Oustaz Ramadan tranche : « la célébration du Maouloud n’a pas de fondement »

9 novembre 2019 à 19 07 53 115311
Oustaz Mohamed Ramadan Bah, chroniqueur islamique et imam à Koloma

Comme annoncé précédemment, beaucoup de fidèles musulmans de Guinée ont célébré le Maouloud (de l’arabe, al-mawlid an-nabawîy ; appelé mouloud, maouloud, mouled ou maoulide) la nuit d’avant-hier à hier, samedi 09 novembre 2019. Une fête qui commémore la naissance du prophète de l’islam, Mohamed (PSL). Mais, cette célébration est loin de faire l’unanimité chez les musulmans. Les différents courants de fidèles ont des divergences autour de l’authenticité de cette fête. Quand certains célèbrent le Maouloud dans la ferveur et avec beaucoup de spiritualité, d’autres estiment que c’est une simple innovation qui n’a aucun fondement religieux. C’est le cas du chroniqueur islamique Oustaz Mohamed Ramadan Bah, également imam à Koloma qui a accordé un entretien à un reporter de Guineematin.com sur le sujet hier, samedi.

Décryptage !

Guineematin.com : contrairement à d’autres musulmans, vous n’avez pas célébré le Maouloud hier nuit. Pourquoi cela ?

Oustaz Mohamed Ramandan Bah : la célébration de l’anniversaire de la naissance du prophète que certains appellent Maouloud An-naby, c’est quelque chose qui est très nouveau dans la religion. En tout cas, on n’a pas de référence dans les livres spirituels, dans le saint coran, dans les hadiths du prophète, dans les dires des compagnons et même ceux qui ont suivi les compagnons du prophète. Donc, cette célébration n’a pas de fondement. Et, si une adoration n’a pas de source dans le saint coran et dans les hadiths du prophète, cette adoration est considérée comme nulle en islam. Toute adoration doit avoir une référence dans le saint coran ou dans les hadiths du prophète. Sans quoi, l’adoration n’est pas fondée ou n’a pas de sens.

Le Maouloud n’a pas de source, n’a pas de preuve. On n’a pas encore vu de preuve ni dans le coran ni dans les hadiths. Ce n’est pas pour critiquer quelqu’un ou haïr quelqu’un, non. Loin de là. Mais, le prophète ne l’a pas célébré, les compagnons du prophète ne l’ont pas célébré. Et ceux qui l’ont suivi et ses compagnons ne l’ont pas fait. C’est tout dernièrement que les gens ont commencé à célébrer l’anniversaire du prophète. Il y a certains même qui disent que parce que les chrétiens célèbrent l’anniversaire de Jésus Christ. Donc, ils imitent ces chrétiens pour célébrer l’anniversaire du prophète Mohamed. C’est quelque chose qui n’a pas de référence dans la religion.

Guineematin.com : que doivent alors faire les musulmans à l’occasion de la date de naissance de leur prophète ?

Oustaz Mohamed Ramadan Bah, chroniqueur islamique et imam à Koloma

Oustaz Mohamed Ramandan Bah : le prophète (PSL), qu’est-ce qu’il a fait le jour de sa naissance ? On sait que ça c’est unanime. Les savants sont unanimes sur le fait que le prophète est né un lundi. C’est le jour de la naissance du prophète qui est recherché, ce n’est pas la date. Puisque sur la date, il n’y a pas de consensus là-dessus. Il y a certains qui disent que c’est le 12, d’autres disent que c’est le 14 du mois Rabioul Awwal, c’est-à-dire le troisième mois lunaire. Il n’y a pas de consensus là-dessus. Mais, en ce qui concerne le jour, tout le monde est d’accord que le prophète est né un lundi. Maintenant, qu’est-ce que le prophète faisait et qu’est-ce que ses compagnons faisaient les lundis ? Le prophète, il jeûnait les lundis et les jeudis. Donc, c’est ça que les musulmans doivent faire, c’est de jeûner les lundis et jeudis. Ce n’est pas obligatoire, mais c’est surérogatoire.

C’est ce que le prophète et ses compagnons ont fait. Les compagnons ont demandé au prophète : pourquoi jeûner les lundis et les jeudis ? Le prophète a répondu : je suis né un lundi et aussi les adorations sont présentées au seigneur les lundis et les jeudis. Donc, j’aimerais que quand les anges présentent les adorations au seigneur, que ce jour soit un jour de jeûne. C’est ce que le prophète a répondu. Le prophète a dit qu’il souhaite que quand les anges présentent ses adorations au seigneur, que ces jours-là soient des jours de jeûne. Grosso-modo, ce qui est recommandé aux musulmans, c’est de jeûner les lundis parce que le prophète est né un lundi. De jeûner les jeudis aussi puisque les œuvres et les adorations sont présentées à Allah les jeudis. C’est ce que les musulmans doivent faire.

Guineematin.com : en plus du jeûne, y a-t-il d’autres actes d’adoration que les musulmans doivent accomplir à cette occasion ?

Oustaz Mohamed Ramandan Bah : à part le jeûne qui est surérogatoire, on peut faire des invocations pendant cette journée ou pendant toute la semaine surtout quand on est à jeûne, lire le saint coran, faire des sacrifices. Donc, tout cela, c’est des adorations qu’un musulman peut faire pendant ces jours. Et, cela pendant toute l’année pour un musulman qui a la force, qui a les moyens et qui est en bonne santé. Il peut faire tout cela pendant ces deux jour-là. C’est une chose qui est très importante. A tout moment, on doit adopter des bons comportements. Surtout quand on est à jeûne, on doit adopter des bons comportements.

Guineematin.com : avez-vous un dernier mot pour clôturer cet entretien ?

Oustaz Mohamed Ramandan Bah : c’est toujours appeler nos frères et sœurs à adorer Allah. Surtout à rechercher la connaissance, toute la connaissance, essayer de comprendre l’islam. Il y a beaucoup de gens qui apprennent la religion à travers les médias, à travers les prédications. Oui c’est bon ; mais, ce qui est meilleur, c’est de prendre le coran, aller auprès d’un érudit, d’un Oustaz pour apprendre le coran, les hadiths et la jurisprudence en islam. C’est cela qui pourra nous aider tous à comprendre mieux la religion.

