Cellou Dalein et Cie interdits de voyager : « toutes les mesures sont maintenues » (Procureur)

24 mai 2021 à 23 11 36 05365
Sidy Souleymane N’diaye, procureur de Dixinn

C’est désormais officiel. Cellou Dalein Diallo ne pourra se rendre à Lomé pour participer au colloque sur l’ECO, prévu cette semaine dans la capitale togolaise. Dans un communiqué publié ce lundi soir, 24 mai 2021, le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Dixinn a annoncé que l’interdiction de voyager prise contre lui et d’autres responsables de son parti sont maintenues et pourraient même s’étendre à d’autres.

Guineematin.com vous propose de lire ci-dessous le communiqué :

Communique-Le procureur près le tribunal de Dixinn informe l’opinion nationale et internationale que dans le cadre des procédures ouvertes à la suite de l’attaque et l’incendie du train minéralier de la compagnie RUSAL ayant entraîné des morts et de celles relatives aux violences avant, pendant et après l’élection présidentielle du 18 octobre 2020, que des dispositions sont en train d’être prises pour l’ouverture des procès.

Il rappelle par ailleurs, que pour les nécessités de procédures, toutes les mesures d’interdiction de sortie du territoire ordonnées à l’encontre de certaines personnes en application de la législation en vigueur, sont maintenues et pourraient même s’étendre à d’autres, au besoin.

Le procureur de la République veille, conformément à ses attributions, au respect scrupuleux de toutes les libertés.

Fait au parquet, le 24 mai 2021

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Mali : le président Bah N’Daw et le Premier ministre Moctar Ouane arrêtés

24 mai 2021 à 23 11 09 05095

Le président de la transition et son Premier ministre ont été interpellés par des militaires et conduits au camp de Kati, d’où le putsch contre Ibrahim Boubacar Keïta était parti, en août dernier.

La composition du nouveau gouvernement venait à peine d’être annoncée sur les antennes de l’ORTM que la situation à Bamako s’est subitement tendue. Des mouvements de troupes ont été observés au camp militaire de Kati, à une quinzaine de kilomètres de Bamako, ainsi que dans plusieurs points de la capitale.

Selon nos informations, le président de la transition, Bah N’Daw, ainsi que le Premier ministre, Moctar Ouane, ont été conduits sous escorte militaire à Kati. Des sources au sein du Conseil national de la transition (CNT), de la Minusma ainsi qu’un diplomate ouest-africain l’ont confirmé à Jeune Afrique.

Cette soudaine montée de tension intervient après l’annonce de la mise à l’écart, dans le gouvernement Moctar Ouane II, de deux membres influents de l’ex-Conseil national pour le salut du peuple (CNSP), qui a mené le putsch du 18 août 2020 contre Ibrahim Boubacar Keïta (IBK).

Le colonel Modibo Koné a dû céder son poste de ministre de la Sécurité et de la Protection civile au général Mamadou Lamine Ballo, tandis que le colonel Sadio Camara a quitté le très stratégique ministère de la Défense où le remplace le général Souleymane Doucouré, ancien chef d’état-major de l’armée de l’air qui était jusque-là secrétaire général du ministre de la Défense.

Source: Jeuneafrique

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Politique : la fédération UFDG-Libéria renouvèle sa confiance au président Cellou Dalein Diallo

24 mai 2021 à 20 08 27 05275

« Notre fédération, s’inscrivant davantage sur la logique de défense des libertés fondamentales, des principes de la démocratie, la justice, l’unité et la réconciliation nationale, renouvelle sa confiance au bureau politique national particulièrement au président élu du peuple, son excellence ELHADJ CELLOU DALEIN DIALLO dans sa noble mission d’unir et servir les Guinéens…Notre engagement, notre fidélité et notre loyauté envers le parti et son président sont irréversibles ». C’est l’assurance donnée par la fédération UFDG du Libéria et les mouvements de soutien du parti dans ce pays frontalier de la Guinée.

Guineematin.com vous propose de lire ci-dessous leur l’intégralité de leur déclaration, publiée à l’issue d’une assemblée générale tenue hier, dimanche 23 mai 2021, à Monrovia.

DÉCLARATION DE RENOUVELLEMENT DE CONFIANCE ENVERS LE PARTI ET À SON PRÉSIDENT SON EXCELLENCE ELHADJE MAMADOU CELLOU DALEIN DIALLO, L’ELU DU PEUPLE PAR LA FÉDÉRATION UFDG DU LIBÉRIA.

Excellence Mr. le président ELHADJ CELLOU DALEIN
DIALLO président élu de la République de Guinée.

Mesdames et messieurs les membres du Bureau Politique National.

Mesdames et Messieurs les membres du Bureau Exécutif National

Mesdames et Messieurs les membres du Comité National des Jeunes

Mesdames les membres du comité National des Femmes,

Chers Responsables Allier de L’ANAD

Chers collègues du Bureau Fédéral du Liberia

Très Chers membres du Bureau Fédéral des Sages

Très Chers membres du Bureau Fédéral des Femmes

Très Chers membres du Bureau Fédéral des Jeunes

Très chers Secrétaire Généraux et les Responsables des 15 sections de la Fédération de L’UFDG Libéria.

