Comme prévu, le personnel de l’administration pénitentiaire a entamé ce mardi, 11 février 2020, une grève générale et illimitée dans tout le pays. Ces agents, indispensables au fonctionnement de la justice, réclament l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Interrogé par un reporter de Guineematin.com en cette première journée de grève, le président de la commission de suivi et de discipline du personnel pénitentiaire, s’est félicité déjà de la réussite du mouvement.

« La grève a été suivie partout, même à l’intérieur du pays. Aucun détenu n’a été conduit dans un tribunal, et aucun détenu ne viendra de la police ou de la gendarmerie pour être déposé à la maison centrale. Les parents des détenus peuvent leur rendre visite et leur envoyer à manger. Celui qui a purgé sa peine aussi peut sortir aujourd’hui. Mais il n’y a pas d’extraction, ni de cortège des détenus », a déclaré Mamady 2 Camara, le président des gardes pénitentiaires.

Le Haut Commandant de la gendarmerie nationale, directeur de la justice militaire, s’est rendu dans l’après-midi de ce mardi, à la maison centrale de Conakry pour rencontrer les grévistes. Au moment où nous mettons cet article en ligne, les discussions sont en cours entre l’officier de la gendarmerie et les grévistes pour essayer de trouver solution à ce débrayage.

Le personnel de l’administration pénitentiaire demande à l’Etat de faire à certaines préoccupations auxquelles il est confronté. Il s’agit du « manque de formation professionnelle ; les mutations intempestives non réglementées ; la faiblesse du salaire ; le déséquilibre dans le déploiement du personnel ; le manque de régis de fonctionnement des établissements pénitentiaires ; l’interruption de la formation commune de base ».

Les grévistes réclament aussi l’attribution des grades ; la régularisation de la situation des bénévoles et les primes de stage de formation.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527

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