Guinée : ce que le FNDC a dit à Ibn Chambass

15 novembre 2019 à 22 10 14 111411

Dans l’après-midi de ce vendredi, 15 novembre 2019, les responsables du Front national pour la défense de la Constitution ont reçu Mohamed Ibn Chambas, le Représentant Spécial du Secrétaire Général et chef du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS). La rencontre s’est déroulée au siège de la Plateforme nationale des Citoyens Unis pour le Développement (PCUD), a appris Guineematin.com de source généralement bien informée

Après les salutations d’usage, les émissaires du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) ont opté pour un langage clair et direct pour expliquer à l’émissaire onusien la genèse de la crise politique actuelle en République de Guinée. Le FNDC a rappelé ses démarches envers tous ceux qui pouvaient négocier avec le président Alpha Condé pour le dissuader de prendre ce chemin interdit en démocratie : changer la constitution pour continuer à diriger le pays. Ils sont revenus sur les lettres et audiences avec les chefs religieux, les ambassades et autres démarches préventives qui auraient permis d’éviter tout ce qui se passe actuellement en Guinée : dégâts humains et matériels, emprisonnement, etc.

S’exprimant sur son intransigeante et farouche opposition à un changement de la Constitution qui favoriserait un troisième mandat du président Alpha Condé, le FNDC a expliqué à Ibn Chambass que ce n’est pas du tout un problème de personne, c’est un problème de principe et du respect de la loi suprême du pays. Revenant sur les intangibilités constitutionnelles qu’ils défendent à tout prix, les dirigeants du FNDC ont demandé au chef du bureau UNOWAS s’il peut trouver normal qu’il y ait par exemple un débat en Guinée sur la laïcité ou la forme républicaine de l’Etat. Après la réponse négative de l’émissaire onusien, les défenseurs de la Constitution guinéenne ont alors précisé que la limitation du nombre et de la durée des mandats présidentiels en Guinée sont soumises au même verrou légal !

Concernant les appels au dialogue, le FNDC a expliqué au Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Afrique de l’Ouest et au Sahel que même si son différend avec le pouvoir pouvait trouver sa solution dans un dialogue, les leaders du mouvement, qui seraient dans ce cas les interlocuteurs du pouvoir, sont en prison.

Par ailleurs, les responsables du FNDC ont rappelé qu’il y a eu de nombreux jeunes tués suite aux appels à manifestation. Ce qui fait qu’ils ne peuvent plus reculer au risque de trahir ces derniers. Ainsi, hormis la libération des leaders et manifestants emprisonnés, il faudra nécessairement que le président Alpha Condé renonce à son projet et qu’il s’engage à respecter la constitution.

Enfin, toujours direct dans sa communication, le FNDC a clairement dit avoir rencontré Ibn Chambas puisqu’il l’a souhaité. Sinon, les défenseurs de la constitution ont dit ne rien espérer de lui, encore moins de la CEDEAO d’ailleurs. « Nous comptons sur le peuple de Guinée pour lequel nous nous battons. Et, l’alternance doit être arrachée à Alpha Condé, parce que c’est lui-même qui avait vendu ce rêve aux Guinéens », ont-ils indiqué.

On apprend même que Mohamed Ibn Chambas, qui a rencontré le président Alpha Condé hier, devrait rentrer demain, sans même avoir réussi à faire libérer Abdourahmane Sanoh et Cie. De même qu’il n’a pas pu influencer le président Alpha Condé qui l’a laissé ici ce vendredi pour aller avec l’hélico présidentiel battre campagne à N’zérékoré pour la nouvelle constitution qui lui permettrait d’avoir un troisième mandat à la tête de la Guinée, alors que ceux qui veulent manifester sont pourchassés par le pouvoir, emprisonnés et d’autres tués. Finalement, la présence d’Ibn Chambass a-t-elle apporté un tant soit peu à notre pays ? Que dira-t-il des quatre jeunes tués (hier et aujourd’hui) en sa présence à Conakry ?

A suivre !

Lire

Mamou : le Fouta se souvient de Sory, fils de l’Almamy Boubacar Biro à Porédaka

15 novembre 2019 à 18 06 19 111911

La commune rurale de Porédaka, dans la préfecture de Mamou, a été le théâtre d’une grandiose cérémonie de sacrifice à la mémoire de Sory, fils de l’Almamy Boubacar Biro, résistant à la pénétration coloniale. Sur initiative du Haut Conseil des Anciens de Timbo, les neuf anciens diwés (provinces) du Fouta se sont retrouvés hier jeudi, 14 novembre 2019, à Porédaka pour rendre hommage à cet illustre combattant décédé les armes à la main, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est pour commémorer les 123 ans de la disparition de Sory, tué le 14 novembre 1896 sur les lieux, fils de l’Almamy Boubacar Biro, que le Haut Conseils des Anciens de Timbo a organisé cette cérémonie de sacrifice et lecture du saint Coran en collaboration avec les diwés du Fouta. Elle a eu lieu à Bomba, à quelques pas du village de Sâbâto, à environ 3 kilomètres du chef lieu de la commune rurale de Porédaka.

