Général Umaro El Mokhtar Sissoco Embalo, le président de MADEM-G 15

Après le vote de dimanche dernier, 29 décembre 2019, les bissau-guinéens attendent toujours les résultats provisoires du second tour de la présidentielle pour connaître le nom de leur prochain président de la République. Selon la porte-parole de la Commission nationale électorale (CNE), Felisberta Vaz Moura, les résultats de ce scrutin qui s’est déroulé dans le calme ne seront pas connus avant demain, mercredi 1er janvier 2020.

Domingos Simoes Pereira du PAIGC

Pour l’heure, il n’y a pas de tendance en vue. Mais, hier, lundi, le candidat du parti Madem G15, Umaro Cissoko Embalo (qui est arrivé deuxième à l’issue du premier tour avec 27,65% des voix), a laissé entendre qu’il était sur le point de remporter le second tour de la présidentielle sur son rival Domingos Simoes Pereira du PAIGC, arrivé en tête du premier tour avec 40% des suffrages. L’ancien général et ancien Premier ministre bissau-guinéen fonde ses prévisions sur les résultats que ses observateurs ont relevés dans les différentes régions du pays.

« De nombreuses fake news circulent ; mais, seuls les résultats officiels font foi », a réagi Domingos Simoes Pereira sur Twitter suite à cette annonce de son adversaire.

Au cours d’un point de presse animé hier, lundi 30 décembre 2019, la mission d’observation électorale de la CEDEAO (communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest) a dit avoir constaté une faible mobilisation des électeurs. La commission s’est également réjouie du climat dans lequel ce scrutin s’est déroulé.

« La mission estime que le scrutin s’est déroulé dans un environnement généralement apaisé, dans la transparence et le professionnalisme requis par les standards et normes internationaux… Elle exhorte la commission nationale électorale à travailler avec diligence et à accélérer l’action sur le décompte et l’annonce des résultats », a dit Souleymane Boubeye Maïga, le chef de la mission d’observation électorale de la CEDEAO.

A noter que le vainqueur de ce scrutin présidentiel remplacera José Mario Vaz à la tête de la Guinée Bissau. Et, il héritera d’un pays réputé instable, en proie à la corruption et abonné aux coups d’Etat depuis son indépendance en 1973.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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