Conakry : l’AAEA lance son projet « assainissement inclusif à l’échelle des villes africaines SAO-CWIS »

19 mai 2021 à 21 09 13 05135

L’Association Africaine de l’Eau et d’Assainissement (AAEA), en partenariat avec la Société des Eaux de Guinée (SEG), a procédé ce mercredi, 19 mai 2021, au lancement de son projet dénommé « Renforcement des capacités en assainissement inclusif à l’échelle des villes africaines SAO-CWIS ». Le coup d’envoi de ce projet a connu la présence des Maires des 5 communes de Conakry, du Directeur Générale de la SEG, des Experts venus du Sénégal et du Burkina Faso et les Représentants des villes de Guinée concernées, Kindia, Labé et Kankan, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’Association Africaine de l’Eau et d’Assainissement (AAEA) est une organisation qui œuvre pour le rayonnement de la qualité de l’Assainissement, la production et de la distribution d’eau potable en Afrique. Actuellement, cette organisation pilote un projet financé à hauteur de 3 500 000 dollars financé par la Fondation Bill et Melinda Gates et par l’USAID. Et, c’est ce projet, déjà implanté dans 45 pays à travers le continent, qui vient d’être lancé ce mercredi en Guinée.

Dans ce pays, ce projet devrait toucher la zone spéciale de Conakry et les villes de Kankan, Labé et Kindia. D’ailleurs, ce projet arrive en Guinée à un moment ou le pays se trouve dans un besoin urgent de service de qualité dans le traitement de l’eau et de l’assainissement. C’est pourquoi, dans son discours de circonstance, Mamadou Diouldé Diallo, le secrétaire général du ministère de l’Hydraulique, a promis que la Guinée mettra tout en œuvre pour la réussite de ce projet.

Mamadou Diouldé Diallo, secrétaire général du ministère de l’Hydraulique

« C’est avec un grand plaisir que nous recevons dans le cadre du lancement du projet association africaine de l’eau et assainissement à l’échelle de la ville, ces éminentes personnalités ici. L’accès au service d’assainissement est l’un des défis majeurs pour la majorité des pays africains, notamment la Guinée. La qualité et la couverture des services par des opérateurs d’assainissement sont parfois en inadéquation en raison de plusieurs facteurs, notamment le manque de ressources financières pour les investissements majeurs. L’Assainissement inclusif à l’échelle des villes dont il est question dans ce projet permettra aux villes implantées notamment, la ville de Conakry, de Kindia, de Labé et de Kankan, de bénéficier des services d’assainissement parfaitement adéquats. Nous tenons, une fois de plus, à travers nos illustres invités de l’AAEA ici présents, à remercier cette association et ses partenaires techniques et financiers pour le choix porté sur les 4 villes de la République de Guinée. Et, nous leur rassurons de notre disponibilité à accompagner la mise en œuvre de cet important projet », a dit Mamadou Diouldé Diallo, avant de déclaré ouvert l’atelier de lancement des travaux de ce projet.

De son côté, Dr Mbaye Mbéguéré, Coordinateur senior des programmes d’assainissement de l’AAEA en charge du programme SAO-CWIS, a donné les raisons qui ont conduit à intégrer la Guinée dans ce projet.

Dr Mbaye Mbéguéré, Coordinateur senior des programmes d’assainissement de l’AAEA en charge du programme SAO-CWIS

« La Guinée, par la société des eaux de Guinée, est un des acteurs majeurs de l’AAEA. La SEG fait partie des membres fondateurs de l’AAE et fait partie des membres les plus actifs qui animent régulièrement les congrès et les conseils scientifiques organisés par notre association. C’est pour dire simplement que lorsqu’une opportunité aussi importante que l’amélioration de l’assainissement se présente, on ne peut pas laisser la Guinée en rate. Il faut dire que, comme les autres pays, l’assainissement est en besoin urgent au niveau de la Guinée. On se rend compte également que les autorités du pays ont mis l’assainissement au cœur de leur priorité. Ce qui explique que la Guinée soit une des cibles majeures de l’AAEA. Et, l’objectif est d’accompagner les sociétés d’eau et d’assainissement ainsi que les municipalités en charge de l’eau et l’assainissement en Afrique », a indiqué Dr Mbaye Mbéguéré.

Présent au lancement de ce projet, le maire de la commune de Ratoma a profité de l’occasion pour demander aux guinéens d’utiliser rationnellement l’eau dans les ménages.

Issa Soumah, maire de la commune de Ratoma

« C’est quelque chose qui est intéressant parce que ça concerne la Guinée et les guinéens. Quand on parle de problèmes d’assainissement, quand on parle de problèmes d’eau, ça doit intéresser tout le monde. C’est la raison pour laquelle j’ai été motivé à venir assister à l’atelier pour savoir de quoi il s’agit exactement. Ce que nous pouvons faire, c’est de demander aux populations d’utiliser l’eau rationnellement. Parce qu’on a toutes les possibilités que Dieu nous a offertes, mais nous n’avons pas les moyens pour réagir conséquemment. Si on entretient bien notre environnement, on pourra même vendre de l’eau aux autres pays qui sont à côté », a laissé entendre Issa Soumah.

De son côté, Ousmane Diallo, le président de l’Association des Vidangeurs de Guinée, a salué l’association d’opérateurs privés aux travaux de lancement de ce projet.

Diallo Ousmane, président de l’Association des Vidangeurs de Guinée

« Je pense que l’atelier là au niveau du renforcement des capacités pour l’assainissement est un très bon début pour nous opérateurs privés que nous sommes. Parce que nous occupons le maillons premier de la chaîne des valeurs de l’assainissement et autonome. Nous sommes quasiment l’ami de tous les ménages. Donc, c’est nous qui déployons tout ce qui est camion Vidangeur dans les ménages qui ont certainement des fosses septiques. Nous sommes vraiment concernés par cet atelier, » a-t-il conclu.

Mohamed Guéasso DORÉ pour Guineematin.com

Tel: +224 622 07 93 59

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Sanctions réclamées contre 25 personnalités guinéennes : la réponse vigoureuse des députés du RPG-AEC

19 mai 2021 à 20 08 04 05045
Honorable Aly Kaba, président du Groupe parlementaire du RPG Arc-en-ciel

Dans une déclaration publiée ce mercredi, 19 mai 2021, le Président du groupe parlementaire RPG Arc-en-ciel, au nom de sa famille politique, a vigoureusement réagi à la publication de la liste de 25 personnalités guinéennes déposée par des eurodéputés auprès de l’Union européenne, appelant à des sanctions contre elles. L’honorable Aly Kaba a notamment déploré la « légèreté » de ceux qui ont élaboré cette liste, tout en les appelant à venir en Guinée pour connaître la vérité.

