La caravane nationale de la jeunesse continue son périple à travers les capitales régionales de la Guinée. Les jeunes caravaniers ont déposé leurs valises dans la ville de N’zérékoré, hier dimanche 30 décembre 2018. C’est la salle de réunion du Centre d’Ecoute, de Conseil et d’Orientation des Jeunes (CECOJE) qui a servi de cadre à l’activité des caravaniers sans pour autant drainer du monde, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est après les étapes de Conakry, Kindia, Mamou, Labé et Kankan que la délégation est arrivée dans la capitale de la Guinée forestière. Une initiative du ministère de la Jeunesse et de l’Emploi Jeunes, à travers l’Agence Nationale du Volontariat Jeunesse. Plusieurs thèmes sont inscrits à l’ordre du jour des échanges, notamment les questions liées à la paix, à la citoyenneté, au civisme, au volontariat et à l’environnement.

Boureima Kouyaté

Dans son intervention, Boureima Kouyaté, chargé de formation du volontariat jeunesse au ministère de tutelle, est revenu sur les objectifs de cette rencontre avec les acteurs locaux. « L’objectif est d’échanger avec la jeunesse de N’zérékoré autour du renforcement de la cohésion sociale, de s’intéresser au volontariat pour la participation du citoyen aux actions de développement du pays, mais aussi pour les motiver et les encourager à protéger leur environnement et protéger l’écosystème ».

Cheick Sanoussy

Pour sa part, l’inspecteur de la jeunesse et du sport au ministère de la Jeunesse, Cheick Sanoussy, a vanté les mérites de cette caravane à travers ses actions. « La vie étant un système où tout est soudé, il faudrait à un moment donné que les organisations, les structures, les Etats, s’arrêtent un peu et se posent la question de savoir qu’est-ce qui a marché ? Qu’est-ce qui n’a pas marché ? Qu’est-ce qu’il faut améliorer ? D’où cette initiative du gouvernement pour implémenter ce projet qui s’articule sur la consolidation de la paix, la promotion de la protection de l’environnement, des symboles de l’État et de la nation, mais aussi le vivre ensemble dans les collectivités. Et c’est pourquoi, deux jeunes ont été ciblés dans chaque région administrative pour appartenir à cette caravane, composée de 55 personnes, avec une unité de coordination de 6 membres de l’Agence Nationale du Volontariat Jeunesses, qui est la structure chargée d’implémenter cette caravane de solidarité, de citoyenneté et de protection de l’environnement ».

De son côté, Jean Smith Sandy, directeur de cabinet du gouvernorat de N’zérékoré, a tendu la main aux jeunes en les invitant à cultiver l’esprit de volontariat et de cohésion sociale. « En faisant de la Guinée un pays émergent, il faudrait que les jeunes, qui représentent 72% de la population, s’adonnent aux notions de volontariat et dont les jeunes de la région de Nzérékoré, la plus grande région du pays, doivent être les plus nombreux dans le domaine de volontariat. Donc, nous vous demandons de cultiver la paix, la quiétude sociale, la cohésion sociale. Et, c’est à vous de dire non, la Guinée est une et indivisible. Il n’y a ni de Forestiers, ni de Soussou, ni de Peulh, ni de Malinké ».

À noter que si dans les préfectures traversées, la caravane a connu une forte mobilisation des jeunes, cela n’a pas été le cas à Nzérékoré, au regard du jour choisi, un dimanche de prière. Devant ce vide, le préfet de N’zérékoré, Elhadj Sory Sanoh, a exigé des responsables des jeunes à les remobiliser pour ce lundi 31 décembre 2018. Une manière de faire passer le message avant le départ de la caravane pour Faranah.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

Tél. : (224) 620 16 68 16/666 89 08 77

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