Nouveau drame à Siguiri : 4 morts dans une mine d’or

25 mai 2021 à 20 08 12 05125
Image d’archives

Quatre personnes ont trouvé la mort dans l’éboulement d’une mine d’or survenu hier, lundi 24 mai 2021, dans la sous-préfecture de Maléya (Siguiri). Il a fallu près de 24 heures de recherches pour retrouver les corps des victimes, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

Joint au téléphone, le maire de la commune rurale de Maléya a indiqué que l’éboulement s’est produit hier, aux environs de 17 heures, dans le district de Hamdallaye. Et, ce n’est que ce mardi, à 14 heures, que les corps des victimes ont été retrouvés. Ces quatre personnes travaillaient clandestinement dans cette mine d’or, interdite d’exploitation par les autorités locales.

« C’est pour éviter un tel drame que nous avons interdit l’exploitation de cette mine. Parce qu’on s’est rendu compte que le risque d’éboulement est très élevé. Mais les gens se cachent toujours pour aller travailler clandestinement sur les lieux. Même le dimanche dernier, les Tombolomans (gendarmes des mines) ont mis aux arrêts des mineurs dans cette mine », a confié Gnoumé Camara, maire de Maléya. 

Les victimes sont : Fodé Sanoh, 30 ans, originaire de Kérouané. Il était marié et père de 3 enfants. Mamady Oularé, 28 ans, originaire de Dinguiraye. Il était aussi marié et père d’un enfant. Bangaly Cissé, 35 ans, originaire de Kissidougou, marié sans enfant. Sory Camara, 26 ans, marié et père d’un enfant. 

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Guinée : Saham Assurance change de nom et devient Sanlam

25 mai 2021 à 19 07 40 05405

La société Saham Assurance Guinée change de dénomination et devient désormais Sanlam Guinée. C’est le directeur général de l’entreprise qui l’a annoncé au cours d’une conférence de presse ce mardi, 25 mai 2021, à Conakry. Quelles sont les raisons de ce changement ? Quels impacts pour les assurés ? Le responsable de la société a répondu à ces questions au cours de cette rencontre avec les médias, a constaté un journaliste de Guineematin.com sur place.

Désormais, on ne parle plus de Saham Assurance en Guinée. L’entreprise s’appelle maintenant Sanlam Guinée. Un changement de dénomination qui s’explique par plusieurs facteurs, selon Bapouri Ismaël Coulibaly, le directeur général de la société. « Saham devient Sanlam pour faire suite à un processus engagé depuis 2018, qui a consisté à l’acquisition de 100% du capital du groupe Saham par le coactionnaire Sanlam.

Bapouri Ismaël Coulibaly, Directeur Général de Sanlam Guinée

Sa participation dans le groupe Saham est passée de 46% à 100% de capital. Cela procède également de la volonté de donner une identité unique au groupe sur l’ensemble de son périmètre d’évolution, afin d’éviter que nous ayons des marques disparates d’une zone à une autre. Aussi, ce changement participera au renforcement de la structure financière de la filiale Guinée et à établir de façon forte, l’appartenance de Saham Guinée au groupe Sanlam », a-t-il indiqué.

Le directeur général de Sanlam Guinée ajoute que ce changement de dénomination ne restera pas sans conséquences. Il assure qu’il aura un impact très positifs sur le service rendu par la société en République de Guinée. « Je peux vous rassurer qu’il y aura un impact fort sur au profit des assurés . Il y aura de nouveaux produits qui vont apparaître. Ces offres vont être adaptées au contexte local, donc il y aura un contenu local fort dans ces offres, conformément aux besoins du marché guinéen.

Il y a toute la solvabilité et la capacité financière  qui se trouve renforcée. Il y a cette grande capacité de souscription également qui est offerte aux assurés. Si par le passé, il y avait des besoins d’aller se faire couvrir à l’étranger, aujourd’hui ces besoins pourront être satisfaits en partie localement. Avec Sanlam, l’offre produit sera davantage diversifiée avec une grande flexibilité, une grande agilité dans l’approche. Une simplification des processus en matière de souscription et en matière d’indemnisation », annonce M. Coulibaly.

Sanlam vient aussi avec de nouvelles ambitions, qui consistent notamment à éteindre sa zone de couverture. A date, nous avons un staff d’une cinquantaine de personnes en République de Guinée, avec pour ambition d’augmenter ce niveau à travers nos projets d’extension, d’ouverture et d’implantation à travers les villes de l’intérieur. Au-delà des villes de l’intérieur, nous sommes en plein développement également au niveau de nos bureaux de Conakry.

Nous pensons que nos effectifs ne pourront aller qu’en grandissant. Sanlam s’engage à contribuer à la création d’un monde, où il fait bon vivre et à permettre à la population d’y mener la meilleure vie possible comme l’indique notre signature Vivez en toute confiance. L’ambition de Sanlam est aussi de faire partie du Top 3 des compagnies sur tous ses marchés et segments », a laissé entendre Bapouri Ismaël Coulibaly, directeur général de Sanlam Guinée.

A noter que le groupe Sanlam opère à travers plus 200 entreprises dans 43 pays, dont 33 en Afrique. Il fournit des solutions et services financiers aux clients particuliers et institutionnels à savoir : planification financière et le conseil ; assurance non vie et vie réassurance ; gestion de patrimoines, intermédiations boursières ; gestion des fonds de santé et asset management, etc.

Mohamed Guéasso DORÉ pour Guineematin.com

Tel: +224 622 07 93 59

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Loïla (Mandiana) : des citoyens manifestent contre une société minière

25 mai 2021 à 18 06 08 05085

Depuis hier, lundi 24 mai 2021, les jeunes de plusieurs localités de Mandiana bloquent l’accès à l’usine et aux sites d’exploitation de la Société des Mines de Mandiana. Les manifestants réclament notamment le recrutement de la main d’œuvre au sein de cette société minière, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé à Kankan.

Cela fait deux jours que la Société des Mines de Mandiana (SMM), basée dans le village de Loïla, ne travaille pas. Et pour cause, plusieurs jeunes venus des différentes localités impactées par les activités de cette entreprise minière, empêchent les responsables et les travailleurs de la société d’accéder à ses installations. Selon Mandian Konaté, vice-président de la jeunesse de la sous-préfecture de Kodiaran, ils protestent ainsi contre la non-satisfaction de leur plateforme revendicative, adressée à la direction générale de la société.

