DCE Matam : 117 enseignants renforcent leurs capacités en évaluation des apprentissages

29 novembre 2019 à 19 07 01 110111

Le Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA) continue ses actions pour améliorer le niveau des enseignants et des élèves à travers le pays. Une manière de faire face au taux élevé d’échec enregistré ces dernières années dans le système éducatif. C’est dans ce cadre que s’est ouvert ce vendredi, 29 novembre 2019, la première journée d’animation pédagogique au compte de la région de Conakry.

A la Direction Communale de l’Education (DCE) de Matam, c’est quelques 117 instituteurs des CM1 et CM2 (5ème et 6ème année) qui sont concernés par cette journée d’échange, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette première journée d’animation pédagogique à la DCE de Matam a regroupé de nombreux enseignants. Dans son intervention, Ibrahima 2 Barry, directeur communal de l’éducation de Matam, est revenu sur les caractéristiques de cette activité. « Cette journée d’animation pédagogique consiste à renforcer la capacité des enseignantes et enseignants du CM1 et CM2 de nos écoles primaires publiques en matière d’évaluation des apprentissages. L’organisation de cette journée d’animation pédagogique à l’intention de 720 enseignants des écoles primaires publiques de Conakry est l’une des mesures correctives du faible taux de réussite aux examens nationaux ces deux dernières années et aussi des insuffisances relevées au niveau des enseignants de notre pays à travers les différents rapports d’inspection des DPE, DCE, IRE et l’inspection générale », a expliqué monsieur Barry.

Ibrahima II Barry, Directeur Communal de l’Education de Matam

Par ailleurs, le directeur a rappelé les résultats attendus au terme de cette journée. « Vous devez pouvoir maîtriser le concept d’évaluation, vous approprier des différents types d’évaluations, comprendre les valeurs, les principes et les objets de l’évaluation des apprentissages, identifier les différents outils d’évaluation. Pour atteindre ce résultat, je vous invite à participer activement aux activités de cette formation », a-t-il conseillé.

En outre, Ibrahima 2 Barry n’a pas manqué de rappeler les qualités d’un éducateur pour une bonne marche du système éducatif. « Chers participants et participantes, force est de reconnaître que de nos jours, les valeurs cardinales et les principes de l’évaluation, qui sont entre autres la justice, l’égalité, la transparence, la cohérence et la rigueur, ne sont plus respectés. Il est temps pour chacun en ce qui le concerne de se remettre en question et d’avoir une conscience professionnelle et une bonne probité morale pendant tout le processus d’évaluation des apprentissages afin de mettre fin au passage massif des élèves non méritants en classe supérieure et qui se traduit par le faible niveau des candidats aux différents examens nationaux ».

Ibrahima 2 Barry a lancé un message aux parents d’élèves et aux élèves qui doivent apporter leur contribution pour l’atteinte du succès tant recherché. « Nous demandons aux parents d’élèves de nous aider à former les élèves. Ils ne doivent pas démissionner dans l’éducation des enfants, ils doivent faire un suivi au niveau des élèves, et surtout ils doivent les accompagner dans les écoles. Il ne suffit pas de venir déposer son enfant seulement à l’école et partir. Le plus important est de les suivre chaque fois qu’ils sont à l’école et à la maison. Aux élèves, il faudrait que ces élèves prennent conscience, dire qu’en faite pour bien étudier, il faut apprendre, et qui apprend bien, sera bien évalué. Et cette fois-ci, l’évaluation sera de rigueur. Ne passeront en classe supérieure que des élèves méritants. Il n’y aura plus de passage clandestin, ni massif. C’est seulement des méritants qui seront en classe supérieure », a martelé le directeur communal de l’éducation de Matam.

Pour finir, le DCE de Matam a invité les enseignants à se former pour obtenir de bons résultats. « Aux enseignants, ils doivent se former. La formation est l’élément clé pour un formateur. Un enseignant qui enseigne bien, qui évalue bien et qui apprend bien peut rehausser le niveau de l’enseignement apprentissage. Cela peut nous donner un bon résultat aux différents examens nationaux », a-t-il laissé entendre.

Pour cette journée d’animation pédagogique à la commune de Matam, 4 formateurs sont mis à contribution. Ils sont repartis en deux salles. Dans la première salle, il y a 59 participants, la deuxième salle compte 58 participants. Soit au total 117 enseignants prêts à se donner à fond pour l’atteinte des objectifs.

Foko Millimouno pour Guineematin.com

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Kindia : un présumé bandit mis aux arrêts après le braquage d’un taxi-motard

29 novembre 2019 à 18 06 51 115111
Michel Kamano, étudiant diplômé en lettres modernes, victime de vol

Les conducteurs de mototaxis sont régulièrement victimes d’attaques à main armée de la part d’individus qui réussissent souvent à emporter leurs engins. Michel Landé Kamano, diplômé sans emploi et conducteur de mototaxi, en a fait l’amère expérience dans la nuit du jeudi au vendredi, 29 novembre  2019, à Kindia. Deux passagers qu’il a pris nuitamment l’ont agressé avant que le premier ne disparaisse avec sa moto, rapporte un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.   

Selon nos in formations, l’attaque a eu lieu dans la commune rurale de Damakania, relevant de Kindia. Mais, grâce à la détermination de la victime, un des malfaiteurs, du nom de Khalifa Traoré, a été maitrisé et remis aux autorités.

Interrogé par le reporter de Guineematin.com, la victime a expliqué sa mésaventure. « J’ai été victime d’un cas de vol hier nuit, par des malfrats, aux environs 2h à 3h du matin à 142. Je les ai pris au carrefour de Dornnerya. On a discuté le prix du déplacement de 15 000 à 5 000 FG, en disant de leur faire une faveur car ils sont des étudiants. Arrivés au niveau de 142, nous sommes rentrés à droite. Vers la cité police, un d’entre eux a éteint ma moto pendant qu’on roulait. Il a tapé ma main. Moi aussi, je les ai bousculés. Nous sommes tombés. Quand je me suis levé, j’ai voulu me jeter sur l’autre. Il a sorti l’arme que je pensais être une arme blanche, mais c’était un pistolet. Il a tiré, je suis tombé. Il a dit à son ami de fuir avec la moto. C’est ainsi j’ai cherché à rencontrer mon oncle résidant tout près du lieu du braquage. Mon oncle a pris sa moto, on est  venu vers  le collège Damakania. Au niveau de la station BTN, quelqu’un nous a signalés, il cherchait un taxi. Dès qu’on s’est arrêté, j’ai dit que c’est lui. Je me suis jeté sur lui. Mon oncle et le policier qui étaient en garde à la station BTN m’ont aidé à l’arrêter », a expliqué le jeune Kamano, diplômé en Lettres Modernes.

Amadou Diallo, procureur de la République près le tribunal de première instance de Kindia

Egalement interrogé par le correspondant local de Guineematin.com, monsieur Amadou Diallo, procureur de la République près le tribunal de première instance de Kindia, a réitéré son engagement à lutter l’insécurité grandissante dans la ville. « D’après l’information que la police m’a donnée, le présumé bandit était muni d’une arme de fabrication locale et d’une balle. Moi, ma mission à Kindia, c’est de mettre hors d’état de nuire les ennemis de la République, tous ceux qui ont pris pour plaisir de s’attaquer aux biens des citoyens. C’est une lutte sans merci que je compte mener contre ces gens. Mais pour y arriver, il faut la collaboration des citoyens », a-t-il lancé.

Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Guinée : vers un report de la marche du 3 décembre ?

29 novembre 2019 à 18 06 42 114211

On s’achemine peut-être vers un report de la nouvelle marche que le FNDC comptait organiser le 03 décembre 2019. C’est en tout cas le souhait de l’association des personnes handicapées de Guinée. Cette structure a fait une demande dans ce sens aux responsables du Front National pour la Défense de la Constitution, a appris Guineematin.com, à travers un de ses journalistes.

Dans l’après-midi de ce vendredi 29 novembre, une délégation de cette association est allée rencontrer certains responsables du FNDC pour leur exprimer la demande de report de cette manifestation. Une demande qu’elle justifie par la célébration de la journée internationale des personnes handicapées, le 03 décembre.

L’association des personnes handicapées de Guinée a expliqué qu’elle va célébrer cette journée à la cité de solidarité de Taouyah et que la manifestation du Front National pour la Défense de la Constitution, si elle se tenait, allait perturber cette activité. Car, elle va empêcher non seulement les membres de l’association, mais aussi ses institutions partenaires à se déplacer.

Se disant membre du FNDC, puisque certains de ses membres participent aux manifestations de la structure, l’association des personnes handicapées de Guinée a exhorté le Front National pour la Défense de la Constitution à reporter sa marche à une date ultérieure. Selon un membre du FNDC, joint au téléphone par un journaliste de Guineematin.com, les responsables de la structure vont examiner la demande et donner leur réponse lundi.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Guinée : l’ambassade d’Italie finance un projet de lutte contre l’immigration clandestine

29 novembre 2019 à 18 06 31 113111

La Plateforme des Femmes et Jeunes de Guinée engagée dans la lutte contre l’immigration clandestine, investit localement pour dissuader les jeunes à partir. C’est dans ce cadre qu’elle a monté un projet en direction des jeunes qui vient de bénéficier d’un financement de l’ambassade d’Italie en Guinée. Les deux institutions se sont retrouvées hier jeudi, 29 novembre 2019, pour une soirée culturelle à la résidence de l’ambassadeur d’Italie à la Minière, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’immigration clandestine est un véritable casse tête chinois pour les pays européens, notamment l’Italie qui souffre en premier du flux de jeunes gens qui l’envahit sans cesse. Les pays de départ n’en sont pas moins affectés. C’est pour inverser cette tendance que les ONG Guinéennes et leurs partenaires se sont engagés à appuyer les jeunes dans l’entreprenariat.

