Après la démolition de nombreux bâtiments situés au bord de la route dans le cadre de la reconstruction de la route Km36-Coyah, cette préfecture devrait connaître bientôt une nouvelle opération du même genre. Selon le ministre de la ville et de l’aménagement du territoire, plusieurs maisons construites aux pieds du mont Kakoulima seront cassées.

Dr Ibrahima Kourouma a fait cette annonce hier lundi, 10 décembre 2018, lors de son passage devant l’Assemblée nationale, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

C’est face à une question du député, honorable Kalémodou Yansané qui s’est montré inquiet face à l’occupation anarchique des pieds du mont Kakoulima et les risques que cela représente pour les populations, que Dr Ibrahima Kourouma a fait cette annonce. Selon le ministre de la ville et de l’aménagement du territoire, l’Etat va procéder, dans les prochains jours, à une opération de démolition de maisons dans cette zone.

« Je suis désolé ! Mais, nous sommes dans l’obligation d’aller prochainement pour casser ces constructions. Le problème est que dès qu’on vienne marquer pour dire de ne pas construire, les gens effacent et ils continuent à construire. Sinon, avec la direction préfectorale de la Ville et de l’Aménagement du territoire, on avait marqué toutes ses maisons. Mais, les gens ont effacé et ont construit jusqu’à mettre le toit », a réagi Dr Ibrahima Kourouma qui appelle les populations au respect des textes de loi en matière de construction des maisons d’habitation.

Si cette mesure est appliquée, ce sont encore des centaines de famille qui se retrouveront sans abris. Reste à savoir si l’Etat va procéder à une indemnisation des propriétaires ou à leur recasement dans des endroits bien appropriés. En tout cas, le ministre a rassuré les députés qu’aucun habitant de sera exproprié de son habitation sans le respect des règles de l’art.

Il faut rappeler que ce n’est pas la première fois que des populations se voient obligés de quitter certains endroits sur ordre des autorités. Le dernier cas en date est celui de Kaporo-rails, dans la commune de Ratoma. Les citoyens concernés ont saisi le TPI de Dixinn pour demander le respect de la loi qui prévoit des mesures d’accompagnement pour les citoyens ayant acquis légalement un domaine et que l’Etat souhaite déplacer pour cause d’utilité publique. Cette affaire est toujours pendante devant la justice.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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