Guineematin.com vous propose ci-dessous l’intégralité de la déclaration :

Contrairement à toutes les spéculations qui circulent et foisonnent les réseaux sociaux, relatives à une sanction de l’UE contre des hauts responsables Guinéens, il est important de signaler qu’il s’agit d’une initiative émanant de 32 Eurodéputés qui ont pris position sans pour autant s’enquérir des réalités auprès des autorités Guinéennes compétentes en la matière pour demander auprès du Haut représentant de l’union Européenne de prendre des sanctions contre notre pays. 

Mais comme des personnes sont  désireuses de transformer les réalités auxquelles elles s’agrippent de façon passionnée en oubliant que les faits sont têtus et que les jugements doivent être basés sur des preuves, arguent des accusations sans fondement sur des autorités Guinéennes sans pouvoir déterminer les critères qui les ont permis d’établir cette liste, ni les faits précis.  Ce qu’on peut valablement qualifier de sentence sans jugement.

Il est une évidence que 32 Députés sur 700, à peine 4%, est un chiffre éloquent pour prouver le caractère insignifiant et la légèreté de ceux qui prétendent parler au nom de l’institution Européenne dans son ensemble. Ensuite, la liste transmise pour des fins de sanctions n’a fait ni l’objet de vote consensuel, ni agrément de l’institution pour pouvoir parler de sanction…

Je  rappelle que les acquis Démocratiques en Guinée, sous la Gouvernance du Professeur Alpha CONDÉ, ne souffrent d’aucune ambiguïté.  La liberté d’expression est consacrée et respectée, malgré les abus constants dont certains acteurs en font  quotidiennement.  Les droits de l’homme sont  respectés et toutes institutions Républicaines existent et fonctionnent correctement. 

La Majorité Présidentielle invite donc les auteurs de cette liste, ainsi que toute autre personne ou institution  désireuse de connaître la vérité, à se rendre en Guinée pour recueillir et recouper les informations réelles, nécessaires à corroborer les allégations qu’elles voudront faire valoir, car, il est une certitude pour nous, de la Majorité Présidentielle, que les informations ayant abouti à l’élaboration de cette fameuse liste, ne proviennent que de la volonté des personnes dont l’unique objectif (Sur la base de relations informelles), est d’entraver la bonne marche Démocratique de notre pays, sous le leadership éclairé de son Excellence Mr le Président de la République le Pr Alpha CONDÉ, en caricaturant notre Pays et ses Institutions pour des fins de conquête du pouvoir d’État, que le vaillant et souverain Peuple de Guinée, dans sa large majorité a mis en place à travers une élection libre, transparente et démocratique le 18 Octobre 2020.

Nul ne nous empêchera  de continuer sur la trajectoire empruntée pour l’émergence de la Guinée.

Que Dieu bénisse la Guinée et les Guinéens.

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Absence de la Guinée au sommet de Paris : « c’est un camouflet pour les autorités guinéennes »

19 mai 2021 à 19 07 29 05295
Bah Oury, président de l’UDRG

Que retenir du sommet de Paris sur le financement des économies africaines impactées par la Covid-19 ? Quels peuvent être les impacts de la non-participation de la Guinée à cette rencontre ? Ce sont entre autres les questions auxquelles l’opposant guinéen, Bah Oury, a répondu dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, ce mercredi 19 mai 2021. Selon le président de l’Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée (UDRG), l’absence de la Guinée à ce rendez-vous fait perdre au pays des opportunités de financement qui pouvaient lui permettre de booster son économie.

Décryptage !

Guineematin.com : le sommet sur la relance des économies africaines, fortement ébranlées par la pandémie de Covid-19, s’est tenu hier à Paris, en présence d’une trentaine de chefs d’Etat africains. Même s’il n’y a eu aucun engagement ferme, les participants ont promis de poursuivre les discussions autour des droits de tirage spéciaux (DTS). Concrètement, de quoi s’agit-il au juste ?

Bah Oury : c’est une procédure, avec l’accord du Fonds monétaire international, qui permet à un pays d’avoir des ressources additionnelles pour son financement. Vous savez que très souvent, soit c’est la dette, soit c’est la mobilisation des ressources intérieures. Et la question des DTS permet d’avoir, de manière substantielle, des ressources financières disponibles pour aider les pays en difficulté, notamment les pays africains. C’est ça l’idée de fond.

Maintenant, l’objectif qui est fixé, c’est d’atteindre les 100 milliards de dollars et ce n’est pas encore acquis. Ce qui est plus ou moins certain, c’est qu’il y a la possibilité d’avoir les 33 milliards de dollars. Pour le reste, la différence, il faudrait l’accord de certains pays qui ont des quotas relativement importants en DTS et qui pourraient, avec leur assentiment et leur accord, utiliser leurs parts pour contribuer à financer la politique de relance des économies post-Covid des pays africains.

Guineematin.com : justement, Emmanuel Macron a déjà promis que son pays va céder sa part en DTS à l’Afrique et il compte convaincre les autres pays riches à en faire autant. Pensez-vous que cette démarche du président français peut aboutir ?

Bah Oury : si vous regardez à l’heure actuelle le monde, les changements des paradigmes en ce qui concerne la gouvernance sont très perceptibles. Le président Biden, à près de près de 1900 milliards de dollars, est en train d’engager un plan de relance extrêmement important du côté des Etats-Unis. Et donc, la politique libérale qui avait prévalu jusqu’à présent, qui est très restrictive en ce qui concerne ses démarches de type keynésien, est en train d’être battue en brèche, parce que l’Etat reprend disons un poids politique et un poids économique et financier très important. Je pense que les mentalités sont  en train d’évoluer.

Et il n’est pas exclu qu’avec la réunion qui pourrait se tenir avec les pays du G20, que cette question d’autorisation d’utilisation des tirages spéciaux de la part de certains pays financièrement plus solides soit un point qui pourrait être à l’ordre du jour. Je pense que le Président Macron va continuer à aller dans ce sens-là. Il a rencontré les principaux pays qui sollicitent cette aide, ensuite, il se fera l’Ambassadeur de ces pays vis-à-vis des autres puissances économiquement fortes du monde pour obtenir la possibilité que le Fonds monétaire international, avec son conseil d’administration, autorise la possibilité d’accroître les droits de tirages spéciaux et de permettre à certains pays d’utiliser leur quote-part pour reverser dans le palier de l’aide aux pays à faible revenu.

