acteurs vont faire un partage d’idées innovantes et de bonnes pratiques de la gouvernance ouverte. Selon Mamadou Alpha Condé, le président de l’association des blogueurs de Guinée, « l’objectif de GouvCamp est de créer un cadre de collaboration et de participation entre la mairie et les citoyens de Kaloum sur les principes de la gouvernance ouverte. En effet, en septembre 2018, avec le soutien de l’ambassade de la Grande Bretagne en Guinée, parallèlement à l’accompagnement du gouvernement guinéen dans le processus d’adhésion de la Guinée au Partenariat Gouvernement Ouvert, nous avons entamé des consultations pour identifier une mairie politiquement engagée et capable d’entreprendre de véritables réformes pour montrer tout le bénéfice que les citoyens et administrations, notamment locales, peuvent tirer des principes de la gouvernance ouverte dont le pilier est l’accès à l’information publique.

Aminata Touré, maire de Kaloum

La mairie de Kaloum a été choisie par ABLOGUI, car nous avons trouvé en madame le maire, Aminata Touré, et en ses collègues conseillers, une réelle volonté et une ouverture d’esprit à mettre les citoyens au centre de leur politique de développement local », a-t-il indiqué, avant d’ajouter que dans ce projet, la mairie de Kaloum a pour missions de « garantir l’accès à l’information par l’ouverture des données publiques et la promotion de la participation citoyenne. Avec le lancement, dans des prochains jours, des différentes plateformes web de la mairie, les citoyens auront la possibilité d’accéder au budget 2019 et à beaucoup d’autres informations et documents publics détenus par la commune de Kaloum », souligne le président de l’association des bloggeurs de Guinée (ABLOGUI).

Emma Davis, premier conseiller de l’Ambassade du Royaume Uni en Guinée

Au cours de cet atelier, les participants vont se pencher sur un certain nombre de points relatifs à la gouvernance ouverte, a indiqué la maire de Kaloum, Aminata Touré. « Il s’agira de prendre connaissance et de se familiariser avec les concepts et le contenu d’une culture de gouvernement. Celle qui promeut les principes de transparence, de redevabilité et de participation des parties prenantes au service de la démocratie et de la croissance inclusive, comme défini en septembre 2010 par l’ancien président américain, Barack Obama. C’était à l’occasion d’un de ses discours à l’assemblée générale des Nations Unies portant sur le gouvernement ouvert à l’échelle internationale. Le président américain a lancé cette initiative avec l’espoir qu’elle fera tâche d’huile dans le futur », a-t-elle rappelé.

Présente à la cérémonie d’ouverture de cette rencontre, Emma Davis, conseillère à l’ambassade de Grande Bretagne en Guinée, est revenue sur les principes pouvant attirer l’attention des investisseurs. « Le renforcement de la bonne gouvernance, le renforcement des actions de lutte contre la corruption et l’amélioration de la transparence dans la gestion des finances publiques sont indispensables pour rassurer les investisseurs. Donc, je voudrais dire que le développement économique inclusif passe par une gouvernance transparente et participative. Pour ce faire, nous encourageons la commune et les populations de Kaloum à s’approprier de cet outil (#GouvCampKaloum), qui est une innovation en termes de gouvernance », a lancé Emma Davis.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 00225 622919225 666919225

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Parquet du TPI de Coyah : Fallou Doumbouya passe la main à Kadialy Touré

29 novembre 2019 à 17 05 44 114411

Suite à un décret pris récemment par le président Alpha Condé, de nombreux magistrats ont changé de poste à travers le pays. L’heure est en ce moment aux passations de service entre les sortants et les entrants. C’est dans cette dynamique que la nouvelle équipe dirigeante du tribunal de première instance de Coyah a pris fonction ce vendredi, 29 novembre 2019. Le procureur sortant, Fallou Doumbouya, a passé la main à son successeur, Lansana Kadialy Touré, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La salle d’audience du tribunal de première instance de Coyah était bondée de monde en ce jour de passation de service entre le procureur sortant et celui entrant. L’émotion était grande au moment où Fallou Doumbouya, le procureur sortant, nommé Avocat Général à la Cour d’Appel de Conakry, passait le témoin à Lansana Kadialy Touré.

Après avoir passé 14 mois et 26 jours à la tête du parquet de Coyah, en qualité de premier procureur de la République suite à l’érection de la justice de paix de Coyah en tribunal de première instance, Fallou Doumbouya, est revenu sur les réformes engagées dans le système judiciaire et leur impact sur le terrain.

