Mme Bah Hadja Maïmouna Diallo, porte-parole des femmes du FNDC

Comme nous l’annoncions précédemment, les femmes du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) ont une nouvelle fois battu le pavé ce jeudi, 12 décembre 2019, à Conakry. La marche, qui s’est déroulée du rond-point Hamdallaye, dans la commune de Ratoma, à l’esplanade du stade du 28 septembre de Dixinn, visait à dénoncer les tueries de leurs enfants lors des manifestations sociopolitiques dans notre pays. La porte-parole des femmes du FNDC a laissé entendre que les marches vont se poursuivre jusqu’à ce qu’elles soient entendues, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les femmes du FNDC ne décolèrent pas contre le pouvoir en place suite aux nombreux cas d’assassinats de jeunes en Guinée sous le règne du président Alpha Condé. Dans son intervention, Hadja Maimouna Diallo, porte-parole des femmes du FNDC, a dit son indignation face à ce que notre pays traverse. « C’est un sentiment de tristesse, un sentiment de désarroi qui m’anime. Nous sommes là pour une énième fois pour protester contre les tueries de nos enfants et le manque de justice pour les morts. Et, nous continuerons à marcher jusqu’à ce que ce pouvoir satanique nous entende. Parce que nos enfants, on ne les a pas mis au monde pour qu’ils les tuent à la fleur de l’âge. C’est l’avenir de ce pays, tout le monde doit œuvrer pour l’avenir de la jeunesse. Mais, c’est quand ceux-là même qui sont censés les défendre qui les tuent. On ne peut pas rester tranquilles, on ne peut pas rester assises, il faut qu’on se lève en tant que mères pour barrer la route à ces assassins », a martelé madame Bah Maimouna Diallo.

Cette marche est la suite d’une longue série qui vise à dénoncer les tueries et réclamer justice pour les jeunes victimes. La porte-parole des femmes du FNDC a indiqué que les marches sont la seule alternative pour faire fléchir le gouvernement. « Malheureusement on a épuisé toutes les voies de recours, la seule voie qui nous reste, c’est les manifestations de rue. Je conviens que ce n’est pas notre place, la rue. Mais, qu’est-ce que vous voulez ? On n’a aucune autre solution, on va continuer à marcher jusqu’à ce que nous soyons entendues. N’oubliez pas qu’on commence à nous entendre sur plan international. Vous avez vu la réaction d’Amnesty International, vous avez vu la réaction de Monseigneur Robert Sarah. Donc, tous ceux-ci sont de personnalités importantes, qui voient la même chose que nous, qui condamnent la même chose que nous. Donc, ces faits ne feront que nous encourager à continuer à nous battre », a-t-elle lancé.

A noter que cette autre marche des femmes du FNDC s’est déroulée dans le calme.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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