Contre le 3ème mandat : le FNDC-Kindia compte marcher le mardi

22 novembre 2019 à 19 07 22 112211

La Coordination Régionale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) de Kindia ne compte pas reculer. Empêchée de marcher comme elle le souhaitait il y a une semaine, la coordination va remettre ça dans les jours à venir. La démarche vise à protester contre le projet de 3ème mandat en faveur du président Alpha Condé, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com badé dans la préfecture.

Alors que ses principaux responsables sont mis aux arrêts et détenus à la prison civile, le FNDC de Kindia ne compte pas baisser la garde. La structure projette une nouvelle marche pacifique pour protester contre le projet de nouvelle constitution qui pourrait ouvrir la voie à un 3ème mandat pour Alpha Condé. L’annonce en a été faite ce vendredi, 22 novembre 2019, par le coordinateur par intérim du FNDC de Kindia.

Une lettre d’information a été déposée à cet effet à la commune urbaine, apprend-on. Selon Kémo Mali Fofana, coordinateur par intérim, le FNDC compte organiser une autre marche le mardi, 26 novembre 2019. Elle partira de la gare routière de Yéwolé à 10h pour la Place des Martyrs, dans la commune urbaine. Ce sera une manière de dénoncer la répression sanglante de ses membres, les arrestations arbitraires et le contesté projet de nouvelle constitution. « On a déposé la lettre d’information aujourd’hui pour être dans le délai de 48h. Et nous appelons tous les fils dignes du pays, épris de justice, de descendre dans la rue pour exprimer le vrai visage du peuple majoritaire qui s’oppose au projet suicidaire du professeur Alpha Condé », a martelé Kémo Mali Fofana.

On attend désormais de voir ce que va être la réaction des autorités communales de Kindia, généralement promptes à ne pas céder.

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Kankan : des élèves du lycée Marien N’Gouaby poussent l’IRE à révoquer leur nouveau censeur

22 novembre 2019 à 19 07 02 110211

La situation était tendue dans la matinée de ce vendredi, 22 novembre 2019, au Collège-Lycée Marien N’Gouaby de Kankan. Les élèves de cet établissement ont pris d’assaut l’enceinte de l’Inspection Régionale de l’Education (IRE) pour protester contre l’arrivée d’un nouveau censeur dans leur école, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est une décision de l’IRE, prise avant-hier mercredi 20 novembre, qui a mis le feu aux poudres. Jusqu’ici censeur du lycée Marien N’Gouaby, Balla Bérété a été remplacé par Abou Camara, connu sous le sobriquet d’Abou Presse le mercredi 20 novembre. L’ancien est « rétrogradé » comme principal de collège. Irrités par cette décision, les élèves de ce lycée, dont la plupart sont des candidats au baccalauréat, ont protesté contre cette décision.

Ils étaient munis de pancartes sur lesquels on pouvait lire « le lycée Marien N’Gouaby veut M Balla ». Ils ont tenu un sit-in dans la cour de l’IRE. Devant l’inspecteur régional de l’éducation, le porte-parole des élèves, Aliou Diallo, a décliné les raisons de leur grogne. « Le message est simple. Nous avons trouvé monsieur Balla comme censeur du lycée, pendant toutes ces années, il est resté censeur. Mais, si ce matin on apprend qu’il a été remplacé par quelqu’un, nous attendons qu’il soit proviseur mais pas principal du collège, il ne peut pas être rétrogradé. Non, non et non, jamais nous ne sommes d’accord. Nous voulons que le censeur qui a été nommé ce matin soit changé, nous ne voulons pas de M. Abou Camara », a-t-il indiqué.

L’inspecteur régional de l’éducation de Kankan, Famoro Keïta, a légitimé la revendication des élèves du lycée Marien N’Gouaby. Il va finir par faire volteface pour revenir sur sa décision. « Votre porte-parole a dit que vous ne voulez pas d’Abou Camara. Donc, à partir de l’instant Abou Camara n’est plus le censeur. Maintenant, rentrez en classe et attendez les cours. Vous savez, le président doit venir demain. Donc, nous ne voulons pas de problèmes. J’ai été proviseur au lycée Marien N’Gouaby, rentrez et faites cours. A partir de l’instant, Abou Camara n’est plus censeur », a-t-il réitéré.

Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Agression de 1970 : le PDG-RDA souhaite que le 22 novembre soit marquée d’une pierre blanche

22 novembre 2019 à 17 05 57 115711

Le Parti Démocratique de Guinée-Rassemblement Démocratique Africain (PDG-RDA) a commémoré ce vendredi, 22 novembre 2019, le 49ème anniversaire de « l’agression portugaise » de 1970 à son siège à la Camayenne, dans la commune de Dixinn. Les dirigeants actuels du parti ont mis l’occasion à profit pour interpeller les autorités de Conakry sur la nécessité de marquer d’une pierre blanche cette journée en organisant désormais une cérémonie officielle pour la commémorer, a appris sur place Guineematin.com à travers un deux de ses reporters.

Oyé Guilavogui, secrétaire général par intérim du PDG-RDA

Dans son discours, Oyé Guilavogui, secrétaire général par intérim du parti, a rappelé le bilan enregistré suite à cette agression et les objectifs de la commémoration de cette journée. « Cette agression préparée et exécutée par les ennemis de notre pays fit, selon les estimations du gouvernement guinéen, 350 morts dont des victimes étrangères (trois morts et huit blessés) et des centaines de blessés côté guinéen. Ces opérations militaires contre la Guinée, l’estimation des victimes est portée à plus de 500 morts, et d’importants dégâts matériels furent enregistrés. (…) Nous, nous consacrons cette journée en premier, dans le devoir de rendre un hommage mérité à nos illustres devanciers mais aussi de commémorer la disparition de nos concitoyens qui sont tombés ce jour sur le champ de l’immortalité. Deuxièmement, il est très regrettable que la journée du 22 décembre que nous connaissons tous et qui avait été reconnue sur tout le continent africain comme journée de la souveraineté, ne soit pas aujourd’hui célébrée en Guinée. C’est très regrettable et je crois que le gouvernement guinéen doit longuement réfléchir sur cette question. Parce que cette date, elle n’est pas pour le PDG, elle appartient à toute l’Afrique, elle appartient au peuple militant de Guinée », soutient-il.

Par ailleurs, le secrétaire général par intérim du PDG-RDA a mis l’occasion à profit pour donner la position de son parti sur le projet de nouvelle constitution en Guinée. Selon lui, depuis plusieurs années, le PDG-RDA avait émis le souhait que la Guinée se dote d’une nouvelle constitution « qui prendrait en compte un modèle stable et permanant de démocratie populaire populiste, inclusive et participative. A l’époque, nous avons été l’un des rares partis politiques à dénoncer le processus d’élaboration de la présente constitution. Outre son caractère transitoire, cette constitution, par les modalités de son adoption, occultait de fait l’expression du peuple à travers un débat populaire que le référendum aurait dû conclure. Mais, mieux vaut tard que jamais, dit-on. C’est donc pour une position de principe que le PDG-RDA souscrit à un processus qui soumettrait la loi fondamentale à la volonté claire, librement consentie et exprimée par le peuple à travers un referendum », a-t-il laissé entendre.

En ce qui concerne la fixation de la date des législatives pour le 16 février 2019, Oyé Guilavogui a dit que son parti n’y trouve pas d’inconvénients. « Mais, le parti pense que pour avoir des élections, il faut que ça soit des élections transparentes et crédibles, c’est-à-dire que la voix des citoyens puisse refléter le choix des candidats. Je crois que si on est dans cette logique, on aura moins de crises sociales, on aura moins de tensions politiques. Quant au PDG-RDA, nous disons que nous avons subi un scénario aux dernières élections législatives. Ce qui s’est passé en 2013 ne nous arrivera plus. Le PDG va se présenter aux prochaines élections législatives, et nous allons rafler des voix pour être à l’Assemblée nationale », a-t-il annoncé.

