« Le parcours de Nelson Mandela montre, comme il le disait lui-même que « l’éducation est l’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer le monde ». Son héritage nous enseigne que l’Afrique a plus besoin de personnes formées, éduquées et sages pour son développement… », écrit monsieur Mamadou Sinna BALDE.

Dans cette sortie que Guineematin.com vous propose ci-dessous et en intégralité, cet enseignant-chercheur au Département d’Histoire de l’Université GLC de Sonfonia-Conakry estime que « l’Afrique a besoin des hommes comme Nelson Mandela pour son décollage économique. Son modèle de réconciliation avec le slogan la « Nation arc-en-ciel » doit inspirer les pays déchirés par les conflits de pouvoir, ethniques et identitaires qui ravagent le continent africain ».

Introduction

  1. Contexte

La colonisation européenne sur le reste du monde a eu comme conséquences l’exploitation et la domination économique, politique et culturelle des peuples colonisés mais aussi et surtout le renvoi de l’homme noir au bas de l’échelle de l’humanité. L’Afrique du sud, où la minorité blanche au pouvoir avait mis en place le régime d’apartheid, cas unique au monde, est un exemple illustratif de la marginalisation de l’homme noir.  C’est dans ce pays où les noirs subissaient toutes sortes de ségrégations culturelles, économiques et politiques que naît Nelson Mandela, icône de la lutte antiapartheid, qui deviendra plus tard un modèle, un symbole qui inspire le monde entier. La vie et le combat de Nelson Mandela pour l’égalité et la fraternité entre les peuples laissent un héritage qui nous enseigne qu’il ne s’agit pas d’être noir ou blanc, riche ou pauvre pour devenir une célébrité.

Le succès et la réussite de Madiba proviennent de sa formation, son éducation et sa sagesse qui sont les armes qu’il a utilisées pour vaincre le régime d’apartheid et construire la « Nation arc-en-ciel » dans laquelle noirs et blancs, riches et pauvres vivent ensemble. On comprend dès lors le sens élevé de sa célèbre phrase : « L’éducation est l’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer le monde ». Cet homme que le monde célèbre la mémoire, ce jeudi 5 décembre, doit beaucoup inspirer les jeunes africains, futurs dirigeants de demain, qui ont encore le temps de se former, s’informer et s’éduquer.

  1. Objectifs

Objectif général

L’objectif général de cette étude est de montrer au public, notamment les jeunes, l’héritage de Nelson Mandela à travers son éducation, sa formation, sa sagesse et son combat qui l’ont permis de devenir un modèle.

Objectifs spécifiques

  • Expliquer le parcours scolaire et universitaire de Nelson Mandela ainsi que son éducation sur la tradition africaine dès son bas âge ;
  • Mettre en exergue les vertus et la sagesse de Nelson Mandela qui sont le reflet de sa formation, son éducation et sa tradition.
  1. Résultats attendus

Les résultats attendus sont :

  • Une meilleure connaissance de l’héritage de Nelson Mandela ;
  • La motivation des jeunes à s’inspirer du modèle de Nelson Mandela en utilisant la formation et l’éducation comme moyen de leur promotion et le développement de leur pays.

La présente étude s’articule autour de deux points. En effet, le premier point porte sur le parcours scolaire et universitaire de Nelson Mandela. Le deuxième point quant à lui met en relief les vertus et la sagesse de Nelson Mandela qui sont le reflet de son éducation et sa formation. 

  1. Le parcours scolaire et universitaire de Nelson Mandela
  2. 1. L’éducation et la formation scolaire

A l’instar des premiers intellectuels africains, Nelson Mandela a eu la chance et le privilège d’être le premier membre de sa famille à fréquenter l’école des missionnaires à l’âge de 7 ans. C’est sa maîtresse d’école qui lui a donné le nom Nelson, d’origine chrétienne, comme il était de coutume à l’époque en Afrique du Sud. Il a perdu son père très tôt à 9 ans, mais cela ne l’a pas empêché de poursuivre ses études et d’avoir une bonne éducation. Issu d’une famille royale, Mandela sera adopté suite au décès de son père par un chef coutumier auprès duquel il poursuit ses études primaires dans une école méthodique.

