France-Afrique : deux poids deux mesures entre le Tchad et le Mali

31 mai 2021 à 22 10 16 05165

Qu’un coup d’Etat militaire soit perpétré en Afrique, ce n’est pas une nouveauté. Surtout au Mali. Mais qu’un gouvernement de transition, formé après un autre coup d’Etat soit renversé, cela constitue une innovation malienne. D’où l’intransigeance de la communauté internationale. Notamment la CEDEAO qui s’était montrée plutôt conciliante voire complaisante lors du premier coup d’Etat de l’année dernière.

Cette fois l’organisation ouest africaine a décidé de suspendre le Mali jusqu’au rétablissement de la légalité. Une décision prise sans doute en concertation avec le reste de la communauté internationale. Plus particulièrement la France dont le Mali doit la survie en tant qu’Etat indépendant et souverain.

En effet, sans l’intervention de la France on aurait assisté depuis plusieurs années à la « somalisatoin » du Mali. Ou tout au moins à une situation similaire à celle qui prévaut en Libye voisine dont la désintégration est à l’origine de la crise malienne. C’est pourquoi, les militaires maliens, outrés par le deux poids deux mesure entre leur premier coup d’Etat et celui que le Tchad a enregistré récemment, ont décidé de revenir aux affaires. Pour les Maliens tout comme beaucoup d’Africains, la France a donné un quitus aux militaires tchadiens tandis qu’elle a été intraitable avec ceux du Mali.

Pourquoi alors deux poids deux mesures entre le Tchad et le Mali ? En donnant son feu-vert pour la succession de père en fils et surtout la prise du pouvoir par un militaire au détriment de ce que prévoit la constitution tchadienne, la France a cautionné un coup d’Etat militaire. Mais elle ne veut pas le faire au Mali. Ce qui irrite les officiers putschistes. La violation de la constitution tchadienne avec l’aval de l’Elysée, au nom d’une prétendue stabilité du Tchad, a profondément indigné les Africains. Et en premier lieu les auteurs du coup d’Etat au Mali.

Mais ce que les mêmes militaires feignent ignorer, ce que leur armée est différente de celle du Tchad. Les soldats tchadiens peuvent défendre la partie. Ce qui n’est pas le cas de l’armée malienne. Sans la présence française au Mali, les anarchistes, qu’on appelle à tort des djihadistes, seraient aujourd’hui à Bamako. Or, Emmanuel Macron, qui essaie de recoller les morceaux déchirés par François Mitterrand au Rwanda, n’est pas prêt à accompagner les militaires maliens dans leur aventure. La France l’a dit clairement qu’elle ne cautionnera pas le coup d’Etat au Mali.

Cela veut dire que, comme Jeo Biden s’apprête à quitter l’Afghanistan, Emmanuel Macro pourrait lui emboiter le pas en quittant le Mali. Dans l’un ou l’autre pays, ce départ pourrait être une aubaine pour les groupes armés pour conquérir ou reconquérir le pouvoir à Kaboul et Bamako.

Le moins que l’on puisse dire est la bande à Assemi Goita n’a rendu service à personne. Ni à la France, ni à la sous-région encore moins au Mali. Car aussitôt le dernier soldat français quittera Bamako aussitôt le premier terroriste entrera dans la capitale malienne. Car l’armée de malienne est capable de tout sauf de défendre l’intégrité du territoire national.

Habib Yembering Diallo pour guineematin.com

Téléphone : 664 27 27 47.

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Banora (Dinguiraye) : l’AGT et ses partenaires appuient les acteurs locaux dans le suivi de la gestion du FODEL

31 mai 2021 à 20 08 25 05255

L’Association Guinéenne pour la Transparence (AGT), avec l’appui technique et financier de NRGI-GIZ GRSE, a procédé au lancement officiel de son projet de suivi de la gestion des ressources minières dans la sous-préfecture de Banora (Dinguiraye).  La cérémonie a eu lieu hier, dimanche 30 mai 2021, dans les locaux de la mairie de Banora, en présence des autorités et des représentants des communautés locales. L’objectif principal de ce projet est d’aider les citoyens de cette zone minière à être autonomes dans le suivi de la gestion du FODEL, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé à Dinguiraye.

Selon une étude menée par Natural Ressource Governance Institute et la GIZ, la sous-préfecture de Banora est très en retard dans le suivi citoyen de la gestion des ressources issues des industries extractives. Cette zone minière, située à 82 kilomètres de la ville de de Dinguiraye, a eu une note de 2,5/5 dans ce domaine. D’où l’initiative de ce projet, mis en œuvre par l’Association Guinéenne pour la Transparence (AGT). Ce projet, qui va s’étendre sur une période de six mois, va renforcer les capacités des communautés locales pour leur permettre de faire un suivi efficace de la gestion du FODEL (Fonds de Développement Local). Cela, à travers une série de formations, qui seront organisées sur le terrain.

Oumar Kaana Diallo, président de l’Association Guinéenne pour la Transparence

Et la première session de cette série a eu lieu à l’occasion de la cérémonie de lancement de lancement du projet. Animé par Oumar Kaana Diallo, le président de l’Association Guinéenne pour la Transparence, cet atelier a regroupé 20 participants, répartis en deux groupes de 10 chacun. Il s’agit des autorités administratives et des élus locaux, des représentants des jeunes, des femmes et de la société civile de Banora, ainsi que les sociétés minières évoluant sur le terrain. La rencontre a permis de leur présenter le projet, leur expliquer sa vision, ses étapes et leur implication dans la gestion pour pérenniser les acquis du projet. Le facilitateur a mis aussi un accent sur l’accompagnement des jeunes et des femmes dans la mise en œuvre des activités génératrices de revenus pour leur autonomisation.

De Dinguiraye, Ibrahima Diakité pour Guineematin.com

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Kankan : les populations entre pénurie et hausse du prix du carburant

31 mai 2021 à 19 07 50 05505

C’est une situation très pénible pour les détenteurs d’engins roulants (motos, véhicules) et autres usagers qui utilisent le carburant à Kankan. Depuis 72 heures, cette ville vit entre pénurie de carburant dans les stations-service et hausse vertigineuse du prix du carburant sur le marché noir. Le litre d’essence qui se vendait jusque-là à 10 mille francs se négocie depuis samedi dernier entre 13 000 et 15 000 francs guinéens sur le marché.

Selon des informations confiées au correspondant de Guineematin.com sur place, toute cette situation éprouvante pour les populations est partie de l’annonce faite par le gouvernement guinéen sur un éventuel réajustement à la hausse du prix du litre de carburant à la pompe. Et, dans la capitale de la région de la Haute Guinée, des rumeurs persistantes font croire que cette augmentation sera effective à partir du 1er juin prochain. Donc, c’est dans cette perspective que certaines stations-service de la ville ont commencé samedi à refouler les clients, au motif qu’elles sont en « rupture de stock ».

Cette situation a amené le marché à s’affoler et le prix du litre de carburant a été revu à la hausse. Le litre qui était vendu à 10 000 francs se vend aujourd’hui jusqu’à 15 000 francs guinéens, au grand dam des consommateurs.