Fallou Doumbouya, procureur sortant

« La volonté du gouvernement de lutter efficacement contre la délinquance et la criminalité sous toutes ses formes nous a amenés à postuler la définition d’une politique pénale claire et cohérente, qui a été mise en œuvre par les agents et officiers de la police judiciaire, et qui a concilié le respect de la loi, la sécurité des personnes et de leurs biens, et la jouissance des libertés individuelles. L’action publique que nous avons menée à été conduite à la lumière des principes suivants, que sont la responsabilité, l’utilité, la proportionnalité et la fermeté, la recherche de l’efficacité dans l’action ainsi que le respect des droits et libertés fondamentaux de toutes les parties, notamment l’attention particulière aux victimes, le respect du principe de la présomption d’innocence et l’égalité des justiciables devant la loi ».

Par ailleurs, Fallou Doumbouya a rassuré l’équipe entrante qu’elle aura des collaborateurs disponibles, compétents et engagés. « Monsieur le procureur de la République entrant, je peux vous assurer que vous trouvez dans cette maison de justice de bonnes compétences qui sont toutes dévouées pour rendre une justice saine. Vous connaissant tous, je ne doute point que vous travaillerez à créer les meilleures conditions d’expression de ces compétences. Ne trouvez pas prétentieux de ma part de vous suggérer de les mettre en confiance. A mes collègues magistrats, agents et officiers de police judiciaire ainsi que ceux de l’administration pénitentiaire, je voudrais tellement vous recommander aux nouveaux chefs. Je souhaiterai que vous leur accordiez tous vos soutiens à eux qui viennent avec la noble mission de dire le droit. Mes frères, en vos grades et qualités, je prie Dieu qu’il nous aide et nous arme de constance afin qu’ensemble nous tenions fidèlement l’engagement de toujours construire une justice juste dont rêvent les guinéens », a-t-il laissé entendre.

Lansana Kadialy Touré, nouveau procureur de Coyah

Pour sa part, Lansana Kadialy Touré, nouveau procureur de la République près le tribunal de première instance de Coyah, s’est réjoui de la confiance placée en lui avant de rappeler ce que doit être le comportement d’un magistrat. « Je tiens à les remercier surtout et de mon engagement ardent à honorer cette confiance portée à ma modeste personne. Vous comprendrez mesdames et messieurs que la justice appartient à Dieu, le tout puissant. C’est cette mission qu’il a confiée aux magistrats pour la rendre entre les hommes. Ce qui est difficile et délicat car, elle requiert la probité morale, l’intelligence, l’impartialité, l’indépendance, en un mot la conscience professionnelle du magistrat chargé de rendre la justice. Il est temps pour les citoyens d’avoir confiance à la justice, à leur institution et que les hommes chargés de la rendre le fassent en toute honnêteté. Sans se leurrer, il faut retenir que le citoyen guinéen a perdu confiance en sa justice cela à cause du manque de célérité et de la corruption qui gangrènent cette institution », a indiqué monsieur Touré.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél : 620 21 39 77

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Kankan : manque d’engouement pour l’établissement des listes électorales

29 novembre 2019 à 17 05 10 111011

Lancées depuis le 21 novembre 2019, les opérations d’établissement et de révisons des listes électorales se poursuivent à travers la Guinée. De nombreux dysfonctionnements sont enregistrés aussi bien à Conakry qu’à l’intérieur du pays. Mais, dans la commune urbaine de Kankan, c’est plutôt le manque d’engouement qui est pointé du doigt, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans la circonscription électorale de Kankan, où on compte 162 Commissions Administratives d’Etablissement et de Révision des Listes Electorales (CAERLE), les opérations ont connu leur démarrage effectif le dimanche 24 novembre 2019. Mais, l’engouement n’est pas de taille dans la capitale de la Haute Guinée.

Selon nos informations, on ne rencontre que très peu de citoyens pour le moment au niveau des CAERLE. Mohamed Kaba est l’une des rares personnes venue se faire enrôler. « Je me suis fait enrôler parce que c’est un devoir citoyen. J’ai même été le premier à être recensé  ici. Pour récompenser un candidat, il faut voter. Et pour le faire, il faut avoir une carte d’électeur », a indiqué monsieur Kaba.

Ce manque d’engouement fait que les agents ne sont que très peu occupés. C’est le cas de Moustapha Doumbouya, vice-président de la CAERLE 11 du secteur Kabada 2, qui a confié à notre reporter que tout se passe normalement. « Avec les électeurs, il n’y a aucun problème pour le moment. Les gens viennent, on les recense et ceux qui n’ont pas des cartes d’identité, on a des fiches ici que la CENI a envoyées chez les chefs de quartiers. Ils les remplissent et après on donne les fiches de renseignement et on l’enrôle », a-t-il fait savoir.  