Des invités venus des quatre coins de la Guinée et de l’extérieur ont pris part à cet événement solennel. On notait aussi la présence des autorités administratives et religieuses de Mamou. Tous les neuf diwés du Fouta étaient représentés à cette cérémonie : Labé, Bhouria, Timbi, Timbo, Kébaly, Koïn, Kollâdhé, Fougoumba, et Fodé hadji.

De nombreux discours ont été prononcés pour rappeler la portée à a fois historique et symbolique de cette rencontre.

Des prières ont été dites pour le repos de l’âme de Sory, de son père Boubacar Biro, et de tous les combattants morts sur le champ d’honneur pour la défense de la Guinée contre les envahisseurs étrangers. Les mêmes vœux ont été formulés pour le bonheur et la prospérité du Fouta et de la Guinée entière.

Pour rappel, la célèbre bataille de Porédaka a eu lieu le samedi, 14 novembre 1896. L’Almamy Boubacar Biro Barry a croisé le fer avec les colons français, dirigés par le capitaine Muller, à Bomba. Trahi par une partie du Fouta grâce à la duplicité, à la politique du diviser pour régner des colons, Boubacar Biro va perdre son fils Sory à Bomba qui sera enterré là.

Boubacar Biro Barry, le dernier résistant à avoir pris les armes au Fouta contre les imposteurs, sera assassiné quelques jours plus tard à Bötoré, dans la préfecture de Niagara, à une trentaine de kilomètres à l’Ouest de Porédaka.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

Lire

Promotion de l’emploi : Orange Guinée accompagne les meilleurs jeunes entrepreneurs

15 novembre 2019 à 18 06 08 110811

La société de téléphonie mobile Orange Guinée récompense les lauréats de la 9ème édition du prix Orange de l’entrepreneur social. Quatre jeunes entrepreneurs ont bénéficié d’un accompagnement financier de la société à hauteur de plusieurs millions de francs guinéens. La cérémonie de remise a eu lieu ce vendredi, 15 novembre 2019, au siège d’Orange Guinée à Conakry, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Plus de 200 jeunes entrepreneurs guinéens ont participé à ce concours organisé par Orange Guinée. Et au final, le jury a retenu quatre projets qui ont bénéficié de l’accompagnement de la société de téléphonie mobile. Le quatrième projet est intitulé Teguilab. Il consiste à mettre en place un laboratoire de réflexion pour lutter contre plusieurs problèmes d’ordre sanitaire, éducatif, mais aussi il permettra de vendre en ligne des produits.

Le troisième projet, Galaxy Hub, mettra en place un Working campus, des cafeterias, des salles de conférence, des salles de secrétariat et des bureaux personnels dans cinq universités du pays : Gamal Abdel Nasser, Général Lansana Conté de Sonfonia (Conakry), l’institut de Mamou et l’Université Julius Nyerere de Kankan. Le porteur du projet bénéficie d’un accompagnement financier de 30 000 000 GNF. Le deuxième projet, MKH, est une application conçue pour prévenir les fausses-couches et lutter contre les mort-nés dans les hôpitaux. Il est accompagné par Orange Guinée à hauteur de 40 000 000 GNF.

Boubacar Diallo

Le Premier projet, Orisha, est spécialisé dans la commercialisation de produits locaux bien emballés : Orisha, piment, poivre et soumbara. Le porteur du projet, Boubacar Diallo, a bénéficié d’une enveloppe de 60 000 000 GNF. Un accompagnement qui lui apporte joie et fierté. « C’est un sentiment de fierté pour nous. Cet accompagnement d’Orange va nous permettre de développer ce projet qui est dans Agro-industrie. On a vraiment envie de développer ce projet pour valoriser le contenu local. Cela nous permettra de consommer un produit local traçable », a réagi le jeune entrepreneur.

Alhassane AGACK, directeur marketing et communication d’Orange Guinée

De son côté, Alhassane AGACK, directeur marketing et communication d’Orange Guinée, a félicité et encouragé les lauréats. « Je suis vraiment marqué par les différentes prestations des primés. Vous avez cité des éléments, pour moi un porteur de projet doit avoir ces éléments. Cette année, on a eu plus de 200 dossiers, donc on est vraiment content parce que ça montre que les jeunes guinéens s’intéressent à l’entrepreneuriat. Donc, Orange Guinée sera toujours auprès des porteurs d’emplois pour les accompagner, c’est un engagement qu’orange a pris. Donc nous vous félicitions », a-t-il dit.

Le concours Orange de l’entrepreneur social se tient chaque année depuis 9 ans. Il vise à accompagner les jeunes startupers dans leurs projets pour promouvoir la création d’emplois en Guinée.

Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Lire

Guinée : Alpha Condé déjà à N’zérékoré ! La presse privée écartée…

15 novembre 2019 à 16 04 45 114511
Le président Alpha Condé à son arrivée à N’zérékoré ce vendredi, 15 novembre 2019

Le président Alpha Condé est arrivé à N’zérékoré dans l’après-midi de ce vendredi, 15 novembre 2019. Son hélicoptère s’est posé à l’aérodrome situé en périphérie de la ville, loin des regards de la presse privée, avant qu’il se rende à la villa Syli. Un meeting est annoncé demain samedi dans la commune urbaine, qui accueille de nombreuses personnalités de l’administration publique pour la circonstance, a appris Guineematin.com à travers ses reporters.

