L’atelier de consultation sur l’élaboration de la vision 2020 de la CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’ouest) a pris fin à Conakry ce mercredi, 11 décembre 2019 à Conakry. La démarche vise à collecter des données sur les perspectives et aspirations des populations de la sous région, en vue de permettre l’élaboration de la vision post 2020 de la CEDEAO, dans chaque Etat membre. C’est la Blue zone de Kaloum qui a servi de cadre à la clôture de cet atelier organisé par le Ministère de la Coopération et de l’Intégration Africaine, à travers la direction générale de l’intégration africaine, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette consultation de deux jours a réuni toutes les couches sociales de la nation à savoir : les leaders d’opinion, les médias, les forces de défense et de sécurité, les femmes et les jeunes, la société civile, les syndicats…

Adoptée en juin 2007 suite à la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO, la vision pour l’Afrique de l’Ouest qui transformerait la région « d’une CEDEAO des Etats à une CEDEAO des peuples » à l’horizon 2020, a réalisé des avancées majeures dans l’élaboration des cinq piliers sur lesquels repose ladite vision : la mise en valeur des ressources de la région, la paix et la sécurité, la gouvernance, l’intégration économique et monétaire, la croissance du secteur privé.

Mme Doumbouya née Sona Baro, directrice générale de l’Intégration Africaine au ministère de la Coopération

Mme Doumbouya née Sona Baro, directrice générale de l’Intégration Africaine au ministère de la Coopération est revenue sur quelques projets réalisés dans le cadre de cette vision. « De nos jours, il y’a des avancées majeures comme la libre circulation des personnes et leurs biens entre les quinze Etats membres, dans le secteur touristique, agricole, le domaine des routes. Nous sommes en train de relier la Guinée-Bissau, le Sénégal en passant par la Guinée. Il y a aussi le tarif extérieur commun qui est en vigueur. La CEDEAO a également mis en circulation dans 5 pays les cartes d’identité commune. Donc, les guinéens auront la même carte que les populations des autres pays », a-t-elle laissé entendre.

Poursuivant, madame Doumbouya née Sona Baro a invité les Etats membres de la CEDEAO de passer à l’acte. « Il faut que les Etats membres mettent en application les textes. Il ne s’agit pas seulement de faire les textes sans les appliquer. La CEDEAO joue son rôle en faisant les textes. Donc, c’est aux Etats membres de veiller à l’application », a-t-elle conseillé.

Ansoumane Camara

Venu représenter le secteur privé Guinéen à cette rencontre, Ansoumane Camara s’est réjouit tout d’abord des avancées réalisées avant de formuler ses attentes : « Il faut le dire très sincèrement, la CEDEAO en tant qu’entité politique et économique, a réalité un certain nombre d’objectifs sur le terrain. Il suffit de se promener dans la région pour s’en rendre compte. Nous, en tant qu’acteurs du secteur privé, nous avions vécu ces avancées, notamment dans le domaine politique et commercial. Mais, il existe encore quelques handicaps notamment la circulation des personnes et des biens. C’est le cas du Nigeria et du Ghana qui n’acceptent pas les cartes d’identité. Nos attentes, c’est de demander aux autorités de la CEDEAO de continuer à œuvrer dans la même direction, de renforcer les actions allant dans le sens du renforcement la coopération, d’abord entre Etats, et entre les populations des pays membres », a dit monsieur Camara.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

Facebook Comments

Commentaires

Guineematin