Propos recueillis par Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Cellou Dalein : « le FNDC est devenu le cadre de rassemblement et de la réconciliation des Guinéens »

9 novembre 2019 à 19 07 22 112211

L’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) a tenu son assemblée générale hebdomadaire ce samedi, 09 novembre 2019, à son siège à la Minière. Et, c’est son leader, Cellou Dalein Diallo, qui a présidé la séance. Avec beaucoup d’émotion, l’ancien Premier ministre et chef de file de l’opposition guinéenne a rendu un vibrant hommage au peuple de Guinée pour sa mobilisation contre le troisième. Il s’est aussi indigné des violences perpétrées par les forces de l’ordre, avant d’annoncer les couleurs de la marche du front national pour la défense de la constitution, prévue pour le jeudi prochain. Une marche qui consiste à dénoncer le troisième mandat et exiger la libération inconditionnelle des responsables et militants du FNDC encore en prison à Conakry et à l’intérieur du pays, a appris un journaliste de Guineematin.com qui a suivi cette rencontre politique.

Certains étaient dubitatifs, d’autres perplexes sur la tenue, au lendemain de la célébration du Maouloud, de l’assemblée générale de l’UFDG. Mais, c’est dans une salle noire de monde que Cellou Dalein Diallo a été accueilli ce samedi à son siège. Et, dans son allocution de circonstance, le leader de l’UFDG a félicité les militants de son parti pour leur participation à la grandiose mobilisation qui a donné un succès éclatant à la marche pacifique du FNDC le jeudi dernier. Une marche qui, selon Cellou Dalein Diallo, avait un enjeu de taille.

« Vous vous souviendrez qu’après notre marche du 24 octobre, les promoteurs du 3ème mandat ont voulu démontrer que les partisans de ce projet étaient plus nombreux, à Conakry, que les adversaires de ce projet. Ils ont voulu organiser une contre-manifestation en saisissant l’occasion du retour d’Alpha Condé en Guinée… Et, comme vous le savez, ça a été un échec total. Malgré l’effort important qu’ils ont investi pour corrompre, pour acheter les consciences, distribuer de l’argent dans les quartiers et fermer l’administration publique et parapublique, vous avez vu le résultat. Nous avons donc décidé de montrer que le succès de notre manifestation du 24 octobre n’était pas un hasard. Ainsi, nous avons demandé, nous FNDC, que les guinéens sortent pour exprimer leur opposition à ce projet de troisième mandat. Et, le jeudi 07 novembre, il y a eu une mobilisation sans précédent à Conakry. Je tiens donc à vous féliciter pour votre contribution à ce succès. Je sais que vous vous réjouissez aujourd’hui de sentir que vous étiez loin d’être seuls… Mais, je tiens à vous féliciter pour autre chose. C’est la discipline, la retenue, j’ai vu des manifestants ménagers, dans le respect, des usagers de la route. De la Tannerie à l’aéroport, les magasins des gens connus comme étant du RPG étaient ouverts. Il n’y a eu aucun acte de violence. Les étalagistes étaient au bord de la route. Mais, personne n’a piétiné un étalage. J’étais fier, parce que je n’aime pas la violence », a indiqué Cellou Dalein Diallo.

Compte tenu de la mobilisation dont les guinéens de Conakry ont fait preuve le 07 novembre dernier, sur les artères de la capitale, le leader de l’UFDG a confié que le FNDC est devenu un cadre de rassemblement et de réconciliation des guinéens.

« Avec la politique divisionniste de Alpha Condé, nous avions besoin de ça. Et, je dois féliciter le FNDC d’être devenu le creuset, le cadre de rassemblement et de réconciliation des guinéens. Des partis politiques qui avaient des positions radicalement opposées, des organisations de la société civile qui n’avaient pas de bonnes relations entre elles (…), toute la Guinée était là. Personne n’a été corrompu ou intimidé ; chacun, en tant que citoyen libre est venu affirmer son opposition à ce troisième mandat d’Alpha Condé. Demain, quand votre parti sera au pouvoir, il y aura un rassemblement à l’image du FNDC… Vous savez combien de fois nous souffrons de voir la Guinée divisée, l’égalité des chances bafouillée. Et, on ne peut pas réconcilier sans rassembler. Donc, il faudra rassembler, créer un gouvernement de large ouverture qui regroupe toutes les sensibilités pour aller vers la même direction, mettre en place un Etat de droit capable de garantir la sécurité de tous et l’égalité de chance entre les guinéens. Et ça, ça sera un gouvernement à l’image du FNDC, pour ne pas dire le FNDC », a expliqué Cellou Dalein Diallo, tout en précisant que le combat contre le troisième mandat n’est pas encore terminé.

Pour le chef de file de l’opposition guinéenne, le président Alpha Condé s’est déjà rendu compte que le peuple n’est pas avec lui. Cependant, « il (Alpha Condé) promet d’aller en forêt pour dire que Conakry n’est pas représentative de la Guinée. Mais, le FNDC ira en forêt. On va encore le terrasser et montrer que les Guinéens de la Forêt, comme ceux de la Basse Guinée, de la Moyenne Guinée, de la Haute Guinée, sont opposés au troisième mandat », a dit Cellou Dalein diallo dans un éclat rire et sous les ovations de ses militants.

Parlant des violences qui ont éclaté en début de cette semaine à l’occasion de la marche funèbre (organisée pour les onze victimes des manifestations du FNDC les 14, 15 et 16 octobre dernier), le leader de l’UFDG a exprimé son indignation face au comportement des forces de l’ordre.

