Fête de Ramadan, jeûne des 6 jours de Chawal : Elhadj Mansour Fatiga à Guineematin

12 mai 2021 à 18 06 08 05085

Elhadj Mansour Fadiga, imam de Nongo

Après un mois de jeûne et de pénitence, les fidèles musulmans de Guinée (à l’instar de nombreux de leurs coreligionnaires à travers le monde) vont célébrer demain, jeudi 13 mai 2021, l’Aïd El Fitr (ou la fête de Ramadan). Et, à quelques heures de cette fête qui marque la fin du mois de Ramadan, Guineematin.com est allé à la rencontre de l’imam et chroniqueur islamique Elhadj Mansour Fadiga pour tenter de comprendre le sens et l’importance de cette fête pour les musulmans. Ainsi, dans l’entretien qu’il a bien voulu nous accorder ce mercredi, nous avons aussi abordé la question relative au jeûne des six jours dans le mois de Chawal (le mois qui succède au Ramadan).

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Fête de l’Aïd El Fitr : près de 2 000 policiers seront déployés sur le terrain (Boubacar Kassé)

12 mai 2021 à 17 05 44 05445

A l’instar de leurs coreligionnaires de certains pays du monde, les fidèles musulmans de Guinée vont célébrer demain, jeudi 13 mai 2021, l’Aïd El Fitr (ou la fête de Ramadan). Et, pour célébrer cette fête en toute sécurité dans le pays, la direction générale de la police nationale a prévu de déployer près de 2000 agents sur toute l’étendue du territoire national. L’annonce de cette mesure a été faite ce mercredi par le contrôleur général de police, Boubacar Kassé, dans une déclaration lue en présence d’un parterre de journalistes, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Selon les informations, ces agents qui seront déployés sur le terrain ont plusieurs missions dont entre autres la sécurisation des lieux de culte et de prières, l’application des mesures de sécurité sanitaire liées au COVID-19 et le contrôle des véhicules à la sortie de Conakry pour l’intérieur du pays.

« Dans le cadre de la sécurisation des festivités de Ramadan avant, pendant et après, des agents de police seront déployés pour assurer plusieurs missions dont entre autres: la sécurisation des lieux de culte et de prières sur toute l’étendue du territoire national, la promotion de la libre circulation des personnes et des biens, l’application des mesures de contrôle sanitaire notamment le port de bavettes, la distanciation sociale et le lavage des mains, le contrôle des véhicules à la sortie de Conakry pour l’intérieur du pays à travers les Check-points de Kountia, Kéïtaya, Yorokoguya et Coyah, le maintien de la fermeture des lieux de loisir (Bars, restaurants, maquis et boîtes de nuit) ainsi que le respect du couvre-feu de 23 heures à 04 heures du matin », a dit le contrôleur général Boubacar Kassé.

Pour l’accomplissement de ces missions, « la direction de la police nationale demande l’esprit de compréhension des citoyens à se soumettre à ces exigences ».

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél: 622680041

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Crise de viande à Koubia : le prix du kilogramme revu à la hausse

12 mai 2021 à 17 05 38 05385

A la veille de la célébration de la fête marquant la fin du Ramadan, la ville de Koubia fait face à une crise de viande. La quantité de viande qui était disponible ce matin était largement inférieure à la demande. Un déséquilibre favorable aux bouchers, qui en ont profité pour augmenter le prix du kilogramme de viande, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Ce mercredi, 12 mai 2021, la déception est lisible sur les visages de nombreux habitants de Koubia. Et pour cause, ils ne pourront pas préparer de la viande chez eux demain, jour de la fête de l’Aïd El Fitr, marquant la fin du Ramadan. En effet, la ville fait face à une véritable crise de viande, à un moment où cette denrée est fortement prisée. En fin de matinée, la boucherie préfectorale et les autres points de vente de viande étaient tous vides.

Habituellement, une dizaine de bœufs sont abattus à la veille des fêtes musulmanes dans cette localité. Mais aujourd’hui, seulement trois ont été abattus. Une quantité largement insuffisante par rapport à la demande. Ce qui a amené d’ailleurs les bouchers à revoir à la hausse le prix du kilogramme de viande, qui est passé de 35 000 francs à 40 000 francs. Les citoyens qui n’ont pas pu avoir de la viande ont dû se tourner finalement vers le poisson frais.