« Nous avons 14 points de revendication, parmi lesquels le recrutement et la formation des filles et fils des localités de Mandiana. Depuis le mois de ramadan, nous sommes sur les démarches visant la satisfaction de ces revendications, mais en vain. Nous sommes allés jusqu’au bureau du préfet de Mandiana, il nous a demandé d’attendre le retour du Directeur général de la société. Ce dernier est de retour, mais on ne voit toujours rien, sauf le recrutement qui se passe de façon clandestine. La société est remplie de jeunes filles venues de Conakry, alors qu’ils n’ont pris aucune fille de chez nous », a-t-il indiqué.

Selon ce citoyen, neuf localités de Mandiana sont impactées par les activités de cette société minière. Et, ce sont les jeunes de ces localités qui se sont mobilisés pour mener ensemble ce mouvement de protestation. « Aujourd’hui, de Loïla jusqu’à Kodiaran, tous les villages impactés sont sortis. Nous avons barré la route pour empêcher la société de travailler. Nous avons vérifié au niveau des mines, il n’y a personne. Il n’y a pas eu de jets de pierre ni manifestation violente. C’est une revendication pacifique », a assuré Mandian Konaté, vice-président de la jeunesse de la sous-préfecture de Kodiaran.

Selon nos informations, deux responsables de la préfecture de Mandiana ont rallié la sous-préfecture de Kodiaran, ce mardi, pour une médiation. Mais les manifestants disent n’avoir pas encore été contactés pour des négociations.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Dr Zoutomou à propos de l’Union africaine : « elle a complètement raté sa cible »

25 mai 2021 à 17 05 23 05235
Dr Edouard Zoutomou Kpoghomou, président de l’UDRP

Que retenir des 58 ans d’existence de l’Union africaine ? Le bilan est largement décevant aux yeux de Dr Edouard Zoutomou Kpoghomou, président de l’Union Démocratique pour le Renouveau de la Guinée (UDRP). Dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, ce mardi 25 mai 2021, l’opposant guinéen a déclaré que l’organisation continentale a failli à la mission qui lui a été assignée à sa création.

« A sa création, l’OUA avait suscité beaucoup d’espoirs. On se rappelle que le président guinéen de l’époque, Ahmed Sékou Touré, était l’un des acteurs de la création de cette organisation, en mai 1963. Au départ, l’OUA avait de très bonnes intentions. Mais par la suite, je crois qu’elle a complètement raté sa cible. Parce qu’à l’intérieur de l’organisation, on n’était plus en train de chercher l’autonomie politique, qui pouvait ensuite être transformée en une arme de bataille sur le plan économique. Cela n’a pas été fait.

Aujourd’hui, avec la transformation de l’OUA en l’Union africaine (UA), je pense que les choses se sont empirées, parce qu’on a l’impression que l’Union africaine, au lieu de compter sur elle-même pour influer davantage sur la place que l’Afrique doit avoir sur le champ mondial, est plutôt en train de tendre la main aux puissances. Et dans ces conditions, on a l’impression que nous voulons plutôt que les puissances étrangères viennent résoudre nos problèmes à notre place. Pour moi, c’est aussi un échec. Aujourd’hui, on parle de 58ème anniversaire, les coups d’Etat militaires et les changements de constitutions sont là.

En fait, nous devrions être à un stade où l’Union africaine devrait être le champion de la création et du maintien des institutions fortes gouvernementales fortes en Afrique. Mais plutôt, c’est un laisser-aller, on dirait que les chefs d’Etat ne sont là que pour se défendre les uns les autres en fonction des liens particuliers d’amitié qu’ils ont. Ça ne devrait pas être ainsi. L’Union africaine devait être une véritable institution, mais on n’est pas encore arrivé à notre but. Elle n’a pas atteint ce qu’elle devait faire à partir de la base donnée par l’OUA », a estimé le président UDRP.

Le président de l’UDRP, si l’Union africaine ne se reprend pas pour se monter plus efficace dans la défense des intérêts des populations, elle risque tout simplement de disparaître. « Je n’ai pas une balle de cristal pour déterminer ce que réserve l’avenir de cette institution. Mais, à partir de la tendance que nous voyons, puisque l’UA actuelle est muette devant tous les manquements et devant toutes les agressions, on a l’impression que si on ne fait pas attention, elle risque de cesser d’exister. C’est peut-être trop dire, mais c’est la tendance. Parce que si une organisation n’est pas efficace, elle n’arrive plus à rassembler tous les éléments qui pouvaient lui permettre d’accomplir la mission qu’on lui a été confiée, elle cesse d’exister.

Même si ce n’est pas dans les faits, mais dans les comportements, elle va cesser d’exister. Et dans ces conditions, les gens n’en tiendront plus compte. C’est ce qui se fait aujourd’hui. Quand cette union dit qu’on ne peut pas accepter qu’il y ait des gouvernements militaires, mais un peu partout les gouvernements militaires surgissent sans qu’elle ne dise quelque chose. Et, on dit que qui ne dit rien, consent. Ça veut dire que cette institution est en train d’accepter cet état de fait, et c’est malheureux pour le continent », a dit Dr Edouard Zoutomou Kpoghomou.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com
Tél : 622 68 00 41

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Congrès Féguifoot : les commissions électorale et de recours sommées de démissionner

25 mai 2021 à 15 03 50 05505
Amadou Tham Camara, président de la commission éthique et déontologie de la FEGUIFOOT
Amadou Tham Camara, président de la commission d’éthique de la FEGUIFOOT

On s’achemine peut-être vers un retour à la case départ dans l’organisation du Congrès de la Fédération Guinéenne de Football (FGF). Quelques jours après le report (à la demande de la FIFA) de l’Assemblée générale élective, qui était prévue le 18 mai 2021, la commission électorale et la commission électorale de recours sont appelées à démissionner.

C’est le président de la commission d’éthique de la FGF qui a fait cette demande dans un courrier adressé aux présidents de ces deux structures. Amadou Tham Camara estime que la démission de ces deux commissions, récusées par l’AS Kaloum, permettra « d’aplanir les divergences actuelles paralysantes et évitera les litiges et recours dont feront inévitablement objet » toutes leurs décisions futures ».

Guineematin.com vous propose ci-dessous le courrier du président de la commission d’éthique :

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Mali : le président et le Premier ministre demis de leurs fonctions

25 mai 2021 à 15 03 22 05225
Assimi Goika, Bah N’Daw et Moctar Ouane

Au lendemain de leur arrestation par des militaires, le président malien et le premier ministre de transition ont été démis, mardi 25 mai, de leurs fonctions par le colonel Assimi Goïta qui les accuse de tentative de « sabotage » de la transition.