« Les actes commis le lundi dernier dépassent l’entendement. Pulvériser un cortège funèbre de gaz lacrymogène, tirer sur un cortège funèbre n’est pas guinéen, n’est pas africain. Nous avons du respect pour les morts… Nos policiers, nos gendarmes, que nous payons, habillons et formons par nos impôts, pour assurer notre sécurité, ils ont eu ces comportements. Mais, où va la Guinée ? C’est extrêmement grave ; et, je sais que vous êtes indignés. Toute la Guinée, l’opinion nationale et internationale sont indignées par ces actes inhumains et barbares. C’est la première fois qu’on envoie des bombes lacrymogènes dans un cimetière… C’est la panique, la volonté d’intimider et surtout ils avaient peur que la manifestation du jeudi (07 novembre 2019) ne réussisse. Mais, aller jusqu’à tuer des gens qui viennent compatir à la douleur des familles et prendre part à l’inhumation des victimes, ça, ça dépasse l’entendement. Mais, Dieu est grand ! Vous savez, la fin de règne a toujours des signaux. Sinon, on ne peut pas se comporter comme ça et dire après que c’est le vent qui a orienté les bombes lacrymogènes vers le cimetière. Dieu va les payer. Parce que Dieu a demandé que les morts soient respectés, qu’ils soient enterrés dans la dignité. Et, eux (les forces de l’ordre) ont trouvé le moyen de violenter, de blesser, d’humilier, de tuer à l’occasion d’une inhumation », s’est indigné Cellou Dalein Diallo tout en présentant ses condoléances à tous ceux qui ont perdu des proches dans ces violences perpétrées par les forces de l’ordre.

S’agissant de la manifestation prévenue pour le 14 novembre prochain par le FNDC, le leader de l’UFDG a appelé les guinéens à plus d’ardeur et de détermination.

« La prochaine manifestation, il faut qu’on double la performance. Le FNDC a lancé un mot d’ordre pour jeudi. Je sais qu’il fait chaud, je sais que les gens ont été extrêmement courageux. Et, le jeudi (14 novembre), c’est de l’aéroport au palais du peuple. Nous comptons sur vous ; et, il faut que cette fois-ci, que nous exigeons la libération immédiate et sans condition d’Abdourahamane Sanoh et de ses collègues, kidnappés, jugés et condamnés arbitrairement. Nous exigeons la libération de tous ceux qui sont actuellement arrêtés à l’occasion de ces manifestations contre le troisième mandat. Et, donc, la marche du jeudi, c’est pour dénoncer le troisième mandat et la libération de nos camarades arbitrairement détenus », a annoncé Cellou Dalein Diallo, avant de prendre congé de son auditoire.

A noter qu’au cours de cette rencontre politique, un trophée décerné au leader de l’UFDG par « African leadership Awards » a été présenté aux militants de son parti.

« Monsieur Cellou Dalein Diallo, président de l’union des forces démocratiques de Guinée, Award de l’engagement pour la paix et la concorde en Guinée et en Afrique. African leadership Awards -Edition 2019 », peut-on lire sur ce trophée.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Hommage au ministre Ibrahima Dieng : un grand homme de principes (Par Amadou Diouldé Diallo)

9 novembre 2019 à 19 07 01 110111
Feu Ibrahima Deing, ancien ministre guinéen de la Sécurité

A le voir en famille lors des cérémonies, chahuter, provoquer ses belles-sœurs, cousines et même ses belles nièces, dont il regrettait ne pas être le cousin, on pense à un homme chaleureux, juste bon pour jouer à la comédie. Erreur !

Une fois sur le front du travail, c’est un homme très rigoureux, à cheval sur les principes, téméraire à dire la vérité à n’importe qui, n’importe où, n’importe quand.

Cette anecdote suffit pour s’en convaincre. Un jour, son neveu, le fils du professeur Naye Dieng, son frère aîné, accidente mortellement un jeune dans la zone de Bambéto. Il est immédiatement mis aux arrêts et mis au violon au commissariat de police de Bambéto. Sa mère, Hadja Yayé Sow, ses tantes Diafarou et Koumborou, ainsi que plusieurs membres de la famille, se présentent au commissariat et envoient à manger au détenu.

Informé, Ibrahima Dieng, alors tout puissant ministre de la Sécurité arrive sur les lieux. Il ordonne à sa propre famille de quitter manu militari le commissariat de Bambéto et menace les policiers de sanctions au cas où quelqu’un rendrait visite au détenu, dont il exigera d’ailleurs le durcissement des conditions de détention. « Mon neveu est un criminel », dira-t-il.

Le lendemain, Ibrahima Dieng, en tant qu’oncle du détenu, constituera une délégation, comprenant des membres de sa famille et d’amis, comme le ministre Amadou Camara, pour se rendre dans la famille mortuaire, avec une enveloppe et des présents pour demander pardon. Ce que la famille du défunt, vivement impressionnée par le comportement républicain du ministre de la sécurité, accorda sans sourciller avec des prières et bénédictions pour sa réussite.

C’était cela Ibrahima Dieng que rien ne prédisposait à devenir policier pour avoir fait Economie-Finances à Poly Conakry. Le destin en avait décidé autrement. Il servira comme commissaire de l’aéroport de Labé, de Koundara, de Kissidougou, avant de rejoindre Conakry où il occupera tous les postes pour finir ministre.

Cette belle et enviable carrière, Ibrahima Dieng l’exercera avec un groupe d’amis, je dirais même une bande de copains, dont le commissaire et ministre Amadou Camara sera le plus fidèle compagnon et l’ami de tous les instants.

Ibrahima Dieng était un homme hors du commun et, comme la vie des grands hommes est toujours chargée de symboles, c’est pourquoi il nous a quittés un 9 novembre, comme Charles de Gaulle, le libérateur de la France et la voix de l’Afrique, Myriam Makéba.

En priant DIEU de l’accueillir dans son paradis éternel, tous mes vœux de soutien et de compassion vont à son épouse, Rougui Soumah, à ses enfants, et à sa prestigieuse famille qui a joué un rôle éminent dans l’affirmation et le rayonnement de la confédération théocratique du Fouta Djallon.