Elhadj Momo Bangoura, président d’honneur du PDG-RDA

Pour sa part, Elhadj Momo Bangoura, président d’honneur du PDG-RDA, a vigoureusement condamné cette agression portugaise de 1970. Pour lui, les objectifs principaux de cette agression étaient de tuer le président d’alors, Sékou Touré, et de libérer quelques prisonniers. « Selon le rapport du gouvernement français du 60ème anniversaire de l’indépendance en 2018, conduite par le journaliste Laurent Correau, il s’agissait non seulement de libérer les prisonniers portugais, mais aussi et surtout d’éliminer le gouvernement guinéen et d’assassiner le président Ahmed Sékou Touré. Malheureusement pour les agresseurs, ils s’étaient rendu compte qu’ils étaient face à un peuple uni et organisé. Le gouvernement guinéen avait en effet distribué les armes de guerre à la population à Conakry et aux régions voisines. C’est ainsi qu’avec l’armée populaire, l’ennemi a été écrasé le même jour du 22 novembre ».

Ibrahima Sory Diallo et Saa Foko Millimouno pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Réception du Premier ministre : faible mobilisation à Mamou

22 novembre 2019 à 17 05 16 111611

Comme annoncé dans une de nos précédentes dépêches, le chef du gouvernement guinéen est arrivé à Mamou dans de l’après-midi de ce vendredi, 22 novembre 2019. Mais, à part le retour accusé dans la grande mosquée de la ville pour l’accomplissement de la prière hebdomadaire de vendredi, cette visite de Kassory Fofana n’a visiblement eu aucun impact sur le quotidien des citoyens de Mamou, rapporte un correspondant de Guineematin.com basé dans cette préfecture.

Dans la matinée, les populations sont sorties vaquer à leurs occupations quotidiennes. Les écoles ont fonctionné normalement ; et, comme à l’accoutumée, les boutiques, les magasins, les marchés et autres auxiliaires sont ouverts aux clients.

Sur le terrain, le désamour entre les populations de la ville carrefour et le Premier ministre est palpable. L’arrivée de Kassory Fofana n’a suscité aucun engouement, malgré la sensibilisation des chefs religieux.

« Monsieur Fofana a dans sa valise beaucoup de projets. La région a beaucoup d’attentes et nous allons les exposer au Premier ministre. C’est une opportunité pour nous également de poser nos problèmes », avait dit hier l’inspecteur régional des Affaires religieuses, Elhadj Amadou Kolon Barry, pour inciter les citoyens de Mamou à réserver un « accueil chaleureux » au Premier ministre.

Visiblement, cette stratégie de mobilisation n’a pas produit le résultat escompté. Car, compte tenu de la faible mobilisation constatée sur place, c’est dans la salle polyvalente de la maison des jeunes que Kassory Fofana et sa suite ont été accueillis, après la prière hebdomadaire de vendredi à la grande mosquée de Almamyah de Mamou.

D’ailleurs, à la maison des jeunes, ce sont les autorités administratives et les élus locaux qui grossissent les rangs. Tous les chefs de quartier (28) de la commune urbaine de Mamou et leurs accompagnateurs, les préfets, les maires et plusieurs sages de Pita, Dalaba et Mamou sont présents à cette réception.

A rappeler que le Premier ministre est à Mamou pour présider la cérémonie officielle du lancement de l’agence nationale d’inclusion économique (ANIES). Mais, les membres du Gouvernement sont souvent rejetés par les populations à cause de la crise politique créée par la volonté du gouvernement de changer la constitution pour permettre au président Alpha Condé de rester au pouvoir après son deuxième et dernier mandat, en 2020. Et, ce qui frustre le plus, ce sont les tueries des manifestants contre le troisième mandat et le refus de rendre justice pour les victimes.

Nous y reviendrons !

De Mamou, Boubacar ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/6573433939

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Parquet du tribunal de Kindia : Dian Bora passe la main à Amadou Diallo

22 novembre 2019 à 16 04 51 115111

La cérémonie de passation de service au parquet du Tribunal de Première Instance de Kindia a eu lieu ce vendredi, 22 novembre 2019. Le procureur sortant, Mamadou Dian Bora Diallo, a passé la main à son successeur, Amadou Diallo, en présence des autorités préfectorales et des forces de l’ordre, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Suite au décret D/2019/302/PRG/SGG du président de République en date du 18 novembre 2019, plusieurs magistrats ont changé de poste à travers le pays. Des juges, procureurs et autres substituts ont connu fortunes diverses à travers les cours et tribunaux. C’est dans ce cadre que Mamadou Dian Bora Diallo, jusque là procureur de la République près le Tribunal de Kindia, change de poste pour rejoindre la Cour d’Appel de Conakry. Il a passé le témoin ce vendredi, 22 novembre 2019, à son successeur Amadou Diallo, qui était jusque là substitut du procureur près le tribunal de Mamou.

Mamadou Dian Bora Diallo, procureur sortant

Dans sa brève allocution, Dian Bora Diallo a tenu à remercier tous les membres du personnel pour la collaboration et leur contribution dans l’accomplissement de sa mission. Il a ensuite encouragé son successeur d’autant plus que les défis sont énormes même s’il n’est pas nouveau dans l’établissement. S’adressant aux officiers de police judiciaire, Dian Bora Diallo les a invités à toujours faire preuve de rigueur et de professionnalisme. « Je vous demande la même rigueur, le même professionnalisme de continuer dans les rapports vous les services de police judiciaire et parquet d’instance, la même loyauté pour les informations préalables. Les plaintes que vous recevez, agissez strictement dans le cadre du code de procédure pénale. Aucun d’entre nous n’est là à travailler pour son intérêt personnel, vous êtes là pour le bonheur de la population de Kindia, vous êtes là pour renforcer la quiétude sociale. C’est une obligation qui nous incombe tous », a-t-il dit.

Amadou Diallo, procureur entrant

Le nouveau procureur, Amadou Diallo, a remercié son prédécesseur en lui souhaitant de mener à bien sa mission dans la nouvelle fonction à la cour d’appel de Conakry comme avocat général. Amadou Diallo a aussi profité de cette occasion pour réaffirmer son engagement à lutter contre la criminalité. « Les défis sont multiples. C’est vrai que je viens dans un contexte socio politique très difficile. Mais le magistrat, surtout celui du parquet, n’a pas peur des dossiers qu’on lui défère, qu’on lui transmet. Il n’en a pas du tout peur dans la mesure où tant qu’il marche sur la crête du Droit, il n’a aucun de problème, aussi bien du côté de la population parfois qui le comprend très mal, que du côté de sa hiérarchie. Alors, mes défis sont énormes et je compte rassurer la population de Kindia, celle de Forécaria ainsi que celle de Télimélé de ma ferme détermination à lutter contre la criminalité grandissante dans notre communauté. Et pour cela, je voudrai compter sur la collaboration de la population. Je tiens également à une franche collaboration avec mes collègues, magistrats du siège et du parquet, avec les quels je constitue une même équipe », a laissé entendre Amadou Diallo.

Elhadj N’fansoumane Touré, préfet de Kindia

Le préfet de Kindia, N’Fansoumane Touré, au nom des autorités et des populations, a souhaité bonne chance aux deux magistrats qui œuvrent pour la consolidation de l’Etat de Droit en Guinée. « Je voudrais, Monsieur le nouveau procureur entrant et Monsieur le procureur sortant désormais avocat général, prier le tout puissant, au nom de madame la gouverneure, au nom de toutes les autorités et au nom des paisibles populations, afin que Dieu que vous continuiez vos services en meilleure santé, pour que vous continuiez à être les garants de notre démocratie …».

Mohamed M’bemba Condé et Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

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Manifestation du FNDC à Conakry : « la marche de ce mardi est autorisée »

22 novembre 2019 à 15 03 56 115611

Prévue pour le mardi prochain, 26 novembre 2019, dans la capitale guinéenne, sur l’itinéraire « Tannerie-Esplanade du 28 septembre », la marche du front national pour la défense de la constitution (acte V de protestation contre le troisième mandat pour le président Alpha Condé) a été autorisée par les autorités de la ville de Conakry.

Les marcheurs partiront du Carrefour de la Tannerie pour l’esplanade du stade du 28 septembre, en passant par Gbéssia-Condébounyi, carrefour Concasseur et les rond-points de Hamdallaye et Belle vue.

