Les opérations de distribution des cartes d’électeurs, en prélude aux législatives et au référendum constitutionnel, ont démarré ce mardi 11 février 2020, dans la commune urbaine de Kankan. Pour ce premier jour, aucune fausse note n’a été signalée pour une opération qui était programmée pour hier lundi. L’affluence aussi était au rendez vous, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est la dernière ligne droite avant les contestées élections législatives et le référendum tout aussi décrié du 1er mars 2020. Dans la ville de Kankan, bastion du RPG/AEC, le parti au pouvoir, l’heure est à la distribution des cartes d’électeurs.

Au quartier Salamanin, aucune anomalie n’a été signalée. Selon Bangaly Oularé, responsable local trouvé sur les lieux, l’affluence est de taille. « Il n’y a eu aucun problème ici. Depuis le matin, les gens viennent retirer leurs cartes d’électeurs. Pour l’instant, tout va bien, personne n’a dit d’abord, qu’elle n’a pas reçu sa carte. On est là à la disposition des populations, on ne quittera pas ici tant que toutes les cartes n’ont pas été distribuées. »

Fanta Condé, citoyenne rencontrée au quartier Kabada 1, est heureuse d’avoir retiré sa carte d’électeur. Elle demande à ses concitoyens de faire comme elle. «Je suis venu récupérer ma carte d’électeur ce matin, je n’ai pas eu de difficultés. J’ai trouvé que tout est classé par ordre, j’ai même récupéré celles du reste de ma famille. Donc, j’appelle tout le monde à venir récupérer leurs cartes, il ne faudrait pas qu’ils laissent leurs cartes ici, on ne pourra voter qu’avec les cartes d’électeurs. C’est ce que je peux dire aux habitants de mon quartier », a-t-elle lancé.

Contrairement aux quartiers Kabada 1 et Salamani, la distribution des cartes d’électeurs a été perturbée au quartier Banankoroda pour des raisons de malentendu entre deux individus. Selon Sékou Seydou Kaba, responsable local, les jeunes sont à la base de leurs problèmes. « On n’arrive pas à travailler pour l’instant, parce que nous sommes avec une jeunesse hors la loi, ils ne respectent pas leur chef de secteur. Nous avons arrêté d’abord jusqu’à ce que l’ordre revienne, sinon les cartes sont bien là. Des jeunes sont venus chercher des cartes d’électeurs des leurs parents. Nous avons refusé et ils ont semé la pagaille. C’est pourquoi j’ai fais arrêter d’abord », a-t-il faut savoir.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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