Justement, cette famille des Awloubhés du Fouta-Djallon constitue l’académie des princes de la parole et l’avocate du droit coutumier et islamique dans toutes les aristocraties régnantes du Fouta-Djallon, plus particulièrement celles Kaldouyanké et Séléyanké du Diwal de Labé, fondé par l’illustre Thierno Mamadou Cellou, dit Karamoko Alpha Mo Labé.

Ainsi, de Gadha Woundou à Simili, de Dalein à Lélouma, de Gadha Gomba à Mombéya, de Popodara à Singueti, de Kinsi Koté à Kaadé, de Bowé Leymayo à Ndama, de Sigon à Yembéring, de Dougountouny à Madina Wora, les farbas furent les conseillers avisés et écoutés des chefs à la fois spirituels et temporels dans cet espace foutanien véritable sanctuaire de l’islam.

De par l’endogamie pratiquement consacrée chez les Awloubhés, le ministre Ibrahima Dieng a tété au sein et à la barbe des plus éminents de cette aristocratie de la parole et du droit.

Il naquit en 1952 à Kankalabé, dans la cour royale Dialoyanké du Kolladhé, de la prestigieuse lignée d’Alpha Amadou dont les arrières petits fils (Alpha Ibrahima Sila et son fils Thierno Saïdou) assuraient le commandement. Son père, Thierno Bocar Dieng, lui-même fils de Farba Amadou, était le conseiller de la cour. Sa mère, Nênan Naïtou Sow, était la fille aînée du célèbre Farba Hammady Pellal de Labé. Et, ce n’est pas fini ! Car, dans ces connexions et interconnexions familiales de Diencounda et Sowcounda, Ibrahima Dieng est au cœur de l’étage de la fusée de Labé à Gaoual jusqu’à Koundara.

A travers surtout le grand Farba et érudit Thierno Boubou Singueti, fils unique de Thierno Bêly, l’une des rares femmes à posséder à l’époque une école coranique dont il hérita avec 40 talibés et vint fonder le village de Dianweli dans le Kinsi Koté Kakony en souvenir de l’originel à Salambaldé dans le Yembering Mali.

Thierno Boubou Singueti était le père de Thierno Ibrahima le père du comédien Sow Bailo, Thierno Mamadou Samba dit Farba Kendo mon grand maître conseiller du Kaldouyanké Alpha Ousmane Kakony, chef de canton du Kinsi Koté, de Farba Peredio, Farba Siré, Nênan Nêné Gallé Gawlo entre autres.

A noter que les Secks ascendants et descendants de la légende Farba Toura grand et emblématique conseiller de la cour des Almamys Seydiyankés de Timbo et Dabola appartiennent également à cette grande famille des awloubhés du Fouta-Djallon, ainsi que les Niang dont est issu Farba Oumar Niang de Menyega de la cour royale des Pateyankés de Bowé dans le Télimélé et qu’on retrouve aussi dans le ndama et le Badiar à Koundara.

Koto Ibrahima ainsi que je l’appelais fièrement et familialement brassait et embrassait tout ce beau monde charnellement lié à lui et dont il constituait le nectar de Babylone, la fine fleur protea et l’articulation portante dans une guinée et des guinéens succombant à son charme, à son abnégation et à sa rigueur dans le travail d’excellence.

Repose en paix mon Koto Ibrahima.

Amine !

Amadou Diouldé Diallo, journaliste et historien

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Nouvelle grève des enseignants ? Aboubacar Soumah prévient le gouvernement

9 novembre 2019 à 18 06 55 115511

Une nouvelle grève des enseignants n’est pas à exclure dans les prochains mois en Guinée. C’est le secrétaire général du SLECG, Aboubacar Soumah, qui l’a annoncé à l’occasion d’une assemblée générale du syndicat des enseignants tenue ce samedi, 09 novembre 2019, à Conakry. Le bouillant syndicaliste a clairement averti le gouvernement de cette éventualité, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Devant de nombreux enseignants mobilisés pour l’écouter, le secrétaire général du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée a annoncé la fin des travaux d’assainissement du fichier des enseignants. Des travaux qui devraient permettre d’éliminer les enseignants fictifs, mais aussi les cas de décès et d’abandons qui seraient très nombreux. Ce qui aurait pour conséquence, l’augmentation des salaires des enseignants en service. Le camp Aboubacar Soumah, à l’origine de cette initiative, réclame un salaire mensuel de 8 millions de francs pour les enseignants.

Après ces travaux, le SLECG attend donc impatiemment les fruits qui en résulteront. « Le mardi, une réunion spéciale est convoquée au ministère de la fonction publique qui va regrouper la commission nationale d’assainissement. Et le rapport final va être présenté à ladite commission qui apportera aussi ses amendements ou encore ses critiques, et à son tour, transmettra le rapport au gouvernement. C’est pour vous dire que maintenant, les travaux de cet assainissement sont bouclés. Il faut espérer que le nombre de fictifs déjà récolté puisse faire augmenter nos salaires conformément à notre attente », a déclaré Aboubacar Soumah.

Le leader du SLECG rappelle que ces travaux ont été émaillés de certaines irrégularités. Il souligne des listes ont « subtilement retirées » et remises aux IRE et DPE dans le but « de voiler » certains cas de fictifs. C’est pourquoi, il a tenu à prévenir le gouvernement d’une éventuelle grève des enseignants au cas où ils n’obtiendraient pas satisfaction.

« Si toutefois le nombre de fictifs éliminés ne permet pas au moins d’avoisiner les huit millions de francs, nous demanderons au gouvernement de nous payer exactement et totalement les huit millions. C’est un avertissement. Lorsque le rapport sera déposé dans les jours à venir, nous attendrons la réaction du gouvernement. Si à la fin décembre nous n’avons pas un résultat satisfaisant en termes de salaire, une réponse satisfaisante donc, nous allons alors déclencher une grève », a annoncé Aboubacar Soumah.

Le secrétaire général du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée appelle les enseignants membres de la structure syndicale à se préparer déjà pour cette éventualité. Les deux dernières années scolaires avaient été sérieusement perturbées par des grèves déclenchées par le SLECG, qui réclame une augmentation des salaires des enseignants.