Conformément à la tradition, il subit l’initiation à 16 ans. Parallèlement à l’éducation chrétienne qu’il recevait à l’école, le jeune Mandela recevait de la bouche des anciens l’histoire et la tradition de son peuple avant la pénétration coloniale. Il apprend aussi à garder le troupeau à travers les collines et les vallées. On lui inculque l’ubuntu, une valeur traditionnelle qu’on apprend aux membres de la communauté pour le bon équilibre de la société. En effet, Selon l’archevêque Desmond Tutu « Quelqu’un d’ubuntu est ouvert et disponible pour les autres ». Le terme ubuntu se traduit par le proverbe signifiant : « Je suis ce que je suis parce que vous êtes ce que vous êtes », autrement dit « Je suis ce que je suis grâce à ce que nous sommes tous ».

Élève sérieux, soucieux de ne pas décevoir son tuteur, qui compte le nommer plus tard conseiller dans le cadre de la chefferie traditionnelle, Madiba obtient le certificat de fin d’études du premier cycle du secondaire en deux ans, au lieu de trois ans habituellement.

Admis à Healdtown College,  il y pratique le sport notamment la boxe et la course à pied. La formation à la britannique, tout en rigueur, et l’esprit méthodiste contribuent à forger son caractère. Dans cette école, il sera marqué par le geste d’un professeur noir qui refuse de s’incliner devant un proviseur blanc. 

  1. 2. La formation universitaire

À 20 ans, Mandela s’inscrit à Fort Hare, la seule université du pays destinée aux non-Blancs, en vue de suivre les cours de droit. Il y fréquente des jeunes qui, plus tard, joueront un rôle politique en Afrique du Sud, à l’instar de son ami Oliver Tambo, futur président de l’ANC avec qui il va créer la Ligue de la Jeunesse de l’ANC.

L’université fut le lieu où il apprend à se battre pour ses convictions. Il y découvre le nationalisme afrikaner, adhère au Parti communiste sud-africain (SACP) et devient membre du comité central dudit parti. Il adhère également à la doctrine de non-violence prônée par Gandhi. C’est dans les débats avec ses amis autour de la position de l’Afrique du sud dans la Deuxième Guerre Mondiale et les Sud-Africains blancs qu’il découvre l’existence de l’ANC. Il lit les œuvres de Mao, Karl Max, Lénine etc. Il est fasciné par Le Capital de Karl Max et le matérialisme dialectique.

Il est en deuxième année lorsque les étudiants font savoir aux responsables de l’université qu’ils souhaitent être associés à sa gestion et réclament une amélioration de la nourriture. Élu au Conseil des étudiants contre sa volonté, Mandela refuse d’y siéger, malgré les menaces du doyen. Du coup, il est exclu de Fort Hare.

De retour chez son tuteur à Qunu, il apprend que ce dernier, conformément à la tradition, lui a déjà trouvé une épouse. Mécontent, il refusa d’épouser une femme qu’il n’a pas choisie. Pour échapper à la colère de son protecteur, il s’enfuit à Johannesburg avec son ami en abandonnant tous les privilèges qu’il avait dans la chefferie traditionnelle. Nelson Mandela explique sa décision par le fait que ses idées sont alors plus avancées sur le plan social que politique et qu’il était alors prêt, non à se révolter contre les Blancs, mais plutôt contre le système social de son propre peuple et ses coutumes traditionnelles.

Nous sommes en avril 1941. Les débuts à Johannesburg sont durs. Grâce à la solidarité ethnique, Mandela parvient à trouver un emploi de veilleur de nuit et rencontre son futur ami Walter Sisulu, propriétaire d’une agence immobilière, né d’une mère noire et d’un père blanc, qui va l’aider à trouver un stage dans cabinet d’avocats.

Il en profite pour s’inscrire, en 1942, à l’Université d’Afrique du Sud où il suit les cours par correspondance. Dans le cabinet d’avocats, ses collègues, notamment Gaur Radebe, lui parlent de la politique et l’entraînent aux réunions du Parti communiste et à celles où, défiant le racisme officiel, se retrouvent des gens de toutes les couleurs.