Chers Responsables des mouvements de soutien International:
KOMATOUN CELLOU LAMOH, STAFF HADJA HALIMATOU DALEIN
DIALLO, DENTAL GORKO SOUSSAI SUNNADJO HOLLOH,
TAABITAL-POULAKU etc…

Chers responsables des organisations et des Institution locaux :
FULANI UNITED OF LIBERIA, FULA COMMINUTY FOR PROGRESS
AND DEVELOPMENT, BANTAL FOUBHE LIBERIA, NATIONAL
FULA SECURITY TEAM OF LIBERIA,

Chers Collègues des partis Politiques Allies,

Chers Militants et sympathisants de la fédération

Distingués invités,

Mandâmes et Messieurs.

C’est pour moi un immense plaisir et un grand honneur de prendre la parole au nom de l’ensemble des cadres, militants et des mouvements de soutien de la fédération UFDG du LIBÉRIA. Notre fédération s’est engagée depuis 2007 dans un combat démocratique irréversible derrière le président CELLOU DALEIN DIALLO pour le développement économique, l’instauration d’un état de droit et la promotion des valeurs démocratiques et sociales en République de Guinée. Aujourd’hui ce bilan reste positif et prometteur.

Notre parti a participé à trois élections présidentielles, une élection législative et une élection communale et communautaire pendant lesquelles L’UFDG s’est illustré à travers des scores extraordinaires malgré les machines de fraudes instaurées par le parti au pouvoir. La dernière en date fût l’élection présidentielle de 2020 pendant laquelle le peuple de Guinée dans sa majorité a accordé leurs chiffrages à notre candidat son excellence ELHADJ MAMADOU CELLOU DALEIN DIALLO dès le premier tour avec 53,84 %.

MONSIEUR LE PRESIDENT,
MESDAMES ET MESSIEURS LES MEMBRES DU BUREAU EXECUTIF NATIONAL

Nous voudrons vous assurez l’engagement total de la fédération de L’UFDG Liberia à cote de vous pour la démocratisation de notre pays natale la Guinée dans ce combat difficile, sous ce régime dictatorial de Mr. Alpha CONDE, qui n’as rien fait sauf l’instauration d’un system de corruption dans tous les lieux administratifs de notre pays, instaurer la haine entre les Guinéens, la division entre les ethnies.

Vous avez été et serez un président incontestable dans l’histoire de la Guinée car vous incarnez tous les valeurs démocratiques et morales d’un pays émergent, c’est pourquoi nous les responsables et militants des 15 Sections de la fédération du Liberia nous vous réaffirmons notre engagement total dans ce combat.

MONSIEUR LE PRESIDENT MESDAMES ET MESSIEURS.

MONSIEUR LE PRESIDENT

Malheureusement cette lutte ne se mène pas sans conséquences vis-à-vis de notre parti et de nos militants. C’est le lieu de déplorer et de condamner sévèrement les tueries à balles réelles, les emprisonnements infligés aux cadres et militants de L’UFDG, à L’ANAD, et à l’opposition ainsi que d’autres violations flagrantes des droits humains suite à leurs démarches démocratiques visant à empêcher un troisième mandat anticonstitutionnel pour alpha CONDE. Les victimes n’ont jamais connu justice ou la compassion de l’Etat. Nous prions pour le repos des âmes de tous les martyrs tombés sous les balles du pouvoir d’Alpha Condé et exhortons une liberté totale sans condition à tous les détenus politiques sur toute l’étendue du territoire national.

MESDAMES ET MESSIEURS.

Après dix ans d’exercice du pouvoir par Alpha condé et son clan machiavélique; notre pays demeure toujours dans une pauvreté excessive, un manque cruel des services sociaux de bases. Un recul de la liberté, de la démocratie et de l’état de droit. Une fracture totale du tissu social, occasionner et entretenu par Alpha Condé avec son projet de diviser pour régner. Le tout couronné par des détournements des fonds publics, une corruption à grande échelle dans tous les échelons de l’administration Guinéenne sans que les responsables ne soient inquiétés. A cela s’ajoute le manque de résultats de développement économique.

MONSIEUR LE PRESIDENT

Avec votre permission nous saluons l’effort fourni par les responsables et militantes de L’UFDG dans le monde entier car c’est grâce à la communication et à la mobilisation de nos militants et responsable dans les diasporas que les Guinéennes et les institutions nationales et internationales continuent de lutter contre cette dictature d’Alpha CONDE.

MONSIEUR LE PRESIDENT

Notre fédération s’inscrivant davantage sur la logique de défense des libertés fondamentales, des principes de la démocratie, la justice, l’unité et la réconciliation nationale ; renouvelle sa confiance au bureau politique national particulièrement au président élu du peuple, son excellence ELHADJ CELLOU DALEIN DIALLO dans sa noble mission d’unir et servir les Guinéens. La fédération UFDG du LIBÉRIA et les mouvements de soutien restent debout derrière le parti et son président pour continuer le combat démocratique. Notre engagement, notre fidélité et notre loyauté envers le parti et son président est irréversible jusqu’à la victoire finale.

Recevez monsieur le président nos sincères salutations.

VIVE ELHADJE CELLOU DALEIN DIALLO

VIVE L’UFDG

VIVE L’ANAD

VIVE LA DEMOCRACIE

VIVE LA REPUBLIQUE

Je vous remercie.