Léon Kolié pour Guineematin.com

Tel. 661 74 99 64

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Kindia : la fête du Maouloud célébrée dans la ferveur

9 novembre 2019 à 17 05 39 113911

De nombreux fidèles musulmans de Kindia ont célébré Maouloud, la fête marquant l’anniversaire de la naissance du prophète Mohamed. Dans plusieurs mosquées de la ville, la nuit du vendredi à ce samedi, 09 novembre 2019, a été consacrée à des activités organisées à cet effet, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

Au nombre de ces activités, des prières, la lecture du coran, la récitation de cantiques ainsi que des prêches portant sur la vie du prophète de l’islam. Une façon d’apprendre aux musulmans les bons comportements de Mohamed et les inciter à l’imiter. « Le Maouloud a une importance capitale. Premièrement, ça permet de réunir les jeunes pour leur expliquer la vie du prophète (PSL). Surtout expliquer comment il a mené la bataille pour avoir la Mecque et rependre l’islam dans le monde avec ses compagnons. Et puis, le Maouloud permet également aux musulmans de se rencontrer en frères pour implorer la grâce divine », a expliqué Oustaz Moussa Sylla, premier imam de la mosquée de Sinania.

Elhadj Bachir Sanoh, 3ème imam de la mosquée de Condetta 2

Cette fête a été mise à profit par les leaders religieux des différentes mosquées pour formuler des prières en faveur de la paix, la quiétude et la cohésion nationale. Elhadj Bachir Sanoh, 3ème imam de la mosquée de Condetta 2, l’une des plus vieilles de la ville, a interpellé les fidèles à œuvrer dans ce sens. « Nous devons tous œuvrer pour la paix, la quiétude sociale et à la multiplication des actions humanitaires. C’est pourquoi nous ici, nous avons lu plusieurs fois le saint coran pour que tout se passe bien à Kindia en cette période de tension », a dit l’imam.

A noter que certains habitants de Kindia n’ont pas célébré cette fête commémorant la naissance du prophète Mohamed. Ces derniers pensent qu’il s’agit là d’une innovation qui n’a aucune base islamique.

De Kindia, Mohamed M’Bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Marche du lundi à Kindia : les autorités interdisent, le FNDC droit dans ses bottes

9 novembre 2019 à 17 05 27 112711
Alsény Farinta Camara

Un nouveau bras de fer vient de naître dans la préfecture de Kindia. Le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) compte battre le pavé le lundi, 11 novembre 2019, pour encore une fois dénoncer les velléités du président Alpha Condé de s’accrocher au pouvoir au-delà de son dernier mandat. Les autorités communales y sont fermement opposées, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La manifestation projetée par l’antenne locale du FNDC de Kindia n’a pas reçu l’aval des autorités, contrairement à celle de la journée du jeudi 07 novembre. Mais, contre vents et marrées, le FNDC campe sur sa position de marcher le lundi 11 novembre dans la cité des agrumes.

Alsény Farinta Camara, coordinateur régional du FNDC, se dit choqué par la décision de l’autorité communale. « Nous avons déjà adressé une déclaration de marche à la commune urbaine de Kindia. Mais très malheureusement, nous avons constaté avec regret que la réponse de la commune méconnait le droit de manifestation et de cortège. Au sein du FNDC Kindia, cela nous a choqués parce que tout simplement, les autorités de la commune violent une fois de plus le droit de manifestation et nous, nous maintenons notre manifestation de ce lundi 11 novembre 2019. Nous allons marcher parce que la loi est impersonnelle et elle est générale. La commune urbaine de Kindia n’appartient pas à une personne ni à un groupe de personnes », a-t-il lancé.

Les autorités de Kindia évoquent l’échec retentissant enregistré aux examens nationaux l’année écoulée pour justifier l’interdiction de la manifestation. Alsény Farinta Camara botte en touche cet argument. « L’argument que la commune a donné, c’est compte tenu des échecs massifs de l’année dernière dans secteur de l’éducation, mais qui ne relèvent pas de notre responsabilité. C’est plutôt de la responsabilité du gouvernement de faire en sorte que les élèves puissent étudier, pour qu’il y ait de succès dans les écoles. La commune nous a toujours dit de ne pas marcher et nous avons toujours coopéré, mais pas cette fois ci. Donc, que le préfet s’implique ou pas, nous nous allons marcher le lundi et surtout nous voulons une fois encore que la loi soit respectée », a laissé entende monsieur Camara.

En outre, le coordinateur du FNDC invite les habitants et citoyens de Kindia à se mobilier à nouveau contre une présidence à vie du professeur Alpha Condé. « Nous appelons nos partisans à se mobiliser davantage pour que ce lundi nous puissions donner un franc succès aux manifestations dans notre commune, pour dire une fois de plus NON au 3ème mandat », a-t-il martelé.

Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Attendu à Kissidougou, Alpha Condé brille par son absence

9 novembre 2019 à 17 05 12 111211

Le président de la République n’a finalement pas effectué le déplacement à Kissidougou, où il était attendu ce samedi, 09 novembre 2019. Alpha Condé s’est fait représenter par une délégation composée de plusieurs responsables du pays, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

De nombreux habitants de Kissidougou se sont mobilisés ce samedi au stade préfectoral pour accueillir le président Alpha Condé, qui devait animer un meeting dans la ville, première étape de sa tournée annoncée en région forestière. Mais, le chef de l’Etat n’a pas effectué le déplacement. Il s’est finalement fait représenter par une forte délégation conduite par l’ancien ministre des Transports Ahmed Tidiane Traoré, et composée du président de l’Assemblée nationale Claude Kory Kondiano, du ministre de l’hydraulique et de l’assainissement Papa Koly Kourouma, des anciens ministres Domani Doré et Alhoussein Makanéra Kaké entre autres.