« La population guinéenne même cherche la souffrance. Le gouvernement ne joue pas son rôle, parce que ce qui se passe en Guinée ne se fait nulle part dans le monde. Les gens ont du carburant ici, même dans les stations, mais ils ne donnent pas. Les gouverneurs, les préfets, les maires sont là, ils ne font rien », s’offusque Moussa Camara, un chauffeur de taxi rencontré dans la longue file d’attente qui s’est formée à la station Total du grand marché.

Tout comme Moussa Camara, cet autre citoyen de Kankan, Sékou Condé, blâme sur la population pour les difficultés actuelles. Il a du mal à comprendre cette hausse des prix ; et, l’en croire, c’est désamour entre les Guinéens qui se matérialise en difficultés dans le pays.

« Cette crise qui secoue Kankan est vraiment déplorable. Moi-même hier j’ai payé un litre à 15 000 francs la nuit, à partir 22 heures. Moi je trouve cela anormal, parce que déjà le prix n’a pas été fixé pour l’augmentation. Donc, c’est les mêmes citoyens qui sont là à augmenter le prix, nous contribuions nous-mêmes à notre problème », a indiqué Sékou Condé.

De son côté, Ibrahima Diallo trouve cette situation très « déplorable » et appelle les populations à adopter un « comportement citoyen » dans le pays.

« La population doit avoir pitié de son prochain. La situation est très critique, nous devons avoir un bon comportement citoyen et républicain. Les gens ne font qu’augmenter le prix du litre d’essence à 13 000 ou 15 000 francs. C’est vraiment déplorable », a-t-il fustigé.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Guinée : vers une grève des sociétés de la téléphonie et des fournisseurs d’internet

31 mai 2021 à 19 07 21 05215

Imaginez la Guinée sans réseau dans les téléphones (appel, SMS, etc.), sans connexion internet… C’est ce que les employés des sociétés de la téléphonie et des fournisseurs d’internet menacent de faire subir à la Guinée pour faire regretter nos gourmands dirigeants leurs décisions impopulaires, qui ne visent qu’à renflouer leurs poches. Ce lundi, 31 mai 2021, le bureau de la fédération syndicale autonome des télécommunications, réuni au grand complet au siège de MTN à Coléah, a reçu la presse dont Guineematin.com, pour procéder à la lecture de sa déclaration de préavis de grève.

Le syndicat professionnel des télécommunications, a rappelé dans cette déclaration adressée au Chef du département de tutelle, les démarches infructueuses effectuées auprès des autorités pour trouver une solution au problème de la sur taxation que subit le secteur des postes et télécommunications.

« Comme vous le savez, notre Fédération vous a saisi à travers un courrier daté du 13 Avril 2021 pour dénoncer la sur taxation du secteur des postes, télécommunications et assimilées et en même temps marquer notre opposition totale à l’application de l’arrêté N° 457 du 29 Mars 2021 du Ministère des postes et Télécommunications.

Suite à ce courrier, nous avons été invités à la date du 27 Avril 2021 par le régulateur pour échanger sur le sujet. Cette réunion avec le régulateur n’a donné aucun accord et depuis cette date nous n’avons pas été contactés par vous pour statuer sur la question », a précisé Abdoulaye Barry.

Poursuivant, le patron de la FESATEL a souligné que la présente décision de préavis de grève a été validée depuis le lundi 24 mai 2021 à travers une déclaration adressée aux travailleurs  par la FESATEL et les représentants des différentes délégations syndicales affiliées composées des principaux opérateurs de téléphonies et fournisseurs d’accès internet du pays, à savoir : ETI S.A-CELLCOM GUINEE-ORANGE GUINEE-VDC TELECOM-MTN GUINEE.

Pour motiver sa décision, la FESATEL rappelle que son combat permanent vise essentiellement la protection et la garanti des emplois dans le secteur des postes et télécommunications ainsi que l’amélioration des conditions de vie des travailleurs.

En conséquence, s’ils n’obtiennent pas de satisfaction à leur revendication, les travailleurs des postes et télécommunications, à travers leur syndicat, entendent d’aller en grève dès le 11 juin 2021, à l’expiration du délai du présent préavis.

« Nous vous prions de bien vouloir considérer la présente (ndlr : déclaration) comme le préavis de grève qui débute le lundi 31 mai 2021 et termine le jeudi 10 Juin 2021 », a martelé le Secrétaire général de la FESATEL.

En outre, Abdoulaye Barry avertit que  le présent Préavis concerne tous les travailleurs des sociétés de Téléphonies mobiles et ceux des fournisseurs d’accès Internet.

« Les salariés pourront choisir de cesser le travail dès l’expiration du préavis de grève, après le dépôt de l’avis de grève par notre Fédération », conclut-il en présence de ses collègues syndicaux, déjà en rang serré pour la défense des causes des travailleurs de secteur névralgique de l’Etat.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél. : 628 08 98 45

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Augmentation du prix du carburant en Guinée ? Réaction de l’Union des consommateurs

31 mai 2021 à 18 06 46 05465

Comme annoncé précédemment, la nouvelle de l’augmentation prochaine du prix des produits pétroliers enfle en Guinée. Cette nouvelle, distillée par le gouvernement, a déjà conduit, depuis le weekend dernier, à une spéculation du prix du carburant sur le marché noir. Dans certains endroits de Conakry et à l’intérieur du pays, le prix du litre de carburant oscille actuellement entre 13 000 et 15 000 francs guinéens (alors que le prix jusque-là pratiqué sur le marché noir est de 10000 francs). Egalement, au niveau des stations-service, c’est un service minimum qui est assuré et des files de bidons et d’engins roulants (motos, véhicules) n’en finissent pas.

Joint au téléphone ce lundi, 31 mai 2021, le président de l’union des consommateurs, Ousmane Keïta, a laissé entendre que c’est avec beaucoup de tristesse qu’il entend parler d’un éventuel réajustement à la hausse du prix du carburant à la pompe. Il aussi exprimé son inquiétude de voir cette augmentation entrainer une flambée des prix des denrées sur le marché.

Ousmane Kéîta, président de l’Union des consommateurs de Guinée

« Nous sommes plus que inquiets de la situation qui prévaut. Parce que qui dit augmentation du prix du carburant, dit effectivement durcissement du panier de la ménagère ; et, ce n’est pas forcément dans nos intérêts. C’est pourquoi nous accueillons cette nouvelle sur l’augmentation du prix avec beaucoup de tristesse. Mais, nous avons pris soin de nous renseigner pour savoir s’il y a eu effectivement une augmentation au niveau international ; et, on a constaté qu’effectivement, en 2021, le coût du baril est passé de 50 dollars à 68 dollars. Ce qui est énorme avec une augmentation de 35%. Vu cela, on pense effectivement qu’on ne pourra pas échapper à une augmentation du prix du carburant. Maintenant, ce qu’il fallait faire, c’est de voir comment réduire l’impact négatif de cette augmentation sur les consommateurs. C’est pourquoi, nous interpellons les autorités et les commerçants des produits pétroliers à plus de responsabilité. Le carburant n’est même pas monté à la pompe, certains commerçants ont fait monter le prix de certaines stations-service, ont créé depuis hier la psychose dans la cité… C’est tout cela qui nous inquiète et qui nous interpelle », a indiqué Ousmane Keïta.