Selon nos informations, le président Alpha Condé est arrivé dans la capitale de la Guinée Forestière en compagnie de Malick Sankhon, directeur de la Caisse Nationale de la Sécurité Sociale (CNSS).

Après avoir brillé par son absence à Kissidougou, Gueckédou et Macenta où il était annoncé, le chef de l’Etat devrait s’adresser à ses partisans qui trépignent d’impatience. On note la présence de nombreux cadres venus participer à la fête : Papa Koly Kourouma (Ministre de l’Hydraulique), Rémy Lamah (nouveau ministre de la Santé), Frédéric Loua (ministre de la pêche), Christine Sagno (ANAFIC), Aissatou Béla Diallo (service de com. de la présidence) et bien d’autres.

Les élèves sont invités par la direction préfectorale de l’éducation à bouder les cours pour venir assister à la fête. Il en est de même pour les vendeurs et autres marchands qui ont reçu des instructions à ce sujet de la part de la chambre du commerce locale.

Cette visite intervient à un moment où le débat fait rage entre pro et anti nouvelle constitution, avec une vingtaine de morts déjà enregistrée à travers le pays.

Nous y reviendrons !

Alpha Kanso avec Foromo Loua pour Guineematin.com

Lire

Guinée : l’Assemblée nationale reporte sa plénière pour manque de courant

15 novembre 2019 à 16 04 35 113511

L’Assemblée nationale guinéenne devait se réunir en séance plénière ce vendredi, 15 novembre 2019, pour adopter un nouveau chronogramme de la session budgétaire en cours. Mais, la rencontre a été reportée à la dernière minute pour une raison bien particulière, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

En effet, c’est un manque de courant qui a causé ce report. Dr Mohamed Bérété, secrétaire général de l’Assemblée nationale, a expliqué aux députés présents qu’une panne électrique est survenue 30 minutes avant de début des travaux. Une panne qui touche non seulement le transformateur mais aussi le groupe électrogène du palais du peuple qui abrite le parlement. Chose qui a conduit au report de la plénière à demain, samedi. A condition bien sûr que le courant électrique soit d’ici-là rétabli.

A suivre !

Lire

AGEPI : Alpha Abdoulaye Diallo, élu président

15 novembre 2019 à 16 04 20 112011

Après quelques mois de bicéphalisme et de guéguerre à la tête de l’AGEPI, l’organisation a désormais un président reconnu par les autorités. Il s’agit d’Alpha Abdoulaye Diallo, qui se disputait le poste avec Moussa Iboun Conté. Son élection a eu lieu à l’occasion d’un nouveau congrès organisé ce vendredi, 15 novembre 2019, au siège de la HAC, a constaté un reporter de Guineematin.com sur place.

C’est une confirmation pour Alpha Abdoulaye Diallo, élu président à l’issue du dernier congrès de l’Association Guinéenne des Editeurs de la Presse Indépendante non reconnu par le président sortant, Moussa Iboun Conté. C’est ce congrès d’ailleurs qui avait conduit au bicéphalisme qu’a connu l’AGEPI avec deux présidents, se réclamant chacun comme étant celui qui est légal. C’est ainsi que la Haute Autorité de la Communication (HAC) a décidé de ne reconnaître aucun des deux protagonistes, appelant à un nouveau congrès organisé à son siège.

Mais, le camp de Moussa Iboun Conté a dénoncé l’attitude de l’institution chargée de réguler les médias en Guinée et boudé la rencontre. C’est donc Ousmane Condé du journal Weekend infos, qui a été le challenger d’Alpha Abdoulaye. A l’issue du vote des 52 membres présents, le directeur de publication du journal Le Populaire a obtenu 45 voix contre 5 voix pour son adversaire et 2 bulletins nuls. Le nouveau président de l’AGEPI salue une victoire collective.

« Ce n’est pas une victoire personnelle, mais c’est une victoire pour l’AGEPI elle-même qui a besoin de se relever et qui a besoin de se relancer. Parce que vous le savez, la crise a pris assez de temps et moi je pense que maintenant, le temps est venu de se mettre au travail et de tourner définitivement cette page qui n’honore pas la presse guinéenne. Il n’y a pas d’autres commentaires à faire, tournons cette page et n’acceptons plus ce qui s’est passé. C’est honteux pour la presse guinéenne. À nous maintenant ce grand défi de redonner à l’AGEPI l’image d’une association qui a porté toujours haut l’étendard de la presse guinéenne. C’est ce défi qui est le nôtre et c’est ce défi que nous allons ensemble relever », a promis Alpha Abdoulaye Diallo.