Poursuivant, Moustapha Doumbouya a lancé un appel à la mobilisation à l’endroit des citoyens de Kankan. « L’appel que je lance à l’endroit de la population guinéenne, et à celle de Kankan en particulier, c’est de prendre courage et de venir massivement pour s’enrôler ».

Pour sa part, la présidente de la Commission Electorale Préfectorale Indépendante (CEPI) de Kankan CEPI, madame Konaté M’Balou Kaba a fait le point sur l’évolution du processus avant d’inviter à son tour les citoyens à venir se faire recensé dans l’ordre. « Le lancement a été fait le jeudi, mais on avait des petits problèmes avec les operateurs et les superviseurs. Mais pratiquement à Kankan, l’enrôlement a débuté le dimanche. Nous rencontrons des difficultés, notamment chez les citoyens qui n’arrivent pas toujours à comprendre ce qu’on leur demande de faire devant les machines. Nous demandons aux responsables des partis politiques de mener aussi une campagne de sensibilisation afin que tous les électeurs soient inscrits sur une liste électorale », a indiqué la présidente de la CEPI de Kankan.

A noter que le chef de l’Etat, lors de sa récente visite dans le Nabaya, avait exhorté les militants et sympathisants du RPG Arc-en-ciel à aller massivement se faire recenser.

Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Boké : l’enrôlement des électeurs se passe entre engouement et lenteur

29 novembre 2019 à 15 03 30 113011

Dans la perspective de l’organisation des élections législatives du 16 février 2020, la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a lancé l’établissement et la révision des listes électorales. Mais, de nombreux couacs sont entrain d’émailler le processus. Dans la commune urbaine de Boké, l’enrôlement se passe entre engouement de citoyens et lenteur des agents de saisie, rapporte le correspondant de Guineemtin.com basé dans la préfecture.

Sur le terrain, les citoyens sont fortement mobilisés pour se faire enrôler. Mais, ils accusent les agents des Commissions Administratives d’Etablissement et de Révision des Listes Electorales (CAERLE) de lenteur. Par endroits, quelques électeurs passent toute la journée avant de se faire recenser. Pour d’autres, l’attente peut durer deux jours avant d’être devant la machine.

Dans le secteur 400 bâtiments du quartier Yomboya, plusieurs dizaines de citoyens sont mobilisés tout au tour des agents recenseurs. Débordés, les agents ont toutes les difficultés à se tirer d’affaires devant le désordre ambiant.

Depuis plus de 24h, Hamidou Sow attend sont tour, mais il n’arrive pas à se faire enrôler. « Depuis hier, je suis là pour me faire enregistrer. Mais, le problème est qu’il y a une seule femme qui fait la saisie. Pourtant, il y a beaucoup de monde. Cela nous fatigue beaucoup parce que nous aussi nous avons d’autres activités à faire. Nous voulons qu’ils soient au moins deux opérateurs de saisie. Il faut que l’équipe qui est là soit renforcée », a laissé entendre notre interlocuteur.

La même situation prévaut au niveau de la CAERLE, située dans le quartier Dibia, dans la commune urbaine. Là aussi des agents recenseurs ont du mal à travailler. Fréquemment, des cris de mécontentement sont entendus : « poussez-vous » ou encore « laissez-moi travailler », s’exclame souvent une dame, opératrice de saisie trouvée sur place. Interrogés par notre reporter, les agents n’ont pas souhaité intervenir.

Pour Elhadj Sékou Souaré, président de la Commission Electorale Préfectorale Indépendante (CEPI) de Boké, des dispositions seront prises pour résoudre le problème. « Le début des opérations a été timide, mais au fur et à mesure que nous évoluons, il y a des améliorations. On a des difficultés parce que les machines sont nouvelles. Les gens s’adaptent petit à petit. Au début, certains faisaient 45 enrôlements par jour. Mais maintenant, il y a certains qui font jusqu’à 105 enrôlements dans la journée. Actuellement, il y a la maîtrise de la machine et le carburant est là », a précisé Elhadj Souaré.

Depuis Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628-98-49-38

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Législatives 2020 : les rêves de N’Valy Condé, candidat aux primaires du RPG Arc-en-ciel à Beyla

29 novembre 2019 à 15 03 09 110911

Les élections législatives sont prévues le 16 février 2020. Déjà, la bataille pour la députation au sein des partis politiques a déjà commencé et pourrait même être source de frictions. Au RPG Arc-en-ciel, le parti au pouvoir, de nombreux jeunes loups aux dents longues ont exprimé leur volonté de demander le suffrage des électeurs pour la députation.