Interrogé par le correspondant de Guineematin.com, Boubacar Diallo, le président de la coopérative des bouchers de Koubia, a expliqué ce manque de viande par la rareté des bœufs et la cherté de leur prix. Selon lui, la plupart des éleveurs ont migré avec leur bétail vers d’autres préfectures du pays.

Alpha Koubia  Diallo pour Guineematin.com 

Tél. : (00224)628546933

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Violation des droits de l’homme en Guinée : la Commission européenne répond aux eurodéputés

12 mai 2021 à 17 05 32 05325

Par la voix de son vice-président et haut représentant, la Commission européenne a répondu ce mercredi, 12 mai 2021, à la lettre des 32 députés du Parlement européen sur la situation des droits de l’homme en Guinée. Josep Borrell Fontelles a rappelé les actions menées par l’UE face aux multiples cas de violations des droits humains enregistrées ces dernières années en Guinée.

Il a annoncé notamment des sanctions individuelles prises à l’encontre de cinq personnes impliquées dans le massacre du 28 septembre 2019. Les intéressés, dont les noms n’ont pas été cités, sont interdits de voyager dans les pays membres de l’Union européenne et leurs avoirs sont gelés dans ces Etats.

Selon lui, une nouvelle session de dialogue politique est prévue entre les autorités guinéennes et l’Union européenne pour aborder les questions de gouvernance et de droits de l’homme en Guinée. Guineematin.com vous propose ci-dessous l’intégralité de la lettre Josep Borrell Fontelles.

JOSEP BORRELL FONTELLES

HAUT REPRÉSENTANT

VICE PRESIDENT DE LA COMMISSION EUROPÉENNE

 Brussels, 12/05/2021

A (2021)2800902-2804189

A tous les députés européens signataires de la lettre sur la situation en Guinée,

Chers membres du Parlement européen,

J’ai lu avec beaucoup d’attention votre lettre sur la situation des droits de l’homme en Guinée, cosignée par 32 membres du Parlement européen. Je partage vos préoccupations à bien des égards et l’Union européenne continue de suivre de près cette situation critique, pour laquelle elle est restée constamment engagée et n’a cessé de déployer ses efforts de médiation, notamment en coordination avec la CEDEAO, l’Union africaine et les Nations unies.

Dans la déclaration du 20 mars 2020, l’UE avait déjà mis en garde contre le contexte de polarisation extrême entourant le double scrutin du 22 mars 2020 (élections législatives et référendum constitutionnel) et ne considérait pas que les conditions d’organisation d’un scrutin sérieux et pacifique, dont le résultat pourrait être accepté par tous, étaient réunies. Comme vous le savez, dans ces conditions, l’Union européenne a renoncé à déployer une mission d’experts électoraux.

Dans la déclaration du 26 mars 2020, l’UE a dénoncé le climat de forte tension dans lequel s’est déroulé le double scrutin du 22 mars, entaché de violences ayant fait plusieurs morts, et a jugé inacceptables les actes de violence et l’usage disproportionné de la force par les forces de sécurité. Le caractère non inclusif et non consensuel de ces élections et du registre électoral, qui a porté atteinte à leur crédibilité, a également été dénoncé.

Il a été noté que l’absence d’une mission d’observation régionale et internationale reconnue remettait également en cause la validité du processus, et que les divisions intercommunautaires se creusaient dangereusement. L’UE a réitéré son soutien aux initiatives de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), de l’Union africaine et de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) pour réhabiliter le processus électoral, désamorcer les tensions et rétablir un dialogue entre toutes les parties.

De même, dans ma déclaration au nom de l’UE à la veille de l’élection présidentielle du 18 octobre 2020, j’ai indiqué qu’à l’approche du scrutin, l’UE partageait les préoccupations déjà exprimées par les acteurs régionaux et internationaux quant aux conditions de sa préparation. J’ai appelé à éviter la violence et la détérioration de la situation avant, pendant et après le scrutin et réaffirmé le plein soutien de l’UE à toutes les initiatives de la CEDEAO, de l’Union africaine, des Nations unies et de l’Organisation internationale de la Francophonie pour désamorcer les tensions et rétablir un dialogue entre les parties en vue de renforcer le cadre électoral.