Ci-dessous la composition du nouveau bureau de l’AGEPI

Président : Alpha Abdoulaye Diallo du journal Le Populaire

Vice-président : André Gaston Morel du journal Le Patriarche

Secrétaire général : Ibrahima Tawel Camara du journal le Regard

Trésorier général : Jean Philippe Sandouno du journal Authentique Infos

Secrétaire aux relations extérieures : Ibrahima Kalil Sylla du journal La Riposte

Secrétaire chargé à la communication : Mamadou Aliou Diakité du journal L’Indépendant

Secrétaire chargé à la formation : Joseph Siba Guilavogui du journal Le Fouineur

Siba Guilavogui pour Guineematin. com

Tel: 620 21 39 77/ 662 73 05 31

Lire

Communiqué : la Fondation Orange lance la 2e édition du Prix Orange du Livre en Afrique

15 novembre 2019 à 14 02 42 114211

Après le succès de la première édition, la Fondation Orange a choisi de renouveler en 2020, avec le soutien de l’Institut Français, le Prix Orange du Livre en Afrique.

La Fondation Orange, engagée dans 18 pays africains a pour ambition d’accompagner ces pays dans leur développement, y compris sur le plan culturel.

La reconnaissance des talents littéraires africains

Le Prix Orange du Livre en Afrique répond à la volonté de la Fondation Orange d’œuvrer pour la promotion des talents littéraires africains et de l’édition locale africaine.

Ce prix récompensera en 2020 un texte de fiction écrit en langue française par un écrivain africain et publié par une maison d’édition basée sur le continent africain. Les livres éligibles doivent être publiés entre le 1er novembre 2018 et le 30 octobre 2019.

Les maisons d’édition qui veulent participer ont jusqu’au 30 novembre 2019 pour proposer deux ouvrages maximum.

Une présélection de six romans sera faite par six comités de lecture basés en Tunisie, au Sénégal, en Guinée, au Cameroun, en Côte d’Ivoire et au Mali. La liste des romans finalistes sera communiquée fin février 2020. Les auteurs finalistes et leurs éditeurs seront invités à Paris en mars à l’occasion du salon Livre Paris.

Le jury, présidé par la romancière et universitaire Véronique Tadjo, est composé d’écrivains, de critiques littéraires ainsi que de personnalités reconnues dans le monde littéraire. Il aura pour mission de désigner le lauréat parmi les six auteurs finalistes. L’annonce du lauréat se fera début juin 2020 lors d’une cérémonie dans une capitale africaine. En plus d’une dotation de 10.000 €, le lauréat bénéficiera d’une campagne de promotion de son ouvrage.

En 2019, le choix du jury s’est porté sur le livre de l’écrivaine camerounaise Djaïli Amadou Amal, Munyal, les larmes de la patience, paru aux éditions Proximité en 2017. Dans ce roman, l’auteur, très engagée contre les discriminations sociales et la condition de la femme dans le Sahel, traite des questions des violences conjugales dans les mariages polygamiques et le rude combat de l’émancipation de la femme dans le Sahel et en Afrique. Djaïli Amadou Amal intégrera le jury de cette 2e édition.

Plus de détails et les modalités de participation sur le site de la Fondation Orange.

A propos de la Fondation Orange

La Fondation Orange mène depuis plusieurs années des projets visant à soutenir l’accès à la culture et aux savoirs pour tous, notamment à travers de nombreux MOOC culturels avec de grandes institutions françaises. Ainsi depuis 2009 en France, le Prix Orange du Livre récompense une œuvre littéraire écrite en français et publiée à la rentrée littéraire de janvier.

La Fondation Orange s’engage pour l’insertion sociale et professionnelle des jeunes et des femmes en difficulté : les jeunes sans qualification ni emploi, les femmes en situation précaire, les personnes avec autisme.

Depuis 30 ans, les actions de la Fondation leur donnent accès à l’éducation, à la santé, à la culture pour leur permettre de mieux s’intégrer dans la société. Nous contribuons également à la démocratisation de la culture auprès de tous les publics en favorisant l’accès à la musique vocale, au livre, aux musées. La Fondation intervient aujourd’hui dans tous ces domaines, pour que le numérique devenu essentiel, soit un facteur d’égalité des chances. Ainsi, avec le soutien de ses salariés engagés, la Fondation Orange permet chaque année, dans 30 pays, à près de 2 millions de personnes de prendre un nouveau départ.

En Guinée, les actions de la Fondation Orange sont portées entre autres par ses programmes phares que sont celui des Ecoles numériques- plus de 70 à son actif- des Village Orange (5 à date ), son intervention dans le domaine de la santé par le don d’équipements, la collaboration avec les institutions sur les campagnes de sensibilisation mais aussi une présence soutenue auprès des acteurs contribuant à la valorisation de notre culture ou encore la mise en place de maisons digitales pour l’autonomisation des femmes. « Fondation Orange, vous rapprocher de l’essentiel »

En savoir plus : fondationorange.com

A propos de l’Institut Français

L’Institut français est l’établissement public chargé de l’action culturelle extérieure de la France. La diffusion du livre français dans le monde est un enjeu à la fois culturel, intellectuel et économique. Le pôle Livre et Médiathèques poursuit dans la durée, en collaboration avec le réseau culturel français à l’étranger, les objectifs suivants :

• Favoriser les échanges professionnels internationaux, en initiant et soutenant des rencontres thématiques entre éditeurs français et étrangers ou entre professionnels du livre et de l’audiovisuel, pour susciter l’adaptation d’œuvres littéraires françaises à l’écran.