Ahmed Tidiane Traoré, ancien ministre des Transports

Prenant la parole, Tidiane Traoré a expliqué l’absence du chef de l’Etat par un empêchement relatif à la crise politique en Guinée Bissau dont il est le médiateur. Il a indiqué toutefois que le président pourrait effectuer le déplacement demain à Guéckédou. Le responsable du parti au pouvoir a invité aussi les populations de Kissidougou à se mobiliser pour aller se faire recenser ou pour retirer leurs cartes d’électeurs au moment venu, afin de participer au référendum constitutionnel à venir. Un référendum qui devrait permettre d’adopter le controversé projet de nouvelle constitution et qui ouvrirait à Alpha Condé la voie à un troisième mandat.

A suivre !

De Kissidougou, Foromo Lamah pour Guineematin.com

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Horoya AC : l’entraîneur Didier Gomes limogé

9 novembre 2019 à 16 04 39 113911

Didier Gomes Da Rosa n’est plus l’entraîneur du Horoya AC de Conakry. La direction du club a décidé de se débarrasser du technicien français seulement 7 mois après son arrivée sur le banc du quintuple champion de Guinée. La décision a été annoncée ce samedi, 09 novembre 2019, par le président du HAC.

« L’habitude est une seconde nature », dit-on. Et, au Horoya Athlétic club de Conakry, on a bien pris l’habitude de virer les entraîneurs. Après Victor Zvunka et Patrice Neveu, c’est Didier Gomes Da Rosa qui en fait les frais. L’entraîneur a été limogé quelques jours seulement après la qualification de son équipe à la phase des poules de la coupe de la CAF. Cette décision surprenante découlerait de l’élimination du Horoya en ligue des champions africaine.

La direction du club annonce que c’est son adjoint Sékou Soumah qui va assurer l’intérim jusqu’à l’arrivée d’un nouvel entraîneur. Chose qui ne devrait pas tarder. On apprend que les dirigeants du HAC seraient déjà tombés d’accord avec Lamine N’Diaye, ancien entraîneur du TP Mazembe, pour succéder à Da Rosa. Sa signature pourrait être officialisée dans les prochains jours.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Perturbations dans la fourniture d’électricité : voici un communiqué d’EDG

9 novembre 2019 à 16 04 12 111211

Suite aux incidents techniques survenus hier soir sur le disjoncteur 60 Kilovolts au poste de Matoto, les départs électriques de ce poste ont été isolés et les travaux de dépannage sont en cours avec l’entreprise CWE.

Electricité de Guinée (EDG) informe son aimable clientèle que des perturbations dans la fourniture d’électricité seront enregistrées dans les quartiers :

Poste Matoto : Simbayah 1 et 2, Matoto, Sangoyah, Kissosso.

Poste Sonfonia : Sonfonia gare, Sonfonia radar, Cimenterie, Samatran, Sangaréyah, Ansoumanyah, Baïlo Bayah, Kountia Sud, Kountia Nord, Lansanayah Barrage, Lansanayah village, Dabompa, Tombolia, Enta Cité, Yattayah, Yattayah Foulamadina.

Poste Kipé : Centre émetteur, Kaporo rail, Démoudoula, Kakimbo.

Elle rassure que toutes les dispositions seront prises pour une reprise à la normale de la desserte en électricité.

EDG regrette les désagréments causés à sa clientèle par cette situation indépendante de sa volonté et sait compter sur la bonne compréhension de tous.

Conakry, le 09 novembre 2019

Le Département Communication

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Télimélé : la ruée vers le collège de Dâra qui a fait 100% au BEPC en 2019

9 novembre 2019 à 13 01 38 113811

Malgré le retard accusé l’année dernière suite à la grève du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), le collège de Dara, dans la commune urbaine de Télimélé, a fait d’excellents résultats au Brevet avec 100% d’admis pour la session 2019. Ce succès éclatant a eu pour conséquences une ruée vers cette école au compte de l’année scolaire 2019/2020 avec un fort engouement, rapporte Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

Les cours ont repris cette année avec les mêmes ambitions que l’année dernière au collège de Dara, dans la ville de Télimélé. Selon le principal, Thierno Sadou Baldé, plusieurs élèves de certaines écoles de la localité ont transféré pour ledit collège grâce au succès enregistré ces deux dernières années. « Je gère le collège de Dara depuis deux ans. L’année 2017-2018, on avait 154 candidats, dont 54 filles. On a eu 153 candidats admis, dont 53 filles. Pour l’année 2018-2019, on avait 145 candidats, dont 61 filles. On a eu 145 admis, dont 61 filles, c’est-à-dire que nous avons fait un taux de réussite de cent pour cent. Pour cette année 2019, les élèves continuent à venir. On est déjà à plus de 250 élèves en 10ème année. Et ça pourrait continuer », a précisé le proviseur.

Depuis le début des cours le 03 octobre dernier, les cours se déroulent normalement, ajoute Thierno Sadou Baldé. « Une semaine après l’ouverture des classes, il y a eu des mouvements politiques qui n’ont tout de même pas eu d’impact sur le déroulement des cours au sein de notre établissement scolaire. Tous les professeurs sont au complet et les cours se tiennent de 8h à 14h ».

Thierno Sadou Baldé, principal du collège Dara

Si le principal apprécie le déroulement des cours, il déplore par contre l’état de dégradation de la direction. « Ici, nous sommes en manque de direction. Dès qu’on est revenu des vacances, on a trouvé que certains livrets et des livres ont été détruits par les thermites. Nous avons posé le problème à un agent du Corps de la Paix qui donne des cours de Mathématiques au sein de notre établissement depuis l’année dernière et nous sommes sur les démarches pour une nouvelle direction. Ce problème nous handicape à plus d’un titre », a-t-il laissé entendre.

Les besoins ne manquent pas dans cette école. Pour mieux encadrer les élèves, le principal du collège de Dara lance un appel aux bonnes volontés pour la construction d’une clôture pour son école, à l’image du lycée Ley-Wendou qui a bénéficié des ristournes de la CBG (Compagnie des Bauxites de Guinée).