Pour atténuer les conséquences de cette augmentation du prix du carburant sur les consommateurs, Ousmane Keïta demande au gouvernement d’entreprendre des actions concertées pour mettre en place des mesures d’accompagnements des populations.

« Ce qu’on peut faire pour trouver une solution face à cela, c’est de rencontrer le ministère du commerce à travers la direction nationale du commerce intérieur pour qu’elle s’active à réunir tous les acteurs impliqués pour les appeler à plus de responsabilité. Voir aussi au  niveau du syndicat des transporteurs, parce que là aussi, depuis avant-hier, nous avons constaté que le prix du transport a augmenté et on ne sait pas pourquoi. L’Etat doit prendre des mesures contre de tels agissements. L’Union des consommateurs invite le gouvernement à initier des mesures d’accompagnement des consommateurs pour réduire l’impact de cette augmentation. Et nous allons accompagner toute initiative allant dans ce sens », a dit Ousmane Keïta.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Université de Kankan : le nouveau recteur, Dr Moustapha Sangaré, installé dans ses fonctions

31 mai 2021 à 17 05 28 05285

Quelques jours seulement après sa nomination, le nouveau recteur de de l’Université Julius Nyerere de Kankan a pris fonctions ce lundi, 31 mai 2021. Dr Moustapha Sangaré s’est engagé à œuvrer dans la continuité des efforts consentis par ses prédécesseurs pour relever les défis auxquels est confrontée cette institution d’enseignement supérieure, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Nommé le 27 mai dernier par le président de la République au poste de recteur de l’Université Julius Nyerere de Kankan, Dr Moustapha Sangaré a été officiellement installé dans ses nouvelles fonctions, ce lundi 31 mai 2021. Présidée par le gouverneur de la région de Kankan, la cérémonie a été marquée notamment par l’intervention de Dr Abdoulaye Wotem Somparé, qui assurait l’intérim depuis la mort de l’ancien recteur, Dr Sékou Kaba, le 27 juillet 2020. Il a mis l’occasion à profit pour présenter le bilan de son passage à la tête de cette institution d’enseignement supérieure.

Dr Abdoulaye Wotem Somparé, recteur par intérim sortant

« Nous avons achevé la salle de travail des enseignants, nous avons doté les enseignants en moyens de déplacement : 4 voitures, 22 motos, et une quinzaine de motos de plus vont être attribuées aux enseignants. Nous avons aussi amélioré les conditions de travail des enseignants en mettant des tableaux blancs et en sonorisant les salles, mais aussi en y mettant des ventilateurs.

Avec la volonté des collègues, nous avons pu mettre en place le laboratoire des Sciences sociales en vue de promouvoir la recherche et de permettre à nos jeunes enseignants de faire des publications pour qu’ils puissent progresser dans leur carrière. Nous avons aussi adhéré à l’ANAQ (Autorité nationale d’assurance qualité dans l’enseignement, la formation et la recherche) et cette année, nous allons soumettre nos programmes à l’évaluation de l’ANAQ », a dit le vice-recteur de l’Université Julius Nyerere de Kankan.

Dr Moustapha Sangaré, recteur entrant

Des efforts que le nouveau recteur s’est engagé à poursuivre et améliorer pour relever les défis. « Certes, ces efforts sont appréciables, mais les besoins pour permettre à notre institution de répondre efficacement aux attentes des étudiants demeurent. C’est pour cette raison que je considère ma mission comme celle de poursuivre les efforts déjà consentis et de m’engager à relever les défis déjà existants. Pour réussir dans cette mission, je voudrais en toute sincérité tendre la main à toute la communauté universitaire », a lancé Dr Moustapha Sangaré.

Sadou Keïta, gouverneur de Kankan

De son côté, le gouverneur de Kankan a appelé les travailleurs de l’Université Julius Nyerere à soutenir le nouveau recteur, qui était jusque-là chef de département Chimie dans cette institution d’enseignement supérieure, pour lui permettre de réussir sa mission. « Si nous soutenons le nouvel entrant, on dira au département de l’enseignement supérieur qu’il ne faut plus aller chercher ailleurs, qu’il y a des bons cadres à l’Université de Kankan. Donc on ne va pas s’arrêter à Dr Sangaré, d’autres auront des promotions. Mais si on piétine cette promotion, rassurez-vous que ça va s’arrêter à lui », a dit Sadou Keïta. 

A noter que l’une des priorités du nouveau recteur sera de délivrer les diplômes des étudiants sortants de la 11ème promotion du système LMD, qui impatientent depuis plusieurs mois.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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« Faux matricules » à la fonction publique guinéenne ? Le procès de 51 prévenus ouvert ce lundi au TPI de Kaloum

31 mai 2021 à 17 05 17 05175

Après 2 ans d’instruction, la fameuse affaire des « faux matricules » à la fonction publique guinéenne a finalement atterri sur la table du tribunal correctionnel de Kaloum. 51 personnes ont été inculpées et renvoyées devant cette juridiction de première instance pour « faux en écriture publique et faux commis dans certains actes administratifs et complicité ». Et, leur procès s’est brièvement ouvert ce lundi, 31 mai 2021 devant ce tribunal, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Dans cette affaire, tous les prévenus sont non détenus. Et donc, ils doivent comparaitre librement devant le tribunal correctionnel de Kaloum. Mais, à l’audience de ce lundi, la toute première dans ce procès, seuls 4 prévenus sur les 51 ont répondu présents devant la juge en charge du dossier. Il s’agit des prévenus : Capitaine IBrahima Kalil Condé, Yamoussa Camara, Abdoulaye Mari Camara et Lancé Beavogui.

Ainsi, face à l’absence notoire de l’écrasante majorité des personnes poursuivies dans cette affaire, les avocats de la partie civile ont sollicité un renvoi d’audience à une autre date, afin que le parquet prenne les dispositions nécessaires pour faire comparaitre les autres prévenus à la barre. Et, sans grande peine, le tribunal a accédé à cette demande et a renvoyé l’audience au 14 juin prochain.

Au sortir de la salle d’audience, Maitre Zézé Kalivogui, l’un des avocats de la partie civile, a exprimé sa joie de voir ce procès s’ouvrir après plusieurs années de combat.