Guineematin.com : selon vous, comment devrait se faire la répartition de ces montants et en quoi serviraient-ils ?

Bah Oury : ces montants vont servir pratiquement à régler la question des investissements, à relancer les économies qui sont fragilisées, à lutter contre la pauvreté. Je pense que ça va être dans la même logique que la politique qui a été mise en avant à un moment donné en ce qui concerne l’effacement de la dette à travers l’initiative des pays très endettés. Et donc, il y aura des conditionnalités, des procédures qui pourront permettre à des pays d’être éligibles ou pas. Donc les critères de bonne gouvernance, les critères de ciblage des financements, etc. Je suis sûr que toutes ces questions seront à l’ordre du jour de manière bilatérale ou de manière plus approfondie au niveau de certains experts pour fixer la ligne qu’il faudrait mettre en avant pour l’utilisation opérationnelle de ces mesures des droits de tirages spéciaux.

Guineematin.com : la Guinée n’a pas pris part à ce rendez-vous, parce que n’ayant pas été invitée par les organisateurs. Est-ce qu’il y a tout de même une chance que le pays puisse bénéficier des retombées de ce sommet ?

Bah Oury : vous savez, la Guinée est en train d’accuser beaucoup de déboires sur la scène internationale. Nous avons été disqualifiés en tant qu’Etat par rapport au projet américain du Millénium Challenge du fait du non-respect des questions relatives à la gouvernance et au respect des droits de l’homme. C’est une perte sèche d’une possibilité de financement de près de 500 millions de dollars que nous avons enregistrée. Nous avons vu que les apports aussi bien du Fonds monétaire et la Banque mondiale pour certains pays.

Par exemple, le Ghana avait bénéficié de près de 1 milliard 100 millions de dollars pour la lutte contre les effets du Covid-19, alors que nous, je ne pense pas que le montant qu’on a obtenu ait été relativement substantiel. Donc la question de la Guinée, elle est intrinsèque à notre situation interne. La mauvaise gouvernance, l’incapacité de promouvoir les intérêts du pays font que nous sommes toujours en retard ou très souvent absents de là où les choses essentielles se dessinent.

Guineematin.com : avec son absence à cette rencontre, qu’est-ce que la Guinée perd concrètement ?

Bah Oury : la Guinée perd des opportunités de financement. La Guinée perd en image. Le fait même que le Président Alpha Condé ne soit pas invité, c’est aussi dans une large mesure, sur le plan diplomatique, un camouflet pour les autorités guinéennes. Là où les choses importantes du monde se dessinent et que vous soyez absent en plus que vous ne soyez même pas invité, cela veut dire que l’isolement relatif de notre pays sur la scène internationale est une réalité aujourd’hui.

Guineematin.com : contrairement à ce que vous dites, les proches du pouvoir eux, brandissent l’argument de la souveraineté de notre pays. Ne pensez pas qu’ils ont raison quelque part ?

Bah Oury : souveraineté, souveraineté, souveraineté, ce sont des choses que nous clamons à gauche et à droite lorsqu’on n’a rien d’autre à dire. Mais, ça c’est une perte de crédibilité, une perte d’image qui affecte la Guinée. On entend très souvent les autorités actuelles se glorifier d’avoir financé par leurs propres ressources trois élections en un an. Mais, elles ne disent pas à la population qu’elles ont ruiné financièrement le pays en accroissant l’endettement du trésor vis-à-vis de la Banque centrale de près 5000 milliards de francs guinéens, c’est-à-dire l’équivalent de 5 milliards de dollars au cours de l’année 2020 seulement.

Cela veut dire que nous vivons totalement à crédit et la planche à billet est l’élément qui permet dans une certaine mesure de satisfaire le financement des besoins de l’Etat. Ceci dit, vous regardez bien, il y a beaucoup d’institutions qu’on ne parvient même pas à financer parce que les ressources financières font défaut. Vous avez une incapacité d’accroître la mobilisation de vos ressources intérieures, vous avez le malheur également de faire en sorte que vous vous êtes fâchés avec la communauté internationale et la communauté financière internationale mondiale, qui auraient pu compenser vos déficits en d’autres termes.

Cela veut dire que la Guinée est dans une très mauvaise situation sur le plan financier et sur les autres aspects qui sont corrélatifs à l’absence de financement, c’est-à-dire la question économique, sociale et politique. La Guinée a besoin véritablement de réformes en profondeur. On ne peut plus tricher. On a triché pendant très longtemps en croyant que le fait de faire de grands discours permet de changer les réalités. Mais aujourd’hui, la Guinée ne peut plus se permettre de vivre comme elle a vécu jusqu’à présent. Les réformes sont indispensables et les changements sont à l’ordre du jour.

Interview réalisée par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Reconstruction du marché de Boké : la chambre régionale de commerce soutient l’initiative

19 mai 2021 à 17 05 57 05575
Elhadj Alimou Diallo, président de la chambre régionale de commerce de Boké

Comme annoncé précédemment, le maire de la commune urbaine de Boké a annoncé lundi dernier, 17 mai 2021, des « opérations de déguerpissement » des occupants du marché central de la ville en vue de sa reconstruction. Cette initiative de l’autorité communale, très décriée par les femmes vendeuses de ce marché, est largement soutenue par la chambre régionale de commerce de Boké.

Mais, dans un entretien accordé mardi à Guineematin.com, le président de ladite chambre a relevé tout de même « des inquiétudes » sur la situation du « marché 400 bâtiments », situé dans le quartier Yomboya, où les actuels occupants du marché central sont appelés à déménager. Il s’agit notamment de l’installation dans ce marché de certains conteneurs qui masquent des boutiques ou qui obstruent le passage sur les lieux.

Elhadj Alimou Diallo demande à la mairie de se pencher sur ces inquiétudes afin de faciliter la circulation des commerçants et des usagers dans ce marché. « Quand nous avons appris que le grand marché de Boké sera rénové, je ne pouvais que me réjouir. Car, c’est un pas de plus vers le développement. Et, personne ne peut s’opposer à ça, en tout cas pas moi pas, la chambre de commerce. Mais, une équipe de la chambre régionale de Commerce a fait un certain nombre constat au niveau du marché de Yomboya et nous avons relevé quelques manquements qu’on voulait que la mairie rectifie.

