Depuis 2003, le 11 décembre de chaque année est dédiée aux montagnes par l’Assemblée Générale des Nations Unies. Une manière pour l’institution onusienne d’attirer l’attention sur la nécessité de protéger ces ressources naturelles de plus en plus en danger comme c’est le cas dans les pays en développement.

Pour en parler nous avons rencontré le point focal du « partenariat des montagnes » M. Moussa CONDE qui participe à la COP 24 sur le climat en Pologne.

M. Moussa CONDE dites-nous dans quel contexte est célébrée cette journée ? Merci pour cette opportunité. Pour vous répondre je vous dirai que cette journée est célébrée sous le signe de l’interpellation de la protection de ces espaces naturels. Il s’agit de montrer aux décideurs et à l’ensemble des acteurs, l’importance des montagnes et la nécessité pour tous de les protéger, c’est une question de survie.

Justement parlez-nous de l’importance des montagnes. Elles sont nombreuses. Qu’il s’agisse de la stabilité du climat, des ressources en eau, et même des communautés. Il ne faut pas aussi occulter le tourisme, parce que ça peut attirer des touristes si elles sont aménagées comme c’est le cas dans plusieurs pays européens, américains et asiatiques.

On sait que l’environnement c’est la réglementation aussi mais est-ce qu’en ce qui concerne les montagnes, il y’a des conventions et textes de lois au niveau national qui les protègent ?

Pour l’instant je dois dire que c’est un vide juridique qui existe dans le domaine, mais la FAO, le fonds des nations unies pour l’agriculture et les Etats s’emploient dans ce sens. Donc nous espérons que très rapidement une organisation sous régionale verra le jour pour parler de ces questions.

En ce qui concerne la Guinée quel est le constat ? je veux parler des montagnes du pays

Les statistiques montrent que 15 à 25 % des activités touristiques au niveau mondial se déroulent dans les montagnes. Donc pour protéger ces espaces, il faut donner les moyens aux populations qui vivent le long des montagnes à travers des activités génératrices de revenus afin qu’elles n’aient pas besoin d’agresser ces espaces.

Maintenant, le constat en Guinée révèle que les montagnes, les forêts sont agressées, et c’est une situation qui doit changer.

Regardez le cas de Dubréka, les gens viennent construire jusque dans ces montagnes avec tous les risques possibles. On dit que la Guinée est le château d’eau de l’Afrique de l’Ouest, si on ne protège pas les montagnes, la source des fleuves internationaux comme le Sénégal, la Gambie, le Konkouré ou encore le Niger, il n’y aura plus de château d’eau, et sans seau, je ne vous apprends rien qu’il n’y a pas de vie, comme le dirait l’autre.

J’invite donc chacun à protéger ces montagnes, c’est une question de survie pour nous, et pour les générations futures.

Idiatou CAMARA pour Guineematin.com et radioenvironementguinee.org

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