Lettre réponse 1 1

lettre reponse 1

lettre reponse 2

lettre reponse 3

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Kassory Fofana à Mamou : la grande prière retardée pour attendre le Premier ministre

22 novembre 2019 à 15 03 15 111511

Comme annoncé précédemment, le Premier ministre, Kassory Fofana, était attendu ce vendredi, 22 novembre 2019, dans la préfecture de Mamou où il doit présider au lancement officiel de l’agence nationale d’inclusion économique (ANIES). Et, selon des sources jointes au téléphone par Guineematin.com, le chef du gouvernement guinéen est arrivé cet après-midi dans la ville carrefour.

Au moment où nous écrivions ces lignes, Ibrahima Kassory Fofana et sa délégation se trouvaient à la grande mosquée de Mamou, où plusieurs fidèles ont préféré quitter sans accomplir la grande ‘’Prière de Vendredi’’, retardée pour attendre le Premier ministre.

« Jusqu’à 14 heures 10’, le Premier ministre et sa suite étaient attendus à la grande mosquée. Plusieurs fidèles qui y étaient pour la prière (qui se fait d’habitude à 14 heures) sont devenus mécontents. Près de la moitié de ceux qui étaient dans ce lieu de culte ont fini par quitter sans prier. Ils faisaient quelques bruits pour marquer leur désapprobation du décalage de l’heure de la prière. L’inspecteur régional des Affaires religieuses a tenté de les calmer, mais ils sont quand même partis avant l’arrivée du Premier ministre », a confié une source qui se trouve encore à la mosquée de Almamyah où Ibrahima Kassory Fofana s’est acquitté de la grande prière de vendredi.

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Guinée : « la biodiversité ne se porte pas bien »

22 novembre 2019 à 14 02 44 114411
Mamdou DIAWARA

La Guinée a été dotée par dame nature d’immenses ressources naturelles parmi lesquelles, un vaste et riche patrimoine forestier et des espèces fauniques parfois uniques au monde. Mais la triste réalité aujourd’hui est que cette biodiversité subit des agressions de toute part, ce qui n’est pas sans conséquences sur la vie des espèces et leur habitat naturel.

Qu’est-ce que la biodiversité ? Quel est le cadre conventionnel et législatif ? Pourquoi protéger la biodiversité ? Comment se porte-t-elle en Guinée et quel est le rôle que doit jouer l’ensemble des acteurs ? Autant de questions que nous avons posées au Directeur Exécutif de « Guinée Ecologie » M. Mamadou DIAWARA.

Un entretien à bâtons rompus que nous vous invitons à suivre.

M.Mamadou DIAWARA dites-nous pour commencer c’’est quoi la biodiversité ?

Merci pour cette opportunité alors, la biodiversité pour qu’on comprenne, c’est la diversité des formes de vie qui existent sur terre. Bio c’est la vie et diversité c’est la multitude des espèces sur terre.

La biodiversité est ainsi constituée de plantes, de micro organismes, c’est tout cela qui forme la diversité génétique au sein des espèces et leurs habitats, qui forment les écosystèmes. Lorsque vous prenez la chaine trophique, ce sont des maillons interdépendants. Il y’a les producteurs, transformateurs, les prédateurs, et les consommateurs. Chaque espèce je dois préciser dépend de l’autre, et sans l’un les autres ne peuvent pas survivre. Un exemple concret, lorsque vous détruisez la forêt, cela va s’en dire que les espèces fauniques ne survivront pas.

Pourquoi protéger la biodiversité ? Puisqu’apparemment vous en parlez beaucoup avec préoccupation ?

Vous avez raison, avec tout ce qui passe en termes d’agressions, je pense fermement qu’il est i impératif de protéger la biodiversité, car notre survie et surtout celles des générations futures en dépend.

Nous devons protéger la biodiversité, car les océans, les forets, (les médicaments, la viande, la pluviométrie, et surtout le fait que les forêts séquestrent le CO2 responsable en grade partie du réchauffement climatique, qui sévit dans le monde en général et dans les pays en développement en particulier, sont autant de raisons qui doivent nous pousser à cette responsabilité citoyenne et aussi, historique, je veux parler de ce que nous aurons à léguer à nos enfants et petits enfants.

Si on vous demandait comment se porte la biodiversité en Guinée, que répondriez-vous ?

Il faut être honnête de le dire, la biodiversité en Guinée ne se porte pas bien, mais il ne faut pas s’alarmer car on peut encore agir pour préserver ce que nous avons.

Vous savez les espèces disparaissent, dans le monde, il faut donc agir. Il s’agit de prendre ses responsabilités, ne pas se contenter de dénoncer ou de tenir des rencontres pour enfin ne rien faire sur le terrain. La situation est urgente, il faut agir sans attendre. Le couvert végétal, les eaux sont polluées, la pollution de l’air, les espèces fauniques également donc, nous sommes dans une situation où l’heure ne doit plus être à la discussion, mais aux actions sur le terrain.

Récemment M le Directeur Exécutif, vous étiez au Mozambique pour une rencontre sur la biodiversité, de quoi il s’agissait et quelles sont les retombées pour la République de Guinée qui a une riche biodiversité ?

Effectivement, nous étions récemment au Mozambique dans le cadre d’un projet appelé COMBO. Il est financé par l’AFD l’agence française de développement, la fondation MAVA et d’autres partenaires. Il était question en fait, d’évaluer le parcours du projet qui concerne le Mozambique, la Guinée, l’Ouganda et Madagascar. Au cours de cet atelier, de voir comment faire allier le développement à l’environnement, pour ne pas que l’un soit détruit au profit de l’autre.

En un mot, ne pas se développer en oubliant ou en l’agressant continuellement l’environnement. La preuve, de nombreux projets évoluent de nos jours, sans la prise en compte effective de la dimension environnementale, par le non respect des études d’impact social et environnemental préalables et cela, n’est pas sans conséquences, tant sur l’environnement que sur le plan économique et social.

Que faut-il faire aujourd’hui pour sauver notre biodiversité ?

Je l’ai dit tantôt l’heure ne doit plus être aux discours mais aux actions sur le terrain, sinon je crains que la situation ne soit plus sous contrôle dans les prochaines années, alors qu’il est temps d’agir.

Aux communautés, de prendre conscience, par exemple la coupe abusive du bois, la déforestation ne sont pas des bonnes pratiques. Il faut cependant, qu’on les trouve des activités de rechange, des activités génératrices de revenus pour qu’elles trouvent ailleurs de quoi se nourrir et assurer la survie de leurs familles.

Pour protéger la biodiversité ou l’environnement en général, il faut des accords des conventions mais aussi des textes juridiques au plan national, qu’en –est –il pour notre pays ?

Notre pays a signé de nombreux accords et conventions sur l’environnement, mais aussi au plan national. Parmi eux, on peut citer la convention d’Abidjan sur le milieu marin, la convention sur la diversité biologique signée en 1992 à Rio de Janeiro au Brésil. On peut citer également les objectifs d’Aichi qui ont du mal à être atteints à cause des problèmes financiers notamment.

Au niveau national, on peut citer le code de l’eau, de l’environnement en révision, la loi du littoral aussi, le code forestier, le code la faune etc. Nous avons vraiment un cadre juridique et conventionnel approprié, mais la mise en œuvre n’est pas toujours évidente pour plusieurs facteurs.

Au niveau de Guinée Ecologie, nous faisons beaucoup de choses en termes d’appui des associations. Nous organisons des sessions de formation pour les acteurs de la société civile. Avec la mangrove par exemple, au niveau des iles Tristao nous avons reboisé plusieurs hectares de mangrove. Nous comptons atteindre 200 hectares d’ici la fin du projet déjà en cours.

Avec quels acteurs, les cibles avec les quels vous compter vous mettre pour atteindre vos objectifs ?

Avec l’ensemble des acteurs car comme vous le savez la lutte doit être inclusive et participative. On ne peut pas individuellement gagner le combat de la préservation de l’environnement. Donc, il y’a les institutions, l’assemblée nationale, les bureaux de stratégies dans les départements, les départements techniques comme l’Agriculture, les mines, l’environnement, la société civile notamment, les communautés à la base, qui sont à la fois auteurs et victimes de la dégradation de notre environnement.

Vous n’avez pas cité les médias ! Cela veut dire qu’ils n’ont pas de rôle à jouer ?