Mme Makalé Camara, présidente de la plateforme des femmes et jeunes de Guinée

Madame Makalé Camara, présidente de ladite plateforme, est revenue sur les raisons de son engagement dans ce domaine et les actions menées pour y arriver. « L’ambassadeur d’Italie en Guinée est un gentleman, c’est un monsieur au grand cœur, qui est préoccupé par l’immigration parce que son pays reçoit un flux énorme d’immigrants. Et, parmi les immigrants aujourd’hui, les guinéens sont presque majoritaires. Nous femmes de Guinée, nous jeunes de Guinée, notre plateforme s’est dit que l’Etat travaille, les partenaires travaillent, mais les citoyens que nous sommes, si nous nous impliquons chacun à son niveau, nous pouvons diminuer drastiquement ce phénomène. Nous avons fait pour cela le tour du pays, nous sommes allés dans les 4 régions naturelles, nous avons recueilli l’avis des familles, nous avons parlé aux mamans qui sont éplorées, qui pour la plupart ne savent pas ce que deviennent leurs enfants quand ils quittent à la maison. Nous sommes allés voir les imams pour qu’ils découragent les enfants de partir. Quand nous avons fait cette campagne, les enfants nous ont dit, vous voulez que nous restions, alors trouvez-nous nous du travail parce que nous en avons besoin. Nous sommes donc venus voir l’ambassadeur d’Italie, pays de transit par excellence vers l’Europe et une destination pour les enfants, pour lui dire donnons-nous la main et travaillons ensemble pour réussir à faire rester les enfants. Et le projet que nous avons mis en place, c’est une série de restaurations sur le type Macdonald que les enfants vont gérer, pour que les jeunes puissent se sentir mieux chez eux », a expliqué l’ancienne ministre des affaires étrangères.

Son Excellence Livio Spadavecchia, ambassadeur d’Italie en Guinée

De son côté, l’ambassadeur d’Italie a salué l’initiative de la Plateforme des Femmes et Jeunes de Guinée. Son Excellence Livio Spadavecchia a dit avoir financé ce projet à cause de son caractère concret, qui prend en compte les préoccupations des uns et des autres. « Nous avons partagé une semaine durant des cours de cuisine avec des jeunes guinéens, des cours de formation à nos coutures. L’objectif est d’apporter de la professionnalité afin que ces jeunes puissent être autonomes, qu’ils puissent être indépendants. Alors, dans le secteur de la cuisine, on a lancé un projet d’ouverture de resto-bar, de Macdonald poisson. Ce sont des projets concrets que nous allons soutenir. Donc, ce projet permettra aux jeunes guinéens de se lancer dans l’entreprenariat, parce que ce sont des investissements privés, mais accompagnés et contrôlés », a indiqué le diplomate Italien.

A noter que ce projet, dont le coût n’a pas été dévoilé par les bailleurs, a déjà démarré car les invités ont dégusté des plats faits dans ce sens. L’on a également assisté à un défilé de jeunes filles habillées par des jeunes stylistes guinéens.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Kankan : les jeunes volontaires répondent à l’appel de la caravane nationale citoyenne

29 novembre 2019 à 18 06 10 111011

Les activités de la caravane nationale citoyenne de la jeunesse se poursuivent à l’intérieur du pays. La cinquième étape a conduit les caravaniers dans la ville de Kankan ce vendredi 29 novembre 2019. Cette initiative du Ministère de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, à travers l’Agence Nationale de Volontariat Jeunesse (ANVJ) vise à échanger autour de la paix, de la citoyenneté et de la cohésion sociale.

A l’instar des autres localités sillonnées (Boké, Kindia, Mamou et Labé) par les caravaniers, cette 5ème étape a suscité beaucoup d’engouement au sein de la jeunesse de Nabaya. Ce sont plus de 700 personnes qui ont répondu à l‘appel à la maison des jeunes de la commun urbaine en présence des autorités administratives, notamment le gouverneur et le préfet.

Prenant la parole à cette occasion, le facilitateur de la caravane, Cheick Sanoussy Kéita, a expliqué l’objectif de cette activité qui consiste, selon lui, à cultiver le vivre-ensemble, l’acceptation mutuelle, la cohésion sociale et la protection de l’environnement.

S’exprimant au nom du gouverneur de la région de Kankan, le préfet Aziz DIOP a remercié les initiateurs de la caravane nationale citoyenne. Il a mis l’occasion à profit pour inviter les jeunes de Guinée en général, et particulièrement ceux de Kankan, à servir d’exemples dans le sens de la cohésion sociale.

Après avoir transmis les salutations du Ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes aux autorités locales et aux jeunes de Kankan, M. Yomba SANOH, directeur général de l’Agence Nationale du Volontariat Jeunesse (ANVJ) a officiellement remis les documents de loi portant Institution et Règlement du Volontariat Jeunesse et la loi portant organisation et fonctionnement du Volontariat en République de Guinée.

Des thématiques comme le Volontariat, la Citoyenneté et la protection de l’environnement ont été développées. C’est par des animations culturelles et artistiques que la cérémonie a pris fin dans une ambiance de fête.

La ville de N’Zérékoré, capitale de la Guinée forestière, abritera la prochaine étape de la Caravane Nationale Citoyenne des Jeunes.

La rédaction

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Gouvernance ouverte : ABLOGUI et la mairie de Kaloum s’engagent dans la dynamique

29 novembre 2019 à 18 06 03 110311

L’association des blogueurs de Guinée (ABLOGUI), en collaboration avec la mairie de Kaloum, a lancé ce vendredi, 29 novembre 2019, un atelier d’échanges intitulé GouvCamp (Gouvernance Camp). Cette rencontre est organisée dans le cadre du projet « OpenGuinée », mis en œuvre par ABLOGUI avec le soutien de l’ambassade de Grande Bretagne en Guinée. Elle regroupe plusieurs acteurs clés du développement local, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Mamadou Alpha Condé, le président de l’association des blogueurs de Guinée

Pendant deux jours, ces différents acteurs vont faire un partage d’idées innovantes et de bonnes pratiques de la gouvernance ouverte. Selon Mamadou Alpha Condé, le président de l’association des blogueurs de Guinée, « l’objectif de GouvCamp est de créer un cadre de collaboration et de participation entre la mairie et les citoyens de Kaloum sur les principes de la gouvernance ouverte. En effet, en septembre 2018, avec le soutien de l’ambassade de la Grande Bretagne en Guinée, parallèlement à l’accompagnement du gouvernement guinéen dans le processus d’adhésion de la Guinée au Partenariat Gouvernement Ouvert, nous avons entamé des consultations pour identifier une mairie politiquement engagée et capable d’entreprendre de véritables réformes pour montrer tout le bénéfice que les citoyens et administrations, notamment locales, peuvent tirer des principes de la gouvernance ouverte dont le pilier est l’accès à l’information publique.

Aminata Touré, maire de Kaloum

La mairie de Kaloum a été choisie par ABLOGUI, car nous avons trouvé en madame le maire, Aminata Touré, et en ses collègues conseillers, une réelle volonté et une ouverture d’esprit à mettre les citoyens au centre de leur politique de développement local », a-t-il indiqué, avant d’ajouter que dans ce projet, la mairie de Kaloum a pour missions de « garantir l’accès à l’information par l’ouverture des données publiques et la promotion de la participation citoyenne. Avec le lancement, dans des prochains jours, des différentes plateformes web de la mairie, les citoyens auront la possibilité d’accéder au budget 2019 et à beaucoup d’autres informations et documents publics détenus par la commune de Kaloum », souligne le président de l’association des bloggeurs de Guinée (ABLOGUI).

Emma Davis, premier conseiller de l’Ambassade du Royaume Uni en Guinée

Au cours de cet atelier, les participants vont se pencher sur un certain nombre de points relatifs à la gouvernance ouverte, a indiqué la maire de Kaloum, Aminata Touré. « Il s’agira de prendre connaissance et de se familiariser avec les concepts et le contenu d’une culture de gouvernement. Celle qui promeut les principes de transparence, de redevabilité et de participation des parties prenantes au service de la démocratie et de la croissance inclusive, comme défini en septembre 2010 par l’ancien président américain, Barack Obama. C’était à l’occasion d’un de ses discours à l’assemblée générale des Nations Unies portant sur le gouvernement ouvert à l’échelle internationale. Le président américain a lancé cette initiative avec l’espoir qu’elle fera tâche d’huile dans le futur », a-t-elle rappelé.