Parce qu’au moment de cette visite, nous avons constaté trois points essentiels : l’installation des conteneurs devant certaines boutiques et sur les artères bloquant l’accès et empêchant la libre circulation ; les dimensions très réduites des conteneurs qui pourront affecter la qualité de certains produits qui y seront vendus ; l’installation des conteneurs entre les boutiques numéro 30 et 31 qui ferme carrément l’accès aux boutiques qui font face à la gare routière…

Après ces constats, nous avons écrit au maire et on a demandé à ce qu’on descende ensemble au marché avec des techniciens pour leur montrer ce que nous avons vu, nous avons même demandé une rencontre avec les conseillers de la commune pour discuter afin de résoudre ces différents problèmes… Nous sollicitons encore que les 10 millions versés soient comme une avance de location et non une caution. Et que la location soit fixée à 150.000 francs par boutique et par mois pour ce départ », a dit le président de la chambre régionale de commerce de Boké.

De Boké, N’Diaré Diallo pour Guineematin.com
Tel: 628-98-49-38

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Kankan : un présumé voleur lynché par des citoyens à Kabada II

19 mai 2021 à 16 04 19 05195

L’acte s’est passé ce mercredi, 19 mai 2021, à Kabada II, dans la commune urbaine de Kankan. La victime, un jeune homme qui serait âgé d’une vingtaine d’années, a été attrapée vers 6 heures et tabassée à mort par une foule qui l’accuse d’avoir commis de vol dans trois concessions différentes. Il a rendu l’âme dans un caniveau et son corps a été finalement transporté à la morgue de l’hôpital régional de Kankan.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, c’est avec des bâtons que ce présumé voleur a été battu par les gens qui l’ont attrapé dans sa tentative d’échapper à la furie d’une de ses victimes qui le pourchassait.

« Je suis venu à 6 heures du matin, j’ai trouvé qu’il (le présumé voleur) n’était pas mort, mais il était très fatigué. J’ai demandé à un jeune qui m’a dit que la victime a volé dans trois familles différentes. C’est dans la troisième famille qu’on l’a chassé. Arrivé ici, il est tombé et les gens venaient de partout pour le battre avec des bois. On dit qu’il a été blessé au couteau aussi. Après tout, on l’a laissé ici jusqu’à ce qu’il soit mort », a indiqué Seydou Traoré, témoin de cette tragique scène.

Informé de cette situation, Abou Cissé, chef de quartier adjoint de Kabada II, s’est rendu sur les lieux pour constater les faits. « Lorsque j’ai été informé à 6 heures, je suis aussitôt venu. Mais malheureusement, c’est le corps sans vie que j’ai trouvé. J’ai informé le chef du quartier et le maire. Les gendarmes sont venus faire leur constat », a indiqué ce responsable local.

A noter que le corps de ce présumé voleur a été abandonné dans un caniveau, où il est resté pendant plusieurs heures. C’est seulement à 10 heures que les agents de la protection civile sont venus le prendre pour l’envoyer à la morgue. La victime n’est pas encore identifiée.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Dinguiraye : le préfet Barboza Soumah en tournée pour transmettre un « message de paix » aux populations

19 mai 2021 à 15 03 38 05385

Plus d’un mois après sa prise de fonction à la tête de la préfecture de Dinguiraye, Ibrahima Barboza Soumah a entamé lundi dernier, 17 mai 2021, une tournée de prise de contact et d’échange avec les populations des huit collectivités qui relèvent de sa juridiction géopolitique. Au compte de ce marathon, le nouveau préfet de Dinguiraye compte véhicule des messages de paix, d’entente et de cohésion sociale, a appris le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

La première étape de cette tournée a concerné les communes rurales de Diatiféré et Banora. Le préfet Ibrahima Barboza Soumah, accompagné de plusieurs cadres de son cabinet et du député uninominal de Dinguiraye, s’est rendu à Diatiféré (une commune rurale située à 55 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Dinguiraye) où il a été bénéficié d’un bain de foule. L’autorité préfectorale a échangé avec les couches sociales sur les problèmes qui freinent le développement dans leur localité. Ensemble, ils ont revu le bilan des activités de chaque structure pour ressortir les difficultés rencontrées, faire des propositions de solution et évoquer des perspectives de développement.

Au terme de cet exercice, Ibrahima Barboza Soumah a transmis à la population le « message de paix du chef de l’Etat ». L’autorité préfectorale a ensuite invité les habitants de la sous-préfecture à cultiver la paix, renforcer la cohésion sociale, se défaire des considérations irrationnelles, politiques, ethniques et se vouer au développement socioéconomique durable qui sera profitable à tous.

Egalement, le préfet Ibrahima Barboza Soumah a invité les autorités communales à faire une prise de conscience, respecter la hiérarchie et de travailler dans l’intérêt exclusif des populations. « Car, gouverner autrement veut dire changer ses mauvaises habitudes. Travailler avec et pour les citoyens sans exclusion », a dit le préfet Ibrahima Barboza Soumah.

De Diatiféré (Dinguiraye), Ibrahima Diakité pour Guineematin.com

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Libération du journaliste Amadou Diouldé Diallo : voici la réaction du COSADD

19 mai 2021 à 14 02 26 05265

C’est avec joie et fierté que le COSADD (Collectif de soutien à Amadou Diouldé Diallo), a accueilli la libération du célèbre journaliste et historien guinéen. Le coordinateur de la structure a exprimé une grande satisfaction après le verdict du Tribunal de Première Instance de Dixinn, qui a permis à Amadou Diouldé Diallo de recouvrer sa liberté. Sayon Camara a mis l’occasion à profit pour appeler les journalistes guinéens à se donner la main pour défendre leur profession, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

« C’est une fierté pour le collectif, c’est une fierté pour les jeunes journalistes guinéens et toutes les personnes qui se sont battues pour le respect de la loi L002. Aujourd’hui, nous sommes très fiers et nous disons qu’on doit continuer le combat qui consiste quand même à ne pas baisser la garde. Parce que si on n’a pas réussi à obtenir la libération du doyen Amadou Diouldé Diallo à temps, il faut comprendre que d’autres personnes pourront connaître les mêmes réalités. Pour éviter cela, il faut qu’on se lève, qu’on prouve nous les journalistes que nous sommes capables de nous défendre. C’est ce qui va amener les pouvoirs publics à nous respecter et respecter nos droits. Mais si on n’est pas capables de s’assumer, ça va être difficile », a réagi Sayon Camara.