C’est le cas de N’Valy Condé, vice-coordinateur de la cellule de communication du RPG arc-en-ciel sur les réseaux sociaux, en service au ministère de l’Enseignement Supérieur. Dans un entretien accordé à un reporter de Guineematin.com, monsieur Condé a dit quelles sont ses ambitions pour la préfecture de Beyla.

Décryptage !

Guineematin.com : vous êtes un des candidats aux primaires à la députation pour la préfecture de Beyla. Qu’est-ce qui vous a motivé à vous présenter ?

N’Valy Condé : je suis candidat aux primaire au sein du RPG, donc ma candidature n’a pas été officialisée encore. Mais, je suis sûr que je serai le futur candidat du RPG arc-en-ciel à Beyla. Ma motivation est partie de plusieurs constats. Fondamentalement, vous savez que je suis de Beyla, précisément de Fakodou, dans la sous-préfecture de Samana, et Samana est dans la préfecture de Beyla. Je me suis rendu compte que Beyla, par rapport aux autres préfectures de la Guinée, est largement en retard, il faut le reconnaitre, notamment en termes d’infrastructures routières. Je sais aussi qu’un député n’est pas comme un maire qui a un budget de fonctionnement. Mais le député a un pouvoir que le maire n’a pas, parce qu’il a un pouvoir de proposition et de contrôle des actions du gouvernement. Et en tant que député et jeune, je pense que je pourrai jouer un grand rôle dans ce cadre. Je pourrai faire en sorte que Beyla bénéficie des avantages de notre pays et en fonction de ce qui lui est propre.

Guineematin.com : vous n’êtes pas le seul candidat au sein du parti à vouloir être député à Beyla. Quel est le nombre de candidats et quelles sont vos chances de l’emporter devant vos adversaires ?

N’Valy Condé : ce qui m’intéresse, ce sont les candidats du RPG arc-en-ciel, parce que je pense que c’est le RPG arc-en-ciel qui va gagner à Beyla. Et, je rappelle que Beyla a environ 350 mille électeurs. Je dirai que la préfecture de Beyla est plus peuplé que celle de N’zérékoré, ce que beaucoup ignorent souvent. Je voudrais rappeler que Beyla a actuellement plusieurs candidats. Selon des indiscrétions, j’apprends que la préfecture a environ 20 candidats. Mais ce qui m’intéresse, ce sont les candidats du RPG qui sont au nombre de cinq pour l’instant, dont Soumaka Douti, un jeune compétent comme moi. Car l’essentiel, ce n’est pas de disculper un candidat, l’essentiel c’est d’amener les populations à la base à choisir le candidat qu’il faut pour la commune urbaine. Moi ma chance, c’est que j’ai été choisi d’abord par la base, c’est ça la vérité, c’est pourquoi je le dis souvent, je suis le candidat de la base. L’idée est venue d’abord de ma base qui m’a proposé.

Dans mon village, on est parti dans ma sous-préfecture où les 54 Sotikèmo (entendez les sages ou autorités morales) sont convenus que je sois le candidat de la préfecture. Et, pendant que je vous parle, ils sont sur le terrain en train de convaincre les autres sous-préfectures afin qu’elles votent pour moi. Je pense qu’avec leur soutien, je vais passer. Ça, c’est au niveau de la communauté. Comme vous le savez, je dis aussi que je suis enseignant de profession. Et quand on prend les problèmes de Beyla, Beyla a fondamentalement trois grands problèmes : à savoir la déperdition scolaire, vous verrez que si on prend la sous-préfecture de Gbeké, cette sous-préfecture a plus d’élèves que la préfecture de Beyla. Ça, c’est d’après une étude que nous avons menée. Pour ça, je dirai que la responsabilité est partagée. On peut dire que l’Etat est responsable, mais ceux qui sont plus responsable, ce sont les partenaires de l’éducation à savoir l’Etat, les populations et les institutions. Il y a aussi le problème de route. Je pense que c’est au temps du professeur Alpha Condé que toute la préfecture de Beyla a connu le goudron. Nous avons bénéficié du goudron de N’Zérékoré à Beyla. Mais, dans les autres sous-préfectures, l’accès est difficile, il n’est pas facile d’y aller car les routes sont complètement dégradées. Donc, il y a des problèmes de routes à Beyla. La troisième position, c’est le renforcement de l’unité du Konia. Vous savez, le Konia est très puissant et pour qu’il continue à être puissant comme dans le passé, il faut qu’on accepte d’œuvrer pour le renforcement de cette unité. Il y a des problèmes dans toutes les communautés, mais moi mon objectif, c’est que cette communauté soit renforcée. On va me poser la question de savoir si c’est le rôle d’un député, je vais répondre par l’affirmative. Cela, dans la mesure où le député à l’Assemblée peut poser tous les problèmes, faire donc en sorte que toutes les questions soient discutées.

