Jean Smith Sandy, Directeur de cabinet du gouvernorat de N’Zérékoré

Le siège de la Commission Electorale Préfectorale Indépendante (CEPI) de N’zérékoré a été incendié dans la nuit du lundi au mardi 11 février 2020, au quartier Ossud, dans la commune urbaine. Des voix s’élèvent pour condamner cet acte que certains qualifient de criminels. Pour le directeur de cabinet du gouvernorat de N’Zérékoré, Jean Smith Sandy, c’est un incendie organisé par l’opposition qui boycotte les législatives et menace de les empêcher, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Venu constater les dégâts au lendemain de l’incendie, le directeur de cabinet du gouvernorat de N’Zérékoré, Jean Smith Sandy, a déploré l’acte avant de rassurer la population que les dispositions sont prises pour la tenue correcte des élections dans la région forestière. « C’est un évènement très déplorable. Il doit être condamné et c’est un acte criminel. Quand on veut instaurer la paix dans une région jadis appelée région à haut risque que les gens se comportent de cette manière, on ne peut déplorer cet acte et chercher à mettre main sur les coupables. Il faut qu’ils sachent qu’ils le veulent ou pas, l’élection aura bien lieu à N’zérékoré et dans la plus grande sérénité », a dit Jean Smith Sandy.

En outre, le directeur de cabinet impute la responsabilité à l’opposition de N’zérékoré. Mais il reste tout de même très prudent quand à l’interpellation des membres de l’opposition. « C’est un incendie organisé. Ils ont dit qu’ils passeront par tous les moyens pour empêcher les élections. Mais, ce n’est pas cet acte qui va le faire réussir. »

À la question de savoir si les membres de l’opposition de N’Zérékoré pourraient être interpellés dans ce cadre, le directeur de cabinet se montre également prudent. « Je ne peux pas le dire. Mais ce que je sais, les dispositions sécuritaires doivent être prises. Et nous demandons aux services de sécurité de mener les enquêtes pour mettre hors d’état de nuire ces criminels. »

Du côté des populations, c’est l’indignation qui se lit sur certains visages ce mardi à N’Zérékoré.

Pour l’heure, la zone reste toujours sécurisée et les enquêtes sont ouvertes afin de situer les responsabilités.

De N’zérékoré, Foromo Lamah pour Guineematin.com

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