Maitre Zézé Kalivogui, avocat à la Cour

« C’est une satisfaction pour nous que ce dossier soit aujourd’hui ouvert. C’est le début d’un combat que nous allons mener jusqu’au bout par rapport à tout ce qui a été dit et fait dans cette affaire… Vous savez il y a des arrêtés qui concernent 2000 agents fonctionnaires qui sont des véritables titulaires des numéros matricules. A un moment donné, ce sont ces arrêtés qui ont fait l’objet de falsification au profit de certaines personnes qui ne sont pas à l’origine titulaires des matricules, de fait que les 2000 véritables titulaires des numéros matricules ne sont pas pris en compte. Ils viennent se présenter, ils ne peuvent pas émerger. C’est d’autres personnes qui viennent émarger et prendre leurs salaires à leur place. C’est  pourquoi nous avons engagé cette procédure qui, aujourd’hui, par le concours de plusieurs personnes, est au rôle d’audience du jour.  Pour nous c’est déjà un début de satisfaction », a indiqué Me Zézé Kalivogui.

A suivre !

Mamadou Laafa Sow Guineematin.com

Tel: 622919225

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N’Zérékoré : ABLOGUI clôture avec succès son projet « 1LivrePourZaly »

31 mai 2021 à 16 04 24 05245

Lancé en novembre 2017 par l’Association des Blogueurs de Guinée (ABLOGUI), le projet intitulé « 1LivrePourZaly » a été clôturé samedi dernier, 29 mai 2021. L’initiative a permis d’équiper entièrement la bibliothèque de N’Zérékoré, qui a été mise à la disposition de la population locale. La cérémonie a été présidée par le préfet de N’Zérékoré, accompagné du directeur préfectoral de l’éducation et d’autres cadres, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Construite en 2013, à l’occasion de la célébration de la fête tournante de l’indépendance nationale, la bibliothèque de N’Zérékoré était jusque-là non fonctionnelle. Il ne s’agissait en fait pas d’une bibliothèque, mais d’un simple bâtiment, ne disposant d’aucun livre ni d’aucun meuble. C’est suite à ce constat amer que l’Association des Blogueurs de Guinée (ABLOGUI) a initié un projet intitulé « 1LivrePourZaly », qui a permis d’équiper entièrement cette bibliothèque. Un motif de satisfaction et de fierté pour Mamadou Alpha Diallo, le président de l’ABLOGUI.

Mamadou Alpha DIALLO, président de l’Association des Blogueurs de Guinée (ABLOGUI)

 « Cette cérémonie marque la fin de l’initiative #1LivrePourZaly, lancée en 2017. Pour la petite histoire, tout est partie d’une formation que nous avons organisée dans l’enceinte de cette bibliothèque. Alors que Conakry était déclarée capitale mondiale du livre, nous avons été touchés de constater que ce grand bâtiment construit par notre Etat manquait de livres. Nous nous sommes alors dit qu’il faut parachever ce que nos autorités ont pu commencer, en tant que jeunes guinéens. Nous avons alors décidé de lancer une campagne numérique, en mettant à contribution des jeunes de N’Zérékoré que nous  avions formés auparavant.

Le résultat a vite suivi, parce qu’il y a une entreprise qui nous a offert 2 ordinateurs, puis ce fut au tour de L’Harmattan Guinée de nous offrir 70 cartons de livres. Les chaînes France 24 et  France Infos ont ensuite repris notre travail, et des centaines de téléspectateurs ont donné des livres. Ce qui était une campagne de jeunes devient une campagne internationale avec la participation active des associations des  étudiants guinéens à l’étranger. Mais ces livres collectés, une fois envoyés à N’Zérékoré, n’ont pas pu être exposés, car la bibliothèque ne disposait pas suffisamment de meubles.

C’est alors que nous avons conçu la deuxième phase du projet. Grâce au soutien de l’Ambassade des États-Unis et des membres de l’ABLOGUI, nous avons pu mobiliser plus de 15.000 dollars. Cela nous a permis d’installer un kit d’énergie solaire, de confectionner des meubles, de décorer pour rendre plus attrayante la bibliothèque et enfin, d’acquérir de nouveaux livres », a indiqué le président de l’Association des Blogueurs de Guinée.

Saa Yola Tolno, préfet de N’zérékoré

Le préfet de N’Zérékoré a vivement salué cette action de l’Association des Blogueurs de Guinée, avant d’inviter les élèves à profiter pleinement de cette opportunité qui leur est offerte pour améliorer leur niveau en français. « Je vous prie chers jeunes de prendre au sérieux les études, et la base des études se fait par la lecture. Aujourd’hui, avec les SMS que vous écrivez sur vos téléphones portables, vous avez inventé un autre français à vous. Même lors des examens, certains utilisent ce français particulier, ils font tellement de fautes que le correcteur n’a même pas envie de continuer à lire leur copie.

Donc chers élèves, remettez-vous en cause. Faites-vous  un examen de conscience et revenez à la lecture. Faites vous-même des dictées entre vous.  Apprenez, récitez, lisez les livres, consultez les dictionnaires et cherchez à comprendre la signification des mots. Évitez de vous servir du langage des SMS que vous vous envoyez et qui ne vous permettent pas de vous perfectionner en français. Parce que le français est notre langue de travail », a conseillé le préfet, Saa Yola Tolno.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

 Tél. : +224620166816/666890877 

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Spéculation sur le prix du carburant à Mandiana : des policiers accusés d’arnaque dans une station service

31 mai 2021 à 15 03 45 05455

Comme annoncé précédemment, depuis le weekend dernier, le prix du carburant connait une hausse vertigineuse sur le marché noir à Mandiana. Dans cette zone minière, un litre d’essence se négocie actuellement entre 12 000 et 15 000 francs guinéens. Certaines stations service qui avaient fermé samedi dernier ont rouvert ce lundi, 31 mai 2021, avec pour instruction de n’est pas pomper du carburant dans les bidons. Mais, à la station service ‘’GROUPE LB’’, les policiers déployés sur place pour assurer la sécurité et les pompistes se sont apparemment associés pour mettre en place un petit réseau d’arnaque pour voiler l’interdiction imposée par les autorités. Ils s’arrangent à servir les bidons moyennant 10 000 francs guinéens (en plus du prix du carburant servi).

Interpellé sur cette situation, Aguibou Bah, le gérant de la station ‘’GROUPE LB’’, a menacé d’arrêter le service si les agents ne mettent pas fin immédiatement à cette pratique honteuse.

« Depuis le matin on a commence à servir les engins : 5 litres par moto, 20 litres par véhicule ; et, une interdiction ferme de remplir les bidons. À mon fort étonnement, j’ai vu les policiers venus pour maintenir l’ordre, en complicité avec les pompistes, en train de remplir les bidons à 10000 francs comme caution. 5000 francs pour les pompistes et 5000 pour eux les policiers. Directement, j’ai appelé le contrôleur pour lui informer. Et, je lui ai dit que si ces policiers  n’arrêtent pas, je vais fermer la pompe pour toute la journée. Et comme ça, on va passer par la justification », a dit Aguibou Bah.

A noter qu’au niveau de cette station service, plusieurs citoyens y sont stationnés avec des bidons dans l’espoir d’être servi. Et, au moment où nous quittions les lieux (à 14 heures), les policiers se mettaient encore pleines les poches avec leur petite et sale combine.