À la suite de l’élection, l’UE a pris note, le 27 octobre 2020, des résultats provisoires annoncés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Toutefois, l’UE a estimé que des questions subsistaient quant à la crédibilité du résultat, questions auxquelles il conviendrait de répondre dans le cadre d’un dialogue inclusif et de la poursuite du processus de validation prévu par la loi. L’UE a condamné une nouvelle fois les violences qui ont causé la mort de nombreuses personnes. Elle a exhorté les autorités à mener des enquêtes indépendantes afin que justice soit rendue dans les meilleurs délais.

Le climat post-électoral est resté tendu. Le 18 décembre 2020 et le 21 janvier 2021, l’UE a déploré la mort de plusieurs militants politiques, M. Mamadou Oury Barry, M. Roger Bamba, qui étaient en détention provisoire à la prison centrale de Conakry, après la mort d’Ibrahima Sow et de Mamadou Lamarana Diallo au cours des mois précédents. L’UE a exhorté les autorités guinéennes à mener une enquête indépendante afin d’élucider les causes de leur décès, rappelant qu’elle considère le respect de l’État de droit comme une priorité du nouveau mandat présidentiel, et demande la libération des prisonniers politiques.

Quant aux auteurs du massacre du 28 septembre 2009, l’UE a toujours exigé qu’ils soient jugés, ce qui n’a malheureusement pas été le cas à ce jour. Cinq personnes impliquées dans le massacre, qualifié de crime contre l’humanité, font l’objet d’un régime de sanctions individuelles de l’UE (interdiction de voyager sur le territoire des États membres de l’UE et gel des avoirs qui y sont détenus). Le renouvellement de ce régime de sanctions sera examiné en septembre 2021.

J’ai demandé au SEAE (Service Européen pour l’Action Extérieure) de poursuivre le dialogue avec les autorités, qui nous ont informés qu’elles seraient disposées à organiser une nouvelle session de dialogue politique avec l’UE (la dernière a eu lieu en janvier 2019). Un tel dialogue serait l’occasion d’aborder les questions de gouvernance et de droits de l’homme en Guinée. En outre, les autorités ont annoncé que le mécanisme de dialogue entre le gouvernement et l’opposition (opposition parlementaire et  » extra-parlementaire « , y compris l’UFDG de Cellou Dalein Diallo), récemment créé, serait bientôt activé. L’UE suivra et réévaluera la situation à la lumière des développements futurs.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes sentiments distingués.

Josep Borrell Fontelles

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Congrès Féguifoot : « l’histoire d’une candidature unique ne nous intéresse pas » (Commission électorale)

12 mai 2021 à 17 05 28 05285

La confusion reste totale autour du congrès électif de la Fédération Guinéenne de Football (FGF). Alors qu’un compromis a été trouvé récemment sous l’égide du président de la République pour une candidature unique, la Commission électorale ne s’inscrit pas dans cette logique. C’est son président qui l’a annoncé dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, ce mercredi 12 mai 2021. Aboubacar Dorah Koïta annonce que les quatre candidatures validées restent maintenues et que la Commission électorale n’est pas intéressée par le compromis désignant KPC comme candidat unique à la présidence de la Féguifoot.

« Nous avons quatre candidats à la présidence de la fédération guinéenne de football. C’est ce que nous nous reconnaissons. Toutes les autres démarches en dehors de ça ne nous concernent pas, nous ne sommes pas impliqués et ça ne nous intéresse pas. Nous n’avons jamais été à la présidence. L’histoire d’une candidature unique, je ne dirais pas que c’est une fausse information, mais on n’a pas cette information-là. La Commission électorale ne travaille pas sur ça parce que ça ne nous intéresse pas.