Rire… Si si, les médias sont incontournables dans tout ce que nous faisons. Les messages n’arriveront aux cibles que si les médias, notamment en langues nationales sont pas associés. Donc le rôle des médias est crucial dans tout ce que nous faisons.

Entretien réalisé par Idiatou CAMARA pour guineematin.com et radioenvironementguinee.org

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Tueries sur la route Le Prince : des jeunes de l’Axe appellent à la paix et à la non-violence (avec vidéo)

22 novembre 2019 à 13 01 46 114611

Principales victimes des différentes manifestations qui se font sur la route le Prince, des jeunes de l’Axe Hamdallaye-Kagbélén appellent à la paix. Réunis autour de la « Coalition des Jeunes Leaders de l’Axe pour la Paix », ils ont fait une déclaration ce vendredi, 22 novembre 2019, pour inviter la classe politique à instaurer la paix. L’évènement a regroupé plusieurs jeunes de l’Axe au rond-point de Hamdallaye, dans la commune de Ratoma, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans cette déclaration, la Coalition des Jeunes Leaders de l’Axe pour la Paix a commencé par rappeler les troubles que certains pays voisins ont connu, notamment la Sierra Léone, le Libéria et la Côte d’Ivoire. La Guinée avait accueilli de nombreux réfugiés venus de ces pays à cause de la stabilité que la Guinée a connue. Ce qui est aujourd’hui un lointain souvenir. Selon Mohamed Lamine Sooto Diallo, porte-parole de la Coalition, « La Guinée, autrefois havre de paix, est en train de devenir de nos jours une Guinée de haine, de division, de discrimination, de repli-identitaire, de confiscation et de restriction des libertés individuelles et collectives. Vaillant peuple de Guinée, à date, nous sommes désolés et meurtris de voir la tournure que prennent nos différents mouvements sociaux qui sont devenus pour nos gouvernants, nos agents de force de défense et de sécurité de réagir farouchement par la plus grande violence à son peuple réclamant le respect de l’ordre constitutionnel. Des guinéens dans l’exercice de leurs droits fondamentaux sont réprimés, emprisonnés, blessés, torturés et tués », a-t-il regretté.

Face aux tueries et autres exactions qui se font sur la route le Prince, les membres de la Coalition des Jeunes Leaders de l’Axe pour la Paix s’interrogent. « Peuple de Guinée, à qui profitent ces exactions, ces barbaries, ces âmes fraiches arrachées cruellement à leurs parents et à la République ? Chers concitoyens, nous sommes à la croisée des chemins, nous ne gagnerons rien en entretenant la violence et nous avons tout à gagner quand nous consolidons et préservons la paix. A qui profitent ces morts ? Qui sont ces guinéens de la mouvance ou du FNDC qui poussent à la radicalisation du peuple et à la banalisation de la vie humaine ? ».

Rappelant qu’en démocratie, le pouvoir ne s’acquiert que par les urnes et non par la rue, la Coalition des Jeunes Leaders de l’Axe pour la Paix appelle à la retenue, à l’apaisement, à la consolidation de la paix, à la préservation et la pérennisation des acquis démocratiques. « Nous jeunes de l’Axe, pionniers de tous les mouvements sociaux, rappelons à l’Etat, à la mouvance, au FNDC et aux ennemis de la République que notre bretelle Le Prince ou aucune portion de terre guinéenne ne doit être un champ de bataille. Notre route Le Prince doit faire prévaloir l’amour, l’harmonie, la cohésion, l’acceptation de l’autre selon ses opinions. Chers agents des forces de défense et de sécurité, adoptez une attitude comportementale républicaine et agissez conformément à la loi. Chers frères du FNDC, évitez la démarche de certains de nos frères politiques qui ne se reconnaissent dans ce combat que pour des besoins de positionnement électoralistes et privilégiez le rôle sacro-saint des organisations de la société civile ».

En outre, la Coalition met en garde ceux qui tirent les ficelles dans l’ombre. « A vous qui pensez vendre les âmes de nos frères pour élucider vos preuves à la famille internationale impuissante, cupide et rusée (CEDEAO, UA, UE, ONU) et à vous autres qui voulez inciter à la haine en augmentant le nombre de morts pour justifier l’insoumission et la radicalisation d’une portion ou d’une frange de la population, sachez que nous vous avons à l’œil et nous ne vous laisserons jamais brûler ce pays qui est pour nous un paradis terrestre ».

Enfin, la Coalition demande de privilégier le dialogue. « Par cette tribune, nous jeunes de l’Axe en appelons au peuple souverain de Guinée à plus de vigilance, de solidarité et de ne jamais céder à la violence. Nous demandons à la mouvance et au FNDC de privilégier le dialogue afin de trouver un dénouement heureux à cette crise qui n’a que trop duré ».

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Cellou Dalein multiplie les rencontres à l’international

22 novembre 2019 à 12 12 51 115111

Le programme à l’international du Président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, est décidément très chargé. Après avoir participé au Forum Ambition Africa à Bercy les 30 et 31 octobre dernier pour partager son expertise en matière de financement des entreprises, au mini-sommet international sur la paix à Paris du 11 au 13 novembre, et au 6ème forum sur la paix et la sécurité en Afrique des 18 et 19 novembre à Dakar, le chef de file de l’opposition guinéenne est à Fès, au Maroc, pour participer au Comité Exécutif de l’International Libéral dont il est le Vice-président. Le thème retenu cette année est : « Paix et prospérité grâce à des marchés ouverts-Placer le commerce équitable et les investissements stratégiques au cœur d’un avenir durable ».

L’ancien Premier Ministre a saisi l’opportunité qu’offrent ces rencontres de haut niveau pour partager son expérience et sa vision sur les différentes problématiques inscrites à l’ordre du jour. Il a, en plus, donné aux personnalités qu’il a rencontrées en marge de ces forums, de larges informations sur la crise entraînée par la volonté de Monsieur Alpha Condé de changer la Constitution guinéenne à l’effet de s’octroyer un troisième mandat.

A suivre !

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Fichier des enseignants : réunion d’urgence du bureau exécutif du SLECG

22 novembre 2019 à 12 12 40 114011

Après neuf mois de travaux sur le terrain, la commission en charge de l’assainissement du fichier des enseignants a rendu son rapport au Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG).

Pour partager le contenu de ce rapport tant attendu avec les enseignants, le bureau exécutif du SLECG tient une réunion d’urgence aujourd’hui vendredi, 22 novembre 2019. A l’issue de la rencontre, le SLECG va convoquer une assemblée générale dans ce sens, a appris Guineematin.com à travers ses reporters.

Adrien Gbamy, chargé de communication du SLECG

Selon Adrien Gbamy, chargé de communication du SLECG, le processus d’assainissement du fichier des enseignants est arrivé à son terme. Le SLECG, qui a reçu copie du rapport, s’est retrouvé ces derniers jours à son siège afin d’y porter une réflexion. « Hier (mercredi 20 novembre 2019, ndlr), nous étions en réunion avec le bureau national, un bureau national qui regroupe non seulement le ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, le ministère de l’enseignement supérieur et celui de l’enseignement technique mais aussi quelques responsables de la fonction publique et d’autres départements qui étaient là pour nous assister. Donc, nous avons fini ce travail ».

A la question de savoir ce qui est prévu comme suite, Adrien Gbamy a laissé entendre que le contenu du rapport sera aussi présenté aux membres du bureau exécutif du SLECG. « Il était non seulement question de nous présenter le rapport sur les statistiques, le toilettage du fichier. Ils nous ont présenté le document. Le syndicat était valablement représenté par son secrétaire général, le patriote Aboubacar Soumah, y compris les autres éléments du SLECG. Donc, le contenu a été présenté, nous avons pris acte par rapport au contenu et nous nous sommes dit puisque le syndicat ne décide pas seul, quand il y a ces genres de négociation et qu’il y a ces genres de résultats, il faut rendre compte à la base. Donc à la sortie, nous nous sommes dit qu’il faut immédiatement rendre compte avec les membres du bureau exécutif national du SLECG et cette réunion est prévue ce vendredi pour analyser ensemble le contenu du rapport », a-t-il expliqué.