Présente à la cérémonie d’ouverture de cette rencontre, Emma Davis, conseillère à l’ambassade de Grande Bretagne en Guinée, est revenue sur les principes pouvant attirer l’attention des investisseurs. « Le renforcement de la bonne gouvernance, le renforcement des actions de lutte contre la corruption et l’amélioration de la transparence dans la gestion des finances publiques sont indispensables pour rassurer les investisseurs. Donc, je voudrais dire que le développement économique inclusif passe par une gouvernance transparente et participative. Pour ce faire, nous encourageons la commune et les populations de Kaloum à s’approprier de cet outil (#GouvCampKaloum), qui est une innovation en termes de gouvernance », a lancé Emma Davis.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 00225 622919225 666919225

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Parquet du TPI de Coyah : Fallou Doumbouya passe la main à Kadialy Touré

29 novembre 2019 à 17 05 44 114411

Suite à un décret pris récemment par le président Alpha Condé, de nombreux magistrats ont changé de poste à travers le pays. L’heure est en ce moment aux passations de service entre les sortants et les entrants. C’est dans cette dynamique que la nouvelle équipe dirigeante du tribunal de première instance de Coyah a pris fonction ce vendredi, 29 novembre 2019. Le procureur sortant, Fallou Doumbouya, a passé la main à son successeur, Lansana Kadialy Touré, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La salle d’audience du tribunal de première instance de Coyah était bondée de monde en ce jour de passation de service entre le procureur sortant et celui entrant. L’émotion était grande au moment où Fallou Doumbouya, le procureur sortant, nommé Avocat Général à la Cour d’Appel de Conakry, passait le témoin à Lansana Kadialy Touré.

Après avoir passé 14 mois et 26 jours à la tête du parquet de Coyah, en qualité de premier procureur de la République suite à l’érection de la justice de paix de Coyah en tribunal de première instance, Fallou Doumbouya, est revenu sur les réformes engagées dans le système judiciaire et leur impact sur le terrain.

Fallou Doumbouya, procureur sortant

« La volonté du gouvernement de lutter efficacement contre la délinquance et la criminalité sous toutes ses formes nous a amenés à postuler la définition d’une politique pénale claire et cohérente, qui a été mise en œuvre par les agents et officiers de la police judiciaire, et qui a concilié le respect de la loi, la sécurité des personnes et de leurs biens, et la jouissance des libertés individuelles. L’action publique que nous avons menée à été conduite à la lumière des principes suivants, que sont la responsabilité, l’utilité, la proportionnalité et la fermeté, la recherche de l’efficacité dans l’action ainsi que le respect des droits et libertés fondamentaux de toutes les parties, notamment l’attention particulière aux victimes, le respect du principe de la présomption d’innocence et l’égalité des justiciables devant la loi ».

Par ailleurs, Fallou Doumbouya a rassuré l’équipe entrante qu’elle aura des collaborateurs disponibles, compétents et engagés. « Monsieur le procureur de la République entrant, je peux vous assurer que vous trouvez dans cette maison de justice de bonnes compétences qui sont toutes dévouées pour rendre une justice saine. Vous connaissant tous, je ne doute point que vous travaillerez à créer les meilleures conditions d’expression de ces compétences. Ne trouvez pas prétentieux de ma part de vous suggérer de les mettre en confiance. A mes collègues magistrats, agents et officiers de police judiciaire ainsi que ceux de l’administration pénitentiaire, je voudrais tellement vous recommander aux nouveaux chefs. Je souhaiterai que vous leur accordiez tous vos soutiens à eux qui viennent avec la noble mission de dire le droit. Mes frères, en vos grades et qualités, je prie Dieu qu’il nous aide et nous arme de constance afin qu’ensemble nous tenions fidèlement l’engagement de toujours construire une justice juste dont rêvent les guinéens », a-t-il laissé entendre.

Lansana Kadialy Touré, nouveau procureur de Coyah

Pour sa part, Lansana Kadialy Touré, nouveau procureur de la République près le tribunal de première instance de Coyah, s’est réjoui de la confiance placée en lui avant de rappeler ce que doit être le comportement d’un magistrat. « Je tiens à les remercier surtout et de mon engagement ardent à honorer cette confiance portée à ma modeste personne. Vous comprendrez mesdames et messieurs que la justice appartient à Dieu, le tout puissant. C’est cette mission qu’il a confiée aux magistrats pour la rendre entre les hommes. Ce qui est difficile et délicat car, elle requiert la probité morale, l’intelligence, l’impartialité, l’indépendance, en un mot la conscience professionnelle du magistrat chargé de rendre la justice. Il est temps pour les citoyens d’avoir confiance à la justice, à leur institution et que les hommes chargés de la rendre le fassent en toute honnêteté. Sans se leurrer, il faut retenir que le citoyen guinéen a perdu confiance en sa justice cela à cause du manque de célérité et de la corruption qui gangrènent cette institution », a indiqué monsieur Touré.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél : 620 21 39 77

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Kankan : manque d’engouement pour l’établissement des listes électorales

29 novembre 2019 à 17 05 10 111011

Lancées depuis le 21 novembre 2019, les opérations d’établissement et de révisons des listes électorales se poursuivent à travers la Guinée. De nombreux dysfonctionnements sont enregistrés aussi bien à Conakry qu’à l’intérieur du pays. Mais, dans la commune urbaine de Kankan, c’est plutôt le manque d’engouement qui est pointé du doigt, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans la circonscription électorale de Kankan, où on compte 162 Commissions Administratives d’Etablissement et de Révision des Listes Electorales (CAERLE), les opérations ont connu leur démarrage effectif le dimanche 24 novembre 2019. Mais, l’engouement n’est pas de taille dans la capitale de la Haute Guinée.

Selon nos informations, on ne rencontre que très peu de citoyens pour le moment au niveau des CAERLE. Mohamed Kaba est l’une des rares personnes venue se faire enrôler. « Je me suis fait enrôler parce que c’est un devoir citoyen. J’ai même été le premier à être recensé  ici. Pour récompenser un candidat, il faut voter. Et pour le faire, il faut avoir une carte d’électeur », a indiqué monsieur Kaba.

Ce manque d’engouement fait que les agents ne sont que très peu occupés. C’est le cas de Moustapha Doumbouya, vice-président de la CAERLE 11 du secteur Kabada 2, qui a confié à notre reporter que tout se passe normalement. « Avec les électeurs, il n’y a aucun problème pour le moment. Les gens viennent, on les recense et ceux qui n’ont pas des cartes d’identité, on a des fiches ici que la CENI a envoyées chez les chefs de quartiers. Ils les remplissent et après on donne les fiches de renseignement et on l’enrôle », a-t-il fait savoir.  

Poursuivant, Moustapha Doumbouya a lancé un appel à la mobilisation à l’endroit des citoyens de Kankan. « L’appel que je lance à l’endroit de la population guinéenne, et à celle de Kankan en particulier, c’est de prendre courage et de venir massivement pour s’enrôler ».

Pour sa part, la présidente de la Commission Electorale Préfectorale Indépendante (CEPI) de Kankan CEPI, madame Konaté M’Balou Kaba a fait le point sur l’évolution du processus avant d’inviter à son tour les citoyens à venir se faire recensé dans l’ordre. « Le lancement a été fait le jeudi, mais on avait des petits problèmes avec les operateurs et les superviseurs. Mais pratiquement à Kankan, l’enrôlement a débuté le dimanche. Nous rencontrons des difficultés, notamment chez les citoyens qui n’arrivent pas toujours à comprendre ce qu’on leur demande de faire devant les machines. Nous demandons aux responsables des partis politiques de mener aussi une campagne de sensibilisation afin que tous les électeurs soient inscrits sur une liste électorale », a indiqué la présidente de la CEPI de Kankan.

A noter que le chef de l’Etat, lors de sa récente visite dans le Nabaya, avait exhorté les militants et sympathisants du RPG Arc-en-ciel à aller massivement se faire recenser.

Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Boké : l’enrôlement des électeurs se passe entre engouement et lenteur

29 novembre 2019 à 15 03 30 113011

Dans la perspective de l’organisation des élections législatives du 16 février 2020, la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a lancé l’établissement et la révision des listes électorales. Mais, de nombreux couacs sont entrain d’émailler le processus. Dans la commune urbaine de Boké, l’enrôlement se passe entre engouement de citoyens et lenteur des agents de saisie, rapporte le correspondant de Guineemtin.com basé dans la préfecture.

Sur le terrain, les citoyens sont fortement mobilisés pour se faire enrôler. Mais, ils accusent les agents des Commissions Administratives d’Etablissement et de Révision des Listes Electorales (CAERLE) de lenteur. Par endroits, quelques électeurs passent toute la journée avant de se faire recenser. Pour d’autres, l’attente peut durer deux jours avant d’être devant la machine.

Dans le secteur 400 bâtiments du quartier Yomboya, plusieurs dizaines de citoyens sont mobilisés tout au tour des agents recenseurs. Débordés, les agents ont toutes les difficultés à se tirer d’affaires devant le désordre ambiant.

Depuis plus de 24h, Hamidou Sow attend sont tour, mais il n’arrive pas à se faire enrôler. « Depuis hier, je suis là pour me faire enregistrer. Mais, le problème est qu’il y a une seule femme qui fait la saisie. Pourtant, il y a beaucoup de monde. Cela nous fatigue beaucoup parce que nous aussi nous avons d’autres activités à faire. Nous voulons qu’ils soient au moins deux opérateurs de saisie. Il faut que l’équipe qui est là soit renforcée », a laissé entendre notre interlocuteur.