« Le processus de transition suivra son cours normal et les élections prévues se tiendront courant 2022 », a également déclaré le colonel Goïta, dans une déclaration lue à la télévision publique par un collaborateur en uniforme.

Le colonel, à la tête des putschistes qui avaient renversé le président élu, Ibrahim Boubacar Keïta, le 18 août 2020, a reproché au président, Bah N’Daw, et au premier ministre, Moctar Ouane, d’avoir formé un gouvernement sans se concerter avec lui, bien qu’il soit chargé de la défense et de la sécurité, domaines cruciaux dans le pays en pleine tourmente.

« Une telle démarche témoigne d’une volonté manifeste du président de la transition et du premier ministre d’aller vers une violation de la charte de transition (…), d’où une intention avérée de sabotage de la transition », a-t-il estimé.
La charte, grandement rédigée par les colonels, est un texte référence de la transition censée ramener des civils au pouvoir.

Le président et le premier ministre maliens ont été arrêtés lundi, quelques heures à peine après avoir formé un nouveau gouvernement. La composition du gouvernement communiquée lundi a, semble-t-il, mécontenté les colonels. Certes, des militaires conservaient des postes-clés, mais deux figures de l’ancienne junte étaient écartées des portefeuilles primordiaux de la défense et de la sécurité.

Assimi Goïta, qui est également vice-président de la transition, a assuré mardi s’être vu « dans l’obligation d’agir » et de « placer hors de leurs prérogatives le président et le premier ministre ainsi que toutes les personnes impliquées dans la situation ».

Source : lemonde.fr

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Mamadou Baadiko Bah : « l’Union africaine est là pour la forme »

25 mai 2021 à 15 03 00 05005
Mamadou Baadiko Bah, président du parti UFD

Comme annoncé précédemment, ce mardi 25 mai 2021 marque le 58ème anniversaire de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), devenue finalement l’Union Africaine (UA). Une occasion pour certains acteurs de la classe politique guinéenne de jeter un regard sur l’action de l’organisation continentale, censée promouvoir l’unité, la souveraineté et le développement du continent. C’est le cas de Mamadou Baadiko Bah, président de l’Union des Forces Démocratiques (UFD) et député à l’Assemblée nationale. Dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, l’opposant guinéen a estimé que l’UA ne répond pas aujourd’hui aux aspirations des peuples africains.

« Aujourd’hui, l’Union africaine est là pour la forme et n’arrive à produire aucun résultat concret. Toutes ses résolutions sont ignorées. On les convient comme étant des vœux pieux et ça ne dérange personne. C’est pourquoi, on dit aujourd’hui que l’UA est un syndicat des chefs d’Etat. En plus, les gens s’en servent pour des leviers de politiques intérieures. Comme la présidence est tournante, n’importe qui s’installe à sa tête, c’est pour faire valoir ça sur son territoire.

Nous avons un bel exemple ici avec le président Alpha Condé qui, durant toute sa mandature à l’Union africaine, n’a fait que se battre avec des tueurs comme Pierre Nkurunziza du Burundi, comme Yaya Jammeh de la Gambie pour que l’Union africaine sorte collectivement du traité de la Cour pénale internationale. Voilà donc, c’est un syndicat des chefs d’Etat qui est là, où chacun cherche à défendre des intérêts égoïstes et non pas les intérêts de toute l’Afrique », a déclaré l’opposant guinéen.

Pour lui, les peuples africains doivent être plus exigeants vis-à-vis de leurs dirigeants. Cela, afin de les contraindre à œuvrer en faveur de l’unité et du développement du continent, tel que souhaité par les pères fondateurs de l’Union africaine. « Il faut que les peuples africains mettent la pression pour exiger de leurs dirigeants qu’ils s’engagent résolument sur le chemin de l’unité africaine et qu’on sorte de ces grandes mèches inutiles de cette bureaucratie incommensurable, et qu’on aille à des actes concrets… Parce que jusqu’à présent, les dirigeants n’ont pas montré une véritable volonté de casser la domination étrangère sur l’Afrique, et c’est le fond du problème », a dit Mamadou Baadiko Bah.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com
Tél : 622 68 00 41

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12 ans déjà ! BÂ Mamadou dans nos Cœurs et nos Convictions

25 mai 2021 à 14 02 51 05515

26 Mai 2009 – 26 Mai 2021, la fondation BÂ Mamadou nous convie à la douzième commémoration du décès de son compagnon et leader bien aimé qu’on avait coutume d’appeler affectueusement le « Doyen BA Mamadou ». Cette Commémoration se fera cette fois-ci encore sans cérémonie, sans regroupement, Coronavirus oblige hélas, mais de Cœur et d’esprit nous la faisons dans la communion et la réflexion sur la vision de l’homme de conception et de l’action pragmatique qu’il fut.

Nous ne devons pas oublier que BÂ Mamadou était avant tout l’écriture, les textes qu’il publiait régulièrement depuis le tout premier « la Guinée peut-elle être redressée ? » du premier avril 1990 Au-delà de la mobilisation des masses, il écrivait, critiquait et proposait mieux.

Notre Constat d’aujourd’hui est que ce qu’il est encore et toujours dans une préoccupante actualité, on le cite : « il faut pouvoir susciter chez le guinéen une attitude mentale lui permettant de reconnaitre les blocages qui existent et de les combattre afin qu’il puisse participer au redressement économique indispensable …, il faut passer de la mentalité de subsistance à la mentalité de développement … »

Dans les pages suivantes de son texte il est beaucoup question de la corruption et de l’impunité, « la corruption résultant du non-respect de la chose publique ; en rappelant que « dans tous ces scandales il n’ya jamais de vrai responsable, jamais de poursuites judiciaires, jamais d’information claire sur les suites données, etc. » Oὺ en sommes-nous toujours ? Si les choses ont bougé c’est par reculade.

Toujours dans cet écrit de 1990 on lit : « un observateur averti avait indiqué que l’Administration à été privatisée par les fonctionnaires guinéens. En effet chaque fonctionnaire considère sa parcelle de pouvoir comme son capital propre qu’il doit faire fructifier à son seul profit. Comme il n’est pas jugé sur l’accomplissement de sa tâche, il n’a aucun souci à se faire ».  Alors oὺ en sommes-nous, toutes tares de plus en plus grandissantes et d’actualité.