En outre, le chargé de communication du SLECG a fait savoir qu’après la réunion du bureau exécutif du SLECG de ce vendredi, une assemblée générale sera convoquée samedi afin de rendre officiellement compte du contenu dudit rapport à la base. « Ce rapport qui nous a été déposé, on a pris connaissance de son contenu en tant que membre de la commission, en tant que technicien qui a fait ce travail. Nous allons exhiber le contenu du rapport le vendredi aux membres du bureau exécutif et le samedi, les autres enseignants sauront exactement le contenu du rapport », a fait savoir Adrien Gbamy.

Ibrahima Sory Diallo et Saa Foko Millimouno pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Orange Guinée, 1er à proposer une offre résidentielle 4G en Guinée !

22 novembre 2019 à 11 11 49 114911

En Mai 2019, Orange Guinée lançait le 1er réseau 4G du pays, précisément à Conakry !

Annoncé déjà en Mars, lors de la signature de sa licence, l’opérateur confirmait la révolution numérique en marche, celle la même amorcée au lancement d’Orange en Guinée, puis lors du lancement de la 3G+ et du mobile banking- Orange Money – dont il est rappelons-le – le précurseur sur le territoire.

Aujourd’hui, Orange Guinée vient une fois de plus témoigner à tous du respect de son engagement : offrir à tous les guinéens un accès au meilleur du digital : de l’abondance, une utilisation simplifiée des applications, une navigation à très grande vitesse.

En effet, après le lancement des forfaits généreux- plus de volume à prix compétitifs pour que chacun puisse en profiter ; la disponibilité de la 4G en régions- Boké, Kamsar, Fria, Labé & Mamou ; Orange Guinée propose la HomeBox.

La HomeBox est une offre résidentielle : elle est la 1ère du marché à s’adresser au grand public pour une utilisation de la 4G à la maison, sans engagement.

Elle se compose d’une flybox, un boitier qui assure une connexion en wifi jusqu’à 32 appareils

Elle est proposée en dual play pour toutes les personnes qui veulent enfin avoir une offre qui leur permette d’accéder à l’internet Haut Débit à la maison mais aussi avoir un téléphone fixe pour émettre et recevoir des appels- très utile pour pouvoir joindre ses enfants en cas d’urgence.

A la souscription, 15Go valables un mois sont offerts. Ensuite, des forfaits exclusivement réservés à l’offre sont disponibles.

Ceux-ci ont été pensé pour répondre aux utilisations diversifiées que peuvent avoir les membres d’une famille : des enfants qui regardent des dessins animés ou vidéos ; des adolescents qui sont sur leurs réseaux, suivent des films en HD ou font des recherches pour leurs devoirs ; les parents qui envoient des mails, téléchargent des fichiers…

Les forfaits proposés – à partir de 96.000 GNF- sont surtout pensés pour être accessibles de tous : 3 formules internet et appels- dont les tarifs seront dégressifs.

Orange Guinée entend à travers ce lancement permettre aux familles de profiter du meilleur de l’internet- la 4G – à la maison.

Et cela, à l’image de son souci pour les professionnels auxquels l’opérateur propose, depuis Août 2019, la Flybox Pro 4G ; une Flybox 4G permet aux petites entreprises, aux structures soucieuses de mieux communiquer tout en maîtrisant leurs charges avoir accès aux avantages du très haut débit pour être à la fois connecté et connecter les collaborateurs en wifi ; envoyer des mails, utiliser des applications ou encore télécharger des dossiers. Elle assure la performance de leurs activités professionnelles.

Dans un premier temps, la Flybox 4G pour les pros ou encore l’offre HomeBox sont proposées aux clients dans les zones couvertes par la 4G.. Ces solutions seront très prochainement disponibles dans les autres villes en région…

Orange Guinée entend donc véritablement offrir à l’ensemble des guinéens une expérience incomparable et faire de la révolution numérique leur réalité.

A propos d’Orange Guinée

Orange Guinée a lancé ses activités commerciales en Guinée en 2007. Orange met tout en œuvre pour accompagner les des guinéens dans leur développement en leur proposant le meilleur de la technologie.. 1er à lancer la 3G+, Orange Money et la 4G, Orange Guinée couvre l’ensemble de la Guinée et dispose du plus large maillage de distribution en
Guinée : plus de 26.000 points de vente pour mieux servir les guinéens.

Avec un chiffre d’affaires de près de 14,687 milliards à a fin 2018, près de 400 emplois directs, et plus de 200.000 indirects, l’opérateur est depuis 2015, leader du secteur des télécommunications en Guinée avec, aujourd’hui, plus de 7,8 millions de clients. En 2016 Son engagement sociétal se traduit par un impact socio-économique élargi évaluée à 623 Millions d’Euros dans les domaines de la santé, éducation et employabilité. Orange Guinée met l’expérience clients au cœur de sa stratégie et entend bien devenir être reconnu comme l’opérateur multi-services et digital, celui préféré des Guinéens, leur partenaire de l’inclusion digitale.

Fin

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Mamou prévient Kassory Fofana : « si le Premier ministre fait de la propagande politique… »

22 novembre 2019 à 11 11 28 112811

« Nous ne voulons voir ni une banderole, ni un t-shirt, ni une pancarte où s’est écrit 3ème mandat ou qui parle de nouvelle constitution ou bien de référendum. Si eux, ils ne dépassent pas les bornes nous ne ferons aucune réaction. Au cas où ce sont eux qui mettront l’essence dans le feu. Les gens sont mécontents. Chacun est révolté dans son âme. Les guinéens sont frustrés. On tue les gens comme on tue des bêtes dans la brousse. Des jeunes tués au printemps de leur vie. Des violations des domiciles, des arrestations arbitraires, des condamnations sans fondement… ».

Après les préfectures de Tougué et Labé où il a été accueilli par des manifestations de protestation par endroit, le Premier ministre, Ibrahima Kasory Fofana, est attendu ce vendredi, 22 Novembre 2019, dans la préfecture de Mamou. Et, dans la ville carrefour, l’inspection régionale des Affaires religieuses s’active dans la sensibilisation des couches sociales de la préfecture pour obtenir un accueil chaleureux du chef du gouvernement guinéen, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Mamou.

A la faveur d’une réunion de sensibilisation, organisée hier, jeudi, avec les coordinations régionales des communautés vivant à Mamou, les membres du FNDC, les syndicats, les femmes oulémas de Guinée, la mairie et les sages de la préfecture, l’inspecteur régional des affaires religieuses de Mamou, Elhadj Amadou Kolon Barry, a tenu à éclairer la lanterne des citoyens de la ville carrefour sur la visite annoncée du Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana à Mamou.

Elhadj Amadou Kolon Barry, inspecteur régional des affaires religieuses

« Monsieur Fofana ne vient pas à Mamou dans le cadre politique, mais dans le cadre technique. Il a dans sa valise beaucoup de projets. La région a beaucoup d’attentes et nous allons les exposer au Premier ministre. C’est une opportunité pour nous également de poser nos problèmes. Aujourd’hui, la Guinée a beaucoup de problèmes. On va dialoguer avec lui », a indiqué Elhadj Amadou Kolon Barry.

Ayant déjà entendu les échos des échauffourées qui ont émaillé la visite du Premier ministre à Labé, l’inspecteur régional des Affaires religieuses de Mamou souhaite qu’un accueil chaleureux soit réservé à Kassory Fofana et sa suite. Et, pour réussir le pari, Elhadj Amadou Kolon Barry compte sur l’esprit citoyen des habitants de la ville carrefour.

« Toutes les sensibilités sont touchées. Tout Mamou est prêt à sortir pour réceptionner son excellence Monsieur le Premier ministre. Mamou est une ville hospitalière reconnue de tout le Monde », rappelle-t-il aux populations de Mamou.

Mais, pour le premier secrétaire administratif du Front national pour la défense de la constitution (FNDC), « les gens sont mécontents et révoltés ». Cependant, assure Mamadou Madjou Diallo, cette réception du Premier ministre se passera bien si aucune propagande de troisième mandat ne se fait sur le terrain.