La même situation prévaut au niveau de la CAERLE, située dans le quartier Dibia, dans la commune urbaine. Là aussi des agents recenseurs ont du mal à travailler. Fréquemment, des cris de mécontentement sont entendus : « poussez-vous » ou encore « laissez-moi travailler », s’exclame souvent une dame, opératrice de saisie trouvée sur place. Interrogés par notre reporter, les agents n’ont pas souhaité intervenir.

Pour Elhadj Sékou Souaré, président de la Commission Electorale Préfectorale Indépendante (CEPI) de Boké, des dispositions seront prises pour résoudre le problème. « Le début des opérations a été timide, mais au fur et à mesure que nous évoluons, il y a des améliorations. On a des difficultés parce que les machines sont nouvelles. Les gens s’adaptent petit à petit. Au début, certains faisaient 45 enrôlements par jour. Mais maintenant, il y a certains qui font jusqu’à 105 enrôlements dans la journée. Actuellement, il y a la maîtrise de la machine et le carburant est là », a précisé Elhadj Souaré.

Depuis Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628-98-49-38

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Législatives 2020 : les rêves de N’Valy Condé, candidat aux primaires du RPG Arc-en-ciel à Beyla

29 novembre 2019 à 15 03 09 110911

Les élections législatives sont prévues le 16 février 2020. Déjà, la bataille pour la députation au sein des partis politiques a déjà commencé et pourrait même être source de frictions. Au RPG Arc-en-ciel, le parti au pouvoir, de nombreux jeunes loups aux dents longues ont exprimé leur volonté de demander le suffrage des électeurs pour la députation.

C’est le cas de N’Valy Condé, vice-coordinateur de la cellule de communication du RPG arc-en-ciel sur les réseaux sociaux, en service au ministère de l’Enseignement Supérieur. Dans un entretien accordé à un reporter de Guineematin.com, monsieur Condé a dit quelles sont ses ambitions pour la préfecture de Beyla.

Décryptage !

Guineematin.com : vous êtes un des candidats aux primaires à la députation pour la préfecture de Beyla. Qu’est-ce qui vous a motivé à vous présenter ?

N’Valy Condé : je suis candidat aux primaire au sein du RPG, donc ma candidature n’a pas été officialisée encore. Mais, je suis sûr que je serai le futur candidat du RPG arc-en-ciel à Beyla. Ma motivation est partie de plusieurs constats. Fondamentalement, vous savez que je suis de Beyla, précisément de Fakodou, dans la sous-préfecture de Samana, et Samana est dans la préfecture de Beyla. Je me suis rendu compte que Beyla, par rapport aux autres préfectures de la Guinée, est largement en retard, il faut le reconnaitre, notamment en termes d’infrastructures routières. Je sais aussi qu’un député n’est pas comme un maire qui a un budget de fonctionnement. Mais le député a un pouvoir que le maire n’a pas, parce qu’il a un pouvoir de proposition et de contrôle des actions du gouvernement. Et en tant que député et jeune, je pense que je pourrai jouer un grand rôle dans ce cadre. Je pourrai faire en sorte que Beyla bénéficie des avantages de notre pays et en fonction de ce qui lui est propre.

Guineematin.com : vous n’êtes pas le seul candidat au sein du parti à vouloir être député à Beyla. Quel est le nombre de candidats et quelles sont vos chances de l’emporter devant vos adversaires ?

N’Valy Condé : ce qui m’intéresse, ce sont les candidats du RPG arc-en-ciel, parce que je pense que c’est le RPG arc-en-ciel qui va gagner à Beyla. Et, je rappelle que Beyla a environ 350 mille électeurs. Je dirai que la préfecture de Beyla est plus peuplé que celle de N’zérékoré, ce que beaucoup ignorent souvent. Je voudrais rappeler que Beyla a actuellement plusieurs candidats. Selon des indiscrétions, j’apprends que la préfecture a environ 20 candidats. Mais ce qui m’intéresse, ce sont les candidats du RPG qui sont au nombre de cinq pour l’instant, dont Soumaka Douti, un jeune compétent comme moi. Car l’essentiel, ce n’est pas de disculper un candidat, l’essentiel c’est d’amener les populations à la base à choisir le candidat qu’il faut pour la commune urbaine. Moi ma chance, c’est que j’ai été choisi d’abord par la base, c’est ça la vérité, c’est pourquoi je le dis souvent, je suis le candidat de la base. L’idée est venue d’abord de ma base qui m’a proposé.

Dans mon village, on est parti dans ma sous-préfecture où les 54 Sotikèmo (entendez les sages ou autorités morales) sont convenus que je sois le candidat de la préfecture. Et, pendant que je vous parle, ils sont sur le terrain en train de convaincre les autres sous-préfectures afin qu’elles votent pour moi. Je pense qu’avec leur soutien, je vais passer. Ça, c’est au niveau de la communauté. Comme vous le savez, je dis aussi que je suis enseignant de profession. Et quand on prend les problèmes de Beyla, Beyla a fondamentalement trois grands problèmes : à savoir la déperdition scolaire, vous verrez que si on prend la sous-préfecture de Gbeké, cette sous-préfecture a plus d’élèves que la préfecture de Beyla. Ça, c’est d’après une étude que nous avons menée. Pour ça, je dirai que la responsabilité est partagée. On peut dire que l’Etat est responsable, mais ceux qui sont plus responsable, ce sont les partenaires de l’éducation à savoir l’Etat, les populations et les institutions. Il y a aussi le problème de route. Je pense que c’est au temps du professeur Alpha Condé que toute la préfecture de Beyla a connu le goudron. Nous avons bénéficié du goudron de N’Zérékoré à Beyla. Mais, dans les autres sous-préfectures, l’accès est difficile, il n’est pas facile d’y aller car les routes sont complètement dégradées. Donc, il y a des problèmes de routes à Beyla. La troisième position, c’est le renforcement de l’unité du Konia. Vous savez, le Konia est très puissant et pour qu’il continue à être puissant comme dans le passé, il faut qu’on accepte d’œuvrer pour le renforcement de cette unité. Il y a des problèmes dans toutes les communautés, mais moi mon objectif, c’est que cette communauté soit renforcée. On va me poser la question de savoir si c’est le rôle d’un député, je vais répondre par l’affirmative. Cela, dans la mesure où le député à l’Assemblée peut poser tous les problèmes, faire donc en sorte que toutes les questions soient discutées.

Guineematin.com : vous soulevez beaucoup de problèmes auxquelles la préfecture de Beyla est confrontée. Concrètement, une fois à l’hémicycle, qu’est-ce que les populations de cette préfecture peuvent attendre de vous ?

N’Valy Condé : ce que les populations peuvent espérer de moi, c’est que je suis jeune. J’ai beaucoup d’ambitions et il faut que je sois crédible aux yeux de ma communauté. Une fois à l’Assemblée, je vais changer de paradigme, c’est-à-dire la façon de faire les choses. Je ne vais pas seul à l’Assemblée nationale, je vais avec Beyla, ça veut dire que je ne vais pas dire à l’Assemblée ce que je pense mais ce que les populations veulent. Parallèlement à ça, je vais aller dans toutes les sous-préfectures de Beyla pour connaitre leurs besoins. Je vais partir à l’Assemblée nationale avec les problèmes de Beyla. Il reviendra toujours à la population de Beyla de me parler des problèmes auxquels la base est confrontée. Je serai une solution de Beyla et non une solution pour Beyla.

Guineematin.com : quel est le mot de la fin ?

N’Valy Condé : je voudrai m’adresser personnellement aux populations de Beyla, pour leur dire que je suis leur fils. Si elles votent pour moi, elles auront voté pour le développement de Beyla, elles auront voté dans l’intérêt du peuple.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Conakry : l’assainissement de la ville est reporté (Communiqué)

29 novembre 2019 à 14 02 26 112611

Conakry le 29 novembre 2019 – Le Ministre d’État, Ministre de l’hydraulique et de l’assainissement, porte à la connaissance des citoyennes et citoyens de Conakry que la journée de participation citoyenne à l’assainissement dénommée 《Conakry ville propre 》au titre du mois de Novembre 2019 est reportée à une date ultérieure pour des raisons d’installation des équipements et matériels d’assainissement des Entreprises PICCINI et Albayrak retenues à la suite d’un appel d’offre dans le cadre de l’assainissement de la ville de Conakry.

Par ailleurs, il est porté à la connaissance de tous les habitants de Conakry qu’aucune interdiction de circuler n’est de mise.

Le Ministre d’État, Ministre de l’hydraulique et de l’assainissement sait compter sur la bonne compréhension de chacun et de tous.

Elhadj Papa Koly Kourouma.

Le Ministre d’État, Ministre de l’hydraulique et de l’assainissement

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Sérédou (Macenta) : la FFI célèbre ses 10 ans en invitant à la protection de l’environnement

29 novembre 2019 à 13 01 53 115311

L’ONG Fauna et Flora international (FFI) a célébré ce vendredi, 29 novembre 2019, le dixième anniversaire de son existence dans la sous-préfecture de Sérédou, à Macenta, à travers une marche verte. Les organisateurs, vêtus d’habits de couleur verte, ont fait un carnaval en compagnie des populations de Sérédou avant de planter des arbres dans l’enceinte de la sous-préfecture, rapporte Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

Le regroupement a eu lieu à 8 h GMT. Il a réuni les membres de Fauna et Flora International et les populations de Sérédou. Les participants au carnaval portaient des pancartes où de nombreux slogans étaient mentionnés, en rapport avec la protection de l’environnement : « Changeons nos comportements et luttons contre le réchauffement climatique », « La forêt, c’est la vie. Ensemble, protégeons-la », « Herbicide: danger pour la santé et l’environnement, arrêtons son usage », « Les animaux ont droit à la vie. Ensemble, protégeons-les ».