Guineematin.com : vous soulevez beaucoup de problèmes auxquelles la préfecture de Beyla est confrontée. Concrètement, une fois à l’hémicycle, qu’est-ce que les populations de cette préfecture peuvent attendre de vous ?

N’Valy Condé : ce que les populations peuvent espérer de moi, c’est que je suis jeune. J’ai beaucoup d’ambitions et il faut que je sois crédible aux yeux de ma communauté. Une fois à l’Assemblée, je vais changer de paradigme, c’est-à-dire la façon de faire les choses. Je ne vais pas seul à l’Assemblée nationale, je vais avec Beyla, ça veut dire que je ne vais pas dire à l’Assemblée ce que je pense mais ce que les populations veulent. Parallèlement à ça, je vais aller dans toutes les sous-préfectures de Beyla pour connaitre leurs besoins. Je vais partir à l’Assemblée nationale avec les problèmes de Beyla. Il reviendra toujours à la population de Beyla de me parler des problèmes auxquels la base est confrontée. Je serai une solution de Beyla et non une solution pour Beyla.

Guineematin.com : quel est le mot de la fin ?

N’Valy Condé : je voudrai m’adresser personnellement aux populations de Beyla, pour leur dire que je suis leur fils. Si elles votent pour moi, elles auront voté pour le développement de Beyla, elles auront voté dans l’intérêt du peuple.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Conakry : l’assainissement de la ville est reporté (Communiqué)

29 novembre 2019 à 14 02 26 112611

Conakry le 29 novembre 2019 – Le Ministre d’État, Ministre de l’hydraulique et de l’assainissement, porte à la connaissance des citoyennes et citoyens de Conakry que la journée de participation citoyenne à l’assainissement dénommée 《Conakry ville propre 》au titre du mois de Novembre 2019 est reportée à une date ultérieure pour des raisons d’installation des équipements et matériels d’assainissement des Entreprises PICCINI et Albayrak retenues à la suite d’un appel d’offre dans le cadre de l’assainissement de la ville de Conakry.

Par ailleurs, il est porté à la connaissance de tous les habitants de Conakry qu’aucune interdiction de circuler n’est de mise.

Le Ministre d’État, Ministre de l’hydraulique et de l’assainissement sait compter sur la bonne compréhension de chacun et de tous.

Elhadj Papa Koly Kourouma.

Le Ministre d’État, Ministre de l’hydraulique et de l’assainissement

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Sérédou (Macenta) : la FFI célèbre ses 10 ans en invitant à la protection de l’environnement

29 novembre 2019 à 13 01 53 115311

L’ONG Fauna et Flora international (FFI) a célébré ce vendredi, 29 novembre 2019, le dixième anniversaire de son existence dans la sous-préfecture de Sérédou, à Macenta, à travers une marche verte. Les organisateurs, vêtus d’habits de couleur verte, ont fait un carnaval en compagnie des populations de Sérédou avant de planter des arbres dans l’enceinte de la sous-préfecture, rapporte Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

Le regroupement a eu lieu à 8 h GMT. Il a réuni les membres de Fauna et Flora International et les populations de Sérédou. Les participants au carnaval portaient des pancartes où de nombreux slogans étaient mentionnés, en rapport avec la protection de l’environnement : « Changeons nos comportements et luttons contre le réchauffement climatique », « La forêt, c’est la vie. Ensemble, protégeons-la », « Herbicide: danger pour la santé et l’environnement, arrêtons son usage », « Les animaux ont droit à la vie. Ensemble, protégeons-les ».

Le carnaval est parti du siège de la sous-préfecture jusqu’au niveau du grand carrefour de Sérédou, avant de revenir à la tribune de la sous-préfecture. Au cours de la marche de sensibilisation, qui a démarré à 8 h 30 min, plusieurs messages de sensibilisation sur la préservation de l’écosystème ou de la biosphère ont été lancés à l’endroit de la population de Sérédou.

A noter qu’après près une heure de marche, des plants des espèces Flores ont été replantés dans la cour de la sous-préfecture, du lycée collège Sérédou. Certains établissements et lieux publics ont été également reboisés.

Nous y reviendrons !