Amadou Diouldé Diallo a recouvré sa liberté ce mercredi, 19 mai 2021, après 82 jours de détention à la Maison centrale de Conakry. Le Tribunal de Première Instance de Dixinn l’a condamné au paiement d’une amende de 5 millions de francs pour « offense au chef de l’Etat », avant d’ordonner sa libération.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620589527/664413227

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Libération du journaliste Amadou Diouldé Diallo : Me Mohamed Traoré entre joie et colère

19 mai 2021 à 14 02 12 05125
Mohamed Traoré

Comme annoncé précédemment, le journaliste et historien guinéen, Amadou Diouldé Diallo, a recouvré sa liberté ce mercredi, 19 mai 2021, après 82 jours de détention à la Maison centrale de Conakry. Ce doyen de la presse sportive de Guinée a été libéré juste après le verdict du Tribunal de Première Instance de Dixinn, qui l’a condamné au paiement d’une amende de 5 millions de francs pour « offense au chef de l’Etat ».

Après la libération de leur client, le collectif des avocats de la défense, par la voix de Me Mohamed Traoré, a exprimé une joie à « demi-teinte ». Car, souligne-t-il, le journaliste n’aurait pas dû aller en prison, au regard de la loi L002 portant liberté de la presse en République de Guinée. Me Traoré estime aussi que c’est à tort que le doyen Amadou Diouldé Diallo a été condamné à une peine pécuniaire, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

« Nous avocats, nous sommes contents aujourd’hui que M. Amadou Diouldé Diallo retrouve sa famille, ses amis, et ses collègues. Mais c’est une joie à demi-teinte. Parce que comme nous l’avons toujours soutenu, M. Amadou Diouldé Diallo n’aurait jamais dû passer même une demi-journée en prison. Je pense qu’on ne peut pas nous taire sur cette violation grave de la loi. Ce n’est pas parce M. Amadou Diouldé Diallo rentre aujourd’hui à la maison que nous allons estimer que tout s’est passé dans les normes.

La loi sur la liberté de la presse a certes été appliquée, mais elle a été très mal appliquée. Et, ce qui est encore plus choquant, cette décision devait intervenir depuis le 28 avril 2021. En raison, semble-t-il, du boycott des audiences des cours et tribunaux par les avocats, cette audience n’a pas pu se tenir. Mais, c’est un argument qui ne tient pas la route. Parce que ce jour-là, cette audience aurait pu se tenir, malgré l’absence des avocats. Il suffisait simplement de faire comparaître M. Amadou Diouldé Diallo à la barre et lire la décision qui a été rendue.

Cette décision aurait même pu être déposée au greffe du tribunal. Et vous imaginez, du 28 avril au 19 mai, ça fait plus d’une vingtaine de jours. On est choqué de constater cette banalisation de la liberté des citoyens. C’est pourquoi, lorsque je vois des magistrats qui, avec toutes ces défaillances-là, veulent qu’on se mette à rire comme si de rien n’était, je suis personnellement choqué. Encore une fois, en ce qui concerne les avocats du collectif pour la défense d’Amadou Diouldé Diallo et d’autres d’ailleurs, nous continuerons à nous battre pour encore une fois que force reste à la loi.

Pour l’instant, la question de relever appel de cette décision ne peut être prise ou discutée ici. Nous allons en parler avec notre client parce qu’en matière pénale, nous ne faisons qu’assister notre client, nous ne le représentons pas. Si la volonté de M. Amadou Diouldé Diallo était que nous fassions appel, nous ferons appel conformément à la loi. Parce que, encore une fois, nous nous estimons que c’est à tort qu’il a été condamné », a déclaré Me Mohamed Traoré.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tel : 620589527 / 6644132

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Amadou Diouldé Diallo après sa libération : « je suis content d’être allé en prison »

19 mai 2021 à 12 12 46 05465
Amadou Diouldé Diallo, journaliste et historien

Comme annoncé précédemment, le journaliste et historien guinéen a recouvré sa liberté ce mercredi, 19 mai 2021, après 82 jours de détention à la Maison centrale de Conakry. Il a été libéré après le verdict du Tribunal de Première Instance de Dixinn, qui l’a condamné au paiement d’une amende de 5 millions de francs pour « offense au chef de l’Etat ». Et juste après sa libération, ce doyen de la presse sportive de Guinée s’est exprimé devant les micros des journalistes qui étaient au tribunal, dont un de Guineematin. Il a dit être content d’être allé en prison.

« Je suis content d’être allé en prison. C’est l’avant dernière épreuve d’un homme avant la mort. La prison est une école qu’on ne trouve nulle part ailleurs. Un homme qui subit une telle épreuve doit respecter ceux qui l’ont déjà subie et connue. Également, s’incliner devant la mémoire de ceux qui ont perdu leur vie en prison. Être solidaire et compatir à la douleur des familles qui ont perdu des leurs en prison. Il ne faut pas souhaiter la prison même à son pire ennemi.

Je remercie ma famille, ma belle-famille, la presse, Reporter Sans Frontières, l’Association Internationale de la Presse Sportive (AIPS), mes avocats, tous ceux, connus ou anonymes, qui ont contribué à ma libération dans le strict respect de la loi L002. Nous devons nous battre pour la maintenir. Nous devons nous battre pour la consolider, parce que c’est elle qui constitue notre moyen de défense face aux pouvoirs publics. C’est extrêmement important. Pour le moment, je retourne au village.

Il y a une tradition peule qui dit que lorsqu’on quitte le village et on subit une épreuve, il faut retourner au village. Donc pour le moment, je m’occupe de ça. Convictions et tout ce qui s’en suit, ça viendra après. Pour le moment, j’essaye de me réjouir de ma liberté, en profitant suffisamment des contacts avec ma famille, avec mes amis, mes enfants qui sont venus même de la France pour m’apporter leur soutien.

Donc pour le moment, la parole et l’écrit sont au garage. Mais rassurez-vous encore une fois que mes convictions, je les défendrai jusqu’à mon dernier souffle », a déclaré Amadou Diouldé Diallo.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620589527/664413227

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Fours modernes, politisation du secteur du pain : les boulangers de Guinée en colère

19 mai 2021 à 12 12 13 05135

Déception et colère, ce sont les sentiments qui animent aujourd’hui les responsables de l’union nationale et professionnelle des boulangers de Guinée. A l’origine de cette situation, « le non-respect » des engagements pris par le gouvernement guinéen lors des négociations avec les boulangers autour du prix du pain. Ces boulangers disent avoir été écartés dans la répartition des fours modernes que les autorités leur avait promis pour les aider à moderniser leurs activités. Ils dénoncent une politisation et une communautarisation de leur secteur par le gouvernement.

Dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, Elhadj Boubacar Baldé, secrétaire général du syndicat des boulangers de Guinée, a exprimé son mécontentement face à cette situation. Selon lui, il y a quelques semaines qu’ils ont constaté que les autorités guinéennes ne sont pas en train de respecter leurs promesses tenues à l’endroit des boulangers. « Le gouvernement et nous les boulangers, avons conclu un accord sur le prix du pain. Nous, nous respectons cet accord. Ces derniers temps, le prix de la farine a été revu à la hausse, mais le gouvernement nous a demandé de maintenir le prix actuel du pain. Ils ont dit que même si nous allons travailler à perte, nous n’avons qu’à le faire pour ne pas que les populations souffrent. Nous l’avons accepté.

En retour, le gouvernement nous a promis qu’il va moderniser notre secteur en nous envoyant des fours modernes puisqu’actuellement, nous utilisons des bois de chauffe dans nos fours. Donc nous étions contents de cette promesse du gouvernement. Mais nous sommes surpris de voir ce qui nous a été promis sur le terrain sans même qu’on en soit informés. Les fours modernes qu’on nous avait promis sont envoyés et mis à la disposition de gens que nous ne connaissons pas. Donc on a compris que le gouvernement nous met de côté pour donner ce qu’il nous a promis à d’autres personnes », a déclaré ce fabricant de pain.

Une version confirmée par le président de l’union nationale et professionnelle des boulangers de Guinée. Selon Elhadj Alpha Oumar Sacko, les personnes à qui ces fours modernes ont été attribués ont déjà été formées. Il estime qu’en agissant ainsi, le gouvernement guinéen est en train de politiser et communautariser le secteur du pain. « Je pense que si des parties vont jusqu’à signer des conventions entres elles, chacune de ces parties doit faire en sorte qu’elle respecte ses engagements. Mais, ce que j’ai appris pendant le mois de ramadan passé m’a beaucoup surpris. Je ne m’y attendais pas.

On est allés jusqu’à voir où des gens qui étaient en train d’être formés pour gérer ces fours modernes qui étaient mentionnés dans notre accord avec le gouvernement. Ils étaient au nombre de 50 répartis en 2 groupes dans des usines de la place. Nous, on pensait que moderniser le secteur de la boulangerie ne veut pas dire le politiser ou le communautariser. Ça nous ne le voulons pas. Nous ne voulons pas que notre secteur ne soit ni politisé, ni communautarisé. L’affaire de pain doit rester une affaire de pain et non une affaire de communauté ou de politique. Nous sommes contre ça, quelle que soit son origine. Nous disons non à ce genre de pratiques, à ce genre de comportements », a-t-il dit.

« Nous appelons le gouvernement à respecter son engagement qu’il a bien voulu signer. Nous boulangers de Guinée, de notre côté, nous respectons notre engagement. La preuve est que nous avons accepté de travailler à perte. La plupart des boulangers s’étaient levés pour exprimer leur mécontentement. C’est nous qui les avons toujours calmés pour la paix et l’intérêt des populations de Guinée. Nous voulons que les fours modernes envoyés par le gouvernement reviennent aux boulangers, comme prévu dans nos conventions, pour les aider à moderniser leurs activités », ajoute Elhadj Alpha Oumar Sacko.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel: 622919225

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Urgent : le journaliste Amadou Diouldé Diallo libéré

19 mai 2021 à 10 10 37 05375
Amadou Diouldé Diallo et ses avocats après sa libération

C’est un ouf de soulagement Amadou Diouldé Diallo et tous ses soutiens. Le célèbre journaliste et historien guinéen recouvre sa liberté après environ trois mois de détention à la Maison centrale de Conakry.

Le Tribunal de Première Instance de Dixinn a rendu son verdict ce mercredi, 19 mai 2021. Il a déclaré ce doyen de la presse sportive de Guinée coupable des d’offense au chef de l’Etat et l’a condamné au paiement d’une amende de 5 millions de francs. La juridiction a ordonné également sa libération immédiate.

A rappeler que le journaliste Amadou Diouldé Diallo a été interpellé sans convocation préalable dans la matinée du samedi, 27 février 2021, alors qu’il pratiquait du sport à Conakry. Une arrestation qui fait suite à son passage dans une émission de radio, où il a été critiqué vigoureusement le président Alpha Condé.

Après une garde à vue de 48 heures dans les locaux de la DPJ (direction centrale de la police judiciaire), il a été déféré dans l’après-midi du lundi 1er mars au tribunal de première instance de Dixinn, où il a été inculpé pour « offense au chef de l’Etat » et placé sous mandat de dépôt à la Maison centrale de Conakry.

Depuis, plusieurs voix se sont élevées en Guinée et à l’étranger pour dénoncer son emprisonnement, en violation de la loi L002 portant liberté de la presse en Guinée. En effet, cette loi ne prévoit pas de peine privative de liberté pour les délits commis par voie de presse. Pourtant, les propos d’Amadou Diouldé qui sont incriminés ont été tenus dans une émission de radio.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

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Oulimata Sarr de l’ONU Femmes : « nous allons ouvrir un bureau au niveau de la Guinée »

19 mai 2021 à 8 08 44 05445

La Directrice régionale de l’ONU Femmes pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre a bouclé ce mardi, 18 mai 2021, sa visite de travail de deux jours en Guinée. Avant de quitter Conakry, Oulimata Sarr a animé une conférence de presse pour faire le point de sa mission et annoncer des perspectives, dont l’ouverture d’un bureau de l’ONU Femmes en Guinée, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Après avoir rencontré le Premier ministre et certains membres du gouvernement guinéen, la Directrice régionale de l’ONU Femmes pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre a échangé aussi avec plusieurs femmes leaders, dont des activistes de la société civile, des entrepreneures et des parlementaires entre autres. Selon elle, cette mission s’inscrit dans le cadre d’un programme lié à l’autonomisation des femmes.

« Nous avons eu l’occasion de rencontrer des femmes leaders, des organisations de la société civile, des autorités pour parler du mandat de ONU Femmes, afin d’élaborer ensemble un programme autour de l’autonomisation de la femme guinéenne. Cette année, nous fêtons les 25 années de la plateforme de Beijing, une plateforme revendicative qui parle d’autonomisation, d’accès à la santé, à l’éducation, etc. Nous sommes totalement en phase avec le système des Nations Unies, avec le plan national de développement économique et social (PNDES) qui met le capital humain au centre du développement de la Guinée. Et, nous pensons que ce développement passera par les femmes », a indiqué Oulimata Sarr.