• Soutenir la cession de droits et la traduction avec des programmes d’aide à la publication aux éditeurs étrangers qui développent un catalogue de titres traduits du français ou la Fabrique des traducteurs qui contribue à renouveler les générations de traducteurs du français dans le monde.

• Accroître la visibilité des auteurs de langue française en favorisant leur mobilité internationale et leur rencontre avec leurs publics étrangers, à travers des programmes de résidences, des opérations de promotion ou l’invitation au sein de manifestations littéraires à fort impact.

Fin

Lire

Abdourahmane Diallo, tué par balle à Bomboly : témoignage de ses proches

15 novembre 2019 à 14 02 11 111111

Comme annoncé précédemment, Abdourahmane Diallo, un jeune conducteur de taxi moto, a été tué par balle dans la soirée du jeudi, 14 novembre 2019, à Bomboly. Ses proches accusent des agents des forces de l’ordre d’avoir ouvert le feu sur lui alors qu’il était tranquillement assis dans le quartier, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Mamadou Moussa Bah, l’un des amis du défunt, était assis avec lui lorsqu’il a reçu la balle qui lui a été fatale. « Hier, entre 19 heures et 20 heures, des agents des forces de l’ordre sont venus ici à Bomboly. J’étais assis en bas d’un étage, dans le quartier, avec Abdourahmane (la victime), quand nous avons entendu le bruit du pick-up des agents, ils tiraient en rafale. Au moment où on se levait pour s’enfuir et rentrer à la maison, le pick-up était arrivé là où nous étions. Les agents ont tiré sur mon ami, il est tombé dans un fossé », a-t-il expliqué.

Mamadou Moussa Bah, ami et témoin d’Abdourahmane Diallo tué à Bomboly

Après avoir tiré sur le jeune, les agents ont rebroussé chemin pour partir. C’est ainsi que Mamadou Moussa et d’autres amis du jeune blessé sont venus le prendre pour le conduire à l’hôpital. « La balle l’a touché au niveau de la joue et est ressortie par l’autre oreille. Immédiatement, on l’a pris pour l’envoyer dans un premier temps, dans une clinique située à quelques mètres de là où on était assis. Mais, les médecins nous ont dit qu’ils ne peuvent pas le soigner et nous ont recommandé de l’envoyer au CMC de Ratoma.

Mais, quand on est partis à Ratoma, eux aussi nous ont dit qu’ils ne peuvent pas le traiter et qu’il fallait qu’on aille à Ignace Deen. Et, quand on est arrivés à Ignace Deen, on nous a dit qu’il n’y a pas de place. Les gens nous ont intimé de sortir de l’hôpital. Au moment où on sortait, des agents sont venus arrêter deux d’entre nous : le chef de notre ligne et un autre grand. On ne sait pas jusque-là où ils ont été envoyés. C’est entretemps que notre ami est décédé », a dit le jeune conducteur de taxi moto, les larmes aux yeux.

Boubacar Siddi Diallo

De son côté, Boubacar Siddi Diallo, oncle paternel du défunt, se dit dépassé par ces événements. « Abdourahmane Diallo était un jeune orphelin de père et de mère, qui se débrouillait en conduisant un taxi moto. Il n’avait aucun problème. Il ne nous a jamais créé des problèmes. Si sa vie devait s’arrêter ce jeudi, on l’accepte parce que c’est le destin. Mais, les agents des forces de l’ordre doivent savoir que ces enfants ne sont pas des singes. C’est sur les singes qu’on tire comme ça et non sur des êtres humains.

Les agents qui tirent sur les gens sont des êtres humains, qu’ils sachent qu’une vie est égale à une autre. C’est Dieu qui va les payer de ce qu’ils font aux gens, parce que nous n’allons pas leur pardonner pour ce qu’ils ont fait. On tire sur Abdourahmane, son frère le prend pour l’envoyer à l’hôpital et on arrête ce dernier aussi pour l’envoyer à la DPJ. C’est vraiment déplorable ce que nous vivons. Sinon, ils se seraient limités à tirer sur l’enfant et non à poursuivre ceux qui le transportent à l’hôpital pour les arrêter. On ne pardonne pas ça au gouvernement », a dit le père de famille.

Ce vendredi matin, la famille d’Abdourahmane Diallo n’avait pas encore récupéré le corps du jeune homme, qui se trouverait à la morgue de l’hôpital Ignace Deen de Conakry. Son oncle Boubacar Siddi Diallo dit ne pas savoir aussi où sont détenus les deux jeunes qui l’ont conduit à l’hôpital et qui ont été mis aux arrêts.


Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél : 00224 622919225 / 666919225

Lire

Urgent : décès de Mouctar Diallo, lycéen blessé ce matin à Hamdallaye

15 novembre 2019 à 12 12 14 111411

C’est le quatrième jeune tué suite à la dispersion de la marche du Front national pour la défense de la Constitution hier, jeudi 14 novembre 2019, à Conakry. Selon monsieur Alhassane Diallo, père du défunt, joint au téléphone par Guineematin.com, son fils aîné a rendu l’âme à l’hôpital de l’amitié sino-guinéenne de Kipé.