Par rapport aux propos quotidiens qu’il tenait, il revenait comme un leitmotiv l’exigence de la concertation, des rencontres et des partages d’opinion, la tenue d’une conférence nationale incontournable pour partir du bon pied dans la transparence et le bon chemin. Ses Vœux et sa vision n’ont pas vu le jour, la Guinée est toujours à la recherche d’elle-même, de son chemin et des « lendemains qui chantent ». Rien. Sur beaucoup de plans la situation est pire que celle d’hier, les maux que le Doyen avait inlassablement dénoncés sont et demeurent.

Nous sommes en 2021, 12ans après sa mort, on nous sort du chapeau un secrétaire permanent au dialogue national, allons donc, bon vent, Alléluia !

La présidente, Hadja Aïssatou BAH

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An 58 de l’UA : Aly Kaba rend un vibrant hommage aux pères fondateurs de l’organisation

25 mai 2021 à 13 01 15 05155
L’honorable Aly Kaba, président du groupe parlementaire du RPG

Ce mardi 25 mai 2021 marque le 58ème anniversaire de la création de l’Union africaine. A cette occasion, le président du groupe parlementaire du RPG Arc-en-ciel à l’Assemblée nationale a rendu un vibrant hommage aux pères fondateurs de l’organisation continentale. Pour l’honorable Aly Kaba, la date du 25 mai 1963 rappelle l’attachement des premiers chefs d’Etat africains à l’unité et à la souveraineté du continent.

« C’est l’occasion de rendre un vibrant hommage aux leaders africains qui ont été les précurseurs et artisans de l’unité du continent dans le but de parler d’une même voix pour la défense d’une communauté de destin en transcendant les clivages et autres divergences internes. Convaincus qu’unie l’Afrique sera forte et inébranlable devant l’envahisseur. C’est pourquoi, le sillon tracé par les nos devanciers : feus Ahmed Sékou Touré, l’empereur Hailé Sélassié 1er, Kwamé Nkrumah, Modibo Keïta, Houphouët Boigny, Maurice Yaméogo, Felix Roland Moumiye, Léopold Sédar Senghor, Hamani Diori, Ahmed Ben Bella, Gamal Abdel Nasser, entre autres, ainsi que les poursuivants et initiateurs de la modernisation de l’OUA en UA en 1999, je veux citer entre autres, Mouammar Kadhafi, Nelson Mandela, etc. doit être suivi », a déclaré le député.

Pour le chef de la majorité parlementaire, les défis actuels de l’Afrique exigent plus d’unité, de solidarité et d’efficacité dans la coopération, l’intégration et le développement du continent. C’est dans ce cadre d’ailleurs qu’il salue l’initiative du chef de l’Etat guinéen, de mettre en place un cadre un dialogue politique et social, en vue d’aplanir les divergences entre les acteurs de la classe politique et se tourner vers le développement socioéconomique du pays.

« Nous nous réjouissons non seulement de la mise en place du cadre permanent de dialogue par son Excellence monsieur le Président de la République, mais également du choix de son premier responsable en la personne d’Elhadj Fodé Bangoura. En effet, nous retenons de l’homme, un cadre discret, expérimenté, suffisamment responsable. Dans la conscience collective, c’est un homme des dossiers qui a servi longtemps et loyalement le feu Général Lansana Conté. Nous pensons qu’il pourra mettre à profit sa longue expérience et sa connaissance du milieu politique guinéen, pour rapprocher les positions et amoindrir les divergences entre les acteurs », a dit ce proche du Pr Alpha Condé.

S’adressant à l’opposition, ce haut cadre du parti au pouvoir demande à ses acteurs d’accepter d’aller autour de la table, seule issue pour favoriser la décrispation de la situation politique du pays. « Je demande aux plus sceptiques, de mettre de côté leurs égos et d’accepter de venir autour de la table, lieu idéal de règlement des différends », a lancé l’honorable Aly Kaba.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com
Tél : 628 08 98 45

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Formation des journalistes en Guinée : Amadou Diallo (BBC) et Mouctar Bah (RFI/AFP) lancent « Passerelle Communication »

25 mai 2021 à 13 01 11 05115

Vous êtes journalistes ou étudiants en journalisme et vous souhaitez approfondir vos connaissances, Passerelle Communication organise à Conakry une session de formation de 10 jours sur le traitement de l’information en périodes de crises et les genres radiophoniques.

Formateurs, deux journalistes chevronnés de renommée internationale : Amadou Diallo Consultant Média, Grand Reporter, ancien correspondant de la BBC, ancien présentateur à BBC Afrique et Mouctar Bah Consultant Media correspondant de RFI et de l’AFP.

La formation sera pratique et payante.

Si vous voulez participer à cette formation

Contacter le 620 79 96 39 ou le 620 11 99 90 Les places sont limitées et une attestation de participation sera donnée aux plus méritants.

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Kankan : un collectif de femmes réclame la libération de Nanfo Diaby

25 mai 2021 à 11 11 36 05365
Déclaration du collectif de femmes pour la libération de Nanfo Diaby

C’est un soutien qui intervient à la veille de la publication du verdict du Tribunal de Première Instance de Kankan dans le procès de Nanfo Ismaël Diaby, attendue ce mercredi 26 mai 2021. Un collectif de femmes a animé un point de presse hier, lundi 24 mai, pour apporter son soutien à l’imam controversé, qui a innové en faisant la prière (salat) dans la langue maninka (N’ko). Ces femmes s’insurgent contre l’arrestation de Nanfo Diaby et exigent sa libération, au nom de la liberté de culte consacrée par les lois guinéennes.

Guineematin.com vous propose ci-dessous la déclaration de ce collectif de femmes :

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L’AFRIQUE DE NOS RÊVES EST POSSIBLE GRÂCE À L’UNITÉ ET LA SOLIDARITÉ

25 mai 2021 à 11 11 03 05035
Son Excellence Mevlüt Çavuşoğlu, Ministre des Affaires Étrangères de la République de Turquie

A l’occasion de la journée de l’Afrique, l’Ambassade de la République de Turquie en République de Guinée, vous propose ci-dessous, le discours de Son Excellence Mevlüt Çavuşoğlu, Ministre des Affaires Étrangères de la République de Turquie.

Je tiens à féliciter de tout cœur tous nos amis africains à l’occasion de la Journée de l’Afrique du 25 mai.

Nous nous souvenons avec reconnaissance que les pays africains se sont réunis sous l’égide de l’Union africaine (UA) le 25 mai 1963, en mettant l’accent sur l’indépendance et la liberté, et ont affiché une conscience commune fondée sur la solidarité et l’unité. L’histoire de la réussite atteinte au cours des décennies suivantes grâce à cet esprit et cette compréhension donne de l’espoir concernant l’avenir brillant du continent.