Le carnaval est parti du siège de la sous-préfecture jusqu’au niveau du grand carrefour de Sérédou, avant de revenir à la tribune de la sous-préfecture. Au cours de la marche de sensibilisation, qui a démarré à 8 h 30 min, plusieurs messages de sensibilisation sur la préservation de l’écosystème ou de la biosphère ont été lancés à l’endroit de la population de Sérédou.

A noter qu’après près une heure de marche, des plants des espèces Flores ont été replantés dans la cour de la sous-préfecture, du lycée collège Sérédou. Certains établissements et lieux publics ont été également reboisés.

Nous y reviendrons !

De Sérédou, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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Boké : le Consortium SMB-Winning indemnise 135 personnes de 14 villages pour un montant de plus de 8 milliards

29 novembre 2019 à 13 01 40 114011

Communiqué : Les communautés de 14 villages, en opposition entre elles à cause d’un lopin de terre depuis des mois, ont été compensées vendredi 29 novembre 2019, dans le district de Dapilon, sous-préfecture de Kolaboui, dans la préfecture de Boké par le Consortium SMB-Winning à hauteur de huit milliards cent cinquante-huit millions quatre-vingt-un mille trois cent dix francs guinéens (8.158.081.310 GNF).

La cérémonie de remise des chèques a eu lieu en présence des autorités locales, du conseiller juridique de la SMB ainsi que des avocats des communautés qui, dit-on, ont fini par laver le linge sale en famille.

Un geste vivement salué par les responsables du Consortium SMB-Winning que certains qualifient de 1ère en compensation, avec une grille plus élevée en République de Guinée, et qui s’engage à poursuivre ses actions pour booster le développement dans les collectivités décentralisées de la Cité minière de Boké.

Dans un exposé, Mohamed Kallo, agent de l’équipe des inventaires a invité les bénéficiaires à l’utilisation judicieuse des montants communautaires dans les activités génératrices de revenus, l’agriculture mécanisée (moderne), les maraichages à serre, l’aménagement des terres sous tropiques, l’achat des intrants agricoles, les plantations techniques, l’éducation, la formation des enfants, les plaines agricoles et jardins potagers. Il faut rappeler que le payement de cette nouvelle compensation a été diligentée grâce à l’apport du Cabinet Société d’Expertise Environnementale et Sociale (SEES) qui a réalisé les études d’inventaires.

Pour les représentants du consortium SMB Winning, « le projet Chemin de fer va procurer de nombreux emplois en plus de l’aménagement d’un corridor agricole. Ceci, pour faire de Boké une ville prospère et émergente, et pour changer et développer la Guinée dans la paix, la quiétude sociale et la communication ».

Une idée soutenue par le Maire de la Commune Rurale (CR) de Kolaboui, Ansoumane Zito Coumbassa : « Il faut toujours associer les membres de vos familles pour mieux gérer vos dus. Ayons le dos large pour une cohabitation pacifique avec les entreprises minières… ».

Selon lui, « Rien ne sert à acheter des motos, voitures pour vendre vos âmes sans avoir même une case ou un abri pour la dignité de ta famille. C’est l’heure d’améliorer les conditions de vie de vos progénitures en vous lançant beaucoup d’aventure moderne. Vous pouvez aussi, évoluer en coopératives, groupements… ».

Communiqué transmis par le service de communication du consortium SMB-Winning

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Signature d’un Accord avec le Groupe de la Banque Mondiale pour un Appui Budgétaire à la Guinée

29 novembre 2019 à 13 01 34 113411

(Conakry, le 28 novembre 2019) Mme la Ministre du Plan et du Développement Économique, Gouverneur Pays de la Banque Mondiale pour la Guinée, a , au nom de Monsieur le Président de la République, Chef de l’État et du Gouvernement, l’honneur d’annoncer au Peuple de Guinée et à la communauté des Partenaires Techniques et Financiers que le Gouvernement guinéen et le Groupe de la Banque Mondiale ont signé, ce jeudi 28 novembre 2019 à Conakry, un accord d’Appui Budgétaire d’un montant de 90 millions de dollars USD.

Cet important appui budgétaire vise à soutenir les efforts du Gouvernement pour renforcer la gestion budgétaire, appuyer le cadre institutionnel et règlementaire pour promouvoir la compétitivité du pays et améliorer la performance financière du secteur de l’électricité en Guinée.

En effet, cet accord qui récompense surtout les performances macroéconomiques affichées ainsi que les réformes structurelles engagées permettra au Gouvernement d’avancer en profondeur dans la réforme du secteur de l’électricité tout en confortant les dépenses d’investissements publics de nature à promouvoir une croissance forte et inclusive susceptible de lutter efficacement contre la pauvreté et la précarité conformément au PNDES 2016-2020.

Il est important de rappeler que le Chef de l’Etat, Pr Alpha Condé avait personnellement plaidé, entre autres, en faveur de cet appui budgétaire auprès de la Banque Mondiale lors de sa visite, au début du mois de septembre dernier. Il avait permis de déblayer le terrain à l’equipe des ministres, hauts cadres et techniciens qui avaient pris part à Washington, aux assemblées annuelles des Institution de Brettons Woods à la mi-octobre 2019.

A noter par ailleurs que la Banque Mondiale (partenaire stratégique de la Guinée) s’était également engagée à Washington pour le financement du Projet de Développement de l’Agriculture Commerciale en Guinée (PDACG) à hauteur de 200 millions de dollars US tout comme, la possibilité pour la Guinée de bénéficier d’appui financier plus consistant au titre de l’IDA 19.

Mme la Ministre du Plan et du Développement Economique, Gouverneur Pays de la Banque Mondiale pour la Guinée se réjouit de la signature de cet accord d’appui budgétaire, témoignage éloquent de la qualité du Dialogue et du partenariat stratégique avec cette grande Institution de financement du développement. Mme Kanny Diallo rassure surtout, le Groupe de la Banque Mondiale, de l’engagement réaffirmé du Gouvernement guinéen, de tout mettre en œuvre pour une utilisation judicieuse et efficace des ressources allouées conformément aux orientations stratégiques du PNDES 2016-2020 en faveur du développement socio-économique du pays et de l’amélioration des conditions de vie des populations guinéennes.

Service de Communication MPDE

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Guinée : le don volontaire de sang sur la ligne rouge

29 novembre 2019 à 11 11 40 114011

En dépit des attentions multiples accordées ces derniers temps au système sanitaire, à la suite de l’épidémie à virus Ebola que la Guinée a enregistré, l’offre annuelle de sang dans les unités de transfusion sanguine du pays n’a pas évolué.

De nos jours, seulement 12 guinéens sur 100 acceptent de donner volontairement du sang ! Pour une population estimée à près de 14 millions de personnes, les unités de transfusion sanguine du pays devaient disposer, annuellement, au moins 280 000 poches de sang pour couvrir le besoin national.

« Mais la production annuelle de sang se situe à hauteur de 80 000 poches. Ce qui ne fait même pas encore les 50 pour cent. On est très loin des besoins de la couverture nationale » regrette le Directeur Général du Centre National de Transfusion Sanguine, Dr Haba Nyankoye Yves.

En d’autres termes, le taux annuel de collecte de sang varie de 2,4 dons pour 1000 habitants en 2011 à 5.4 dons pour 1000 habitants en 2016. Ces taux sont cependant très inférieurs par rapport à la norme de 10 unités de sang pour 1000 habitants recommandée par l’OMS pour satisfaire les besoins nationaux annuels en sang, reconnait le DG du CNTS.

La capitale Conakry avale les 50 pour cent des poches de sang produites à l’échelle nationale.

Statistiques faibles pour 2019

La Croix Rouge Guinéenne- une des organisations qui appuient le Centre National de Transfusion Sanguine- à Conakry, a l’habitude d’organiser, par trimestre, des séances de collecte de sang. A cause de « l’insuffisance de moyens », ce système de collecte est en panne.

Les statistiques de l’année 2019 qui s’achève sont très faibles : seulement 35 poches sont collectées à la date du 27 novembre 2019. Contrairement à l’année 2018 où la Croix Rouge régionale de Conakry avait collecté 287 poches de sang et l’année précédente, en l’occurrence 2017 a été plus prolixe, 528 poches de sang collectées.

Seulement à Conakry, la Croix Rouge Guinéenne a recensé dans ses livres, plus de 3.000 donneurs volontaires de sang répartis en 5 comités communaux.

Pourtant, sur le plan de vue opérationnel, la Guinée compte 41 unités de transfusion sanguine. Il y a Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS), service rattaché du Ministère de la Santé, qui a pour mission de couvrir le besoin national de sang, qui est le référentiel des centres régionaux de transfusion sanguine et des unités hospitalières de transfusion sanguine.