La situation de Mandela est précaire. Il habite dans les taudis des quartiers sordides. Il a des difficultés de bien s’habiller, mais il ne perd jamais de vue sa priorité : terminer ses études. Quand il décroche son diplôme de premier cycle, il entre, en 1943, à la faculté de droit de Witwatersrand, en abrégé Wits, en vue d’obtenir un diplôme lui permettant de devenir avocat.

Il a refusé de se contenter de son diplôme de Licence. Il dira lui-même dans son livre, Un long chemin vers la liberté ce qui suit : « A la fin de 1942, j’ai passé l’examen final pour ma licence. J’avais enfin atteint ce rang que j’avais considéré autrefois tellement élevé. J’étais fier d’avoir obtenu mon diplôme, mais je savais aussi qu’en lui-même il ne représentait ni un talisman ni un passeport pour la réussite ».

Il va s’armer de patience et de courage pour achever ses études à l’Université de Wits où les Noirs ne sont pas autorisés à participer aux activités étudiantes ni à accéder aux installations sportives. Le racisme y est tellement présent que chaque fois que Mandela s’assied à côté d’un condisciple blanc, celui-ci se lève, préférant éviter sa compagnie.

La fréquentation de la maison de Walter Sisulu, où se retrouvent régulièrement les membres de l’ANC, contribue à forger sa conscience politique. En 1943, il adhère à l’ANC. Mandela vit, en effet, à cent à l’heure, partagé entre son travail au cabinet d’avocats, ses études à Witwatersrand, son engagement politique croissant et sa famille, car il s’est marié, en 1944, avec Evelyn Ntoko Mase, une infirmière, cousine de Walter Sisulu, avec laquelle il aura quatre enfants. Il fut avec son ami Oliver Tambo les premiers Noirs à créer un cabinet d’avocats à Johannesburg.

Le parcours scolaire et universitaire de Nelson Mandela nous enseigne que dès son bas âge il a commencé à recevoir une éducation qui lui a permis de connaître la tradition africaine notamment l’ubuntu qui enseigne la solidarité et l’amour des siens. La tradition orale lui a permis de connaître la société traditionnelle avant la colonisation forgeant en lui une prise de conscience face au pouvoir de la minorité blanche.

L’école lui a ouvert la porte de la vie. Après l’enseignement de base qu’il a reçu dans sa terre natale, il a continué ses études secondaires et universitaires loin de sa famille. Il rencontre ses meilleurs amis, avec lesquels il va combattre le régime d’apartheid, sur les bancs. A l’Université, il découvre les grandes personnalités qui vont l’inspirer à savoir Karl Max, Lénine et Mahatma Gandhi. Ses études de droit lui ont permis de connaître et défendre jusqu’au bout les droits de son peuple.

Mandela a eu le mérite de lutter contre les tares de la société africaine par son rejet du mariage précoce en refusant d’épouser la fille que son tuteur lui a choisie. Il a abandonné les avantages qu’il avait dans son village en sa qualité de membre de la famille royale pour aller se former en ville où il n’avait ni parent ni tuteur. Malgré son éloignement de sa famille, il ne s’est pas lancé dans le banditisme et l’alcoolisme. Il a accepté la souffrance et a résisté contre les obstacles pour atteindre son objectif : terminer ses études pour défendre son peuple. C’est la raison pour laquelle sa vie après ses études sera marquée par son combat contre le régime d’apartheid.

  1. Les vertus et la sagesse de Nelson Mandela qui sont le reflet de son éducation et sa formation

Les vertus et la sagesse de Nelson Mandela occupent une bonne place dans son héritage. Elles se manifestent dans la pérennité inouïe de son combat contre l’apartheid, sa gestion du pourvoir et ses écrits et paroles.

  1. 1. Le combat contre le régime d’apartheid

Nelson Mandela utilisait au début la non-violence contre le régime d’apartheid. En sa qualité de juriste, il utilisait le droit contre les lois racistes que le régime en place mettait en exécution en l’occurrence les lois Population and Registration Act et Groupement areas Acts qui, respectivement, donnaient des droits aux populations en fonction de la couleur de leur peau et attribuaient arbitrairement des terres aux Blancs tout en confisquant les terres des Noirs. Il mène une campagne de désobéissance civile contre ces lois injustes. En 1952, il devient le Vice-président de l’ANC.