Un peu plutôt, monsieur Yantoulaye Diallo, communément appelé Bappa Yantoulaye, chef du secteur 2 de Hamdallaye 1, expliquait au téléphone de Guineematin.com que le jeune lycéen revenait de l’école quand il a été blessé par balle par des agents des forces de l’ordre.

Le chef du secteur (qui a lui-même un de ses enfants blessés hier par balle) a indiqué que c’est ce matin, vers 8 heures 30 que ce lycéen a été blessé près de la station « Nana Telico », face à son école (lycée Elhadj Baïlo) qu’il quittait comme tous les autres élèves pour rentrer à la maison, justement à cause des troubles.

Originaire de la sous-préfecture de Mitty, préfecture de Dalaba, Mouctar Diallo aurait rendu l’âme à l’hôpital de l’amitié Sino-guinéenne de Kipé où il avait été conduit pour des soins intensifs après sa blessure par balle. Il avait 19 ans.

Paix à son âme, amine !

A rappeler que le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), qui organisait hier l’acte quatre de ses manifestations à Conakry, réclame la libération de ses leaders et militants emprisonnés et le renoncement du président Alpha Condé à son projet de nouvelle constitution qui lui donnerait la possibilité de faire un troisième mandat. Mais, peu après leur départ du rond point de l’aéroport, les marcheurs ont été dispersés par les forces de sécurité qui les accusent d’avoir voulu violer l’itinéraire autorisé par le Gouvernement. Cette dispersion entraînera plusieurs dégâts dont quatre morts : Alpha Souleymane Diallo (16 ans et originaire de Téliré, dans la préfecture de Mali), Abdourahamane Diallo (19 ans, originaire de Mitty, préfecture de Dalaba), Amadou Oury Barry (32 ans, originaire de Maréla (préfecture de Faranah), et Mouctar Diallo (19 ans, originaire de la sous-préfecture de Mitty, préfecture de Dalaba).

Malheureusement, dans certaines familles, on a été obligé de délocaliser la cérémonie de présentation des condoléances à cause des risques sécuritaires.

A suivre !

Lire

Siguiri : un accident de la circulation fait un mort et un blessé grave

15 novembre 2019 à 12 12 09 110911

Un accident de la circulation s’est produit dans la soirée du jeudi, 14 novembre 2019, dans le district de Namanakoura, relevant de la commune urbaine de Siguiri. Il a coûté la vie à une personne et fait un blessé ainsi que deux motos endommagées, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

L’accident est survenu aux environs de 18 heures à la descente d’une colline, sur la route nationale Siguiri-Kourémalé. C’est un camion benne transportant du sable qui a percuté deux motards avant de tomber sous un pont. Yaya Sidibé, un citoyen de Siguiri, est témoin des faits. « Le camion descendait avec une grande vitesse, alors qu’une autre voiture venait dans le sens inverse. Quand le chauffeur du camion a vu la voiture, il ne pouvait plus freiner.

Et s’il s’il continuait, il allait monter sur la voiture qui était remplie de passagers. C’est ainsi qu’il a dévié pour aller sur le côté droit de deux motards qui venaient aussi dans le sens inverse. Malheureusement, il est monté sur un dos d’âne qui l’a déséquilibré, et il a ramassé les deux motards avant de terminer sa course sous le pont qui était tout juste après la colline. L’un a perdu la vie et l’autre a été grièvement blessé », a expliqué ce témoin.

Juste après l’accident, le chauffeur du camion s’est enfui. Le corps de la victime et le blessé ont été conduits à l’hôpital préfectoral de Siguiri. Quant aux deux motos, elles ont été complètement endommagées.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

Lire

Agression d’un taxi-motard à Siguiri : les deux auteurs mis aux arrêts

15 novembre 2019 à 12 12 01 110111

Un conducteur de taxi moto a été victime d’une agression hier, jeudi 14 novembre 2019, dans la préfecture de Siguiri. Deux jeunes lui ont administré trois coups de couteau avant de s’enfuir avec sa moto. La victime a survécu à l’agression et les auteurs de l’acte ont été mis aux arrêts, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

L’acte s’est produit à Kolènda, un district relevant de la sous-préfecture de Doko. Deux jeunes ont déplacé Mamadou Sidibé, un conducteur de taxi moto dans cette localité. Ils sont allés jusqu’en brousse et l’ont poignardé pour s’enfuir avec sa moto. « Ils m’ont déplacé de Kolènda pour aller dans une mine d’or. Mais comme j’étais un peu fatigué, l’un d’eux m’a dit de le laisser m’aider à piloter la moto, et moi je me suis assis au milieu des deux. Mais, en cours de route, j’ai vu qu’on a laissé le chemin qui conduit à la mine en question, et j’ai demandé à celui qui conduisait de s’arrêter parce qu’on partait en brousse. C’est ainsi que celui qui était derrière a sorti un couteau pour me poignarder au niveau du cou et deux fois dans le dos. Quand je me suis retrouvé à terre, ils se sont enfuis avec la moto », a témoigné Mamadou Sidibé.