Depuis Télimélé, Amadou lama Diallo pour Guineematin.com

Tél : 621 68 61 48

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Guinée : la date des élections législatives fixée au 16 février 2020 (Source)

9 novembre 2019 à 13 01 16 111611

La Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) a fixé la date des élections législatives au dimanche 16 février 2020. L’information a été confiée à un reporter de Guineematin.com dans la matinée de ce samedi, 09 novembre 2019 par une source basée à la CENI. Les dates du début de la révision du fichier électoral ont également été définies par l’institution en charge des élections dans notre pays.

Après le camouflet subi suite au programme avorté pour la tenue des élections législatives pour le 28 décembre 2019, la CENI revient à la charge. Cette fois-ci, la date du 16 février 2020 a été choisie par l’Organe de Gestion des Élections (OGE). C’est ce qu’a confié à notre reporter une source basée à la CENI, sous le sceau de l’anonymat. « On a travaillé hier vendredi, 08 novembre 2019, jusque tard la nuit. Finalement, c’est la date du date 16 février 2020 qui est retenue pour la tenue des élections législatives en Guinée ».

A la question de savoir si cette date est consensuelle, notre interlocuteur répond par l’affirmative. « Les commissaires de tous les bords sont unanimes sur cette date. Il n’y a pas eu de tiraillement. La date du 21 novembre a été aussi retenue pour le début de la révision du fichier électoral à l’intérieur de la Guinée. Pour l’extérieur du pays, la même révision va débuter le 28 novembre 2019. La révision se fera jusqu’au 16 décembre », a précisé notre interlocuteur.

Il reste à savoir si d’autres cas de force majeure ne vont pas se poser, d’autant plus que l’organisation des élections à date dans notre pays n’a jamais été le souci de nos gouvernants.

La CENI devrait animer une conférence de presse le lundi, 11 novembre 2019, pour apporter plus de détails sur le chronogramme, apprend-on.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Mamou : la paix et l’éducation au centre de la célébration du Maouloud

9 novembre 2019 à 12 12 18 111811

A l’image des autres villes du pays, Mamou a célébré la nuit dernière, la fête de Maouloud qui commémore la naissance du prophète Mohamed. Dans la ville carrefour, l’événement a été placé sous le signe de la paix et l’éducation des enfants, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Le gouverneur de Mamou, Amadou Oury Lémy Diallo, le préfet Mory Diallo, le maire adjoint Mamadou Alpha Barry et l’ensemble des cadres régionaux, préfectoraux et communaux ont pris part à la célébration de cette date, marquée par des prières, la lecture du coran, la récitation de cantiques et d’autres actes cultuels dans plusieurs mosquées de la ville. De leur côté, les autorités ont, comme d’habitude, déployé des délégations qui ont sillonné les différents lieux de culte musulmans où est célébrée la fête de Maouloud.

Mamou, Elhadj Abdoul Karim Diallo, Directeur national des cultes au secrétariat général des affaires religieuses

Venu de Conakry pour participer à cet événement à Mamou, Elhadj Abdoul Karim Diallo, directeur national des cultes au secrétariat général des affaires religieuses, a expliqué l’importance de cette nuit pour les musulmans. « Cette nuit de Maouloud est une nuit capitale chez les musulmans. Allah lui-même a prié pour le prophète Mohammad (PSL) et il demande aux musulmans de prier pour lui encore. Allah vante les mérites du prophète Mohamed (PSL) dans les cieux.

Le prophète Mohamed est un bel exemple à suivre. Dieu dit qu’il a été envoyé pour l’humanité entière. C’est lui l’infaillible, le modèle. Le prophète est une école qui regroupe toutes les facultés et tous les départements. Nous devons enseigner nos enfants l’histoire du prophète Mohammad (PSL). Ce n’est pas une seule fois dans l’année qu’il faut commémorer la vie du prophète, mais c’est tous les jours », a-t-il dit.

Elhadj Amadou Kolon Barry, inspecteur régional des affaires religieuses de Mamou

Pour sa part, l’inspecteur régional des affaires religieuses de Mamou, Elhadj Amadou Kolon Barry, a mis l’occasion à profit pour appeler les fidèles musulmans à préserver la paix et à bien éduquer leurs enfants pour préparer l’avenir du pays. « Implorons Allah pour la paix et la cohésion sociale. Sans paix, pas de développement. Nous n’avons pas de parti politique, nous les religieux. Notre parti politique est l’islam et notre leader est le prophète Mohammad (PSL). Eduquons nos enfants, formons-les sur toute la ligne. Une jeunesse formée est une nation sauvée.

Quand les enfants sont formés, nous aurons un lendemain meilleur. Donc pensons à l’avenir de notre pays. Chacun de nous doit jouer sa partition pour que la Guinée soit un pays de référence », a dit le leader religieux, qui a formulé aussi quelques prières pour le pays. « Qu’Allah sauve notre pays des conséquences de la crise politique actuelle, marquée par des manifestations de rue. Qu’Il repende l’amour entre les fils et filles de notre pays. Qu’il nous protège de l’injustice, de la haine… »

A noter cependant que la célébration du Maouloud n’a pas connu un grand engouement à Mamou. La mobilisation des fidèles était faible dans la plupart des mosquées de la commune urbaine où des activités ont été organisées à cet effet. Une situation qui s’explique par le manque d’unanimité des musulmans autour de la commémoration de la naissance du prophète de l’islam.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/657343939

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Vol de carburant à EDG Kankan : condamnées par défaut, 7 personnes se font rejuger

9 novembre 2019 à 12 12 05 110511

Une affaire de vol de carburant à la centrale d’Electricité de Guinée (EDG) de Kankan avait fait couler encre et salive à un moment où la ville baignait dans l’obscurité. Les présumés auteurs des faits avaient été interpellés, jugés et condamnés, dont certains en fuite, à des peines de 3 à 10 ans de prison. Parmi ceux qui étaient en fuite, sept (7) se sont finalement présentés d’eux-mêmes à la barre du tribunal de première instance de Kankan le jeudi dernier, 07 novembre 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Au mois de juillet 2019, dans une décision rendue par le tribunal de première instance de Kankan, une dizaine d’individus avaient été condamnés à des peines allant de 3 à 10 ans de prison ferme dans une affaire de vol de carburant à la centrale d’EDG. Trois (3) d’entre eux seulement étaient présents à l’audience, dont le chef de la centrale. Les autres étaient tout simplement en fuite.