Le cabinet d’avocats Mandela & Tambo qu’il a ouvert avec son ami Oliver Tambo fournissait un conseil juridique gratuit ou à bas coût aux Noirs. Malgré plusieurs arrestations et d’emprisonnements, il n’a pas baissé les bras. Il s’était opposé aux radicaux de l’ANC. La montée des africanistes, mouvement noir qui fait recours à la violence, la recrudescence des violences faites aux Noirs et l’interdiction de l’ANC amènent Nelson Mandela à créer la branche armée de l’ANC qui utilise la guérilla, les attentats et des sabotages contre le régime d’apartheid. Ses sorties à l’étranger en Algérie, en Egypte, en Guinée etc. en vue de demander du soutien auprès des pays communistes et la lutte armée menée par l’ANC entraînent son arrestation et sa condamnation à la détention à perpétuité par le gouvernement sud-africain qui l’accuse de sédition et de trouble à l’ordre.

Mandela est soumis dans la prison de Robben Island aux travaux forcés. Pendant les 27 ans de son emprisonnement, il a gardé un caractère stoïque. La prison ne l’a pas détruit ni moralement ni physiquement. Elle lui a permis par contre d’apprendre davantage. Fidèle à sa philosophie de lire chaque jour, il lisait en prison les journaux et les grands auteurs. Il en profita pour suivre des cours par correspondance à l’Université de Londres où il a obtenu un diplôme de bachelor of laws. Il sera sélectionné pour le titre de chancelier de cette université mais qui sera remporté par la princesse Anne du Royaume-Uni.

Contrairement aux autres prisonniers Noirs, Mandela s’approchait des Afrikaners. Il leur parlait, a étudié leur langue, Afrikaans, et leur histoire afin de comprendre leur mentalité et établir un véritable dialogue avec eux. Il finit par comprendre que les Afrikaners ont peur de la domination de la majorité noire. C’est pourquoi, ils refusent la démocratie et l’Etat de droit en Afrique du Sud. Cette compréhension des Afrikaners lui donne l’esprit de réconciliation nécessaire aux futures négociations.

Les Blancs ont très vite compris, à travers son esprit d’ouverture, son niveau intellectuel, son amour pour les autres et sa sagesse, que s’est avec lui qu’ils pouvaient négocier pour une sortie de crise. Mais, il a toujours refusé sa libération conditionnelle contre le renoncement à la lutte armée. Ses contacts en prisons avec les dignitaires du régime d’apartheid ne l’ont pas amené à renoncer à ses convictions politiques.

Quand en 1985, le Président Pieter Willem Botha offre à Nelson Mandela la liberté conditionnelle en échange d’un renoncement à la lutte armée, Mandela rejette l’offre en disant : « Quelle liberté m’est offerte alors que l’organisation du peuple demeure interdite ? Seuls les hommes libres peuvent négocier. Un prisonnier ne peut pas faire de contrat ».

Finalement, sous les pressions externes et internes Mandela sera autorisé le 7 décembre 1988 à regagner son domicile où il est assigné en résidence surveillée. L’année suivante, il propose à Pieter Botha un plan de négociation basé sur deux points : la revendication de la règle de la majorité, avec le principe une personne, une voix, et les inquiétudes de l’Afrique du sud blanche face à cette demande. Les négociations qui seront entamées sur la base de ces deux points, avec le Président Frederik de Klerk, vont aboutir à la libération de Nelson Mandela le 11 février 1990.

  1. 2. La gestion du pouvoir par Nelson Mandela

En dépit des avantages du pouvoir et les raisons d’Etat, Nelson Mandela est toujours resté constant dans son idéal qu’il a affirmé lors de son procès en ces termes : « Toute ma vie je me suis consacré à lutter pour le peuple africain. J’ai combattu contre la domination blanche et j’ai combattu contre la domination noire. J’ai chéri l’idéale d’une société libre et démocratique dans laquelle toutes les personnes vivraient ensemble en harmonie et avec les mêmes opportunités. C’est un idéal pour lequel j’espère vivre et agir. Mais, si besoin est, c’est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir ».

