Les jeunes de Siguiri suspendent leurs manifs : « si rien n’est fait pendant 15 jours… »

Après Kankan, c’est la ville de Siguiri qui a connu des manifestations pour exiger le respect des promesses du président Alpha Condé d’avant-hier, mardi 14 juillet 2020. Pour calmer les ardeurs des jeunes, une délégation de fils ressortissants de Kankan à Conakry s’est rendue à Siguiri au lendemain de la marche. Après avoir obtenu la libération de leurs camarades, les jeunes ont suspendu les manifestations pour permettre à la délégation de remonter leurs revendications à qui de droit, rapporte le Guineematin.com basé dans la préfecture.

La délégation des ressortissants de Kankan à Conakry a été reçue par les jeunes manifestants de Siguiri qui réclament de l’électricité, de l’eau et des routes. C’est le siège de l’Union Mandingue qui a servi de cadre à la rencontre.

Mohemed Alex Diallo

Selon Mohamed Alex Diallo, le chef de délégation, ils ne sont pas venus pour tenir une promesse, mais pour écouter les manifestants et transmettre leurs préoccupations au président Alpha Condé. « Nous sommes venus rencontrer les jeunes manifestants, les jeunes qui étaient mécontents, sur les raisons qui font qu’ils étaient dans les rues avec des pancartes et autres. Nous avons commencé à Kankan avec les jeunes manifestants, aujourd’hui nous sommes à Siguiri. Les jeunes sont en colère contre le manque d’électricité, le manque d’eau et de route. C’est leur droit, ils ont duré dans l’attente. Nous, nous ne promettons pas. Nous avons écouté les jeunes et nous allons transmettre le message au président qui doit le faire. Et je crois qu’il va le faire ».

Seydou Bayo, président du mouvement

Pour sa part, le président du mouvement SIGUIRI AVANT TOUT, Seydou Bayo, a d’abord regretté le comportement des cadres de Siguiri, qui ont armé des contre-manifestants le jour de leur marche. Ensuite, il a annoncé la suspension temporaire des manifestations. « Le régime d’Alpha Condé, c’est nous. Nous avons perdu nos frères, nos parents, nos biens et nos promotions. Sous le régime Conté, ils nous ont frappés, ils ont tiré sur nous du gaz lacrymogène. Aujourd’hui, c’est nos propres frères, parce que nous réclamons nos droits, ils droguent des jeunes, les arment avec des armes blanches pour nous blesser. C’est regrettable. Nous avons discuté avec la délégation envoyée par le président et nous lui avons donné une plateforme de revendication. Donc, nous avons suspendu la manifestation. Si rien n’est fait pendant 15 jours, nous allons reprendre nos manifestations », a-t-il laissé entendre.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guinneematin.com

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