La Commission électorale a validé quatre candidatures à la présidence de la fédération. On a Abdoul Karim Bangoura, Kerfalla Camara, Souleymane Chérif et Aboubacar Touré. Donc notre processus évolue. Si rien n’intervient, l’élection aura lieu le 18 mai. C’est ce que nous connaissons. Tout ce qui relève de nous est déjà préparé pour la tenue des élections », a laissé entendre Aboubacar Dorah Koïta, président de la Commission électorale de la Fédération Guinéenne de Football.

Abdoul Karim Bangoura (AKB), l’un des quatre candidats en lice, a aussi rejeté le compromis annoncé, assurant qu’il ne retira jamais sa candidature.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Drame à Tatakourou : le préfet de Siguiri décide de fermer temporairement les mines

12 mai 2021 à 17 05 24 05245
Colonel Moussa Condé, préfet de Siguiri

Au cours d’une conférence de presse qu’il a animée ce mardi, 11 mai 2021, le préfet de Siguiri a apporté des précisions sur le drame survenu le 8 mai dernier dans le district de Tatakourou, relevant de la sous-préfecture de Doko. Il s’agit du glissement de terrain qui a coûté la vie à 15 personnes, suscitant une vive indignation dans le pays. Contrairement à ce qui avait été annoncé jusque-là, le colonel Moussa Condé a indiqué que les victimes n’étaient pas des mineurs.

« D’abord, je tiens à préciser que ce n’est pas un éboulement qui est survenu, mais un glissement. Là où le drame s’est produit, c’était devenu un lieu de repos pour les patrons des mines et les vendeurs, ce n’était pas un lieu de travail. D’ailleurs, il y a une petite distance entre cet endroit et les mines. Et, il n’y a pas de mineurs parmi les victimes. Ce sont des patrons et des contrôleurs des mines qui ont péri », a déclaré le préfet de Siguiri, dont les propos sont rapportés par le correspondant de Guineematin.com sur place.

Toutefois, ajoute-t-il, même si les victimes ne sont pas des mineurs, c’est l’exploitation de l’or qui est à l’origine de ce drame. C’est pourquoi il annonce la fermeture temporaire de toutes les mines de la localité.« Que les victimes soient des mineurs ou pas, peu importe. Ce drame n’aurait pas lieu s’il n’existait pas de mines là-bas. C’est pourquoi j’ai donné une instruction ferme au sous-préfet, au maire et au président du district de Tatakourou, de fermer toutes les mines jusqu’à la fin des enquêtes pour situer les responsabilités », a dit le colonel Moussa Condé.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Débat sur la FEGUIFOOT : une diversion de la part de Sèkhoutouréyah (Diabaty Doré)

12 mai 2021 à 17 05 19 05195
Diabaty Doré, Coordinateur Général de la CODEP et Président du parti RPR

Guinéens, ouvrons grandement les yeux et arrêtons d’être cet éternel dindon de la farce. Dites-moi, quelle est cette l’actualité qui prédomine actuellement dans notre pays ? Vous n’avez pas besoin de trop fouiller pour trouver la bonne réponse. 

C’est bien sûr le faux débat de la FEGUIFOOT. Un faux débat savamment soulevé et alimenté par Sekhoutouréyah pour trouver de quoi occuper journalistes, politiques, populations et autres observateurs. C’est un modus operandi désormais classique chez le tyran de Conakry. Pendant que la souffrance du guinéen est à son paroxysme, il faut vaille que vaille détourner son attention vers autre chose, le temps pour le tyran d’écouler furtivement son mandat usurpé. C’est la diversion.

Pendant ce temps, l’inflation continue de galoper à son plus exponentiel des rythmes. La flambée des prix à tous les niveaux a touché de nos jours un seuil insoutenable. Des denrées de première consommation, le loyer, la scolarité, les frais de soins dans nos hôpitaux, tout à grimper sous l’œil pantois de nos dirigeants. Jamais le pays n’a été aussi bloqué, aussi paralysé. Paralysé au point qu’on se demande si réellement il y a bien un gouvernement en place. Les fonctionnaires crient à la galère, les hommes en ténue sont réduits aux jeux de hasard (s’ils ne s’adonnent à des raquettes) pour joindre les deux bouts. Chez le guinéen moyen l’on ne sait plus à quel saint se vouer. En tout cas pas à ceux qui prétendent nous diriger. Le régime à travers sont gouvernement a montré ses limites à tous points de vue. Le mandat de trop a ténu toutes ses promesses de souffrance, de misère et de pauvreté grandissante. Les 11ans passés à la tête du pays n’ont été que du temps mort sur le chemin du développement. Onze années de stagnation, d’inertie intellectuelle et morale. L’heure est grave. Les salaires ne servent qu’à rembourser les dettes antérieurement contactées. Le travailleur n’arrive même plus à subvenir à ses besoins les plus basiques.