Mamadou Madjou Diallo, premier secrétaire administratif du FNDC Mamou

« Chacun a un totem. Nous aussi, nous allons dégager notre totem. Nous ne voulons voir ni une banderole, ni un t-shirt, ni une pancarte où s’est écrit 3ème mandat ou qui parle de nouvelle constitution ou bien de référendum. Si eux, ils ne dépassent pas les bornes nous ne ferons aucune réaction. Au cas où ce sont eux qui mettront l’essence dans le feu. Les gens sont mécontents. Chacun est révolté dans son âme. Les guinéens sont frustrés. On tue les gens comme on tue des bêtes dans la brousse. Des jeunes tués au printemps de leur vie. Des violations des domiciles, des arrestations arbitraires, des condamnations sans fondement… tous sont des causes des frustrations », a indiqué Mamadou Madjou Diallo.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/657343939

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FNDC-N’zérékoré : « un groupe de petits bandits ne va pas décider de notre destinée »

22 novembre 2019 à 9 09 55 115511

La marche du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) organisée à N’zérékoré, dans la journée d’hier, jeudi 21 novembre 2019, a drainé une foule immense. L’occasion a été mise à profit par les organisateurs pour dénoncer les promoteurs du projet de nouvelle constitution en Guinée qui ouvrirait la porte à un 3ème mandat pour Alpha Condé, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La ville de N’zérékoré s’est fortement mobilisée pour cet appel du FNDC à battre le pavé. Les opposants au 3ème mandat ont marché du carrefour Komou au Terrain Rouge de Scierie, en passant par le gouvernorat. Un meeting géant y a été tenu pour dénoncer les promoteurs du 3ème mandat.

Cécé Théa, Coordinateur régional du FNDC N’Zérékoré

Le vice coordinateur régional du FNDC de N’zérékoré, Cécé Théa, a félicité les protestataires pour la forte mobilisation. « Populations de N’zérékoré, merci pour cette forte mobilisation et votre engagement au sein du FNDC et pour la cause de notre constitution. Nous avons commencé et nous allons continuer jusqu’à ce que les promoteurs se rendent compte qu’ils se trompent. Le vrai peuple, c’est vous ! Prochainement, c’est le peuple de Guinée, c’est-à-dire nous ici rassemblés qui devons décider de la destinée de notre nation, pas un groupe de petit bandits », a lancé monsieur Théa.

Répondant à la sortie de certains promoteurs de la nouvelle constitution, le vice coordinateur du FNDC se montre catégorique. « Aujourd’hui, notre marche irrévocable de démocratie est tentée d’être dénaturée par un groupe de personnes qui regarde le rétroviseur. Alors que nous ici rassemblés, nous voulons avancer, nous voulons une Guinée qui progresse. Car une Guinée qui veut avancer n’accepte plus le Koudaïsme (le pouvoir à vie). Un pays qui veut progresser fonctionne avec des lois et des hommes capables d’écouter le peuple et de respecter le pouvoir du peuple, d’initier et d’accepter une alternance démocratique dans le pays ».

Pour terminer, Cécé Théa lance un appel pressant aux populations de N’zérékoré de ne pas succomber aux promesses qui ne seront jamais tenues. « Vaillantes populations de N’zérékoré, ne laissez personne nous voler notre avenir par des intimidations ou des promesses infécondes. Notre constitution actuelle est attaquée, on doit la défendre. Cette noble et exaltante lutte doit être celle de toutes les générations conscientes. Elle a commencé et elle doit continuer jusqu’à la victoire finale », a-t-il martelé.

De Nzérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Manifestation anti-3ème mandat en Guinée : les autorités de Forékariah étouffent l’antenne du FNDC

22 novembre 2019 à 9 09 07 110711

Depuis le mois d’octobre dernier, le front national pour la défense de la constitution (FNDC) organise des marches pour protester contre un projet de nouvelle constitution qui permettrait au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat en Guinée. Et, jusque-là, cette plateforme (qui regroupe des acteurs de la société civile, des leaders politiques, des syndicats, des hommes d’affaires…) réussi tant bien que mal à manifester à Conakry et dans certaines villes de la Guinée profonde.

Mais, dans la préfecture de Forékariah, les autorités opposent un refus catégorique à tout mouvement de protestation visant le régime actuel. Et, selon des informations parvenues à Guineematin.com, c’est le préfet, Alhassane Camara, qui aurait donné des instructions fermes à la commune, d’interdire toute manifestation à Forékariah.

Selon Oumar Bella Barry, le chargé de communication du FNDC, depuis le début des manifestations anti-3ème mandat en Guinée, trois lettres d’informations ont été adressées à la commune. Mais, aucune n’a encore reçu l’aval des autorités.

« On avait fait un premier écrit pour demander une autorisation de marcher. Mais, la commune a refusé sous prétexte que le préfet a interdit toute manifestation à Forékariah. Les jeunes ont voulu sortir sans autorisation ; mais, on a réussi à les calmer. On s’est plié à cette décision, malgré notre envie de manifester pour exprimer notre opposition à un troisième mandat en Guinée… Nous avons fait une seconde demande d’autorisation le 18 novembre dernier, pour une manifestation pacifique que nous voulions organiser le 21 du même mois. Cette demande aussi a été refusée par la commune sur instruction du Préfet. Et, ce matin, nous avons déposé une nouvelle lettre d’information à la commune. Nous voulons manifester le 26 novembre et nous attendons la réponse de la commune », a expliqué Oumar Bella Barry au téléphone de Guineematin.com hier, jeudi 21 novembre 2019.

Dans sa lettre-réponse du 18 novembre (dont une copie est parvenue à Guineematin.com), la mairie a d’ailleurs rappelé au FNDC le contenu d’un communiqué du préfet, Alhassane Camara, diffusé dans une radio à Forékariah. « Je (le maire) me fais le devoir de vous notifier que conformément au communiqué diffusé à la radio communautaire de Forékariah de monsieur le préfet, ainsi que la lettre qu’il a adressée à tous les chefs de services, élus locaux… aucune manifestation pouvant troubler l’ordre public n’est autorisée », lit-on dans cette lettre réponse signée du maire, Aboubacar Touré.

Mais, pour le chargé de communication de la coordination préfectorale du FNDC à Forékariah, « les autorités (en première ligne le préfet) ne veulent pas céder, parce qu’ils supposent que Forékariah est le fief du premier ministre Kassory Fofana et du RPG (le parti au pouvoir) ». Mais, rappelle-t-il, la marche est un droit constitutionnel dont le préfet ne peut pas confisquer au détriment du FNDC, constitué de citoyens libres qui jouissent de tous leurs droits civiques.

« Nous ne sommes nullement mêlés de la politique ! Nous ne sommes poussés par qui que ce soit ! Nous défendons une cause noble qui est celle de la constitution. Et, il n’est pas du pouvoir discrétionnaire, ni de la compétence de monsieur le préfet de s’opposer aux dispositions légales de la constitution », a indiqué Oumar Bella Barry, tout en exprimant la détermination du FNDC de Forékariah à battre le pavé dans les jours à venir.

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Nouvelle attaque contre le cortège du Premier ministre à Labé : la voiture de Samba Camara caillassée

22 novembre 2019 à 8 08 38 113811

Des véhicules du cortège du Premier ministre guinéen, Dr Ibrahima Kassory Fofana, qui rentraient de Tougué, dans la soirée d’hier, 21 novembre 2019, ont été la cible d’une nouvelle attaque à coups de pierres, perpétrée à l’entrée de la commune urbaine de Labé, précisément à Domby, un secteur du quartier Daka I, par des individus non encore identifiés, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Le véhicule de Samba Camara, chargé de la communication du Mouvement Djokken Alpha et un autre transportant des journalistes ont été particulièrement touchés par les projectiles qui tombaient sur les victimes comme une pluie. En plus des préjudices sur les deux véhicules, un cadreur de la RTG aurait été blessé à la tête par un des projectiles lancés.