« Politique nationale caduque »

La Guinée compte également des structures d’appui dont le Comité national multisectoriel de transfusion sanguine et des comités hospitaliers de transfusion sanguine. La première cité a pour rôle d’informer et conseiller les Autorités nationales sur l’appui à apporter au système de transfusion sanguine et les second, ont pour rôle de donner des conseils en matière de bonnes pratiques de transfusion sanguine à l’échelle de l’Hôpital.

Selon le Document dit Plan de développement sanitaire de la Guinée, «de nos jours, la problématique des produits du sang est caractérisée par une faible législation qui régit le domaine de la transfusion sanguine. La politique nationale de transfusion sanguine élaborée en 1998 est caduque et inadaptée au contexte actuel. Sa faible mise en œuvre est influencée par l’insuffisance des moyens : infrastructures, équipements, personnels, formations, budget (CNTS, CRTS, UHTS) due au sous financement de la part de l’Etat et de ses partenaires. »

Le Directeur Général du CNTS, Dr Haba, précise par ailleurs que la division administrative du pays, au moment de l’élaboration de la Politique nationale de transfusion sanguine en 1996, tenait compte de quatre régions naturelles. Aujourd’hui, elle est subdivisée en sept régions administratives en plus de la zone spéciale de Conakry.

Dans la politique nationale de 1998, l’hépatite C ne faisait pas partie des examens obligations alors que de nos jours, son dépistage est une obligation avant toute transfusion sanguine.

Une autre insuffisance de la Politique nationale de transfusion sanguine de 1998 est la non prise en compte de l’hémovigilance, un processus de collecte systématique des effets indésirables ou inattendus qui apparaissent lors de la chaine transfusionnelle.

Le don familial de sang est le plus répandu à cause de l’insuffisance de la promotion du don volontaire. Ce qui ouvre la voie à des comportements qui violent systématiquement les principes éthiques édictés dans le cadre de la transfusion sanguine.

A Conakry, 4 unités hospitalières de transfusion sanguine peuvent prélever du sang, mais la qualification des poches prélevées et la préparation des composants sanguins se font uniquement au niveau du CNTS.

A l’intérieur du pays, chaque unité hospitalière fonctionne en un centre indépendant où se déroulent à la fois des activités de collecte, d’analyse, de préparation, etc…

« Lorsque chaque poste doit fonctionner comme centre indépendant de transfusion sanguine, il y a des risques qu’il y ait des erreurs de manipulation. Tous les agents ne maitrisent pas la chaine de production de façon parfaite » regrette Dr Haba

«Les médias devraient nous aider »

Au centre communal de Ratoma, une dame rencontrée à la sortie de l’unité de transfusion sanguine est dans le désarroi. Sa fille a besoin de trois poches de sang, selon une prescription médicale. Elle peine à trouver deux donneurs volontaires.

« J’ai payé de l’argent à deux jeunes pour qu’ils viennent donner leur sang pour sauver ma fille. Ils m’ont demandé de leur payer 500 000 francs guinéens. J’ai tout fait pour qu’ils diminuent ce prix, ils ont refusé. C’est contre toute attente que je suis tombée sur deux autres jeunes qui ont accepté de le faire, gratuitement.»

En Guinée, la Politique nationale de transfusion sanguine stipule que le don de sang, en toute circonstance, est volontaire et bénévole. Et mieux, le profit matériel ne doit jamais être une motivation ni pour le donneur, ni pour les responsables du prélèvement.

La sensibilisation et la mobilisation en faveur du don de sang sont en panne sèche. La journée mondiale du donneur n’est pas célébrée en Guinée depuis deux ans.

«Nous n’avons pas suffisamment de moyens de communication et de promotion du don de sang. Les communautés, on dirait qu’elles fuient leurs responsabilités. La grande majorité des médias pense que le CNTS peut payer ses communications. Ils devraient nous aider » plaide Dr Haba du Centre national de transfusion sanguine.

A l’image de certains pays de la sous-région, ce spécialiste entrevoit la nécessité d’améliorer le système de motivation des donneurs de sang. La politique nationale de transfusion devrait proposer le financement de pèlerinage annuel aux meilleurs donneurs de sang.

Les régions de Mamou, Faranah, Kindia, grâce à l’appui des partenaires techniques et financiers, organisent des séances de sensibilisation de la population, conduites par des structures de transfusion sanguine avec l’appui technique du CNTS. Une démarche saluée par les spécialistes et encouragée à être poursuivie dans les autres régions du pays. Mais la logistique et les moyens financiers font défaut.

Selon les estimations du projet de l’OMS intitulé « Pour la promotion de l’accès universel à du sang et à des composants sanguins de qualité et sûrs pour la transfusion et aux produits médicaux dérivés du plasma 2019 – 2023 », 47 % du sang est collecté dans les pays à revenu élevé, c’est-à-dire prélevés auprès de 19 % seulement de la population mondiale.

Inversement, 24 % seulement du sang est prélevé dans des pays à revenu faible ou intermédiaire, représentant 48 % de la population mondiale. Les disparités les plus marquées entre la population et le prélèvement de sang sont observées dans la Région africaine et dans la Région de l’Asie du Sud-Est, où 13 % de la population mondiale de la Région africaine n’a accès qu’à 5 % du sang collecté à l’échelle mondiale.

Amadou Touré et Maimouna Bangoura pour l’AGUIPEL

NB : Cet article est produit dans le cadre de la Semaine des Médias pour la participation des citoyens à la gouvernance en Santé. Un projet mis en œuvre par Search for common ground sous financement de l’USAID

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Elections législatives : « le PDG-RDA siégera en masse à l’Assemblée nationale »

29 novembre 2019 à 10 10 36 113611
Oyé Guilavogui, secrétaire général par intérim du PDG-RDA

Absent aux élections législatives de 2013, le PDG-RDA (Parti Démocratique de Guinée-Rassemblement Démocratique Africain) va prendre part à celles du 16 février 2020. C’est Oyé Béavogui, le secrétaire général par intérim de la formation politique, qui l’a annoncé au cours d’un entretien avec le journaliste de Guineematin.com, le mercredi dernier, 27 novembre 2019. Et il assure que le parti du président de la République de Guinée, Sékou Touré, va remporter un nombre important de sièges pour pouvoir former son propre groupe parlementaire à l’Assemblée nationale.

Décryptage !

Guineematin.com : selon le chronogramme de la CENI, les élections législatives auront lieu le 16 février 2020. Est-ce que le PDG-RDA va participer à ce scrutin ?

Oyé Béavogui : depuis belle lurette, nous avons une position très claire sur la chose. Après la publication de la première date proposée par la CENI, qui était le 28 février, nous avions dit que nous n’avons pas de problème par rapport à cette date et que nous souhaitons simplement qu’il y ait des élections transparentes et crédibles. Et que les résultats reflètent effectivement les voix des citoyens. Nous pensons qu’avec cette méthodologie, il y aura moins de crises sociales, il y aura moins de problèmes. Ça a été tout à fait le contraire depuis 2010 jusqu’au jour d’aujourd’hui. Donc la date du 16 février, nous n’avons pas encore de problèmes par rapport à ça. Nous demandons et exigeons en revanche, qu’il y ait des élections transparentes et crédibles et que les voix des citoyens soient respectées.

Ça y va dans notre intérêt à tous notamment la question de la quiétude sociale, de l’équilibre et de l’unité nationale. Je crois que ça peut nous permettre de résoudre beaucoup de choses. Mais, si nous partons avec les vieilles habitudes comme nous l’avons toujours connu, je crois que ça va être des problèmes. D’autant plus que nous sommes dans l’impasse en ce qui concerne les élections communales, personne n’a envie d’en parler. Le PDG, à l’époque, avait alerté par rapport à la méthode que notamment l’UFDG et le RPG avaient proposée. Nous avons dit que ce n’était pas une bonne méthode, c’est une méthode qui empêche les citoyens de voter. Et je crois que nous sommes dans cette impasse-là et l’avenir nous donne raison une fois de plus. Puisque tout le monde laisse ça de côté et on se rabat toujours sur les élections législatives.

Il n’y a pas de problème, nous irons aux élections législatives et nous avons été très clairs avec une fermeté à l’appui pour dire que ce qui s’est passé en 2013, notamment le scénario que le PDG-RDA a subi, cela n’arrivera plus. Nous sommes fermement résolus cette fois à siéger à l’Assemblée nationale vaille que vaille. Ça, nous rassurons le peuple militant de Guinée, nous rassurons nos militants, nous rassurons nos partisans. Aujourd’hui, nous travaillons à notre façon en sensibilisant nos militants d’aller se faire recenser davantage. Parce qu’il n’y a que par ça qu’on peut être à l’Assemblée Nationale. Nous, de notre côté, on ne s’inquiète pas trop, nous allons nous battre, nous allons mieux nous organiser et nous pensons que nous serons à l’Assemblée Nationale.

Comme je l’avais dit la dernière fois à l’occasion de la conférence des 49 ans de la victoire du peuple militant de Guinée contre l’agression portugaise, nous avons dit clairement que le PDG était allé aux élections communales et nous avons pu arracher des voix, pas des moindres. On a pu avoir 17 circonscriptions et au total 18 conseillers. Si nous partons sur cette base-là, puisque pour avoir un conseiller il faut avoir mille et quelques voix, il est tout à fait évident que le PDG siégera à l’Assemblée Nationale. Ce n’est pas une inquiétude pour nous mais simplement nous voulons être cette fois-ci à l’Assemblée en masse. Non seulement on va se présenter et arracher des voix pour aller en masse à l’Assemblée et avoir un groupe parlementaire.