De Sérédou, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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Boké : le Consortium SMB-Winning indemnise 135 personnes de 14 villages pour un montant de plus de 8 milliards

29 novembre 2019 à 13 01 40 114011

Communiqué : Les communautés de 14 villages, en opposition entre elles à cause d’un lopin de terre depuis des mois, ont été compensées vendredi 29 novembre 2019, dans le district de Dapilon, sous-préfecture de Kolaboui, dans la préfecture de Boké par le Consortium SMB-Winning à hauteur de huit milliards cent cinquante-huit millions quatre-vingt-un mille trois cent dix francs guinéens (8.158.081.310 GNF).

La cérémonie de remise des chèques a eu lieu en présence des autorités locales, du conseiller juridique de la SMB ainsi que des avocats des communautés qui, dit-on, ont fini par laver le linge sale en famille.

Un geste vivement salué par les responsables du Consortium SMB-Winning que certains qualifient de 1ère en compensation, avec une grille plus élevée en République de Guinée, et qui s’engage à poursuivre ses actions pour booster le développement dans les collectivités décentralisées de la Cité minière de Boké.

Dans un exposé, Mohamed Kallo, agent de l’équipe des inventaires a invité les bénéficiaires à l’utilisation judicieuse des montants communautaires dans les activités génératrices de revenus, l’agriculture mécanisée (moderne), les maraichages à serre, l’aménagement des terres sous tropiques, l’achat des intrants agricoles, les plantations techniques, l’éducation, la formation des enfants, les plaines agricoles et jardins potagers. Il faut rappeler que le payement de cette nouvelle compensation a été diligentée grâce à l’apport du Cabinet Société d’Expertise Environnementale et Sociale (SEES) qui a réalisé les études d’inventaires.

Pour les représentants du consortium SMB Winning, « le projet Chemin de fer va procurer de nombreux emplois en plus de l’aménagement d’un corridor agricole. Ceci, pour faire de Boké une ville prospère et émergente, et pour changer et développer la Guinée dans la paix, la quiétude sociale et la communication ».

Une idée soutenue par le Maire de la Commune Rurale (CR) de Kolaboui, Ansoumane Zito Coumbassa : « Il faut toujours associer les membres de vos familles pour mieux gérer vos dus. Ayons le dos large pour une cohabitation pacifique avec les entreprises minières… ».

Selon lui, « Rien ne sert à acheter des motos, voitures pour vendre vos âmes sans avoir même une case ou un abri pour la dignité de ta famille. C’est l’heure d’améliorer les conditions de vie de vos progénitures en vous lançant beaucoup d’aventure moderne. Vous pouvez aussi, évoluer en coopératives, groupements… ».

Communiqué transmis par le service de communication du consortium SMB-Winning

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Signature d’un Accord avec le Groupe de la Banque Mondiale pour un Appui Budgétaire à la Guinée

29 novembre 2019 à 13 01 34 113411

(Conakry, le 28 novembre 2019) Mme la Ministre du Plan et du Développement Économique, Gouverneur Pays de la Banque Mondiale pour la Guinée, a , au nom de Monsieur le Président de la République, Chef de l’État et du Gouvernement, l’honneur d’annoncer au Peuple de Guinée et à la communauté des Partenaires Techniques et Financiers que le Gouvernement guinéen et le Groupe de la Banque Mondiale ont signé, ce jeudi 28 novembre 2019 à Conakry, un accord d’Appui Budgétaire d’un montant de 90 millions de dollars USD.

Cet important appui budgétaire vise à soutenir les efforts du Gouvernement pour renforcer la gestion budgétaire, appuyer le cadre institutionnel et règlementaire pour promouvoir la compétitivité du pays et améliorer la performance financière du secteur de l’électricité en Guinée.

En effet, cet accord qui récompense surtout les performances macroéconomiques affichées ainsi que les réformes structurelles engagées permettra au Gouvernement d’avancer en profondeur dans la réforme du secteur de l’électricité tout en confortant les dépenses d’investissements publics de nature à promouvoir une croissance forte et inclusive susceptible de lutter efficacement contre la pauvreté et la précarité conformément au PNDES 2016-2020.

Il est important de rappeler que le Chef de l’Etat, Pr Alpha Condé avait personnellement plaidé, entre autres, en faveur de cet appui budgétaire auprès de la Banque Mondiale lors de sa visite, au début du mois de septembre dernier. Il avait permis de déblayer le terrain à l’equipe des ministres, hauts cadres et techniciens qui avaient pris part à Washington, aux assemblées annuelles des Institution de Brettons Woods à la mi-octobre 2019.

