Alors qu’aucune issue favorable à la grève des enseignants en cours ne se dessine, le SLECG pourrait compter sur le soutien de l’USTG, centrale syndicale dont est membre le syndicat des enseignants, pour obtenir quelque chose du gouvernement.

Les différentes organisations affiliées à cette rencontre auraient décidé de déclencher aussi des grèves dans leurs secteurs respectifs pour contraindre le gouvernement à négocier avec le SLECG. C’est Aboubacar Soumah qui l’a annoncé devant les enseignants au cours de l’assemblée générale de son syndicat ce samedi, 1er décembre 2018 à Conakry.

Depuis quelques semaines, l’étau se resserre autour des dirigeants du syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée. Ces derniers craignent de voir leur mouvement s’essouffler en raison de la décision du gouvernement de geler les salaires de tous les enseignants qui observent la grève appelée par le syndicat des enseignants. Une façon pour les autorités d’obliger les enseignants à revenir en classes pour faire échouer donc le mouvement. Mais, face à cette situation, Aboubacar Soumah, le secrétaire général du SLECG et son staff, peuvent compter sur un soutien de taille.

Le soutien de l’USTG, deuxième plus grande centrale syndicale du pays, dont Aboubacar Soumah vient d’intégrer le bureau exécutif en tant que secrétaire général adjoint. Selon le leader du SLECG qui s’exprimait devant les enseignants réunis ce samedi au siège de l’organisation syndicale, les différentes structures membres de l’USTG sont prêtes à aller en grève pour apporter leur soutien au SLECG. « L’USTG a déjà adressé trois correspondances au gouvernement pour la reprise du dialogue. Et le gouvernement a répondu en disant qu’il est prêt à ouvrir les négociations et le dialogue social. Mais aussi qu’il demande une trêve sociale.

Autour de la réunion, l’USTG a pris les mesures suivantes : attendre jusqu’à lundi. Si lundi on ne reçoit aucun appel du gouvernement pour l’ouverture des négociations, le mardi, l’USTG va tenir une conférence de presse au cours de laquelle, toutes les fédérations affiliées à l’USTG vont indiquer une date butoir à partir de laquelle elles vont déclencher une grève générale. Parmi ces fédérations, nous pouvons citer entre autres : la FESABAG, la FESATEL, le transport, les mines, ainsi que le secteur informel. Toutes ces fédérations sont décidées et ont pris la ferme volonté d’agir à partir de la semaine prochaine si toutefois le gouvernement n’arrive pas à nous inviter à l’ouverture des négociations », a-t-il annoncé.

En plus de l’USTG, le secrétaire général du SLECG souhaite avoir aussi le soutien des écoles privées. Il demande aux fondateurs de ces écoles, d’arrêter également les cours jusqu’à ce que son syndicat et le gouvernement trouvent un compromis permettant la reprise des cours dans les écoles publiques. « Je lance un appel au privé. Je demande aux fondateurs de bien vouloir fermer les écoles privées. Déjà si les écoles publiques sont fermées, les privées aussi doivent fermer parce qu’il n’y aura pas d’examens quand l’année blanche est proclamée. Dans ce cas, et les écoles publiques et les écoles privées, tout le monde sera classé dans le même cadre. Donc, qu’ils nous comprennent et qu’ils ferment les écoles privées », a lancé Aboubacar Soumah.

En ce qui concerne le gel des salaires des grévistes et la répression des manifestations qui ont suivi cette mesure du gouvernement, Aboubacar Soumah annonce que le SLECG va porter plainte au tribunal du travail contre les autorités en charge de l’éducation nationale.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

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