Les citoyens du district de Kambaya, dans la commune rurale de Sinta, relevant de la préfecture de Télimélé, sont confrontés à un manque criard d’eau potable. Trouver de l’eau pour ces citoyens relève du parcours du combattant. Les projets d’adduction d’eau, autres promesses du gouvernement, tardent encore à être une réalité au grand dam des citoyens qui vivent un calvaire, a constaté su place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le district de Kambaya, dans la commune rurale de Sinta, situé à 35 km du chef lieu de la préfecture de Télimélé, connait de nos jours une forte explosion démographique. Mais, cette localité est en manque criard d’eau potable. Les citoyens, réduits à vivre ce calvaire, dénonce cette situation.

Mâdiou Barry, éleveur domicilié à Kôto,

Mâdiou Barry, un éleveur domicilié à Kôto, explique les problèmes que les citoyens rencontrent en ce début de saison sèche. « Nous avons beaucoup de difficultés ici. Premièrement, le manque de routes, le manque d’eau et celui du courant électrique. Il y a eu un projet d’adduction en eau potable qui a duré 3 ans maintenant. Ils ont promis des bornes fontaines et des pompes partout. Mais jusqu’à présent, rien n’est fait. Ils avaient même rassuré qu’on allait avoir de l’eau avant le mois de Ramadan passé. Avec l’annonce de la saison sèche, tous les cours d’eau vont tarir. Les forages qui existent sont insuffisants et la plupart sont gâtés. Et les marigots sont très loin. Ensuite, le district de Kambaya devient de plus en plus grand. Cette grande localité qui vient d’accueillir plusieurs personnes venant de Kounkouré, sous préfecture de Kollet, est devenue presqu’un centre urbain qui doit forcement avoir le courant. Parce qu’à chaque fois que les bandits viennent saccager les boutiques, c’est à cause de l’obscurité liée au manque d’électricité. Donc, je demande aux autorités de nous venir en aide », a lancé Mâdiou Barry.

Hadja Ramata Baïlo Bah, gérante d’un restaurant à la gare routière de Kambaya

Pour sa part, Hadja Ramata Baïlo Bah, gérante d’un restaurant à la gare routière de Kambaya, est revenue sur les problèmes qu’elle rencontre dans son activité. « Nous avons de sérieux problèmes causés par le manque criard d’eau chez nous ici. On sort à 7 heures pour aller faire la queue pour puiser de l’eau au forage. A 13 heures, il va se trouver qu’on a que deux bidons avec deux tours seulement. Cela nous fatigue trop ici. Ensuite, pour laver nos habits, il faut aller à la rivière de Tangala, distante de 3 km. Et là aussi, tu marches à pied si tu n’as les frais de transport de Taxi moto. La poussière nous fatigue trop encore présentement. Nos habits et nos ustensiles souvent couverts de poussière. Nous lançons un appel aux bonnes volontés de nous aider », a dit la bonne femme.

Abdoulaye Barry, mécanicien

De son côté, Abdoulaye Barry est un mécanicien qui transporte de l’eau sur un tricycle pour subvenir à ses besoins. Selon lui, le prix d’un bidon de 20 litres se négocie à 1500 GNF. « Jai cherché une moto tricycle pour avoir la dépense de ma famille et subvenir à mes besoins. Il n’ y a pas d’eau à Kambaya. Les forages sont souvent en panne. Nous sommes obligés d’aller à la rivière pour puiser de l’eau et la servir aux gens qui vont nous payer. Le bidon est vendu à 1500 GNF à l’heure là. Avant, c’était à 1000 GNF le bidon. Mais, le constat est que le travail est difficile et les clients se sont engagés à payer à 1500 par bidon. C’est l’eau du forage qui est bon pour la population, mais il n’y en a pas. Je demande aux responsables chargés de fournir de l’eau d’aider les citoyens », a lancé Abdoulaye Barry.

A rappeler que le maire de la commune rurale de Sinta, interrogé à ce sujet par notre reporter, n’a pas voulu s’exprimer.

De retour de Sinta, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 00224 628 51 67 96

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