Samba Camara du mouvement Djokken Alpha

Samba Camara parle d’une attaque préméditée qui visait sa personne : « je n’ai pas reconnu ceux qui nous ont attaqués sur le terrain, parce qu’il y a une pluie de cailloux qui tombait sur nous. Mais, l’embuscade était montée contre ma personne. Au passage du Premier ministre, ils ne m’ont pas vu dans le cortège. Ils ont déduit alors que j’étais derrière. Ils ont donc décidé de m’attendre. Entre-temps, une rumeur selon laquelle je suis tombé en panne en brousse a fait le tour de la ville. J’ai reçu beaucoup d’appels de gens qui voulaient s’enquérir de ma situation. A chaque fois, je rassurais mes interlocuteurs. Mais, ils m’ont demandé de faire attention parce que selon eux j’étais attendu à l’entrée de la ville. A quelques mètres de là, j’ai trouvé un autre véhicule du cortège qui attendait. Ils m’ont dit qu’on ne peut pas passer parce que nous sommes attendus. Au même moment, je reçois un autre appel téléphonique qui me dit qu’il parait que je suis en panne au bas de la colline, que les gens chercheraient à venir m’attaquer à cette position. J’ai immédiatement appelé le commandant de la Gendarmerie qui a dépêché 4 pick-up. Les agents m’ont mis entre les 4 pickups, nous avons continué notre chemin. Mais, dès que nous sommes arrivés à l’endroit indiqué, on nous attendait réellement. Dès que nous sommes arrivés, il y a eu une pluie de cailloux sur nous directement. Heureusement pour moi, malheureusement pour mon ami qui était derrière. Quand ce cailloux-là est venu perforer le pare-brise. Ça l’a trouvé à côté et il est blessé » a expliqué Samba Camara.

Selon notre interlocuteur la menace contre sa personne a commencé depuis la veille, mercredi 20 novembre 2019.

« Ils disaient qu’on va brûler mon véhicule. On va faire ceci, on va faire cela. C’est prémédité depuis hier. Pour le moment, je ne peux pas dire avec exactitude que j’étais menacé. J’ai envoyé le message à cette personne qui m’a menacée pour lui dire que j’ai reçu le message de l’ordre que tu as donné aux enfants de brûler mon véhicule. Je lui ai envoyé le message hier. Il a réagi pour dire que ce n’est pas lui. J’ai dit d’accord. Mais, aujourd’hui aussi, quand nous avons été attaqués, je lui ai renvoyé le message pour lui dire félicitation, la mission est accomplie », a-t-il ajouté, avant de préciser qu’il ne réclame que la justice parce que son mouvement n’est contre personne.

A rappeler que Samba Camara est le coordinateur du Front pour l’adoption par référendum de la constitution, créé à Labé et qui avait lancé officiellement ses activités le dimanche 30 juin 2019, même si le FARC s’est limité à des déclarations d’intention.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Révision du fichier électoral : des membres des CAERLE exigent le payement de leurs arriérées

22 novembre 2019 à 7 07 23 112311

Dans le cadre de l’exécution de son chronogramme en prélude aux élections législatives du 16 février de l’année prochaine, la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) a lancé hier, jeudi 21 novembre 2019, les opérations de révision et d’enrôlement des électeurs. Sur le terrain, les travaux ont mal démarré à cause de la colère de certains membres des Commissions Administratives d’Etablissement et de Révision des Listes Électorales (CAERLE) qui réclament le payement des arriérées liées aux opérations de distribution des fiches d’identification, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Malgré la présence effective du matériel, l’enrôlement des électeurs au quartier Mafanco, dans la commune de Matam, n’a pu démarrer ce jeudi. Selon des informations recueillies sur le terrain, les membres des CAERLE ont décidé de ne pas travailler à cause du non payement du reste des primes. Un montant qui s’élève à deux cent mille (200 000) francs guinéens, apprend-on.

Abdoul Aziz Sow, étudiant diplômé et membre de la CAERLE de Mafanco Centre

Abdoul Aziz Sow, étudiant diplômé et membre de la CAERLE de Mafanco Centre, a expliqué les raisons de la colère des jeunes. « Ils ne nous ont pas dit le montant qu’on devait percevoir après la fin de la distribution des fiches d’identification des électeurs. Dans un premier temps, nous avons reçu deux cent mille (200 000) francs guinéens, et ils sont venus nous remettre pour la deuxième fois trois cent mille (300 000) francs guinéens. Mais un jour, j’ai suivi un ami dire qu’on devait percevoir 700 cent mille francs guinéens à la fin de l’opération. Nous avons reçu 500 cent mille francs et il nous reste 200 deux cent mille francs guinéens. On pensait que comme c’est une affaire nationale qu’ils allaient payer le reste de notre argent à la fin de la distribution des fiches d’identification des électeurs. Mais jusqu’à présent, nous n’avons rien reçu. Quand le superviseur était venu, nous lui avions dit qu’on ne peut pas travailler sans connaitre ce que nous devons gagner à la fin de l’opération. Mais, il nous a dit de continuer notre travail et qu’il allait remonter l’information au niveau de la CENI. Le lendemain, il est venu nous dire qu’ils ont conclu ensemble avec l’appui de la CENI de nous remettre 700 cent mille francs guinéens », a-t-il fait savoir.

Mohamed Salif Sylla, premier assesseur de la CAERLE de Mafanco Centre

Abondant dans le même sens, Mohamed Salif Sylla, premier assesseur de la CAERLE de Mafanco Centre, soutient que les promesses pour le payement de leurs primes n’ont jamais été réalisées. « Lorsqu’ils sont venus ramasser les fiches d’identification des électeurs, ils nous ont promis de payer le reste de notre argent avant le début des opérations de révision et d’enrôlement des électeurs. C’est ce qui fait nous ne sommes pas contents. Nous sommes énervés et s’ils veulent que le travail soit bien fait, ils n’ont qu’à tout faire pour nous donner nos 200 mille francs guinéens. Il faut ça d’abord. Si nous acceptons ça, ils vont continuer à ne pas payer nos primes cette fois pour les opérations de révision et d’enrôlement des électeurs », lance-t-il.

Ousmane Sanoh de la CAERLE 215 de Mafanco, secteur II

Contrairement à ses prédécesseurs, Ousmane Sanoh de la CAERLE 215 de Mafanco, secteur II, garde espoir et promet de continuer le travail. « Ils doivent nous payer un montant de 200 cent mille francs guinéens mais cela n’a pas été fait. Je garde espoir et je suis en train de m’installer pour commencer le travail. Comme ils nous ont promis de payer notre arriérée, je garde espoir et nous avons remonté toutes les difficultés rencontrées lors de la distribution des fiches d’identification des électeurs. Les travaux vont normalement commencer demain », a-t-il laissé entendre.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Enrôlement et révision des listes électorales : des retards enregistrés à Dixinn

22 novembre 2019 à 6 06 54 115411

La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a lancé officiellement les opérations d’enrôlement et de révision de la liste électorale hier, jeudi 21 novembre 2019. Dans la commune de Dixinn, les travaux ont commencé avec un certain retard et sans grand engouement au niveau des Commissions Administratives d’Etablissement et de Révision des Listes Électorales (CAERLE) a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La commune de Dixinn compte un peu plus de 100 mille électeurs pour 23 quartiers. L’acheminement des machines de saisie et autres kits, qui a débuté hier mercredi, s’est poursuivi ce jeudi. Ce qui fait que les travaux d’enrôlement et de révision tardent à démarrer jusque-là.

Mamoudou Kaba, membre de la Commission Électorale Communale Indépendante de Dixinn

Au quartier Dixinn port par exemple, les machines sont déjà en place mais les opérateurs de saisie n’étaient pas encore arrivés lors de notre passage à ce bureau. Selon Mamoudou Kaba, membre de la Commission Électorale Communale Indépendante (CECI) de Dixinn et superviseur de Dixinn Port, a fait savoir que c’est les opérateurs de saisie ont un problème. D’où leur absence ce jeudi matin. « Nous sommes là, nous sommes en attente des opérateurs de saisie. Pour le moment, on ne les voit pas. On est à leur attente, dès qu’ils viennent, ça va démarrer. Je ne sais pas ce qui explique ce retard parce que c’est une commission à part. Cependant, j’apprends de sources non officielles que leur société Hermès a un petit problème avec eux et qu’ils attendent que ce problème soit réglé avant de venir », a-t-il laissé entendre.

