La cellule féminine nationale de l’Association des Élèves et Étudiants Musulmans de Guinée (AEEMG) a lancé, dans une université de Conakry, la 13ème édition du séminaire de formation de la femme musulmane. L’activité, qui a démarré le samedi dernier, 29 décembre 2018, va s’étendre sur quatre jours à travers des cours, des conférences, des tables rondes et des panels en faveur de la gent féminine, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le thème central de cette activité est « Responsabilité de la femme face aux défis sociopolitiques et économique de son pays». Selon Nantenin Cissé, la présidente de la cellule féminine de l’AEEMG, ce séminaire à pour objectifs, « d’expliquer sommairement le rôle de la femme dans L’islam ; de donner quelques moyens pour que la jeune fille autocensurée, stéréotypée, se considère membre indispensable d’une jeunesse consciente ; montrer que l’Islam promeut la justice et non le féminisme ; dégager les principaux défis à relever auxquels sont confrontées les sœurs militantes pour être plus visibles et utiles à la société ; inciter les sœurs à s’intéresser aux affaires publiques et de s’éloigner des actes de peu de valeur.»

C’est la secrétaire générale du ministère de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance qui a procédé au lancement officiel des activités. Madame Kourouma Samha Kaba a profité pour dénoncer certains faits de société qui empêchent l’épanouissement des femmes et filles. «La situation des femmes et des filles demeure préoccupante, en raison des pesanteurs socioculturelles qui suscitent diverses formes de violences et viols à l’endroit des femmes et des filles, notamment en milieu rural. La persistance des pratiques tels que les mariages précoces et forcés compromet dangereusement le droit à la santé et à l’intégrité physique de la femme ainsi que son autonomisation », a dit l’ancienne sous-préfète de Kamsar.

La première conférence a été animée par la directrice nationale de la Promotion Féminine et du Genre du département de la promotion féminine. Hadja Marie Touré a profité pour donner les statistiques révélant le faible taux de représentativité des femmes au sein des institutions nationales. Selon elle, on a « 25 femmes députés sur 114 (soit 21%) ; 7 femmes ministres sur 33 (soit 21%) 10 femmes membres du Conseil Economique et Social sur 35 (soit 29%) et 8 femmes commissaires de L’INIDH sur 33 (soit 24,24%) ».

À préciser que cette activité à été couplée à la 14ème édition de l’Assemblée Générale de L’AEEMG. Plus de 200 personnes sont en conclave dans une synergie d’actions pour la réussite des deux événements.

Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 98 49 38

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