A noter par ailleurs que la Banque Mondiale (partenaire stratégique de la Guinée) s’était également engagée à Washington pour le financement du Projet de Développement de l’Agriculture Commerciale en Guinée (PDACG) à hauteur de 200 millions de dollars US tout comme, la possibilité pour la Guinée de bénéficier d’appui financier plus consistant au titre de l’IDA 19.

Mme la Ministre du Plan et du Développement Economique, Gouverneur Pays de la Banque Mondiale pour la Guinée se réjouit de la signature de cet accord d’appui budgétaire, témoignage éloquent de la qualité du Dialogue et du partenariat stratégique avec cette grande Institution de financement du développement. Mme Kanny Diallo rassure surtout, le Groupe de la Banque Mondiale, de l’engagement réaffirmé du Gouvernement guinéen, de tout mettre en œuvre pour une utilisation judicieuse et efficace des ressources allouées conformément aux orientations stratégiques du PNDES 2016-2020 en faveur du développement socio-économique du pays et de l’amélioration des conditions de vie des populations guinéennes.

Service de Communication MPDE

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Guinée : le don volontaire de sang sur la ligne rouge

29 novembre 2019 à 11 11 40 114011

En dépit des attentions multiples accordées ces derniers temps au système sanitaire, à la suite de l’épidémie à virus Ebola que la Guinée a enregistré, l’offre annuelle de sang dans les unités de transfusion sanguine du pays n’a pas évolué.

De nos jours, seulement 12 guinéens sur 100 acceptent de donner volontairement du sang ! Pour une population estimée à près de 14 millions de personnes, les unités de transfusion sanguine du pays devaient disposer, annuellement, au moins 280 000 poches de sang pour couvrir le besoin national.

« Mais la production annuelle de sang se situe à hauteur de 80 000 poches. Ce qui ne fait même pas encore les 50 pour cent. On est très loin des besoins de la couverture nationale » regrette le Directeur Général du Centre National de Transfusion Sanguine, Dr Haba Nyankoye Yves.

En d’autres termes, le taux annuel de collecte de sang varie de 2,4 dons pour 1000 habitants en 2011 à 5.4 dons pour 1000 habitants en 2016. Ces taux sont cependant très inférieurs par rapport à la norme de 10 unités de sang pour 1000 habitants recommandée par l’OMS pour satisfaire les besoins nationaux annuels en sang, reconnait le DG du CNTS.

La capitale Conakry avale les 50 pour cent des poches de sang produites à l’échelle nationale.

Statistiques faibles pour 2019

La Croix Rouge Guinéenne- une des organisations qui appuient le Centre National de Transfusion Sanguine- à Conakry, a l’habitude d’organiser, par trimestre, des séances de collecte de sang. A cause de « l’insuffisance de moyens », ce système de collecte est en panne.

Les statistiques de l’année 2019 qui s’achève sont très faibles : seulement 35 poches sont collectées à la date du 27 novembre 2019. Contrairement à l’année 2018 où la Croix Rouge régionale de Conakry avait collecté 287 poches de sang et l’année précédente, en l’occurrence 2017 a été plus prolixe, 528 poches de sang collectées.

Seulement à Conakry, la Croix Rouge Guinéenne a recensé dans ses livres, plus de 3.000 donneurs volontaires de sang répartis en 5 comités communaux.

Pourtant, sur le plan de vue opérationnel, la Guinée compte 41 unités de transfusion sanguine. Il y a Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS), service rattaché du Ministère de la Santé, qui a pour mission de couvrir le besoin national de sang, qui est le référentiel des centres régionaux de transfusion sanguine et des unités hospitalières de transfusion sanguine.

« Politique nationale caduque »

La Guinée compte également des structures d’appui dont le Comité national multisectoriel de transfusion sanguine et des comités hospitaliers de transfusion sanguine. La première cité a pour rôle d’informer et conseiller les Autorités nationales sur l’appui à apporter au système de transfusion sanguine et les second, ont pour rôle de donner des conseils en matière de bonnes pratiques de transfusion sanguine à l’échelle de l’Hôpital.

Selon le Document dit Plan de développement sanitaire de la Guinée, «de nos jours, la problématique des produits du sang est caractérisée par une faible législation qui régit le domaine de la transfusion sanguine. La politique nationale de transfusion sanguine élaborée en 1998 est caduque et inadaptée au contexte actuel. Sa faible mise en œuvre est influencée par l’insuffisance des moyens : infrastructures, équipements, personnels, formations, budget (CNTS, CRTS, UHTS) due au sous financement de la part de l’Etat et de ses partenaires. »

Le Directeur Général du CNTS, Dr Haba, précise par ailleurs que la division administrative du pays, au moment de l’élaboration de la Politique nationale de transfusion sanguine en 1996, tenait compte de quatre régions naturelles. Aujourd’hui, elle est subdivisée en sept régions administratives en plus de la zone spéciale de Conakry.