Au même moment, le pillage éhonté de nos ressources minières et financières continuent de plus belle. La machine de la corruption a tellement été bien huilée que même les artisans de sa conception s’avèrent impuissants pour la freiner à fortiori, l’arrêter. Alpha Condé est aujourd’hui pris dans ses propres pièges. Il est moulé dans son propre engrenage. Aucune issue pour lui, pas une seule. Il ne peut ni sanctionner, ni éloigner les thuriféraires de son troisième mandat. Contre lui le lobby est devenu trop fort. La seule méthode à laquelle il s’accroche désespérément, c’est de miser sur des sujets futiles pour alimenter la diversion. Mais, comme il aime lui-même à le dire, nul ne peut cacher le soleil à l’aide de sa main. Ce soleil de misère, il est là et il brille de tous ses éclats. Vous ne pouvez donc plus le cachet.

Certes, le débat sur la FEGUIFOOT nous concerne. Mais nous ne nous laisserons jamais distraire au point de nous détourner de l’essentiel. Votre manœuvre est est comprise et perdue d’avance. D’ailleurs sur la fédération nous pensons que l’ingérence à laquelle l’exécutif fait montre est inacceptable et absurde. Les membres statutaires sont suffisamment mûrs pour appliquer les textes pour l’intérêt de notre football. En cas de défaillance, il y a les instances de régulation et de recours qui sont distinctes du palais. Le palais ne manque pas d’oignons dont il doit s’occuper. Vous avez mieux à faire. Notre économie est sur une pente glissante. Il faut la redresser. On ne vous demande pas mieux.

Diabaty Doré, Président RPR

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Boycott d’une cérémonie religieuse : le gouverneur de N’Zérékoré s’explique

12 mai 2021 à 11 11 34 05345


Comme annoncé précédemment, les autorités de N’Zérékoré ont boudé samedi dernier, la cérémonie de pose de la première pierre des travaux de reconstruction de l’église protestante évangélique de la ville. Le gouverneur de N’Zérékoré, en compagnie du préfet et du maire, a animé une conférence de presse ce mardi, 11 mai 2021, pour s’expliquer sur cette situation. 

Le général Mohamed Gharé a confirmé que leur retrait avant même le début de la cérémonie est dû à la présence du patriarche, Goïkoya Lambert Zogbélémou, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place. Et, il justifie cette décision par le fait que les autorités ne veulent pas être complices de la division autour du contrôle du patriarcat de N’Zérékoré.

« Le samedi dernier, nous avons fait le déplacement : le maire, le préfet et moi-même, pour assister à la pose de la première pierre de la construction d’un édifice religieux à Dorota, suite à une invitation que nous avons reçue. Quand nous sommes arrivés, nous avons constaté qu’il y a un programme. J’ai personnellement pris le programme, j’ai regardé et j’ai vu allocution ou intervention du patriarche. J’ai demandé à monsieur le préfet de quel patriarche il s’agit ? N’Zérékoré a maintenant un patriarche ? J’ai dit, il faut le leur demander. Je veux savoir, peut-être qu’on n’est pas au courant. 

Donc, c’est ainsi que de fil à aiguille, nous nous sommes rendus compte que c’est l’un des deux patriarches. Et c’est en ce moment que j’ai personnellement constaté sa présence. Mais puisque tout le monde connait notre position face à cette guéguerre qui est en train d’alimenter à N’Zérékoré, à laquelle l’administration a décidé de ne pas participer, nous avons donc décidé de quitter les lieux. Parce que nous ne voulons pas qu’on nous rende complices d’une telle situation », a déclaré le gouverneur de N’Zérékoré.