La Turquie, n’ayant pas de passé colonial et ayant acquis sa pleine indépendance grâce à sa lutte contre les forces d’occupation pendant la Guerre de l’indépendance turque, est l’un des pays saisissant le mieux le sens de cette journée. Nous sommes heureux de partager cette joie commune aujourd’hui, conscients de l’importance de se remémorer la lutte pour l’indépendance des peuples d’Afrique pour la liberté, l’égalité et la justice, et de rappeler les objectifs fondateurs de l’UA.

Notre approche à l’égard des pays africains est totalement en phase avec les principes fondateurs de l’UA et fondée sur un partenariat holistique, inclusif et égalitaire sur la base du respect mutuel et du principe gagnant-gagnant. Nous partageons sincèrement l’esprit de 1963 et l’horizon futur de l’Afrique, et attachons une grande importance à l’Agenda 2063 et aux Objectifs de Développement durable des Nations Unies 2030.

Au cours de notre voyage commun, qui a pris de l’ampleur avec notre adhésion en tant qu’observateur à l’UA en 2005, nous avons fait des progrès significatifs avec le 1èr sommet du partenariat Turquie-Afrique que nous avons accueilli à Istanbul et nous avons été déclarés partenaire stratégique de l’Union en 2008. Suite au 2ème sommet du partenariat Turquie-Afrique tenu à Malabo en 2014, nos liens avec les pays africains se sont renforcés davantage. Nous espérons accueillir le 3ème sommet, qui, selon nous, offrira des opportunités de coopération puissantes et globales pour la coopération entre la Turquie et l’Afrique, dans notre pays en septembre.

Nous continuons à contribuer à la paix et à la stabilité ainsi qu’au développement économique et social de l’Afrique avec nos institutions publiques, nos organisations non gouvernementales et notre secteur privé. L’Initiative pour l’Afrique et nos politiques de Partenariat pour l’Afrique, qui figurent parmi les initiatives essentielles de notre politique étrangère, apportent également une valeur ajoutée à nos relations avec le continent. Nous pouvons constater cet effet constructif dans de nombreux domaines tels que le commerce, l’investissement, la culture, la sécurité, la coopération militaire et le développement et en particulier dans l’approfondissement et le développement de nos relations politiques avec l’Afrique, au cours de la dernière décennie. Nous constatons avec grand plaisir que les pays africains attachent également de l’importance au renforcement de la coopération avec notre pays.

Nous continuons à intégrer la Turquie et l’Afrique dans tous les domaines. Alors que le nombre de nos missions diplomatiques sur le continent n’était que de 12 en 2002, ce nombre est passé à 43 avec l’ouverture de notre ambassade au Togo le mois dernier. Les pays africains ont également augmenté le nombre de leurs ambassades à Ankara qui est passé de 10 en 2008 à 37 actuellement.  La Turquie, qui se classe au 5ème rang en terme de nombre de missions diplomatiques, dans le monde, continue à mettre les questions de l’Afrique à l’ordre du jour au niveau mondial grâce à son large réseau diplomatique, et poursuit sa solidarité et sa coopération avec les pays africains sur les plateformes régionales et internationales.

Nous continuons à développer nos relations commerciales et économiques dans une approche gagnant-gagnant. Malgré les conditions de pandémie, nous avons réussi à maintenir le volume de nos échanges commerciaux à un niveau proche des données de l’année précédente. La valeur totale de nos investissements directs en Afrique a dépassé $ 6 milliards de dollars. Les entrepreneurs turcs contribuent au développement de l’Afrique en réalisant plus de 1.150 projets en Afrique. Nous apprécions l’Accord sur la Zone de libre-échange continentale africaine, qui est considéré comme étant le projet le plus important de l’Agenda 2063. Nous sommes prêts à partager nos expériences et à apporter notre soutien à nos amis africains à cet égard.

L’aide au développement et l’aide humanitaire de la Turquie continuent de contribuer à la création de conditions propices à l’établissement d’une Afrique prospère. L’aide publique au développement fournie par nos institutions publiques en Afrique entre 2005 et 2019 a atteint environ $ 3,5 milliards de dollars. En accord avec les engagements du Programme d’action d’Addis-Abeba, notre aide au développement totale pour 46 pays les moins avancés (PMA), dont 33 pays africains, s’élevait à $ 8,7 milliards de dollars entre 2009 et 2019.

Nous sommes également heureux que les projets de développement durable de l’Agence turque de coopération et de coordination (TIKA), dont le nombre de bureaux de représentation a atteint 22 en Afrique et dont l’aide publique au développement bilatérale pour le continent a dépassé $ 500 millions de dollars entre 2005 et 2020, aient été adoptés sur tout le continent. La Fondation Maarif de Turquie a fourni des services d’éducation à plus de 14 milles d’étudiants avec 144 écoles et 16 résidences dans toute l’Afrique. Le nombre des étudiants africains ayant obtenu un diplôme du programme de « Bourses d’études Türkiye » a dépassé les 15.000. La compagnie Turkish Airlines qui a l’honneur d’être la seule compagnie étrangère turque qui desserve le plus grand nombre de destinations – dont 60 en Afrique – continue de contribuer à la rencontre de l’Afrique avec le monde.

Nous n’avons pas abandonné nos amis africains pendant la pandémie de COVID-19. Dans le cadre de la pandémie, nous avons fourni des dons de matériel médical, des dons en espèces ou une aide sous forme de permission pour l’exportation et l’achat de fournitures médicales à 44 pays africains. La valeur approximative de l’aide matérielle en nature que nous avons apportée à la région a atteint $ 12 millions de dollars, et le montant de notre aide financière a atteint $ 6 millions de dollars.

Le travail de la Turquie pour le développement d’un vaccin contre le COVID-19 se poursuit également. Nous sommes déterminés à achever nos études sur le vaccin à l’automne prochain et à le mettre au service de toute l’humanité, et en particulier des pays africains.