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Deux patriarches pour la ville de N’Zérékoré ? Les femmes Zowo recadrent les autorités

24 mai 2021 à 20 08 10 05105

Les femmes Zowo prennent position dans la crise liée au contrôle du patriarcat de N’Zérékoré. Une position qu’elles sont allées exprimer aux autorités locales, accusées d’être à l’origine de cette crise. Pour ces femmes, il n’y a qu’un seul patriarche à N’Zérékoré et il faut mettre fin à tout débat sur ce sujet, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Les femmes Zowo en ont marre d’entendre qu’il y a deux patriarches à N’Zérékoré. Pour elles, ce sont les autorités locales (le gouverneur, le préfet et le maire de N’Zérékoré) qui ont inventé cette histoire pour ne pas reconnaître le patriarche choisi par la famille Zogbélémou. C’est pourquoi, elles se sont mobilisées ce lundi, 24 mai 2021, pour aller rencontrer ces autorités et leur dire qu’il y a un seul patriarche à N’Zérékoré, qui est Goikoya Lambert Zogbélémou. Habillées en tenue traditionnelle, ces femmes ont commencé leur tournée par le gouvernorat de N’Zérékoré, avant d’aller ensuite à la préfecture et à la mairie de la ville.

Maan Koliyé Kpèna, présidente des femmes Zowo de N’Zérékoré

« Nous sommes venues voir les autorités, notamment le gouverneur. Mais son directeur de cabinet nous a dit qu’il est en déplacement, tout en assurant que le gouverneur n’a jamais soutenu un camp. Mais ce n’est pas ce que nous, nous pensons. Parce que si ce n’est pas quelqu’un qui soutient un côté, l’affaire du patriarcat, ça ne se discute pas. Les gens n’ont pas besoin de monter et descendre pour ça. Il y a un patriarche qui a été désigné et intronisé, mais c’est fini. Pourquoi les autorités disent aujourd’hui qu’il y a deux patriarches ?

C’est ce qui nous pousse donc à venir vers ces autorités, pas pour leur demander leur avis, mais pour leur dire que nous n’avons qu’un seul patriarche et non deux, comme ils aiment à le dire. Si on veut la paix à N’Zérékoré ou si on veut que tout le monde se couche bien et se réveille bien, il faut reconnaître qu’on a un seul patriarche. C’est le patriarche Goikoya Lambert Zogbélémou qui a été officiellement intronisé par les notables de N’Zérékoré, comme le demande la tradition Kpèlè, et présenté à la population de N’Zérékoré », a déclaré Maan Koliyé Kpèna, présidente des femmes Zowo de N’Zérékoré.

A noter que les femmes Zowo sont les prêtres de la forêt sacrée. Présentées comme étant des détentrices de pouvoirs surnaturels, elles ont une grande influence dans le milieu Kpèlè. Ce sont elles qui avaient réussi à mettre fins aux réticences à Kpaghalaye, lorsque l’épidémie d’Ebola avait ressurgi récemment dans ce village de N’Zérékoré.

De N’Zérékoré Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com
Tel : +224620166816/666890877

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Italie : suicide d’un migrant guinéen en instance d’expulsion

24 mai 2021 à 19 07 12 05125

ROME, 24 MAI (AFP) – Un migrant guinéen qui avait survécu à une attaque violente début mai mais faisait l’objet d’une procédure d’expulsion s’est suicidé, a annoncé lundi son avocat.

Mosua Balde, 23 ans, avait été attaqué par trois hommes le 9 mai à Vintimille, une ville côtière près de la frontière avec la France, alors qu’il mendiait près d’un supermarché. La vidéo de cette agression avait été largement diffusée sur les médias et réseaux sociaux de la péninsule.

Le lendemain, la police avait identifié les agresseurs, engageant une procédure contre eux mais sans procéder à leur arrestation. Après avoir reçu des soins à l’hôpital, Mosua Balde, sans permis de séjour, avait reçu un avis d’expulsion et été placé dans un centre de détention à Turin, la capitale du Piémont (Nord-Ouest).

Le jeune guinéen, placé à l’isolement pour des « raisons médicales » non précisées, a été retrouvé mort dans sa chambre dimanche matin, a précisé son avocat Gianluca Vitale à l’AFP.

Mosua Balde, qui n’avait pas réussi à obtenir le droit d’asile, vivait depuis quelque temps en Italie près de la frontière française, et avait aussi vécu auparavant en France, selon l’avocat, qui l’a vu pour la dernière fois vendredi.

Me Vitale cherchait à stopper son expulsion et à présenter une nouvelle demande d’asile. « Malheureusement, nous n’avons pas eu le temps de le faire », a-t-il commenté.

L’Italie est souvent le lieu d’arrivée en Europe des migrants africains recherchant une vie meilleure sur le continent. Nombre d’entre eux cherchent ensuite à rejoindre les pays plus riches du Nord de l’Europe.