Par ailleurs, le premier responsable de la région a répondu aux accusations faisant état d’un soutien des autorités à David Massa Zogbélémou contre son adversaire. Il assure qu’il n’a rien contre Lambert Zogbélémou, avec qui il entretient de très longues relations. « Pour la petite histoire, Lambert Zogbélémou est un colonel de police. Moi, je suis un général. Lambert a servi sous mes ordres. Je le connais, il y a plus de 30 ans. 

Je connais sa famille profondément et il connaît toute ma famille. Le dernier fils de ma maman a épousé une femme guerzé de N’Zérékoré. Et, les noix de cola que j’ai envoyées, c’est à Lambert Zogbélémou que je les ai remises. C’est pourquoi on se dit beau. Et avant même ça, on se connaissait parfaitement au sein de nos deux familles. Donc je n’ai aucun problème avec lui », a laissé entendre le général Mohamed Gharé.

Il conclut en disant que les autorités de N’Zérékoré ne vont ni reconnaître ni collaborer avec un quelconque patriarche tant qu’il n’y aura pas unanimité autour d’une seule personne. « Tant que la famille ne se retrouve pas  avec la communauté Kpèlè pour désigner un patriarche qui va faire l’unanimité à N’Zérékoré, nous ne serons avec ni l’un ni l’autre. Parce qu’une ville ne peut avoir qu’un seul patriarche. Dans une famille, il ne peut y avoir qu’un seul chef de famille. On ne peut pas avoir deux chefs de famille. Nous ne voulons pas être complices », a dit le gouverneur de N’Zérékoré.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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Fin du Ramadan à Mandiana ? Kantoumanina annonce la fête de l’Aïd El-Fitr ce mercredi

12 mai 2021 à 8 08 47 05475

C’est une nouvelle qui nous est parvenue tard dans la nuit d’hier à aujourd’hui, mercredi 12 mai 2021. Le croissant lunaire annonçant le début du chawal (mois qui vient après le Ramadan) aurait été observé dans la soirée d’hier, mardi 11 mai 2021 à Kanifada, un district relevant de la sous-préfecture de Koundjan, dans la préfecture de Mandiana. Et, selon les informations confiées au correspondant local de Guineematin.com, le croissant lunaire a été observé par « trois imams ». Mais, la ligue islamique de Kankan, informée de cette nouvelle aux environs de 23 heures, aurait préféré garder le silence au lieu d’informer à son tour le secrétariat général aux affaires religieuses.

« C’est imam, Ibrahima Sacko de Kanifada qui a vu le croissant lunaire ; et, on m’a appelé pour m’informer. Car, il est mon élève. Mais, au début, je n’ai pas cru, j’ai insisté en demandant que l’imam Sacko lui-même m’appelle pour me le dire de bouche à oreille. Et, finalement, il (Imam Ibrahima Sacko) m’a appelé en personne pour me dire qu’il a vu la lune et qu’il s’est fait témoigner par deux autres imams qui étaient à côté de lui au moment de notre conversation. Directement, moi aussi j’ai informé l’imam de la grande mosquée de Mandiana ; et, ensemble, nous avons informé le préfet qui nous a instruit de remonter l’information à la ligue régionale de Kankan. C’est ce qui a été fait dans les bandes de 23 heures. Mais, les responsables de Kankan ont crié sur moi, en disant que c’est désormais trop tard », a expliqué Oumar Traoré, chargé des écoles franco-arabe à la DPE de Mandiana, premier imam de la grande mosquée du quartier Noumousoulou et membre de la ligue islamique préfectorale de Mandiana.

Ainsi, l’imam Oumar Traoré a précisé qu’il ne jeûnera pas ce mercredi après avoir eu la certitude que le croissant lunaire a été observé par des fidèles croyants (de surcroit des imams). Et, comme lui, plusieurs fidèles musulmans de Mandiana promettent de célébrer l’Aïd El Fitr (la fête de la fin du Ramadan) ce mercredi. C’est surtout le cas à Kantoumanina (une sous-préfecture située à 18 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Mandiana) où les populations sont déjà dans la ferveur de la fête.

De Mandiana, Mamady Konoma Keita pour Guineematin.com

Tel : 00224 625 81 03 26

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