Mory Sangaré, ministre de l’Education National et de l’Alphabétisation

Le ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation, Mory Sangaré, a effectué une visite de travail ce mardi, 04 février 2020, dans la ville de Boké. Il a rencontré les autorités éducatives des différentes préfectures de la région, des chefs d’établissements scolaires et des enseignants. Les échanges ont porté sur le protocole d’accord signé récemment entre le gouvernement guinéen et certaines organisations syndicales de l’éducation, mais aussi les dispositions à prendre pour permettre le déroulement des cours dans les écoles à un moment où de nombreux enseignants membres du SLECG sont en grève.

Au sortir de cette rencontre, le ministre a accordé un entretien exclusif au correspondant de Guineematin.com à Boké. Mory Sangaré a indiqué que malgré la grève du SLECG, les cours se déroulent aujourd’hui à 99% dans tout le pays. « Aboubacar Soumah (le secrétaire général du SLECG, ndlr) est un cas particulier. Nous nous avons invité le syndicat de l’éducation et nous avons obtenu un protocole d’accord que nous allons mettre en vigueur. Nous allons tout faire pour valoriser les primes de fonction et je pense que nous sommes sur la bonne voie. Déjà, à 99% les cours se tiennent dans tous les établissements du pays », a-t-il dit.

Le ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation reconnaît toutefois, que certains enseignants continuent d’observer la grève déclenchée le 9 janvier 2020, par le SLECG dirigé par Aboubacar Soumah. A ces derniers, il demande de reprendre le travail pour leur propre intérêt mais aussi pour l’intérêt des élèves guinéens. « Pour ceux qui sont encore en grève, nous leur demandons de revenir encore en classe pour ne pas perdre les salaires et les primes en même temps.

En plus, ils doivent penser à l’avenir des élèves. Les enseignants guinéens, à la date d’aujourd’hui, chacun a son salaire multiplié par 4. Mais, les grèves ont fait que les élèves ont été perturbés dans leur formation. Il faut qu’ils reviennent en classe. C’est à cette condition seule que nous pourrons approcher l’autorité supérieure pour tenter de récupérer le salaire de janvier. A défaut, nous ne pourrons qu’être muets sur la situation », a laissé entendre Mory Sangaré.

Pour ceux qui vont refuser de reprendre les cours, le ministre indique que c’est à leurs risques et périls. Car, dit-il, non seulement ils n’auront pas les 8 millions de salaire mensuel qu’ils réclament, mais aussi ils risquent de perdre leur travail. « Il faut qu’on cesse de courir derrière un mirage. Car l’idée d’un salaire de 8 millions n’est qu’un mirage. Nous allons chercher des personnes ressources : soit des retraités soit des diplômes des institutions de formation des enseignants pour les remplacer jusqu’au mois du juillet. Les grévistes finiront par être isolés et ils n’obtiendront pas leur salaire. Maintenant, on verra après s’ils seront définitivement remplacés », a annoncé Mory Sangaré.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628-98-49-381

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