Le jeune homme s’est débrouillé tout seul à rentrer au village. Il a informé la gendarmerie de la localité, qui a aussitôt organisé une patrouille. Et, les agents ont réussi à mettre main sur les deux agresseurs avec la moto. « Nous avons un point d’appui, une brigade de gendarmerie à Kolènda. Quand j’ai reçu l’information, j’ai aussitôt organisé mes hommes qui ont réussi à mettre main sur les deux jeunes, qui ont reconnu les faits », explique le Colonel Mamady Condé, commandant du camp d’infanterie de Siguiri.

Peu après leur arrestation, les deux jeunes ont été conduits à la gendarmerie départementale de Siguiri. Ils devraient ensuite être déférés devant le parquet de la ville. Quant à la victime, Mamadou Sidibé, il reçoit des soins à l’hôpital préfectoral de Siguiri.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

Lire

Éliminatoires CAN 2021 : la Guinée arrache le nul à Bamako

15 novembre 2019 à 11 11 31 113111

La Guinée se déplaçait ce jeudi, 14 novembre 2019, à Bamako, pour affronter le Mali au compte de la première journée des éliminatoires de la CAN 2021. Et, le Syli national est allé accrocher le favori du groupe (2-2).

C’était le premier match officiel du nouveau sélectionneur guinéen, Didier Six. Après avoir perdu ses deux premiers matchs amicaux avec le Syli national, le technicien français avait l’occasion de montrer ses preuves face à une équipe très joueuse du Mali. Et cette fois, Didier Six n’a pas déçu. Connaissant les qualités techniques de l’adversaire, l’entraîneur guinéen a imposé un système très défensif en première période. Il a laissé le ballon aux Maliens et s’est contenté de défendre. Et, son équipe a réussi à ne pas encaisser de but jusqu’à la mi-temps, malgré la forte domination malienne.

Au retour des vestiaires, Didier Six revient avec de nouvelles intentions. Il sort le latéral droit Mickaël Dyrestam et lance un milieu de terrain, Mohamed Mady Camara tout en remaniant le positionnement de sa défense. Un choix tactique qui n’a pas tardé à faire ses preuves. Car depuis le début de la seconde période, les Guinéens sont sortis de leur moitié de terrain et ont commencé à se montrer de plus en plus dangereux. Mais, ce sont pourtant les locaux qui vont ouvrir le score suite à une bourde du gardien guinéen. Sur un coup franc tiré par Adama Traoré, Aly Keïta prend le ballon et le relâche. Le cuir finit au fond de ses filets (57’).

La Guinée concède l’ouverture du score et perd dans le même temps son portier qui s’est blessé à l’épaule dans l’action. Aly Keïta cède ainsi sa place au jeune Moussa Camara, qui évolue au Horoya de Conakry. Mené, le Syli national tente rapidement de réagir et réussit à revenir au score à la 67ème minute. Naby Keïta sert Demba Camara aux abords de la surface de réparation. L’attaquant se retourne et adresse une frappe puissante au gardien malien. Djigui Diarra repousse le ballon dans les pieds du capitaine guinéen. Le joueur de Liverpool égalise pour la Guinée.

Mais, les Maliens ne tardent pas à reprendre l’avantage. Après avoir éliminé son vis-à-vis, Moussa Djenepo, entré en cours de jeu, adresse une frappe pas très puissante au portier guinéen. Mais, Moussa Camara fait aussi une faute de main en relâchant le ballon qu’il pouvait pourtant capter. Sékou Koita reprend le cuir et son tir est prolongé dans les filets par le défenseur guinéen, Issiaga Sylla (72’). Quelques minutes seulement après ce but, la Guinée revient une nouvelle fois au score sur coup franc bien exécuté par Ibrahima Sory Conté et repris puissamment de la tête par Sékou Condé.

Guinéens et Maliens se séparent sur ce score de 2 buts partout. Un bon résultat pour le Syli national, qui reçoit la Namibie dimanche prochain au stade du 28 septembre de Conakry. La Namibie est pour le moment leader de ce groupe après sa victoire (2-1) mercredi face au Tchad.

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

Lire

Arrestations d’opposants à un 3ème mandat : témoignages de deux membres du FNDC-Kindia

15 novembre 2019 à 10 10 18 111811

Comme annoncé précédemment, plusieurs responsables de l’antenne régionale du FNDC à Kindia ont été arrêtés hier, jeudi 14 novembre 2019. Alsény Farinta Camara, le coordinateur de la structure, et quatre autres membres ont été interpellés alors qu’ils s’apprêtaient à manifester à nouveau pour réclamer la libération de leurs leaders nationaux détenus à Conakry et exiger le renoncement au projet de troisième mandat du président Alpha Condé. Deux autres membres du Front National pour la Défense de la Constitution qui ont échappé de peu à ces arrestations, ont témoigné au micro d’un correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Alhassane Sanoh du FNDC

Il s’agit notamment d’Alhassane Sanoh, qui dit avoir été battu par les gendarmes avant de s’enfuir pour éviter d’être mis aux arrêts. « J’étais arrêté, quand les gendarmes sont m’interpeller parce que je portais un t-shirt de couleur rouge. Je leur ai dit que j’ai le droit de porter ce que je veux. C’est ainsi qu’ils m’ont poussé, je suis tombé. Ils m’ont violenté en m’administrant des coups de pieds. Ils se sont retirés après cet acte cruel. Après, ils sont revenus pour m’attraper mais je me suis enfui et ils ont arrêté les autres. Je suis membre du FNDC et je le reste. Et je dis NON au 3ème mandat et à la modification de notre constitution », a dit le jeune homme.