AFP

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Me Baldé sur les charges retenues contre Gaoual et Cie : « c’est pour justifier leur détention »

24 mai 2021 à 18 06 47 05475
Ousmane Gaoual et Etienne Soropogui, en compagnie de leurs avocats, devant la DPJ

Inculpés pour « meurtre, stockage, transfert, fabrication, détention et port illicite d’armes entre autres », les opposants Ousmane Gaoul Diallo, Chérif Bah, Etienne Soropogui, Cellou Baldé et Abdoulaye Bah, seront jugés pour d’autres charges par le Tribunal de Première Instance de Dixinn. A l’issue de l’instruction du dossier, la justice a requalifié les faits en « troubles à l’Etat par la dévastation et le pillage, atteinte aux institutions de la République, participation à un mouvement insurrectionnel, menace de violence ou de mort par le biais d’un système informatique… ».

Et, cette décision suscite des réactions au sein du collectif d’avocats qui défend ces détenus politiques. Pour Me Thierno Souleymane Baldé, membre de ce collectif, cette requalification des faits est tout simplement une façon pour le pouvoir de justifier la détention des opposants, qui croupissent en prison depuis novembre 2020, sans jugement. Il l’a dit dans un entretien avec un journaliste de Guineematin.com, ce lundi 24 mai 2021.

Me Thierno Souleymane Baldé, avocat

« Depuis le début de leur détention jusqu’à date, on ne nous a pas montré un seul élément de preuve pour démontrer qu’il y a une usine de fabrication d’armes en Guinée ou bien qu’il y a eu des armes qui ont été fabriquées en Guinée, qu’il y a eu des gens qui ont été arrêtés alors qu’ils détenaient des munitions. Donc, comme il leur fallait trouver une justification par rapport à la détention de nos clients à la Maison centrale, ils ont requalifié les faits pour dire désormais, qu’ils ont été renvoyés devant le tribunal pour être jugés pour troubles à l’Etat par la dévastation et le pillage, atteinte aux institutions de la République, participation à un mouvement insurrectionnel, menace de violence ou de mort par le biais d’un système informatique, etc.

Mais pour cela aussi, il faudra qu’ils arrivent à démontrer les éléments de preuve. Ils parlent des discours qui ont été tenus par les leaders politiques et les acteurs de la société civile, mais qu’on nous dise quel est le politique qui ne dénonce pas les tares du régime de M. Alpha Condé. Donc, nous attendons le procès qui sera public afin qu’on nous apporte les éléments de preuve qui peuvent démontrer leur culpabilité », a déclaré Me Thierno Souleymane Baldé.

L’avocat dénonce une instrumentalisation de la justice à des fins politiques. « Depuis l’arrivée de M. Alpha Condé au pouvoir, il utilise la justice pour arriver à des fins politiques. Nous savons très bien que si la justice guinéenne est indépendante, nos clients n’allaient pas être arrêtés dans les conditions que vous connaissez. On va arrêter des gens à leurs domiciles à 2 heures ou 3 heures du matin, on les accuse de fabrication et de détention d’armes avec munitions.

Et au bout du compte, on dit que tout ça c’est faux, on n’aurait jamais dû les arrêter pour détention et stockage d’armes. Maintenant, c’est autre chose. Ça n’a pas de sens pour nous. Nous savons que M. Alpha Condé veut utiliser la justice pour museler, harceler et intimider tous ceux qui sont contre son 3ème mandat », soutient Me Baldé. L’avocat souhaite l’ouverture du procès de ces opposants dans un meilleur délai pour leur permettre de prouver leur innocence.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com
Tél : 622 68 00 41

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Labé : une vieille dame sauvée de justesse dans un puits

24 mai 2021 à 17 05 29 05295

Une vieille femme est tombée dans un puits ce lundi, 24 mai 2021, à Labé. L’intervention rapide des agents de la protection civile a permis de la sauver, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

L’accident s’est produit au quartier Koulidara, dans la commune urbaine de Labé. Fatoumata Bamby, âgée d’une soixantaine d’années, était partie puiser de l’eau dans un puits. Elle a glissé et est tombée dans le puits. Heureusement, elle a pu tenir le coup jusqu’à l’arrivée des sapeurs-pompiers, qui sont rapidement intervenus pour la sauver. Après les soins reçus à l’hôpital, la vieille dame se porte bien, indique Elhadj Ibrahima Sory Barry, président du conseil de quartier de Koulidara.

« J’étais au centre-ville, lorsque des citoyens de Koulidara m’ont appelé pour m’informer qu’une vieille femme est tombée dans un puits. Immédiatement, je me suis rendu dans les locaux du service des sapeurs-pompiers, qui a dépêché une équipe sur les lieux. Heureusement, ils ont réussi à sauver sa vie. Elle a été transférée d’urgence à l’hôpital régional de Labé. Et, selon les médecins, sa vie n’est pas en danger. Moi-même j’ai échangé avec elle. Elle va bien », a dit l’autorité locale.

« Je demande à tous les citoyens de Koulidara, propriétaires de domaines sur lesquels il y a des trous béants, de les fermer ou de les sécuriser le plus tôt que possible. Cela, pour sauver les vies des personnes non seulement, mais aussi celles des animaux », a ajouté Elhadj Ibrahima Sory Barry.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guinéematin.com

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Maison centrale de Conakry : Foniké Menguè évacué dans une clinique

24 mai 2021 à 16 04 39 05395
Foniké Mengué

L’annonce a été faite par Sékou Koundouno, responsable des stratégies et de la planification du FNDC. Oumar Sylla, alias Foniké Menguè, détenu à la Maison centrale de Conakry, a été évacué ce lundi, 24 mai 2021, dans une clinique, à Kaloum.