De Mandiana, Mamady Konoma Keita pour Guineematin.com

Tél. : 625 81 03 26

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Débrayage des employés d’Albayrak transport : « nous exigeons que l’État lève la suspension des subventions »

31 mai 2021 à 15 03 23 05235

Pour entamer un débrayage prévu pour trois jours, les employés de la société Albayrak transport, filiale du groupe Albayrak, ont manifesté ce lundi, 31 mai 2021. Ils se sont rassemblés dans les locaux de la société pour exprimer leur mécontentement et interpeller l’Etat guinéen sur leurs préoccupations, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

La suspension de la subvention, le mauvais état des bus, les mauvaises conditions de travail, sont entre autres les raisons qui ont poussé les employés de la société Albayrak transport, à suspendre le travail pour trois jours. Pour lancer ce débrayage, ils ont organisé une manifestation ce lundi matin dans les locaux de l’entreprise, situés à Matoto. Les manifestants ont mentionné leurs griefs sur des pancartes qu’ils brandissaient pour interpeller les responsables de la société, mais surtout l’Etat guinéen.

Aboubacar Mariam Fofana, secrétaire général de la délégation syndicale

 « On réclame la venue de nouveaux bus au sein de l’entreprise pour garantir notre droit. Nous demandons aussi à l’État d’envoyer les pièces de rechange pour entretenir ces quelques bus qui sont là. Avant, on avait 50 bus qui fonctionnaient. Mais aujourd’hui, on est incapable de faire sortir 28 bus, donc les bus sont amortis. Chaque fois, après 4 à 5 jours de travail, nous avons un bus fonctionnel en moins qui va augmenter le nombre de bus immobilisés. Nous exigeons également que l’Etat lève la suspension des subventions (une mesure en vigueur depuis 19 mois) avant de continuer à faire quoi que ce soit. 

Si notre alerte n’est pas entendue par les autorités compétentes, dans les jours qui vont suivre, nous allons déposer en bonne et due forme une plateforme revendicative et aller en grève. En attendant, nous demandons aux braves travailleurs de cette société d’observer le blocus et de rester mobilisés derrière leur syndicat. Nos emplois sont menacés, donc on ne peut pas évoluer comme ça. C’est pourquoi, nous avons décidé de prendre notre responsabilité », a déclaré Aboubacar Mariam Fofana, secrétaire général de la délégation syndicale de cette société.

Au niveau de la direction de l’entreprise, on se dit surpris de ce débrayage des travailleurs. Toutefois, la directrice de la communication du groupe Albayrak SA en Guinée, promet que des dispositions vont être rapidement prises pour résoudre ce problème.

Canan Sabaz, Directrice de Communication du groupe Albayrak SA en Guinée

« Ce matin, nous avons été surpris d’apprendre que nos employés ont arrêté le travail. Le groupe Albayrak est ici pour le transport urbain depuis 2 ans, donc nous avons la gestion des bus de la ville de Conakry, en partenariat avec le ministère du transport. Mais, les bus ne sont malheureusement pas très jeunes, donc il y a beaucoup de bus qui sont déjà en panne. C’est un peu compliqué, parce que ça nous fait des recettes en moins. Donc nous allons tenir une réunion aujourd’hui même avec le ministre des Transports à qui nous sommes rattachés pour voir comment nous allons gérer cette situation. Nous allons tout faire pour que cette situation se rétablisse tout de suite », a assuré Canan Sabaz.

Mohamed Guéasso DORÉ pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Vers l’augmentation du prix du carburant en Guinée : le tronçon passe de 3 000 à 5 000 GNF à Boké

31 mai 2021 à 15 03 05 05055

Comme annoncé précédemment, l’annonce du gouvernement sur l’augmentation prochaine du prix du litre de carburant à la pompe a entrainé depuis le weekend dernier une spéculation sur les prix des produits pétroliers au niveau du marché noir un peu partout en République de Guinée. Et, dans la préfecture de Boké (à l’image de certaines préfectures du pays), la fermeture des stations service y a favorisé cette spéculation des prix et a entrainé aussi un manque de carburant sur le terrain. Egalement, ce manque de carburant a servi de motif aux conducteurs de taxi-moto pour augmenter le prix du transport. Le tronçon est passé ce lundi, 31 mai 2021, de 3 000 à 5 000 francs guinéens, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Boké.

Depuis le samedi dernier, la préfecture de Boké vit une crise de carburant. Les stations service sont encore fermées et refusent de vendre le carburant aux pauvres usagers. Apparemment, elles attendent l’annonce officielle du gouvernement sur le nouveau prix des produits pétroliers (essence, gas-oil,…) pour reprendre le service. Et, visiblement, le communiqué du ministère des hydrocarbures demandant la réouverture des stations service n’a pas produit d’effet. Car ce lundi, sur les sept (7) stations service que compte la commune urbaine de Boké, une seule a ouvert ses portes à la clientèle. Il s’agit de la station qui se trouve près du carrefour TP en face de la mairie. Et, sur place un nombre impressionnant de motos et de véhicules qui sont stationnés. Il faut de la patience et beaucoup de courage pour avoir quelques litres d’essence. L’accès à la pompe est très difficile, malgré la présence des policiers qui y ont été déployés pour maintenir l’ordre et sécuriser les pompistes et la station.

Cependant, sur le marché noir, les stocks des vendeurs de carburant sont épuisés. Pas une goutte n’est visible dans les bidons. Les usagers peine à avoir un litre pour carburer leurs engins (motos, véhicules). Certains, face à la pénurie, ont carrément choisi de garer leurs véhicules. Les plus téméraires fouinent un peu partout dans la ville dans l’espoir de trouver un bienfaiteur sur le marché noir et qui dispose encore de carburant.

Sur les artères de la ville, on peut facilement jouer au ballon sans aucun risque d’être renversé par un engin. La circulation est quasiment inexistante. Seuls quelques rares taxi-motos ronronnent par moment sur la chaussée. Et, ils ont revu à la hausse le coût du transport. Le tronçon qui était jusque-là 3000 francs est passé à 5000 francs ce lundi, soit une augmentation de près de 70% du prix officiel.

Depuis, Boké N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel: 628-98-49-38

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Crise d’essence à Conakry : bousculades devant les stations-service

31 mai 2021 à 14 02 25 05255

Même si les stations-service ont repris le travail, avoir du carburant n’est toujours chose aisée à Conakry. De longues files indiennes sont visibles ce lundi matin, 31 mai 2021, devant ces lieux de vente d’essence. Bien qu’ils soient pressés de rallier leurs lieux de travail, ces nombreux citoyens sont obligés de s’armer de patience pour être servis, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Depuis samedi soir, les Guinéens sont confrontés à une crise d’essence. Une crise créée par la fermeture de toutes les services-service, qui fait suite à l’annonce du gouvernement relative à une augmentation très prochaine du prix du carburant à la pompe. Face à cette situation, le ministre des Hydrocarbures a tapé sur la table. Dans un communiqué publié hier, dimanche 30 mai 2021, Diakaria Koulibaly a menacé de sévir contre les propriétaires de stations-service qui ne vont pas reprendre le travail. Suite à cette sortie du ministre, les stations ont été rouvertes ce lundi matin, mais la galère des citoyens n’est pas encore terminée.