C’est ainsi que dès son élection à la magistrature suprême du pays, il a formé le premier gouvernement non racial en l’occurrence le gouvernement d’unité nationale regroupant les différentes composantes politiques de son pays à savoir l’ANC, le Parti National et le parti zoulou le Inkatha Freedom Party. Il nomme deux Vice-Présidents Thabo Mbeki de l’ANC et Frederik de Klerk du Parti National.

Dans le cadre de la réconciliation, il crée la Commission vérité et réconciliation, présidée par le prix Nobel de la paix l’Archevêque Desmond Tutu, où les dignitaires de l’apartheid confessent leurs crimes et demandent le pardon et les victimes aussi confessent les injustices qu’ils ont subies et acceptent de pardonner.

Il a ramené l’Afrique du Sud sur la scène internationale. Il a rendu visite non seulement aux pays qui ont soutenu l’ANC comme le Cuba de Fidel Castro mais aussi les pays qui ont entretenu des relations diplomatiques avec l’Afrique du Sud pendant le régime d’apartheid à savoir la France et l’Allemagne.

Fidèle à la réconciliation nationale, Mandela va refuser aux Noirs l’esprit de vengeance, la redistribution arbitraire des terres, la nationalisation des entreprises et l’expropriation des biens des Blancs. S’opposant à tout changement social et économique radical conformément à la nouvelle Constitution, Mandela soutient le libéralisme économique favorisant la minorité blanche qui possède l’essentiel du pouvoir économique.

A la grande surprise, Nelson Mandela se retire du pouvoir en 1996, au moment où il était au sommet de la gloire pour se reposer, dit-il. Son bilan était exemplaire : l’Afrique du Sud réconciliée avec elle-même occupe la première place de l’économie africaine. Mais, des zones d’ombres existent quant à la répartition des gains de la croissance économique qui laisse pour compte la majorité des Noires. Son retrait du pouvoir doit servir d’exemple non seulement aux dirigeants africains qui fraudent les élections et modifient la Constitution pour se maintenir au pouvoir, mais aussi aux futurs dirigeants du continent que sont les jeunes.

  1. 3. Les écrits et les paroles de Nelson Mandela

Nelson Mandela a écrit plusieurs livres et des centaines de citations sont extraites de ses œuvres. C’est depuis la prison de Robben Island qu’il a commencé à écrire clandestinement ses souvenirs, ses opinions et son combat contre l’apartheid. Parmi ses livres qui sont lu à travers le monde et traduits en plusieurs langues, on peut citer, entre autres :

  1. The Struggle Is My Life paru en 1978 ;
  2. No Easy Wolk To Freedom paru en 1965 ;
  3. Speeches, Intensify the struggle to abolish apartheid paru en 1990 ;
  4. How far we slaves have come ! paru en 1991 ;
  5. Un long chemin vers la liberté paru en 1994 ;
  6. In His Own Words paru en 2003 ;
  7. A prisoner in the garden paru en 2005 ;
  8. Contes d’Afrique pour les enfants du monde paru en 2009 ;
  9. Conversations avec moi-même paru en 2010 avec la préface de Barack Obama ;
  10. Nelson Mandela by Himself paru en 2011 ;
  11. Notes to the future : words of wisdom paru en 2012 ;
  12. Dare Not Linger paru en 2017 etc.

Les citations de Nelson Mandela qui enseignent le courage, le pardon, l’optimisme, l’amour de son prochain et la sagesse sont, entre autres, les suivantes :

  • « J’ai appris que le courage n’est pas l’absence de peur, mais la capacité de la vaincre » ;
  • « En faisant scintiller notre lumière, nous offrons aux autres la possibilité d’en faire autant » ;
  • « La plus grande gloire n’est pas de ne jamais tomber, mais de se relever à chaque chute » ;
  • « Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j’apprends » ;
  • « La bonté de l’homme est une flamme qu’on peut cacher mais qu’on ne peut jamais éteindre » ;
  • « Personne n’est né avec la haine pour l’autre du fait de la couleur de sa peau, ou de son origine, ou de sa religion. Les gens doivent avoir appris à haïr, et s’ils peuvent apprendre à haïr, ils peuvent apprendre à aimer car l’amour jaillit plus naturellement du cœur humain que son opposé » ;
  • « L’éducation est l’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer le monde » ;
  • « Etre libre, ce n’est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c’est vivre d’une façon qui respecte et renforce la liberté des autres » ;
  • « Il est difficile d’expliquer à quelqu’un qui a les idées étroites qu’être « éduqué » ne signifie pas seulement savoir lire et écrire et avoir une licence, mais qu’un illettré peut être un électeur bien plus « éduqué » que quelqu’un qui possède des diplômes » ;
  • « Un homme qui prive un autre homme de sa liberté est prisonnier de la haine, des préjugés et de l’étroitesse d’esprit » ;
  • « Il est très facile de casser et de détruire. Les vrais héros, ce sont ceux qui font la paix et qui bâtissent » ;
  • « Vaincre la pauvreté n’est pas un geste de charité. C’est un acte de justice ».