« Foniké Menguè, responsable de la mobilisation et des antennes du FNDC, et prisonnier personnel du dictateur Alpha Condé, est évacué d’urgence à l’instant même, dans une clinique privé à Kaloum. Il se plaint de douleurs abdominales », a annoncé Sékou Koundouno.

Arrêté le 29 septembre 2020, alors qu’il circulait à moto, à Conakry, Foniké Menguè a été condamné le 28 janvier 2021, à 11 mois d’emprisonnement, pour « provocation directe d’un attroupement non armée suivi d’effets ».

Son procès en appel s’est ouvert le 20 mai 2021 devant la Cour d’appel de Conakry, avant d’être renvoyé au 3 juin prochain.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Procès de Nanfo Diaby : le prononcé du verdict reporté

24 mai 2021 à 14 02 13 05135
Ismaël Nanfo Diaby

Attendu demain, mardi 25 mai 2021, le délibéré dans le procès de Nanfo Ismaël Diaby, l’imam qui fait la prière (salat) en langue maninka (N’ko) n’aura finalement pas eu lieu ce jour. Le TPI de Kankan a renvoyé l’audience au lendemain, mercredi, pour rendre sa décision, a appris Guineematin.com à travers son correspondant à Kankan.

Aly Touré, procureur de la République près le TPI de Kankan

L’information a été confirmée par le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kankan. Aly Touré explique que cette décision est due au fait que ce mardi est un jour férié. « Le tribunal avait mis le dossier en délibéré pour décision être rendue le mardi 25 mai. Mais on s’est rendu compte que ce jour est férié. Donc le jour ouvré suivant, c’est-à-dire le mercredi 26 mai 2021, le tribunal va rendre sa décision dans cette affaire », a confié le procureur.

Arrêté à cause de son obstination à prier non pas en arabe (la langue du coran), mais en N’ko, Ismaël Nanfo Diaby a été jugé mardi dernier pour « troubles apportés par le ministère de culte et manquement aux dispositions réglementaires de l’article 991 du Code pénal guinéen ». Le procureur avait requis 2 ans d’emprisonnement et le paiement d’une amende d’un million de francs contre l’imam controversé.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Boké : le musée régional inauguré, après rénovation et équipement

24 mai 2021 à 13 01 18 05185
Inauguration du musée régional de Boké

Après sa rénovation et son équipement, le musée régional de Boké a été inauguré le samedi, 22 mai 2021. Présidée par la ministre de la Culture et Patrimoine historique, la cérémonie a connu la présence des autorités préfectorales et communales de Boké, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

Général de brigade Mohamed Diané

Le musée régional de Boké a été entièrement rénové et équipé par le général de brigade Mohamed Diané, chef d’Etat-major de l’Armée de terre et fils de Boké. L’officier explique que son acte par le souci de préserver ce grand patrimoine historique. « Ce musée a été inauguré pour la première fois en 1878. Il est le premier poste français des rivières du Sud créé par Faidherbe. Mais 50 ans avant ça, c’est par là que René Caillé est passé à la recherche de Tombouctou. Ce musée a vu partir des dignes fils de ce pays dans le cadre du commerce des esclaves.

Dans le cadre de la rénovation de cet édifice, nous avons changé les portes et fenêtres, refait la peinture intérieure et extérieure, nous avons électrifié le bâtiment à l’aide de panneaux solaires, nous avons mis un podium. Et dans le cadre de la coopération entre les musées, nous avons fait venir la baignoire de Samory, son coffre-fort et 3 fusils de ses Sofas. Nous avons aménagé une salle pour l’exposition des photos et une autre salle d’exposition des œuvres d’art de la localité », a déclaré le général Mohamed Diané.

Hassane Sanoussy Camara, préfet de Boké

Ce geste du chef d’Etat-major de l’Armée de terre est vivement salué par le préfet de Boké. Hassane Sanoussy Camara promet de veiller à l’entretien de ce patrimoine historique pour ne pas qu’il retombe dans les travers du passé. « Monsieur le gouverneur me charge de remercier le général Mohamed Diané pour ce geste qu’il vient de faire. Je précise que nous n’avons rien contribué dans la rénovation et l’équipement du musée. Tout a été financé par le général Mohamed Diané.

Quand vous voyez ce qui s’est passé dans notre histoire, vous aurez des larmes aux yeux. Vous commencez par la prison où nos parents étaient entassés comme des sacs d’arachide, vous continuez sur la route des esclaves qu’on appelle la route de non-retour qui descend jusqu’au port, vous comprendrez ce que nos parents ont subi pendant le commerce des esclaves. C’est pour cela que je prends l’engagement, au nom de mon gouverneur, de prendre soin de cet édifice », a dit l’autorité préfectorale de Boké.