Fodé Amara Diaby, chauffeur

Car pour être servi, il faut patienter pendant des heures pour certains devant une station-service. C’est le cas de Fodé Amara Diaby, rencontré devant une station d’essence de Kipé. « Je n’ai rien compris de cette crise. Je suis là depuis 8h30’ et il est 10h15′, je suis toujours à la rentrée de cette station. Et mon tour n’est pas arrivé parce qu’il y a encore près de 7 véhicules devant moi, sans compter ceux qui viennent avec des bidons et qui vont pour revendre au marché noir. C’est vraiment compliqué de vivre cette situation. Les autorités doivent revoir leur façon de faire parce que les populations souffrent actuellement », a dit ce citoyen.

Même son de cloche chez M. Touré, fraîchement rentré de Paris. Il trouve cette situation insupportable. « J’ai fait plus d’une heure d’attente ici, parce que les autres stations sont fermées. C’est la seule que j’ai vu ouverte d’abord. Et depuis tout ce temps, je suis là dans une attente qui ne finit pas. C’est décourageant, surtout par le fait qu’on ne peut rien faire. Si le gouvernement veut augmenter le prix du carburant, qu’il le fasse directement pour situer les gens parce que chaque année, c’est comme ça. Les gens vont pleurer, mais il (le gouvernement, ndlr) ne va rien diminuer. Alors, qu’il augmente et qu’il arrête d’entretenir ce genre de situation », a-t-il lancé.

La fermeture des stations-service depuis samedi soir jusqu’à ce lundi matin a entraîné une véritable spéculation sur le prix du carburant. Le litre d’essence a été vendu jusqu’à 15.000 francs au marché noir. Une situation que regrette Amadou Diallo, président des conducteurs de taxis motos basé au centre émetteur de Kipé.

Amadou Diallo, président des conducteurs des moto-taxis au centre émetteur de Kipé

« C’est dommage pour notre pays. Cette crise impacte déjà notre travail. On souffre beaucoup de cette situation qui est entretenue par certains citoyens guinéens. Aujourd’hui, dans les stations-services, vous pouvez attendre 2 à 3 heures pour avoir du carburant. Dans d’autres stations, ils vous disent carrément qu’ils n’ont pas d’essence. Au marché noir, le prix a revu nettement à la hausse. Il se négocie entre 13.000 et 15.000 francs guinéens. A partir du moment où le gouvernement n’a pas encore fixé le prix à la pompe, le prix du litre ne devrait pas augmenter de cette façon. Mais la Guinée étant ce qu’elle est, chacun fixe son prix comme il veut et c’est les citoyens pauvres qui vont souffrir », a déploré Amadou Diallo.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Spéculation sur le prix du carburant : un litre d’essence vendu jusqu’à 15 000 GNF à Mandiana

31 mai 2021 à 12 12 22 05225

Depuis le weekend dernier, le prix du carburant connait une hausse vertigineuse sur le marché noir à Mandiana. Dans cette préfecture de la Haute Guinée, un litre d’essence se négocie actuellement entre 12 000 et 15 000 francs guinéens, au grand dam des pauvres consommateurs. Cette spéculation sur le prix du carburant fait suite aux différentes annonces du gouvernement de l’augmentation prochaine du prix du litre de carburant à la pompe, a appris Guineematin.com à travers son correspondant local.

Tout a commencé samedi, 29 mai 2021, lorsque les stations service de la place ont arrêté de vendre le carburant aux usagers. Cette fermeture a affolé les prix sur le marché noir où enflait déjà la rumeur selon laquelle le gouvernement a retenu la date du 1er juin pour l’augmentation du prix du litre de carburant à la pompe. Les quelques vendeurs qui avaient une quantité de carburant en stock ont fait de cette situation leur chou gras et ont commencé à spéculer sur le prix. Et spontanément, le litre d’essence qu’ils vendaient jusque-là à 10 mille francs se négociait désormais entre 13 mille et 15 mille francs la journée ; alors que la nuit, le litre est vendu jusqu’à 20 mille francs guinéens.

« Moi je revends un litre à 13 milles, parce que les stations refusent de nous servir depuis qu’on a dit à la radio qu’il aura une augmentation du prix. Mais, c’est le gouvernement qui provoque tout ça », explique Sidafa Konaté, vendeur de carburant au quartier Kissidoukoura.

Abondant sur le même sens, Sira Diallo, vendeur de carburant sur le marché noir, laisse entendre que cette situation est un véritable casse tête même pour eux. Car, pour avoir un bidon de 20 litres de carburant, ils ont obligé de donner 5000 francs (en plus du prix normal) au malhonnête pompiste qui a eu la gentillesse de les servir.

« Les stations ont fermé leurs stocks. Et pourtant, nous (les vendeurs de carburant sur le marché noir) on est obligé de garder le peu de quantité qui étaient avec nous, jusqu’à ce que nous soyons situés sur le prix à la pompe. On a eu du carburant dans une seule station qui nous a retiré 5 mille francs pour remplir un bidon. Donc, nous aussi on est obligé de revendre à 13 mille francs un litre d’essence. Mais, chez d’autres un litre se vend à plus de 15 mille francs », confie Sira Diallo.

La nuit, certains profitent du calvaire des usagers pour revendre le litre de carburant (notamment l’essence) jusqu’à 20 mille francs guinéens. La situation a perduré jusqu’à dimanche soir. Et, ce lundi matin, avec la réouverture des stations service, la situation s’est un peu améliorée. Mais, la spéculation est toujours présente sur le marché noir. Car, le litre d’essence est actuellement vendu entre 12 mille et 15 mille francs. Et, selon un gérant de station qui a parlé sous anonymat à Guineematin.com sur place, il est interdit jusqu’à nouvel ordre de pomper du carburant dans un bidon à la station. Mais, pour ce qui est des engins (motos, véhicules), la quantité à servir est fixée à cinq (5) litres.

A suivre !

De Mandiana, Mamady Konoma Keita pour Guineematin.com

Tél. : 00224 625 81 03 26

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Labé : le litre de carburant vendu à 15 000 francs au marché noir

31 mai 2021 à 12 12 19 05195

Avant même l’augmentation du prix du carburant, annoncée par le gouvernement, les habitants de Labé achètent l’essence déjà beaucoup plus cher que prévu. Fixé à 9.000 francs à la pompe, le litre de carburant est vendu aujourd’hui à 15.000 francs au marché noir, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Alors que le gouvernement n’a annoncé aucune date pour procéder au réajustement du prix du carburant à la pompe, une véritable spéculation est en cours à Labé. Ce dimanche, 30 mai 2021, les habitants de la ville se sont réveillés avec une crise de carburant. Toutes les stations-service sont fermées, laissant le monopole de la vente de l’essence au marché noir. Une aubaine pour les acteurs de ce marché parallèle, qui fixent les prix à leur guise. Une situation que déplore Mamadou Oury Sow, habitant d’un quartier périphérique de la ville de Labé.

