L’appel à la « résistance active » du FNDC contre un troisième mandat du président Alpha Condé a provoqué plusieurs zones de tensions en République et particulièrement à Conakry, la capitale. A Wanindra (Commune de Ratoma), le reporter que Guineematin.com a déployé ce mercredi, 12 février 2020, rapporte des affrontements entre des jeunes manifestants contre la nouvelle constitution et des agents des forces de l’ordre, entraînant des blessés. Les victimes accusent des éléments des forces de sécurité d’avoir usé des pierres et du gaz lacrymogène contre les manifestants pacifiques.

Saïkou Yaya Diallo

Au nombre des blessés, il y a deux élèves : Abdoul Karim Barry (âgé de 17 ans) et Oumar Telly. Selon Saïkou Yaya Diallo, chargé des affaires juridiques et sociales du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), contacté par un reporter de Guineematin.com, le gouvernement a interdit aux hôpitaux et cliniques de recevoir des blessés lors des manifestations contre le changement constitution. Ce qui complique désormais l’accompagnement des victimes.

Pourtant, Ibrahima Sory Bah de l’antenne du FNDC-Wanindara, également interrogé par Guineematin.com, déplore 12 cas de blessés, qui ont été touchés par le gaz lacrymogène ou des pierres.

A rappeler qu’à Wanindara, la situation est tendue depuis le matin entre les agents des forces de l’ordre et les manifestants qui scandent « troisième mandat Amoulanfé ». La circulation est toujours paralysée et les patrouilles des agents de sécurité, composés de gendarmes et de policiers, se multiplient le long de la route « Le Prince » en cette première journée de l’acte 4 de la résistance citoyenne, active et permanente.

De Wanindra, Mohamed DORE pour Guineematin.com

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