Sona Konaté, ministre de la Culture et Patrimoine historique

En recevant les clés de ce musée, qui a fait peau neuve, la ministre de la Culture et du Patrimoine historique a exprimé une grande satisfaction. Au nom du gouvernement guinéen, Sona Konaté a remercié général Mohamed Diané pour cette action. « Au nom du gouvernement, je saisis cette occasion pour adresser ma gratitude et mes félicitations au général Mohamed Diané et tous ceux qui ont participé à la réalisation des travaux.

Ce geste du général ne nous surprend pas, car avant de rénover et équiper le musée régional de Boké, il avait déjà réalisé le musée de l’armée à Kankan. Nul n’ignore l’importance des musées dans la préservation et la valorisation des patrimoines culturels et historiques, dans l’éducation et le développement local et national. C’est pourquoi, la rénovation des musées figure parmi les priorités de mon département », a dit la ministre.

De Boké, N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel: 628-98-49-38

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Prière en maninka : un imam radié à Faranah pour avoir soutenu Nanfo Diaby

24 mai 2021 à 11 11 38 05385

Mamady Bayo, imam d’une mosquée de Dandaya, à Faranah, est destitué de ses fonctions, mais aussi interdit de prêcher. C’est la décision prise ce dimanche 23 mai 2021, par l’inspection régionale des Affaires religieuses. Cette sanction fait suite à une sortie de l’imam dans laquelle il a défendu la position de Nanfo Ismaël Diaby, le controversé imam qui fait la prière (salat) dans la langue maninka, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Faranah.

« Dieu entend toutes les langues, donc on peut prier en langue maninka ». C’est la réponse donnée par l’imam Mamady Bayo à une question d’un citoyen, lui demandant s’il est normal pour un musulman de faire la prière (salat) dans une langue autre que l’arabe (la langue du coran). Ces propos, tenus dans une émission de radio, ont suscité une vague d’indignation à Faranah. Ce qui a amené l’inspection régionale des Affaires religieuses à prendre des sanctions disciplinaires contre l’imam.

« Plusieurs localités ont téléphoné à la ligue islamique pour nous demander si nous aussi, nous avons accepté de prier dans une autre langue qui n’est pas la langue du coran. Après cela, nous avons tenu une réunion avec lui (Mamady Bayo), et il répété les mêmes propos devant nous. C’est ainsi nous avons pris la décision de lui retirer son statut d’imam. Parce que la situation qui prévaut à Kankan (l’affaire Nanfo Diaby, ndlr), il veut semer la même chose ici.

Certains médiateurs ont demandé à ce qu’il revienne dans la même émission pour se dédire, mais il n’a visiblement pas accepté cela puisqu’il n’est pas venu à la radio le samedi. C’est pourquoi, la ligue s’est retrouvée ce dimanche et a décidé de le radier, mais aussi lui interdire de faire des prêches. Même au baptême de son propre enfant, il ne doit pas prêcher. La prière ne lui sera pas interdite, mais il ne peut pas être imam, encore moins prédicateur », a indiqué l’inspecteur régional des Affaires religieuses de Faranah, Elhadj Ismaël Souaré.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : 00224620241513/660272707

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Guinée : le FNDC dément le gouvernement et s’oppose à toute hausse du prix du carburant

24 mai 2021 à 10 10 40 05405
Abdourahmane Sano, coordinateur du FNDC

Le FNDC informe le peuple de Guinée que le dictateur Alpha Condé et son clan comptent utiliser la hausse du prix du carburant pour réparer les dégâts financiers causés par le coup d’État constitutionnel. Sans aucune mesure d’accompagnement, le clan d’arrivistes s’apprête à surtaxer le carburant de façon exponentielle les jours à venir. Pire, le dictateur et son clan ne comptent instaurer aucune mesure d’accompagnement appropriée pour la population.

 Le FNDC est surpris par le fait que, au lieu de diminuer le prix du carburant dont le coût de revient au port de Conakry (toutes charges comprises) est de 5.365 GNF, Alpha Condé veut plutôt augmenter ce prix comme il l’a fait avec d’autres tarifs y compris les tarifs hospitaliers, portuaires, douaniers, etc. Pendant ce temps, l’arriviste Alpha Condé et son gouvernement continuent de vivre dans le luxe et détourner massivement les ressources du pays.

Alpha Condé et son clan ne pensent qu’à mobiliser les ressources pour financer leurs trains de vie, au détriment des pauvres populations, à l’image de la femme décédée à l’hôpital de Kankan, ainsi que du jeune qui a rendu l’âme à Faranah, à cause des tarifs hospitaliers élevés.

 Le FNDC demande au faux socialiste Alpha Condé et son gouvernement de réduire la taxe qu’ils prélèvent sur le litre de carburant de 2.700 GNF à 1.200 GNF, dans le but de vendre le carburant au prix de 7.500 GNF. Le FNDC précise que même à ce prix diminué de 7.500 GNF, le gouvernement gagnera 1.200 GNF par litre et plusieurs milliards de nos francs par jour. Il faut préciser que c’est à environ 7.650 GNF que le litre d’essence est vendu actuellement en Sierra Leone. Le FNDC défie quiconque capable de démontrer des données contraires à ces chiffres.