Cette visite a permis aussi à la responsable onusienne de faire un constat sur la situation des femmes en Guinée. Si elle salue avancées obtenues dans les domaines de la santé et de l’éducation, Oulimata Sarr trouve que notre pays a encore du chemin à parcourir, notamment sur les plans des droits des femmes, la lutte contre les violences faites aux femmes, la représentativité des femmes dans les instances de prise de décisions et leur autonomisation. « Les femmes que nous avons rencontrées nous ont parlé de leurs problèmes, et je pense qu’il y a encore des chantiers à faire en Guinée », a-t-elle déclaré.

Pour rapprocher davantage les femmes guinéennes de son institution, la Directrice régionale de l’ONU Femmes pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre annonce l’ouverture prochaine d’un bureau en Guinée. « Nous sommes la plus jeune agence du Système des Nations-Unies, nous venons de fêter nos 10 ans et nous sommes une agence non résidente au niveau de la Guinée. Mais suite à cette visite, je crois qu’il y a un besoin très fort aussi bien des autorités que des femmes d’avoir une présence physique au niveau de la Guinée. Et nous allons nous y atteler pour pouvoir enfin ouvrir un bureau au niveau de la Guinée », a dit Oulimata Sarr.

Cette mission de la Directrice régionale de l’ONU Femmes pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre a été vivement saluée par les femmes leaders de Guinée, qui attendent beaucoup de cette institution. « Nos attentes, c’est d’appuyer les femmes au niveau de tout ce qui est poste de prise de décision, dans l’informel notamment. C’est par exemple les marchés où nous voyons qu’il y a une discrimination. Il y a plus d’hommes que de femmes dans les structures de gouvernance, mais aussi dans l’administration. Donc nous demandons un appui pour plus de représentativité des femmes dans toutes les structures de développement », a souhaité Mme Cissé Maïmouna Diakaby, présidente de l’ONG « Pas Sans Elles ».

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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« Gaoual n’a ni préfet ni Directeur préfectoral d’élevage », dit le maire de Koumbia

19 mai 2021 à 7 07 48 05485
Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba, maire de la Commune de Koumbia

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba est le maire de la commune rurale de Koumbia, une localité relevant de la préfecture de Gaoual, située à quelques 500 km au Nord de la capitale. Transitaire, Elhadj Kaltamba est également vice-président de la fédération nationale des producteurs d’anacarde et membre du Bureau exécutif de l’association des communes de Guinée. Hier, mardi 18 mai 2021, il a reçu certains journalistes dont un reporter de Guineematin.com à son bureau, à Conakry, pour échanger sur les réalisations de l’ANAFIC, le fonctionnement de la mairie, les problèmes agro-pastoraux et la santé de la filière anacarde.

D’entrée, le maire de Koumbia, a salué l’initiative du gouvernement pour la mise en place de l’agence nationale de financement des collectivités (ANAFIC).  Une agence qui s’illustre sur le terrain comme un véritable outil de développement à la base.

« Honnêtement, je salue la mise en place de l’ANAFIC. C’est une bonne initiative qu’il faut encourager. Je demande à ce que l’Etat joigne l’acte à la parole. Voyez-vous ce qui a été fait par l’ANAFIC à travers tout le pays. C’est très encourageant. A Koumbia, nous n’avons reçu qu’une fois de financement. Mais cela a permis de financer trois micro-projets. Il s’agit de la piste rurale reliant les districts de Hakkoudé-Thiadhi à Madina-Guilédji, où un pont linéaire de 12 mètres et plusieurs buses ont été faits, une école primaire a été construite à Guidaly et 50 forages à travers toute la commune ont été réhabilités. Le tout pour un montant d’un milliard 200 millions de francs (1 200 000 000 GNF). Une partie a été payée en 2019 et le reliquat en 2020. En 2021, ils nous ont annoncés un fonds de 340 millions pour conforter l’existant. Nous attendons toujours l’argent. Pour ce qui nous concerne, les appels d’offres, la sélection et tous les dossiers ont été réunis et remis à l’ANAFIC depuis plus d’un mois », a expliqué Elhadj Kaltamba.

Parlant du bilan des réalisations de la commune, l’élu de Koumbia cite la mise en place de la radio communautaire qui s’investit en un véritable outil de développement, un hangar au marché central de Koumbia, la rénovation de la résidence du Sous-préfet, l’adduction d’eau au niveau de plusieurs sites publics, le lancement des travaux de construction du pont de Fossou, entre autres.

« Nous n’avons pas de budget consistant, mais le peu que nous mobilisons, nous l’utilisons à bon escient. Heureusement nous bénéficions des taxes superficiaires qui nous aident à financer le volet investissement de notre programme annuel d’investissement. C’est le lieu d’interpeller le gouvernement pour son appui aux collectivités. Puisque depuis notre installation, nous n’avons reçu aucune subvention de l’Etat. Pourtant, nous avons des charges et du personnel contractuel à payer », a souligné le maire.

Parlant des problèmes rencontrés par la mairie auprès de ces populations rurales, Elhadj Kaltamba ne décolère pas.

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba, maire de la Commune de Koumbia

« Je vous assure que les problèmes sont innombrables. Je me demande d’ailleurs avec le plus grand cheptel du pays, pourquoi Gaoual n’a pas de Directeur préfectoral de l’élevage depuis des années. L’intérimaire qui était à la retraite depuis plusieurs années est aussi décédé. Nous avons perdu notre Préfet depuis le 6 janvier. Donc, l’un des problèmes cruciaux, c’est le manque de cadres et d’agents sur le terrain. Les populations sont confrontées à toute sorte de problème. Au niveau de l’éducation et de la santé, par exemple dans ces secteurs, il y a un manque criard d’agents. Pour l’élevage et l’agriculture, c’est encore pire. En plus de manque d’agents, il y a les problèmes d’eau et d’aliments pour le bétail et des espaces aménagés pour les cultivateurs », a-t-il indiqué.

Parlant de la filière anacarde dont il est l’un des acteurs, Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba salue les progrès réalisés dans le secteur.