Quelles sont les circonscriptions dans lesquelles le PDG-RDA compte présenter des candidats pour les députés uninominaux ?

Oyé Guilavogui, secrétaire général par intérim du PDG-RDA

Oyé Béavogui : pour le moment, le comité de suivi est en ordre de bataille. Ça dépendra de ce que le comité de suivi pourra arrêter par rapport à certaines circonscriptions. D’autant plus que le PDG-RDA n’a pas de bastion comme certains le font croire. Nous, nous ne nous inscrivons pas dans ça. Nous pensons que le peuple de Guinée est indivisible, donc notre bastion c’est le peuple de Guinée. Il n’y a pas de raison de dire que le PDG a son bastion à Faranah ou ailleurs. Nous allons nous battre pour arracher des voix un peu partout d’ailleurs en Guinée.

Guineematin.com : personnellement, êtes-vous tenté à être candidat ?

Oyé Béavogui : pour le moment, je ne peux pas répondre à cette question puisque le comité de suivi n’a pas fini ses travaux et en plus le bureau politique n’a pas statué la-dessus. A l’issue des travaux du comité de suivi, tout le monde sera informé.

Guineematin.com : quel est votre message à l’endroit du peuple de Guinée pour qu’il vous accorde sa voix ?

Oyé Béavogui : nous avons toujours dit au peuple de Guinée de ne pas compter sur les aides extérieures. Nous avons toujours dit au peuple de Guinée de compter sur ses efforts surtout à une organisation. C’est le message qu’a toujours prôné le PDG-RDA. Au jour d’aujourd’hui, la situation est tellement compliquée que le peuple ne sait en réalité à qui se confier. Donc nous pensons que c’est l’occasion pour le peuple militant de Guinée de revenir au sein de son parti historique. Nous pensons que c’est l’occasion pour le peuple de Guinée de se recenser davantage et de donner raison au président Ahmed Sékou Touré. Ils sont des milliers de personnes à revendiquer l’héritage et l’idéologie politique du président en n’étant pas au sein du PDG-RDA.

Nous pensons qu’on ne peut pas dissocier l’idéologie du président Ahmed Sékou Touré du PDG-RDA. Donc toux ceux qui pensent qu’ils sont plus ou moins proches du président Ahmed Sékou Touré du point de vue idéologie, nous leur demandons de rejoindre le PDG-RDA pour qu’ensemble on puisse arracher ce qui nous a été retiré par les armes le 03 avril 1984. Aujourd’hui, nous demandons davantage au peuple de Guinée de se recenser parce qu’il n’y a que par ça qu’on peut voter, il n’y a que par ça qu’on peut arracher des voix. Le militant qui n’est pas recensé ne peut pas voter, donc on ne s’arrêtera pas à dire que si on savait, on allait voter pour le PDG-RDA. Pour nous, le moment est venu, nous sommes à un rendez-vous historique et nous pensons que nous avons un défi historique à relever notamment lors de ces élections législatives qui sont prévues pour le 16 février 2020.

Guineematin.com : est-ce que vous prévoyez de faire des alliances avec d’autres partis ?

Oyé Béavogui : aujourd’hui, le PDG-RDA est le parti mère de la République de Guinée. Nous n’allons pas dire que nous n’allons pas faire d’alliances, nous de disons que pas nous n’allons pas nous ajouter sur un autre parti politique. Mais plus que jamais le PDG est ouvert à tous les partis politiques et le PDG est ouvert à tous les citoyens qui estiment apporter leur contribution pour non seulement arracher des voix lors de ces élections législatives qui pointent à l’horizon, mais au-delà de ça, je pense que dans la réalpolitique il faut collaborer avec des gens. Ce n’est pas quelque chose qui est interdit au sein du parti. Nous sommes ouverts à tout un chacun, ça dépendra des circonstances qui peuvent se poser. Nous allons collaborer comme nous l’avons fait aux élections communales de 2018, à l’occasion desquelles nous avons collaboré avec des partis de la mouvance mais aussi de l’opposition. C’est pour dire que le PDG ne s’inscrit pas dans ce clivage qui a été imposé par Alpha Condé et Cellou Dalein Diallo. Ce qui nous concerne, c’est le peuple de Guinée et l’intérêt supérieur du peuple militant de Guinée.

Guineematin.com : ces élections législatives se préparent dans un contexte de tensions entre partisans et opposants du projet de nouvelle constitution. Le FNDC, structure opposée à ce projet, manifeste pratiquement une fois chaque semaine. Quel est le regard du PDG-RDA sur cette situation politique de notre pays ?

Oyé Béavogui : le parti a fait une déclaration qui fait foi de sa position et de sa proposition relative au débat sur la nouvelle constitution. Par rapport aux manifestations du FNDC, nous avons encore dit très clairement que nous ne nous y opposons pas. Si le FNDC veut, il n’a qu’à marcher tous les jours, ce n’est pas notre problème. Mais, l’inquiétude est qu’aujourd’hui, le FNDC est pratiquement décrédibilisé. Pourquoi je le dis ? Je pense directement à ces leaders politiques-là qui sont venus se greffer au FNDC, qui est un mouvement de la société civile. Et je pense qu’ils peuvent bien mener le combat et se débarrasser de ces leaders politiques-là qui font le semblant pour dire qu’ils sont en train de défendre le peuple de Guinée. Tout le monde sait qu’ils ont des députés périmés à l’Assemblée Nationale. Ces députés refusent de faire siège vide à l’Assemblée Nationale parce qu’ils savent qu’ils ont des avantages. Ils refusent de combattre cela parce que ça compromet leurs intérêts.

Ils veulent laisser l’Assemblée nationale de côté et parler de ce qu’ils appellent troisième mandat ou changement de constitution. Au jour d’aujourd’hui, si ces leaders-là viennent se greffer au FNDC je pense que ça décrédibilise ce qu’ils font, et ils doivent prendre leurs responsabilités pour se débarrasser de tous ces leaders politiques qui sont en train de souiller leur combat politique. Par ailleurs, nous avons dit que nous respectons le combat que ces jeunes sont en train de mener. Quand je dis ces jeunes, c’est essentiellement ceux qui composent la partie société civile.

Mais quant aux leaders politiques, moi je n’ai aucune confiance en eux. Ils n’ont même pas la crédibilité, la légitimité et le respect pour pouvoir se lancer dans cette bataille-là. Ils étaient là à époque, ce sont les mêmes qui ont prôné le « Koudeisme » auprès du Général Lansana Conté, ce sont eux qui ont foutu le pays dans cette merde. Aujourd’hui s’ils pensent qu’ils sont les meilleurs pour nous, je pense que le peuple est plus mature qu’eux. Ils pensent qu’ils sont en train de tromper le peuple militant de Guinée, mais ils se trompent eux-mêmes parce que le peuple militant est toujours en avance et a une maturité plus grande que cette classe politique rétrograde.

Interview réalisée par Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Les fondations Open Society s’engagent à soutenir la restitution du patrimoine culturel africain

29 novembre 2019 à 9 09 58 115811

Communiqué : NEW YORK —Les fondations Open Society ont annoncé le lundi 25 novembre 2019 avoir lancé une initiative d’un montant de 15 millions de dollars afin de renforcer les efforts visant à restituer des objets culturels pillés sur le continent africain. D’une durée de quatre ans, cette nouvelle initiative appuiera les réseaux et les organisations qui s’efforcent de rendre à l’Afrique le patrimoine qui est le sien et lui revient de droit.

« L’héritage de la violence coloniale entraîne de profondes répercussions sur la façon dont le racisme et les déséquilibres de pouvoir se perpétuent aujourd’hui. Il ne s’agit pas seulement de restituer des objets d’art, mais de restaurer l’essence même de ces cultures », a déclaré Patrick Gaspard, le président des fondations Open Society. « Nous sommes fiers d’appuyer un mouvement visant à rectifier des erreurs historiques, dans le cadre de notre mission pour faire advenir une justice réelle. »

Pendant des décennies, les Africains ont plaidé en faveur du retour de cet héritage culturel, comprenant non seulement les objets d’art et de cérémonie, mais aussi des dépouilles humaines, des spécimens d’histoire naturelle, des archives et un patrimoine culturel immatériel comme des enregistrements et des photographies. Des collections entières ont été constituées à partir de matériel pillé pendant des raids militaires et des atrocités commises à Magdala, en Namibie, et au Nigeria, parmi tant d’autres.

« Tant d’objets de l’héritage culturel précolonial africain sont conservés dans les musées européens, et pourtant ces artéfacts sont hors de la portée de millions de personnes sur le continent africain qui ont le droit d’avoir accès à leur propre savoir et production culturelle », affirme Rashida Bumbray, directrice de la Culture et des Arts à Open Society. « La restitution n’est pas seulement un moyen d’obtenir une réparation, c’est aussi une façon de garantir l’accès de chacun à son propre patrimoine et de maintenir cet accès ouvert pour les générations futures. »

Open Society soutiendra les recherches et les initiatives en cours concernant la restitution du patrimoine culturel africain, en incluant les recommandations d’un rapport avant-gardiste publié il y a un an par Felwine Sarr, économiste et président du conseil consultatif de l’Open Society Initiative for West Africa, et Bénédicte Savoy, historienne de l’art. Le rapport appelle à la restitution intégrale des œuvres des collections des musées français qui ont été pillées dans d’anciennes colonies en Afrique.