Le thème « Faire taire les armes : créer des conditions favorables au développement de l’Afrique et intensifier la lutte contre la pandémie de Covid-19 » des célébrations de la Journée de l’Afrique, qui se dérouleront en ligne cette année en raison de la pandémie est en grande concordance avec la politique étrangère humanitaire et entreprenante de la Turquie. Préconisant la résolution à l’amiable des conflits par le dialogue et la diplomatie et menant des activités de médiation lorsque cela est nécessaire, notre pays soutient fermement l’objectif de « faire taire les armes ». Outre son rôle de médiation et de facilitation dans différentes régions du monde, la Turquie copréside également les « groupes des amis de la médiation » formés au sein de l’ONU, de l’OSCE et de l’OCI. Nous sommes convaincus que nos efforts conjoints avec l’UA, l’un des membres du Groupe des amis de la médiation au sein de l’ONU, contribueront à la sécurité et à la stabilité en Afrique.

Avec ses démarches innovantes, la Turquie façonne non seulement la diplomatie d’aujourd’hui mais également celle de demain. En 2019, nous avions lancé l’initiative de diplomatie numérique en tirant parti du pouvoir transformateur de la technologie. Nous considérons également que l’accent mis récemment par l’Afrique sur la numérisation au service du développement durable est tout à fait approprié. Dans ce contexte, nous avons observé avec plaisir que la transformation numérique est recommandée pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 et assurer une reprise économique durable en dépit du COVID-19, dans le rapport « Dynamiques de développement de l’Afrique : Transformation numérique pour des emplois de qualité » publié par l’UA cette année. Nous sommes prêts à travailler avec nos amis africains dans le domaine de la transformation numérique.

Nous continuerons d’être dans l’unité et la solidarité avec les pays africains et l’UA, avec la force et l’inspiration que nous tirons de nos relations historiques, culturelles et humaines avec l’Afrique.

A cette occasion, je vous souhaite chaleureusement une bonne Journée de l’Afrique.

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58 ans de l’Union africaine : « le PDG-RDA déplore la ruée, le cirque ambulant et répétitif de certains chefs d’Etat »

25 mai 2021 à 9 09 23 05235
Mohamed Touré, secrétaire général du PDG-RDA

A l’occasion de la célébration du 58ème anniversaire de la création de l’Union africaine, le PDG-RDA a publié une déclaration ce mardi, 25 mai 2021. Le parti de Sékou Touré, premier président de la République de Guinée a rendu hommage aux chefs d’Etat qui se sont donné la main pour mettre en place une organisation censée unir les africains et défendre les intérêts du continent.

Par contre, la formation politique dénonce les agissements de certains dirigeants actuels du continent, notamment ceux qui ont pris part au dernier sommet de Paris sur le financement des économies africaines, ébranlées par la pandémie de Covid-19. Le PDG-RDA appelle l’Afrique « s’unir pour contrer la décadence civilisationnelle de l’Europe et d’autres parties du monde incompatible avec son développement ».

Guineematin.com vous propose de lire ci-dessous sa déclaration :

CELEBRATION DU 25 MAI 2021 (25 Mai 1963-25Mai 2021) 58ème ANNIVERSAIRE DE L’UNITE AFRICAINE U.A)

Déclaration

La Célébration en Guinée comme partout ailleurs en Afrique du 58ème Anniversaire de la création de l’O.U.A. est un devoir continental de Mémoire. 58 ans, c’est seulement 2 ans de moins que la durée de la colonisation de la Guinée par la France pendant 60 ans.

L’expérience guinéenne de la lutte politique et syndicale à l’échelle continentale ne date pas du 25 Mai 1963 ; on peut se souvenir en effet que Ahmed Sékou Touré premier responsable syndical des Postes et Télécommunication en Guinée en 1945, fut élu premier Secrétaire Général de l’UGTAN (Union Générale des Travailleurs d’Afrique Noire) dès sa création à Cotonou en 1957, soit un (1) an avant la proclamation de l’indépendance de la République de Guinée le 02 Octobre 1958.

La CNTG (Confédération Nationale des Travailleurs de Guinée), fruit de la prise de conscience des travailleurs de Guinée face à l’exploitation coloniale, embrassait tous les domaines de la vie nationale, Africaine et internationale et dont la compétence était reconnue à l’échelle continentale, avait présidé aux destinées de l’OUSA(Organisation de l’Unité Syndicale Africaine) dès sa création, pour engager une lutte sans merci contre le colonialisme pour la reconnaissance des droits légitimes des travailleurs africains.

La Lutte multiforme du PDG-RDA au plan continental ne s’est pas limitée seulement à la défense du prolétariat africain, elle a aussi également embrassé tous les domaines de la lutte sociale. Nous rappelons que c’est une guinéenne qui fut la présidente de la panafricaine des femmes à sa création en Août 1962 et cela jusqu’au 3 avril 1984, date du coup d’Etat militaire qui a plongé notre pays dans la désolation. Notre jeunesse, la JRDA, bénéficiant du soutien et de l’encadrement constant de son parti, a elle aussi contribué à la vivacité de la panafricaine de la jeunesse en 1985.

Le PDG-RDA, parti de la Révolution Démocratique Africaine a bel et bien démontré que ce qui était bon pour la République de Guinée était aussi bon incontestablement pour l’Afrique et pour tous les pays épris de paix et de justice sociale. Nous n’en citons pour preuve que la grandiose participation de notre pays à l’animation des objectifs de l’O.U.A. par les exemples que nous venons de citer et par le fait qu’une guinéenne a présidé le Conseil de Sécurité des Nations Unies.

Ouvrant la brèche fatale dans le système colonial français par le vote massif du ‘’NON’’ le 28 Septembre 1958, la jeune République écrivait dans sa première constitution une volonté affichée d’abandon d’une parcelle de sa souveraineté au profit d’un ensemble africain plus large et plus prospère. L’Union Guinée-Ghana-Mali en est une preuve éloquente. Cette Union marquait le premier pas du groupe dit de Casablanca, invitant les pays africains à fonder une union continentale pour la construction d’une Afrique unie et prospère.

Nul n’ignore le rôle éminemment fondamental joué par le Camarade Président Ahmed Sékou Touré, qui avec une diplomatie aiguisée et rangée, est parvenu à convaincre les chefs d’Etats africains, aboutissant ainsi à la création de l’O.U.A. (Organisation de l’Unité Africaine) le 25 Mai 1963 à Addis-Abeba aujourd’hui devenue U.A. Ahmed Sékou Touré, kwamé Nkrumah, Modibo Keita, Gamal Abdel Nasser, Ahmed Ben Bella, l’Empereur Aillé Sélassié, Jomo Kenyatta, le Roi Mohamed V pour ne citer que ceux-là parmi bien d’autres en sont les pères fondateurs.