Dans la politique nationale de 1998, l’hépatite C ne faisait pas partie des examens obligations alors que de nos jours, son dépistage est une obligation avant toute transfusion sanguine.

Une autre insuffisance de la Politique nationale de transfusion sanguine de 1998 est la non prise en compte de l’hémovigilance, un processus de collecte systématique des effets indésirables ou inattendus qui apparaissent lors de la chaine transfusionnelle.

Le don familial de sang est le plus répandu à cause de l’insuffisance de la promotion du don volontaire. Ce qui ouvre la voie à des comportements qui violent systématiquement les principes éthiques édictés dans le cadre de la transfusion sanguine.

A Conakry, 4 unités hospitalières de transfusion sanguine peuvent prélever du sang, mais la qualification des poches prélevées et la préparation des composants sanguins se font uniquement au niveau du CNTS.

A l’intérieur du pays, chaque unité hospitalière fonctionne en un centre indépendant où se déroulent à la fois des activités de collecte, d’analyse, de préparation, etc…

« Lorsque chaque poste doit fonctionner comme centre indépendant de transfusion sanguine, il y a des risques qu’il y ait des erreurs de manipulation. Tous les agents ne maitrisent pas la chaine de production de façon parfaite » regrette Dr Haba

«Les médias devraient nous aider »

Au centre communal de Ratoma, une dame rencontrée à la sortie de l’unité de transfusion sanguine est dans le désarroi. Sa fille a besoin de trois poches de sang, selon une prescription médicale. Elle peine à trouver deux donneurs volontaires.

« J’ai payé de l’argent à deux jeunes pour qu’ils viennent donner leur sang pour sauver ma fille. Ils m’ont demandé de leur payer 500 000 francs guinéens. J’ai tout fait pour qu’ils diminuent ce prix, ils ont refusé. C’est contre toute attente que je suis tombée sur deux autres jeunes qui ont accepté de le faire, gratuitement.»

En Guinée, la Politique nationale de transfusion sanguine stipule que le don de sang, en toute circonstance, est volontaire et bénévole. Et mieux, le profit matériel ne doit jamais être une motivation ni pour le donneur, ni pour les responsables du prélèvement.

La sensibilisation et la mobilisation en faveur du don de sang sont en panne sèche. La journée mondiale du donneur n’est pas célébrée en Guinée depuis deux ans.

«Nous n’avons pas suffisamment de moyens de communication et de promotion du don de sang. Les communautés, on dirait qu’elles fuient leurs responsabilités. La grande majorité des médias pense que le CNTS peut payer ses communications. Ils devraient nous aider » plaide Dr Haba du Centre national de transfusion sanguine.

A l’image de certains pays de la sous-région, ce spécialiste entrevoit la nécessité d’améliorer le système de motivation des donneurs de sang. La politique nationale de transfusion devrait proposer le financement de pèlerinage annuel aux meilleurs donneurs de sang.

Les régions de Mamou, Faranah, Kindia, grâce à l’appui des partenaires techniques et financiers, organisent des séances de sensibilisation de la population, conduites par des structures de transfusion sanguine avec l’appui technique du CNTS. Une démarche saluée par les spécialistes et encouragée à être poursuivie dans les autres régions du pays. Mais la logistique et les moyens financiers font défaut.

Selon les estimations du projet de l’OMS intitulé « Pour la promotion de l’accès universel à du sang et à des composants sanguins de qualité et sûrs pour la transfusion et aux produits médicaux dérivés du plasma 2019 – 2023 », 47 % du sang est collecté dans les pays à revenu élevé, c’est-à-dire prélevés auprès de 19 % seulement de la population mondiale.

Inversement, 24 % seulement du sang est prélevé dans des pays à revenu faible ou intermédiaire, représentant 48 % de la population mondiale. Les disparités les plus marquées entre la population et le prélèvement de sang sont observées dans la Région africaine et dans la Région de l’Asie du Sud-Est, où 13 % de la population mondiale de la Région africaine n’a accès qu’à 5 % du sang collecté à l’échelle mondiale.

Amadou Touré et Maimouna Bangoura pour l’AGUIPEL

NB : Cet article est produit dans le cadre de la Semaine des Médias pour la participation des citoyens à la gouvernance en Santé. Un projet mis en œuvre par Search for common ground sous financement de l’USAID

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