De par ces œuvres et citations ci-dessus, on comprend que Nelson Mandela est un homme de culture épris de paix, de fraternité, de courage et d’amour qui, au-delàs de son combat politique, laisse un grand héritage culturel à l’humanité. Sa gestion du pouvoir et son combat politique riment parfaitement avec  ses écrits et ses discours.

Conclusion

L’humanité ne célèbre pas en vain la mémoire de Nelson Mandela. La journée internationale de Nelson Mandela décrétée par les Nations-Unies en novembre 2009 et célébrée le 18 juillet de chaque année est une façon de reconnaître le combat et l’héritage de Nelson Mandela. Le parcours de Nelson Mandela de sa petite enfance jusqu’à son élection au pouvoir ainsi que son retrait du pouvoir de sa propre initiative pour consacrer le reste de sa vie dans l’humanitaire et le maintien de la paix en sa qualité de médiateur de plusieurs conflits en Afrique, sont autant d’exemples qui démontrent qu’il est un modèle auquel les Africains et toute l’humanité doivent s’inspirer.

L’héritage de Nelson Mandela va au-delà de son militantisme politique. Certes, son combat politique a permis la fin de l’apartheid, mais sa sagesse qui se lit dans sa gestion du pouvoir, les livres qu’il a écrits et ses discours vont contribuer pendant plusieurs décennies à inculquer dans la mentalité des hommes les valeurs de la démocratie, la fraternité et la cohésion sociale. L’Afrique a besoin des hommes comme Nelson Mandela pour son décollage économique. Son modèle de réconciliation avec le slogan la « Nation arc-en-ciel » doit inspirer les pays déchirés par les conflits de pouvoir, ethniques et identitaires qui ravagent le continent africain.

Par ailleurs, la culture africaine, envahie par la mondialisation, doit être prise en compte dans le développement de l’Afrique. En effet, à l’image de Nelson Mandela qui a été imprégné de l’ubuntu, les jeunes doivent apprendre la tradition africaine qui enseigne les valeurs comme la solidarité, l’amour de son prochain, l’honnêteté, le courage etc.

Le parcours de Nelson Mandela montre, comme il le disait lui-même que « l’éducation est l’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer le monde ». Son héritage nous enseigne que l’Afrique a plus besoin de personnes formées, éduquées et sages pour son développement. Nelson Mandela est une fierté pour tous les Noirs. C’est pourquoi, l’ancien Président américain Barack Obama lui rendu un vibrant hommage dans un discours qu’il a prononcé à l’occasion des cérémonies funèbres de son décès.

Par M. Mamadou Sinna BALDE, enseignant-chercheur au Département d’Histoire de l’Université GLC de Sonfonia-Conakry.

Contacts :

Tél. : +224 622 27 91 37

Courriel : Sinna.uni6@gmail.com 

Bibliographie

Nelson Mandela, un long chemin vers la liberté, Paris, Fayard, 1995.

Webgraphie

Babelio, Citations de Nelson Mandela (216) repéré à https://www.babelio.com/auteur/Nelson-Mandela/9638/citations

L’Humanité, Décès. Nelson Mandela est rentré à la maison, repéré à https://www.humanité;fr/monde/nelson-rolihlahla-mandela-est-rentre-la-maison-544476

+ Positivr, Nelson Mandela en 10 citations : courage et détermination à toute épreuve, repéré à https://positivr.fr/citations-mandela-courage-determination/

Wikipédia, Nelson Mandela, repéré à https://fr.wikipedia.org/wiki/Nelson_Mandela

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