Mamadou Oury Sow, habitant d’un quartier périphérique de la ville de Labé

« J’ai quitté Saala Ndouyébhé pour venir chercher du carburant en ville, parce qu’il n’y a pas de station-service là-bas. Mais je suis venu trouver que toutes les stations sont fermées. Après avoir fait un tour dans la ville, j’ai décidé de me tourner vers le marché noir, parce que j’ai un programme urgent. Et j’ai acheté le litre d’essence à 15.000 francs au marché noir. C’est vraiment décevant de constater une telle situation, car le gouvernement n’a même pas annoncé d’abord l’augmentation du prix du carburant. Ce sont les citoyens eux-mêmes qui en profitent pour faire de la spéculation », regrette ce citoyen.

Ce conducteur de taxi moto observe aussi cette situation avec beaucoup d’amertume. « La situation me dépasse. Le litre de carburant se vend à 15.000 francs au marché noir. Cela ralentit nos activités parce que nous, on n’a pas augmenté les frais de transport par tronçon. Je demande au gouvernement de faire vite une déclaration pour situer les gens sur cette affaire de carburant », a-t-il lancé.

A noter que certaines stations-service de la ville ont repris le travail ce lundi matin, en vendant le litre d’essence au prix normal (9000 francs). Les usagers d’engins roulants font la queue pour être servis.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Tribune de l’épouse de Fonikè Manguë : « mon mari dit merci aux avocats du peuple »

31 mai 2021 à 11 11 45 05455
Hawadian Doukouré, épouse d’Oumar Sylla  »Foniké Mengué »

Mon mari a été transporté trois fois à l’hôpital les jours passés. Il se plaint de douleurs abdominales certainement dues aux conditions de détention dans la prison d’Alpha Condé. Quand je suis allée le voir ce week-end, il a tenu à me donner un message pour les avocats qui suivent son dossier depuis le premier jour.

« Malgré que la procédure ne soit pas du tout une affaire de droit mais simplement une affaire politique; malgré que la justice soit aux ordres, malgré les risques financiers, certains avocats ont pris le courage de soutenir la vérité en restant du côté du peuple. Quand c’est comme ça, même le plus grand avocat du monde ne pourrait pas, à coup sûr, sortir son client de la prison car tout est téléguidé depuis le palais. Mais l’avocat pourrait montrer le caractère illégal et politique du procès afin de mettre à nue le machiavélisme qui se cache derrière cette justice de théâtre ».

Comme d’habitude, lors de cette visite à la maison centrale de Conakry, mon mari et moi avons abordé plusieurs sujets de l’actualité socio-politique.

Cette fois, il m’a spécialement parlé des avocats. Chérie, me dit-il, l’apport des avocats dans le combat que nous faisons est si titanesque que sans eux, notre lutte pour la démocratie serait presque impossible à mener en République de Guinée. Je te supplie de  remercier ces avocats en notre nom, mais aussi celui du peuple de Guinée tout entier. Dis leur 1000 merci pour tout ce qu’ils font pour notre pays, pour le bas peuple, pour les sans voix, pour la démocratie et pour l’avenir. 

Dis-leur que l’histoire retiendra leurs noms dans le processus d’encrage et de consolidation de notre jeune démocratie et l’état de droit. Dis-leur merci pour les temps de travail impayés, pour les frais de déplacement non remboursés, pour les risques pris dans une totale gratuité. Dis leur 1000 merci d’avoir combattu le mensonge sans violence, d’avoir opposé l’argument à la barbarie, d’avoir essayé là où tout le monde a démissionné. C’est Dieu qui les paiera un jour à travers la reconnaissance populaire.

À mon tour de parler en ces termes : chéri, tu as vu juste, je confirme ce que tu dis et je le ferai volontiers, car je suis témoin de tout ce que ces patriotes font pour toi et pour le peuple de Guinée.

Témoin comme tu le dis de leurs considérables apports pour la démocratie, droit de l’homme et l’état de droit en Guinée à travers des conférences, interventions dans les émissions et dans ces nombreux procès que le gouvernement guinéen t’a collés. Ils se sont battus lors des nombreuses arrestations accompagnées de fallacieux chefs d’accusations montés de toutes pièces par des procureurs au service du régime. D’ailleurs, j’ai ajouté que le porte parole du gouvernement a confirmé  la dernière fois dans une radio de la place que le procureur n’est pas au service de la justice, mais au service de la dictature en place.

De ta première arrestation au mois de juillet 2019 à la troisième au mois de septembre 2020, en passant par celle du mois d’août 2020, j’ai compris réellement c’était quoi un avocat épris de valeur de justice car, j’ai vu les apports considérables en termes de conseils et défense déployés par ces hommes nobles. Comme quelques rares juges qui préfèrent leurs honneurs aux privilèges du régime, ces avocats n’ont jamais fait défaut dans le cadre de la défense de la vérité. On ne pourra jamais assez les payer pour tous les services rendus et tous les risques pris dans cette aventure.

Cette tribune serait l’occasion pour moi de rappeler à l’opinion nationale et internationale que ces avocats  agissent au même titre que les activistes de la société civile, c’est à dire dans le plus grand bénévolat.

Pour cette raison, en notre nom et celui du peuple souverain de Guinée, je dis à leur groupe, MERCI. Merci  Maitre Traoré, Maitre Salif Beavogui, Maitre Alseny Aïssata, Maître Thierno Souleymane Barry et Baldé, Maître Pepe, Maitre Soumah, Maitre  Salomon, Maitre Keita, Maitre Kouyaté, Maitre Abou et tous les autres dont je ne maîtrise pas les noms. Nous vous disons, main sur le coeur, 1000 mercis.

Hawa Djan DOUKOURÉ, épouse de Fonikè Manguë, prisonnier personnel de M. Alpha CONDÉ 

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Prélèvement de 5% sur le salaire indiciaire des fonctionnaires : les interrogations légitimes de l’enseignant Kalidou Diallo

31 mai 2021 à 10 10 41 05415
Kalidou Diallo, enseignant

Créées en 2014, sur initiative du mouvement syndical guinéen, les institutions de protection sociale (INAMO et CNPSE) souffrent encore du manque de cotisation des principaux bénéficiaires (les fonctionnaires de l’Etat). Apparemment, ces fonctionnaires d’Etat (au nombre desquels on peut citer les enseignants) sont encore très réticents de voir le prélèvement de 5% sur le salaire indiciaire. Ceci, malgré les séances d’information et de sensibilisation effectuées jusque-là pour rassurer les travailleurs sur les avantages de cotiser pour le fonctionnement des ces institutions protection sociale. Selon des informations confiées à Guineematin.com, il existe encore beaucoup de zones d’ombre sur des questions fondamentales de la « prise en charge maladie » qui est brandie à tout bout de champ pour convaincre les travailleurs de souscrire pleinement à cette assurance.