En partenariat avec des musées, des gouvernements, des artistes, des universitaires et des membres de la société civile, l’initiative impliquera des collaborateurs de tout le réseau des fondations Open Society et sera dirigée par Rashida Bumbray, directrice de la Culture et des Arts à Open Society, Anthony Richter, directeur des initiatives spéciales, et Ayisha Osori, directrice de l’Open Society Initiative for West Africa. L’octroi de financements placera les besoins et les priorités de l’Afrique en première ligne et pourra comprendre le soutien à des associations, la création de partenariats et de coopérations, le suivi des initiatives publiques et l’organisation de rencontres avec des experts et des chercheurs africains, des figures culturelles et artistiques, des leaders religieux et des responsables politiques.

Communiqué transmis par OSIWA Guinée

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Les leaders du FNDC libérés : joie et fierté chez leurs avocats

29 novembre 2019 à 9 09 41 114111

Comme annoncé précédemment, les leaders du FNDC ont recouvré leur liberté et ont pu rentrer chez eux, un mois et deux semaines après leur arrestation. Ce jeudi, 28 novembre 2019, la Cour d’appel de Conakry a ordonné la remise en liberté d’Abdourahmane Sanoh, (le coordinateur national du FNDC), Ibrahima Diallo, Sékou Koundouno, Alpha Soumah (Bill de Sam), Baïlo Barry, Aly Cheikna Badra Koné, le reggae man Elie Kamano, Ibrahima Keita, Aboubacar Sylla et Abdoulaye Bangoura, en attendant la fin de leur procès en appel. Une décision vivement saluée par leurs avocats, qui saluent la victoire de la justice, rapportent les journalistes de Guineematin.com qui étaient sur place.

Maître Salifou Béavogui : nos clients sont libres aujourd’hui, Dieu merci. Nous l’avons demandé, nous avons soutenu avec force en première instance, que nos clients n’avaient commis aucune infraction. Nous avons été incompris, les premiers juges sont entrés en condamnation. Nous avons relevé appel, nous avons eu confiance à la Cour d’appel et cet après-midi, nos clients ont été identifiés, nous avons exposé les motifs de nos appels et nous avons demandé d’entrée de jeu leur mise en liberté. Et la Cour nous a suivis, ils sont libérés, ils rentreront chez eux. Le 5 décembre 2019, nous viendrons enterrer ces dossiers parce qu’il n’y a aucune infraction.

Maître Alsény Aïssata Diallo : aujourd’hui, nous ne pouvons qu’éprouver des sentiments de fierté et de satisfaction dans la mesure où la juridiction de censure qui est la Cour d’appel de Conakry, à travers sa chambre de correction, n’a fait que dire que la loi et l’application de la loi. Donc, nous nous sentons fiers de voir nos clients, membres du FNDC, regagner leurs domiciles. Nous sommes très contents et nous pensons que le droit qui va continuer à triompher comme ça a été le cas aujourd’hui.

A rappeler que ces leaders du Front National pour la Défense de la Constitution avaient été condamnés en première instance pour avoir appelé les Guinéens à manifester contre le projet de changement de l’actuelle constitution qui permettrait au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. Abdourahmane Sanoh avait écopé d’un an d’emprisonnement, Badra Koné avait pris deux ans de prison dont un an assorti de sursis, et les autres avaient tous été condamnés à 6 mois d’emprisonnement.

Mamadou Laafa Sow et Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 622919225 / 621090818

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Labé : des citoyens manifestent contre la société QNET

29 novembre 2019 à 9 09 23 112311

Une dizaine de personnes a manifesté dans la rue hier, jeudi 28 novembre 2019, à Labé. Les manifestants dénonçaient la société de vente en ligne QNET qu’ils accusent d’escroquerie, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

Composés majoritairement de femmes, les protestataires se sont regroupés au rond-point Hoggo M’Bouro. Tenant des pancartes et scandant hostiles à QNET, ils ont défilé de là jusqu’à la mairie de la ville. « Nous sommes sortis pour dire merde à QNET, qui nous a escroqués. Cette société nous a appelés à son siège, à Labé, pour nous embobiner afin de nous escroquer. Ses responsables ont réussi à nous extorquer une somme qu’on peut estimer à plus de 80 millions de francs guinéens. C’est pour réclamer cet argent que nous sommes sortis aujourd’hui », a déclaré madame Baldé Mariama Bobo, la porte-parole des manifestants.

Mamadou Aliou Laly Diallo, maire de la commune urbaine de Labé

Après avoir reçu les protestataires, le maire de la commune urbaine de Labé, a salué leur démarche. Il leur a fait comprendre toutefois, que c’est à la justice de traiter cette affaire. « On vous a entendus et on a entendu votre cri de cœur. D’après les informations que nous avons reçues, cette affaire se trouve déjà au niveau de la justice. Vous avez fait votre marche dans la discipline, vous dites que vous êtes victimes d’arnaque de la part de QNET. Nous aussi, notre souhait c’est que justice soit faite, mais la justice est indépendante. A partir du moment où le dossier de trouve à la justice, c’est elle qui doit jouer son rôle », a dit Mamadou Aliou Laly Diallo.

Elhadj Madifing Diané, gouverneur de Labé

De son côté, le gouverneur de la région de Labé, Elhadj Madifing Diané, a demandé aux manifestants de se constituer partie civile contre les personnes qui les ont escroqués. « Ce que je puis vous confirmer, c’est que pour le moment, l’État a décidé d’annuler le droit d’exercer de cette société sur le territoire national. Ça c’est déjà consommé. Mais, vous ne pouvez que vous plaindre, vous portez plainte pour escroquerie. Ceux qui sont venus ici (les représentants de QNET à Labé, ndlr), nommément vous les citez pour vous avoir mis dans une situation. Je les considérerai comme des escrocs. Ils seront arrêtés comme escrocs, traduits en justice comme escrocs », a-t-il laissé entendre.

Joint au téléphone, Thierno Malal Diallo, le responsable de QNET à Labé, s’est réservé de tout commentaire sur les accusations portées contre lui et ses collègues.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Microcrédit : à Boké, le Crédit Rural de Guinée aide les petits entrepreneurs

29 novembre 2019 à 8 08 55 115511

La région de Boké est connue pour son potentiel minier, avec plusieurs compagnies exploitant la bauxite, bien installées dans la zone. Parallèlement, et avec succès, paysans, petits entrepreneurs, commerçants, etc, bénéficient quotidiennement de l’action du Crédit Rural de Guinée.

Oumar sow est un menuisier, établi dans la localité de Boké depuis environ 5 ans, qui se distingue par la qualité de ses produits. Sa clientèle est variée ; employés de sociétés minières, cadres, agents de l’administration, simples citoyens, tous convergent vers son atelier pour s’y procurer de beaux meubles.

Il y a quelques années, la vie n’était pas aussi facile pour Oumar, qui était en proie au doute et au besoin de financement pour faire décoller la petite entreprise de menuiserie qu’il a créée, après son arrivée du Sénégal. « J’étais confronté au manque de fonds. Quand j’ai vu le responsable du CRG à Boké, il m’a encouragé à venir le voir pour étudier mon dossier. Par la suite, j’ai pu avoir un prêt de 15 millions de francs guinéens (GNF) », explique cet homme plein d’énergie.

Oumar utilise le prêt pour payer quelques machines nécessaires au démarrage de son atelier. Son travail lui rapporte de quoi rembourser intégralement le crédit, dans les délais. Confronté au problème d’électricité, il retourne une nouvelle fois au CRG où il obtient 20 millions GNF pour l’achat d’un groupe électrogène. « Là aussi, j’ai pu travailler et rembourser tout à temps », souligne-t-il.

Cet homme marié à 2 femmes et père de 5 enfants, parvient à assurer toutes ses dépenses au quotidien grâce à ses activités qui ont prospéré. « La réussite a été totale. J’ai deux enfants avec moi ici et trois autres au Sénégal. Je pense que je n’en serais pas arrivé là sans l’aide du CRG. Non seulement ils aident les gens mais le taux de remboursement et les délais de remboursement (18 mois) sont vraiment raisonnables », affirme Sow.

Avec un chiffre d’affaires oscillant entre 25 à 30 millions GNF par mois, Sow est pour le CRG à Boké une sorte d’icône qui montre à quel point on peut partir de rien du tout pour parvenir à satisfaire ses besoins quotidiens, grâce au travail inlassable.

Avec 11 caisses (Boké, Boffa, Gaoual), et plus de 38100 adhérents, la délégation régionale de Boké dirigée par Moussa Diallo, dispose d’une enveloppe globale de 29 milliards GNF pour l’année 2019.
« Selon le plan de développement, il est prévu 35% pour secteur de l’agriculture. Environ 50% sont alloués aux commerçants et le reste aux autres activités », précise Diallo.

« Les gens sont très dynamiques par ici. Ils ont compris que le CRG représente une chance pour sortir de la pauvreté », conclut-il.

Cheick Soumah

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