« Vous voyez, en un temps record, notre pays s’est illustré dans la production, la transformation et m’exportation de l’anacarde. Les chiffres sont illustratifs. Nous sommes partis de moins 100 mille tonnes l’an à plus de 150 mille actuellement. Mais le problème majeur que nous avons, c’est cette pandémie qui sévit à travers le monde. Le principal consommateur de la noix de cajou, c’est l’Inde. Mais ce pays est des plus touchés par le Covid-19. Si non par exemple cette année, le kilogramme bord-champ était parti jusqu’à 8000 francs avant de chuter 6000-6500. Il y a environ deux mois, les producteurs, les transformateurs, les exportateurs, bref tous les intervenants dans le secteur anacarde se sont retrouvés pour mettre en place une structure interprofessionnelle. Nous avons un grand espoir que les choses vont bien évoluer », conclut-il.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Sékou Koundouno (FNDC) répond au Gouvernement : « de nos jours, aucun crime ne peut être caché »

19 mai 2021 à 6 06 53 05535
Sékou Koundouno, responsable des stratégies et planification du FNDC

Comme indiqué dans nos précédentes dépêches, 25 dignitaires du régime Alpha Condé pourraient être sanctionnés de façon individuelle par la commission européenne. C’est en tout cas la demande faite par 32 députés du parlement européen. Ces eurodéputés citent Kassory Fofana, Naby Youssouf Kiridy Bangoura, Baïdy Aribot, Aboubacar Sylla, Malick Sankhon, Aboubacar Makissa Camara, Tibou Kamara, Amadou Damaro Camara, Albert Damantang Camara, Toumany Sangaré, Papa Koly Kourouma, Amara Somparé, Me Mory Doumbouya et plusieurs autres dignitaires civils et militaires qui sont tous accusés de violation des droits humains en République de Guinée.

Sans nul doute, ces faits sont liés aux innombrables crimes commis pour imposer le troisième mandat d’Alpha Condé avec de nombreuses personnes tuées, des arrestations et détentions illégales et prolongées pour terroriser les Guinéens et transformer le pays en prison à ciel ouvert avec des PA militaires dans des quartiers où les opinions discordantes sont sévèrement réprimées…

Et, dès sa publication, la liste de ces 25 responsables cités dans ces crimes a commencé à produire des effets. Tout d’abord, les plus concernés qui sont dans le gouvernement ont publié une déclaration pour s’émouvoir et tenté de se trouver des excuses. Ce qui ne peut que révolter encore plus les victimes et leurs proches.

Parmi les premiers à se faire voix, Sékou Koundouno, un des responsables du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) qui vit en exil depuis qu’il a été menacé d’arrestation. Le responsable des stratégies et planification du FNDC estime que Tibou Kamara (lui-même dans le viseur des 32 européens) devrait savoir que les communiqués ne suffiront pas pour masquer les crimes commis sur le peuple de Guinée.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose la réaction de Sékou Koundo

Tibou Kamara, encore lui, a publié un nouveau communiqué pour répondre à la menace de sanctions qui pèse sur un certain nombre d’éléments de la galaxie du dictateur Alpha condé. Le moins qu’on puisse dire, c’est que le nouveau porte – voix de son maître semble accorder énormément d’importance à la force des phrases qu’il aligne. 

Tibou Kamara doit comprendre qu’il en faut plus pour convaincre. Il ne sait peut-être pas que de nos jours, aucun crime ne peut être caché. La presse guinéenne relaie à longueur de journée les propos et les actes de chaque responsable guinéen. Et les pays amis du peuple de Guinée sont suffisamment informés de tout ce qui se passe dans le pays. Il ne sert donc à rien de masquer la réalité par des communiqués démagogiques. L’argument de: la souveraineté nationale » ou  » des aspirations profondes du peuple de Guinée  » est totalement démodé. D’ailleurs, les faux « souverainistes » ne se retranchent derrière ces arguments creux que lorsque les grands pays de démocratie veulent voir clair dans leur gouvernance et la manière dont ils traitent les citoyens de leurs pays. Alpha Condé qui doit tout à la France n’a évoqué  son fameux slogan de rupture du cordon ombilical avec l’Occident  que lorsqu’il a voulu engager le processus qui allait lui permettre de briguer un troisième mandat. Mais en tant que professeur de droit ( sans aucun étudiant connu), il est censé savoir qu’il est existe depuis quelques années maintenant ce qu’on appelle un droit d’ingérence humanitaire. Et d’ailleurs, il ne se  serait jamais offusqué si les déclarations de députés européens tendaient à l’encourager dans sa volonté d’instaurer une présidence à vie. Il oublie cependant que le monde ne se résume pas à la Chine, à la Russie, à la Turquie,  à l’Égypte, à l’Ouganda, à l’Erythrée, à Djibouti.

Sékou Koundouno, responsable des stratégies et planification du FNDC

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Kindia : saisie de plus de deux tonnes de chanvre indien dans un camion

19 mai 2021 à 6 06 13 05135

La saisie de cette quantité de stupéfiants a eu lieu dans la sous-préfecture de Mambia le lundi dernier, 17 mi 2021, lors d’une opération menée par la gendarmerie territoriale et la brigade de recherche de Kindia. Ces plus de deux tonnes de chanvre indien, dans un camion en partance pour Conakry, rapporte un des correspondants de Guineematin.com dans la ville des agrumes.

Au total, ce sont 2 340 kilogrammes de chanvre indien qui ont été saisis par la gendarmerie. Le camion transportant cette quantité de stupéfiant était provenance de la préfecture de Forécariah pour Conakry. Il a été intercepté à Fossikhouré, dans la sous-préfecture de Mambia.

Amadou Diallo, procureur de la République près le TPI de Kindia

« C’est hier que notre parquet a été informé par le commandement de la compagnie de la gendarmerie territoriale de Kindia de la saisie d’un camion contenant une quantité importante de chanvre indien. Ce matin (mardi) nous nous sommes rendus dans cette unité pour voir la quantité saisie. C’est 2 340 kg soit 2 tonnes 340 kg. Sur les instructions, nous avons demandé que les procédures s’accélèrent dans un bref délai, parce qu’un présumé du nom d’Abdoulaye Sylla est arrêté. Toutes les personnes prises seront jugées à la forfaiture des actes commis », a indiqué le procureur de la République près le TPI de Kindia, Amadou Diallo.

Devant les médias locaux, le procureur Amadou Diallo a aussi laissé entendre que « le camion dans lequel la drogue a été saisie sera confisqué au profit de l’État ».

A noter que le principal suspect dans cette affaire de drogue se nomme Abdoulaye Sylla. Il est actuellement dans les mains de la gendarmerie, alors que ses complices son encore dans la nature. Ils avaient réussi à prendre la poudre d’escampette au cours de l’opération de saisie.

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 516951

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