Assaf Richard du FNDC

Les leaders du FNDC arrêtés ont été auditionnés par le parquet de Kindia et déférés à la prison civile de Kindia en attendant l’ouverture de leur procès. Assaf Richard, un autre membre du FNDC qui a échappé à ces arrestations, s’insurge contre cette situation. « Les 4 personnes y compris notre coordinateur viennent d’être déférées à la maison centrale. Dans quel Etat sommes-nous si les droits des citoyens sont bafouillés ? Nous sommes et restons FNDC jusqu’à la satisfaction de nos revendications. Nous disons NON au troisième mandat, NON au changement de la constitution ».

Le Front National pour la Défense de la Constitution a déjà annoncé l’envoi d’une équipe d’avocats à Kindia pour aller défendre ses membres arrêtés et conduits en prison.

De Kindia, Mohamed M’Bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

Lire

Arrestation de Fassou Goumou, démissionnaire du RPG-AEC : menace de manifestation à N’zérékoré

15 novembre 2019 à 10 10 05 110511
Fassou Goumou

Après sa démission du parti présidentiel (RPG arc-en-ciel) et son ralliement au front national pour la défense de la Constitution (FNDC), Fassou Goumou, conseiller communal à la mairie de N’zérékoré, a été arrêté et a passé sa première nuit de détention au commissariat urbain de N’zérékoré, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans cette préfecture.

Les ennuis de cet opérateur économique et conseiller communal sont partis de sa démission du parti du président Alpha Condé, le RPG arc-en-ciel, et son appel à la population de bouder la réception du président de la République à N’Zérékoré. Fassou Goumou a été arrêté dans la soirée d’hier, jeudi 14 novembre 2019, et conduit au commissariat central par des agents des services de sécurité de N’zérékoré.

Selon un de ses proches, qui s’est confié au correspondant local de Guineematin.com, des agents de la police sont allés au domicile de Fassou Goumou pour le chercher. Mais, il n’y était pas. Après avoir appris cette information de son entourage, le conseiller communal a alors décidé de se rendre lui-même au commissariat central pour s’informer. « Et, c’est quand il est parti au commissariat qu’il a été arrêté et conduit en détention », nous précise-t-on.

Mais, l’ancienne tête de liste du RPG arc-en-ciel aux dernières élections communales ne manque pas de soutien à N’zérékoré. Dans la matinée de ce vendredi, 15 novembre 2019, plusieurs jeunes ont appelé à des manifestations pour exiger sa libération. Actuellement (9 heures), ces jeunes sont reçus par les sages qui ne souhaitent pas des perturbations dans la ville.

A suivre !

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

Lire

3ème cas de décès ce jeudi : Amadou Oury Barry (témoignages)

15 novembre 2019 à 7 07 16 111611
Amadou Oury Barry, 3ème cas de décès ce jeudi 14 novembre

Suite à la dispersion de la marche du front national pour la défense de la Constitution (FNDC), trois jeunes guinéens ont été tués et plusieurs autres blessés dans la soirée d’hier, jeudi 14 novembre 2019, a appris Guineematin.com des familles des victimes.

Après Alpha Souleymane Diallo (16 ans et originaire de Téliré, dans la préfecture de Mali) et Abdourahamane Diallo (19 ans, originaire de Mitty, préfecture de Dalaba), on apprend la mort d’un autre jeune, Amadou Oury Barry, 32 ans, originaire de Maréla (préfecture de Faranah).

Trouvé à l’hôpital de l’amitié sino-guinéenne de Kipé, les parents et amis de Barry Amadou Oury ont dit à un reporter de Guineemtin.com que la victime a été blessé par balle par des agents des forces de l’ordre, alors qu’il était enfermé dans une boutique à Koloma. Conduit dans une clinique située à Bomboli, Oumar sera finalement transféré à l’hôpital sino-guinéen où il a rendu l’âme.

Paix à son âme, amine !

Le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), qui organisait hier l’acte quatre de ses manifestations à Conakry, réclame la libération de ses leaders et militants emprisonnés et le renoncement du président Alpha Condé à son projet de nouvelle constitution qui lui donnerait la possibilité de faire un troisième mandat. Mais, peu après leur départ, les marcheurs ont été dispersés par les forces de sécurité qui les accusent d’avoir voulu violer l’itinéraire autorisé par le Gouvernement. Cette dispersion entraînera plusieurs dégâts dont trois morts et plusieurs blessés.

En attendant de revenir sur cette marche dispersée, Guineematin.com vous propose, ci-dessous et en vidéo, les témoignages du jeune frère et de l’ami de feu Amadou Oury Barry :

Lire