 Les partenaires économiques et sociaux du FNDC avertissent le dictateur Alpha Condé et son clan qui ont vidé les caisses de l’état pour corrompre, financer des campagnes et des simulacres d’élections, de ne pas faire souffrir davantage le peuple de Guinée pour corriger les conséquences de la saignée financière provoquée par leur forfaiture. Les prix actuels du litre de carburant et de toutes les denrées alimentaires de première nécessité sont déjà anormalement élevés par rapport au pouvoir d’achat des guinéens qui sont misérablement appauvris par des années de mauvaise gouvernance.

Le FNDC dénonce cette mesure d’appauvrissement que le dictateur Alpha Condé veut imposer aux populations et invite le peuple de Guinée à refuser de payer cette facture salée du troisième mandat.

 Ensemble unis et solidaires, nous vaincrons !

Conakry, le 24 mai 2021

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Boké : le déguerpissement du marché central débute ce lundi

24 mai 2021 à 9 09 36 05365

Les travaux de déguerpissement du marché central de Boké débutent ce lundi, 24 mai 2021. Dès 7 heures, le préfet de Boké et le maire de la ville sont arrivés sur les lieux. Ils attendent l’arrivée des machines pour procéder au lancement de l’opération.

« Cette activité permettra la reconstruction du marché central, mais aussi l’installation des commerçants au marché de 400 bâtiments permettra à la mairie de contrôler le marché et collecter l’ensemble des recettes », a indiqué le préfet de Boké, Hassane Sanoussy Camara.

Dans la journée d’hier, la plupart des occupants du marché central ont plié bagages pour quitter les lieux, avant le démarrage de l’opération de déguerpissement.

Nous y reviendrons !

De Boké, N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628-98-49-38

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L’association N’ko désavoue Nanfo Diaby : « on ne peut pas prier dans une autre langue que l’arabe »

24 mai 2021 à 8 08 56 05565

C’est la première fois que les sages l’association N’ko s’expriment publiquement sur l’affaire Nanfo Ismaël Diaby, l’imam qui a innové en faisant la prière (Salat) dans la langue maninka (N’ko). Même si son objectif premier est de promouvoir cette langue, l’organisation désapprouve l’attitude du leader religieux, qui attend d’être fixé sur son sort demain, mardi 25 mai 2021, au Tribunal de Première Instance de Kankan. Les sages de cette association disent se conformer à la tradition du prophète de l’islam, consistant à faire la prière (Salat) en arabe (la langue du coran).

« Vu la détérioration de la vulgarisation et de l’apprentissage de l’écriture N’ko par les propos et comportements de certains N’kophones malintentionnés, qui aujourd’hui, sont en train de profaner notre belle religion universelle, qui est la religion musulmane au profit de biens mal acquis çà et là ;

Vu la délation de nos valeurs morales et ancestrales que le peuple mandingue dans son ensemble a connu ces derniers temps par des propos haineux et incendiaires de certains N’kophones qui se réclament défenseurs de cette lange, alors qu’ils sont en réalité des destructeurs ;

Vu que la laïcité n’est pas observable que dans deux ou plusieurs religions et non dans une même religion ;
Nous, associations des sages de N’ko, au nombre de 1025 personnes, déclarons que nous ne pouvons prier qu’en arabe comme l’a fait le prophète Mohamed (PSL). Que le N’ko est une forme d’écriture et non une religion ou une branche d’une religion », lit-on dans cette déclaration lue devant les médias par Karim Kourouma, le secrétaire général de cette association.

Karim Kourouma

M. Kourouma en a profité pour appeler l’imam Nanfo Diaby et ses disciples à changer de comportement : « une religion, c’est quand Dieu envoie un prophète. Et on ne sait pas quel est ce prophète que Dieu a envoyé pour le N’ko. Donc, les gens qui confondent, je les invite à changer rapidement de comportement et de pratiquer l’islam comme le prophète l’a recommandé. Il n’a prié que dans l’arabe », a lancé le secrétaire général de l’association.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Les mots et les maux du ministre

24 mai 2021 à 3 03 00 05005
Habib Yembering Diallo

Cher ami,

Je ne doute pas un seul instant que tu es au courant de la situation de notre paye en général et de mon cas personnel en particulier. Je sais qu’au regard de la sensibilité de la question, tu évites de l’aborder avec moi. C’est pourquoi, je brise le tabou pour percer l’abcès et aborder cette question avec toi. Il s’agit de mon classement parmi 25 personnalités de notre pays sur la liste noire de l’Union européenne.

Pour être plus précis, des députés européens, en complicité avec des citoyens de notre pays, ont établi la liste de 25 personnalités de notre pays qui doivent faire l’objet de sanctions. Parmi ces personnalités figure en bonne place ton ami que je suis. Encore une fois je suis persuadé que tu as dû parcourir ces informations de long en large. Qu’à cela ne tienne, je me dois de te donner les informations en ma possession.

Ainsi, ces députés proches de l’opposition de notre pays, proposent deux principales mesures : l’interdiction d’entrée dans les 27 pays que compose leur union et le gel des avoirs des personnes incriminées. Si la deuxième restriction est subtilement facile à contourner, la première, elle, pourrait avoir tout son effet sur nous et les nôtres. Mais je reviendrai plus tard sur ces deux aspects.