L’O.U.A. à cette époque comprenait seulement quelques membres, car la lutte de libération de tous les pays africains colonisés n’était pas encore finie. L’un des objectifs principaux de l’O.U.A. était donc celui de la décolonisation par le soutien et le renforcement de la lutte multiforme à tous les niveaux y compris celle militaire par laquelle bien d’autres pays africains étaient obligés de mener pour se soustraire du joug colonial.

Dans cette lutte la jeune République de Guinée s’était engagée à fond, elle avait préparé déjà une bataille diplomatique internationale et avait acquis le consentement, la collaboration et la participation sur tous les continents des peuples épris de paix et de justice.

Transcendant ainsi les difficultés de son édification économique, elle a reçu ici sur son territoire et a entraîné les combattants de tous les pays en lutte contre le colonialisme ; elle a offert des armes, financé et envoyé partout son armée révolutionnaire pour lutter arme à la main au prix du sang. A travers des milliers de cadres et de soldats guinéens pour la libération de l’Afrique, la Guinée n’a eu de cesse qu’après l’admission de tous les pays africains libres au sein de l’O.U.A.

Des cadres guinéens de toutes les spécialités ont été envoyés sur demande à tous les pays libérés qui en avaient sollicité pour se relever des pertes économiques et humaines dues à la guerre impitoyable dont leur avait soumise le colonialisme moribond. Au coup d’Etat du 3 avril 1984, seul le conflit armé du Maroc avec le Sahara occidental perdurait encore. La lutte pour la stabilité et l’unité de chaque pays africain a toujours été la préoccupation de la jeune République de Guinée.

Pour se soustraire de toute velléité d’annihilation de sa liberté et de celle des autres pays africains, la République de Guinée a été membre fondateur du mouvement des pays non-alignés dont il a amplifié toutes les activités au maximum ouvrant la voie aux autres pays africains pour une coopération tout azimut avec tous les pays du monde, brisant de ce fait le lien ombilical sciemment entretenu par les anciennes puissances coloniales pour faire prospérer leur entreprise néocolonialiste de l’Afrique.

Défiant et opposant une résistance éclairée et responsable à toutes les machinations savamment fabriquées par la France-Afrique, le peuple révolutionnaire de Guinée a toujours aidé les peuples au sein de l’O.U.A. à renforcer les organisations régionales, à ne compter que sur ses propres forces et sur l’aide précieuse et inconditionnelle des pays épris de paix et de justice.

Le PDG-RDA déplore la ruée, le cirque ambulant et répétitif de certains chefs d’Etat africains de pays anciennement colonisés par la France à la dernière réunion du Groupe France-Afrique. Nous n’oublions pas l’agression du 22 Novembre 1970 orchestrée par les puissances étrangères de la France, de l’Allemagne, du Portugal et même des Etats-Unis contre la Guinée ; encore moins La destruction de l’Etat libyen récemment par les mêmes officines associées à d’autres d’ailleurs ; le déclenchement des rebellions armées à travers l’Afrique qui ne sont pas le souhait et l’œuvre des peuples qui en souffrent, c’est l’œuvre du néocolonialisme international dont la France est l’un des acteurs les plus criminellement impliqués. Les forces vives de l’Afrique se noient dans la Méditerranée aux portes de la France et de l’Europe.

Israël qui dans la recherche effrénée d’un espace vital couvre d’un déluge de feu le peuple agressé de la Palestine sous l’œil froid et complice de l’Europe et des Etats-Unis. Le droit de se défendre contre l’occupation de Jérusalem, de la bande de Gaza et d’autres territoires colonisés leur est refusé alors qu’on le reconnaît et on le soutien pour Israël.

La résistance radicalisée du Hamas est déclarée terroriste ; devant le soutien des peuples arabes au peuple palestinien, l’impérialisme mondial dont les yeux sont rivés sur le pétrole arabe, arme et surarme Israël. Aucune résolution du conseil de sécurité pour une paix durable ne passe, cette guerre qui dure depuis la fin de la seconde (2ème) guerre mondiale a fait des millions de morts innocentes.

En Afrique, depuis les années 60 après l’accession précipitée des anciennes colonies à l’indépendance, dans combien de pays n’y a-t-il pas eu de coups d’Etat ou de troubles sociopolitiques meurtrières ou de politique de développement économique compromises ? Que de gouvernements fantoches qui rampent à leurs pieds ?

Le sort de la Palestine n’est-il pas comparable à celui des pays africains ; ici et là c’est la conquête des énergies formidables et des matières premières. L’Europe et l’Amérique ont combattu Hitler mais ils font aujourd’hui pire que lui à travers le monde. L’Afrique doit s’unir pour contrer la décadence civilisationnelle de l’Europe et d’autres parties du monde incompatible avec son développement. L’Afrique est le berceau de l’humanité qui recèle toujours des valeurs de régénérescence de l’humanité.

Le PDG-RDA salue donc et encourage les efforts du Parti Révolutionnaire des peuples Africains de Kwame Ture aux Etats-Unis. Sa lutte pour l’égalité raciale aux Etats-Unis a un écho africain favorable et identique en Guinée où elle trouvera toujours une solidarité indéfectible et fraternelle. L’injustice, grande comme un volcan, peut être éteinte par une goutte d’eau contenant la verge car Dieu aime la vérité et flétrie le mensonge.

Par les services du néocolonialisme, le FMI et la Banque Mondiale ont imposé un système de gouvernance aux pays africains dont principalement la Guinée, par des projets d’ajustements structurels qui ont détruit tous les acquis économiques de notre pays, par la liquidation des infrastructures économiques à partir de 1986.

Les manœuvres de la France-Afrique continuent d’endeuiller les économies africaines qui subissent la cherté année après année sans aucun moyen de se relever et ce, malgré la dénonciation on le sait de l’actuel Président français lors de ses premières sorties de prises de contacts avec certains chefs d’Etats africains ; rien n’en fut puis que les mêmes manœuvres continuent à produire les mêmes effets encore et encore. Pour preuve la dernière réunion convoquée en France de 21 chefs d’Etats africains et de délégations est illustrative.

En cette journée de la Célébration du 58ème anniversaire de l’O.U.A., le PDG-RDA, Parti Révolutionnaire de Guinée du Rassemblement Démocratique Africain rassure les peuples africains de rester fidèle à sa doctrine politique, a ses engagements de toujours lutter pour la justice et l’égalité des peuples opprimés, de rester fidèle au panafricanisme en partageant la lutte et le soucis d’indépendance, de souveraineté et de développement légitime où que ce soit sur le continent africain.

