La série noire des incendies se poursuit dans la préfecture de Faranah. La liste des victimes s’allonge chaque jour à cette période de saison sèche marquée par une forte élévation des températures. Deux cases et leur contenu sont partis en fumée dans un incendie qui s’est produit dans la nuit du jeudi 13 au vendredi 14 février 2020, au secteur Bas Fond du quartier Abattoir 2, dans la commune urbaine de Faranah, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le sinistre, qui aurait été produit par un court circuit, s’est produit aux environs d’une heure du matin. Il n’a pas causé de perte en vie humaine, mais les deux cases ont été réduites en cendre.

Interrogé par notre reporter, Facinet Camara, victime de l’incendie est revenu sur les circonstances du drame. « La nuit, je suis sorti pour aller aux toilettes. Je suis revenu à la maison et le courant est venu, c’était aux environs de 1 heure. Cinq minutes après, je suis ressorti. J’étais au dehors quand j’ai vu le feu dans ma chambre. Immédiatement, j’ai appelé au secours. Mais, c’était trop tard, on ne pouvait plus arrêter le feu ».

En outre, Facinet Camara a fait savoir que l’incendie a entrainé des pertes immenses et appelle à l’aide les personnes de bonne volonté. « Chez mon fils, le feu a brûlé une somme de deux cents mille (200 000) francs guinéens, le lit de 4 places et son matelas, ses habits. Chez moi, il n’y avait pas d’argent, mais tous mes habits, mes valises, 3 DVD, mon lit et le matelas, tous mes dossiers sont brûlés. Rien n’est sorti, excepté la torche qui était avec moi. Je demande aux personnes de bonne volonté de me venir au secours. Là où je suis comme ça, je n’ai plus rien, excepté les habits qui sont sur moi. Je demande aux autorités, aux personnes de bonne volonté de nous aider, si non je ne sais plus quoi faire ».

Abondant dans le même sens, Fodé Alhassane Keita, l’imam du quartier abattoir 2, voisin de la victime, lance un appel à l’aide. « Je demande l’aide à toutes les personnes de bonne volonté, à nos concitoyens. Ce qui est arrivé est difficile, rien n’est sorti de sa case, sauf sa torche. Tous les musulmans sont de même père et même mère, si quelqu’un a le bonheur, c’est pour vous tous, et si c’est le malheur, vous devez vous entraider aussi. Que vous soyez de Faranah ou d’ailleurs, nous demandons l’aide pour ce pauvre. »

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tél. : 00224 620 24 15 13 / 660 27 27 07

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