En conférence de presse hier, mardi 18 février 2020, la coalition des étudiants leaders de Guinée (CELG) a « condamné avec la dernière énergie » les violences et les exactions actuellement en cours en Guinée. Cette coalition, résolument engagée à barrer la route à un troisième mandat du président Alpha Condé, a aussi dénoncé « un recul de la démocratie » dans le pays. Elle a également appelé les étudiants guinéens à un éveil de conscience et à lutter pour défendre la constitution de Mai 2010, actuellement en vigueur, rapporte une journaliste de Guineematin.com qui était à la maison de la presse.

C’est avec le thème « engagement des étudiants à défendre la constitution » que la coalition des étudiants leaders de Guinée a tenu sa conférence devant les professionnels de médias. Avec un ton ferme, le président de ladite coalition, Mamadou Kallan Diallo, a condamné les violences enregistrées ces temps en Guinée. Des violences qui constituent aujourd’hui « une préoccupation » et « un recul de la démocratie » dans notre pays.

« Depuis l’annonce du président de la République de son intention de changer la constitution en vigueur pour remettre les compteurs à zéro et s’octroyer un troisième mandat, nous assistons à des scènes de violence, des incitations à la haine, des arrestations arbitraires, des violations de domicile et des assassinats que nous regrettons et condamnons avec la dernière énergie. Chers étudiants, nous assistons à un recul de la démocratie dans notre pays, qui constitue une grande préoccupation pour nos concitoyens… C’est pourquoi, après plusieurs rencontres entre les étudiants dans les différentes universités du pays, notamment à Gamal Ader Nasser de Conakry et à Koffi Annan, nous avons décidé de mettre en place la coalition des étudiants leaders de Guinée. Ceci, pour contribuer au combat pour la défense de la constitution et les acquis démocratiques dans notre pays », a indiqué Mamadou Kallan Diallo.

Selon le président de la CELG, le mouvement qu’il a l’honneur de diriger a pour objectif « d’éveiller la conscience des jeunes étudiants », afin qu’ils jouent efficacement leur rôle dans ce combat pour la défense de la constitution qui est actuellement en vigueur en Guinée.

« Dans la plus part des pays du monde, quand il y a un problème d’ordre national, cela devient automatiquement un sujet de recherche pour les étudiants. Si dans notre pays, les étudiants ne sont pas capables de proposer des solutions à nos problèmes, cela veut dire simplement dire qu’on est en train de faillir à notre devoir. Alors, notre objectif est d’éveiller les consciences des étudiants qui, juste là, restent indifférents face à cette situation. Ceci, afin qu’ils jouent leur partition dans ce combat qui est avant tout citoyen et qui constitue une préoccupation à la fois de la communauté nationale et internationale », a expliqué Mamadou Kallan Diallo.

Pour le président de la CELG, la défense de la constitution de Mai 2010 et le combat contre un troisième mandat en Guinée n’est pas l’affaire d’une seule entité. C’est pourquoi, il invite les étudiants à se mobiliser contre ce projet met en péril les maigres acquis démocratiques du pays. « Ce combat contre le troisième mandat, nous nous estimons que ce n’est pas un combat d’une entité politique, ni d’une communauté de la Guinée, encore moins celui d’une partie de la Guinée. Mais, c’est plutôt un combat de tous les Guinéens épris de paix et justice. C’est pourquoi d’ailleurs le thème que nous avons choisi est l’engagement des étudiants leaders à défendre la constitution », a précisé Mamadou Kallan Diallo.

Pour sa part, le responsable en charge de l’information de la CELG, Mamadou Cellou Diallo, a appelé les étudiants (qui sont restés jusque-là indifférents face à la crise actuelle du pays) à rejoindre la coalition des étudiants leaders de Guinée, afin de conjuguer leurs efforts pour une lutte commune.

« Être jeune et refuser de s’engager serait synonyme de laisser la place aux vieux qui continueront de nous diriger par manque de successeur. La jeunesse est une période d’apprentissage, c’est pourquoi, nous appelons les étudiants qui pensent que la lutte que nous menons ne les concerne pas, de nous rejoindre dans ce mouvement pour qu’ensemble nous menions une lutte commune… Estimer simplement que le combat contre le troisième mandat un est combat politique, ethnique ou régional, c’est aller à l’encontre des principes de la démocratie », a indiqué Mamadou Cellou Diallo.

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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