Finalement, sept (7) des fuyards se sont présentés pour se faire jugés. Au finish, ils ont tous été innocentés et libérés par le juge. Selon le procureur de la République près le tribunal de Kankan, Aly Touré, aucune charge n’a été retenue contre eux. « Au mois de juillet passé, l’affaire de vol de carburant a été jugé au tribunal de première instance de Kankan. Une décision de condamnation a été prise à l’encontre d’un certain nombre de personnes. C’est trois personnes qui étaient présentes à la barre et qui ont été condamnées à des peines allant de 3 à 10 ans. Il y avait aussi des personnes en fuite, 7 travailleurs d’EDG et un receleur. Donc, le jugement qui a eu lieu aujourd’hui, concernait les 7 personnes. Le juge a constaté que les 7 personnes n’étaient pas présentes lors du vol de carburant sur les lieux et l’auteur principal des faits ne les a pas dénoncés. Ces 7 prévenus qui se sont présentés à la barre ont bénéficié de la relaxe. C’est-à-dire que le tribunal ne retient aucune charge contre eux », a-t-il expliqué.

Plus loin, le procureur a fait savoir que le parquet ne fera pas appel de cette décision du tribunal tout en précisant que la condamnation reste maintenue pour ceux qui sont toujours en cavale dans cette affaire. « Par contre ceux qui ne se sont jamais présentés, la décision est maintenue à leur endroit. C’est la position de la loi et nous ne sommes pas des procureurs fonceurs, à tout prix il faut condamner… Les faits ont prouvé que ces gens n’étaient pas sur les lieux et n’ont participé aucunement à cette affaire de vol de carburant à EDG. C’est pourquoi nous n’avons pas relevé appel. Parce que nous-mêmes on était à l’audience, les interrogatoires ont été menés devant nous et nous avons posé des questions et, au finish, nous avons compris que ces personnes n’avaient aucune responsabilité dans ce vol de carburant ».

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Mosquée de Bambéto : forte mobilisation des musulmans pour célébrer Maouloud

9 novembre 2019 à 10 10 27 112711

De nombreux fidèles musulmans de Guinée et d’ailleurs ont célébré la nuit dernière Maouloud, la date anniversaire de la naissance du prophète Mohamed. A la grande mosquée de Bambéto, l’événement a connu une forte mobilisation de leaders religieux et de fidèles. Il a été marqué par plusieurs activités visant à renforcer la foi des musulmans, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Prières individuelles et collectives, lecture du coran, prêches, récitation de cantiques, sont entre autres les activités qui ont marqué la célébration du Maouloud dans cette mosquée. Dans son sermon, Oustaz Abdourahmane Diallo, professeur de langue arabe, est revenu sur les raisons de la célébration de cette nuit et la polémique qu’elle suscite dans le monde musulman.

Oustaz Abdourahamane Diallo

« Cette date que nous célébrons aujourd’hui fait partie des grands jours que nous connaissons dans la religion musulmane. Cette date marque la naissance du prophète Mohamed (PSL) qui est la référence du monde musulman. C’est vrai que les fidèles musulmans sont divisés quant la commémoration de cette nuit. C’est aussi bien vrai que le prophète Mohamed (PSL) ne l’a pas célébrée. C’est pourquoi on dit que c’est une innovation. Oui, c’est une innovation mais c’est une innovation qui n’a rien de mauvais dans la pratique de l’islam. Parce qu’en aucun cas elle ne pousse les fidèles à désobéir aux recommandations ou aux bonnes pratiques de l’islam.

Au contraire, la célébration de cette date marquant la naissance du bien-aimé de Dieu, consiste à enseigner ou bien à rappeler aux musulmans la vie du prophète (PSL), ses pratiques, sa conduite sociale. Cela consiste également à vanter ses mérites, à lire le Coran, invoquer les noms de Dieu et rapprocher les musulmans les uns des autres. Nous, nous maintenons notre position, nous maintenons cette innovation et nous demandons à tout le monde de faire comme nous parce cela ne fait que renforcer la foi », a lancé le prédicateur.

Elhadj Mamadou Saïdou Diallo, grand imam de la mosquée de Bambéto

Au terme des activités, Elhadj Mamadou Saïdou Diallo, le grand imam de la mosquée de Bambéto, a exprimé sa satisfaction par rapport à la mobilisation et au déroulement des choses. « Je suis très satisfait parce que comme vous avez pu le constater, il y a eu une forte mobilisation des fidèles musulmans qui sont venus célébrer cette date importante avec nous. Les travaux ont démarré à l’heure indiquée (23 heures). Le saint Coran a été lu 2 fois, la sourate Yassine 32 fois, les imams, enseignants et prédicateurs ont longuement expliqué l’histoire du prophète, notamment ses comportements, ses paroles surtout sa conduite sociale qui doivent inspirer tout musulman durant toute sa vie », a-t-il dit.

Le leader religieux a mis l’occasion à profit pour inviter les fidèles musulmans de Guinée à respecter scrupuleusement les principes et recommandations de leur religion pour le bien du pays. « Je dois dire que nous devons, nous musulmans, respecter les principes de la religion musulmane, adopter les comportements et faire les bonnes pratiques que cette religion nous recommande. Avec ça, le peuple de Guinée va davantage s’unir, vivre en harmonie, développer son pays qui contient toutes les richesses. Si nous craignons tous Dieu, personne ne fera du mal à son prochain. Nous devons nous attacher à cette religion, adorer Dieu, puisque c’est pour l’adorer qu’il nous a créés. Nous devons nous aimer les uns les autres sans aucune distinction, c’est ce que nous recommande notre religion. En le faisant, Dieu nous aidera ici-bas et à l’au-delà », a laissé entendre Elhadj Mamadou Saïdou Diallo.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 00224 622919225 / 666919225

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