Abdoulaye Bah, secrétaire national chargé de l’animation et de marketing politique de l’UFDG se montre préoccupé du sort de la Guinée. Un pays secoué par une crise politique née de la volonté du président Alpha Condé de changer l’actuelle Constitution pour s’octroyer un troisième mandat. L’ancien président de la délégation spéciale de Kindia estime que la Guinée est « sur une pente glissante » et qu’il y a de gros risques qu’elle implose. Il l’a dit à l’occasion d’une assemblée générale organisée par son parti dans la ville de Kindia, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

L’opposant accuse le président Alpha Condé d’avoir mis le pays dans cette situation. Il s’insurge notamment contre les propos tenus récemment par le chef de l’Etat guinéen à Faranah, lorsqu’il a appelé ses partisans à « frapper » quiconque tenterait d’empêcher le bon déroulement des élections législatives et du référendum constitutionnel du 1er mars 2020.

« Entendre M. Alpha Condé qu’on appelle le premier magistrat de la nation ou le père de la nation inciter à la bagarre, à la violence, inciter à la guerre, la Guinée elle est mal barrée, elle est sur une pente glissante. Nous qui sommes des jeunes héritiers cette nation, on a peur pour notre avenir quand on entend celui qui est censé créer les conditions d’harmonie, les conditions de la paix, les conditions de l’ordre public, parler ainsi. Il disait qu’il a hérité d’un pays, pas d’un Etat, et je vous dis aujourd’hui que la Guinée n’est ni un Etat encore moins un pays », a déclaré Abdoulaye Bah.

L’ancien dirigeant de la mairie de Kindia a rappelé que son parti n’est pas concerné par les élections du 1er mars, dont les opposants menacent d’ailleurs d’empêcher la tenue. Il soutient qu’il est impossible d’aller à de nouvelles élections alors même que celles organisées le 04 février 2018 ne sont pas encore achevées. C’est pourquoi d’ailleurs, Abdoulaye Bah appelle les différentes fédérations de l’UFDG à travers le pays, de s’activer pour l’installation des conseils des quartiers et des districts dans les localités où le parti a remporté les élections communales.

« Nous ne sommes pas concernés par les élections dès l’instant où l’UFDG ne pas candidat. Cependant, on est concernés par la finalisation du processus entamé le 4 février 2018 (les élections locales, ndlr). Nous, on va finir le repas entamé avant d’entamer un autre repas, quel que soit son goût. Nous demandons à ce que toutes les fédérations et les sections de l’UFDG fassent comme Kindia, Lélouma, Mali et Conakry. Que le parti sélectionne des candidats valables et sérieux pour qu’ils puissent diriger les quartiers et les districts dans lesquels nous avons gagné », a lancé l’opposant.

A rappeler que les fédérations du principal parti d’opposition du pays à Kindia ont déjà déposé les listes des conseils des quartiers et des districts remportés par la formation politique. Les opposants demandent à la mairie de la ville de prendre des mesures en vue de leur installation dans un bref délai.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Facebook Comments

Commentaires

Guineematin