Pour le moment, je préfère partager avec toi mon indignation. En effet, pour toi qui me connais si bien, associer mon nom à des crimes relève tout simplement d’un autre crime. Un vrai, celui-là. Comme tu le sais, je suis incapable de faire mal même à un animal à plus forte raison à un homme. Mais là où j’ai péché c’est là où j’ai su que l’équipe à laquelle j’appartiens est en train de commettre des crimes et de rester dans le navire. Avec le recul, je me rends compte que mes collègues qui ont quitté l’équipe gouvernementale ont été plus inspirés que moi.

Dans un premier temps, ladite sanction n’est qu’une menace. Mais elle pourrait se concrétiser. Et si tel était le cas demain, je pourrais être en rupture avec la famille. Parce que pour les miens, qui vivent là-bas, il est hors de question de revenir dans notre pays. Surtout pour madame. D’autant plus qu’elle est consciente que je ne serais pas éternellement membre du gouvernement. Elle me l’a dit clairement. Entre le retour et le divorce, elle préfère le second.

Or même si nous demeurons mariés, si je ne peux pas la rejoindre demain, ce sera une autre forme de divorce qui ne dit pas son nom. Ce qui me met devant un dilemme. Un autre ami m’a dit qu’avec mon âge, mon physique et mes petites économies, je pourrais trouver une autre femme si celle que j’ai m’abandonne. Ce qui est vrai. Mais si je peux remplacer la femme je ne peux pas remplacer mes enfants. Ce qui m’oblige à négocier avec leur mère.

Dans la foulée de cette affaire, je me suis rendu compte de toute la pertinence et de l’adage populaire selon lequel « tout ce qui est aperçu loin est beau ». Quand je vois mes cousins, qui m’envient à cause de mon poste ministériel, ils ne savent que je les envie aussi. Parce que, malgré leurs conditions de vie parfois difficiles, ils vivent avec femmes et enfants. Rien n’est plus difficile sur terre que la solitude que je vis, avec comme seul compagnon mon téléphone portable et ses corolaires de réseaux sociaux.

Bref, au regard de cette situation, qui était déjà peu enviable et qui devient insupportable, je suis à la recherche d’une solution. L’idéal aurait été pour moi d’obtenir un lobby de défenseurs pour me blanchir afin que mon nom soit extirpé de cette fameuse liste. Ce qui ressemble à déplacer une montagne. A défaut d’être blanchi, il va falloir que je trouve un autre pays, dans un autre continent pour déplacer la famille.

Je pense notamment à l’Amérique du Nord. Mais, ma crainte voire angoisse est que, les mêmes eurodéputés ne transmettent leur liste à leurs homologues outre atlantique et que cette sanction fasse tache d’huile. A ce sujet, un ami m’a rassuré que leur influence se limite au vieux continent. Mais à l’heure où on parle de petit village planétaire, il faut craindre le pire pour moi. Je voudrais donc que tu te renseignes pour moi sur les deux aspects. Le premier, s’il est possible de trouver des hommes ou des structures pour me présenter comme l’exception qui confirme la règle dans le gouvernement. Et le deuxième, s’il est possible de changer de pays d’accueil pour la famille.

D’ici là, je suis arrivé à la concussion que l’histoire est à la fois têtue et ingrate. Pendant je suis perçu comme un salaud, excuse-moi du terme mais je suis révolté, mon prédécesseur est considéré comme un saint. Alors que jamais notre pays n’a enregistré autant de victimes consécutives aux manifestations que durant son passage à la tête de ce département. Et tant que nos compatriotes auront la mémoire courte, notamment en ce qui concerne les crimes, ces derniers auront de beaux  jours devant eux.

Pour finir, je souhaite que tu examines cette lettre avec la plus grande attention. Que tu me proposes des pistes solutions. Aussi bien pour la famille que pour le travail. Par exemple, est-ce que jeter l’éponge maintenant là pourrait être une solution ? Si les sanctions préconisées par ces gens-là sont effectives où faut-il aller ? Si la femme ne veut pas changer de pays et de continent de résidence, quelle est l’attitude qu’il faudrait adopter ? Voici autant d’interrogations qui taraudent mon esprit. Je souhaite que tu m’aides à réfléchir et à envisager des solutions.

Ton ami le ministre

Habib Yembering Diallo, joignable au 664 27 27 47

Toute ressemblance entre cette histoire et une autre n’est que pure coïncidence.

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Un camion fou fonce dans un village de Guinée-Bissau : 14 morts

24 mai 2021 à 2 02 02 05025

BISSAU (AFP) – Quatorze personnes ont été tuées dimanche en Guinée-Bissau lorsqu’un camion a fait une sortie de route et a foncé dans un village du sud du pays, ont indiqué des sources policière et hospitalière.

Le chauffeur du camion a perdu le contrôle de son véhicule à grande vitesse dans un virage et a percuté, à l’aube, plusieurs maisons du petit village de Cambessé, à environ 180 km au sud de la capitale Bissau, a indiqué un policier sous le couvert de l’anonymat.

Treize villageois et le chauffeur du camion ont péri dans l’accident, a-t-il précisé.

Un employé d’un hôpital de Bissau a confirmé ce bilan à l’AFP.

Ex-colonie portugaise, la Guinée-Bissau est un pays pauvre d’environ deux millions d’habitants, où les accidents de la route sont fréquents, notamment en raison d’un réseau routier en mauvais état.

AFP

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