Conscient du manque d’engouement des citoyens lors de la première étape, monsieur Kaba invite les citoyens, particulièrement ceux de Dixinn Port, à s’intéresser à ces opérations électorales. « C’est une occasion d’assainir le fichier. Depuis 2015, il n’y a pas eu de révision des listes électorales. Les accords du 12 octobre ont stipulé qu’avec ce fichier 2015, on pouvait aller aux élections communales et qu’à partir de là, on devrait revenir pour une révision à titre exceptionnel. C’est ce dont il est question aujourd’hui. Alors, tout le monde doit se recenser, tout le monde doit s’enrôler pour pouvoir voter car personne ne peut voter s’il n’est pas sur une liste électorale », a-t-il conseillé.

Mamadou Boké Barry, président de la CECI de Dixinn

Pour sa part, Mamadou Boké Barry, président de la CECI de Dixinn, a minimisé le retard du démarrage des opérations. « Nous avons un peu de plus de 100 milles électeurs. Les membres des démembrements sont en train d’envoyer le matériel au niveau des sites des CAERLE, c’est ce qui est à la une. Certains ont envoyé le matériel depuis hier. Seulement, on avait 5 machines qui étaient défectueuses. On a cherché à corriger ça. Donc, je ne dirai pas que ça c’est un retard parce qu’il y avait des activités préliminaires qui devaient être déroulées avant que les travaux ne démarrent. Il s’agit des inscriptions, il y a certaines radiations qu’il faut faire. Donc, il faut des étapes à suivre avant les travaux proprement dits. Ce sont des travaux qui n’auront pas d’impact dans les opérations », a-t-il soutenu.

Parlant d’éventuels problèmes qui pourraient se poser dans le déroulement de cette deuxième phase des opérations électorales notamment en ce qui concerne la rémunération des agents de saisie, le président de la CECI de Dixinn a dit que la CENI a déjà réglé ce problème. « La première et la deuxième tranche sont déjà payées. La première tranche, c’était 200 mille ; la deuxième, 300 mille ; la troisième, c’est 200 mille. Mais, ils prévoient d’améliorer cela un peu, faire un plus. Donc en tout, les membres des CAERLE, c’est prévu 700 mille en tout. Mais pour le moment, ils ont reçu 500 mille », a-t-il précisé.

madame Barry Dr M’Bambé Sakho, coordinatrice des opérations électorales à Dixinn

Pour sa part, madame Barry Dr M’Bambé Sakho, coordinatrice des opérations électorales à Dixinn, a assuré que cette deuxième phase des opérations électorales se passera très bien. Elle dit que sa mission consistera à compiler chaque jour la remontée des informations et envoyer à la hiérarchie. « Notre rôle c’est vraiment anticiper tout ce qui peut arriver comme problème. Donc, chercher toujours à trouver un plan B en cas de problème et informer la hiérarchie d’heure en heure. Et pour nous faciliter la tâche, j’ai dit aux 23 coordinateurs de créer des groupes WathsApp et de me mettre dedans. Tout cela, c’est pour aller efficacement », a-t-elle indiqué.

A noter que les opérations d’enrôlement et de révision de la liste électorale vont se poursuivre jusqu’au 16 décembre 2019.

Ibrahima Sory Diallo et Saa Foko Millimouno pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Enrôlement des électeurs : les travaux lancés avec un léger retard à Kaloum

22 novembre 2019 à 6 06 36 113611

Conformément au communiqué du président de la CENI, les opérations d’enrôlement et de révision des listes électorales ont été lancées hier, jeudi 21 novembre 2019, dans la commune de Kaloum. Mais, le démarrage des travaux sur le terrain a connu un léger retard dans cette localité qui abrite le centre administratif et des affaires de Conakry. Et ils n’ont pas connu de l’engouement en cette première journée, a constaté un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Prévus pour démarrer ce jeudi matin, c’est finalement dans l’après-midi que les travaux ont été lancés sur le terrain dans la commune de Kaloum. Dans certaines CAERLE (Commissions Administratives d’Etablissement et de Révision des Listes Électorales), cette journée a été consacrée uniquement à l’installation des kits d’enrôlement. Mais, Souleymane Magassouba, le président de la Commission Électorale Communale Indépendante (CECI), annonce que les travaux ont démarré effectivement démarré dans la commune.

Souleymane Mangassouba, président de la Commission Électorale Communale Indépendante

« Le démarrage des travaux de révision des listes électorales est effectif au niveau de la commune de Kaloum. Tous les agents sont partis sur le terrain pour le lancement des opérations. En ce qui concerne la situation des agents recenseurs, ils ont signé un contrat avec une société, et après la signature de ce contrat, ils ont reçu leurs premières avances sur le terrain pour démarrer le travail… C’est un travail très sensible qu’ils sont en train de faire. Je leur demande donc d’être beaucoup plus responsables, courageux, patients et surtout stricts dans le travail. C’est bien vrai que le travail est très difficile mais il faut qu’ils soient disponibles et prêts à travailler avec les communautés », a-t-il exhorté.

En plus du retard enregistré dans le lancement des activités, il faut signaler aussi le manque d’engouement chez les électeurs. Amara Touré, commissaire à la CECI de Kaloum et coordinateur des travaux de révision dans les 5 CAERLE du quartier Manquepas, estime que la faible mobilisation des citoyens s’explique par le manque d’information.

Amara Touré, commissaire à la CECI de Kaloum

« Nous avons effectivement démarré les travaux. Aujourd’hui, dans certains secteurs, on a même commencé à enrôler les électeurs qui ont commencé à venir mais faiblement. Vous savez, c’est le début. Et quand c’est le début, il n’y a pas d’engouement. Face à cela, nous demandons à ce que les responsables du haut niveau nous aident à impliquer les autorités locales, à savoir les chefs de quartiers, les chefs de secteurs, les chefs religieux, les chefs de familles dans la communication pour que toutes les personnes qui ont l’âge de voter puissent être informées du démarrage des opérations de révision des listes électorales. Parce que nous constatons que les gens ne sont pas informés du lancement des opérations », soutient Amara Touré.

La circonscription électorale de Kaloum comprend 48 CAERLE, dont 5 dans la sous-préfecture de Kassa pour un total de 8 superviseurs et 48 opérateurs de saisie. Chaque CAERLE dispose d’un kit composé entre autres d’un capteur d’empreinte digitale, une caméra, une tablette, une batterie et un groupe électrogène portable. Les opérations d’enrôlement et de révision des listes électorales vont durer 25 jours.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 0224 622919225 / 666919225

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Enrôlement des électeurs : un retard enregistré à Boké

22 novembre 2019 à 6 06 24 112411

Officiellement, l’opération d’enrôlement et de révision des listes électorales a été lancée hier, jeudi 21 novembre 2019, dans tout le pays. Mais à Boké, les travaux n’ont pas commencé sur le terrain, selon le constat du correspondant de Guineematin.com sur place.

Dans les différentes Commissions Administratives d’Etablissement et de Révision des Listes Electorales (CAERLE) de Boké, pas de travail ce jeudi. Les membres de ces commissions étaient plutôt rassemblés dans les locaux de la CEPI pour récupérer les kits d’enrôlement et les autres matériels de travail. Une situation que le président de la Commission Electorale Préfectorale Indépendante, Elhadj Sékou Souaré, tente de justifier.

« Chaque préfecture a ses stratégies. Moi, j’ai des îles, donc si je ne fais pas attention et je mets les gens directement sur le terrain, c’est de les sacrifier. Alors, que les gens ne se fassent pas d’illusions. Envoyer les kits dans les îles et dans les bowé n’est pas facile parce que le matériel est très sensible. Ensuite, la CENI a pris des moyens et a mis à la disposition de la Société ERMES mais elle ne connaît pas bien le terrain », déplore le président de la CEPI.

L’autre raison qui expliquerait ce retard, c’est la non disponibilité des motos qui serviront de moyens de transport pour les 18 agents chargés de superviser les 130 CAERLE de la préfecture. Mais, le président de la CEPI de Boké assure que toutes les dispositions sont prises pour que les travaux puissent démarrer et se dérouler normalement sur le terrain.

« Aujourd’hui, les enrôleurs ont les contrats et les ordres de mission signés, ils ont des montants virés au titre des primes, parce que ce n’est pas le moment d’abandonner les jeunes sur le terrain. Ils sont tous affectés et ils savent où ils doivent aller pour le travail. Nous invitons les autorités locales, les chefs de quartiers et les partis politiques à soutenir cette opération », a-t-il lancé.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628-98-49-38

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