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L’état d’urgence sanitaire décrété par le président de la République pour empêcher la propagation du coronavirus en Guinée a bouleversé les usages dans notre pays. Sur le plan religieux, la fermeture des lieux de culte est une grande première, affectant les fidèles de toutes les confessions. C’est dans cette dynamique que la prière collective du vendredi, 27 mars 2020, n’a pu se tenir dans la ville de Télimélé, à l’image des autres mosquées du pays, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La Guinée compte déjà huit cas confirmés de coronavirus et de très nombreux contacts qui sont aujourd’hui suivis par les autorités sanitaires. C’est pour freiner la propagation de la maladie que l’état d’urgence a été décrété par le président Alpha Condé.

A l’image de plusieurs localités de la Guinée, la prière collective d’hier vendredi n’a pu se tenir à Télimélé. Les autorités religieuses disent comprendre le sens de cette mesure qui vise à préserver la vie de nos compatriotes.

Selon le premier imam de Télimélé, Elhadj Thierno Boubacar Baldé, quand la santé de la population est menacée, les mesures sanitaires doivent être forcément respectées. « A la grande mosquée de Télimélé où je dirige la prière, la mosquée est fermée depuis que nous avons reçu l’information. Nous restons derrière cette décision jusqu’à ce qu’on nous autorise de rouvrir les mosquées. Quand la santé de la population est menacée, il est obligatoire de respecter les consignes données. A ce stade, nous prions le Tout puissant de nous épargner de cette salle maladie et de guérir tous les malades », a-t-il laissé entendre.

Même son de cloche chez Elhadj Harouna Rachid Barry, imam de la mosquée de Barkèrè, dans la commune urbaine. « Personne n’a prié à Télimélé. Nous avons accepté et nous suivons les instructions données par le chef de l’État et le secrétaire général des affaires religieuses. »

Pour le citoyen Mamadou Labo Diallo, qui accompli ses obligations religieuses depuis son enfance à la grande mosquée de Télimélé, on ne peut que respecter les mesures prises par le gouvernement. « C’est vrai, il est dur de rester sans faire la prière de vendredi. Mais, si c’est une mesure pour nous épargner cette maladie, nous sommes obligés de nous plier. Sinon, depuis mon enfance, j’accomplis la prière du vendredi là à la mosquée. »

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tel: 622525250

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