Aboubacar Soumah, secrétaire général du SLECG

Malgré le refus du gouvernement de négocier avec lui et les multiples menaces proférées à l’encontre des enseignants grévistes, le SLECG dirigé par Aboubacar Soumah ne lâche pas du lest. L’organisation syndicale a convié ses membres à une nouvelle assemblée générale ce samedi, 22 février 2020, à son siège national, à Conakry. Une occasion mise à profit par Aboubacar Soumah pour galvaniser la troupe et menacer de passer « à l’extrême », a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Pour le secrétaire général du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée, il est hors de question d’abandonner le combat que son organisation a entamé dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie des enseignants. C’est pourquoi, il invite les membres de son organisation à resserrer les rangs et à poursuivre la grève déclenchée le 09 janvier 2020. Une grève qui, selon lui, est observée actuellement dans tout le pays.

« Comme vous le savez, le combat que nous avons engagé depuis des années, se poursuit. A la phase actuelle, nous sommes obligés de tenir toujours bon. Comme vous le savez, nous avons à faire à un gouvernement sans pitié. Un gouvernement qui ne respecte pas la loi, un gouvernement sans foi, un gouvernement qui n’est pas soucieux de notre nation, un gouvernement qui n’est pas soucieux de la formation de nos enfants. Comme on le dit, leurs enfants ne sont pas là, nous nos enfants sont là. Ils n’ont pas pitié ni de la population ni de nos enfants.

Donc à nous chers enseignants de Guinée de nous unir, de prendre nos responsabilités, de prendre notre destin en main. Donc, nous devons une fois de plus nous engager dans ce combat pour démontrer à ce gouvernement que nous ne sommes pas prêts à reculer quelles que soient les menaces et exactions. Toujours la balle est dans notre camp. Continuons à resserrer les rangs, continuons notre combat. La situation est maitrisée tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays. La grève est observée à près de 100% », a-t-il laissé entendre.

Mais, même s’il se félicite de l’observation du mot de grève lancé par le SLECG, Aboubacar Soumah regrette l’indifférence du gouvernement guinéen face à ce mouvement de protestation des enseignants. C’est pourquoi, le syndicaliste menace de changer de stratégie pour passer à l’extrême à partir de la semaine prochaine. Il appelle les enseignants à se préparer à descendre dans la rue pour manifester.

« Nous sommes aujourd’hui samedi. Si le lundi et le mardi on n’est pas appelés à une négociation, le mercredi, on va convoquer une assemblée générale ici pour changer de stratégie. Nous allons descendre dans la rue. Parce qu’il faut qu’on agisse avant le 1er mars. La dernière semaine commence le lundi. Donc, si le lundi et le mardi on n’est pas conviés à une négociation, le mercredi, on va organiser une assemblée générale. Nous allons nous entendre sur une stratégie extrême, on va descendre dans la rue en invitant les élèves, les parents d’élèves et les professeurs », a prévenu Aboubacar Soumah.

Mohamed DORÉ pour Guineematin.com

Tel: +224 622 07 93 59

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