L’absence des missions d’observation électorale de la CEDEAO et de l’Union Africaine pour le scrutin législatif couplé au référendum du 1er mars 2020 est diversement appréciée par la classe politique guinéenne. Si du côté de l’opposition et des membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) on dénonce l’isolement du régime Alpha Condé, au RPG Arc-en-ciel, on tente de dédramatiser. Interrogé à ce sujet dans la soirée de ce vendredi, 28 février 2020, Souleymane Kéita, coordinateur de la cellule de communication du RPG Arc-en-ciel, estime que seul le respect des lois électorales peut garantir la crédibilité d’une élection.

Après la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), c’est l’Union Africaine (UA) qui décide de ne plus « observer » les contestées élections législatives et le référendum tout aussi décrié du 1er mars 2020. Cette décision n’inquiète pas le camp de la mouvance présidentielle qui s’en remet à la Commission Electorale National Indépendante (CENI).

Souleymane Keïta, conseiller chargé de missions du président Alpha Condé, coordinateur de la cellule de communication du RPG Arc-en-ciel

« Je crois que c’est une décision de l’institution. Donc, à elle seule de dire ses motivations. Nous, nous sommes des acteurs engagés dans le processus en tant que parti politique. De ce fait, nous jouons notre partition. Mais, les aspects organisationnels appartiennent à la CENI », a dit Souleymane Kéita.

D’ailleurs, ce Conseiller chargé de Mission à la présidence soutient que « de toute façon, il y a eu des élections dans des pays où il n’y a pas eu d’observateurs. C’est vrai que c’est l’idéal recherché ; mais, si l’institution décide, je crois que c’est à elle seule de dire les raisons de sa décision ».

Après avoir réitéré que c’est à la CENI qu’il revient de jouer son rôle dans ce processus, monsieur Kéita a laissé entendre des élections ont été contestées dans certains pays malgré la présence des observateurs internationaux. « Je crois que ce qui est important à notre niveau, c’est de s’assurer que les lois électorales sont appliquées à la lettre dans le processus de bout en bout. La crédibilité des élections dépend plus du respect des lois électorales que de la présence d’un observateur », a-t-il lancé.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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