Le PDG-RDA, section du Rassemblement Démocratique Africain rassure les peuples épris de paix et de justice dans le monde, d’appliquer toujours une politique éclairée de neutralisme positif et de ne jamais prêter le flanc à la corruption internationale.

Le PDG-RDA suit avec une attention particulière les événements politiques au Mali, encourage les changements prometteurs intervenus dans la vie politico-administrative du pays et rassure le parti SADI (solidarité Africaine pour la démocratie et l’indépendance) du Panafricaniste leader le Camarade Oumar Mariko, de son indéfectible attachement pour le salut de l’Union pour la Révolution Démocratique Africaine ‘’URDA’’.

Le PDG-RDA, parti de la Révolution Démocratique Africaine soucieux de garder sa place d’avant-garde dans la lutte légitime des peuples africains pour la paix et le bonheur rend solennellement hommage aux pères fondateurs de l’O.U.A.

Le PDG-RDA interpelle tous les chefs d’état d’Afrique sur la situation de son Secrétaire général le camarade Mohamed Toure, fils et digne continuateur de l’œuvre combien immortelle du Président Ahmed Sékou Toure, détenu avec son épouse Denis Cross Touré aux Etats-Unis d’Amérique.

Nous invitons tous et chacun à réfléchir sur cette citation tirée d’un discours historique du Président Ahmed Sékou Toure « dans la vie des nations et des peuples, il y a des instants décisifs de leur destin autour desquels s’édifient des légendes qui s’inscrivent en Lettre d’or au registre de l’ histoire, marquant de manière particulière au graphique de la difficile évolution humaine, des points culminants, des sommets qui expriment autant de victoires de l’homme sur lui-même, autant de conquêtes de la société sur le milieu naturel qui l’entoure.» fin de citation.

A l’occasion du 58ème anniversaire de l’O.U.A., ensemble, main dans la main luttons jusqu’à la victoire finale.

Prêt pour la Révolution !

Camarade Mohamed Touré

Secrétaire Général du PDG-RDA

P/O Honorable Oyé Beavogui

Secrétaire Général par Intérim.

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Cadre de dialogue : le parcours qui incite à l’optimisme avec Fodé Bangoura

25 mai 2021 à 9 09 20 05205
Elhadj Fodé Bangoura, président du PUP

Contrairement à quelques préjugés défavorables avec lesquels certains ont accueilli le choix du président Alpha Condé de confier le très stratégique dialogue politique et social à Fodé Bangoura, l’homme a un parcours duquel émergent des atouts indéniables. C’est dire que ce n’est pas nécessairement la personnalité devant piloter le prochain dialogue qui pose problème. Les stéréotypes et autres raccourcis subjectifs sont davantage en cause.

Sa connaissance du pays et de sa sociologie

Le premier atout de Fodé Bangoura par rapport à la mission qui vient de lui être confiée, c’est sa grande connaissance du pays. Et pour qui connaît la complexité du débat dans ce pays du fait de certaines susceptibilités, c’est un véritable avantage de connaître la société et les hommes quand on s’apprête à gérer un dialogue qui ne s’annonce pas facile. Et le leader du PUP qui est né à Koba (Boffa) et s’est formé en Guinée, a la chance de maîtriser l’environnement local. D’autant que l’homme a une spécialité en Géographie. En effet, en 1970, après avoir décroché son baccalauréat complet en série Techniques Economiques (STE), il est inscrit aussitôt à l’institut polytechnique de Gamal Abdel Nasser de Conakry au département de géographie qui le verra dérocher, en 1975, son diplôme d’Etudes supérieures (DES) Option : Géographie-Cartographie. Par ailleurs titulaire d’un diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS Paris VI), il renforce sa connaissance du pays à travers les nombreuses recherches qu’il a menées et qui ont débouché sur la production de quelques publications dont ‘’Le Document sur la socio-économie de la Guinée Forestière (Guéckédou et Lola)’’, en 1986, ‘’Structure agraire et problème foncier dans la Communauté rurale de développement (CRD) de Koba’’ en 1988 ou encore ‘’Le foncier en République de Guinée’’ en 1988.

Son expérience réussie au sommet de l’Etat

Fodé Bangoura, c’est aussi et surtout une longue expérience au sein de l’administration guinéenne et à des postes stratégiques. Après un passage à la tête du département de Géographie à l’université de Conakry pour la période 1986-1991, il est nommé en mars de cette année au poste de chef de cabinet au secrétariat d’Etat au Tourisme et à l’Hôtellerie. Et c’est le début d’une longue carrière qui devait culminer entre 1997 et 2006 par les postes de secrétaire général, puis de ministre Secrétaire général de la Présidence de la République. Discret mais efficace, diplomate mais loyal, on dit de lui qu’il a le sens de l’Etat. Ainsi, il a su faire montre de lucidité et de dignité au-delà des vicissitudes de l’histoire. Pondéré dans ses sorties médiatiques, il a gardé des liens solides avec tous les bords politiques. Enfin, son expérience au plus haut niveau de l’administration lui servira particulièrement d’atout dans la mesure où elle lui confère la légitimité de parler avec tout le monde sans gêne, ni complexe.  

Un homme transversal qui peut tutoyer toutes les obédiences et tendances

Enfin, personne ne saurait reprocher à Fodé Bangoura de s’être mêlé de près ou de loin au débat sur l’ethnocentrisme en Guinée. Se méfiant des excès, il a aussi bien dans sa carrière administrative que dans la bataille politique, su rester au-dessus de la mêlée. Jamais un mot de trop ou de travers. Il est de ce fait un arbitre naturel entre toutes les obédiences politiques et sociales et les tendances en leur sein. Symbolisant la région de Basse Guinée, terre d’hospitalité et de rencontres, Fodé Bangoura a donc tous les atouts pour surprendre les sceptiques. On devrait donc le juger aux actes.

Mohamed Keita

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Arrestation du président et du Premier ministre du Mali : la CEDEAO et l’UA haussent le ton

25 mai 2021 à 8 08 30 05305

« Un acte d’une gravité extrême ». C’est ainsi que la CEDEAO et l’Union africaine qualifient l’arrestation du président de la transition au Mali, son Premier ministre, et plusieurs de ses collaborateurs. Dans un communiqué publié la nuit dernière, le président de la Commission de la CEDEAO et son homologue de l’UA ont exigé la libération de toutes les personnes arrêtées et le retour de l’armée dans les casernes.

Guineematin.com vous propose ci-dessous leur communiqué conjoint :

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