« Je vais vous dire que l’idée d’assurer les fonctionnaires est bonne. Mais, les méthodes utilisées pour le moment posent des problèmes.  Si vous avez vu le décret, l’Etat contribue à hauteur de 18%. Les fonctionnaires, surtout les enseignants, contribuent à hauteur de 5 % et les retraités à  2% pour alimenter cette caisse de protection sociale. Mais, le problème c’est quoi ? C’est que les travailleurs que nous sommes ne sont pas informés. Il n’y a pas eu une communication parfaite là-dessus. Il faut informer, sensibiliser les travailleurs et travailler avec eux pour leur dire voilà les intérêts de l’assurance, voilà les avantages dont vous allez bénéficier, voilà les maladies prises en charge. Par exemple, du simple paludisme à  l’évacuation, qu’est-ce qu’il faut faire et comment le faire ? Mais, il n’y a pas de garantie. Voilà pour le moment un des problèmes que cela pose aux travailleurs », explique l’enseignant Kalidou Diallo.

Pour notre interlocuteur, la réticence des travailleurs, notamment les enseignants, est légitime dans la mesure où ils ignorent encore le mode de fonctionnement des institutions de protection sociale et les types de maladies que ces institutions peuvent supporter pour eux.

« Prenons, par exemple, un enseignant qui travaille dans un village situé à environ 100 kilomètres de Tougué-Centre. On prélève chaque mois sur son salaire les 5%, il tombe malade là-bas, à son lieu de service. Comment il va quitter cette zone pour se rendre à  Tougué, puis Conakry pour être évacué. Et puis, quelle sorte de maladie lui est elle prise en charge pour qu’il soit évacué ? Comment accéder à ce service ? Quels sont les documents, s’il y en a, fournir pour le suivi régulier ?  Est-ce qu’avec ces cotisations il y aura une répartition équitable ? Comment quelqu’un qui est jusqu’au dernier coin de la Guinée peut-il être pris en charge rapidement par rapport à celui qui est à  Conakry ? Nous ne connaissons pas tout cela. On n’a aucun document juridique, aucun fondement, aucune idée par rapport à cette mesure de protection sociale. On n’est informé de rien sur ça. On dit qu’il y a le service de la santé scolaire par exemple en Guinée, mais on ne voit les agents de ce service qu’une fois par an et c’est lors des examens nationaux. On envoie deux agents par centre. Après les examens, ils disparaissent. Il n’y a pas de pharmacie dans les DCE, DPE, DSE. Comment voulez-vous que les travailleurs soient pris en charge dans ce cadre là ? C’est  difficile », a déclaré Kalidou Diallo.

Depuis leur création en 2014, ces institutions de protection sociale vivent de la subvention de l’Etat qui contribue à hauteur de 18%. Et, ces subventions ont permis de prendre en charge des fonctionnaires dont certains qui ont été même évacués à l’étranger pour des soins. Mais, selon le syndicaliste et enseignant Kalidou Diallo, l’Etat aurait mieux fait d’orienter ces fonds pour la construction des logements pour les travailleurs. Car, les travailleurs seraient plus réceptifs à ce genre d’initiative.

« Supposons que tous les enseignants ont un même salaire de base de 1 500 000 GNF et qu’on tire sur chaque salaire 5% soit 75 000 francs guinéens, nous avons environ 48 000 enseignants.  Si nous multiplions les 75 000 francs guinéens par 48 enseignants,  cela nous fera 3 milliards 600 millions francs guinéens  par mois. Ces 3 milliards 600 millions francs guinéens multipliés par 12 mois, ça nous nous fait 43 milliards 200 millions francs guinéens. Tout ce montant pour évacuer combien d’enseignants ? Ça allait être mieux de proposer ça pour les logements des enseignants », a fait remarquer Kalidou  Diallo.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel : 622919225

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Kindia : un étudiant meurt noyé dans un trou à Foulaya

31 mai 2021 à 9 09 31 05315
Mohamed Camara, le défunt étudiant en licence 1 département Histoire université de Kindia

Un étudiant a trouvé la mort par suite de noyade le samedi, 29 mai 2021, à Kindia. Mohamed Camara s’est noyé dans un trou d’une ancienne mine de diamant, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

Comme très souvent, Mohamed Camara, étudiant en licence 1, au département Histoire de l’Université de Kindia, était parti faire la lessive à la rivière appelée « Mondiale ». Une rivière située à Samou-Sarakoléyah, un secteur relevant du district de Foulaya, dans la sous-préfecture de Friguiagbé. Le jeune homme a abandonné son travail pour aller aider des enfants qui jouaient au football à récupérer leur ballon. C’est ainsi qu’il a glissé pour tomber dans le trou, qui était rempli d’eau.

Ferdinand Haba, chef service information et communication à l’Université de Kindia

« Il était allé à la rivière, en compagnie de ses camarades, comme ils ont l’habitude de le faire souvent. Ses amis l’ont laissé là-bas seul pour rentrer. Mais dans cette zone, il y a beaucoup de trous, parce que c’est un ancien site d’exploitation de diamant. Et il y a des enfants qui jouaient au football à côté. L’un d’entre a tiré le ballon, qui est allé tomber dans un trou, rempli d’eau. C’est en voulant donc aider ces enfants à récupérer ce ballon que Mohamed Camara est tombé dans le trou et s’est noyé. Les enfants ont appelé au secours, mais il n’y avait personne à côté pour le sauver et finalement il est décédé », explique Ferdinand Haba, chef du service information et communication de l’Université de Kindia.

Les autorités de l’Université de Kindia ont pris en charge le rapatriement du corps de Mohamed Camara à Conakry, où vit sa famille. Il a été inhumé ce dimanche, 30 mai 2021.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo et Mohamed M’bemba Condé

Tel. (00224)628516796

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Coup d’Etat au Mali : la Cédéao prend une sanction contre le pays

31 mai 2021 à 7 07 27 05275

La Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest, réunie ce dimanche, a décidé de cette sanction suite au nouveau coup d’État survenu dans le pays. Elle appelle le Mali à nommer un Premier ministre issu de la société civile.
Les présidents africains se sont une nouvelle fois penchés, dimanche, sur le cas du Mali.

La Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), l’organisme régional, tenait au Ghana un sommet exceptionnel pour tenter de trouver une solution acceptable à un nouveau coup d’État qui a secoué le pays. Les dirigeants ont finalement décidé dimanche de suspendre le Mali de leurs institutions communes en réponse au récent double putsch des militaires maliens.

«Après de longues discussions, les chefs d’État et de gouvernement ont décidé de suspendre le Mali des institutions de la Cédéao (Communauté des États d’Afrique de l’Ouest)» et «appellent à la nomination immédiate d’un Premier ministre issu de la société civile», selon le communiqué publié à l’issue de leur rencontre.

Lundi dernier au Mali, le vice-président, le colonel Assimi Goïta, avait donné l’ordre d’arrêter le président de la transition, Bah N’Daw et le premier ministre Moctar Ouane. Les deux hommes avaient choisi de «démissionner» deux jours plus tard alors qu’ils étaient encore aux mains des militaires putschistes. Assimi Goïta s’était ensuite proclamé président de la transition.

Source : Lefigaro

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